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 Erald Halbrum

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Ʌ Sénateur Ʌ

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MessageSujet: Erald Halbrum   Mer 6 Juin - 20:15

Votre Carnet d'Identité

    Nom de Famille : Halbrum.
    Prénom(s) : Erald.
    Surnom : L’Ivrogne, et ouais.
    Âge : 35 ans.
    Titre de noblesse : Comte. Il en est du moins l’héritier.
    Province : Khini Lao.
    Faction et classe : Aristocratie, Sénateur.
    Orientation Sexuelle : Hétérosexuel.
Pouvoirs :

Bienvenu en société : on vous accueille partout avec les honneurs dus à votre rang. Même un tout petit noble, délégué de la plus lointaine des provinces est l'émissaire de quelqu'un de puissant et occupe une place parmi les conseillers de l'Empereur lui-même.

- Empathie : dans les grandes familles se transmettent les dons pour ressentir les émotions des interlocuteurs et mieux les manipuler dans une conversation menée avec finesse.

- Charmant(e) : vraiment, il est impossible de ne pas vous apprécier. On vous excuse facilement pour vos gaffes et il n'est pas rare que le tavernier vous laisse manger ou boire à l'œil.


Vos opinions

Elevé dans la tradition paternelle, Erald, comme tout Halbrum normalement constitué, est fidèle à l’Empire et à son fonctionnement. Il reste néanmoins un libre penseur à sa façon, de par ses études et sa culture personnelle. En effet, ce n’est parce qu’il défend le système impérial qu’il est complètement obtus et avide de privilèges. Au contraire, Erald est ouvert sur de nombreuses opinions et s’est attaché à étudier chaque courant, très intéressé par la philosophie politique. Il est bien conscient des limites, des défauts et des dysfonctionnements du modèle de l’Empire, mais il estime que c’est un mal nécessaire. Il est convaincu que seul un régime fort, aussi triste que cela soit pour la notion de démocratie, est capable de tenir un pays aussi immense que celui d’Ishtar, avec ses vingt provinces et ces vingt cultures différentes. Sans cela, il n’y aurait pas d’unité culturelle. Le tout s’effondrerait et chacun en pâtirait durement. Un monarque éclairé et à l’écoute d’une assemblée, capable de prendre les bonnes décisions pour que le pays aille de l’avant et usant avec sagesse de son pouvoir pour la prospérité de tous, c’est ce qui lui semble préférable à tous les autres modèles sur lesquels il s’est penché. Il ne confond pas tyrannie et impérialisme, et se défie des idées anarchistes, collectivistes et despotiques. Le pouvoir pour le pouvoir, qu’il soit entre les mains d’un seul homme, d’une communauté d’hommes ou de la société reste mauvais, peu importe la forme que cela prend. Les meilleures attentions du monde peuvent se révéler pires que le système contre lequel elles s’opposent. Enfin, pour lui, il est parfaitement possible de concilier empire et bien-être populaire. C’est sans doute le modèle le plus sain en la matière.

Cela ne le rend pas pour autant aveugle. Ce n’est pas parce qu’il défend ce modèle qu’il considère qu’Ishtar l’ai atteint. Non, il est vrai que tous les problèmes que connaît actuellement l’Empire prouvent qu’il en est loin, et Erald pense que c’est son rôle de sénateur que de veiller à les corriger, de la façon qui lui apparaitra la meilleure. Héritier des tendances pacifistes de sa province, il voit clairement la guerre et les actes terroristes d’un mauvais œil. Si son côté humaniste est parfois titillé par le sort de certains, au point qu’il sait écouter et prendre note des revendications des autres, il désapprouve complètement la violence employée par les opposants internes du régime pour faire trembler l’Empire et changer les choses. A ces actes ponctuels, il préfère le travail en profondeur et à long terme qu’il accomplit au sein du Sénat, toujours dans l’optique de préserver la paix et le bien-être du plus grand nombre. Dans l’absolu, il souhaite amener l’Empire à progresser vers la situation idéale que connaît le Khini Lao. Cette prospérité passerait notamment par une dimension économique, nécessaire pour augmenter la qualité de vie de chacun. Les lois commerciales ont donc toute son attention, mais aussi tout ce qui touche l’évolution scientifique. Erald s’y intéresse grandement. Il voit dans le progrès technique une étape majeure et nécessaire pour que l’Empire évolue et ne s’étouffe pas lui-même. Sur ce point là, il s’oppose donc régulièrement aux conservateurs trop effrayés par l’idée du changement et est à l’affût de toutes les nouveautés.

Ainsi, le sénateur du Khini Lao voit ses projets en grand. Lucide, il préfère cependant rester prudent et calcule soigneusement la moindre de ses manœuvres politiques. Il ne craint pas d’exprimer ses idées et ses opinions –après tout, en tant que sénateur, il est là pour ça-. Ce n’est donc pas pour cette raison qu’il se montre précautionneux dans ses agissements : mais pour l’aboutissement de ses desseins, il sait qu’il est nécessaire d’effectuer un travail de fourmi et de fond, bien rôdé. Aussi se montre-t-il réfléchi et attentif en toutes circonstances, et n’agit jamais impulsivement.

D’autre part, il a à cœur le sort du Khini Lao et de ses habitants, et défend toujours rigoureusement sa province d’origine. Quant à l’Eglise, il y voit un élément culturel de son pays parmi tant d’autres et ne s’en préoccupe donc pas, sauf sur le plan politique. Il sait que le puissant organe religieux peut être tout aussi bien un atout précieux qu’un allié ou un ennemi redoutable. Dans ce domaine, donc, Erald est très attentif au rôle et aux agissements de l’Eglise.




Description : Qui êtes-vous et à quoi ressemblez-vous ?


Un homme de taille et de carrure moyenne, pas très remarquable, qui se mêle à la foule d’Ishtar lorsqu’il marche à grandes enjambées, voilà à quoi ressemble Erald, à première vue. Néanmoins, personne ne s’y trompe longtemps : la façon de se tenir bien droit, le port de tête, les vêtements de riche facture, de nombreux éléments indiquent de quelle classe sociale il est issu. Sa province d’origine est plus difficile à deviner : de prime abord, on remarque sa blancheur de peau, ses yeux fauve, ses cheveux châtains, son front haut. C’est loin de faire penser à une province aussi exotique que celle du Khini Lao. C’est pourtant bien de là qu’Erald vient, et cela s’explique simplement. Les Halbrum n’ont émigrés là-bas que depuis quelques générations et il y a eu encore peu de métissage au sein de la famille. Néanmoins, si on s’approche un peu et qu’on se concentre sur son visage paisible, on peut relever des yeux légèrement plus en amande que de coutume et des pommettes caractéristiques.

Son visage est complété par son nez droit et sa masse de cheveux dont les longues mèches viennent cacher son front et encercler son visage dans un savant décoiffé. Une coupe qui demeure néanmoins courte, surtout à l’arrière où elle s’arrête sagement le long de la nuque, assez courante au sein du pays. Le reste de ses traits affiche un air aimable et détendu, de ses sourcils impeccablement brossés jusqu’à ses lèvres au sourire facile. Globalement, c’est en effet l’impression qu’Erald donne : un homme calme et plaisant, à l’expression parfois amusée, en bref, quelqu’un d’ouvert avec qui la discussion sera facile.

Complété par sa stature d’homme au sommet de sa forme, épaules larges, jambes longues, son physique est loin d’être désagréable : on le qualifierait néanmoins de charmant plutôt que de beau, puisque si Erald n’aimait pas autant se présenter sous une allure soignée, il passerait facilement inaperçu, à l’image de nombreuses personnes dont on ne découvre l’attrait que lorsque leurs iris se mettent à pétiller ou que leur bouche esquisse un sourire. En effet, le sénateur aime prendre soin de sa personne : les ongles au bout de ses longues mains sont toujours impeccablement polis et ses cheveux sont brossés de frais lors des soirées auxquelles il est convié. Mais on peut également le voir sous un tout autre jour lorsqu’il n’est pas d’humeur ou tout simplement le lendemain matin d’une de ses nuits de fête : les yeux rougis, la mine sombre, prêt à foudroyer du regard l’impudent assistant qui viendrait lui faire signer un papier inutile, décoiffé pour de bon, avec des pics dans tous les sens, et un parfum peu reluisant d’alcool rancie. En conséquence, Erald se lève toujours tôt pour avoir le temps de se donner un visage plus humain, avant de se rendre au Sénat. Son sommeil en pâtit, coincé qu’il est entre son envie de se détendre et ses obligations envers sa province, et les cernes bien marquées sous ses yeux en sont les témoins muets.

Dans la vie de tous les jours, il se contente d’être énergique –hormis lors des séances trop longues au Sénat où il donne clairement l’impression de s’ennuyer, voir de dormir- et engageant. Parfois, une lueur de perspicacité se glisse au fond de ses prunelles et alerte l’observateur qui comprend qu’Erald n’est pas seulement le galant charismatique qu’on aperçoit à chaque soirée mondaine aux bras d’une ravissante créature, ni le trop gentil sénateur que l’on pourrait remplacer par un pot de fleurs : de toute façon, sa réputation d’efficace diplomate le précède, et un brin de discussion avec lui suffit pour le confirmer. Lorsque son côté politique se met en action, Erald révèle sa capacité à manipuler chacun pour les amener en douceur là où il le désire et une grande efficacité, tout en restant un parfait interlocuteur. Cette facilité à tromper quelques temps ses adversaires lui ont permis de bien asseoir son influence au sein du Sénat, à son arrivée à Ishtar : aujourd’hui, chacun sait que le sénateur Halbrum a peut-être des manies futiles de séducteur assoiffé dans sa vie privée, mais qu’il fait très bien son boulot avec la pondération et la flexibilité du diplomate qu’il est et qu’il restera.

C’est une disposition naturelle chez lui ; il n’a jamais eu trop à forcer le charme caractéristique des habitants du Khini Lao pour être d’une délicatesse à toute épreuve avec les autres et trouver le chemin qui résout les conflits. Sa tournure agréable, son esprit ouvert et éveillé font le reste : Erald plait aux gens, que cela soit en tant qu’ami ou plus si affinités. Ainsi a-t-il toujours su garder une place certaine dans le cœur de son paternel inflexible, s’attirer les faveurs du Marquis du Khini Lao et éviter, la plupart du temps, de se faire des ennemis mortels. Conscient de cet effet, Erald sait l’utiliser pour tempérer les ardeurs de chacun. Ce n’est pas qu’il est particulièrement retors ou manipulateur au départ : mais les conflits le dérangent et il cherche toujours à les dénouer avec une véritable envie d’apaiser les tensions. Être un médiateur, un conseiller, est vraiment le nœud de sa personnalité, un trait de caractère qu’il possédait dès la naissance et qui n’a cessé de se développer avec le temps, surtout depuis qu’il l’a mis au service de la politique. Cela fait de lui, comme nous l’avons dit, un sénateur efficace, parfois redoutable mais essentiellement diplomate. Il n‘est pas de ceux qui passent leur temps au Sénat à pinailler, se récriminer ou fomenter des complots dans le dos de l’Empire. On peut aussi lui accorder le fait que contrairement à beaucoup de sénateurs ou de personnalités politiques, Erald est quelqu’un de facile à vivre, qui prend le temps d’écouter les autres et de les comprendre, toujours. Et ce n’est pas pour autant qu’il est naïf : observateur, il a parfaitement conscience de ce qui se passe et ne manque pas d’utiliser des mêmes procédés pour arriver aux fins du Khini Lao. En effet, prenant sa fonction très à cœur, Erald fait passer les intérêts de sa province bien avant les siens. Qu’on le laisse se saouler autant qu’il le désire quand ça lui chante et visiter toutes les jeunes femmes qui lui plait, et il sera un petit noble obéissant, voir attentionné. Après tout, il est aussi une personne pragmatique et réaliste depuis son plus jeune âge. Il entrevoit clairement les limites de son action ou de celles des autres : il a toujours su qu’il ne ferait pas céder son père dans sa colère après le départ de George, de la même façon qu’il sait que l’Empire est un mal pour un bien nécessaire au maintien de la civilisation et de l’ordre.

Derrière le côté coureur de jupons à la petite semaine, Erald est un invité intéressant, instruit, s’intéressant à de nombreux domaines, même ceux parfois pointus : cela fait de lui un parfait gentleman, un convive recherché. Il a des facilités à élargir son carnet de connaissances, et les quelques amitiés profondes qu’il partage sont solides, souvent enrichissantes. Malgré cette sociabilité, Erald reste une personne qui apprécie l’isolement, surtout pour faire le point, intégrer les changements, les comprendre et décider de ce qu’il va entreprendre. Il est finalement très réservé sous ces airs affables et n’aime pas faire des pas en terrain inconnu : il a toujours pris l’habitude de masquer ses véritables sentiments sous son affabilité. Un trait qui vient peut-être du fait que bon cadet, il a été élevé dans l’ombre de son frère aîné. George aurait du hériter du titre de noblesse tandis qu’Erald se serait contenté d’être son fidèle intendant. Il n’a jamais donc eu l’habitude d’innover ou d’agir seul. C’est pourquoi aujourd’hui, il attend toujours des ordres précis, des objectifs clairs avant d’entreprendre quoi que ce soit pour le compte du Khini Lao et que politiquement, il suit la ligne directrice qu’on lui assigne. Cela passe parfois pour de la mollesse, voir de la lâcheté : mais on ne grandit pas sous la houlette du Comte Halbrum sans développer une allergie totale à l’autorité ou au contraire, une certaine retenue. De toute façon, cela ne l’empêche pas de se montrer directif et exigeant dans son travail. Il devient même carrément obstiné lorsqu’il sait qu’il a raison, comme lors de cette fameuse dispute avec son père la veille de son départ pour la capitale.

Lorsqu’il ne sait plus où donner de la tête, Erald se démotive et se replie. Il retarde les décisions difficiles jusqu’à la dernière minute et peut même jusqu’à fuir ses fonctions. Cela se termine généralement en désastre –comme lors de cette fameuse dispute- et dans ces moments là, son calme saute pour devenir une virulente agressivité. Il n’aime pas la pression que son père a toujours fait peser sur lui, pas plus qu’il n’apprécie d’être mêler contre son gré dans des intrigues politiques douteuses.

Parlons maintenant du dernier aspect le plus important de sa personnalité : une certaine propension à profiter des choses agréables quand elles se présentent. Sa nature calme et tranquille a fait de lui une personne flegmatique, sûre d’elle et sans inhibitions. Dès qu’il en a eu l’occasion, il s’est laissé charmer par l’invitation des bras satinés d’une jolie servante ou par la chaleur réconfortante d’un verre d’alcool avec son frère aîné, et c’est toujours le cas aujourd’hui. Cela s’est particulièrement renforcé après l’annonce du décès violent de George. Il cède facilement à la tentation. Erald connaît ainsi de nombreuses portes qui lui seront toujours ouvertes pour peu qu’il vienne avec le sourire, que cela soit auprès du peuple ou auprès de la noblesse qu’il fréquente. Quant à la boisson, sans devenir alcoolique, il ne peut s’empêcher de subir chaque soir son attraction et ses charmes, quitte à ne plus se souvenir le lendemain de la personne avec qui il a passé la nuit et de n’être pas trop regardant là-dessus.


Récit d'une vie


Comme beaucoup de familles nobles, les Halbrum avaient décrété que deux enfants, c’était bien. C’était le bon chiffre : on avait un héritier et son remplaçant. Bien évidemment, lorsqu’Erald vint au monde, ils n’espéraient pas qu’il remplace un jour leur fils aîné, George. Le comte avait bien conscience que chacun de ses fils aurait un rôle à jouer dans le futur, et si celui de George était tout désigné, il devait encore décider de la mission qu’il confierait à son cadet. Tout dépendrait de ses qualités et très vite, le compte remarqua que le deuxième valait autant que le premier, sinon plus. En effet, George avait une certaine tendance à s’opposer à l’autorité paternelle et puis, à l’adolescence, à l’autorité tout court, ce qui était inacceptable pour un homme conservateur au dernier degré. Alexander Halbrum avait foi en l’Empire. George, lui, n’y voyait qu’une société malade et rongée de l’intérieur. Heureusement, Erald était beaucoup plus docile. Et comme il éprouvait beaucoup d’affection pour son frère, c’est tout naturellement qu’il cherchait à réconcilier les deux partis lorsque les disputes se faisaient trop virulentes.


Il y arrivait jusqu’à ce qu’à ses dix-huit ans, des mots qui n’auraient jamais du être dits sous le coup de la colère convainquirent George de claquer purement et simplement la porte de la demeure familiale. Il n’y remit jamais les pieds. Ce fut Erald qui devint héritier, et son père l’attela à la tâche en conséquence. Doué dans ses études, ce ne fut pas trop difficile pour le garçon qui savait s’attirer la bienveillance de ses tuteurs par son charme et son application. On le recommanda au marquis du Khini Lao. Au vu de ses capacités, on s’était entendu pour qu’il devienne conseiller auprès du marquis, une place plus qu’honorable. Néanmoins, les services d’Erald furent si excellents que le marquis changea d’avis à son sujet et prit la décision de le former plus particulièrement à la diplomatie. Erald du se préparer à partir pour la capitale, où il aurait tout le temps de faire éclore l’étendue de ses talents sous la tutelle d’un diplomate plus âgé, à son grand plaisir. Avec l’arrogance de sa jeunesse, Erald avait hâte de faire ses griffes dans le vrai monde politique. Les soucis d’Ishtar seraient autrement plus palpitants que ceux presque inexistants du Khini Lao.


Il ne s’attendait pas à ce que quelques jours avant son départ, un fantôme revint frapper à leur porte: George. Pour une raison qu’Erald ne découvrit jamais, il revenait en fils prodigue et contrit, implorant le pardon de son père. Mais le comte fut inflexible, et refusa d’écouter le moindre mot. Ce soir là, il tenta de convaincre Erald de supprimer définitivement le problème en engageant un assassin pour exécuter son frère. C’était une question de sécurité impériale, argua-t-il. On ne pouvait laisser des traitres de ce genre courir dans les champs de l’Empire. Erald, lui, était incapable d’accepter de recourir à de telles extrémités. Malgré le départ, malgré le silence, George restait George. Aussi le jeune homme refusa. Mieux, il se battit pour ôter cette idée stupide de la tête de son père: peut-être George n’était-il plus un ennemi de l’Empire, peut-être s’était-il assagit, raisonné. Bien plus tard, Erald crut qu’il y était parvenu et il laissa donc son père le cœur tranquille pour partir le lendemain.


Quelle cruelle désillusion lorsque quelques jours plus tard, Erald reçut une lettre de son père lui indiquant sobrement que George était décédé. Il en fut révulsé. Parce que c’était son père, parce qu’il croyait avoir sauvé la tête de George, parce que tant qu’à tuer son propre frère, il aurait choisi un poison doux et discret. Une forme d’absolution, le seul remède pour le guérir de sa folie. Pour la première fois, Erald en voulu férocement à son père. Tout son héritage paternel ressortit dans cette fureur froide qu’il conçut en silence. Il avait désormais des obligations envers le Khini Lao qui l’empêchait de s’opposer clairement à son père. Ses relations épistolaires avec lui devinrent froides, uniquement concentrées sur son travail, et elles devaient le rester.


C’est à partir de cette époque qu’Erald se mit à profiter assidûment de ce que le centre-ville avait à lui offrir et se forgea sa réputation de coureur de ses dames et de buveur invétéré. Cela ne l’empêcha d’être un bon élève, de l’avis du diplomate auprès de qui il était attaché. Avec les années, il peaufina sa connaissance de la politique et fit l‘expérience du terrain, jusqu’à ce qu’on puisse lui confier quelques tâches qu’il accomplit avec succès. D’abord des services divers pour son mentor, puis quelques charges, offices et autres responsabilités mineures, jusqu’à ses premières missions en tant que représentant officiel pour le compte de l’Empire, un peu partout dans le pays. A trente ans, il était devenu un excellent diplomate, à part entière. Les années s’étaient écoulées en allers-retours dans de nombreuses provinces - le Khini Lao étant sa première destination – et il s’était finalement taillé une très bonne réputation. Sa nomination en tant que sénateur du Khini Lao, à trente-trois ans, fut donc pour lui un tournant décisif et une apogée.


Erald mena donc une vie trépidante depuis la mort de George. ll n’eut donc pas trop l’occasion de ruminer sur ce sombre épisode, et il s’en félicitait. Néanmoins, à partir du moment où il fut nommer sénateur, comme si une partie de son esprit n’avait attendu que ça pour lui rappeler son existence, Erald se mit de plus en plus à ressasser ce qui c’était passé. Alors, pour couper court à son obsession, il décida d’y remédier de façon drastique. Il dépêcha une personne pour effectuer des recherches précises sur l’assassinat de son frère. A ce moment là, il avait un certain objectif en tête, un peu vain peut-être. Mais cet objectif fut balayé par la découverte de sa nièce. En effet, son informateur lui rapporta l’existence d’une certaine Franziscka Halbrum, jeune prêtresse au service de l’Eglise. La fille de son frère. A cette nouvelle, la surprise passée, il fut à la fois circonspect et plein de curiosité à son égard et désira faire sa connaissance. Un peu brusquement, certes. Tout d’abord, il invita la jeune fille chez lui pour lui expliquer de but en blanc qui il était par rapport à elle. Ce fut tout : il n’entra pas dans les détails et n’aborda absolument pas la question de l’assassinat du père de la jeune fille, juste que le temps les avait séparé il y a bien longtemps et qu’il ignorait jusqu’à peu l’existence de Franz. C’était d’ailleurs la stricte vérité. La brusquer était la dernière chose qu’il voulait faire : aussi la laissa-t-il prendre autant de distance qu’elle en eu envie, et se contenta de lui envoyer régulièrement, jusqu’à aujourd’hui, cadeaux élégants et invitations aux soirées les plus raffinées, où ils pourraient faire plus ample connaissance. Il eut donc le plaisir assez relatif de sa compagnie quelques fois et désespère pas de tisser des liens plus solides. Peut-être le fait-il pour trouver un moyen de se blanchir de ne pas avoir fait ce qu’il aurait fallu pour sauver la tête de George, ou pour ne pas avoir été là lorsque Franz en avait besoin. Peut-être attend-il que cela soit elle, justement, qu’il lui pardonne en acceptant sa présence. Néanmoins, ses efforts partent d’une sincère affection d’Erald pour la jeune fille, et d’une réelle volonté de lui offrir son amitié.




Mais vous êtes qui, en fait ? ._.

    Comment avez-vous découvert le Forum ?
    - Par Uriel, sur Les Royaumes des Croquemitaines (Merry Goodhope).

    Avez-vous des conseils ou des remarques le concernant ?

    Nope, sinon que ca fait plaisir de voir un forum RPG de qualité actif !

    Sinon, je n'ai pas vraiment décrit le Khini Lao dans ma fiche, tout simplement parce que le fil de la plume ne m'y a pas amené. De plus, comme 'cest surtout le prédéfini en lui-même qui m'intéressait et pas sa province, je ne suis pas inspirée des masses en la matière et je ne voulais pas faire un simple copier-coller de ce qu'est le Japon.

    D'autre part, je sais que le plan de carrière d'Erald est un peu rapide mais je n'ai pas vraiment eu le choix: il est censé avoir 35 ans et en me basant sur la fiche de Franz (savants calculs du soir), ca ne me laissait pas beaucoup de marge pour que ça colle avec l'âge qu'il était censé avoir lors de l'assassinat de son frère. J'ai donc essayé de rendre ça le plus plausible possible.

    Votre Disponibilité (en moyenne) :

    - 7/7 pour le moment. Ca sera moins vrai en Septembre mais d’une façon générale, je passe tous les jours. Ceci dit, je viens tout juste de commencer un stage et je ne serais donc là qu’en soirées pour ce qui est du courant de la semaine. Je rpgrais peut-être un peu lentement, du coup.







Dernière édition par Erald Halbrum le Jeu 7 Juin - 19:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Erald Halbrum   Mer 6 Juin - 21:00



Bonsoir

Alooors, la fiche me semble cohérente. La seule chose que j'ai à dire c'est qu'Erald n'a pas dit encore à Franz comment George est mort :O ! Elle ne le sait pas - et je suis partie de ce principe dans mes rps - ^^".

Sinon, it's okay et je laisse les grands chefs décider pour la suite :)

(Ps: Au passage, tu as bien compris le personnage :D. J'ai hâte de pouvoir rp avec ^^)
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MessageSujet: Re: Erald Halbrum   Mer 6 Juin - 21:07

Salutations !

Nate m'avait dit que Tu allais peut-être nous rejoindre, mais elle ne m'a pas dit que là, c'était Toi XD En tout cas, ça fait plaisir de te voir :)

Pour la fiche : bon, c'est un texte de qualité non-négligeable, un personnage équilibré et fouillé. J'aime beaucoup. En plus, Franz approuve, donc ça va.

Avec Ezh', on a juste un problème qui n'est pas grave en soi, mais pour lequel on est quand même obligés de demander des modifications :

L'Histoire est trop longue. On est sérieusement en train de se demander s'il ne faudrait pas repousser la limite du nombre de mots... Mais en attendant le Modèle de fiche est assez clair : +/- 1000 mots. Ton histoire en fait 2258 soit plus du double. Tu dois couper dedans, quitte à poster la totalité intégrale dans tes Dossiers confidentiels :)


Pour la Province, on va se contenter du peu qu'il y a, mais sois prête à devoir répondre aux questions des gens sur le Khini Lao ^^ Boulot de Sénateur, hein. On vous laisse pas mal de libertés et de pouvoirs sur le contexte, mais il faut faire un effort supplémentaire :) Enfin, rien de mortel.


Une fois les deux changements faits (pour Franz et pour moi), Tu pourras largement être validée ^^


Bonne soirée,

Alarin

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MessageSujet: Re: Erald Halbrum   Jeu 7 Juin - 19:59

Franz > Ah, je me suis demandé s'il l'avait fait ou non, justement xD J'ai corrigé :) (Ca sera un plaisir pour moi de rp avec Franz! Et contente de bien l'avoir compris
)

Uriel > Normal, je pense que ça fait un bout de temps que Nate ne m'a pas vu xD Pour l'histoire, j'ai réduit jusqu'à 1230 mots et des poussières: ça ira? Parce que sinon je vais devoir carrément remanier pour que ça tienne, ce qui m'embête un peu.

Et pour la province, pas de soucis, répondre à des questions, ça ira. J'aurai largement l'occasion d'aborder le sujet au fil des RPs.

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MessageSujet: Re: Erald Halbrum   Jeu 7 Juin - 20:02

Haaaa bene. Non, ça ira, on va pas être trop chiants non plus :)

Sénateur validé o/

Je cours t'ajouter au contexte :) Bon jeu !

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MessageSujet: Re: Erald Halbrum   

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Erald Halbrum

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