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 Une plume sur un rouage, ça vole quand même ? [PV Cross]

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Adelheid Horn

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Une plume sur un rouage, ça vole quand même ? [PV Cross] Vide
MessageSujet: Une plume sur un rouage, ça vole quand même ? [PV Cross]   Une plume sur un rouage, ça vole quand même ? [PV Cross] EmptyMer 30 Mai - 14:26

Après avoir quitté le Grand Marché, la jeune fille avait guidé son nouvel esclave tout frais et tout neuf directement jusqu'à la Place des Manèges, SA Place des Manèges, son royaume, le pays de ses rêves. Elle lui avait montré tous ses manèges en lui expliquant le fonctionnement de chacun avec le sourire et le pétillement dans les yeux d'une petite fille expliquant à quelqu'un ce que ses poupées chéries faisaient dans la vie, puis l'avait entrainé jusqu'à une grande bâtisse. Un hôtel particulier très vieux mais bien entretenu dont le rez de chaussé était couvert de baies vitrées crasseuses qui laissaient à peine filtrer la lumière extérieure. Elle avait sorti une clef de sous sa robe, clef qui pendait au bout d'une chaine qu'elle portait autour de son cou, et avait ouvert une grosse porte en bois massif qui semblait lourde et mal huilée. Elle fit pénétrer Cross dans ce qu'elle lui désigna comme son atelier principal et alla allumer les diverses chandelles et lampes qui trônaient un peu partout.

Tous les murs du rez de chaussé avaient été abattus, laissant assez d'espace pour transformer l'endroit en une pièce immense. De grosses tables de bois étaient disposées n'importe comment partout, jonchées de papiers, d'encriers et de plumes, de gros tas de trucs et de machins, résidus d'inventions abandonnées où en cours, pièces éparses et vieux plans oubliés. A part ça, le sol était propre. on voyait bien que quelqu'un faisait le ménage régulièrement en prenant bien soin de ne surtout rien ranger et de passer autour des choses qui trainaient par terre. Adelheid aimait son atelier tel qu'il était et ne supportait pas qu'on déplace la moindre chose sans son accord.


- C'est ici que je donne naissance à mes rêves Cross. Ils me parlent dans ma tête tu sais, ils me disent qu'ils veulent vivre et comment ils veulent être. Ils me racontent les couleurs qu'ils veulent avoir en eux et sur eux, combien, comment, pourquoi, ils trainent souvent longtemps dans mon esprit avant de s'imposer parce qu'ils sont pressés de vivre tu sais, eux aussi ils veulent voir le monde, apparaitre et paraitre, ils veulent exister, vivre et mourir, ils veulent jouer avec le vent et voler sur le dos des nuages tout en nageant au milieu des herbes hautes de l'aristocratie.


La jeune fille s'absorba un moment dans la contemplation d'un morceau de métal qui avait visiblement été ramassé par terre après avoir été piétiné pendant des mois dans une ruelle sordide.

- Le cri du métal qui hurle en silence est une musique magnifique qui augmente les perceptions des couleurs alentours. Il sermonne et enjolive en passant par les côtés les plus parallèles possibles tout en restant bien sûrs de former un angle monstrueux. l'harmonie vitale de la mort et des sons se plie à la volonté lumineuse d'un sourire de fer qui s'aveugle dans les gouttes d'ombre d'un joli poisson bleu. A cause de tout ça, le métal pleure sa joie de vivre en espérant se faire entendre, mais les gens sont sourds, ils font semblant de ne rien entendre, ils précisent leur désintérêt total en affichant une fausse expression d'amusement vide de sens. Le métal crie, Cross, il faut apprendre à l'écouter, c'est tout.
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Une plume sur un rouage, ça vole quand même ? [PV Cross] Vide
MessageSujet: Re: Une plume sur un rouage, ça vole quand même ? [PV Cross]   Une plume sur un rouage, ça vole quand même ? [PV Cross] EmptyMer 30 Mai - 19:25

La Place des Manèges, Cross se souvenait de cet endroit qui passait pour un lieu presque féerique aux vues du reste de la ville. A première vue, rien n'avait changer, à une ou deux exceptions près. Il suivit Del dans une visite guidée très complète des lieux et se rendit vite compte qu'en fait il n'avait jamais réellement vue cette place. C'était un monde de métal impressionnant parfaitement réglé et qui semblait capable de fonctionner en autonomie. Sa maîtresse quand à elle en connaissait le moindre rouage et semblait tenir à chacun comme à la prunelle de ses yeux. Elle s’interrompait ça et là pour de rapides petits entretient: une goûte d'huile sur cet engrenage ci, un quart de tour sur ce boulon là; le tout avec une joie de vivre qui faisait, il fallait bien l'admettre, plaisir à voir.
Un peu plus tard, elle le mena devant ce qu'elle appelait son Atelier. Vu de l'extérieur le bâtiment ne payait pas de mine et ce ne devait pas être son premier siècle; malgré tout on sentait une certaine robustesse. Cross fronça les sourcils en entendant le désagréable grincement de la porte d'entrée, se demandant pourquoi Del se précipitait sur certain mécanismes pour les noyer d'huile alors qu'ils paraissaient en parfait état, tandis que les pauvres chaînières de cette porte hurlait autant qu'elles le pouvaient sans pour autant attirer son attention.

L'intérieur de l'atelier avait un petit quelque chose de fascinant... Toutes ces choses, certaines entreposées, d'autres gisantes au sol ou encore en cours d'assemblage; on aurait dit une reconstitution du cycle de la vie, enfin sauf que c'était du métal.


- C'est ici que je donne naissance à mes rêves Cross. Ils me parlent dans ma tête tu sais, ils me disent qu'ils veulent vivre et comment ils veulent être. Ils me racontent les couleurs qu'ils veulent avoir en eux et sur eux, combien, comment, pourquoi, ils trainent souvent longtemps dans mon esprit avant de s'imposer parce qu'ils sont pressés de vivre tu sais, eux aussi ils veulent voir le monde, apparaitre et paraitre, ils veulent exister, vivre et mourir, ils veulent jouer avec le vent et voler sur le dos des nuages tout en nageant au milieu des herbes hautes de l'aristocratie.

Ainsi donc, selon elle, ses créations avaient chacune une personnalité propre et venaient lui parler dans sa tête, comme si elle était elle même un outil à travers duquel ses inventions se modelaient. Ça paraissait fou, mais bon, le fait était là: Del leur donnait vie. Alors que se soit entant que créateur, qu'outil ou autre,qui s'en souciait vraiment?
Cross l'écoutait attentivement, essayant de tout comprendre. Parfois il fallait du mérite pour la suivre, mais bon en persévérant peut être finirait-il par trouver la bonne longue d'onde. Regardant un triste morceau de métal dépouillé, elle reprit:


- Le cri du métal qui hurle en silence est une musique magnifique qui augmente les perceptions des couleurs alentours.

Donc, concrètement le métal devait être mué mais parvenait tout de même à émettre une certain mélodie ayant des effets dopant sur l'être humain... peut être des sortes de vibrations.

"Il sermonne et enjolive en passant par les côtés les plus parallèles possibles tout en restant bien sûrs de former un angle monstrueux."

Bon, le métal se sert de cette capacité pour engueuler le gens en transmettant ses vibrations par se qui devait être les oreilles, d'une façon très désagréable... charmant, vraiment.

"l'harmonie vitale de la mort et des sons se plie à la volonté lumineuse d'un sourire de fer qui s'aveugle dans les gouttes d'ombre d'un joli poisson bleu. "

Aïe, les vibrations finissait par vous tuer... hm, dans le bonheur, en pleine lumière, et avec la complicité d'un joli poisson bleu! Haha! Ce joli poisson bleu: c'était la preuve qu'il ne faut pas se fier aux apparences! Elle voulait juste me faire la morale. C'est vrai que ce bout de métal n'était pas très beau, mais peut être avait-il un certain potentiel caché.

"A cause de tout ça, le métal pleure sa joie de vivre en espérant se faire entendre, mais les gens sont sourds, ils font semblant de ne rien entendre, ils précisent leur désintérêt total en affichant une fausse expression d'amusement vide de sens. "

Voila, c'était bien ça, il commençait à comprendre sa logique finalement. Le métal est triste parce qu'il n’arrête de crier le fait qu'il puisse encore servir mais que tout le monde se moque de lui...
A la naissance, Cross avait du être pourvu d'une énorme quantité de naïveté, la preuve: il n'avait toujours pas fini de l'écouler.


Le métal crie, Cross, il faut apprendre à l'écouter, c'est tout.

Et c'est ainsi qu'il répondit, une larme à l'oeil:

- Je crois que je suis pas vraiment doué pour ça, vu que je ne l'entend pas très souvent mais pour les quelques fois ou cela arrive je vais tacher d'agir!

C'est ainsi que, fort de cette nouvelle affinité, il attrapa une poire à huile posée sur l'atelier et alla graisser la porte d'entrée avec vaillance. Avant, arrière, ouverte, fermée et voila! Plus le moindre petit grincement. Fier de lui, Cross alla reposer la poire à l'endroit exact où il l'avait trouvée; c'est alors qu'il s'immobilisa, terrifié. Il venait de réaliser sa bêtise. C'était l'évidence même, après tout comment sa maîtresse qui entretenait une telle affinité avec le métal aurait-elle pu ne pas entendre les appels de ces gonds? Il y avait surement une bonne raison. Et si Del s'était disputée avec ses derniers? Cela expliquerait son inaction... mais dans ce cas, il venait de s'opposer à sa volonté. La panique laissa place à la colère: pourquoi fallait-il toujours qu'il fasse tout de travers, sans prendre le temps de réfléchir?
Il était vrai que Cross agissait plus souvent par impulsion que par logique. Clang, clang, clang. Il fallut trois grands coups, de cette latte métalique qui trainait là, avant qu'il ne réalise l'inutilité de son geste. Dans cette futile tentative d'autopunition, même la douleur se refusait à lui. Son regard se posa un instant sur le morceau de ferraille incompétant. Le jeune esclave soupira en pensant aux biens faits de son nouveau corps et le laissa chouar sur le sol, un peu plus cabossé à présent.


- Pardon, je n'aurais pas du toucher à la porte sans votre permission.

Sa vision se troubla tandis qu'il jettait un coup d'oeil en direction de sa maîtresse, craignant qu'elle soit plus que désapointée. Elle semblait s'empourprer progressivement, de haut en bas... Non, pas seulement elle, c'était l'ensemble de la pièce qui s'unifiait dans cette teinte. Cross compris finalement qu'une fois encore le problème venait de lui: une longue trainée de sang s'écoulait de sa tempe, parcourant son visage, pour aller tacher le sol, goûte après goûte. Pris d'un vertige, il se ratrappa brusquement sur le rebord de l'atelier en ajoutant, paniqué:

- Ha! Je vais nettoyer tout ça!
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