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 Le courage vide les bourses, échangeons-le contre de l'alcool ! [Pv : Renata]

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MessageSujet: Le courage vide les bourses, échangeons-le contre de l'alcool ! [Pv : Renata]   Mer 23 Mai - 20:39

Journal de Bord de Vaillant Charles De Beaumont,

« Les choses avancent de mon côté, et c'est non sans surprise que j'ai appris qu'on voulait me nommer Lieutenante. Moi, Vaillant Charles De Beaumont, moi le beau jeune homme aux yeux gris et à la chevelure blonde que jamais personne n'a vu user de son épée pour abattre son autorité. Seule Harouna, cette frêle et jolie brune a eu l'occasion de me voir me battre. Ici, aucun soldat n'a le souvenir d'avoir comporté ma main tirer mon épée de mon fourreau. Et pourtant ! Si Kyle me méprise, bien des hommes ici songent que je fais partie des “plus forts”, ceux capables de tuer un homme d'un seul regard furieux. La Panthère Grise, ce moi fantasmé m'a rendu service un bon nombre de fois, cette Légende de ma grandeur que j'ai écrite dans les erreurs, et les maladresses, allait faire de moi un Lieutenant réputé pour sa force. Qui pouvait deviner que la Panthère Grise était le masque que portait constamment le lâche que j'étais ? Bah... pourquoi devrais-je me plaindre de glaner faveur et gloire ? Toujours est-il qu'on m'a demandé de me présenter à la caserne pour dix heures, une mission, visiblement, et je ne sais pas de quoi il s'agit. Sans doute, veut-on que je fasse preuve de ma puissance limitée semblant terriblement profonde ? Les doutes m'envahissent, je garde l'esprit flou, et depuis ma rencontre avec Vivianne, je songe à brûler ce carnet. Plus personne ne doit connaître mes secrets. »


Vaillant De Beaumont posa sa plume sur le parchemin, il se leva ensuite d'un geste maniéré, et passa une main dans sa longue chevelure blonde. Il rangea son carnet de cuir non plus dans sa chemise, comme il avait pour habitude de faire, mais dans un petit coffre qu'il tira sous le lit, et qu'il verrouilla une fois qu'il se fut assuré qu'aucun autre soldat n'était venu espionner ses mains blanches dissimuler son antre de secrets. Il se retourna vers le miroir accroché au mur, il s'inspecta encore quelques fois ; âme superficielle, amouruex du futile, le soldat prenait toujours soin de son apparence. Car il avait conscience que son joli physique était son seul atout, et qu'il ne devait sa survivre à Ishtar que par sa chanceuse maladresse. Il remonta le col de sa chemise, mouillant sa lèvre, il ferma quelques boutons dans son souci continuel de « bien paraître ».

Vaillant donnait trop d'attention à sa tenue pour un Garde Imparial, et il n'avait que faire des remarques à ce sujet. Le destin seul savait s'il allait au détour d'un couloir faire une belle rencontre, les femmes le charmaient, et c'était un délice de tenter de les enchanter par son visage entretenu, et sa verve d'une poésie comiquement pédante. Son épée pendait à sa hanche, il se contenta de l'effleurer, et une fois qu'il conclut qu'il était fin prêt, il haussa les sourcils devant la mine tiraillée qu'il affichait. L'inquiétude perçait son expression de joie coutumière, il ouvrit la bouche, et secouant la tête, il bougea la bouche pour retrouver un semblant de sa gaité. Quand il quitta la chambre, Vaillant avait laissé derrière lui ses soucis et sa mélancolie, alors le dos droit, le front haut, il se pavana dans les couloirs. Vaillant n'était pas un homme, c'était paon, un paon prétentieux dont la vanité était proportionnelle à sa virilité. L'une grimpait en flèche, tandis que l'autre tombait toujours plus bas. Il salua d'un signe de mains ses collègues, ravi d'entendre souvent un « Bonjour Lieutenant De Beaumont », formule qui sonnait comme une caresse à ses oreilles. Ah ! La fierté était une terrible et superbe chose ! Qu'il aimait ce titre, qu'il chérissait toutes les portes qu'il lui ouvrait ! Vaillant se concentrait sur ceci pour oublier l'essentiel : une putain du Fabula Onis savait.

Quand Vaillant débarqua enfin dans la cour de la Caserne Centrale, il rencontra aussitôt du regard une jeune femme prés d'un de ses supérieurs. Son pas ne se fit pas plus presser, car de loin, prenant son temps, il essayait de l'étudier. Elle paraissait impressionnante et prétentieuse, le genre de femme qui le séduisait autant qui le terrifiait. De Beaumont ne savait jamais comment leur parler, et pour le moment, il n'avait pas connaissance de son nom et de statut. Le jeune homme mordilla sa lèvre inférieure, et essayant de sembler assuré, il s'avança vers son supérieur et la femme. Il salua d'une voix un peu rauque l'homme, et se tourna vers Renata. Vaillant balada ses yeux un instant sur les lèvres, puis sur la gorge avant de la contempler, sans réellement la contempler. Il fit une révérence élégante, et enchaîna :


— Enchanté, je suis Vaillant Charle de Beaumont, Lieutenant et Vicomte. De quoi s'agit-il ?

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MessageSujet: Re: Le courage vide les bourses, échangeons-le contre de l'alcool ! [Pv : Renata]   Dim 27 Mai - 16:11

    « Dépêchez-vous Capitaine, mon emploi du temps ne me permet pas d’attendre. Où est ce que j’ai demandé ? » - La gamine capricieuse qui dormait en Renata, semblait se réveiller de plus en plus souvent : le pouvoir montait à la tête. Déambulant dans la cour de la caserne centrale, accompagnée du capitaine Moore, la sénatrice se cherchait un nouveau garde du corps. Le dernier ayant été jugé incompétent… Oui, car par « garde du corps », la marquise cherchait un véritable homme à tout faire. A la fois, protecteur armé mais aussi domestique aux heures creuses, jardinier les fins de semaine, et j’en passe... Elle confiait chacun de ses caprices à sa garde, la méprisant du plus profond de son être. Habituée à être entourée et escortée depuis sa plus tendre enfance, elle attendait de son nouvel « emprunt », une parfaite docilité rimant avec compétence. Oui, une espèce d’esclave humain, avec lequel la marquise pourrait s’amuser, puisqu’elle aimait jouer de son pouvoir, et torturer psychologiquement ses hommes de main…

    La Belle se pavanait dans la cour, aguichant l’œil des soldats s’entraînant dans l’enceinte. Elle aimait se faire remarquer, … surtout des hommes ♥. Encore une fois, sa tenue n’était pas passée inaperçue. Après tout, ses longs cheveux ondulés parcouraient son corps de rêve, moulée par une magnifique robe en peau de crocodile de Khorafa. Ses énormes créoles en or, s’accommodaient très bien, par le jeu des couleurs, à son teint matte et à ses autres bracelets et colliers, dorés eux aussi. Sa démarche hautaine, ses mimiques, l’éventail qu’elle agitait devant son nez, tout cela, participait à donner à la marquise, un genre des plus délicieux, qu’elle se plaisait à exhiber devant les mammifères suants, en plein entraînement.


    Le capitaine l’entraîna à l’écart, à l’ombre. Apparemment, il lui avait déjà choisi quelqu’un. Cela la contrariait quelque peu, puisqu’elle avait espéré pouvoir faire son « marché » comme à l’accoutumé. « J’espère qu’il saura être à la hauteur capitaine. Vos dernières recrues étaient inaptes, j’attends que celui-ci me dure au moins trois mois. » - Elle parlait de sa garde, comme d’objets, sans aucune considération. Elle ne les envisageait que sous l’angle unique de l’utilité qu’ils pouvaient lui procurer. En cela, elle rejoignait ses convictions mercantilistes transformant le monde en marché, et les hommes en produits.

    L’homme dont elle attendait la présence, se montra enfin. Elle apprécia son genre, assez noble en soi. Un homme distingué, dont la crinière blonde allait parfaitement se marier avec le ton orangé de ses rideaux de salon ! Elle le regarda de haut en bas, d’un regard froid et hautain. Elle cherchait à marquer, dès le départ, une distance entre les deux, qu’elle voulait infranchissable. La Belle, l’éventail à la main, écouta l’homme se présenter, le regard pédant. Elle apprécia sa petite révérence, puis se tourna vers le capitaine Moore, l’air blasé :
    « C’est donc ça, ma future garde ? »

    « Qu’importe, les temps sont durs, je vais faire avec ce que l’on me propose. » - Elle devança la réponse du capitaine, exaspéré par le comportement dédaigneux de la marquise. Cette dernière s’avança devant Vaillant. Un vicomte … Intéressant ! L’humilier, n’en sera que plus délicieux. Elle éventa l’air devant elle, passa sa main dans ses cheveux, avant de rétorquer sur un ton marquant son autorité :

    « D’habitude, c’est moi qui pose les questions, mais passons pour cette fois. Renata Di Scotto, marquise de Mycène, sénatrice de Fintasy, et ambassadrice de la Casa Di Scotto. » - Elle tendit sa main au Vicomte, de façon à ce qu’il lui dépose un baiser dessus. Tel était la convenance, et Renata ne se lassait pas de voir les hommes se prosternaient devant elle.

    « Je vous engage comme garde du corps personnel, à plein temps. Je triple votre rémunération, et vous octroie un jour de congés par semaine. Bien entendu, j’attends en retour, un service compétent, docile, et permanent. »

    La marquise n’aurait en aucun cas permit un refus de la part du Vicomte. Il était désormais à « elle ». Mais avant d’officialiser cette nouvelle relation, la Belle avait bien envie de s’amuser quelque peu. Et puis, surtout, elle devait vérifier que Vaillant corresponde bien à tous ses « critères ».

    « Mais avant tout, j’aimerais voir ce que vous valez vraiment. L’incompétence me dépasse, me met hors de moi. Je n’aimerais pas, commettre, de nouveau, une erreur de jugement. » - Faisant ainsi allusion, à son ancien milicien. Elle se pencha sur le capitaine Moore : « Capitaine, que diriez-vous d’un petit duel avec le Vicomte, que je puisse personnellement attester de sa force ? »
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MessageSujet: Re: Le courage vide les bourses, échangeons-le contre de l'alcool ! [Pv : Renata]   Dim 27 Mai - 20:53

... Pardon ? Vaillant avait-il bien entendu ? Le jeune homme parvint à contenir sa surprise, et ce jusqu'au dernier moment. Il haussa les sourcils, plus qu'étonné et soudain intimidé, il garda ses mains derrière son dos. Droit comme un « I », De Beaumont n'osait plus trop observer la jeune femme qui s'était présentée comme « Sénatrice de Fintasy », la fille de La Casa di Scotto. Rien que ça. Vicomte, Vaillant connaissait un peu les grands noms de l'aristocratie, et il savait que la Dame était connue autant pour sa personnalité sulfureuse que pour sa beauté, dont il tomberait facilement sous le charme, s'il ne faisait pas attention.

Raide comme un piquet, conscient qu'il avait face à lui la fille de La Casa Di Scotto, il prit avec douceur la main qu'elle tendait. Vaillant hésita jusqu'au dernier moment la façon, dont il allait la baiser. Ses lèvres effleurèrent le dos de la main de Renata, et il lâcha après avoir murmuré un : « enchanté de vous connaître ». Il reprit une figure impassible, ce qui lui donnait l'air d'un gringalet coincé ; dans son dos, ses mains n'arrêtaient pas de s'agiter, et heureusement qu'elle ne pouvait pas le voir. Ses oreilles saisissaient l'essentiel de la conversation, mais son cerveau peinait à enregistrer. Pardon... ? Vaillant avait la drôle de sensation de vivre un rêve, il haussa une seconde fois les sourcils en entrouvrant la bouche. Impossible !

Si Vaillant n'avait pas eu peur pour son image, il se serait esclaffé, persuadé qu'on se foutait gentiment de lui. Toutefois, la mine sérieuse de Renata le dissuada de tout commentaire. Donc... si le jeune homme parvenait à revenir point par point sur la discussion, il y avait quelque part à Ishtar, une superbe créature, dont le nom respirait fort la noblesse — et les avantages — qui avait demandé à un Garde du Corps. Et c'était tout naturellement lui qu'on avait désigné pour cette tâche ? De Beaumont pouvait lécher les orteils de sa bonne fortune, car il était plus qu'enthousiaste de devoir protéger un corps aussi... bien formé, dirons-nous, d'une femme qui sentait la sensualité et la volupté à des kilomètres. Cependant, posséder qu'un seul jour de congé l'ennuyait assez, certes il en avait peu avec la Garde Impérial, mais au ton de la jeune femme, Vaillant devait faire une croix sur ses virées nocturnes, et ses découvertes en matière de sexe. Et... commencer une longue période d'abstinence, s'il ne parvenait pas à la mettre dans son lit, ou plutôt dans ce cas-ci : à entrer dans le sien. Toutefois, elle était dotée d'un fort caractère, et ceci ne s'annonçait pas facile, surtout que Vaillant ne connaissait rien à ses goûts en matière d'homme. Avec un peu de chance, il parviendrait à la séduire avec son manque total de talent poétique.

De Beaumont écouta la Sénatrice, et profita qu'elle fut concentrée dans son discourir pour ballade ses yeux sur son sublime corps. Il remarqua la robe, dont la matière ressemblait à du cuir, mais s'attarda sur la poitrine de la jeune femme. Son esprit s'égara, quand il se demanda si son sein tiendrait dans sa main, ou s'il était plus gros... et ce, jusqu'au moment où elle me mit au défi de combattre Moore. Vaillant eu un mouvement de recul, il pivota vers l'intéressé, et s'empêcha de lui lancer un regard effaré. Moore approuva d'un signe de tête, mais quand il dégaina son épée, Vaillant tenta de se défaire subtilement de la situation :


— C'est que... je sors mon épée seulement en cas de besoin, voyez-vous... je connais ma valeur, et je n'ai rien à prouver...
— Allons De Beaumont, nous savons tous ici que vous n'avez rien à prouver. Tout de même ! Ne désirez-vous pas faire plaisir à la Dame ?

Vaillant planta ses dents dans sa langue, frustré, et poussa un soupir. Moore devait être au courant pour sa « Légende de la Panthère Grise ». La Panthère Grise était un homme fort et vertueux qui défendait veuves et orphelins, dont Vaillant avait écrit les exploits dans sa maladresse, et quelques Gardes pensaient qu'il incarnait ce héros-là. C'était ce sous-entendu qu'avait glissé Moore, et qui poussa De Beaumont à tirer son épée de son fourreau. Le bras tendu, Vaillant prit une position qui lui donnait de l'élégance, sa posture était paisible, du moins... elle le paraissait. Il ne l'était pas à l'intérieur, et il n'aimait pas devoir se battre. Il comprit brusquement à quel point cette mission lui faisait peur. Parce qu'il devrait se battre, non ?

Moore attaqua le premier, Vaillant ne prenait jamais l'initiative. Il bloqua, vivement, plutôt bon bretteur, et esquiva sur la droite un autre coup de Moore. Ils luttèrent ainsi quelques secondes, et c'était avec surprise qu'on pouvait le voir parer ou éviter les offensives de Moore sans trop de difficulté, lui qui était souvent pris pour un freluquet sans cervelle ! Soudain, sinon l'ironie ne viendrait pas, un coup de vent passa dans les cheveux de Vaillant. Des mèches voilèrent son regard gris, ce qui le déconcentra brutalement. Il glissa une main dans sa tignasse blonde pour essayer de les dégager de là, et il tourna sur lui-même en espérant retrouver le sens du vent, et une vision correcte. Ce qui lui permit d'éviter de justesse Moore, et quand il voulut reprendre le combat, Moore fonça sur lui. C'était sans compter l'amour pour l'absurde de la joueuse, et la lame de Vaillant baissée sur le côté, dans laquelle Moore buta. Il s'écroula sur le sol comme un torchon, alors que Vaillant bataillait un peu avec ses cheveux pour terminer de les défaire de sa figure.

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MessageSujet: Re: Le courage vide les bourses, échangeons-le contre de l'alcool ! [Pv : Renata]   Lun 28 Mai - 17:52

    C’est avec la tête haute et le regard hautain, que la Belle continuait d’agiter perpétuellement son éventail du Wu Zuang, devant son nez. Elle apprécia de voir le Vicomte, presque impressionné par sa stature. La sénatrice ne semblait décidément pas se lasser de voir ramper les misérables devant sa grandeur. Pff ! Elle resta presque impassible devant le spectacle, dans lequel finalement le Vicomte triompha de Moore, grâce à quelques mèches rebelles… Le capitaine s’écroula par terre, devant les hauts talons de la sénatrice. Celle-ci préféra, rester perplexe et silencieuse, tant le duel rapide, ne lui inspirait que mépris et dédain. Elle s’attendait à du grand art, et on ne lui offrit qu’un spectacle pitoyable d’à peine quelques minutes, dont l’issue finale était digne d’une comédie au goût douteux. Elle ne put s’empêcher de lancer un regard, au capitaine à terre, en disant suffisamment long sur ce qu’elle pensait de lui. C’est toujours en agitant son magnifique éventail, l’autre main posée sur ses hanches, qu’elle rompit le silence, d’un ton sarcastique :

    « Sensationnelle. »

    Son air pédant ne semblait jamais véritablement la quitter, surtout en compagnie « d’êtres inférieurs ». Après tout, elle avait un grade et une réputation à tenir ! Ce qui ne semblait pas être le cas de Moore, qui venait tout bonnement de se ridiculiser. Elle prit du regard le Vicomte, avant de se lancer.

    « Eh bien, vous semblez faire l’affaire. » - Elle s’approcha de lui, lui tâtant fermement le biceps, puis le torse. « Tout m’a l’air en règle, Vicomte de Truchemont. » - Rétorqua t-elle froidement. Ce « truchemont » qui lui avait échappé, en disant assez long sur le mépris que lui inspirait le Vicomte. Elle n’avait d’ailleurs retenu que son titre de noblesse, le reste lui important peu, y compris son nom. On disait qu’elle avait une mémoire particulièrement sélective, n’emmagasinant que les informations dites utiles…

    Elle fît un tour sur elle-même, laissant au passage la possibilité pour le Vicomte d’admirer son postérieur, parfaitement moulé, par la sublime robe crocodile. Elle se retourna, brusquement, tel un mannequin, ses doigts tortillant les pointes de ses cheveux, pour reprendre :


    « Mais je tiens à vous prévenir : Votre mission ne sera pas facile, et ne se limitera pas à de la simple escorte. » - Elle s’arrêta, puis esquissa un sourire presque effrayant, tant il montrait tout le vice, dont la Belle semblait regorger. « Je vous engage officiellement, Vicomte de Truchemont. » - Affirma t-elle, de la façon la plus conventionnelle qu’il soit. Elle reprit son air pédant habituel tout en soupirant :

    « Bien assez perdu de temps ici. Vous comprendrez très vite qu’une sénatrice, tel que moi, se retrouve assez rapidement overbooké. J’ai un dîner demain avec mon ami sénateur de Jadehood … » - Renata, se plaisait à jouer la snobinarde jusqu’au bout, afin d’en mettre plein les yeux au jeune garde, quitte à quelque peu exagéré les faits : Hector étant loin d’être son ami… « Il me faut donc une nouvelle robe pour l’occasion. Hum… vous devriez avoir certainement le temps, d’aller chez Patrick ? » - Mais oui bien sûr, le grand couturier de Fintasy, installé depuis une dizaine d’années dans la capitale. Renata le connaissait particulièrement bien, après tout, elle était sa plus grande cliente. La Belle semblait se parler à elle-même, oubliant complètement que Truchemont ne connaissait absolument rien de ses habitudes, ni même de ses relations. Peu importe, la marquise n’avait pas de temps à perdre, il devrait se former sur le tas, comme tous les autres.

    « Optez pour du noir, ou du marron … enfin, quelque chose de sobre. Patrick connaît mes goûts, je lui fais entièrement confiance. Ah, et puis, prenez les accessoires qui vont avec la robe. » - La Belle reprit rapidement, sans laisser le temps au Vicomte d’en placer une. « Oh, et puis sur le passage, vous me prendrez quelques friandises chez Gourmet’. Oui vous savez, ces petites choses en pâte d’amande, dont je raffole. Enfin, je ne sais pas encore si Thérésia – [ la gouvernante en chef de la demeure Di Scotto ] -, a préparé le dessert pour ce soir. Voyez avec elle, tout ça. »

    De garde du corps, Truchemont passait au rang d’homme à tout faire de la Belle. Celle-ci, remarqua, fort tardivement la présence de Moore, qui gisait encore sur le sol depuis tout ce temps. Elle s’affola : « Truchemont, relevez donc le capitaine ! Haha ! Dire que je vous avez oublié,... vous ! » Son arrogance était définitivement à la hauteur de sa réputation… et de sa cruauté.
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MessageSujet: Re: Le courage vide les bourses, échangeons-le contre de l'alcool ! [Pv : Renata]   Lun 28 Mai - 23:17

« De Truchemont ».

Dés que Vailant perçut ce ridicule surnom que la Marquise venait de lui donner, il sentit tous les poils de son dos se hérisser, frisson désagréable. S'il ne connait que peu de chose sur l'honneur, le jeune homme peinait à avaler qu'o puisse autant écorcher son nom, et ce fut de justesse qu'il se retint une remarque à ce sujet. Di Scotto n'était pas le genre de personne qu'il désirait pour ennemi, mais il fut déçu de ce sobriquet, ne sachant pas si elle se foutait ouvertement de lui, ou si elle lui portait si peu d'attention. Et il ne savait pas sincèrement ce qui était le pire. Bah... n'était-il pas la Penthère Grise ? Ne s'était-il pas déjà tiré de toutes les situations possibles ? Il parviendrait un moment ou un autre à lui rappeler qu'il était Vaillant Charles De Beaumont, dernier né d'une grande famille, et Vicomte. Son manque de caractère était si flagrant que Moore tira un sourire, et nota la raideur de Vaillant, quand elle le désignait comme étant « De Truchemont ». Et puis, Vaillant ne s'était jamais mis en colère, enfin... seulement la fois, où ces truands avaient saisi sa soeur pour la tuer.

C'était sa fadeur qui jouait ici, ainsi que sa peur terrible de subir le revers de médaille du destin. Toutefois, il fallait avouer que souvent, De Beaumont faisait preuve d'une insolente chance qui l'aidait à se tirer du danger, et parfois à bâtir sa réputation dans les ruines de ses craintes, et de ses maladresses. Il mouilla ses lèvres, puis baissa ses yeux sur la poitrine qu'il devinait à travers les vêtements de la jeune femme, ce qu'elle portait était osé pour une noble. Il fronça les sourcils en songeant que même une courtisane ne portait pas ce genre de mode, Liliane avait beau écarter les cuisses au premier venu qui lui donnait ses bourses, elle avait sa dignité et son style. Renata était une superbe femme, toutefois, il fallait dire que le sobriquet qu'elle lui avait donné par erreur, Vaillant ne le digérait pas, et l'image qu'il s'était faite d'elle se brisait un peu.

Une mission qui ne serait pas simple ? De Beaumont haussa un sourcil, réellement intrigué. Bah voyons ! Il ne trouvait pas plus facile que de surveiller le ravissant fessier d'une femme de ce rang-là, mais ses illusions quant à une éventuelle aventure amoureuse se fracassèrent brutalement sur le sol de ses fantasmes. Se raidissant, le jeune homme écouta, interloqué tout ce qu'elle prévoyait de lui faire faire. Il mordit dans sa langue pour se retenir d'avoir une réaction trop forte, comme lâcher une suite de « pardon ? Vous vous moquez de moi ? ». Il l'observa plutôt, coincé, et l'oreille tendue face à toutes les exigences qu'elle prenait soin d'émettre, véritable enfant de caprices. Si De Beaumont avait bien saisi, la Sénatrice le prenait pour un simple larbin, lui qui était graté et Vicomte ? Le peu d'orgueil qu'il possédait fut piqué au vif, il attendit qu'elle terminât et releva en s'excusant Moore, et il s'avança vers elle. Vaillant lui offrit un sourire circonspect, et tenta de défendre son honneur de soldat, et surtout d'homme insoumis aux charmes féminins :


— Ce n'est pas que vous voir dans tenue que je pense ravissante me dérange... loin de là. Oh que non... jamais Vaillant se priverait de la vision d'une belle femme dans une robe des plus superbes, c'était le vêtement qui faisait la femme, après tout. Ou que je refuse de vous apporter votre pâtisserie, et s'imaginer par la même occasion les divers usages que Renata pouvait faire de sa bouche. Mais... tout ceci est l'ordre d'un Esclave, vous savez ces merveilleuses créatures, moi...je suis soldat, et je dois défendre... « vos admirables fesses », mais ceci, il se garda bien de lui dire. Je dois vous défendre, et si je m'éloigne de vous, comment faire dans ce cas ? Vaillant émit un petit rire étouffé, trouvant qu'il avait là une bonne excuse pour la suivre un peu partout. Et je ne me pardonnerais pas d'une telle erreur, s'il arrivait une chose si terrible à une femme aussi séduisante que vous ! C'est surtout qu'il serait gravement dans la merde si ça arrivait, et sa chance parfois s'amusait à le maltraiter. De plus, je pense qu'un Esclave de votre maison doit mieux connaître vos goûts que moi, même si je pense que le noir vous irait mieux, mais... ! Ce n'est que mon avis.

Vaillant avait l'art et la manière de se ployer aux autres, lorsqu'il désirait s'imposer. Il frotta ses mains, gardant son sourire niais sur sa face pâle, en espérant que Renata ne remettrait pas en doute la « bonne foi » de ses paroles. Parce que si Vaillant voulait bien combler tous les désirs de la jolie femme, il préférait quelque chose de plus charnel, et de moins superficiel que de courir de droite à gauche pour trouver robe et friandise.

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MessageSujet: Re: Le courage vide les bourses, échangeons-le contre de l'alcool ! [Pv : Renata]   

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