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 Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]

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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyJeu 24 Juin - 21:56

Hey nan c'pas moi j'te jure ! C'est elle qui m'a appelé là, avec son p'tit cul que j'avais bien envie de voir par le goulot. Elle m'a appelé, avec sa petite voix de bouteille : « vide moi ! Vide moi ! Oh come on Zélig ! », alors j'me suis exécuté proprement et simplement. Je crois que j'étais pas tout seul à la base, mais dans la rue par contre je l'étais. Nan mais les prêtres c'est vraiment pas « gna gna gna ascétisme, gna gna gna équilibre intérieur ». Le seul équilibre là que j'ai, c'est entre la quantité de sang et d'alcool qui coule dans mes veines, c'est bien équitablement réparti, mais à part ça j'peux bien aller me gratter. Ceux avec qui j'ai bu c'était des pauvres tâches, des ratichons t'sais. Des fils de pute quoi (ah ah j'peux parler tiens). T'sais on s'est mis dans la carré d'un connard qu'avait la bouteille, pis on a joué aux cartes, j'sais plus. Y avait Bouteille et toutes ses copines, et puis des clopes aussi. J'ai cassé son lit pour déconner ! Il l'a mal pris m'a foutu dehors l'enflure ! Hiii la manipulation des ombres c'est rigoloooo ! Youhouhouuuuu !
Alors j'suis dans la rue et j'prends l'air, c'est ce qu'il m'a dit mon pire ennemie, de prendre l'air. Enfin t'vois, mon pire ennemie, c'est l'intendance, la hiérarchie tout ça. Ils pensent qu'aux thunes et aux trucs comme ça, terrestre, pragmatique, tout ce que tu veux. M'a dit de prendre l'air, alors j'le prend là, depuis une heure comme un gros paumé d'la vie. Y a un connard qu'à voulu me piquer mes thunes parce que j'suis beurré comme un Petit Lu t'vois, donc vulnérable et tout, mais j'l'ai renvoyé biner les choux chez mémé. J'sais pas si ça repousse - les mains - c'est bien con pour lui quand même.
Puis j'ai trébuché sur un gars.
J'descendai des marche tu vois, c'était trop chauuuud ! Elles bougeaient, ces grosses salopes, alors les dernières j'les ai sauté, mais j'me suis mal réceptionné, et un pauvre guss qu'avait rien demandé à personne s'est mangé soixante dix kilos de Zélig dans la gueule, c'est bien con pour lui.

- Ah euh merde euh... Machin euh... viens on baise !

Puis j'ai gloussé comme un con, tu vois, genre rire que tu sens bien qu'y a un gros morceau d'éthanol dedans. Ensuite j'essaye d'allumer une cigarette, mais en rigolant en même temps c'est bien la galère, donc j'm'y prends à plusieurs fois. C'est cool les cigarettes, ça existe depuis pas longtemps mais j'kiffe déjà ! Enfin ça existait avant que j'naisse, j'crois, en fait. J'sais plus, c'est ce genre de question essentielle qu'on connait pas la réponse.

- Allez viens Machin, j'suis sûr t'aime la bite avec des p'tites mains comme ça !

Enthousiasme délirant.
Le rapport logique ? Rien. On a pas encore fait un corollaire entre la taille des mains et le fait de jouer à pousse-caca, mais j'suis bourré hein mec, oublie pas ça... En plus si on regarde sur moi, les mains c'est taillés comme le reste, c'est pas des mains d'fée (ongles rongées et poils sur les phalanges, tout ça). Alors que lui il a des mini mains, un truc de fou ! Enfin j'suis bien content, j'suis en train d'emmerder profond un parfait inconnu, c'est chouette. Puis pour quoi j'fais ça ? Emmerder un inconnu j'veux dire.
Rôh, faut pas commencer avec les questions nazes.

- Azy Machin ! J'tape plutôt dans la chatte d'habitude, mais j'te jure, j'suce bien ! J'ai bien l'entrainement, j'le fais depuis que j'ai six ans !

J'continue à glousser comme un connard, et à un moment dans mes gesticulations (c'est dur de tenir debout, faut bouger tout le temps pour se rééquilibrer en fonction du vent), j'le prends par les épaules, et j'lui chope la fesses droite à pleine main aussi. Tout l'problème, c'est que même bourré, j'reste costaud, alors que lui il passe entre la colle et le papier. En plus il est plus petit que moi, si si j'te jure ! Ma conasse de cape en fourrure, elle fait que me gêner c'est une pute, mais j'aime bien finalement, ça me donne l'air d'un monstre ! C'est pas bien bien taillé jolie bien carré, tu vois, nan ? Nan hein, ben dis toi juste que ça fait hyper classe, et le cuir aussi. P'tète que les cicatrices sur les bras le font moins par contre, mais y fait sombre et y va pas tiquer Machin.
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Heinrich von Markus

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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyMar 29 Juin - 9:20

Heinrich râlait. Plus ils étaient riches, plus ils étaient pingres ! Sa mallette de bois dans la main, il marchait vite en pestant sur ces nantis qui ne voulaient même pas le faire reconduire ! Déjà qu'il avait dû rester tard pour satisfaire les caprices de Monsieur le Père qui ne voulait pas débourser un liard d'or de plus pour le tableau de mariage de sa fille et son gendre. Du coup, Heinrich avait dû rester à se casser les yeux parmi ces pièces éclairées par de trop rares bougies.

Et là, il en était à se demander si chaque ombre de cette demi lune ne recélait pas un brigand ou un filou. Nerveux, il sursautait lorsque les rats traversaient les ruelles juste sous ses pieds en couinant. Comme il regrettait les rues éclairées du centre de la capitale ! Mais entretenir ces lampes à huile publiques étaient coûteux. Et de toute façon, ailleurs du centre, les voleurs qui assaillaient les gents honnêtes passé le coucher du soleil auraient commencé par voler l'huile.

Une porte s'ouvrit, laissant passer des cris de joie imbibés par la bière coupée à la pisse du tavernier. Le bruit de l'ivresse fut remplacé par celui de l'estomac surchargé d'alcool. Heinrich accéléra en s'efforçant de ne pas respirer les vapeurs nauséabondes. Bon sang, c'était promis ! Dès qu'il le pourrait, il irait faire un tour à la campagne. C'était dans ces moments là qu'il se maudissait d'avoir légué la direction de la province à son frère Irenäus. Le vent se mit à charrier les odeurs fétides des usines et les hurlements de la misère.

Il resserra la main sur la poignée de sa mallette usée. Heureusement qu'il pouvait peindre. Un aboiement provenant de derrière les planches d'une petite cour crasseuse le fit à nouveau sursauter. Qu'il avait horreur de ces bestioles ! Pourvu que la porte branlante soit encore vaillante ! Il n'avait aucune envie de se faire mordre les mollee"eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeyyy !"

Sous le choc, il avait lâché son matériel et était tombé à terre. Qu'est-ce qui venait de lui arriver ? Nom de dieu ! Une embuscade ! Il allait se faire égorger puis voler son argent ! Ou l'inverse.

"- Ah euh merde euh... Machin euh... viens on baise !"

Gnéééé ! Rectification : il allait se faire égorger, voler puis violer. Dans quelque ordre que ce fut, cela ne lui plaisait pas. L'autre si, il fallait croire, suivant le rire qui suivit. Un rire un peu... Une goutte de sueur se laissa tomber le long de sa colonne vertébrale. Il se releva rapidement. Finalement, une flamme vint allumer une cigarette et éclairer les alentours.

Bon sang ! Mais il se trouvait face à un homme des cavernes ! Une tête de plus que lui, la fourrure, la peau simiesque, les sourcils à faire rougir d'envie un balais brosse, une barbe qui devait à priori avoir besoin d'être rasée deux fois par jour pour ne pas avoir la gueule d'un repris de justice. Le gueux de première. Heinrich recula d'un pas en fronçant du nez. Purée, mais il puait l'alcool et le sang ce type là ! Le sang. Il était vraiment dans une mauvaise passe. Bon, il fallait qu'il s'en aille. Son pied butait sur sa mallette. Il se baissa lentement en gardant le dos bien droit, de manière à ne pas l'inciter à attaquer. L'autre en profita pour lui annoncer que le plan égorgement, vol, viol serait plutôt du genre viol, égorgement, vol. Perspectives peu réjouissantes.

*Au secours !*

Mais que faisaient les forces de polices ? Toujours à nous emm**der dès que le canasson dépassait d'un quart de poil de sabot la bonne conduite sur la voie publique mais dès qu'il s'agissait de se rendre utile auprès des honnêtes citoyens, ils étaient tous au bistrot !

- Azy Machin ! J'tape plutôt dans la chatte d'habitude, mais j'te jure, j'suce bien ! J'ai bien l'entrainement, j'le fais depuis que j'ai six ans !
*Je m'appelle pas Machin, espèce de bouseux !*

Puis vint une main baladeuse qui annonçait le début des hostilités. Heinrich sursauta puis balança de toutes ses forces sa mallette en visant le menton du gars

"Commence par sucer ça, gros con !"

Allez, dès apparition du choc, il détallerait en grimpant les marches de cet escaliers. Avec un peu de chance, l'autre aurait la flemme de le poursuivre.
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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyMar 29 Juin - 22:39

Et là boum, un truc en bois dans ma gueule. J'ai rien vu venir. Ouais ça fait mal, si tu te posais la question, mais tu sais moi la douleur... J'la sens quand même ! Quand c'est moi qui me l'inflige, c'est moins grave, j'vois venir et j'dédramatise le truc tu vois, mais quand c'est quelqu'un d'autre...
Ça me fout dans une rage folle.
Pas de chance pour Machin-aux-p'tites-mains, j'ai pas la flemme de lui courir après, et bizarrement, même si il a un corps tout maigre tout taillé pour la course, je le rattrape. Il aurait fallu qu'il pense à lourder sa mallette, mais en cas d'urgence – par exemple quand on envoie un coup de bois dans la tête de quelqu'un par exemple – on pense pas toujours à agir logiquement. Je lui tombe donc rapidement sur le poil.
Je tiens à dire à ce stade des actions que la moutarde me monte vite au nez. Surtout quand je suis saoule. J'aime pas l'idée qu'on puisse me frapper sans que j'ai mon mot à dire sur le sujet, et puis j'ai jamais été doué pour la parlotte. Réaction logique de la brute frustrée – tellement clichée – je lui envoie mon poing dans la tronche. Enfin pas là, il était dos à moi, espérant me semer (quel naïf).

- Viens là toi.

C'est ce que j'ai eu le temps de grogner avant de l'attraper à bras le corps. Non je vais pas le violer, c'est pas trop mon genre, pas question de moral mais question de goût. Les gémissements et les pleurs, ça a jamais été très sexy – oui je suis tellement romantique parfois. Je cherche comment décharger ma colère de moyen violent et sans le tuer (tuer gratuitement, ça fait désordre, puis on va me priver de sortie après...). J'aurais bien mis un pain, mais dans le dos je vois peu d'endroit réellement efficace. La nuque et l'arrière de la tête sont à exclure, ça abîme, et puis j'ai les mains prises, faut que je l'empêche de s'enfuir – il a un coté anguille un peu.
Donc, comme je suis saoul et con, j'opte pour l'option le plus logique : Je le mords à la jonction entre l'épaule et le cou. T'imagine la force qu'il faut dans les mâchoires pour arracher un bout ? Il a de la chance que je sois saoul, parce que pour l'instant j'suis un peu mou et j'arrive pas à en avaler un morceau. Du coup j'agite la tête de droite à gauche façon chien con pour lui faire mal. Il doit être un peu pantelant à cause de la douleur, parce qu'il pose pas bien résistance quand je fais ça et j'arrive à le secouer un peu – pas beaucoup.
Une fois que j'ai épuisé cette voie de soulagement, je le jette par terre. Violemment. Ensuite je lui crache dessus, un beau glaire bien épais bien marron qui sent la vinasse. Par terre comme ça, il fait encore plus chétif quand même. Les mèches blanches dans ses cheveux, ça fait pédé, le sang qui coule par contre, ça fait guerrier ça. Mais il fait quand même plus fiote au final.
Puis une fois ma colère tombée, j'me sens tout con.
J'm'accroupis à coté, et j'allume une autre clope. J'l'ai dit, j'ai pas le droit de tuer gratuitement, et si il est pas mort, il doit pas être bien le pauvre. Ça me fait tout le temps ça, de m'évanouir à cause de la douleur. Peut être qu'il est juste sonné... merde. Pourquoi j'ai fait ça ? Quel con ! Faut que j'vois si il s'en sort ou pas, si il reste allongé là il va lui arriver des bricoles. D'un autre coté, si il se relève, obligé il va m'agresser aussi, c'est toujours comme ça, quand vous tapez un truc, il tape aussi.

- Ca va ? Faut te soigner ?

Je lui touche l'épaule, accroupi comme un gros crapaud, avant de reculer précipitamment. On sait jamais si il tape encore. Au pire j'le découpe avec les ombres – la lumière chichement diffusé par les lampadaires est idéal pour la manipulation des ombres – si il est méchant, mais ça m'étonnerait. Dans le doute, je montre les dents, c'est dissuasif (chez les chiens).
Euh... tu penses que j'ai encore mes chances à ce stade là de la conversation ?
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Heinrich von Markus

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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyMar 29 Juin - 23:42

Bon sang ! Qu'y a t-il de pire que de courir ? Monter à toute vitesse des escaliers. Heinrich n'avait pas monté la moitié des marches qu'il se sentait déjà le souffle court, les poumons en feu et les oreilles qui jouent un concerto. Pas suffisant cependant pour que le battement du sang couvre ses bruits de pas. Des bruits de pas qui se rapprochent. Qui se rapprochent trop !

"- Viens là toi."

Puis le peintre se sent ceinturé, facilement soulevé du haut de ses soixante kilos tous mouillés. Encerclé sans plus d'espoir autre que celui de beugler comme un veau. Beugler en se tortillant. Essayer de passer par dessous. Mais plus il glisse plus la prise se resserre. Puis coup final, coup de grâce : coup de dent. Le mugissement de trouille se transforme en un hurlement de douleur. Sentir des dents contre sa peau, percer la chair, le sang couler jusqu'à la clavicule puis tout cela tiré des deux côtés, de l'un puis de l'autre, la chair qui se déchire, qui faiblit, qui faiblit comme la lumière. Noir.

Néant cotonneux. L'odeur de la terre sèche emplit les narines. De la poussière. Agréable. Il se sent bien jusqu'à ce que petit à petit une douleur vienne. Lancinante, par a-coup, comme un hachoir. Elle vient, grandit, prend de l'ampleur, devient omniprésente. Un gémissement rompt le silence des escaliers. Heinrich rouvre les yeux en se crispant. Du bruit. On lui parle. Il tourne la tête. Là. Ce visage. L'homme des caverne, il attends qu'il se réveille. Il grogne, il retrousse les lèvres, il montre ses dents. Des dents recouvertes de sang. Il allait se faire bouffer !

Le peintre ouvre grand les yeux, le visage déformé par le dégoût et la trouille. Un geste, une main qui se lance. Un équilibre qui change vers un autre équilibre. Un nuage de poussière s'envole, passe sur le violeur avec une vitesse trop faible pour l'assommer. L'artiste croit sa dernière heure venue. Mais le nuage continue à prendre de la vitesse et vient s'écraser contre la maison juste derrière. Mal construite, elle tremble sur ses fondations. Une tuile se détache, lentement, puis glisse sur les autres, dépasse la gouttière, tombe et s'écrase. Le choc entre le cuir chevelu et la tuile fut bref. Suivi par un autre un peu plus lourd. Le voleur de cro magnon s'effondre.

Heinrich se redresse, cligne des yeux, ne croit pas sa chance. Toujours en tenant sa main droite contre son cou, il s'accroupit et se relève à demi en direction de la forme. Il ne bouge plus. Il est mort ? Le jeune homme bondit en arrière, presque plus terrifié que pendant la bataille. Il vient de tuer quelqu'un. La suite des évènements lui semblait clair : la découverte, le scandale, la honte. La honte sur sa famille. La honte sur son nom. Son père se retournerait dans sa tombe s'il voyait cela. Il faillissait à tous ses devoirs. Il sentait sa vue se brouiller. Non ! Il ne voulait pas ça ! Il se redressa rapidement, vacilla, d'avoir changé la position si vite. Ca devait être à cause du sang qu'il n'avait plus ou des émotions qu'il avait trop. Tant pis. Il rechercha sa mallette, s'en empara, regarda autour de lui, à gauche, à droite. Personne. Il commença à se redresser et à partir.

"Oh là ! Qu'est-ce qui se passe ici ?"

Heinrich se retourna brutalement. Nom de dieu ! Des policiers ! C'était maintenant qu'ils arrivaient ? Jamais là pour vous sauver toujours là pour vous emmerder ! Heinrich se redressa en essayant de reprendre une allure naturelle.

"Sous le ciel et le soleil, je vous salue."


Bon sang, il avait la voix complètement éraillée ! Il avait trop hurlé.

-Qu'est-ce qui se passe ? Montrez vos papiers !
-Non, pas la peine. C'est mon ami. Il a trop bu et je le ramène chez moi. Mais là, j'ai trébuché, il est tombé, je ramassais ma trousse et je le ramène.
-En effet, il pue la vinasse à plein nez.
-Ouais, il n'a jamais su s'arrêter. Et ne réussit jamais à tenir son verre correctement. Regardez ! Il m'en a foutu plein partout !"

Avec l'ombre de la ruelle, le sang passerait sans peine pour du vin. Heinrich se dirigea vers le corps et passa une main par dessus son épaule. Dieu qu'il était lourd ce type !

"Je peux y aller, messieurs ?
-C'est suspect, tout de même, Al, tu crois pas qu'on ferait mieux de les emmener au poste ?
-Attends, c'est bientôt l'heure de la relève, tu veux te taper toute la paperasse ?
-Vous pouvez y aller, citoyen.
-Merci."

Heinrich s'éloigna aussi naturellement que possible tout en remerciant la planète entière de la chance qu'il avait eu. Hors de la vue des deux policiers, il commença à ployer sous le poids. Rapidement, la terre vint l'aider à porter ce fardeau inanimé. Heureusement, il ne se trouvait plus si loin de l'atelier et rapidement la porte s'ouvrit. Tout était calme. Son maître devait être ailleurs cette nuit là et les apprentis dormaient dans un bâtiment à part. Et lui, se retrouvait avec un cadavre sur les bras. Ou plutôt sur le sol. Il déglutit. Une solution ! Une solution ! Que devait-il faire ? Si jamais on le découvrait... Si jamais son maître rentrait ! Les mêmes visions revinrent : scandale, honte. Il devait s'en débarrasser ! La poussière porta le corps jusqu'à la baignoire et vint le déposer en douceur.

Heinrich s'éloigna et alla dans la grande salle où se trouvait une multitude de chevalets. La pièce centrale à leur art. Il s'éloigna du centre et se dirigea vers un petit placard fermé à clef. Il tira un peu sur le cadenas et fit demi tour jusqu'à la cheminée. Là, il s'empara d'une clé et vint ouvrir la porte. La main tremblante, il dut s'y reprendre à deux fois. Il avança dans la petite pièce. Une multitude de bouteilles jonchaient le sol. Il en vit une. Grosse, recouverte de paille tressée pour éviter les chocs. Elle portait une étiquette usée par les frottements et l'âge. Il savait ce qu'elle contenait. Il la prit en la tirant sur le plancher. Elle était lourde, presque remplie. Il arriva dans la salle de bain et la souleva. Il avait gardé ses forces pour cela. Il la posa sur le bord de la baignoire, enleva le bouchon et commença à basculer la bouteille. Sur l'étiquette, on pouvait maintenant lire 'acide'.

Edit(Uriel) : J'aime bien, la référence (Al), mais bon... 'police' ? 'papiers' ? J'ai envie de dire "la Garde" et "qui êtes-vous ?" N'oublions pas que tout le monde n'a pas de carte d'identité. Bah, tout le monde ne sait pas lire... Donc, reste dans le contexte. Sinon, chouette le RP (c'est cool, en tant qu'Admin je peux m'incruster partout et faire des commentaires... ^^)

[réponse à l'édit : t'as vu l'heure où j'ai posté ça ? Évidemment que ça me paraissait moderne comme paroles ! Mais je ne savais plus ce qu'il y avait d'antique. Viens pas m'embêter ! *tire la langue et va bouder* -et, euh, je pense même pas en fait, qu'il existe des cartes d'identité du tout. Ca me gênait hier mais bon... *retourne bouder*]

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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyJeu 1 Juil - 9:22

Un bruit, je relève un peu la tête, et il fait soudain tout noir.

Je me réveille très doucement dans une baignoire, sans trop savoir où je suis. Je regarde en haut, Mr Petite Mains tient une bouteille au dessus de ma poitrine, et est en train de commencer à verser.
A partir de là, tout devient réflexe.
Je me précipite hors de la baignoire, et mes fringues – au niveau de mon ventre, un peu sur le coté, le foie disons – font « pchiiiiit », un peu comme de l'aspirine qui se dissout. Dans mon dos aussi ça fait ce bruit là parce que pour sortir de la baignoire je me suis retourné. Je fais pas bien gaffe et enlève plutôt le sang qui menace d'obscurcir ma vision – ben oui, j'me suis pris un truc dans la tête apparemment.
Puis là c'est ma peau qui fait « pchiiiiiit ».
Là, d'un coup, tu révises tes priorités ! Genre enlever ses fringues. J'ai jamais enlevé mon haut aussi vite ! Ensuite j'hésite entre me rouler par terre en hurlant, ou me frotter contre le mur en hurlant. Finalement, j'opte pour me frotter frénétiquement la peau avec une serviette en hurlant. D'ailleurs je frotte bien : La peau part aussi.

- AH PUTAIN MAIS AH MAIS MEEEEERDE !

Chouette dialogue.
Au bout de quelques secondes très intenses de frottage frénétique, tout est parti, la peau, le poison, le sang, tout ! … D'ailleurs, pourquoi un bout de moi a décidé de se désolidariser du reste ? Je lance un regard soupçonneux à Mr Petites Mains et à sa bouteille, je crois qu'il y est pas pour rien. Mais qu'est ce qu'il y avait dans sa putain de bouteille de mes couilles ?! Je lance rageusement la deuxième serviette – pas que con, j'ai pas pris la même serviette pour tout essuyer... - par terre avant d'aller coller une magistrale baffe à l'autre con, et lui piquer sa bouteille. C'est la mienne maintenant ! Avec des effets pareils, je te garantis que je vais la tester pour mes pantins. D'ailleurs, ça serait bien le moment d'appeler celui que j'ai en ce moment...

- C'est quoi ?

J'aboie dans sa direction, tout en pointant la bouteille. Ouiiii il y a une étiquette, effectivement, mais euh comment dire... lire c'est toujours un peu compliqué, je pratique pas souvent – j'ai pas de raison de le faire – et puis c'est une typographie un peu désuète, j'ai pas l'habitude... c'est pareil, c'est pour ça qu'il y a toujours des connards de scribe derrière mes basques, c'est parce qu'ils savent bien que je vais pas écrire moi même mes compte-rendus. Enfin oui, je sais lire/écrire/compter ! Tu me prends pour qui ?! C'est juste que je retiens pas ce qui est inutile dans mes recherches. Les Ecritures, je les connais hyper bien par contre, j'ai un peu de mal à tout comprendre les mots, mais j'm'en sors. Faut dire, si j'les connais pas, j'suis un peu dans la merde quand même.

Enfin tiens, d'ailleurs, en parlant d'enseignement, j'vais vous poser un problème : Comment Mr Petites Mains, cinquante cinq kilos tout mouillé – je mesure son poids à vu de pied hein – peut porter Zélig Faoiltiarna et tout son bordel avec ses petits bras, tout seul, jusqu'à ce que je suppose être chez lui ?
Réponse : Il peut pas.
On en conclue donc qu'il est pas tout seul.

- Putain... OU EST LE TYPE QUI T'AS AIDE A ME PORTER ?!

Soudain, les ombres se solidifient, c'est une menace. Si il me dit pas rien que la vérité toute la vérité, il va finir transpercer de toute part. J'espère qu'il en a conscience. Un pantin apparaît dans le coin aussi – ils ont pas trop de difficultés à se déplacer, en fait – ma fille restera seule quelques instants, ça me fait mal au cul mais j'en ai besoin.
Elle est vachement sale sa salle d'eau quand même à Machin.
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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyMer 7 Juil - 23:59

Nom de dieu ! Les morts se lèvent ! Tellement surpris que 'son' mort se remette à bouger, Heinrich reste tétanisé, bouche grande ouverte, à tenir encore sa bouteille sur le rebord de la baignoire. Des yeux, il suit les mouvements du voleur des cavernes sans vraiment trop les voir. Il enlève ses peaux de bêtes, il s'essuie, il gueule, il sautille dans tous les sens se tortille, il ne le voit pas. Il bouge, il n'est pas mort, il ne l'a pas tué, seul cela compte. Pas de scandale. Pas de honte, pas de père qui se retourne dans sa tombe. Il bouge. De sa bouche encore grande ouverte, Heinrich commence à sourire. L'aider à enlever l'acide ? L'idée ne lui ai même pas venue à l'esprit. Il bouge.

"SHBAFF !!!"

Il bouge trop finalement. Heinrich relève la tête en se frottant la joue. Ses yeux se rouvrent sur la mine furibonde de l'homme de cro magnon.

"- C'est quoi ?
-Bin euh... Une bouteille ?"


Quoi t'en a jamais vu avant, pôv' con ?

Malheureusement, s'il pensait bien ces paroles, il n'avait aucun courage pour le dire. Après tout, maintenant, c'était cet homme qui tenait l'acide. Et lui était à terre encore étalé sur le plancher souillé par la peinture en train de se tenir la joue. Puis finalement, il se fige, réalise quelque chose et pose une autre question. Heinrich fronce les sourcils de stupéfaction. A ce moment là, le bras qui le soutenait par terre rencontre une drôle de sensation. Comme s'il était plongé dans une brume dangereuse et glacée. Une sensation qui lui disait quelque chose déjà. Il se retourna pour regarder le sol.

"Par les gonades des saints versets !"

Jamais Heinrich n'aurait cru pouvoir faire un bond pareil. Il était maintenant debout, dos au prêtre en train de regarder les ombres se solidifier, prendre forme, devenir menaçantes comme animées d'une vie propre. des animaux sauvages sous l'ordre de cet australopithèque. Le peintre se retourna l'air complètement étonné et les mots fusèrent :

"Mais ? Depuis quand les prêtres ont une telle gueule de macaque arriéré ?"

Les yeux du peintre se révulsèrent un instant en se rendant compte de ce qu'il avait dit. Ses mains vinrent se plaquer sur sa bouche comme celles d'un petit enfant qui se rend compte qu'il venait de dire une bêtise. Car la bêtise, Heinrich la sentait bien venir. Ou du moins ses conséquences. L'épisode dans le réfectoire avec le Haut Prélat ne lui avait pas laissé de bons souvenirs. Et là, les ombres se faisaient autrement plus tranchantes. Puis le peintre fronça les sourcils. C'était quoi ce machin là, derrière le prêtre ? Un deuxième type ? Il était bien bizarre. Mais depuis quand était-il là ? Nom de Dieu, est-ce qu'ils savaient qu'il était un hérétique ? Pourvu que non ! Pourvu que non !

Les ombres s'agitèrent à nouveau comme les tentacules d'un animal furieux. Une s'élança et vint fendre la faïence de la baignoire. Heinrich sentit ses genoux commencer à trembler. Mais il ne voulait pas finir comme ça, lui ! Il voulait mourir dans son lit entouré de ses petits enfants sur les terres familiales ! Comment pouvait-il échapper à ça ? Apeuré, il se détourna coûte que coûte de la baignoire pour regarder à nouveau le prêtre. Entre ses doigts, les mots s'échappèrent en tremblant :

"Vous... Vous pouvez répéter la question ?"

Bin quoi ? La trouille lui avait vidé le cerveau, il n'avait pas le droit peut-être ?
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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyJeu 8 Juil - 11:33

L'appellation « macaque arriéré » m'a fait sourire – de mon fameux sourire de mangeur de bébés et de petits chatons. Oui, je suis vexé, personne n'aime qu'on le traite de moche, j'vois pas ce qu'il y a de choquant dans ma réaction. En plus c'est pas vrai, y en a qui me trouvent bien, physiquement. Et non, ils ne sont pas aveugles.
Donc du coup, je l'emmerde, ce sale con qui me trouve moche.

- D'où tu m'traites de macaque grosse pédale ?

Mais il en a rien à foutre de ce que je dis, parce que là apparemment il est traumatisé par les ombres. J'ai toujours cru que ne pas savoir les manipuler était un signe de retard mental, peut être parce que j'ai grandi avec que des gens qui savaient faire ça, et que apparemment je suis moi même bon là dedans – faut voir ce que ça me coûte aussi. Du coup, si un « macaque arriéré » peut le faire, n'importe quel abruti des vingt provinces devrait y arriver aussi, même si il lui manque un hémisphère du cerveau.
C'est dire l'estime que je me porte, parce que dans le fond c'est pas entièrement faux le fait que je suis un macaque je pense.
J'ai l'alcool triste un peu.
Et en plus, Mr Petites Mains est con. Il comprend pas ma question, il fait genre, c'est p'tète pour donner du temps en rab à son petit copain qui l'a aidé à me porter ? Il appelle peut être la garde... Putaiiiin j'vais me faire engueuler !

- Bon, écoute tarlouze : T'as pas pu me porter tout seul jusqu'à ta putain de baignoire alors que t'es une grosse fiotte toute maigrichonne, alors tu vas me dire qui c'est ton connard de pote que j'puisse faire sa connaissance et le remercier de t'avoir aidé à me dissoudre... Et si tu m'fais encore profiter de ton humour de merde qui sert à rien j'te coupe la teub pour t'apprendre à fermer ta gueule, c'est clair ?

Non mais il est chiant avec son pseudo-humour de merde là, du style me traiter de macaque. J'espère qu'il ne se croit pas drôle, sinon 'doit y avoir une sacrée ambiance quand il est en soirée...
J'essuie le sang qui coule encore devant mes yeux. C'est pas comme si j'étais blessé à la tête, au ventre et au dos, mais si quand même. La perte de sang est (pas encore) préoccupante cela dit. Ce que le liquide a rongé saigne pas tellement, mais putain ça me lance... Je mets les doigts dessus, et ça pique encore plus, c'est pas très grand comme surface mais putain c'est impressionnant quand même, ça fait un genre de brûlure. Du coup j'me tripote la plaie comme un con, pour voir. Faudrait que ça saigne franchement, ça ferait moins mal. La tête préfère pas y toucher, paraît qu'on peut mourir d'une blessure à la tête, ça serait bien con quand même.

- Tu vois, tu m'aurais dit simplement non au lieu de jouer à la pucelle effarouchée, j'me serais tiré et j'serais pas en train de me demander si j'dois te vider de ton sang ou pas. J'vais m'faire engueuler si j'le fais...

Regard lassé, style « putain y sont méchants de m'empêcher de découper des trucs quand même ». J'parle trop, ça m'arrive pas si souvent, alors profite. Le pantin est quant à lui en train rester immobile dans un coin de la pièce, menaçant. Il doit pas savoir ce que c'est, ni qui je suis – normal il est pas prêtre, il peut pas connaître ma super réputation. C'est bien con pour lui.
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Heinrich von Markus

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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptySam 10 Juil - 10:03

- Bon, écoute tarlouze :
*Mais ! Ch’uis pas une tarlouze !*
- T'as pas pu me porter tout seul jusqu'à ta putain de baignoire
*Bien vu mon cochon, et alors ? *
- alors que t'es une grosse fiotte toute maigrichonne,
*DE QUOI ?!!!!*

La peur qui avait submergé le petit peintre se trouva chassée de son esprit à grand coups de bottes par la colère. Son visage avait résolument changé d’expression, ses yeux se plissaient sous la colère, ses poings se serraient et son corps se raidissait. Néanmoins, il attendit la suite.

- alors tu vas me dire qui c'est ton connard de pote que j'puisse faire sa connaissance et le remercier de t'avoir aidé à me dissoudre...
*Bin bien sur. J’m’imagine trop : J’ai utilisé l’énergie de la Terre –chose strictement prohibée- et je l’ai utilisé pour transporter le cadavre. Bin tiens, je vais dire ça à un prêtre qui sort de la préhistoire peut-être ? J’veux mourir dans mon lit, j’ai dit, mince !*
-Et si tu m'fais encore profiter de ton humour de merde qui sert à rien j'te coupe la teub pour t'apprendre à fermer ta gueule, c'est clair ?

La bouche du peintre se pinçait d’énervement. Pour un peu, il aurait bien voulu arracher la tête de ce pouilleux en robe d’un seul coup de dent. Hors de question qu’il ne raconte la vérité. Mais dire quoi ? Gagner du temps. Le peintre se campa sur ses deux jambe et tendit un index vers le plafond :

« De un, grande girouette, faudrait savoir !!! Je suis une fiotte grosse ou maigrichonne, bordel ? De deux, » son pouce se leva, « tu connais pas ton alchimie de base, pouilleux ? Si tu veux arrêter l’action de l’acide, vaudrait voir à le diluer avec de l’eau !! » Le peintre fit un pas vers l’arrière, attrapa le seau qui servait à tirer l’eau du puits de la cour et le jeta dans les bras du prêtre. Puis il leva le médius « De trois, t’as pas intérêt à me transpercer avec ta putain d’ombre de mes deux sinon je te jure que ton grand ponte de patron te foutra en taule jusqu’à ce que les vers te bouffent par le trognon ! »

Il s’arrêta, le regarda dans les yeux, les dents toujours serrées. Bon, maintenant, c’était du quitte ou double. Soit l’autre oubliait sa douleur et il pouvait dire bonjour aux pâquerettes par la racine, soit il avait mal et préfèrerait arrêter la brûlure. Mais avait-il assez mal ? C’était ça la grande question. Mmmh, on pouvait aussi lui rappeler la douleur. Après tout, ils se trouvaient tous les deux dans une salle de bain ici. Il y avait moyen de faire quelque chose. En espérant aussi que ce type n’était pas aussi sensible que le susnommé foutu Uriel d’Arken à son utilisation de la Terre.

Heinrich se redressa, pencha un peu la tête sur le côté en regardant le prêtre des cavernes. Dans son dos, sa main gauche fit basculer un équilibre vers un autre. Soudain, une grosse question lui vint à l’esprit. Est-ce que les sels de bain avaient la même action sur les blessures que le sel de cuisine ?


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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyDim 25 Juil - 13:35

Hé voilà, j'ai parlé j'aurais pas dû, maintenant il se lance dans des monologues lui aussi, et je suis trop con pour réfléchir et écouter en même temps, surtout que je bloque sur le sens du mot girouette... Une « grande girouette »... c'est insultant mais je vois pas en quoi, sans doute parce que j'ai pas la moindre idée de ce que ça peut bien être. D'après le contexte, ça veut p'tète dire « mec qui se prend de l'acide dans la gueule », mais j'préfère pas trop m'avancer.
Moralité : Des fois, faut mieux fermer sa gueule. Les gens ont la sale manie de répondre quand on leur parle. Moi j'fais partie de cette catégorie de gens qui s'occuperait pendant des heures si on leur donnait une feuille avec marqué des deux cotés « retournez », alors commencer à me parler par métaphore et tout... c'est la fin des haricots quoi. J'pensais que j'avais une tête de singe et que ça se voyait que j'ai un QI d'huître morte, mais non.
Nan sérieux, ça m'a démonté le mot « girouette » quoi.

En plus, je voudrais pas faire celui qui se plaint, mais j'ai drôlement mal. Bon, évidemment, passé un certain stade de folie, des choses comme la douleur ou la faim peuvent devenir un agréable fond sonore pour l'esprit humain, mais j'ai mal quand même parce que c'est pas moi qui l'ai fait. Faudrait que je vous explique un jour pourquoi quand c'est moi ça fait pas mal, mais là on a plus urgent à faire, comme arrêter de se dissoudre.
… de l'eau ?

J'pensais que ça arrêterai de se dissoudre tout seul moi, le produit à l'air perd peut être de son efficacité... et puis j'ai bien frotté avec des serviettes. Enfin faudrait mieux que j'arrête les théories, comme dit Monsieur-P'tite-Mains (y paraît que la taille des mains est proportionnelle à... enfin c'est sans doute qu'une légende urbaine), faut diluer (j'le connais ce mot là !) l'acide. La tapette me lance un seau, que j'rattrape d'un geste pas très élégant. Dans ma foulée de bouger, je m'essuie le sang des yeux (j'suis blessé à la tête j'te rappelle), faudrait que je m'occupe de ça aussi, ça saigne toujours beaucoup le cuir chevelu, je sais pas pourquoi. En plus c'est placer genre vers devant, donc ça me coule dans les yeux c'trop chiant.
C'est p'tète l'alcool qui m'anesthésie un peu, j'sais pas, parce que la plaie que j'ai au ventre continue de se dissoudre et j'suis pas encore évanoui, ça commence à saigner.

- Ben montre moi ton putain d'puits.

Ouais, avant que j'cane.
Malgré ma demande de conduite, j'pars quand même devant, comme si je connaissais le chemin. Bah oui, déjà d'une, les puits ont pas l'habitude d'être planqués, de deux j'suis pas encore assez con pas savoir que ça se trouve dehors. Après une descente d'escalier et quelques regards inquiets, je trouve la porte d'entrée. Bon, trouver un point d'eau – pas forcément un puits, un point d'eau quoi. Mais marcher et tout, ça m'fous des vertiges, c'est l'coup à la tête p'tètre. J'suis pas si immortel que ça.

- Bon il est où ?

Il m'a pas trop fait chier le pédé jusque là, peut être parce que j'suis plus très agressif – ou alors mon pantin en ombre est réellement dissuasif – mais maintenant il est temps qu'il se manifeste.
J't'ai dit que j'me mutilais régulièrement ? Ouais, donc les plaies disparaissent pas en deux jours tu vois, et là j'ai des points de suture (oui j'y vais un peu fort) à la cuisse. Et j'me suis bien penché en avant (je suis petit) pour voir le bordel dans le puits et attraper la corde. J'me suis trop tordu pour pas que mon ventre blessé frotte trop à la pierre, j'me suis trop penché, et ma cuisse a trop travaillé et...
Ben des points ont sauté.
Et du coup j'ai replié ma jambe en vitesse à cause de la douleur, j'ai poussé un cri (qui s'apparente un peu à celui d'un animal pas content, comme un peu tout chez moi en fait) et en relevant ma jambe – et en quittant le sol donc – la majorité de moi poids est passé par dessus bord et...
J'te jure j'ai fait des moulinets avec mes bras, ça a rien changé.

- Ah meeeeerde - plouf - euh putain.

Ça règle au moins la question de l'acide.
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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyMer 6 Oct - 21:39

[Je suis très désolé pour le retard. Je m'excuse.]


Un espèce de rire gêné s'éleva des lèvres d'un Heinrich médusé. Il se tenait là bras ballants à revoir passer la scène au ralenti. Il eut un doute. En fait, la tuile qui lui était tombé sur la tête l'avait plus amoché que nécessaire. Ou alors, c'était son ange gardien qui lui tournait résolument le dos. Là, il devait même carrément en train de fumer une substance illicite et de se prendre pour une chaussette usagée avec des ailes. Autant de malchance, c'était tout de même assez incroyable. Bon, lui non plus n'avait pas eu une soirée des plus agréables.

Et pendant que son esprit s'amusait à contempler les choses, le macaque mouillé barbotait dans le puits en crachant tout ce qu'il pouvait de ses poumons : eau et marmonnement plus ou moins bruyant y passaient. De toute façon, la scène n'avait pas été des plus silencieuses. Alors que Heinrich était en train de se demander si, au final, il ne valait mieux pas laisser ce prêtre se noyer -au risque d'une contamination bactériologique de l'eau- quelques bougies allumées venaient s'inquiéter dans les environs.

Les ombres dansantes qui éclairaient la boue de la cour et les pots vides qui y étaient entreposés vinrent s'arrêter sur le visage crispé du peintre.

"Maître ? Qu'est-ce qui se passe ? demanda un apprenti
-Il y a quelqu'un dans le puits ! s'exclama un autre en se penchant au bord de la margelle."

A la vision de cet élève, Heinrich se réveilla de cette torpeur stupéfaite qui l'avait saisi. Il avança à grand pas vers l'élève qui se penchait et l'écarta d'un mouvement de la main comme il aurait pu le faire pour une mouche vraiment énervante.

"Ôte-toi de là, Eloïc ! Retournez vous coucher ! Je ne veux pas vous voir avant demain matin !"

Après quelques hésitations et d'étranges regards qui alternaient entre le puits et le peintre, les apprentis s'en vinrent comme ils étaient venus : en pyjama et suspicieux. Heinrich resta, dos au puits, les poings sur les hanches à les regarder fermer la porte qui menait à leur logis. Puis il poussa un soupir, s'appuya d'une main sur la pierre et lança à tout hasard :

"Si tu barbotes encore, tiens quelques instants encore je vais chercher de quoi te sortir de là."

Alors qu'il s'en allait vers un des bâtiments, il jugea que c'était là un excellent moyen de justifier au moins une des questions gênantes que le prêtre lui avait posé avant. Il revint quelques instants après d'un pas léger quoique emprunt de la lassitude de la soirée. Il fit un large nœud au bout de la corde qu'il tenait et le lança dans ce trou lugubre et noirâtre.

"Met ça autour de toi, je te hisse"
*Évite juste de mettre ça autour de ton cou. Quoique...*

Puis, après quelques instants, il fit appel à son pouvoir de la terre pour qu'il l'aide à faire grimper le prêtre. Bien sur, il guetta l'instant où le bout d'un museau se pointerait hors des pierres pour faire semblant de tirer sur la corde d'une manière plausible. Il eut un premier geste de venir aider le prêtre à se sortir définitivement du puits puis, après un faible mouvement, il se ravisa immédiatement.

*Après tout, on a pas élevé les cochons ensemble et à cause de lui, j'ai gâché pas mal d'un bon acide qui était encore très bon.*

Bref, il restait là bras croisé, campé sur ses deux jambes à regarder la tête penché cet homme qui avait finalement quelques relents de cabot mouillé.
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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyJeu 7 Oct - 17:34

La flotte s'est rapprochée à toute vitesse de moi et j'ai enfin pu la voir de près. Et l'explorer. En me retournant à gestes frénétiques (oui parce que je suis toujours sous l'eau là), j'ai pu enfin contempler vaguement de la lumière venant d'en haut (l'éclairage des gens je suppose). Je barbote dans cette direction là (un peu hein, c'est un puits, pas la fosse des Mariannes), et mes poumons qui ont rien compris au film me font mal. Autre talent utile que je n'ai pas : la nage. Y a pas de piscine dans le monastère, pas de raison que j'apprenne hein ? Au moins, se noyer, ça présente l'avantage de dégriser.
Une fois sorti de l'eau, je m'agrippe comme un chaton mouillé aux pierres en saillie, au bord. Le problème, c'est que je suis trop paniqué pour utiliser les ombres pour me remonter, et puis il fait trop noir aussi. Je tousse à fendre l'âme et j'éternue pour évacuer toute l'eau parasite, tout en agrippant de tous mes ongles cette putain de caillasse, parce qu'à la sortie du printemps, j'ai pas pied dans un puits. Et j'crois que vu que mes points de suture ont allègrement explosé, j'suis pas tellement en mesure de tenir sur mes jambes non plus. Et j'suis à moitié bourré (on se débarrasse pas d'un taux d'alcoolémie pareil par l'œuvre de l'Ombre).
Puis Machine me dit qu'il se casse.

- HE NAN REVI... KOF KOF KOF.

Ouais parce que se noyer au fond d'un puits, c'est pas ce que j'appelle une situation rassurante où tu savoures la solitude, tout ça. J'suis tout mouillé j'vais me faire engueuleeeer. Remarque, un prêtre bourré qu'à fait un tour dans le fleuve, en soi, c'est pas une rareté. Les puits c'est plus rare, certes, mais personne a à savoir que j'suis allé dedans. Bon ben ça va alors. J'peux continuer à me vider allègrement de mon sang au fond, tout va bien.
Une corde tombe du ciel.
J'la tiens avec mes petits bras (s'tu crois que je vais pousser l'indignité à la mettre autour de moi hein, tu sais quoi faire de ton doigt), et j'me fais hisser. J'vais enfin voir le copain qui a aidé truc à me porter, parce que me soulever alors que j'suis gorgé d'eau comme une éponge, c'est pas Petit Machin qui va faire ça tout seul. Même mes cheveux ils sont lourds à cause de l'eau, c'est tout le problème des dread ça, ça absorbe bien.* Et ça supporte mal le lavage, faut mieux faire ça euh... une fois par mois ? Ouais du coup j'sens un peu le chien mouillé, et pas le petit tout mignon hein, le gros qui bave partout et qui pue de la gueule. Ceux qui me traitent de singe (ou autre animal au faciès gracieux et à l'intelligence proverbiale) auront un nouvel argument pour le faire !*
Donc grâce à mes bras tout musclés dans le dedans (ose faire un bras de fer avec un orang-outan), j'ai pu remonter le bord du puits de façon assez apocalyptique – l'eau qui dégouline de partout, les cheveux dans la gueule, tout ça – avant de m'écraser lamentablement sur le sol. Heureusement que j'me suis pas pris les parois en tombant, j'aurais plus m'en sortir plus mal que ça.
J'me relève avec la grâce d'un pingouin crevé, et appuyé d'une main sur le rebord de ce putain de puits, une jambe élégamment surélevée du sol façon chien boiteux (j'vais pas appuyé dessus alors que l'arrière de ma cuisse ressemble à de la viande à steack, avec les fils dessus), je dis :

- T'as pas des putain d'bandes ? J'me suis fait mal.

Soyons lucides, j'vais pas rentrer au monastère à cloche-pied, et de toute évidence les gouttes chaudes qui me coulent le long de la cuisse et qui imbibent mon futal ne sont pas de l'eau.

* Ouais, pendant que t'étais pas là, j'ai décidé que Zélig avait des dread (ouais j'aurais pu me fixer avant, mais l'état capillaire de mes perso euh... m'en fous ?). Il pouvait pas avoir des petits pics comme sur l'avatar, ça aurait été ridicule...

* Parce qu'on peut oser supposer qu'Heinrich est pas le premier à remarque que Zélig a pas inventé le fil à couper le beurre.
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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyMar 12 Oct - 16:35

Déjà tombé (et pas du ciel), le pingouin encore vivant se mit à jaboter immédiatement. Tout cela pour demander... Des bandes. Cela faisait peut-être partie du matériel de secours. Heinrich hésitait à parler de matériel de premier soin dans ce cas là. Mais il n'avait aucune idée s'il en avait dans l'atelier. Et il n'avait aucune envie de chercher. Cela dit, la politesse lui exigeait de lui répondre assez rapidement :

"Je ne pense pas que nous en ayons. En général, ici, on se blesse peu. Mais quand ça arrive, on les emmène chez le rebouteux du coin."

Le peintre tendit un peu le cou, pencha la tête et se demanda pourquoi il avait besoin de bandes en fait. Il osa avancer :

"Mmmh, par contre, si vous vous êtes fait mal en tombant, je dois avoir une huile d'ortie quelque part. C'est radical pour les chocs."

Mais qu'est-ce qu'il racontait lui ? Soudainement, il n'avait qu'une envie, c'était de voir cet énergumène partir afin qu'il puisse se coucher et dormir tranquillement. Pourquoi il n'envoyait pas ce type sur les roses au final ? L'image de la tuile qui tombait et de la bouteille d'acide lui revinrent en mémoire. Honneur, Devoir. Il soupira. Il y avait des moments comme celui là où l'hérédité lui pesait de trop et où il aurait bien voulu avoir plus de liberté. Plus de liberté pour peindre, pour utiliser son pouvoir comme il le voulait, pour pouvoir faire ce qu'il voulait et ne pas avoir à toujours penser à la bienséance et à l'honneur. Son jeune frère se délectait là dedans, lui se demandait comme il pouvait faire. Heinrich soupira bruyamment. Comment il pouvait faire pour que l'autre s'en aille ? Et si l'homme de cro magnon se voyait relégué au rang de patate ? Une pomme de terre chaude, pour relever le niveau.

"Mais si vous y tenez vraiment, je peux envoyer chercher ce rebouteux et le faire vous ramener dans son échoppe."

Et comme ça, lui, aurait la paix. Il fallait avouer que cette solution était d'autant plus séduisante qu'il y en avait deux à proximité. L'un était très correct et les malades survivaient souvent à leur mal, ils survivaient nettement moins à la facture par contre. Le second lui avait plus de difficulté à éloigner sa clientèle de l'état cadavérique. Il suffirait d'aller quérir le second et comme ça, il n'y aurait plus jamais aucun problème ! Plus de honte à craindre, pas de plaintes non plus et en plus, ça faisait un problème de moins. Que ce problème soit un prêtre ou un simple gueux puant ne changeait au final, plus grand chose. Cela lui semblait maintenant une bonne solution.

Il n'y avait plus qu'à espérer que l'autre ne demande pas autre chose -après tout si on y réfléchissait, pour faire des bandes, il suffisait d'un vieux draps et d'une bonne paire de ciseaux, objets qu'il possédait en quantité dans les bâtiments- et qu'il accepte de se faire emmener par ce médecin.
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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyMer 13 Oct - 13:18

Je plisse les yeux, il me parle d'un « rebouteux », mais je sais pas ce que c'est. Je suppose que c'est un genre de médecin. Un mec dangereux donc. Ai je envie d'aller chez un mec dangereux alors que l'arrière de ma cuisse a joyeusement explosé ? Non. Surtout que j'vais devoir me mettre cul nu (l'arrière de la cuisse, c'est près du cul j'te signale) devant un type que je connais pas. Voir même devant Petit Machin (quand je disais vouloir le sucer, c'était pour déconner tu sais), que je connais pas non plus à la réflexion. Et même si j'les connaissais, j'voudrais pas. Tout ce qui est chez moi entre le nombril et les genoux ressemble à un champ à peine labouré (j'exagère à peine), c'est pas un spectacle pour ma dignité. Franchement, qu'est ce qu'il y a de pire que de se foutre cul nu devant un obscur connard qu'a une profession qui ressemble au nom scientifique d'une verrue ? Un repas chez mon demi-frère, je crois, mais c'est vraiment du très haut niveau. En général ma connasse de belle-soeur (moche et stérile) me pose des questions du style « quels sont vos champs d'investigation en matière de magie en ce moment ? » et moi j'réponds que j'suis pas dans l'agriculture et ça fout un gros blanc. Pis après ils font des blagues sur moi et j'fais semblant de pas comprendre.
Mais bref.

- Nan nan c'pas un choc, c't'un point de suture qu'a sauté, c'pour ça qu'chuis tombé d'ailleurs.

Je le regarde avec mes petits yeux humides (forcément, j'ai fait trempette dans un puits j'te signale). Il veut encore me foutre chez un « raboteur », ou peu importe comment ça s'appelle. Un mec qui veut voir mon cul quoi.

Bref, si un jour vous vous sentiez de bonne humeur, voir même disposé à tripoter votre prochain, allez chez Petit Machin, dégrisage garantie et dépression chronique assurée. En plus, j'ai même plus envie de défoncer un mec capable de me porter à lui tout seul hors d'un puits (on note l'absence de potes), c'est un coup à me prendre une bonne branlée.

- Nan j'y tiens pas au raboteur, j'sais même pas ce que c'est. J'me casse.

Grande respiration, je bombe la poitrine, prêt à me lancer à cloche-pied dans le monde. J'lui ai peloté les fesses, il m'a assommé, acidifié, j'me suis jeté dans un puits, j'crois qu'on peut arrêter le tir là nan ? Il aime peut être pas la bite finalement, pas la mienne en tous cas.
Avec toute la dignité possible, je sautille vers ce que je suppose être chez moi. J'espère que je vais pas claquer en route, ça serait embêtant. Ma progéniture serait toute seule face au monde, déjà... un de ces rêves éveillés plus vrai que nature me traverse la tête soudain, avec un rideau de neige épais, le froid, la boue, et ma fille au milieu en train de mendier à manger, et moi qui croyait pas avoir d'imagination, les milliers de façon de mourir d'une enfant de cinq ans me traversent la tête à une vitesse stupéfiante, avec plein de petits détails morbides comme le bruit de son minuscule crâne qui se brise sous les sabots d'un cheval ou le son rauque d'une respiration prise de pneumonie, qui l'étouffe et la tue.
Les larmes me montent aux yeux, tout seul comme un con, avec la jambe en berne, je suis sur le point de pleurer la mort fictive de ma fille.
Bon, tant pis pour ma dignité bafouée et tout ça, faut vraiment que je demande des bandes sinon je vais trouver fictivement le corps de ma fille sur la voie, brisé en mille morceaux, toute la soirée et ça va vraiment pas me mettre de bonne humeur.

- Vous avez pas, juste des putain de bandes ? Vous m'avez foutu de l'acide sur la gueule, j'peux quand même avec un pauvre bout de machin connard !
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Heinrich von Markus

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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyJeu 14 Oct - 21:50

Heinrich était prêt à sauter de joie !

*Enfin, il s'en va, il s'en va !*

Mais hélas éducation et circonstances le retinrent de cet éclat de bonheur éperdu. En effet, après trois petits sauts assez pathétiques, n'ayons pas peur des mots, il s'arrête. Il reste un certain temps en équilibre précaire, la jambe un peu levée et pliée lamentablement. C'eut été un cabot, on aurait parié qu'il se serait mis à pisser. Après tout, vu sa tête, on pouvait des fois douter de son appartenance au genre humain.

Avec un petit soupir de soulagement, Heinrich l'entendit commencer à parler. Ce dernier fronça les sourcils. Ce n'était pas tant les mots qui le gênèrent que sa voix. L'intonation était assez agressive mais cela semblait cacher quelque chose. Le ton, lui, semblait... comme plaintif ou quémandeur. C'était presque imperceptible. Etait-ce donc plutôt de la fatigue ? Le peintre redressa la tête et se frotta le menton d'un air perplexe. Il y avait quelque chose de désagréable dans cette situation. Il se sentait étrangement mal à l'aise. Il ne lui semblait pas que ce fut de la culpabilité. Ou du remord. Mais quelque part, il avait l'impression d'entendre la voix de son père. 'Entendez-vous, fils ? En tant que von Markus et seigneur de ces terres, nous nous devons d'êtres exemplaires. Nous nous devons de prendre soin de nos vassaux."

*L'hospitalité est un devoir, n'oubliez jamais ça.*

Il pouvait continuer ses paroles. Le peintre soupira. Quelque part malgré tout, il était toujours le chef de famille. Il ne pouvait pas vraiment se dérober à son devoir. C'était pourtant ce qu'il avait essayer de faire depuis le début de cette fâcheuse soirée. Bon, il fallait y aller. Au moins, l'autre devait avoir dessaoulé avec tout ce qui lui était arrivé. Heinrich ne releva donc pas l'insulte. D'ailleurs, les mots ne semblaient pas des plus cohérents.

"Bon allez, venez vous assoir pendant que je vais trouver une solution."

Heinrich commença à faire demi-tour. Il s'arrêta bien vite, se retourna à demi en direction du prêtre et ajouta :

"Au fait, c'est par ici. Vous vous dirigiez vers l'établi."

L'artiste précéda le prêtre dans la maison. Il fallait traverser le grand salon regorgeant de peintures en cours et du portrait du haut prêtre d'Arken qui était en train de sécher -la peinture séchait, Heinrich ne savait rien de l'état hydrométrique du prêtre à cet instant précis. Le peintre se dirigea plutôt vers la cuisine, il ne voulait pas que d'une manière ou d'une autre, les œuvres en cours soient tâchées pas le prêtre.

Il profita du fait que ce dernier allait bien moins vite que lui -normal en sautillant- pour allumer l'huile de la lampe. Il en profita pour réfléchir : où l'apprenti chargé de la corvée du linge pouvait-il bien ranger les draps ? Il soupira à nouveau. C'était bien beau de donner l'hospitalité mais son père, lui, n'avait qu'à tout ordonner aux domestiques de leur demeure.

"J'renil'ombre !"

Bon, jurer sur l'Ombre en la présence plus ou moins éloignée d'un prêtre pouvait s'avérer dangereux. Mais il n'avait pour l'instant aucune idée d'où il pouvait trouver les draps. C'avait été plus fort que lui. Soudain, il claqua des doigts dans un sourire. Il fit demi-tour et sortit de la cuisine. En croisant le prêtre, il lança un rapide :

"Faites comme chez vous, je vais chercher ce qu'il faut."

C'était en s'éloignant que le peintre se demanda s'il n'avait pas fait quelque chose d'inconsidéré en le laissant seul dans une cuisine remplie de nourriture, d'alcools plus ou moins forts et d'objets divers. Il haussa les épaules et grimpa rapidement les marches d'un escalier.

Après quelques minutes, il revenait avec un drap coincé sous le bras.

"J'ai trouvé ce qui pourrait vous arranger un peu. Par contre, faudra faire du découpage."
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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Re: Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich]   Et les manufactures ont beau se recyler, y aura jamais assez de morphine pour tout le monde ! [Heinrich] EmptyDim 7 Nov - 15:51

Devant mon charisme éblouissant (euh... hum), Petit Machin a l'air de se raviser, et m'invite cordialement à entrer dans sa modeste demeure (dans laquelle on peut caser à peu près une cinquantaine de fois ma piaule). Je m'y dirige en clopinant, mais là la Tarlouze me fait remarquer je me dirige vers l'établi. Tu sais pas ce que c'est ? C'est un genre de pièce de bourge pour réparer des trucs, quand toi tu le fais sur tes genoux, le cul vissé sur ton pieu parce que t'as pas de chaise. Enfin j'te dis ça, j'ai jamais rien réparé de ma vie, et puis l'Eglise c'est pas des pauvres, c'est juste que je réclame hyper mal. Enfin quand t'es un prêtre un peu doué, tu crèches pas comme un novice, ou alors t'es le deuxième fils de quelqu'un (moi aussi techniquement hein, mais j'suis un gros bâtard alors ça compte pas), donc tu pionces dans ton chateau, ou tu offices quelque part et t'as le logement de fonction, ou quelque chose comme ça, mais j'suis pas très doué avec le pognon tu sais. Oui c'est très bizarre de « pas être doué avec le pognon », mais moi les trucs comme ça, être face a des gens en position de force sur moi depuis que j'suis chiard et tout, ça me met dans mes petits souliers, donc je sais pas réclamer avec beaucoup de virulence.

Bref, j'me retrouve dans sa maison. Y a des tableaux, il est donc peintre ! Uriel (t'as vu comme je reconnais bien, c'est bien fait) tire une tronche de dix pieds de long en acrylique. Mais j'ai pas le temps d'approcher mon gros nez sale de la toile parce que Machin m'emmène ailleurs. J'jette un dernier coup d'œil au tas de trous du cul représentés (je cherche mon frère dans le tas en fait), puis j'me tire. C'est dommage, c'est joli.
Y m'emmène dans une cuisine gigantesque, avant de se casser me en disant de faire « comme chez moi ». J'trouve la formule de politesse un peu déplacée dans le contexte, mais bon. Il se casse, et j'reste la patte en l'air et un peu paumé. Dans le doute, je tripote mes doigts (tic nerveux) tout en regardant autour de moi. C'est euh... une chouette cuisine, y a à manger, à boire. J'ose pas trop bouger, mais au bout d'un moment quand même j'fais un truc : j'examine de plus près un objet curieux que j'arrive pas à identifier. Je le prends entre deux doigts pour l'approcher de mon visage. On dirait un petit vase tout chelou, avec des dessins de... poules. Si si, des poules peintes dessus. Enfin j's'rais une poule, j'aimerais trop pas, et en plus elles font « cot cot ». Sérieux, si t'as déjà entendu une poule au moins une fois dans ta vie, tu sais que ça fait tout sauf « cot cot ». J'me demande comment on peut manger quoi que ce soit en rapport avec une poule dans un contenant aussi pet...
Ah bah si.
Un coquetier.

Je repose l'objet là où je l'ai trouvé, en faisant bien gaffe pour pas que la Tantine râle que j'ai tripoté ses affaires. Il avait qu'à faire des omelettes, comme tout le monde, au lieu de se faire chier avec de la vaisselle en rab' qui sert à rien. En plus, les œufs à la coque, on peut parfaitement les manger dans une assiette, c'est une question d'entraînement, c'tout.
Enfin tout ça pour dire que j'me sens con de pas avoir reconnu l'objet.
J'attends donc que la Tarlouze revienne dans un silence gêné (un silence gêné tout seul, c'est un truc de tueur, tu peux pas test). J'rre-tripote mes doigts, et je saigne partout. J'fous de l'eau partout aussi, mais l'un comme l'autre, c'est pas tellement ma faute. Et je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que le coquetier me nargue.

La Tarlouze revient avec du tissus entre les mains, de quoi faire un bandage sans doute, dans sa grande cuisine pimpante pleine d'objets étranges et/ou inutiles. Je lui prend le draps des main sans dire ni merci ni merde et me lance dans une grande affaire de découpage d'un mouvement souple du poignet (ouais, manipulation des ombres quoi, j'vais pas découper avec des ciseaux). Ensuite... ensuite je regarde la Tantine d'un air insistant. J'prévois effectivement de me foutre le bandage dans sa cuisine (j'vais pas rentrer au monastère pour le faire, c'est ridicule), mais par contre j'tiens pas tant que ça à être cul nu devant lui, et il a pas l'air de piger le problème. J'continue de le fixer avec mon drap en lambeau dans la main, et il a toujours pas l'air de piger.

- Bah retourne toi, ou casse toi j'sais pas, fais comme tu veux.

Je regarde pas si mes ordres sont exécutés (j'suis un peu saoul), je baisse mon pantalon et je fais un rapide examen tactile de la plaie : les fils partent en couille, et ça fait mal. J'entoure façon gros paquet (pas très maniable, le drap, comme matière) ma cuisse, je sers un peu et je noue du mieux que je peux pour pas que ça parte en couille. Ça vient à point, parce que je commence à avoir des petits points noirs dans mon champ de vision – même si mettre un bandage me rend pas le sang perdu. Je galère un peu à remettre son futal à cause de mon bandage mal fait, mais finalement j'suis tout bien équipé.
J'suis près à me tirer.
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