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 La Belle et le Clochard ? [PV : Alek]

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La Belle et le Clochard ? [PV : Alek] Vide
MessageSujet: La Belle et le Clochard ? [PV : Alek]   La Belle et le Clochard ? [PV : Alek] EmptyMer 23 Mai - 20:07

    Tout avait commencé avec une lettre du sénateur de Gells, un gueux qui représentait une province d’arriérés. Une contrée éloignée, qui n’intéressait pas vraiment les vues de la Casa Di Scotto. Renata avait de Gells, l’image d’une terre de barbares presque incompatible avec les progrès de la civilisation. Après tout, c’était ce que reflétait parfaitement leur sénateur, au goût de Renata. Le choc entre les deux cultures, s’annonçait brutal, et la soirée morose. Mais qu’importe, Renata Di Scotto ne refusait jamais de dîner avec un homme, qui plus sait, si les affaires était au menu de leur conversation. En effet, le sénateur faisait allusion dans sa lettre à d’éventuels traités d’échange avec Fintasy. Bref, une affaire qui pouvait s’avérer juteuse, si Renata réussissait à mêler les intérêts de la Casa Di Scotto à ceux de Gells.

    La marquise, confortablement assise à l’arrière de la calèche, profita des quelques minutes restant du trajet, pour se repoudrer le nez, et repasser le contour de ses lèvres d’un épais trait de crayon noir. Mascara, rouge à lèvre, fond de teint, paillettes dorées sur le visage, … La sénatrice sortait ce soir en diva, comme à son accoutumé. Elle aimait faire jaser le gratin d’Ishtar à son sujet. D’ailleurs, sa magnifique robe moulante au dégradé d’orange, était encore de sortie. Parures de bijoux les plus audacieuses, rubis au doigt, et pendants scintillant de diamants aux oreilles complétait le tout, transformant sa Majesté en véritable incarnation du Rococo. L’exhibition de sa richesse en allait presque jusqu’à l’écœurement. Avec Renata, tout était dans l’excès, à la limite du vulgaire. Mais après tout, c’était ça, sa marque de fabrique.

    Les cheveux lâchés, légèrement ondulés, elle se regarda une dernière fois dans son miroir de poche. Elle était fin prête à bouffer « de l’homme ce soir ». Le véhicule ralentit, on lui annonça la fin de son voyage, et la portière s’ouvrit tout naturellement, sans que la Belle n’ait rien à faire. Ses talons aiguilles, vinrent heurter le sol violement, comme si, leur bruit sur le pavé froid de la capital, annonçait à tous, l’arrivée de la sulfureuse sénatrice. Un de ses hommes de main, l’avait aidé à sortir en lui tendant la main, tel un gentleman. Le regard hautain, sûre d’elle, la main dans les cheveux, et l’autre tenant fermement son minuscule sac à main, elle avança fièrement vers l’entrée du restaurant. Elle aperçu son convive à l’entrée de la bâtisse, près de cet immense porte en forme de cercle, qui donnait accès à l’intérieur du lieu. L’exotisme qui s’y dégageait, semblait avoir charmé la marquise, pourtant d’habitude si compliquée à satisfaire. Elle fit une arrivée sensationnelle jusqu’à l’entrée, arborant son plus grand sourire de circonstance, devant la horde de petits aristocrates qui semblaient constitué la majeur partie de la clientèle du Dragon D’Or. Son sourire hypocrite, en disait suffisamment long sur le mépris qu’ils lui inspiraient. Sa démarche enjôleuse à la limite du vulgaire, semblait émoustiller la galerie et alimenter les messes basses des futurs clients, à l’entrée du restaurant.

    Devant le sénateur, elle esquissa un sourire des plus détestables. Ce genre de sourire de complaisance forcé, qui respirait bon le vice et l’hypocrisie.
    « Sous le ciel et le soleil, je vous salue Aleksandr Droski, sénateur de Gells. » - Elle tendit sa main, aux doigts ornés de bagues, afin que, conformément au protocole, celui-ci y dépose un baiser, en signe de politesse.

    « Ravie de vous voir sénateur, cette soirée s’annonce comme un véritable déélice » - en insistant bien sur le « dééééélice », telle une véritable aristocrate écervelée. Oui, car avec Renata tout n’était que convenance et apparat. Seule, la perspective de contrats juteux, semblait l’animer de « l’intérieur », révélant ainsi son côté « succube », croqueuse de diamants et maligne. Elle analysa du regard son hôte de haut en bas, d’un œil discret, avant d’ajouter :

    « Je n’étais jamais venue au Dragon D’Or, j’avoue que je suis sous le charme. J’espère que la table que vous avez réservée se trouve dans la zone dédiée aux personnalités ? » - Après tout, elle n’envisageait pas de se mêler aux aristocrates de bas étage, elle, UNE sénatrice. Déjà que ce restaurant semblait être, quelque peu, un peu en dessous de son statut, elle espérait au moins avoir accès à la zone « VIP »…
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Aleksandr Droski
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Aleksandr Droski

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La Belle et le Clochard ? [PV : Alek] Vide
MessageSujet: Re: La Belle et le Clochard ? [PV : Alek]   La Belle et le Clochard ? [PV : Alek] EmptyJeu 31 Mai - 22:09

    FIIIIIINI ! Enfin, p’tain, j’suis enfin libéré de toute cette paperasse d’merde ! J’ai put boucler toutes les d’mandes à la con des commerciaux bornés d’ma province, et des habitants qui veulent toujours plus. Non mais, p’tain, y’a pas écrit « Bureau des Plaintes » sur ma gueule ! Ok, si, mais j’m’en fous...j’avais besoin d’une pause : une sérieuse.
    Alors qu’je sortais un tube d’cette herbe à fumer, originaire d’Fintasy, on toqua à la porte d’mon bureau. J’sais pas pourquoi, mais j’voudrais presque dire qu’je n’suis pas là. Mon p’tit doigt, d’accord, mon instinct d’conservation m’fait dire qu’la suite n’sera pas plaisante : du tout.
    Tout l’monde sait qu’je n’quitte ce bureau qu’tard l’soir, ou tôt l’matin...A cette heure-ci, il est impossible pour moi d’être ailleurs, j’crois qu’c’est pour ça qu’le con à la porte toque une nouvelle fois. J’tire un coup sur ma clope calmante, grognant d’entrée.

    Un messager rentre, après tout l’protocole d’merde inventé par ceux qui avaient encore un balai, ou une muraille, là où l’soleil n’brille pas...il m’donne la lettre. Elle est cach’tée, normale. L’sceaux est celui du Prince d’Gells...pas étonnant. Mais bon, la dernière missive officielle d’Dorian à mon égard, c’était pour m’parler l’arrivé imminente d’la Marquise au sénat. Et la précédente, pour m’demander d’aller ach’ter une robe chez Dior Elegant, en servant d’modèle pour les mesures.
    J’ignore pourquoi, mais mon sourcil droit s’est l’vé tout seul. J’ai congédié l’idiot au ch’veux mauve, c’est quoi cette couleur encore ?, et j’ai décach’té la lettre pour la lire. Adossé contre mon bureau, j’ai cessé d’bouger n’en croyant pas mes yeux. Les cendres grandissaient sur mon tube, j’bougeais pas. Là, j’entrouvris la bouche et l’truc tomba...moi, je m’suis contenté d’un :


    « CONNAAAAAAAAARD ! »
------****------

    Super, le Dragon D’Or. Bonjour argent, et au revoir dans la foulée. J’vais finir ruiné avec cette connerie d’merde. P’tain, je n’suis pas commerçant, j’suis Sénateur. Bon, ok, avant d’l’être j’étais « Valet » et avant ça, Voleur à la tire...mais dans les deux cas, moi et question teintante d’petites piécettes ça n’va pas ensemble ! Hein ? J’suis prêt d’mes sous ? Oui, et non...cela dépend d’mon humeur en somme, et d’la quantité d’alcool ingurgité.
    J’vous rassure, j’suis l’type l’plus sobre d’l’Empire présentement. En fait, j’tire même une tronche d’six pieds d’long, alors que j’soupire à attendre une...une gourdasse.

    D’accord, j’ne lui ai JAMAIS parlé, même en réunion. Mais, sérieux, les rumeurs sont clairs : elle parle qu’d’argent. Et puis, j’n’aime pas sa tête, et sa façon d’se barbouiller la gueule pour paraître belle, ou d’se parer d’pierres pour faire croire qu’elle vaut quelque chose. L’excès affreux, l’genre qu’vous avez envi d’lui faire bouffer sa poudre coloré, ou encore, ses p’tites pierres. Ouais, les enfoncer bien dans la gorge.
    Ah ben non alors ! Bibi a pas l’droit. Pire ! Bibi : il a dû l’inviter à parler « affaire » autour d’une « belle table ». J’paye la Tablée la plus chère, du resto l’plus chic et cher d’la capitale. MOI ! Celui qui préfère allez dans l’plus petit tripot pour boire un coup et s’bourrer la gueule que d’s’offrir d’l’alcool dit « d’qualité ». Cherchez l’erreur !

    L’comble ? Elle est en r’tard. Moi, j’repense à la lettre d’Dorian : l’origine. J’savais qu’il allait encore m’faire faire une attaque, ou péter un plomb l’rouquin. J’le savais. J’aurai dû la calciner cette missive d’merde !
    « Négocie des traités commerciaux avec Fintasy, la pêche doit être interdite cette année si on veut permettre un accroissement des poissons dans nos divers lacs. »....en somme, on manque d’bouffe ! Super ! Y’a des villages entier d’pêcheur sur glace...et là, on m’pousse à faire affaire avec la femme du Sénat à qui j’aurai jamais voulu parler. Un peu comme l’Nocturnae, quant il était encore sénateur d’Semini...

    Du bruit s’fait entendre. J’crois qu’elle vient d’arriver. Ouaip...j’l’aperçois. Rah ! En plus, elle est plus grande qu’moi la saleté ! J’en ai marre d’être petit, p’tain. Et elle a quoi au cul pour marcher comme ça ? Je n’sais pas, mais s’balancement, on dirait celui des putes qu’je côtoie quant elles tentent d’vous brancher pour faire leur quota d’pièces pour leur maqu’relle.
    Elle est là, son sourire m’énerve. J’ferme les yeux un cours instant, faut qu’je me calme là : de suite...MAINTENANT !
    Rouvrant les yeux, j’ai un sourire crispé alors que j’ignore sa main pour ce protocole d’baisemain. Pire, j’lui sers la main. Non mais sérieux, on est des « politiques »...t’es pas une Dame pour moi cocotte, t’es juste d’la chair et la représentantes d’ta province qui, j’avoue, fait d’la bonne herbe.


    « Sous le Ciel et le Soleil, je vous salue, Renatta Di Scotto, Sénatrice De Fintasy. »

    Mon sourire doit lui faire comprendre qu’j’aime autant qu’elle notre p’tite situation alors bon...mais après la rapide poignée d’main, j’me retiens d’rouler des yeux à son « éééééééé ». La soirée va être longue, p’tain.

    « Vous n’avez pas idée à quel point j’avais hâte. »

    J’ai accentué l’mot hâte, avec un peu d’sarcasme...mais poliement, l’air neutre. Tendue. Elle m’voit comme d’la merde sous sa chaussure, j’en suis certain. Et j’la considère pas mieux en réalité. J’rajuste l’foulard servant « d’cravatte » à mon apparat, alors qu’elle m’détaille.
    Enfin, vêtu d’un complet noir et bleu nuit, j’suis au couleur d’ma province. Ma brûlure n’est plus qu’une peau plus sombre qu’le reste d’mon corps, au moins, j’ne ferai pas fuir d’vant l’horreur qu’était ma peau auparavant. Alors, lorsqu’elle m’étudie et r’gard, j’ne dis rien, haussant juste un sourcil à ce constat.

    Sa voix revient à la charge. J’dois lui dire ? Je n’suis jamais v’nu. J’suis « prêt d’mes sous ». Et puis, mes repas sont souvent pris au bureau, ou dans les tripots, et souvent chez Hector aussi. Rarement, mais ça m’arrive, à la demeure du Sénateur d’Gells, qu’j’ai jamais considéré comme mienne.


    « Je nous ai fait préparé la meilleure des tables, soyez-en rassurer. »

    Là, je l’avais invité à prendre le chemin des salles de la « Haute ». Faut être péter d’thunes pour manger ici, dîtes-moi en quoi même l’rez-d’chaussé s’n’est pas d’la Haute : Bon Sang !?
    Nous arrivons, une tablée un peu à l’écart : en terrasse. Une belle vue sur des jardins éclairés d’torches. D’ailleurs, la terrasse est éclairée ainsi elle aussi. Houlà, j’espère qu’ils n’ont pas crut qu’c’était un repas romantique ! J’la sens mal la soirée là...
    Dans l’coin, un p’tit quatuor au violon pour une musique d’ambiance qui n’agresse pas les oreilles.

    Enfin, les serveurs restent dans notre champ d’vision, qu’on les appelle au moindre besoin. D’vant moi, une bouteille d’un alcool d’femme : l’mousseux. La soirée va débuter, il est tant d’commencer à jouer un rôle. J’dois être agréable si j’veux partir sur d’bonnes bases, et aussi, si j’veux pas m’retrouver à échouer en qualité d’sénateur d’Gells et à mourir d’une façon pire qu’un chien.


    « Un verre, Dame Di Scotto ? »

    Ombre que j’ai faillit dire « des couteaux » !
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