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 Les murmures de l'ailleurs susurrent le nom de Nami.

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♦ Travailleur ♦

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♦ Sexe : Féminin
♦ Influence : 55
♦ Messages : 13
♦ Âge du perso' : 18
♦ Fiche : La douceur amère de ces voix dans nos têtes...
♦ Protecteur : Le Tout Puissant. Houle.
♦ Date d'inscription : 05/05/2012
♦ Age : 25

MessageSujet: Les murmures de l'ailleurs susurrent le nom de Nami.   Sam 5 Mai - 19:05

Votre Carnet d'Identité

    Nom de Famille : Rénié. Effacé. Brûlé. Il n’existe plus, et de toute façon, les jumeaux n’en veulent pas. Lorsqu’on ne sert pas même notre propre vie, un nom est futile.
    Prénom(s) : Nami.
    Surnom : Personne n’est en mesure de lui en donner un. Son frère lui-même n’en a pas l’honneur. Alors oublions ça.
    Âge : 18 années.
    Titre de noblesse : Torchon des rues.
    Province : Les Bas-fonds. Sombre endroit. Les Bas-fonds. Leur obscurité constante est restée hôte dans le crâne de la jeune fille.
    Faction et classe : Travailleuse. C’est déjà beaucoup. Coiffeuse. C’est d’autant mieux. Ça fait moins pouilleux.
    Orientation Sexuelle : Nécrophile. Du moins, c’est ce qu’il semblerait. Au moins, ils sont bien souvent consentants. Bien qu’en fait, elle n’ait encore jamais eu le moindre rapport.

Pouvoirs :


Peuple élu : les impériaux purs et durs font parfois preuve d'une certaine arrogance, face aux 'provinciaux'. Il n'empêche qu'ils baignent depuis toujours dans l'aura des Empereurs. Ainsi, ils ressentent mieux les influences du souverain. Ainsi, sa bonne huleur les rends plus puissants (encore plus que pour les autres éthnies) mais leur moral est à zéro, quand Ezhekiel a une mauvaise journée...

Lieu du travail : Petit salon de coiffure dont Nami est l’unique propriétaire (bien qu’en réalité il appartienne à son frère), il s’agit là d’un établissement pour le moins modeste, généralement fréquenté par les gens du peuple. De temps à autre, on peut y croiser quelques aristocrates ayant eu vent de ce lieu par quelques bouches à oreilles. Mais la réputation du salon auprès des plus grands reste à faire.

Statut social stable : non seulement respecté, mais aussi relativement aisé, vous n'avez pas peur pour votre avenir, ni pour celui de vos enfants. A priori.



Vos opinions

Houle.

Houle lui donne envie de se lever le matin. Il lui donne de la rigueur. Il lui donne l’appétit. Il domine le monde et le monde ploie devant sa grandeur. Il se terre partout. Dans sa tête, bien plus qu’ailleurs. Il la nourrit, lui donne son sein. Et elle le lui rend avec bien plus d’amour qu’Il ne lui en apporte. Elle le lui rend avec la chair d’autrui. Elle le lui rend avec le sang et la semence du corps, de ceux que certains ont souhaités un jour voir disparaitre.

Il est sa Religion. Son Culte. Sa Vérité. Il fait battre son cœur, et lui murmure parfois des mots doux et piquants à l’oreille, des consonnes sensuelles qui la bercent et lui dictent ses actes. Ce qu’Houle pense, elle entend bien le défendre. Ce qu’Houle pense, elle le pense également.

Les Aristocrates, Houle ne s’y intéresse pas. Trop fortunés. Trop frivoles et pas assez fidèles. Mais surtout, pas assez misérables. Comment faire entendre sa voix à des êtres factices, des êtres trop soucieux d’eux-mêmes et de leur bien-être pour se dévouer corps et âme à autrui ? Ils n’ont jamais connu la souffrance et la haine, ils n’ont jamais vu la Mort. Finalement, ils sont chétifs et aveugles. Ils ne valent pas plus que des porcs qu’on engraisse pour mieux s’en repaitre après.

Houle aime observer. Il aime rire de l’Eglise et de ses sbires, de leurs méthodes balourdes et de leurs croyances bouffonnes. L’Ombre est faite pour être servie par les imbéciles, et ses représentants sont indignes d’imposer de telles inepties à ce bas-monde. Il leur fera prendre conscience de la Vérité, un jour ou l’autre. La Patience est une vertu précieuse, dans cette société où elle se fait rare.

Les Terroristes et les Philosophes n’ont pas saisi l’essentiel. Une rébellion est un combat à mener avec finesse, discrétion et savoir-faire. Devenir hôte de l’esprit chez un individu, et y faire son nid bout à bout pour s’y installer fermement, voilà comment procéder. Voilà comment dresser une armée. Comme le Coucou, Il aime déloger les pensées divergentes, pour ne laisser la place qu’au nécessaire. Il a toujours raison.

Houle est partout, et nulle part à la fois.

Il se retrouve bien souvent dans l’esprit des plus faibles, les Citoyens non-contents de leur quotidien éreintant. Les braves gens devenues fourbes, les braves gens devenus chiens. Ces gens qui désirent voir quelqu’un disparaitre, soit parce que la vie serait plus simple ainsi, ou parce qu’ils veulent se sentir supérieur. Alors Il répond à leur souhait, ne demandant que la chair en échange. Il aime les citoyens, car ils sont bien souvent ses enfants, ou ses fidèles, sans qu’eux-mêmes ne le sachent.

La Science, Il n’en pense rien. Nami non plus. Mais elle est devenue une alliée lorsque son frère s’est vu pénétrer en son sein. Son frère qui l’aide dans sa mission, son frère qu’elle aime plus que tout, mais moins que Houle. Son frère qui donnerai sa vie pour elle, alors qu’elle donnerai la sienne pour Houle.



Description : Qui êtes-vous et à quoi ressemblez-vous ?

Il ne s’agit pas de se faire remarquer, sans pour autant se faire oublier. Tout est question de juste milieu. La personnalité, tant que l’aspect physique, peut trahir à chaque instant. Chaque mot qui est prononcé peut vous rendre suspecte, le moindre geste entreprit peut avertir l’autre qu’il est une proie potentielle, une future mise-en-bouche.

Nami le sait. Lorsqu’elle coiffe ses courts cheveux blonds comme la paille, dans ce quotidien répétitif, elle esquisse toujours ce sourire ravi devant son miroir terni par l’âge. Elle sait qu’une bonne apparence, un visage frais, et un sourire charismatique sont les outils indispensables lui permettant d’amener autrui à relâcher sa vigilance, jusqu’à l’abandonner fragment par fragment pour se couler dans le bain de l’insouciance.

Nami aime ça. Lorsque, son regard aux doux attraits, son regard qui de la même façon semble détenir la sagesse de l’âge, vieilli par ce qu’il a pu voir, Oui, lorsque ce même regard bleu vif se pose sur la chair découverte, alors tout son corps brûle d’un plaisir qu’aucun n’égale sur cette terre. Elle vit dans ce corps frêle, peut-être trop, qui parait toujours malade, et qu’elle ne parvient pas à faire grossir, parce qu’il n’a jamais rien connu d’autre que la faim, sensation ayant depuis longtemps déserté son être. Ce corps, qui aujourd’hui n’est pas même à son propre service, mais qu’elle entretient dans le but d’offrir à cette Voix venue du fin fond de sa boite crânienne, un endroit où exister, ordonner et croitre.

Car Nami n’est plus seule, depuis longtemps, ou serait-ce depuis le jour de sa naissance ? Elle héberge dans sa tête, le Représentant de sa Vérité, le Chevalier de Sa Justice, le Philosophe de ses Idées. Grâce à lui elle peut voir la fin du tunnel, la promesse d’un avenir qui lui apportera le Salut.

Qui sait à quel point Nami est tordue dans son esprit, tordue dans ses valeurs ? A quel point elle aime paraitre réfléchie et féminine ? Elle se porte mieux quand les autres ne se méfient jamais, tandis que dans sa tête des idées malicieuses, qu’on pourrait juger de « mauvais goût », germent constamment au contact de cette fourmilière qu’est la capitale. Nami n’est pas fiable. Nami a toujours une idée derrière la tête. Bien que parfois, il lui arrive de ne penser à rien. Au strict « rien », le blanc infini du néant. Ou bien le meilleur « rien » qui existe, à savoir, Houle.


Récit d'une vie

Les journées ne semblaient jamais avoir de lendemain. A travers les rideaux qui n’étaient pas plus que quelques lambeaux de tissus dévorés par les mites, un fin rayon de soleil parvenait à se glisser par-delà les carreaux crades et poussiéreux. Cette pièce froide, toujours en bordel, n’avait aucune autre issue que la porte mal soudée, flétrie par le temps et les malmenages. Se trouvant au beau milieu des bas-fonds, entassée parmi un quartier grouillant d’habitations insalubres, elle n’en était qu’humide, bruyante et insécure.

En cette fin de journée, deux silhouettes maigrichonnes se tenaient dans cette pièce, leurs petits pieds nus noircis par la crasse du parquet moisi. Deux enfants blonds. Deux jumeaux âgés de déjà dix années. Dix longues années de souffrances et de malnutrition. Années de coups et d’injures. Années dépourvues de tendresse, années de faim, années leur ôtant toutes larmes que leurs petits corps avaient été capables de produire jusqu’à maintenant. Ils n’étaient rien d’autre que des enfants, des petites personnes qui n’avaient ni choisis de venir au monde, ni même d’être les progénitures de ces ignobles êtres qui se disaient leurs parents.

Chaque jour que ce monde faisait, ils attendaient. Ils attendaient le soir venu, que la mère rentre, énervée, blasée, qu’elle leur jette par chance quelque chose à se mettre sous la dent, une maigre collation pour espérer faire taire les rugissements sourds de leurs estomacs affamés. Puis souvent, c’était au tour du père, homme qui passait la porte en silence, ignorant tout, le regard creux et passif, pour aller s’appuyer comme toujours à la petite fenêtre en allumant sa clope d’un air lésé.
Ce soir-là, rien n’avait changé. L’homme et la femme se battaient, l’une accusant l’autre de n’être qu’un bon à rien sénile, un homme qui fricotait avec d’autres femmes, des femmes plus moches qu’elle de toute façon, des filles bonnes qu’à tailler une pipe pour acheter un quignon de pain. Elle l’accusait de ne plus la toucher, de ne plus la désirer, de n’être qu’un pauvre type sans cœur et sans cervelle. Ce à quoi l’homme ne répondait jamais rien, se contentant de la regarder vaguement, comme si le flux de ses paroles ne l’atteindrait jamais. Alors, Nami, la petite fille, tenait d’une main celle de son frère, Numa, et de l’autre la patte rugueuse de son ours en peluche, Houle. Elle attendait, et ses petits yeux bleus pouvaient lire dans le regard de sa mère, la folie qui l’animait, et qui la conduirait sous peu à leur asséner des coups violents et douloureux, des coups qui ne parvenaient même plus à la faire pleurer, tandis qu’elle tiendrait fermement son ours dans les bras.

Pourtant, ce soir-là, le scénario de leur quotidien ne fut pas exactement identique aux soirs précédents. L’homme qui se disait leur père darda un regard sévère sur la femme qui se disait leur mère. Il éleva la voix si forte que tous tremblèrent. Les jumeaux pensaient alors leur Salut arrivé. L’homme allait se réveiller de son long sommeil, il allait sermonner sa femme pour que plus jamais sa main ne vienne leur fracasser la peau. Seulement, il en était tout autre. Il accusa sa femme à son tour, lui intimant qu’elle n’avait plus la grâce de la jeunesse, et qu’elle se taise, le monde était ainsi. Le regard du père se posa alors sur celui de sa fille, et il la saisi par le bras, avant de la plaquer simplement sur le parquet froid, ignorant tous les yeux braqués sur lui, ignorant jusqu’à la frayeur qui se lisait sur le visage de sa progéniture, tandis qu’il lui tentait de lui ôter sa robe tachée et trouée. Elle gémit, elle cria, sans jamais lâcher Houle qui s’accrochait fermement à sa main. Les lèvres de son paternel parcouraient son cou, ses mains se baladaient sur son petit corps. Aussi, les larmes recommencèrent à couler, quand derrière eux, un rugissement bestial vint assourdir leurs oreilles. La femme s’était ruée sur l’homme, lui assénant un coup de pied qui l’écarta de la petite fille. D’abord soulagée, elle gémit lors de la réception d’un violent coup dans les côtes, qui l’a fit haleter. « Chienne de fille ! Aguicheuse ! Pauvre trainée ! », autant d’injures qui venaient se mêler aux horions qui heurtaient ses membres avec mépris. La petite fille se blottissait contre Houle à mesure que les violences de la femme s’intensifiaient, mais ça n’était rien, oui, Houle la protégerai toujours.

Mais Houle lui fut arrachée. Non contente de déverser sa haine contre sa fille, la femme qui se disait leur mère arracha la peluche à son étreinte, et avec beaucoup de colère, commença à la dépecer, arrachant le duvet comme un vulgaire torchon. « NON ! HOULE ! HOULE ! », criait-elle tout en recevant plusieurs coups qui la gardaient en respect. La lèvre ensanglantée, le corps meurtri par les bleus, la petite fille cessa de pleurer. Le noir voilait ses yeux, il n’y avait plus qu’Houle. Il la suppliait de lui venir en aide. Elle devait éradiquer cette femme. Ce monstre. Sa main vint trouver le couteau posé dans un coin de cette minable cuisine, instinctivement ses maigres jambes se ruèrent vers sa cible. Dans un faible râle, elle planta une première fois la lame dans le ventre de cette femme grossière. Elle sentit la chair céder sous sa main, le sang couler à flot, venant remuer ses narines. Et elle vomit, les oreilles frémissantes, les yeux voilés. Elle vomit tant et si bien qu’elle pensa perdre connaissance. Elle retira alors la lame, et l’y planta une deuxième fois. Puis une troisième, voire une quatrième fois, la haine et l’excitation engourdissant la totalité de son corps. L’hémoglobine tachait son visage, ses vêtements et ses cheveux. Alors qu’elle s’écroulait sur le sol, elle se mit à rire, d’un rire ni joyeux ni triste, tandis que ses bras berçaient le Houle défiguré, épongé par le sang, dans cette pièce où elle avait grandi durant dix années. Elle était libre maintenant, ou du moins, Ils l’étaient. Non pas elle et son frère, mais bien Houle et elle.

Spoiler:
 



Mais vous êtes qui, en fait ? ._.

    Comment avez-vous découvert le Forum ?
    - Un extraterrestre nommé Uriel est venu poser sa soucoupe volante sur ma terrasse.
    Avez-vous des conseils ou des remarques le concernant ?
    - Toujours aussi nul, mais bon.
    Votre Disponibilité (en moyenne) :
    - Coin Coin.




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Mort(e) tragiquement

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MessageSujet: Re: Les murmures de l'ailleurs susurrent le nom de Nami.   Sam 5 Mai - 19:46

La classe, petite soeur o/

Sale, tordu, validé.

^^

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Les murmures de l'ailleurs susurrent le nom de Nami.

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