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 Rencontre au détour d'un sable mouvant ~ Arthur

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MessageSujet: Rencontre au détour d'un sable mouvant ~ Arthur   Jeu 3 Mai - 20:46

Les scientifiques du hall d'exposition ont tous été d'accord sur un sujet : mon baptême en tant qu'ingénieur. Ils disent qu'il faut - au moins une fois dans sa vie d'ingénieur - aller voir les marécages de la Capitale et étudier les gaz toxiques qui en échappent.

Voilà un étrange "baptême" quand on entend le mot "toxique", c'est-à-dire "nocif" donc "dangereux pour l'homme et le vivant" donc ... "mortel" ? Enfin ce n'était pas la mort si tous ces ingénieurs étaient passés par là ! Ils avaient survécu ces vieux croûtons, pourquoi ne serais-je pas capable de surpasser cette simple et stupide épreuve ?

Ainsi donc, décidée, je me dirige vers ces stupides marécages pour aller "voir" des bubulles toxiques. Personnellement, je ne suis pas très attirée "chimie", préférant d'avantage la mécanique et les matériaux "physiques" et réels que ces matériaux tellement microscopique qu'on pouvait les qualifier de matériaux "irréels".

Je me couvris bien - profitant dernièrement des fonds alloués si généreusement par Genesio pour mes recherches - pour éviter tout contact étrange avec ces marécages. Je sens que ce soir je vais puer et je sens que ce soir, pas mal de domestiques vont se plaindre de moi. Cela mérite des baffes par moment et je m'étais presque battue avec une à cause de ses manières de pimbêches ! Je la HAIS !

Et Gen-machin bidule est porté disparu, transférant les sous par un garde.

Je haïssais la vie de la cour et je m'ennuyais à danser soir après soir devant des nobles. Je dormais toutes mes matinées d'épuisement et donc je n'avais que les après midis pour travailler sur mon projet. Voilà un des mes après midis que je vais joyeusement gâcher dans la boue et la bouse !

Bien, après une longue marche à travers la forêt, j'étais enfin dans ces marécages. Alors nous avions le paysage classique, c'est-à-dire un sol accidenté, quelques maigres arbres a moitié effondrés et une eau stagnante, peu profonde et recouverte de végétations. Il était certain que je ne me baignerais pas ici ! Je ne veux même pas imaginer quelle sorte de créatures pouvaient vivre là.

Je continue donc ma traversée, à la recherche de cette zone de gaz dont les scientifiques me parlèrent et je m'arrêtais soudainement. J'avais entendu un bruit, j'en étais sûre ! J'étais toute seule dans ces marais, donc je suis la seule capable de faire ce bruit or je n'avais pas fait de bruit. Par conséquent ! Il y avait quelqu'un dans les alentours et caché ! Voulait-il me tuer ? Etait-il perdu tout simplement ?

Je me retourne, prête à affronter cet adversaire. Je ne vois rien, me calme et continue ma marche tranquillement en regardant le ciel. C'était une belle journée sincèrement et espérons que ca allait rester longtemps ainsi et ...

PLOUF !

Je n'aimais pas ce bruit-là, mais absolument pas. J'aimais encore moins mon corps recouvert d'un liquide puant, collant et visqueux ! J'étais tombée dans ces marécages ! Décidément ,ce soir, j'allais me faire tuer par la domestique supérieure, celle qui est en charge de moi.

Je soupire et tente de m'extirper. Il y avait une chose étrange avec cette eau, ou plutôt cette boue - en fait c'était une chose non déterminée à première vue - : je n'arrivais pas à me retirer. Mes pieds étaient enfoncés dans quelques choses de mous et, réflexion faite, j'avais cette même sensation pour la moitié du corps enseveli.

- Je suis aspirée par le bas ... Pas normal ! PAS NORMAL ! C'est des sables mouvants ? ! MAIS C'EST DES SABLES MOUVANTS !


Panique totale ! Panique totale ! Où aller ? Où aller ? Que faire? Que faire ? Je n'avais rien pour me tirer en plus ! Je ne veux pas mourir ! Je veux vivre !

- AIDEZ MOI !

Mais y avait sûrement personne ! Quelle idée de venir seule ici ! Mais on ne m'avait pas dit qu'il y avait des dangers environnementaux ici ! Au secours ...



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MessageSujet: Re: Rencontre au détour d'un sable mouvant ~ Arthur   Sam 5 Mai - 16:38

Il y eut soudain dans l'air une odeur âcre qu'Arthur ne parvint pas à identifier, et qui le tira de l'état de demi-somme dans lequel les mouvements de la voiture l'avaient plongé. D'abord un peu hébété, il songea à blâmer l'enfermement, le même air mijotant dans le même espace clos depuis les quelques heures qui le séparait du dernier arrêt ; puis il accusa quelque origine plus précise qui aurait pu lui échapper dans son sommeil. Mais, l'odeur empirant, il comprit que l'environnement extérieur en était seul la cause – ce qui lui fut confirmé assez violemment lorsque, en entrouvrant la fenêtre pour y pencher la tête, il se prit en plein visage une rafale de vent fétide.

    « Tobias, où sommes-nous ? »

Le cocher tourna sa face ronde et rouge vers lui, sur laquelle il crut déceler un de ces tics nerveux que l'homme affichait lorsqu'il avait trop bu. Allons bon.

    « Que Monsieur n's'inquiète pas, nous avons pris un petit détour mais nous r'tournons maint'nant sur la grand' route. »

Arthur préféra ne rien répondre, et se renfonça dans son siège. La prochaine fois, il prendrait son propre cocher ; lui n'était pas comme son père qui tolérait tous les écarts du personnel, et s'il passait cette fois outre, c'était bien dans l'idée de ne plus jamais se laisser conduire et perdre par cet ivrogne.

Il s'apprêtait à retourner dans la bienheureuse brume d'abandon du voyageur, et fermait déjà les yeux, quand un cri, quoique étouffé par la distance, lui parvint. Tobias dut être surpris de même, car les chevaux accélérèrent subitement avant de s'arrêter.

    « Monsieur, y a là-bas une d'moiselle qui appelle à l'aide, remarqua ce dernier de son infinie perspicacité.

    J'ai bien entendu ! crétin sans nom. Qu'attendez-vous pour aller vers elle ?

    C'est que les marais sont pas faits pour les bêtes, elles risqueraient d's'embourber...

    Et vous voulez peut-être que j'y aille ? Je ne risque pas de "m'embourber", moi ? »

Le cocher se mit à bafouiller des excuses indistinctes, parmi lesquelles se trouvaient probablement quelques jurons, et commença à se défaire des harnais qu'il avait attachés à ses bras. Arthur faillit laisser faire, ennuyé déjà de ce contre-temps, mais un doute soudain le traversa quant aux capacités de Tobias à se déplacer sans danger entre les zones bourbeuses, et surtout à secourir qui que ce soit.

    « C'est bon, c'est bon ! finit-il donc par lancer d'un ton excédé en claquant derrière lui la porte de la calèche. Gardez les chevaux. »

Il regretta sa décision l'instant même où ses bottes neuves touchèrent le sol et s'y enfoncèrent mollement. La matière épaisse et de couleur indéterminée s'imprima paisiblement sur le tissu, indifférente à l'horreur d'Arthur qui s'imagina soudain arriver devant l'empereur dans des souliers crottés – angoisse injustifiée puisqu'il n'irait de toutes façons pas le voir avant plusieurs jours. Mais un nouvel appel retentit, et il ne prit pas le temps de s'apitoyer plus longtemps sur ses orteils qui commençaient déjà à ressentir le froid de l'humidité ; se lança plutôt rapidement dans la direction des cris à grandes enjambées.

À mesure qu'il approchait, au son spongieux de ses pas dans la boue, il se prit à songer à l'identité de la demoiselle qu'il allait secourir. Il ne s'agirait pas d'une jeune femme de la haute noblesse, sans doute ; mais peut-être de la servante de quelque importante famille. Qui sait, alors : peut-être ses maîtres auraient-ils pour son sauveur quelque gratitude ? Une aubaine, finalement, que ce périple inattendu.

Arrivé devant la jeune femme, il put constater qu'elle était prise dans la vase jusqu'au dessus de la taille, presque à hauteur de poitrine. Il allait donc effectivement lui sauver la vie. Bien, très bien.

    « Donnez-moi vos mains, Mademoiselle ! fit-il en se baissant vers elle avec un sourire bienveillant. Et ne bougez pas trop. »

Le talon planté dans la terre, pestant intérieurement contre les qualités trop mousseuses de cette dernière, Arthur tira, tira, de toutes ses forces quoique sans grande technique. Il ne s'arrêta qu'une fois pour reprendre son souffle, et constater avec désespoir l'état lamentable dans lequel cette histoire mettait son pantalon – mais sans jamais perdre le sourire. Puis il tira, tira encore, si bien qu'il vint à bout de la résistance de la vase, dans un bruit humide retentissant.

Cinq secondes, le temps de reprendre son souffle ; puis, de son ton le plus galant malgré le contexte qui lui faisait plisser le nez de dégoût :

    « Tout va bien, Mademoiselle ? »

Vite, vite, qu'on sorte de cette tourbe infecte !
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MessageSujet: Re: Rencontre au détour d'un sable mouvant ~ Arthur   Jeu 17 Mai - 20:20

Il serait peut-être temps pour moi de prier l'Ombre pour qu'il me sauve la vie ou qu'alors qu'elle m'accueille en son sein plus tard et dans une mort moins douloureuse!

Je savais que j'allais m'enfoncer dans ces stupides sables mouvants, qu'un liquide nauséabondeux et très très gluant allait me tuer à coup d'asphyxie ! J'allais mourir asphyxier ou noyer - choisissez le terme qui vous convient le mieux - et sans personne autour de moi pour savoir ce que j'étais devenue, comment j'étais morte. On me croira à Fintasy ou ailleurs, ayant fuit la capitale en renonçant comme une idiote à l'opportunité de l'autre noble coincé !

Mon génie allait mourir là !

Et puis ô Miracle ! Je voyais un corps humain au loin s'avançait vers moi d'un pas rapide. Je bougeais frénétiquement des bras pour lui indiquer qu'il devait accélérer le pas s'il voulait me sauver. En effet, mine de rien, je m'enfonçais incroyablement vite et je voulais bien sortir d'ici avant d'avoir à gouter au breuvage des sables mouvants.

- MAIS BOUGEZ VOUS !

Il était enfin là et il tendait les mains - avec un certain dégoût au visage- . Sans réfléchir je tendis mes mains et me laissa tirer. Je me dis qu'il n'allait pas réussir avec sa force de mouche ou qu'on allait rester dans cette position jusqu'au soir vu qu'il me retirait millimètre par millimètre! En plus il s'arrêta un coup pour reprendre son souffle !

De nos jours, les vrais hommes n'existaient plus ! Il y avait ce type noble qui soulever des trucs et tourner le dos à ses ennemis et Genesio - c'est bien ca ? - qui semblait être le glaçon parfait ! Où était donc cet être parfait ? Où est cet homme à fort caractère, intelligent, rebelle, libre et beau sur la Capitale ? En demandais-je trop ? Absolument ! Ca devrait être une norme ou une chose aussi naturelle que respirer après tout .

Tiens, la force de mouche recommence son effort et il réussit ! Il faudrait l'applaudir là mais je suis trop fatiguée pour bouger à droite et à gauche comme une feu follet. Je me suis juste laissée écrouler dans ce sol en ignorant royalement ma joue dans la boue. J'étais dans un état piteux et je le sentais très bien en bougeant de temps à autre, mais cela m'était égale. J'étais sauve ! J'étais vivante !

Le type me demande si je vais bien. Je secouais la tête et le regardais enfin dans les yeux et le choque.

- Vous êtes nobles ? Oh ... oh.... Ma tête... j'ai la tête qui tourne !


Seul un noble pouvait s'habiller aussi grotesquement et tristement, avec ces froufrous, ces tissus de soies et j'en passe. La honte suprême que de devoir sa vie à un noble. C'était une situation que j'avais tant redouté et qui s'était finalement réalisé. Dites moi que je suis dans un cauchemar et qu'en fait, je dors devant mes dessins de ma future invention et non dans les marécages et endetter à un noble.

- Ma vie est une suite de catastrophes ! Qu'ai-je fait à ce monde maudit ?


Je monologuais, ignorant presque ce type. Je me relève et commence à marcher droit vers un chemin - sans savoir où j'allais il faut avouer-. Je voulais juste fuir ce noble. Avec un peu de chance, il m'oubliera et je n'aurais pas à le revoir et je n'aurais pas à m'acquitter de cette dette de vie.
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MessageSujet: Re: Rencontre au détour d'un sable mouvant ~ Arthur   Lun 21 Mai - 17:23

L'envie de laisser la jeune ingrate en plein milieu de ces boueuses contrées le saisit assez violemment. Elle avait l'air d'y avoir sa place, songeait-il mesquinement ; et il n'était guère tenté par l'idée de se salir encore pour elle. Mais il était venu jusque là, s'était déjà trop embourbé pour accepter de repartir, bras ballants et jambes crasseuses, sans un merci pour sa peine. La donzelle devait être folle, ou les vapeurs fétides des marais avaient dû lui déranger légèrement la cervelle – il l'avait regardée d'un air quelque peu bovin tant ses élucubrations l'avaient surpris, sans même songer y répondre –, mais ça n'excusait rien. Non, décidément, s'il ne pouvait tirer quelque renseignement utile à défaut de la moindre gratitude de cette jeune pouilleuse, au moins se ferait-il un plaisir de replonger son arrogant minois dans la vase dont il l'avait tirée. Voilà qui le soulagerait peut-être un peu.

Comme il n'était néanmoins pas mu par de si violentes pulsions, ou savait les contenir, il se contenta de faire quelques pas à sa suite – grimaçant comme l'humidité visqueuse s'infiltrait entre ses orteils – et la héla d'un ton qu'il parvint à garder courtois :

    « Mademoiselle, je vous en prie ! »

Et sproutch, un autre pas vers elle, la main en l'air dans un geste de bienveillance.

    « Ne vous aventurez pas davantage sur ces terres dangereuses, nous n'aurons peut-être pas tant de chance la prochaine fois... » Et puis si tu te refais prendre, crois bien que je t'y laisserai, morveuse.

Il fit un dernier pas, reprit son équilibre, le visage toujours digne malgré la sensation de son pied s'enfonçant dans quelque manière non identifiée. Puis il désigna sa voiture, à quelques dizaines de mètres, visible malgré la lourdeur et l'épaisseur de l'air qu'on aurait presque pu, avec un peu d'imagination, croire vert. Les chevaux ne cessaient de secouer la tête, comme eux aussi incommodés par l'odeur, et pressés de faire demi-tour. Arthur ne les comprenait que trop bien.

    « Laissez-moi vous offrir l'hospitalité de ma calèche jusqu'à Ishtar, vous y serez plus en sûreté. »

Son air aimable, la tête légèrement penchée de côté, invitait à le suivre, avec l'apparence d'une générosité de prince offrant une nuit dans son palais. Il ne prétendait pas s'imposer, ni presser la jeune femme, mais proposer poliment quelque galanterie, au sujet de laquelle il insisterait juste ce qu'il faudrait, assez pour être charmant, trop peu pour paraître paternaliste. C'était là un de ses talents – le seul, diraient les mauvaises langues – que de jouer la sincérité, se donner une aura de bienveillance absolue. Les mauvaises langues, toujours elles, ajouteraient que son faciès était ainsi fait, les traits gravés à la mièvrerie. Quoiqu'il en soit, il maîtrisait depuis longtemps les sourires engageants, et ce sans la moindre trace de perversité dans leurs recoins. Il faut dire qu'il s'entraînait souvent, dans les instants de solitude.

Comme il n'était toutefois pas certain que son infinie gentillesse suffise à convaincre son hôte potentiel, il y ajouta, avec un de ces petits sourires de fausse timidité qui plisse discrètement les fossettes :

    « Votre aide pour trouver le chemin me serait en outre précieuse : j'arrive à peine de Fintasy et ne me repère encore que difficilement ! »
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MessageSujet: Re: Rencontre au détour d'un sable mouvant ~ Arthur   Dim 5 Aoû - 14:08

Les nobles avaient un don incroyable pour jouer les bons samaritains alors que dans leur petite tête pleines de choses inutiles, ils vous maudissaient avec amour et passion. Et moi aussi je les maudis et crache sur leur titre acquis douteusement par le passé ou acquis par un coup de chance comme un héritage et ce genre de chose !

Donc ce bon petit noble courait presque derrière moi pour m'empêcher d'aller plus loin, surement pour m'empêcher de retomber dans d'autres sables mouvants et éviter par la même occasion de se salir à nouveau. Je vous jure, eux et leur froufrou à deux pièces d'or ! Ils sont décidément siiiiiiiiiiiiii matérialiste, pitoyable ! PITOYABLE ! P-I-T-O-Y-A-B-L-E !

Et pour finir, il offrait "l'hospitalité" de sa calèche ... oh Science ! Il croyait que j'allais accepter ? Il avait décidément pas peur de salir sa jolie calèche ... deux minutes, je pourrais salir son jolie intérieur innocemment. Après tout, depuis quand on vous envoyait en prison pour une histoire de boue dans une voiture ? Jamais ! C'était parfait pour me destresser et recracher toute cette colère !

- J'ACCEPTE ! Qu'on y aille ! DIs donc vous trainez comme un vieillard alors que vous êtes jeunes. J'vous jure ! Précoce pour vieillir mon gars !


Je m'avance d'un pas, de deux pas, et m'arrête et me retourne vers lui.

- Au fait ... Où crèche ton carrosse prince charmant ?


Question très bête j'avoue mais je ne savais pas où était sa maudite calèche ! Je n'étais pas devin ni rien.

- Mais sérieux, faut pas trainer ! On m'attend au palais moi ! Je suis censée me préparer pour une stupide danse et si j'suis pas là, on m'rapporte tt de suite à Messire Genesio et là, ca m'fais mal tu vois! Il m'a déjà trop à l'oeil ! J'veux pas finir en prison ou me voir couper de mes vivres et de mes subventions pour mes inventions ! Faut pas TRAINER !


Je parlais vite certes et mon accent de Fintasy ressortait tellement ... Je parie qu'il n'allait me comprendre qu'à moitié. Je reprends m on souffle et me prépare à redire le tout en un langage plus Ishtarien et plus "noble", tout en douceur et lentement pour des esprits primitifs, quand soudain il annonça une bonne chose : il venait de Fintasy.

- Tu sais, c'est la seule chose bien que t'as dit jusqu'à maintenant ! Moi aussi j'suis de Fintasy ! J'te jure, la province me manque ! Ici leur fleuve est tout sale donc impossible de manger du poissons pécher sans vomir tripes et boyaux. Aussi, a part la forêt, t'as pas de verdure . Je t'assure, fallait rester là bas ! C'est bien mieux !

Fintasy me manque par moment mais je peux difficilement y retourner. Je me suis faite des ennemis un peu partout et le palais est le coin le plus sécurisé pour moi, pour le moment du moins.

- Pour les chemins ... j'ai que le chemin du palais en tête t'sais. Aussi le hall des conventions, c'est tout jolie, t'devrais y aller pour payer un ingénieur généreusement et l'aider ! Faut que l'argent serve hein !



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MessageSujet: Re: Rencontre au détour d'un sable mouvant ~ Arthur   Mer 19 Sep - 9:45

Il avait cru un instant qu'elle refuserait encore, qu'elle se détournerait avec une moue hautaine de bonne mal élevée – pimbêche – juste pour le faire trotter encore un peu après elle. Il fut donc soulagé, au départ, lorsqu'elle s'arrêta ; et, tentant de garder l'équilibre entre deux flaques qu'il aurait pu jurer vivantes, prit l'air comblé d'un gentilhomme à qui l'on offre un "oui" des plus gracieux. C'est progressivement, par la suite, qu'il devait commencer à regretter son offre trop généreuse.

D'abord le flot de paroles, qui déversait à la fois tant de vulgarité et d'irrespect qu'Arthur en resta tout abasourdi, comme empêtré dans sa propre politesse. Elle avait vite repris son souffle et ses esprits – mauvais terme, mais passons – et en tous cas plus vite que lui. La vivacité de ses insultes le dépassait totalement et, s'il eut au départ la vague intention de se rebiffer, leur nombre et l'apparente désinvolture avec laquelle la demoiselle les jetait, comme s'il n'y avait là au fond rien que de bien naturel et surtout pas un manque flagrant à toutes les convenances, finirent par lui faire lâcher l'affaire. Les petites gens se comportaient-ils tous ainsi à Ishtar ?

Au milieu de tout son baragouin, Arthur parvint tout de même à extraire quelques précieuses informations : ainsi la jeune femme travaillait au palais, était apparemment supervisée par un certain Genesio – où donc avait-il déjà entendu ce nom ? – et venait, comme lui, de Fintasy. N'ayant pas encore été suffisamment en contact avec l'accent et le parler ishtariens, son langage ne l'avait pas marqué, puisqu'il correspondait à peu près pour lui à la normale, à part ce léger détail qu'elle parlait comme un charretier. Il ne put qu'espérer que son accent à lui ne sonnerait pas aux oreilles des habitants de la capitale aussi vulgairement que celui de cette fille.

    « Quel très heureux hasard ! fit-il d'un ton enjoué pour rebondir sur la seule remarque qui lui laissait une ouverture. Si je m'attendais à trouver une compatriote aussi loin de chez nous... je n'aurais pas pris autant de peine pour sauver une bouseuse même pas vraiment du coin. Ma calèche est par là, je la ferai aller aussi vite que la terre le permet afin que vous soyez à l'heure pour vos dignes occupations. » (ricanement intérieur)

Là-dessus Arthur se retourna et, un peu moins précautionneux qu'avant puisque de toutes façons déjà trop taché, guida son invitée jusqu'à la voiture.

    « Là, laissez-moi vous aider à monter... même si tu ne mérites pas même d'effleurer cette banquette. Tobias, nous allons déposer cette charmante demoiselle au palais. Elle est pressée, alors faites vite ! Et si vous avez encore des difficultés à vous repérer, elle pourra vous indiquer le chemin. »

Tobias se tourna vers ladite "invitée", lui jeta un regard torve qui s'attarda sur sa tenue presque entièrement crottée, émit une sorte de grognement non identifiable, puis se retourna vers les chevaux d'un air blasé. Arthur cependant ne faisait déjà plus attention à lui, tout occupé qu'il était à combattre la vive douleur que lui procurait la vue de la jeune femme en train de frotter ses jambes, son derrière et son dos pleins de boue sur sa précieuse banquette. Il en était presque à se dire qu'il lui faudrait racheter une voiture, tant il lui semblait évident que l'odeur, à présent, ne partirait jamais.

Ce fut néanmoins avec son perpétuel sourire, quoique devenu légèrement fébrile, qu'il reprit, dès que la calèche se fut ébranlée :

    « Mais je ne me suis pas encore présenté : je suis le Chevalier Arthur Fitzgelli, de Fintasy. Et à qui ai-je l'honneur ? » espèce d'abominable gourgandine.

Un clignement d'yeux courtois.
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MessageSujet: Re: Rencontre au détour d'un sable mouvant ~ Arthur   

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