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 Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]

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MessageSujet: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Dim 15 Avr - 15:58

Marius m'avait dit que si j'avais besoin d'aide, il fallait que j'aille dans une gargotte dans les bas fonds et que je demande une « fée verte ». Tu l'as p'tète remarqué, mais l'argot change, la langue en général change, même d'une génération à l'autre. C'est important. Pour le parler des bas-fonds, je suis parfaitement en retard d'au moins vingt ans, et mon patois originel je t'en parle même pas. Je parle bah... comme un vieux quoi. Contrairement à tous ces petits jeunes que j'arrête pas de croiser partout, j'ai connu l'ancien Empereur et je suis en mesure de m'en souvenir parce qu'il a régné quand j'étais déjà adulte. Bref, le sujet de base, c'est pas comment je suis un vieux croûton, mais l'argot d'aujourd'hui. Donc voilà, une « fée verte », je ne sais pas ce que c'est. L'absinthe ? Si bien sûr, évidemment, j'en ai bu des litres quand j'en avais les moyens financiers. C'est tellement fort que c'est plus comparable à une injection brutale d'un produit qu'à une bière. Ça monte brutalement à la tête et ça rend fou, mais bref. Tout ça à ce moment là je n'y pense pas, je pense plutôt à la merde noire dans laquelle je suis.

J'ai des bleus, mais ça ben... c'est pas extraordinaire, j'aurais jamais fait appel au terroriste pour ça, j'espérais plus jamais revoir sa petite tête en fait. Et puis maintenant je peux me défendre, grâce à l'Empathie et à la Télékinésie. Nan, le problème, c'est ce petit con d'informateur de mes couilles qui a trouvé je ne sais comment mon vrai nom, mon âge, et mon ancien boulot. Avoue que c'est emmerdant et que ça pourrait me faire pas mal de tort. En plus, ce petit con, il a p'tète des assurances, peut être pas, mais je peux pas prendre le risque de le tuer et il le sait. Je pourrais le détruire de l'intérieur de sa tête et le rendre fou, j'en suis sûr, mais si il avait un copain derrière prêt à vendre la mèche au premier mal de tête de l'autre petit pédé ? Donc j'ai rien fait, mais j'ai encore une carte dans ma manche : le terroriste. Il a bien dit qu'il plaçait le Fabula Onis sous sa protection en échange de... de je sais pas quoi en fait. En tous cas, je lui apporte l'adresse d'un noble assez puissant et très intéressé par la contrebande. Apparemment, il veut faire passer quelque chose d'un point A à un point B, mais le problème c'est qu'il y a un noble qui veut pas que le-dit quelque chose passe par le point C parce qu'ils sont pas potes. Alors il faut le faire illégalement – en traversant le point C malgré tout – ou faire un coûteux et laborieux détour par je ne sais quelle montagne de l'Empire. Bref, c'est pas mes oignons mais j'lui ai assuré que tout pouvait s'arranger parce que je connais un contrebandier tellement intelligent qu'il est capable de tenir un crayon par le bon bout et d'écrire son nom avec sans faire un trou dans la feuille.
Tu me connais, je fais rien, rien du tout par altruisme et amour de mon prochain, donc j'ai ramassé un peu de blé dans la foulée. J'y gagne aussi, ça me donnerai presque envie de laisser des terroristes contrebandiers rentrer chez moi, parce que tout le monde y gagne. Le petit Marius va se faire des sous, moi j'me fais des sous et j'arrange mes problèmes de maître chanteur, et le noble va réussir à faire passer son quelque chose à moindre coût. Mais bref, revenons au présent.

Le présent, c'est moi, dans l'Oeil du Tigre, habillé en pute – ben quoi, c'est encore ce que je fais de mieux – et en train de commander une « fée verte ». En voyant le gars verser son machin à travers ce qui ressemble à du sucre, bah j'me suis dit que c'était un truc à la menthe. Bah ouais, j'me suis dit que Marius pouvait pas être assez con pour donner de l'alcool à un ancien alcoolique non ? Puis en plus, je compte vraiment le boire son machin, même si les verres avaient pas l'air très propre, parce que j'ai soif. En voyant la faible quantité de liquide qu'il y a dans le verre à la fin, j'ai demandé au serveur d'arrêter de me prendre pour un con et de le remplir franchement. Et il l'a fait sans broncher. Et moi j'ai bu ça comme du petit lait. De l'absinthe. Je l'ai bu comme ça.

Ça a mis un moment à me brûler parce que l'alcool fort c'est très vicieux, ça met une seconde ou deux à se faire sentir, genre quand j'en ai déjà avalé une bonne quantité. Sur le coup j'ai rien dit, j'ai reposé mon verre doucement. Je me suis pas mis à pleurer et à cracher parce que malgré tout, j'avais gardé quelque chose de mes années d'alcoolisme, une certaine habitude. Bien sûr mon corps il sait plus ce qui lui tombait dessus, depuis tout ce temps, mais moi j'me souviens... et je suis catastrophé. Je sais plus quoi faire. J'ai avalé de l'alcool ! Je suis retombé dans le truc ! Je me sens mal, j'ai honte, envie de mourir, mais quelque chose en moi exulte. L'alcool, ça fait un putain de plaisir. C'est ça le problème, être bourré, c'est génial, et une partie de moi veut être bourré tout le temps, même si ça fait huit ans que j'ai pas bu. Cette partie là, elle a fait que ronger son frein tout ce temps et là elle meugle de joie et elle me dit que quitte à payer, autant finir mon verre...

C'est une logique qui peut être difficilement compréhensible pour quelqu'un qui est dépendant à rien de chiant, mais lors d'une rechute on se dit que quitte à merder, autant merder correctement et prendre son pied, pas limiter sa conso. Et j'ai pas eu le temps de peser bien le pour et le contre, mais à partir du moment où j'ai fini mon verre comme un mort de soif en quelques lampées, j'me suis dit que j'étais foutu, que j'pouvais crever. Donc... ben j'peux boire, puisque j'vais mourir et que j'ai pas de volonté. Ça tombe sous le sens non ? Trop tard j'ai perdu, j'ai re-bu, donc j'ai le droit de boire maintenant. J'ai fait des petits arrangements comme ça avec ma conscience et j'ai commandé un autre verre. Parce que je me sentais bourré – ça monte vite l'absinthe – mais pas assez, et que foutu pour foutu... bah je pouvais me mettre une grosse mine.

Donc j'ai pas attendu Marius, je l'ai oublié, parce que je suis en train de prendre un putain de pied, un pied que j'ai pas pris depuis huit ans. Je peux pas décrire comme c'est bon de boire, c'est meilleur que le sexe même parce que là, maintenant, je suis détendu comme je l'ai pas été depuis gamin. Même bourré pendant les grandes heures, j'étais pas détendu comme ça parce que je savais que d'ici quelques heures il faudrait que je retourne tapiner avant d'être en manque, et que ça serait toujours la galère. Et à jeun... pas moyen d'être détendu, impossible. Mais là... ben pas de soucis, j'ai les sous et tout. C'est la période « lune de miel » de la consommation de drogue, quand les soucis qui vont avec sont pas encore arrivés et que t'es que dans la jouissance. Là, tu vois, y a un mec qui a commencé à me toucher les miches – je suis habillé en pute après tout – et j'en ai rien à foutre, je suis même plutôt content de plaire encore et j'me laisse tripoter sans histoire parce que j'arrive à jouir d'un simple contact amical sans être crispé par la perspective de baiser. J'le laisse même me rouler des pelles et tout parce que d'une je suis trop bourré pour dire non, et de deux c'est pas grave, tout le monde il est gentil avec moi. Je sais pas trop comment c'est arrivé, mais j'aime bien, on est assis quelque part dans ce bar enfumé et je suis roulé en boule contre un type qui m'explique d'une voix avinée qu'il m'aime bien, que je suis beau, qu'il me fera pas de mal. Il sent la sueur, l'alcool, il est chaud et il est vachement gros, je ferme les yeux, les jambes ramassées contre moi et ma tête dans son giron. J'aime pas les hommes mais je me sens en sécurité alors je reste là.
Marius sur ce coup là, il a vraiment merdé.
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MessageSujet: Re: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Lun 16 Avr - 9:43

Une ombre glissa sur les meurs, épousant avec souplesse sa surface rude pour disparaître dans une ruelle à gauche. Caresse sombre, effleurant les recoins de la ruelle, elle voyageait jusqu'au fond, invisible pour les gamins mourant dans les immondices et l'humidité de la pluie, trop noir pour que les doigts d'or du soleil tentent de la saisir. L'ombre grossit soudain pour se fondre dans une autre ombre plus épaisse, elle se volatilisa, et le jeune homme s'arrêta devant un homme plus grand et gros que lui. Il réajusta sa cape, puis il passa une main dans sa fausse chevelure blonde pour dégager quelques mèches qui avaient eu l'impudence de voiler son regard. L'homme posa sur le terroriste un oeil méprisant, toisant le gamin frêle et fragile qui se tenait devant lui, Marius lui rendit son dédain dans un salut froid et cinglant. L'autre renifla, soulignant ainsi le dégoût que le contrebandier lui inspirait, et Marius fit un pas. Le voyant comme une menace, l'homme le saisit brusquement par le col de sa chemise, et le plaqua contre le mur derrière. La tête de Marius claqua sur la pierre, il grimaça en étouffant de justesse un gémissement plaintif, il eut un éclair blasé qui passa dans le saphir de son regard. Ses ongles se plantèrent farouchement dans la peau de l'homme, il le griffa avec violence, et parvint à remonter son genou et le planta dans le ventre de son agresseur. Le type le lâcha en poussant un cri animal, et avant qu'il ne tente de le saisir à nouveau dans le but de le tuer, Marius esquiva à droite et saisit le poignard toujours caché dans sa botte. L'arme serrée entre ses doigts minces, Marius haussa les sourcils, l'autre se jeta sur lui.

Posant une main sur son épaule, le jeune homme se tint contre l'autre, et avant qu'il vienne lui arracher sa perruque, il lui enfonça la lame dans le flanc. Sans une cruauté sadique pourtant, le Renard planta l'homme jusqu'au poignet, sentant le souffle désagréable dans son cou, il se retint de vomir sur lui. Le corps massue eut un soubresaut, et il tomba sur le côté, alors qu'il retirait son poignard. Du sang sur sa chemise, Marius poussa un énorme soupir en constatant qu'il devrait se changer, le crime était encore trop visible à ses yeux, et ça l'ennuyait. Cependant, avec son flegme légendaire, le jeune homme poussa le cadavre du pied, et ses mains tâtèrent l'énorme poitrine pour se glisser sous la tunique, et venir caresser une bourse de cuir remplie d'or. La pluie se mélangea au sang, donnant au terroriste une odeur d'une terrible puanteur, arôme de chagrin et de banditisme. Sans prendre la peine de cacher le corps, il s'éloigna, calme, refermant la cape pour cacher la chemise tachée de sang. Il percevait déjà les cris des corbeaux, et des autres rapaces qui témoins de la scène, couraient déjà vers le cadavre pour lui voler le reste. Marius ne jeta pas un regard à ces enfants tristes, affamés, qui essayaient de survivre. La misère ne le touchait plus.

L'ombre revint sur le mur, elle bougea, monstre terrible de manipulation et de peur, elle prit la forme d'une silhouette effilée. Vivante, elle se découpa sur les pierres, touchant leur dureté, se serrant contre elles comme une amante en mal d'amour. L'ombre finit par se détacher, quittant les murs pour se laisser tomber comme une plume sur le sol, et bientôt, elle rejoint d'autres ombres. Marius observait celles des quelques personnes dans les rues, et quand une main ferme se posa sur son épaule, il se tourna vers Marco. Le contrebandier lui ébouriffa les cheveux, et murmura au creux de son oreille qu'un autre type blond avait commandé une « fée verte », Marius approuva d'un signe de tête. Il tendit la bourse remplie d'or au contrebandier, et lui ordonna d'informer Alvaro que leur... « ami » était mort mystérieusement dans un cul-de-sac, dans la pluie, et parmi les rats. L'autre acquiesça et quitta le jeune homme, qui déjà serpentait dans d'autres rues sinistres pour se rendre à l'Oeil du Tigre. La taverne ne tarda pas à surgir, unique établissement tenant encore debout, se dressant entre les maisons en ruines, d'où il pouvait écouter les conversations. Nuits comme jours, il y avait toujours du monde, et il ne fut pas étonner en rentrant de voir le colosse qui servait de serveur — bonus jeu de mots — qui faisait un bras de fer, avec un homme tout aussi imposant. Il croisa le regard du tavernier, qui lui désigna du menton un homme blond qui se tenait contre un autre. Marius grimaça et soupirant, agacé, il se dirigea vers le Comte Oliver qui ne paraissait pas dans son état normal. Loin de se douter que ce dernier avait goûté au nectar qu'il fuyait depuis des années, il crut qu'il était simplement en train de « travailler ». L'autre lui touchait le corps avec une certaine affection, si bien que sur le moment, Marius crut qu'ils se connaissaient. Le bandit lui lança un regard amusé, et de sa voix bourrue, il lança :


— Il est mignon, hein ?

Levant les yeux au ciel, Marius ne répondit pas à l'autre. Il fixa simplement le Comte, qui perdu encore une fois devant lui toute sa maturité, car on aurait dit un gamin qui voulait quelques étreintes, amoureux de tendresse. Le jeune homme garda ses sarcasmes pour lui, et il se rapprocha sans trop les coller du Comte, il demanda :

— Eh bien... que me vouliez-vous, monsieur ?


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MessageSujet: Re: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Lun 16 Avr - 13:02

L'absinthe, c'est brutal. C'est assez différent d'un alcool moins fort qui monte plus paisiblement à la tête ; là c'est plutôt à comparer au fait de se faire piétiner par un cheval. Je me colle donc au type - dont je n'ai même pas examiné le visage - pendant que la pièce tourne autour de moi et que les choses se dédoublent. Je n'ai pas peur pourtant car je suis dans un pays que je connais bien, celui de l'équilibre faussé et de la réflexion ralentie. Je me souviens de mes premières cuites où j'avais l'impression de me faire embarquer dans un état où je perdais tout contrôle, mais après j'ai eu des années pour domestiquer les sensations, les connaître, savoir à quoi m'attendre en fonction de ce que je bois et de la quantité. Je sais ce que je suis en état de faire et combien de temps je vais mettre à redescendre. Ce n'est pas angoissant. La seule chose c'est que mon corps a perdu totalement l'habitude d'être bourré et que du coup l'absinthe que j'ai avalé m'a mis dans un état pas possible très rapidement, mais ça va sinon. En fait je suis très très détendu, je suis en pays connu.

Le terroriste est arrivé, j'ai entre-ouvert un œil vitreux pour le regarder. Il n'a pas eu l'air très alarmé de me voir dans cet état là, mais bon, c'est pas ma mère non plus. Le truc qui avait l'air de plus l'embêter, c'était de me voir dans les bras d'un gars. Oui, il vaut mieux que je me décolle de là. Je me suis poussé du gars à gestes lents, tellement peu sûr de mon équilibre que je m'inquiète de tomber même si je suis assis. Le grand type m'a laissé partir sans trop moufter, comme quoi, on peut être un bandit et être pas trop méchant non plus. Il aurait pu prendre mal que je l'allume pour me casser ensuite, mais bon, il est sans doute complètement pété lui aussi. L'alcool nous a tous rendu copain. Peut être même qu'il est pas gay ce gars, il voulait peut être juste exactement la même chose que moi : un câlin. Enfin c'était très sympa en tous cas, l'alcool fait vraiment bien le lubrifiant social. Les câlins, à jeun, jamais on en fait, ou alors à sa compagne ou à ses gosses, un truc un peu con comme ça. C'est dommage.

Je me redresse un peu, je considère Marius de l'Ombrage avec un air pas très réveillé pendant un moment. Je bouge comme un chat à moitié endormi, avec une sensualité que je réserve plutôt au Fabula Onis. Là, je me sens sûr de moi et en sécurité, alors je me permets un peu plus de naturel. Et je ne me soucie pas de cacher mon ivresse, comme tout poivrot entraîné. C'est mon état normal après tout, même si je me casse la fiole, c'est pas grave. Pourtant, je suis pas si serein que ça, parce qu'une pensée me vient, et elle me fait l'effet d'un coup de poing dans le ventre : merde, j'ai rechuté. Pour l'instant, je ne vois pas d'intérêt à être sobre, je me souviens plus des raisons qui m'ont fait arrêter, ou plutôt je ne saisis plus leur logique, mais je sais qu'elles existent. Ça me fait mal au ventre d'y penser. J'essaye d'en détourner mes pensées, le mal est fait de toute façon, et puis... ben putain, c'est tellement bon quoi. J'essaye d'expliquer ce qui s'est passé à Marius en bafouillant avec une voix d'ivrogne.

- Beeeen... tu m'as pas dit que la fée vertr... vret... verte, c'tait de l'absinthe. J'ai rc... cru que c'tait de la menthe et tout, que tu m'aurais au moins prévenu si y avait de l'alcool dedans. Zé tout bu.

Ouais, le maitre-chanteur est devenu le cadet de mes soucis. Enfin non... disons que ça fait mal au ventre aussi de penser à ça alors j'préfère éviter. Y a trop de sujet de préoccupation dans ma vie, heureusement que je connais le moyen d'oublier.
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MessageSujet: Re: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Mar 17 Avr - 10:08

Les voix allaient et venaient, sifflant dans ses oreilles, musique désagréable et rauque, elle était un mélange de folie douce et d'ardeur. Les verres s'entrechoquaient sur les tables, les poings tapaient contre le bois, tandis que les éclats de conversations volaient ici et là. L'Oeil du Tigre était sans cesse animé par la vie des criminels qui venaient ici, un ventre dans lequel dansaient le banditisme et la Loi du Plus Fort, et pourtant ! Pourtant, une certaine sérénité régnait parmi ces visages émaciés, une paix qui se brisait parfois pour des bagarres, et curieusement, c'était ici que Marius se sentait le plus en sécurité. Il posait avec tranquillité un oeil sur le Comte, l'homme qui tenait le blond lui jeta un regard interrogateur, ils s'observèrent un instant. Le jeune homme essayait de saisir ce qu'il se passait, et surtout l'état dans lequel Oliver se trouvait, alors que l'autre exprimait une infinie tristesse sur sa figure rendue rouge par l'alcool. Marius croisa les bras, considérant le regret évident avec lequel l'homme quitta le Comte, il alla rejoindre un groupe d'hommes qui jouaient aux cartes dans le coin de la taverne. Il tourna la tête, reconnaissant Jean qui s'amusait à gratter de ses longs ongles sales sa peau blême, alors qu'une femme à sa droite curait ses dents avec son annulaire. Fronçant les sourcils, Marius secoua la tête pour écouter les paroles maladroites du Comte, langue de celui-ci pataugeait dans la semoule, chaque mot était placé avec difficulté, et Marius respira l'odeur d'alcool qui se dégageait de l'homme.

Ce fut lorsqu'il expliqua pour la Fée Verte que Marius se rendit compte de l'étendue de son erreur, il plaqua sa main sur son front, et poussant un soupir, il mordilla sa lèvre. Là, on pouvait dire qu'il était dans la merde, il serra les dents en soupirant de colère. Il lança un regard au serveur qui vint à sa rencontre, il montra du doigt le Comte, et on lui expliqua que ce dernier avait bien commandé une Fée Verte. Le jeune homme avait fait l'erreur d'oublier simplement... qu'ils lui donneraient de l'alcool, merde. Il poussa un énorme soupir, et prenant le bras d'Oliver, il leur demanda s'il était possible de l'emmener à l'arrière. Il arrivait parfois que la Garde Impérial débarque pour faire un peu de zèle, et il ne voulût pas mêler le Comte à l'une de ces bagarres, il voyait mal ce freluquet s'en sortir là où les poings et le caractère devaient l'emporter. Sans douceur, agacé par la situation, en colère contre lui-même pour avoir commis une bêtise de débutant, il serra fermement son bras. Il passa devant le groupe de joueurs, où il sentit sur ses épaules l'oeil lourd du bandit de tantôt, alors qu'il traînait Oliver derrière le comptoir. Le tavernier lui donna une tape dans le dos, et lui ouvrant la porte, il les laissa dans l'arrière-boutique, où une sale odeur régnait en maîtresse. Marius poussa l'homme sur une chaise en face, et alla s'en chercher une autre. Massant ses tempes, la mâchoire crispée comme le reste de son corps, il émit un grognement fatigué, et il demanda en essayant de passer outre l'ivresse du Comte
:

— Que s'est-il passé pour que vous me demandiez une Fée Verte ? Je veux dire... qui vous a cherché des ennuis ?

Amer, Marius posa ses coudes sur ses cuisses, croisant les doigts, il caressa ses lèvres de son index. Songeur, le jeune homme ne releva pas le caractère lamentable du Comte Oliver, sachant que c'était — cette fois-ci — de sa faute tout ça. Oliver malgré son âge, lui apparaissait de plus en plus souvent comme un enfant, ça lui rappelait d'ailleurs Mist. Mais Mist avait été plus jeune que lui, et Marius avait rapidement eu envie de le protéger. Il n'avait pas cela avec Oliver, de même qu'il n'arrivait pas à ressentir de la compassion pour lui. Il avait perdu ces sentiments-là avec la mort de Mist, il devenait chaque jour un monstre de froideur, se murant derrière un mur épais et incassable pour éviter de souffrir de nouveau. Et toutefois, il ne pouvait pas totalement lutter contre ses peines, les cicatrices sur son bras témoignaient de ses faiblesses, ces faiblesses qu'il voulait oublier. Il glissa une main dans ses cheveux avant de reprendre la même position, il ne savait plus quoi faire, tout ceci le dépassait. Blasé, le jeune homme constatait juste l'ampleur des dégâts, jugeant utile de voir comment la situation allait évoluer. Avoir donné l'opportunité à Oliver de boire de nouveau alors qu'il avait arrêté l'alcool, ça ne le chargeait pas plus de culpabilité que ça. Il ne s'en voulait pas terriblement, après tout, il pensait que ce n'était pas plus son problème que ça, même s'il était responsable de cette jolie connerie.

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MessageSujet: Re: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Mar 17 Avr - 11:45

J'avais pas espéré de toute façon que Marius fasse de mes problèmes les siens, j'le connais pas après tout, mais j'ai plutôt l'habitude que les gens aiment bien m'écouter parler. Puis c'est plus facile de raconter des trucs privés à des gens qu'on ne connait pas, bizarrement. Mon alcoolisme, c'est secret d'Etat... sauf pour Marius de l'Ombrage. Je lui ai dit, je sais pas pourquoi, sans doute quand j'étais dans une crise d'envie violente et que j'ai bu pour me calmer plein de jus d'orange. Puis, il faut que je sois honnête, là, actuellement, j'ai pas du tout envie qu'on me sauve. Le drogué moyen n'a qu'un seul désir : qu'on le laisse prendre son produit favoris autant qu'il veut sans émettre la moindre critique. C'est pour ça qu'il faut cacher sa dépendance, parce que sinon c'est le drame, quelqu'un va finir par faire la chose la plus horrible qui soit pour un drogué : lui dire qu'il consomme un peu trop et qu'il devrait se limiter. Et là, c'est le début des emmerdes. Limiter sa conso, y a rien de plus horrible à faire, c'est un état de tension permanent. T'as les bouteilles planquées dans ta piaule qui hurlent au milieu de la nuit pour te réveiller et pour que tu les boives, mais pourtant tu dois pas le faire. Je connais ce pays là, j'l'ai visité en tout sens et j'ai rampé dedans comme une larve pendant des années.

Marius m'embarque dans l'arrière du bistro et j'ai beaucoup de mal à marcher. Je serais bien resté à la même place. Le sympathique bandit est parti lui aussi, tant pis. Je n'ai pas envie de retourner au Fabula Onis de toute façon, parce qu'il faudrait que je cache mon ivresse. Ici, si ça se trouve, je peux aller jouer aux cartes avec les guss, bien me marrer, et personne ne me dira rien. En prime, je pourrais peut être même parler mon patois originel, et tout le monde s'en foutra. Mais pour l'instant, ce n'est pas le sujet, le sujet c'est le maître-chanteur pour lequel je suis venu. Et aussi, oh, ma consommation d'alcool – quoi que je vais pas en parler avec Marius de ça.

- C'est... c'est un guss tu vois, il est venu jacter avec moi eeet... ben il connaissait mon vrai blaze et tout, mon âge et pis aussi mon ancien boulot très très classe. Y voulait me faire chanter. Tiens, j'vais t'écrire ce qu'il m'a dit sur nom nom et l'endroit où j'peur le contacter une fois que j'ai ben réfléchi.

Le mec bourré moyen a la capacité de concentration d'un chaton hyperactif, et à peu près le même humour. J'ai donc pris une plume que j'ai tenu comme j'aurais tenu un bâton, en la serrant à pleine main, et j'l'ai trempé sauvagement dans de l'encre avant de faire des gribouillis sales sur une feuille. Je ne sais pas écrire. Pour moi, c'est du plus haut comique et je me mets à rire comme un ivrogne, sans pouvoir m'arrêter. Puis après un autre neurone a traversé paresseusement ma tête et du coup j'ai eu un autre truc à dire.

- Mais... c'était qui Mist en fait ? Genre il était si dangereux que ça et tout?

Ouais, puis j'ai envie que Marius de l'Ombrage descende de ses grands chevaux, surtout que j'aime pas l'équitation. Puis j'ai pas bien suivi cette affaire là, je sais que sa condamnation à mort a fait beaucoup de bruit, mais je sais pas pourquoi.
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MessageSujet: Re: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Mar 17 Avr - 13:37

Ce fut Marius qui tendit l'encre et la feuille, chose amusante, il y avait quelque nécessaire pour l'écriture. Les alcools étaient rangés un peu partout, quelques bouteilles vides roulaient encore sur le sol, tandis que les arômes s'entrelaçaient pour créer des parfums étranges, et souvent désagréables. Prés de Marius, on pouvait par exemple sentir l'odeur du Rhum et de l'Hydromel, avec un peu de citron, il en plissa le nez. Il humecta ses lèvres, fixant Oliver de ses yeux bleus et froids, véritable personnage du banditisme, il saisissait dans les paroles et les rires alcoolisés du Comte la maladresse et la confusion de celui-ci. Il crut comprendre de quoi il parlait, il ne mentionna pas de nom, mais ce n'était pas grave ; Marius avait compris le plus important, Oliver lui « demandait » de faire taire un infortuné importun. Il haussa les sourcils, sans bouger, il tenta de lire ce que le blond écrivait, l'esprit rendu fou par l'ivresse, il ne semblait pas lui en vouloir. Ou plutôt : son état ne lui permettait pas de lui en vouloir pour sa plongée dans les abîmes de l'alcool. Il frotta son visage, fatigué, il laissa le Comte se débrouiller. Il tourna la tête en se redressant, fixant la porte, d'où il pouvait percevoir les bruits des conversations, éloigner Oliver de tout ça lui avait paru judicieux. Il écouta un petit moment les chansons qui transperçaient le bois, et qui pénétraient ses oreilles avec la vigueur d'un boeuf, il grimaça devant ces propos peu glorieux qui prenaient pour héroïne une femme sur qui tout Ishtar passait, et il revint vers Oliver. Il prit le morceau de papier, remarquant avec agacement qu'il aurait bien du mal à retrouver l'homme en question. L'écriture du Comte était pénible à lire, il s'interrogea quant au fait si ce dernier savait lire ou non, et surtout : écrire.

Toutefois, Marius ne lui dit rien à ce sujet, concentré comme il était trouver comment dénouer la situation. Le contrebandier poussa un soupir, étonné que le Comte lui pose une question au sujet de Mist, mais trop épuisée pour lui refuser une réponse, il ouvrit la bouche. Il la referma aussitôt, les coudes sur les cuisses, la tête dans les mains, il posa ses yeux sur un mur humide et plein de crasse. Il garda le silence, contemplant les fissures qui couraient sur sa surface rude, caressant les pierres grossières qui sortaient à certains endroits. Il ferma alors les yeux, le visage taillé au couteau du sourd-muet lui revint dans le crâne, ainsi que sa mort violente qui le bouleversait encore. Un frisson passa dans son dos, sa main trembla, sa lèvre fut mordue brutalement par ses dents, Marius lâcha :


— « Genre... oui ». Il a tenté de tuer l'Empereur à deux reprises, et a failli réussir. Il est allé trois fois en prison, j'ai réussis en le tirer de là une fois. Il a enlevé un Prêtre pour moi, comme il m'a aidé à séquestrer deux personnages publics. Il a manqué de tuer Uriel d'Arken aux Élévateurs, la liste de ses crimes est assez longue, et je ne les connais pas tous. Toutefois, je pense que comme moi, à le voir, on ne pouvait pas savoir à quel point il était dangereux. C'était comme Lao, une légende, et rien ne présageait que sa fin serait aussi brute. Je n'ose pas imaginer ce que lui a fait le Haut-Prêtre, lorsqu'il la revu. Je me souviens que quand je l'ai sorti de prison, l'Inquisiteur Émile Paole lui avait coupé la langue, causée une gangrène sur le bras droit, et d'autres choses. À une époque, j'aurais aimé tué moi-même cet homme. Je ne pense pas être assez fort pour faire face à ce monstre.

Et simplement parce que cette opération demanderait un fort dédoublement de personnalité de la part de la joueuse, ce n'était pas encore aux nouvelles, Marius ne pourrait pas tuer Paole dans l'immédiat. Toutefois, il ne pouvait pas ignorer la rage immense qu'il ressentait vis-à-vis de l'Inquisiteur, même si elle était loin d'égaler celle qu'il possédait pour Uriel. Parfois, elle se réveillait brusquement, comme si elle n'était qu'un lion roulé en boule, qui secoué par une pensée, surgirait de ses entrailles pour le mener au bord du gouffre. Elle reprenait vie, et elle mourrait aussitôt, mais avant de s'éteindre, le jeune homme souhaitait mettre fin à la vie d'Uriel. Il ne voulait pas une mort grandiose, il ne désirait pas faire exploser le corps du petit blond, il voulait le Juger. Marius était fourbe, mais il avait conservé son sens de la Justice, et il considérait l'incarner dans toute sa splendeur. Lui-même, il ferait tomber Uriel de son trône, il le briserait, lui et sa grandeur pour qu'il goûte à l'ampleur de toute sa rancune. Jamais il ne pourrait dormir tranquille, tant que cet homme serait en vie, tant que l'Église se dressera dans l'Empire, il ne pourra pas trouver le repos. Il était le Juge, et c'était à lui de répandre sa Justice.


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MessageSujet: Re: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Mer 18 Avr - 10:45

On entend des gars chanter une chanson paillarde. Je trouve ça plaisant. L'alcool rend tout convivial et drôle, pas de gêne à avoir pas vrai ? Il peut rien se passer de mal, puis on rigole bien. Bon là je suis tout seul avec Marius, qui est pas franchement un maître dans l'art de la blague, mais ça ne m'empêche pas de rire comme un malade à ma blague pathétique. Hé hé, regardez, le mec qui sait pas écrire a écrit ! C'est super drôle non ? Enfin moi ça me fait marrer, j'ai jamais eu honte d'être analphabète. Sur Ishtar, d'une, c'est super courant, de deux on peut faire plein de trucs sans savoir lire. Je sais pas non jouer de piano, construire une porte ou dresser des serpents, mais y a plein de gens pour le faire à ma place, donc tout va bien. C'est comme ça que ça marche une société, y a plein de connards pour faire ce que je sais pas faire, et comment ça je peux satisfaire les besoins les plus frivoles de la tranche la plus riche de l'Empire et gagner plein de pognon. Quelque part, c'est un peu injuste, mais c'est pas ma faute hein.

Et poser une question sur Mist... c'est inutilement mesquin, mais j'ai pas pu résister. Quelque part, les ennemis de l'Empire, je m'en branle violemment, j'lui ai surtout posé la question pour l'emmerder en fait. C'est humain. Et puis au passage j'ai appris plein de truc sur la vie de ce mec là, que j'imagine du coup comme un grand terroriste baraqué et tout. Et pas très bavard non plus, vu qu'on lui a coupé la langue. Pas cool. J'vois pas de quoi je me plains en fait, j'l'ai encore ma langue moi. En fait, j'aurais su que feu le terrible terroriste qui a tenté de tuer l'Empereur et tout m'arrivait de son vivant au niveau des fausses côtes et faisait la moitié de mon poids, j'aurais bien ri. Mais parce que je suis méchant, que j'aime l'humour noir et que je suis bourré. Le coup de la gangrène me fait tiquer aussi. Donc, il avait qu'un bras à priori et pas de langue ? Oh putain, la misère. A me fait penser aux clodo qu'on croise parfois et qui arrivent à composer un humain entier en se mettant au moins à deux ou trois.

- Mais... comment il faisait ses lacets avec un seul bras ? Là j'éclate de rire avec des vieux grognements de pétasse qui en peut plus. Et là, une autre idée fantastique m'est venue : comment on avale sans langue ? Et... et... et... il devait en chier la mort pour bouffer! Et comme les mecs bourrés ont le sens de l'humour d'un enfant de quatre ans pas très malin, là j'ai ri à m'en pisser dessus à cause des images qui me venaient en tête. Si Marius voulait que je parle avec diplomatie, il avait qu'à pas me donner de l'alcool. Oh putain, oh putain... Ouais, le pire, c'est que ça n'a rien de drôle. Je crois avoir jamais eu un super sens de l'humour de toute façon, mais on m'a jamais demandé d'être amusant. C'est pas ces compétences là que j'ai développé.

- Enfin bref... je m'essuie un œil. Le nom du gars c'est Alvaro Herzath. Mais j'suppose que tu veux autre chose en échange?

Ouais ça serait trop beau si on pouvait donner ses ordres aux pécores des bas-fonds sans rien donner en échange, mais je m'en fous. J'me sens super jeune, j'ai plus mal partout et en plus j'suis bourré. Ma vie elle est trop bien. J'ai même plus cette vieille douleur dans le bas ventre qui m'inquiète vaguement. J'allume une cigarette – j'essaye d'abord de l'allumer à l'envers avant de voir que ça marche vachement moins bien – et j'en tire une bonne bouffée. Même fumer, ça me fait plus mal à la gorge !
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MessageSujet: Re: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Jeu 19 Avr - 7:40

Marius haussa les sourcils, percevant le rire de hyène du Comte Oliver, il serra les dents. L'autre crachait sur la tombe de Mist, celle qu'il avait lui-même soulevé de la terre, et d'où son ami reposait. Il garda le silence, trop digne, trop froid pour laisser un semblant de sa colère éclater. Ses doigts se crispaient, entrelacés, ils étaient raides de froid, alors que ses yeux plissés fixaient le Comte Oliver avec un stoïcisme qui ferait pâlir le plus cruel des Inquisiteurs. Ainsi refermé sur lui-même, le jeune homme écoutait, l'oreille tendue, la rage commençaient à couler dans ses veines. Véritable ruisseau, elle se répandait dans son coeur, errait dans ses pensées, et devenait une source bouillant qui le fit trembler. Ses jambes étaient parcourues de frissons, il pouvait sentir un millier de fourmis grimper tout le long de son corps, un noeud se noua dans son estomac. Marius luttait contre lui-même, mordant sa lèvre, il essayait de devenir sourd, face à la voix qui murmurait sans cesse dans tout son crâne : « Il mérite que tu lui enfonces tes pouces dans les yeux, et que tu le mordes jusqu'au sang, cette tapette qui passe son temps à se faire enculer ». Il avala sa salive, la poitrine compressée par sa rage, il devait se calmer. Une seule fois, il s'était abandonné à ses colères, et il avait mis le feu au Laboratoire de Karl, une seule fois il avait eu des paroles blessantes, et c'était Eléanor qui avait été rongé par l'ardeur de son venin.

Alors pour oublier les paroles écoeurantes du Comte, Marius se concentrait sur les voix qui transperçaient la porte, plusieurs cris lui indiquèrent que le serveur venait de nouveau emporter un pari. Lui, contrairement à cet homme, il avait dû faire ses preuves ici ; Marius se savait peu impressionnant, et avait conscience que bien des hommes et même des femmes le prenaient pour un simple freluquet pédant, et sans envergure. Toutefois, il se souvenait encore de ses manigances, de sa sournoiserie, et son intelligence lui avait permis d'installer sa réputation. Il jouait avec ses apparences, non pas pour séduire comme le faisait Oliver, mais pour piéger les plus débiles. Toutefois, Raseriknulla désormais à son service, il comptait user de l'imposante masse que représentait l'Esclave pour faire hurler sa voix, quand il la haussait dans une conversation. Il tenait là un monstre, et il désirait jouer avec. Oliver cessa de rire, de ce petit rire désagréable et hystérique, Marius retourna son attention sur lui. Les chansons caressaient ses oreilles, les paroles vulgaires le faisaient grincer des dents, alors qu'un mélange de voix grave et plus douce créait une musique conviviale, et au final assez jolie. Haussement de sourcil, eh bien ! Le jeune homme ne s'était pas attendu à une telle proposition de la part du Comte Oliver, il retint un sourire victorieux. L'alcool au final, ce n'était pas une mauvaise chose ; ivre, l'homme se montrait plus conciliant, Marius exploiterait ça à l'avenir.

— Hum... L'autre fois, lorsque nous nous sommes vus, vous m'avez expliqué que vous aviez une rancoeur... vis-à-vis d'Uriel d'Arken. Je vous ai posé une question là-dessus, mais vous ne m’avez rien dit. Maintenant, je veux savoir : tout ce que fait Uriel d'Arken quand il vient vous voir. Cet homme est certes intelligent, mais passe-t-il son temps à se baigner dans le stupre ?

Connaître son adversaire, voilà ce que désirait dans un premier temps Marius. Plus jeune, lorsqu'il croyait que l'Église était le chemin capable de sauver les âmes en peine, il avait eu l'occasion de discuter avec cet homme. Aniya avait débuté son travail avec lui, murmurant dans son crâne ces pensées dérangeantes, caressant ses convictions pour mieux les lui arracher, il s'était enfoncé dans le doute. Uriel avait tenté de le remettre « dans le droit chemin », mais mélancolique naturel, faible devant les arguments qu'Aniya lui jetait comme une évidence, Marius avait vu la vérité. Il se demandait encore, si cet homme qui s'était montré attentif à ses questions, qui avait eu la sagesse de l'écouter, et de le comprendre... existait-il encore ? Ou bien, la folie s'était emparée de son esprit pour toujours ? Néanmoins, Uriel d'Arken l'avait déçu par son amour pour le vice et le sang. Il lui rappelait trop Salomon, sans avoir l'arrogance virile de son frère, Uriel était un violeur qui prenait tout ce qu'il voulait par caprice. Soudain, une autre question germa dans son esprit, et Salomon ? Son frère qui dans sa grande décadence, et sa superbe folie, se donnait-il aussi à ces bassesses qui lui donnait envie de vomir ? Le corps crispé, Marius demanda :

— Et Salomon De l'Ombrage... vient-il vous rendre visite, lui aussi ?

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MessageSujet: Re: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Ven 20 Avr - 12:22

Je suis pas apte à réfléchir et à imposer ma volonté là, on me demanderait n'importe quoi je serais d'accord pareil, parce que c'est drôle, parce que j'suis pété d'enthousiasme pour tout tellement je suis content d'être bourré. C'est comme aller pisser après s'être retenu vachement longtemps. Enfin lâcher sa putain de pulsion ! Bordel comment c'est trop bien. L'alcool continue de monter en moi et j'me sens parfaitement docile pour raconter ce que je devrais pas raconter. Coup de bol extraordinaire pour Marius, j'aurais sans doute pas lâché le morceau à jeun. Enfin, faut voir si ce que je vais lui raconter lui sera utile, c'est pas garanti ça. Je m'y connais pas en magie, j'ai pas compris ce qui s'est passé et ce que j'ai vu. J'ai regardé un moment dans le vide pour essayer de tout me rappeler. Toute la scène m'est revenue assez facilement parce que j'avais eu une trouille monstre. Tout avait commencé normalement pourtant. Jusqu'à ce que la magie rentre en scène. J'ai parlé longtemps et vite d'une voix bien imbibée :

- Ben... j'avais demandé à voir le Haut-Prêtre quoi, parce que y a des gonzes qui étaient venus me taper dessus par jalousie pour mon esprit d'entreprise et que j'voulais qu'un autre mec viennent les emmerder parce que je peux pas engager moi même des brutes, ça fait mauvais genre. Bref, j'ai demandé au Haut-Prêtre tu vois, parce que dans le clergé y a les pires péteurs de rotules de l'Empire. Et ce con il a vu mon œil au beurre noir et il l'a soigné avec les doigts. Juste avec les doigts, c'était ça qui était curieux. Et puis il a continué sur le reste, mais arrivé au dos y s'est passé un truc bizarre et c'est comme si on m'avait... euh.... aspiré. Dans le genre douloureux. J'ai saigné du dos et puis il a... léché. Ce dernier détail, curieusement, me gênais un peu. J'avais perçu la volupté dans ce geste et j'ai pas trop l'habitude de voir des mecs prendre plaisir à boire du sang humain. Sans doute des restes de moral qui remontaient on sait pas trop comment. Enfin un truc difficile à expliquer quand on a un minimum de pudeur masculine. Mais il avait jamais fait de mal à personne chez moi avant ça, du coup j'ai pas compris.

J'ai tiré sur ma clope avec l'habilité particulière de l'ivrogne, c'est à dire en bavant un peusur le filtre parce que j'arrive pas à viser. Le terroriste m'a posé une question sur un inquisiteur de sa famille, et j'étais trop bourré pour réfléchir là dessus et remarquer un peu d'anxiété dans la voix ou le sens qu'on pouvait donner à la-dite question. J'ai juste répondu ce que je savais.

- Ouais, il vient des fois. Un trou du cul de noble classique. Il est à la tête des de l'Ombrage et ecclésiastique, alors il est influent et riche. Mais c'est un connard. Un coup il m'a volé à l'étalage une employée, mais il est vraiment très influent et riche alors j'ai dû virer la fille et garder le client, parce que de toute façon la fille était pas d'assez bonne naissance pour que la sauve... c'est comme ça.

Je hausse des épaules. C'est toujours comme ça, le vrai et le juste triomphe pas toujours. Obéir à des principes n'est pas du tout rentable, mais ça, un gars comme Marius de l'Ombrage peut pas le comprendre. Je tire sur ma cigarette et dans ma mémoire de poisson rouge alcoolisé, les paroles précédemment dites s'efface et je retrouve toute ma sérénité d'esprit. Les chants derrière la porte me distraient et je sais plus trop bien ce que je fais là, et j'me demande si je pourrais pas aller dans un ailleurs plus rigolo.
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MessageSujet: Re: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Sam 21 Avr - 8:45

Marius écoutait le Comte Oliver, le regard froid, la figure impassible, étonné malgré tout par ce qu'on lui racontait. Que le Comte soit blessé, ce n'était guère incroyable, mais ce qu'avait fait Uriel d'Arken, cependant... il serra les dents. Jusqu'ici, le jeune homme ne s'était pas inquiété au sujet d'une possible montée en puissance, pensant que le Haut-Prêtre resterait un simple être fragile que Raseriknulla pourrait écraser d'un coup de poing. Il ne pensait pas que l'homme pouvait devenir plus puissant qu'il ne l'était déjà, Oliver venait de lui dévoiler une information fort utile, et inquiétante. Si l'homme pouvait guérir autrui avec son pouvoir, comment cela se faisait-il ? Pouvait-il lui aussi se soigner ? S'il comptait le tuer, comment devrait-il s'y prendre alors ? Marius fronça les sourcils, les lèvres coller contre ses mains, le corps tendu. Il grimaça quand Oliver affirma qu'Uriel d'Arken l'avait léché, un frisson même de dégoût lui passa dans le dos, l'acte n'avait rien de tendancieux, mais imaginer être touché par cet homme qu'il haïssait le plus au monde, lui était chose écoeurante. Mordant sa lèvre, il frotta ses yeux, gardant ses questions pour lui ; Marius savait qu'Oliver n'en saurait pas plus.

S'enfonçant dans ses pensées, Marius imaginait son combat contre Uriel, il ne voulait rien de spectaculaire, il désirait simplement le faire tomber de son trône pour tout faire brûler. Cet homme lui inspirait une haine si grande ! Et celle-ci avait repris vie, sortant d'un brasier de chagrin qu'il ne contenait plus. Il haussa un sourcil, poussant un soupir, le jeune homme fixa le Comte de son oeil glacial. Que dire ? Que faire ? Que faire contre Uriel, si ce dernier avait la capacité de soigner ses blessures ? Peu à peu, il comprenait qu'il aurait peu de chance de survivre face à cet adversaire, il avait beau être quelqu'un d'agile, de vif d'esprit, et de sournois, il ne maîtrisait pas la magie. Il n'était pas Philosophe, il n'avait plus jamais utilisé les Ombres depuis sa fuite, il n'était qu'un homme. Mais un homme avec tant d'ardeur qu'il soulèverait des montagnes.


— Il n'a que son argent et sa grande gueule pour lui, croyez-moi.

Ce fut ce qu'avait lancé le jeune homme, au sujet de son frère. Salomon De l'Ombrage, Comte, Inquisiteur, et libertin amoureux du stupre. Il ferma les yeux, derrière ses paupières, il voyait ce visage presque semblable au sien. Un homme très grand, bien fait et qui aimait entretenir sa personne, une abondante chevelure grise, et un regard bleu de damné. Une voix profonde, un sourire joueur, et perfide, l'estomac de Marius se noua. Il planta ses ongles dans ses doigts entrelacés, il mordilla sa lèvre, Salomon... depuis deux ans, Marius ne l'avait pas vu. Salomon, roi des Narcissses, incapable de descendre de son trône, et qui avait séquestré une pauvre fille pour satisfaire ses perversions sexuelles ! Il était le père d'une petite fille qui ne le connaîtra jamais, et qui ressemblait un peu à Marius. Dans le marasme de haine, le visage de sa meilleure amie lui fit face, celle pour qui il avait décidé de se battre. Aniya qui avait su par ses paroles caressantes, son regard placide, et sa voix de sage, charmer le jeune homme pour l'amener devant une vérité qui l'avait changé pour toujours. À l'époque, à force de savoir son frère avec cette jeune femme, Salomon l'avait cru amoureux d'elle, c'était courant quand on avait quinze ans, l'amour. Toutefois, c'était ce même type qui avait brisé leur relation. Jamais Marius ne se pardonnerait sa faiblesse, et de ne pas avoir pu la protéger, le sang de son violeur coulait dans ses veines, et souvent, il avait eu envie de boire de l'acide pour faire disparaître son sang. Au final, Marius saisissait l'essence de ses luttes, s'il se battait, c'était uniquement pour venger celui et celle pour qui il avait ressenti le plus d'affection. Aniya lui avait pris à penser, Mist avait été le moteur de sa guerre, Aniya était vivante et brisée pour toujours, Mist... il n'en restait qu'un corps bouffer par les vers.

Marius rouvrit les yeux, et fixa Oliver avec une intensité terrible. Il n'y avait pas là du mépris pour l'homme, mais juste le flot de sentiments puissants qui lui étreignaient le coeur, et qui transperçaient avec une force horrible ses pupilles. Soudain plus expressif, son regard avait perdu de son éclat limpide pour devenir noir ; bleues, ses prunelles exprimaient tout ce qu'il gardait dans son silence. Déterminé, victime du chagrin et de la haine, sombre, Marius paraissait être quelqu'un d'autre.

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MessageSujet: Re: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Sam 21 Avr - 13:34

Marius me regarde avec un air de cocker battu, les grands yeux humides, les coins de la bouche qui se relâchent, la totale quoi. J'le regarde aussi, mais plutôt avec l'air du mec bourré dont les yeux ont du mal à faire une mise au point correcte. Mais il y a des choses plus urgentes dans la vie que les pérégrinations intérieures de Marius de l'Ombrage, comme ma vessie pleine.

- J'reviens.

Oh putain, je dois me mettre debout. J'aurais le cul collé au bois, ça serait pareil. Je m'appuie fort sur mes bras et mes jambes pour me lever, et j'arrive à être debout, pourvu que je me tienne à la table et... et en fait non, me tenir à la table ça suffisait pas, je suis tombé quand même par terre lourdement. Ça ne m'a pas fait mal, en fait, j'me suis juste senti tombé. Mais pour se relever du par terre... oh là là !* J'opte donc pour le quatre pattes, au moins jusqu'à la porte. Faut surtout pas que je ferme les yeux, sinon la pièce va se mettre à tourner et j'vais dégueuler. C'est ça le chiant avec l'alcool, t'as l'impression de le tenir, mais en fait, une fois que l'alcool a fini de monter à la tête – ce qui prend un certain temps – et bah t'es piégé comme un con. Ça arrive quand t'as/t'avais l'habitude de boire, évidemment, les vieux routards gèrent mieux pour pas gaspiller de l'alcool bêtement à dégueuler partout.
Une fois la porte atteinte, je me mets debout en m'accrochant à tout ce que je peux et je reste appuyé contre la porte le temps de reprendre mon souffle. Passer la porte. Trouver la ruelle de la pisse**. Passer à l'action sans me faire dessus. En m'appuyant sur le mur, j'arrive à atteindre mon but en position bipède. Je tire sur mes fringues n'importe comment et mon futal fini par tomber sur mes chevilles. Forcément, avec ce genre de menotte aux pieds qui restreint mes mouvements, ben j'arrive plus à tenir debout et je tombe. En pissant. Et j'arrose un mec.*** Tu penses bien que le mec est pas hyper jouasse de se faire pisser dessus par un mec bourré. L'adrénaline me rend un peu plus sobre et je dégage les pieds de mon futal pour rouler et me remettre debout avec agilité – y a des moments de grâce, comme ça. J'ai de la chance, le mec est pas très frais non plus, donc au début on se bat pas très bien, on essaye surtout de se faire tomber par terre. Mais moi, je m'énerve très fort – parce que je suis bourré - je lui gueule dessus et je finis par lui coller un pain. Et un bon. Dans l'histoire, il faut pas oublier que malgré tout mon maniérisme, je suis un homme adulte en relativement bonne santé, et qu'un poing bien porté ça fait toujours mal, même si on a pas la force physique derrière pour briser correctement une mâchoire. Ensuite j'ai sauté sur le gars et j'ai essayé de lui arracher une oreille avec les dents en lui tapant dessus. Nous faisons à peu près la même taille, donc il est tombé. J'ai enfoncé mon genou dans ses parties génitales assez fort, j'avais un bon appui pour ça, puisque le gars était au sol. Pendant qu'il se roulait en boule en se tenant l'oreille d'une main et les parties génitales de l'autre, je lui ai donné des coups de pied. Dans l'histoire, j'ai pris des coups aussi, mais moins, donc je suis plutôt fier de moi. Pas longtemps hélas, parce que les copains du gars sont venus voir et qu'ils ont vu, effectivement.

Du coup, c'est parti en mêlée général de types bourrés. Un mec a envoyé un coup de poing à un autre mec par accident par mon visage était plus à la bonne place - puisque j'essayais de m'enfuir – et au final c'est tout le monde contre tout le monde, grosse baston quoi. Je suis tout vénère comme un Yorkshire quand on approche du jardin de sa mémé et j'essaye de foutre une beigne ou de mordre ce qui me passe sous le nez. La bagarre est assez surréaliste parce que tous les participants sont complètement cuits, mais j'me défend pas trop mal. Accessoirement, j'ai toujours pas de futal, du coup ça gêne un peu les autres pour me taper correctement – c'est un peu emmerdant de toucher un type nu quand même – mais moi ça me gêne pas le moins du monde, trop torché pour ça, donc je peux allègrement sauter sur le dos d'un type et essayer de l'étrangler pendant qu'il essaye de frapper son ex-pote de beuverie tranquille.

* Sentez le tragique réalisme de la scène, issu d'une longue expérience.
** C'est la ruelle pas trop loin des bars et qui donne pas sur une grosse avenue passante. De préférence, elle est pas bien éclairée.
*** Encore le tragique réalisme de la scène.
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MessageSujet: Re: Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]   Mar 24 Avr - 9:11

Marius fronça les sourcils, sans pour autant suivre Oliver, lorsque ce dernier quitta l'arrière-salle. La mine boudeuse, le terroriste garda un bon moment la même position, ses pensées filaient dans son crâne, et le sens qu'il saisissait était d'une rare noirceur. Il cilla en pensant qu'un jour ou l'autre, il devrait tuer ses frères, s'ils se mettaient en travers de sa route. De toute façon, Job était un chien loyal prêt à tout pour satisfaire « son Excellence », et Salomon le salopard qui l'avait poussé dans sa révolte. Blasé, le Renard réfléchissait à ce qu'il venait d'apprendre, soucieux de savoir que son adversaire avait une maîtrise totalement inédite de l'Ombre, le seul souvenir qu'il gardait de cette expérience, c'était lorsque Mist avait forcé Faoiltiarna à soigner sa jambe blessée. Une grimace vint déformer son visage, une pointe de douleur transperça sa poitrine, mais Marius essaya de l'ignorer. Penser à Lokhund Krishna était toujours terrible, mais il s'attarda sur ce qu'avait fait Zélig, ce jour-là. Cet homme, malgré la bêtise extraordinaire qui le caractérisait, se montrait étonnamment talentueux quand il s'agissait de sang, et de folie. Peu à peu, d'autres souvenirs se heurtèrent à son esprit engourdi par les réflexions, il avait vu ce grand noir s'enfoncer une lame dans la main, et celle-ci se refermer. Pourquoi n'avait pas pensé plutôt à tout ceci ? Si Uriel d'Arken était capable des mêmes prouesses, il était sérieusement dans la merde. Il garda dans un coin de son crâne l'idée d'interroger Zélig Faoiltiarna, mais il devait trouver avant ça un bon moyen de pression. Il poussa un soupir, et ne se retourna pas tout de suite, quand l'énorme serveur vint lui annoncer qu'Oliver... se battait.

Devant les yeux agacés de Marius, l'homme expliqua en quelques phrases la situation, et le plus jeune se leva avec sa nonchalance coutumière. Grattant sa nuque, il chassa d'un geste de la main les cheveux qui voilaient son regard, et suivit le serveur jusqu'à dans les rues, où il remarqua avec irritation Oliver remporter un combat d'ivrognes. Il était à moitié nu, en train de faire une excellente démonstration de son honneur masculin. Marius soupira en plaquant sa main sur sa face fatiguée, sa bouche se tordit d'effarement, alors que son ventre se retourna face aux odeurs d'ivresses qui piquèrent son nez. Marius se glissa prés d'un mur, croisant les bras, il se contenta d'observer la bagarre sans intervenir, l'alcool faisait souvent des ravages sur le cerveau des gens même si au final... il ne s'en voulait absolument pas d'avoir poussé le Comte dans les bras de Dame Ivresse. Ce n'était pas son problème, même si le blond foutait un bordel pas possible. Au bout de quelques minutes, il fit signe à deux hommes derrière Oliver d'intervenir, et serviles, ces derniers allèrent saisir l'un des hommes contre qui le Comte se battait avant d'attraper ce dernier comme un enfant. La bagarre ne tarda pas à se calmer, tandis qu'un homme emmenait le Comte vers un bac d'eau froide, servant d'habitude à faire boire les chevaux. Marius haussa les sourcils, silencieux, et ne cilla pas plus quand l'homme fourra la tête du Comte Oliver dans l'eau froide, le mouvement de brute éclaboussa Marius qui lança un regard apathique à son protégé. Il poussa un autre soupir las, puis se décollant du mur, il alla voir le gros serveur dont l'expression était de la consternation mêlée à l'amusement, Marius murmura :


— Je veux qu'on me trouve des informations sur un certain Alvaro Herzatg... un nom comme ça. Ne l'attaquez pas tout de suite, je réfléchirai à son sort plus tard.

L'idée de tuer ce Maître-Chanteur pour trouver un nouveau moyen de manipuler Oliver traversa bel et bien le cerveau de Marius. Cependant, si ce type était parvenu à obtenir quelques informations sur le Comte Oliver, c'était qu'il en avait dans le crâne, et des envies de fouine, même s'il avait été trop hâtif pour penser aux conséquences. Sans doute un pion de plus, et qu'il déplacerait à sa guise. Ici, c'était son territoire, et personne ne pouvait dire le contraire. En deux ans, Marius avait à force de persévérance et de comédie, gagné la confiance des hommes les plus influents des Bas-Fonds, et prouvé que lui seul commandait ici. Le jeune homme lança un regard condescendant au blond, puis il fit :

— Quant à lui, ramenez-le au Fabula Onis. Ne lui faites rien d'autre, il est sous ma protection, et si l'un de vous le touche... eh bien, je ferais de sa tête ma nouvelle marchandise.

Bien des criminels auraient ri de sa remarque, lui, frêle comme il était, capable de blesser quelqu'un ? Cependant, ils connaissaient Marius, et savaient que son monstre de foire avait assez de force pour exploser la tête d'un homme d'une simple pichenette.

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Merci à Dietrich/Ambroise ♥️


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Malachite retour au pays de la Folie. [PV Marius]

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