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 Au près de la cheminé, maitresse. [PV Franz]

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MessageSujet: Au près de la cheminé, maitresse. [PV Franz]   Mer 21 Mar - 23:38

Son nez qui coulait, son impression de froid constant, ses vêtements trempés en train de sécher face au feu crépitant de la cheminée et lui, la tête tournant, nausée plus que présente se retrouvait malade comme pas deux. Fallait dire, la journée n'avait pas était de tout repos. On aurait même pu croire que le sort s'acharnait sur lui :

Ce matin, commençant tôt, comme toujours, il avait prit le temps d'aller laver les vêtements de tous les enfants de l'orphelinat. Il s'attela donc de la tâche, au lavoir, frottant, pressant, lavant. Un badaud, maladroit et sûrement saoul, le percutât, le projetant dans l'eau. L'homme ne dit rien, au contraire, il riait. Hector n'avait pas le temps de s'occuper de ce type, même si celui-ci avait décidé de continuer à lui nuire. À oui, Hector est un esclave, donc, c'est l'objet de tous.

L'évocation d'un maître riche fit tout de même fuir l'homme. Hector attrapa tous les vêtements tombés à l'eau, reprenant la fin de la lessive, ne pouvant se sécher lui-même. Quand il eu finit, le linge dans un panier protégé et recouvert, il se mit en route pour l'orphelinat, rapportant donc le tout. Là, la pluie tomba, comme si de rien n'était. C'est sous cette pluie battante qu'il mit à "sécher" le linge.

Lorsque ce fut fait, le soleil revint, mais pas la chaleur. Enfin, selon Hector. Il n'était vraiment pas de bonne humeur et il y avait ce vent... Ce vent le tracassait aussi, il avait de plus en plus l'impression qu'il apparaissait quand la colère montait ou tout autre sentiment suffisamment fort. Enfin, quoi qu'il en soit, il n'avait pas le temps de se sécher, trop de choses à faire. Il commençait à peine a éternuer. Ça peut être normal, la plupart du temps, mais là, pas de choses pouvant provoquer le rhume des foins.

Aussi, il retourna au travail sans rien demander : Il devait encore aller s'occuper du toit de la tour, cette dernière s'étant prit un esclave fatigué rendu à son maître. Là haut, le vent soufflait, ne lui permettant pas de sécher. Ses habits restèrent trempé et froid tout le long de son travail. Après avoir fini de refaire la toiture, il prit une pause allant se mettre devant le feu enroulé dans une couette, les habits séchant devant la cheminée. Sa tête commençait à peine à lui tourner, il s'endormit sans avoir réussi à repousser l'appel des Ombres du sommeil. Il était fiévreux, à la limite du délire.

Le feu ne semblait pas l'aider et personne ne l'avait vu après qu'il se soit occupé de la toiture. En fait, il se trouvait dans les appartements de Franziscka, ayant à la base allumé le feu pour elle, réchauffé la pièce pour la nuit. Il tremblait, gesticulait et gémissait, rêvant d'un sommeil cruel et délirant, mélangeant ses angoisses et ses peurs les plus profondes, celle qu'il se refusait à accepter ou celle impossible. Souvent, c'était des souvenirs où apparaissaient des choses délirantes, qui n'avait rien à voir ou des détails précis qui lui revenait en tête, subitement. Tout commençait, puis finissait par la dernière image qui l'obnubilait : Franz qui prenait de cette drogue. Puis ça reprenait au début, les détails changeaient, le plus souvent, en chose opposée. Mais la dernière scène était toujours la même : Franziscka mourrait dans son bain, dans un autre monde dû à cette maudite drogue.

De l'extérieur, on voyait le jeune homme pleurer sous les images qui le blessait. Il se recroquevillait sur lui-même, devenait ce qu'il y a de plus humain en lui : Il était à la merci de tous, il n'avait plus de carapace, plus sa barrière d'indifférence ou de méprit, son visage passif. Il était des plus expressif. Et on voyait principalement du chagrin et de la peur sur son visage endormit, incapable de sortir de ses rêves, replongeant dans son sommeil lorsqu'il se réveillait, trop troublé par certaine chose. Même si on entrait, il ne pourrait pas réagir, trop affaiblie par la fièvre qui l'agressait.
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MessageSujet: Re: Au près de la cheminé, maitresse. [PV Franz]   Ven 30 Mar - 18:31

Rencontre avec une couturière pour les tenues des orphelins ou encore des prêtres de l'Orphelinat ou encore pour elle-même, lorsqu'elle ira à la rencontre du monde mondain si hypocrite et si détestable à ses yeux.

En effet, aussi désintéressée soit-elle des nobles, elle n'en restait pas moins une directrice d'orphelinat et une prêtresse "respectable". Voilà l'image qu'elle donnait, voilà l'image qu'elle continuera de donner autant qu'elle le pouvait et surtout, autant que cette stupide drogue l'autorisait. Par conséquent, elle avait à adapter ses tenues selon les circonstances. Par exemple, dans l'orphelinat, elle mettrait une tenue simple et décontractée si elle n'a pas de visite prévue. SI au contraire, des personnes s'invitaient, elle habillerait une robe simple mais assez formelle, pour montrer qu'elle avait une certaine autorité dans ce lieu. Au contraire, pour les rencontres avec les nobles, une tenue un peu plus riche et plus sophistiquée était de mise et c'était bien le plus éprouvant.

Encore sa journée ne s'est pas résumée à quelques essayages. A peine a-t-elle reçu une couturière, qu'elle doit courir dans les cuisines pour s'assurer que les repas seront prêts à temps et qu'ils sont cuisinés comme il se doit. Elle ne désirait pas un risque d'intoxication dû à une viande mal cuite ... Si sa chambre était un désordre total - comme sa vie - elle n'en restait pas moins maniaque pour les autres, et surtout pour ses nouveaux protégés : les orphelins.

Ensuite elle avait à passer dans certaines classes pour évaluer le sérieux des élèves et la capacité des professeurs à enseigner précisément. Autant dire que plus d'une fois elle doit convoquer certains pour les remettre dans les rails, en calmant leurs trop grandes ardeurs de l'Ombre qui tournerait presque à de la trahison vis à vis du dirigeant actuel, ou au contraire à allumer certaines ardeurs endormies quelque part.

Et si ce n'était pas les professeurs, c'était les élèves le soucis principal. Découvrant à peine ce monde réglementé, plus d'un à tenter d'enfreindre le règlement et il fallait souvent rappeler à l'ordre en adoptant une attitude vis à vis de ces enfants. Elle tentait un peu toutes les techniques, et espérait tomber sur la bonne pour faire comprendre à ces enfants de la rue qu'il y avait maintenant des règles à respecter. Ils ne pouvaient pas sortir quand ca leur chanter ou voler ou autre activité dégradante de ce genre-là.

Enfin ce dernier cas lui a fait réfléchir longuement sur cette histoire de sortie. Il faudrait qu'elle s'arrange pour trouver des plages horaires de "sortie", accompagné par certains prêtres. Par contre, elle laisserait les jeunes de plus de seize ans - dès qu'elle en aura un de ce type - à la condition de revenir avant la tombée de la nuit par exemple.

Quant à la clôture de la journée, c'est quand elle s'est assurée que tout le monde - du moins les enfants - sont au lit et non ailleurs.

Maintenant elle ne désirait que son bureau bien chauffé par Hector, un bon bain et dormir dans ses draps.

Sauf que la journée était finalement loin d'être finie : Hector était emmitoufflé dans ses couettes à elle et devant le feu. A priori et si elle ne se trompait pas, il était totalement nu : ses vêtements séchés devant la cheminée.

" Pitoyable! Depuis quand un esclave peut tomber malade ?!" pensa-t-elle.

Elle s'apprêta à le réveiller brutalement mais arrêta son geste avant de le toucher. Pour une raison inconnue, ce spectacle la saisit. A cet instant et pour une raison qui lui était inconnue, elle doutait de la condition d'objet d'Hector. Son visage exprimait des sentiments qui le rendait terriblement humain malgré sa paire d'aile. Réflexion faite ... Comment pouvait-on concevoir une telle chose qui ressemble tant aux humains ?

C'était des corps morts ? Non ...

Elle était saisie et loin d'être dégoutée, elle était songeur maintenant. S'avançant à son bureau, elle prit un lire, prit un coussin épais pour le mettre devant la cheminée et s'asseoir dessus. Le dos, ou plutôt, tout le corps au chaud, elle commença à lire.

Une simple lecture dérangée par les gémissements d'Hector. Elle crut - un instant - entendre son prénom. Elle crut qu'elle avait rêvé et ignora ce détail.

Allait-elle se droguer encore ? Non ... elle voulait résister à cette envie. Malheureusement les premiers signes s'annonçaient de ce manque. Combien de temps tiendra-t-elle sans s'énerver , sans détruire quoi que se soit ?

Une pensée finit par la frôler ... Ca rêvait aussi un esclave ? DE quoi donc ?

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MessageSujet: Re: Au près de la cheminé, maitresse. [PV Franz]   Sam 31 Mar - 8:10

Ils avaient tous le même visage, tous ces esclaves. Hector avait 10 ans et on lui apprenait à se battre. Il s'y refusait : pourquoi tuer ces êtres ? De plus, il ne savait pas bien manier l'épée ! Il regardait les esclave un a un : Ils ont tous le même visage. Un visage morne, sans expression, aucune volonté. Ça donnait froid dans le dos. Tous les yeux se posèrent sur lui, des yeux sans vie, sans rien, des êtres creux. Ça faisait peur à voir.

Le garçon entendait des murmures :

-tue-les... tue-les...

Ces murmures se transformer en phrases audibles :

-Tue-les. Tue-les.

Allant de plus en plus fort :

-Tue-les ! Tue-les !

Plus en plus rapide, comme scandé par une foule de voies invisibles :

-TUE LES ! TUE LES !

Hector lâchait son arme, hurlant non, qu'il ne voulait pas, mais quand il rouvrait les yeux, tous les esclaves étaient morts, tuer par la lame qu'il tenait en main ensanglanté.


Le rêve le blessait moralement. On l'entendait gémir, chuchoter les phrases.

La tête des esclaves semblait surpris, ayant repris leur pensé humaine quelques secondes avant leur mort. Ça l'horrifié. Hector était toujours hanté, quel que soit l'endroit où il allait. Puis un détail le choqua : Un des esclave avait la tête de son premier maître.

-félicitation petit, tu les à eu. Mais faut pas tuer son maître !

La tête avait parlé. Pourtant, elle gisait un peu plus loin, sans corps. Elle avait parlé. Puis d'autre redirent de façon désynchronisé, puis, petit a petit, de plus en plus synchronisé, ensemble, a l'unisson : Félicitations, mais pas le maître ! Toutes les têtes prenaient l'aspect de celle du marchand mort. Toute. Hector, de ses 15 ans, se jeter par terre, hurlant de frayeur, pleurant, jurant qu'il n'avait fait que se défendre.


Dans les couettes, le jeune homme se mettait de plus en plus en boule, terrorisé. Il pleurait à nouveau, suppliant d'arrêter.

Il n'entendait plus rien. Il releva son visage en larme. Personne. Plus personne. Il regarda à droite, à gauche. C'était une plaine verte à perte de vu.

-Hector ?

Le garçon se retourna, voyant Etienne dans toute sa splendeur et toute sa féminité dans une robe pourpre qui mettait sa forme de femme en valeur. Il la regarda, surprit, se relevant lentement.

-viens, on t'attend ! Tout le monde t'attend !

Il la regardait, puis il s'approcha, lentement. Il répétait lentement : Etienne ?

-Viens, la chasse va commencer ?

Une chasse ? Quoi ? Où ? Hector était perdu. Quand il s'approcha, il vit le visage du comte d'heartsick couvert d'hématomes. Celui qu'il avait causé à leur rencontre.

-Voyons, la chasse à celui qui m'a fait ça !

Hector recula, effrayé. La robe pourpre avait laisser place au pourpoint habituel du comte, celui qui le faisait passer pour un homme. Etienne sorti lentement sa lame, approchant de l'esclave.

-Viens... Viens payer ce que tu m'as fait ! Viens prendre ce qui t'es dût ! Fuit, ce sera plus drôle !

Plus rien. D'un coup, le noir complet, la solitude. La voix résonnait dans cet espace infini. Cette voix se changeait lentement, donnant à la fin :

-Quoi que... tu mérites de vivre... Seul... avec tes remords... Tes poids...

Hector regardait à droite, à gauche, ne comprenant pas. Quand il regardait ses chevilles et ses poignées, il était prisonnier de fer et de poids. Il battait des ailes, voulant s'envoler, s'enfuir, aller loin ! Il ne voulait plus être ici, il en avait assez.

-Cette hérésie tente de se faire la malle ? C'est pitoyable, il ne semble jamais rien réussir et il espère allait loin ?

La voix, il la reconnaissait. C'était son actuel maîtresse. Franziscka se moquer ouvertement de lui. Hector supplia. De le libérer. Il supplia encore et encore. Il la voyait face à lui. Mais elle, elle ouvrit son médaillon, sourit, puis pris une dose de la drogue, s'écroulant dans un rire. Hector donna un dernier coup d'aile, pleurant à nouveau. Ses ailes se déchirèrent, pour sa plus grande douleur. Ça mettait fin au rêve. Normalement, il aurait dû recommencer.


Mais il se réveilla. Toujours fiévreux, malade. Il gémit, sécha ses larmes. Il regardât la pièce et découvrit Franziscka. Il tenta de faire comme s'il n'avait pas pleuré. Peine perdu. Il venait de perdre la face. Son bras retomba. Il n'avait aucune force. Il n'arrivait même pas à prononcer un mot. Il regarda sa maîtresse. Il ne dit rien. Son visage n'était pas impassible, il était terrorisé par ses rêves, encore et malgré son réveil. Il était fatigué de ce qui le hantait. Il aurait aimé que ça cesse, mais ce ne sera jamais le cas. Qu'avait-il fait, par l'Ombre, pour mériter ça ?
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MessageSujet: Re: Au près de la cheminé, maitresse. [PV Franz]   Ven 6 Avr - 13:38

Son esclave restait vraiment une prise de tête sans fin, sans nom et il continuait encore et encore à causer milles et une soucis. Il se mêlait à ses affaires, s'inquiétait inutilement pour ses histoires de drogues, s'énervait promptement - ou alors était-ce elle qui s'énervait promptement - et désobéissait sans cesse ! Voilà la vision que Franz a de ce Hector, voilà ce qu'elle tente de se convaincre.

En fait, il n'était pas spécialement envahissant et il effectuait ses tâches avec application et sérieux. Même la mini opération de ce médecin fou a été fait avec minutie, par contre et autant le dire, il restait pour elle une petite menace. En effet il restait un esclave "sans maitre". Il lui obéissait mais s'il le désirait, il pouvait claquer la porte et partir. Etrangement, elle ne se sentait pas particulièrement en sécurité.

Y avait-il un moyen de l'affranchir ? De s'en débarrasser sans avoir à souiller ses mains de ce sang maudit et immonde?

Il bougeait, il se tordait, il murmurait des "tue ... non ... si .." soit une succession de mot sans queue ni tête à priori. De quoi pouvait-il donc à ce point rêver, quel était son cauchemar ? Cela restait un étonnant spectacle tout de même que de voir un esclave se tortillait de la sorte dans son sommeil. C'était un autre préjugé qui s'effondrait, une autre vérité qui s'écrasait sur sa face douloureusement.

Elle était si ignorante du monde qui l'entourait en fait. Peut-être devrait-elle suivre les conseils tout autour d'elle et s'abandonner un peu à ce monde qu'elle déteste tant ?
Qui sait ...

L'esclave ouvre ses yeux mais il ne dit rien et il ne fait rien. Cette attitude énervait légèrement Franz et elle fronça les sourcils, souleva son menton et fit semblant de lire son bouquin. Allait-il remarquer que ce silence l'avait un peu blessé ? Ne pouvait-il donc rien dire ou faire Un minimum ?

Autre chose qui l'énervait au plus haut point : il pleurait ! Pourquoi paraissait-il si désarmé maintenant ? Qu'avait-elle fait pour avoir une telle cloque sentimentale à ses côtés ?

- Que t'arrive-t-il ? Tu t'ennuie trop en journée pour te permettre de faire des cauchemars ? Je peux augmenter ta masse de travail si tu veux.


Le tact et la sensibilité n'étaient pas inscrite dans son dictionnaire de "comment traiter les esclaves?". En vrai aussi ce n'est pas trop ca il faut l'avouer. Elle avait tant de chemin à faire pour se "sociabiliser". Autrefois, c'était son but premier mais ces temps ci elle était las de faire des efforts.

Elle refermait le livre et le regarde.

- Dis moi de quoi as-tu rêvé ? Et ne me mens pas !


Au fond elle était curieuse de savoir de quoi un esclave pouvait bien rêver !
Autrement elle avait à lui parler sincèrement sur son devenir à lui. Elle ne pouvait pas le garder éternellement à ses côtés de cette façon. Elle l'avait déjà assez supporté à son gout et son mentor qui n'arrivait toujours pas !

Abandonnant sa fausse lecture, elle fixa le visage apeuré de cet esclave. Son regard, si froid d'habitude, semblait s'être animé d'une petite lueur nouvelle. On aurait presque dit de la compassion mais un tel sentiment était si improbable et rare chez elle que seules deux personnes pouvaient savoir ce qu'elle pensait à cet instant. Malheureusement elles n'étaient pas là et aux yeux de ce Hector, cette lueur ne restait qu'une lueur de curiosité et rien d'autre.
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MessageSujet: Re: Au près de la cheminé, maitresse. [PV Franz]   Sam 7 Avr - 10:38

Hector en voulait au monde entier, mais il ne voulait plus faire de mal à qui que ce soit. Franziscka n'avait pas était douce à son réveil.

- Journée chargé. Et humide.

Sa voix était encombrée, on entendait clairement qu'il était malade. Il éternua dans son épaule, pour son plus grand dégoût. Il était de nature solide et ce genre de maladie ne l'affectait quasiment pas. Mais dans ce cas, trop longtemps dans le froid et trempé ne pouvait pas l'empêcher de tomber malade.

Il regarda Franziscka dans les yeux.

-Le travail de la journée a était fait... Je n'ai juste pas couché les enfants...

Il soutenait le regard, mais ses paupières lui semblaient lourdes. Il luttait pour ne pas retomber dans les méandre de ses souvenirs, cruel et blessant. Il se releva faiblement, complètement fragilisé. Le feu tombé, il l'avait remarqué. Prenant la couverture, la chauve sourit avança vers le feu, entendant l'ordre de sa "maîtresse". Son cauchemars l'avait énormément secoué. Il prit une bûche et la jeta au feu puis se tourna vers la femme.

-J'ai rêvé... des seuls souvenir que j'ai. Des pires. De mes 6 premières années en tant qu'esclave, en tant qu'objet. Et de ce qui à suivi.

Il n'avait pas la force, ni moral, ni physique, d'en parler.

-Je suis certain de ne pas avoir était esclave avant... qui ? Je sais pas. Où ? Sûrement à Gell, c'est là-bas que j'ai était vendu la première fois. Mais on est jamais sur de rien et l'Ombre m'en préserve. Mais le fait est que j'ai était vendu à la pire crapule qui soit, un marchand ivre de richesse qui...

Non, je pourrais pas...

-Qui...

J'aimerais... non...

-torture, viol... je suis... passé... par toutes ces étapes... j'ai appris à tuer de sang froid.

Il pleurait, hoqueté, la nausée, envie de se rendormir, de plus en plus blanc.

-Il m'a apprit à torturer et donc guérir, soigner, mais aussi voler et enlever... j'ai tellement de sang sur les mains...

Il la regardait, la vue embrouillé par ses larmes.

-Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Pitié, dite moi...

Il se ressaisie, honteux.

-la seule chose qui me faisait tenir, c'était les livres que je volais pour moi. J'étais obligé de les cacher pour qu'il ne les brûle pas. Y avait aussi le fait de voler. Les airs sont un lieu si magique...

Il se blotti d'autant plus dans les couettes. Il regardait les flammes danser au grès du léger vent qui allait et venait dans la chambre. Beaucoup de choses était embrouillé.

-J'ai fini par le tuer juste après qu'il m'ait... "prit". C'était pendant une attaque de pillard. S'en est suivi ma venu dans la ville.

Il éternuât, suivi d'une toux grasse, peu agréable à entendre. Il reprit

-J'ai rencontré le comte d'Heartsick. J'étais un petit abruti sans cervelle, paumé et agressif pour un rien. Il m'a bousculé, je l'ai frappé, quasiment à mort. Quand j'ai remarqué que c'était une femme, je l'ai soigné. Par la suite, il m'a... "adopté". Oui, c'est le terme. On était humain, chez lui. Je me sentais bien. Tellement bien... il a disparut du jour au lendemain. Comme ça.

Hector soupira. Il vidait son sac. Il ne suivait l'ordre que parce qu'en fin de compte, ça lui faisait du bien. Dans le pire des cas... il ne pourrait pas s'enfuir... Il ne pouvait rien faire. Trop affaiblie par la maladie.

-Puis j'ai rencontré votre maître. Il a su lire entre les lignes. Il m'a envoyait à vous.

Il soupira.

-pas convainquant, comme monologue provenant d'un esclave, non ? D'un autre côté, vous dire ce que je pense est le meilleur moyen pour vous montrez que je pense par moi-même. Je n'obéis que parce que je ne sais pas quoi faire. Je veux vivre, retrouver qui je suis, d'où je viens. Peut-être suivre les traces d'un éventuel père.

Il tourna la tête vers Franz. Il doutait de l'avoir convaincu de quoi que ce soit. Il s'en foutait. Si elle voulait le tuer, elle le tuera. Il tenterait de fuir, mais il n'a aucune idée de s'il le pouvait. Ça s'agitait dans le dortoirs. Les enfants ne semblaient pas endormit. Un prêtre aurait tenté ? Le visage du jeune homme s'adoucit en entendant les petits vivre. Il ne trouvait rien de plus pur qu'un enfant. Il finit par plonger son visage contre ses genoux, n'arrivant plus à lutter contre le sommeil.

-Les enfants ne dorment pas.
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MessageSujet: Re: Au près de la cheminé, maitresse. [PV Franz]   Lun 23 Avr - 22:00

Elle écoutait attentivement les "plaintes" ou les "rapports" de son esclave de sa journée de travail sans quitter le regard lourd et fatigué de ce dernier. A ses yeux, un esclave n'avait pas être fatigué ou malade.... etait-ce un défaut de fabrication ? Ne lui avait-on pas dit depuis des années que les esclaves étaient des êtres abjects crées en toute pièce par des scientifiques fous pour améliorer la qualité de vie humaine sans utiliser les humains en esclave ?

Alors ... pourquoi diantre ces choses tombaient "malades" ?! C'était presque de l'arnaque ! Cela signifiait trois choses. D'un, baisse de la productivité du travail donc diminuer les tâches. De deux, il allait mourir donc il fallait "débourser" pour un autre esclave. De trois, il fallait appeler un scientifique pour le réparer au plus tôt si on ne voulait ni changer ni voir la quantité de travail diminuer.

Dans le cas de Franz, elle le laissera crever tout bonnement.

- Tu n'as pas couché les enfants. Donc le travail de la journée n'a pas été faite tout à fait. Manipule mieux tes phrases. Je ne supporte pas les "juste pas fais si". Soit on fait , soit on fait pas. Il n'y a pas de demi-mesure.


Elle n'avait pas engueulé. Elle avait dit cette réplique d'une voix monocorde, sans émotion, presque dans un murmure inaudible. Pour les gens habitués à sa personne, ils devront comprendre qu'elle fait quelques remarques et que ce ne sont pas des critiques. Difficile de l'apprécier si sa gentillesse se résumait à des phrases sarcastiques, voilà une chose compréhensible.

L'esclave se lève et alimente à nouveau le feu. Voilà une bonne chose de faite car il faut avouer que le feu se mourrait et il faut avouer qu'elle n'avait aucune envie de se lever de là pour chercher une buche. Que l'esclave le fasse !
Une fois la buche jetée dans la cheminée, elle se mit à crépiter dans un doux son mélodieux, répandant une chaleur nouvelle et bien plus forte. Un petit sourire naquit sur les lèvres de Franziscka. Elle était bien là.

Il commence à parler de son rêve et ses propos l'intriguèrent dans un premier temps et eurent pour effet de baisser sa tête, pour dissimuler sa petite confusion.

Il disait qu'il avait le sentiment d'avoir été une personne par le passé, un humain libre et reconnu. Il faut avouer que depuis qu'elle l'avait, elle doutait de l'hypothèse que c'était des objets faites de toute pièce. Elle n'osait juste pas le dire à haute voix, ou l'admettre entièrement pour elle-même.

Le viol, la torture, le vol, le meurtre ... Elle avait un meurtrier en face d'elle ! Une machine à tuer et non une machine à laver !
Il était allé jusqu'à tuer son propre maitre et il avait eu un autre propriétaire par la suite ! Bon sang ... Etait-elle la suivante dans cette liste sanglante ? Qu'avait donc son maitre en tête pour lui avoir envoyer une bête ayant la rage à sa porte? Avait-il perdu les esprits ?!

Il finit par dire l'impensable ou plutôt l'imprononçable.
Elle aurait voulu s'énerver et lui hurler que son seul père était un scientifique fou du nom de Karl Ulsperger. Par contre elle ne fit pas, du moins pas dans l'immédiat après tant de découvertes et de révélations. Elle craignait pour les enfants car oui, il y avait plein d'enfants ici et les réactions d'un tel esclave pouvait être imprévisible.

Il était définitivement à interner non ? Mais à qui demander conseil ! Au Haut Prêtre évidemment ! Elle lui enverrait rapidement une lettre pour lui expliquer cette histoire et requérir une aide. Ou devrait-elle contacter Karl et résoudre cette histoire sans tomber dans une disgrâce totale aux yeux du haut Prêtre ? Oui, Franz craignait qu'Uriel voit en elle une hérétique à cause de cet esclave fou et déséquilibré mentalement!

Elle le fixa dans les yeux et des mots comme viols ou vols ressurgissent dans son esprit. il avait tout vu, presque tout, dans le négatif et rarement eut un bon traitement. Certes, c'était un objet mais un objet méritait-il autant de chose ?

- Des prêtres vont s'en occuper. Mais dis moi d'où t'es venu cette idée d'avoir eu une vie humaine avant ? Me caches-tu quelque chose ?


Rester calme et parler avec professionnalisme est important à cet instant. Il fallait capter un maximum d'informations. Il était bavard, il fallait profiter.



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MessageSujet: Re: Au près de la cheminé, maitresse. [PV Franz]   Mar 24 Avr - 20:07

Les couettes le maintenaient au chaud. Le feu aussi. Il tendit la main pour attraper ses vêtements... Si chaud, si doux. La voix des quelques enfants qui commençaient à somnoler ou s'endormir après être resté debout l'apaisé. Il se rendit compte de son air calme. Mais ne le changea pas. À quoi bon, de toute façon.

-Je n'ai pas envie de partir...

Il remit lentement ses sous-vêtements. Sa température était légèrement retombée, mais sa tête lui tournait, il avait envie de vomir, encore, était toujours confus dans ses pensées. Il regarda dehors, la nuit, le calme qui régnait dans le jardin. Il regardait les étoiles. Un souvenir lui revint, il le réconfortait : Il se rappela le jour où il arriva à la maison d'Etienne. Une larme coula avec un grand sourire apparent.

-qu'elle me manque... j'avais l'impression d'avoir quelqu'un qui m'appréciait pour ce que j'étais...

Il parlait d'Etienne... bien sûr. De qui d'autre. Il ne faisait pas attention à ce qu'il disait, faisait.

- Les petits dorment...

Il regarda Franziscka posant sa question. Ses yeux se fermèrent. Il réfléchit. Il pensa. La solution lui sautait aux yeux, comme si elle était évidente, mais il n'arrivait pas à la saisir.

-j'éprouve. Etienne me manque, elle a était si bonne avec moi, ainsi que ses domestiques... Et j'ai partagé avec elle une des choses que je trouve le plus agréable... avait vous volez dans les airs, Franziscka ?

Il ne se rendait même plus compte de comment il l'appelait. Il délirait peut-être à nouveau, ou pas, mais tout était confus, il voyait cette scène. Rasant l'eau avec Etienne en dessous pour lui faire découvrir. Il ferma à nouveau les yeux. Inspira. Il était incapable de bouger.

-Je... j'aimerais vous faire découvrir...

Il renifla. Quelque chose n'allait pas. Il pleurât. Rien n'allait, en fait. Il se recroquevilla, pleurant. Tout ce qu'il refoulait remonté soudain. Il repensa au viol qu'il avait subit.

-Pitié, protégez-moi... Je demande qu'à vivre...

La folie le reprenait. Il ne se rendait pas compte de ce qu'il disait ni à qui.

-Me laissait pas seul à nouveau... J'ai besoin de quelqu'un... c'est dur de vivre seul... c'est si dur... Je veux plus... j'e...

Il s'affaissa doucement, dans ses sanglots, yeux fermé. La fièvre reprenait, mais n'était pas atroce, il n'empêche qu'il devait dormir, reprendre des forces. Il n'arrivait plus à parler. Le sentiment de solitude le rongeait. Il se mit plus encore sous les couettes, tremblant.

Il marmonnait à nouveau, mais cette fois, les rêves changeaient et n'avait ni queue, ni tête. Mais ça le stressait. Il ne fuyait pas, mais bougeait doucement. Pas de cri, pas de plainte, pas de pleure. Les lunettes reposaient sur le haut de la cheminée, la chemise était toujours étalée devant la cheminée. On pouvait voir le blason de la famille Heartsick d'un petit format dépasser légèrement d'une sorte de poche cousue. Le pantalon était celui de travail et était dans un piètre état. C'était celui qu'avait reçu Hector d'Etienne même. Un des vêtements signé Lys, le grand couturier. Hector se retourna dans un long soupire. Il voulait au plus profond de lui que la fièvre retombe. Il voulait être au calme, lire. Prend un peu de temps pour réfléchir.
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MessageSujet: Re: Au près de la cheminé, maitresse. [PV Franz]   Mer 25 Avr - 13:39

Il l'écoutait à peine et ne répondait donc pas à la question qu'elle lui avait posé. Mais d'où lui était réellement venu cette idée d'une vie humaine libre ? C'était tout juste impensable ! Cette époque où l'humain servait d'esclave est révolue, maintenant on créait de toute pièce n'est-ce-pas ?

Elle ne pouvait pas douter de tout un enseignement que l'Empire lui avait prodigué juste sur cette apparence mi-humaine des esclaves et les interrogations de ces derniers ! D'ailleurs, jamais elle n'avait entendu de pareilles sottises et même les nobles ayant un esclave n'avaient pas eu de problèmes comme ça. Ils se seraient plaints et auront fait la une du monde mondain.

C'était la première fois qu'elle tombait sur un esclave et il a fallu qu'il soit "défectueux" ?
Il vaudrait mieux qu'elle contacte au plus vite Karl, ce médecin expert en esclave. Il pourra mieux la conseiller sur quoi faire et une fois son avis en main, elle attendra la décision finale d'Uriel d'Arken. Elle était totalement perdue avec tout ceci et avait vraiment besoin d'aide.
Rapidement, en un petit flash, l'image du Sénateur lui venait en tête et une pensée l'effleura: pourra-t-il la conseiller ? Elle secoua la tête aussitôt ... Non voyons. Elle n'allait pas le déranger pour une telle anomalie. Elle ne faisait confiance qu'en la personne du Haut Prêtre.

Elle fronça les sourcils et recula d'un bond quand elle l'entendit proposer un vol. Elle ne désirait pas voler avec un objet si défectueux ! Elle ne désirait pas du tout mourir ou se briser quelque chose ! Et s'il proposait ce genre de choses à des enfants dans ses moments de folie ... Petit à petit, il lui semblait être trop dangereux pour le garder là.

Elle devait s'en débarrasser au plus vite et proprement.

Elle le laissa parler, elle le laissa dormir, elle le laissa marmonner.

Doucement elle s'approcha de lui et le souleva pour l'emmener dans sa chambre et le coucher là. Puis, elle sortit en fermant la porte à clé. Elle fonça immédiatement vers son bureau et commença à rédiger une missive à Karl. Il devrait l'aider. Et si sa solution ne lui convenait pas, elle ira voir le Haut Prêtre, accompagnée de son esclave.

Elle sortit, appela un des prêtres et lui somma d'aller porter cette lettre d'urgence à Karl Ulsperger. Il s'exécuta, elle retourna auprès de l'esclave et resta devant la porte.

Après quelque seconde, elle l'ouvrit, s'approcha du lit et se pencha sur Hector.

- Dors ce soir et demain toute la journée. C'est un ordre. Je ne veux pas d'un esclave fou entre mes pattes, compris?


Elle ressortit, laissant la porte ouverte. Une belle nuit d'insomnie en perspective et un regard vers la porte. Cet homme va-t-il répondre vite ? Et qu'allait-elle faire jusqu'à ce qu'il réponde ? A priori, si Hector était un bon esclave, il ne bougera pas de ce lit, même guéri n'est-ce-pas ? A moins qu'il ne soit complètement détraqué et n'obéisse plus à rien ! A ce moment, elle utilisera sa magie des ombres et le tuera tout bonnement. Elle n'aimait pas cette perspective mais s'il l'obligea, s'il agissait bizarrement, elle le fera.

Après tout, que valait la vie d'un objet ? Rien.
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MessageSujet: Re: Au près de la cheminé, maitresse. [PV Franz]   Lun 7 Mai - 23:12

Hector se senti soulever, déplacé. Il l'entendait, il lui faisait peur. N'avait-il pas juré de ne faire aucun mal a qui que ce soit, enfin, de ne tuer plus personne? Il était même allé jusqu'à soigner son "créateur" pour qui il avait le plus grand méprit. De prime, il était certain d'avoir pu soutirer des informations si on l'avait laissé faire. Il savait qu'il était humain de base, car créé de toute pièce, il n'aurait pas eu d'identité. Le souffle ralenti. La question et les mots du médecin délirant le tourmentait comme le reste. Il gémissait. Puis il senti quelque chose de relativement mou et agréable. Un lit. Riche... c'était bon...

Les mouvements l'empêchaient de dormir, il était entre deux phases. La serrure verrouillé le réveilla pour de bon, toujours faible et fiévreux. C'était certain maintenant. Elle l'avait fait prisonnier. Avait-elle pensé à la fenêtre ?

Il regarda la pièce, se leva dans la plus grande discrétion... Il fouilla là où il pensait pouvoir trouver de quoi écrire. Il trouva en effet... du charbon... Et un tissu blanc. Pas de feuille, pas de plume ni rien pour écrire. Il abandonna l'idée. Au pire, il ferait parvenir une lettre. Alors qu'il entendait la demoiselle revenir, il se mit dans le lit, dos à la porte. D'un simple mouvement, heureusement pour lui. Elle lui ordonna de se coucher. Et surtout de le rester un long moment.

Il était pas fou, juste malade. La condition d'objet pur n'allait pas du tout avec Hector, il s'en sentait de plus en plus blessé, même s'il le cachait. Il se sentait... proche ? Peut-être le terme. Il avait l'impression de ressembler à Franz, perdu dans ce qu'il faisait, dans ce qu'il devait faire. La porte n'était pas fermée. Mais il devait fuir. Il ne se sentait pas en sécurité du tout. C'était un objet. Les défectueux, on les détruisait.

Il avait ses vêtements, c'était un début. Il ouvrit la fenêtre... Ouvrit ses ailes et s'envola. La première fois pour lui qu'il pleurait en s'envolant. Le vol qui était pour lui un plaisir. Cette fois, c'était pour faire, encore, une mort certaine, mais aussi quelqu'un avec qui il aurait aimé nouer plus qu'une relation esclave/maître. Il se sentait trahit. Il était blessé. Moralement. Il était affaibli physiquement aussi. Il passa la cour, trouva les classes et prit rapidement de quoi écrire. Il fuit aussi vite que la fièvre le lui permit et tout aussi discrètement que ça lui était possible. Il n'avait plus d'affaire. Heureusement, il avait encore de l'argent caché. Arrivé dans un lieu qu'il considérait comme sécurisé, il alluma un feu dans l'âtre

Le lendemain, reprenant des forces, après avoir acheté sa nourriture du matin, Hector prit une planche délabré pour s'en servir de support. Heureusement, le bâtiment était déclaré hanté... Mais il n'allait pas rester. Il commença sont écriture, lentement, prenant le temps de bien faire. Trop de temps s'était écoulé depuis sa dernière rédaction et ça le minait aujourd'hui. Il faisait lentement les courbes, pour qu'elle soit compréhensible. Si on lisait la lettre, on ne pourrait pas penser que c'est un jeune homme de 17 ans qui écrivait avec tant de soin. Mais faudrait-il encore qu'Hector sache son âge pour le dire.

Une fois fait, il trouva un enfant de l'orphelinat. À vrai dire, il connaissait leur voix par coeur. Il connaissait aussi la voix des prêtres et prêtresses. Il lui demanda de donner la lettre en main propre, de façon à ce qu'il soit sûr qu'elle l'ai. Il le prit un instant dans ses bras, malgré la fièvre et lui dis gentiment qu'il reviendra bientôt, ajoutant pour lui-même... Peut-être...

Il parti se remettre au chaud, faisant tout de même attention à ce que l'enfant ne se fasse pas enlever ou autre chose du genre, qu'il rentre sein et sauf. Finit Franz. S'il la revoit un jour, ce ne sera pas une alliée, ni une amie. Elle voudra sûrement le tuer.

Spoiler:
 
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Au près de la cheminé, maitresse. [PV Franz]

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