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 Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]

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MessageSujet: Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]   Dim 19 Fév - 9:03

Ouh là.
Me suis réveillé. Aurais préféré être mort. Avais l'impression de m'être fait roulé dessus. Par un truc vachement gros. Avec des pieux. Secoue la tête, impression d'avoir un sac de billes en soude dans le crâne. Oh putain. Et un œil qui va sauter de son logement parce qu'il est devenu trop gros. Ou en bouillie, je sais pas trop. Enfin pas bien quoi. Ouh là là. Je suis une migraine géante, voilà. Avec une putain de conjonctivite. J'entre-ouvre vaguement un œil et une explosion de douleur vient se produire dans mon crâne, encore. Je mets une main sur mes yeux pour cacher tout ça, et je passe les doigts de mon autre main dans mes cheveux parce qu'ils sont agréablement frais et pour contenir mon cerveau au cas où il déciderait de jaillir hors de mon crâne. J'ai jamais eu un mal de tête pareil de ma vie.

Enfin le contexte du truc me revient un peu, et je me rappelle comment je me suis retrouvé dans cette situation. A ma grande surprise, je me suis évanoui dans les bas fonds et pourtant je ne suis pas mort et dépouillé, mon corps ne repose pas nu dans un coin. Soit les mecs qui habitent là dedans ont perdu la main – de mon temps un type qui s'évanouit connement se réveillerai à poil dans un fossé, et j'y aurais sans doute participé – soit le philosophe m'a déplacé. La deuxième option est plus probable, donc je n'oublie pas d'avoir une petite pensée reconnaissante à son égard. Mais j'ai l'impression d'être... dans du sable ? Ça c'est mystérieux. J'en ai déjà vu, mais c'est pas le truc le plus courant à Ishtar. C'est pas désagréable d'être allongé là dedans cela dit, j'espère juste que c'est pas l'enclos des crocodiles domestiques d'un noble ou un truc comme ça. Parce que là, maintenant, je suis vivant mais ça va peut être pas durer. Comme la migraine est passée du stade de « souffrance indicible » à « lancinante », je peux me permettre d'ouvrir les yeux sans avoir envie de me jeter par la fenêtre. Bon, je ne suis pas au milieu d'animaux dangereux où de clodo avec l'air affamé. En fait, je suis toujours avec le philosophe, qui m'a posé sur un caillou qui bouge tout seul – moi non plus je ne cherche plus à comprendre, je vois les choses arriver, c'est tout. Mais là, je me rappelle d'un truc vachement important et je me redresse tout d'un coup d'un air alarmé.

- Mais il est où Pipo ? PIPO !

Je saute au bas de mon lit en caillou et je le vois arriver en galopant. Il nous a suivi ! Gentil chien. Je le prends dans les bras et il remue la queue joyeusement. J'ai quand même la gueule du roi des clodo, mon manteau est couvert de boue, mes cheveux et une partie de mon visage aussi, ça va qu'on est au milieu de la nuit et qu'il n'y a personne. Enfin ça aurait sans doute interpelé quelqu'un de me voir passer dans une civière en pierre. Oh putain j'espère que personne ne m'a reconnu si on a croisé des gens, j'aurais des problèmes après. Puis on est où ? Dans le quartier des avancés, tiens. Putain, j'suis resté dans les vapes longtemps, on en a fait du chemin ! Il a sans doute voulu m'emmener chez le médecin, ce philosophe pas rancunier qui pardonne qu'on l'insulte et qu'on tente de l'assommer avec un gros cailllou. Bon ben ça va je vais mieux tout seul, merci bien. Le Malachite d'il y a dix ans aurait sans doute remercié le noble seigneur en parlant mal et avec une servilité honteuse, mais heureusement ce Malachite là a bien changé et il sait très bien faire semblant de tout considérer comme un dû. Je suis censé être noble après tout. Ça serait bête de me trahir en disant « merci ». Donc je reprends l'air du gars à qui la terre appartient et dont la dignité est inaliénable et indestructible, mais j'avoue que les événements de la nuit sortent des rails des scénarios habituels. J'ai rarement de la boue dans les cheveux, déjà. Bon, ça pourrait être considéré comme un détail – surtout pour un gars des bas-fonds – mais je suis un type capable de se laver deux fois par jour, alors je me sens très mal à l'aise. Et en plus, on est dans le quartier des avancés, je te rappelle.

- On pourrait pas partir ? Ici ils découpent les gens en morceaux.

Ah, grossière erreur de ma part je me dis, après coup. Les médecins découpent plutôt les pauvres en morceaux. Pas tous, évidemment, je vais bien chez un médecin d'ici quand j'ai des petits problèmes dans mon intimité, mais quand tu vois arriver un type avec une scie tu te poses pas la question. Puis j'ai pas de bons souvenirs ici.
Enfin si le philosophe vient ici sans être plus inquiet que ça, parfaitement sûr qu'il va rencontrer un copain pour soigner le gogol malade de magie, c'est que c'est... un noble. Un noble qui joue au pauvre. Le destin est taquin quand même. Je peux pas retenir ma question du coup.

- Vous êtes noble aussi en fait hein ? Pour venir ici la nuit sans s'inquiéter, il faut être bien sûr de sa valeur en tant que vivant, genre un médecin osera jamais vous découper.

Ouais, j'aime bien le « aussi », ça sous-entend qu'on fait parti du même club. Puis j'aurais pas des pouvoirs magiques de noble si j'l'étais pas moi même, ça tombe sous le sens nan ?
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MessageSujet: Re: Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]   Dim 19 Fév - 17:32

Le quartier des avancés n'était pas un lieu fréquentable si on n'avait pas un minimum de connaissance ou alors de bons moyens de défense contre des fous avec des scies ou des couteaux ou des ustensiles médicales franchement peu innocents.

Pour ma part, dès que je venais ici, je faisais confiance à ma magie. Par contre j'avoue que pour ce soir, venir avec un type à moitié évanoui au sol n'était pas une bonne idée. D'ailleurs il s'agitait un peu, signe qu'il se réveillait enfin.

JE me décide de m'arrêter à faire bouger ma main pour avancer ce gros tas de bloc et m'assois à terre, le temps qu'il veuille bien se réveiller. Oui, mine de rien, c'était épuisant d'avoir à pousser un obstacle invisible devant soi avec des mains. De plus, le geste n'était pas doux ou autre, c'était brutal et fort. En plus d'un épuisement magique - quoique mineur pour moi -, c'était un épuisement physique de refaire encore et encore le même geste violent et direct.

Sinon, autre chose que me gênait pas mal dans mon avancée : le chien Pipo. Il tournoyait autour du lit de sable de son maître ou autour de mes pieds. Plus d'une fois j'ai failli tomber et plus d'une fois j'étais tenté de faire voltiger la bête à l'autre bout de la rue.

Finalement je prends un morceau de bâton qui traînait à côté de moi et le jette au loin. L'effet fut immédiat : la bête courut derrière et le ramena rapidement à moi. Je jettais, il le ramenait, je jetais, il le ramenait ... Le jeu continuait jusqu'à ce que son maître se réveille en sursaut, en gueulant le prénom de l'animal.

Ce dernier s'était enfin décidé à soulever ses paupières mais en se redressant promptement de son lit. Je ne faisais aucune remarque mais, sérieusement, pourquoi s'était-il soulever si vite ? Il n'avait pas peur des vertiges ? Ah nan, il ne craignait rien pour sa personne mais beaucoup pour son Pipo apparemment.

Le chien revint vite et sans mon bâton. Son maître était sa priorité. Bon chien.

Il sort du lit en question et regarde autour de lui. Il reconnut rapidement le lieu et me demandait même si on ne pouvait pas partir d'ici au plus vite au risque d'être découpé.

- Je pensais que tu avais besoin d'un remontant. Attend, il faut juste se rendre chez quelqu'un qui te donnerait les bonnes herbes pour calmer les douleurs et les fatigues après l'utilisation d'une magie héréditaire ou non. Il en connait un rayon sur toutes les magies. Déjà qu'on est là et si tu ne veux pas, les élévateurs sont là-bas.

J'allais continuer mon chemin, peinard, quand il m'interrompit avec une autre remarque. Etait-je un noble ? NE craignais-je rien ?

- Noble ou pas, vous ne valez rien ici. Juste un bon cobaye susceptible d'être intéressant à disséquer. Il faut juste faire gaffe de ne pas tomber sur une mauvais...

Je m'interromps. Je sens des pas se diriger vers nous. J'ai l'impression de les connaître mais d'où ?

- Quelqu'un arrive ! Vaut mieux ne pas aller à sa rencontre.

Le chien, innocent, se dirige vers la personne en question !

- Retenez votre bestiole bon sang !


Cette bête apportait malheur et disgrâce à son propriétaire, répandant sa malédiction à son entourage. Je n'aimais pas l'idée de rencontrer un parfait inconnu dans ces quartiers à de telles heures. Normalement, dans ce genre de situation, j'évite d'être face à face avec l'inconnue et emprunte un chemin bien différent.

La silhouette se dessinait au loin.


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MessageSujet: Re: Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]   Dim 19 Fév - 18:06

Karl avait une queue, des bourses. Karl était content. Karl pouvait culbuter autant qu'il le souhaitait des nanas (et des morts), mort ou non, tant qu'il faisait un minimum attention. Visiblement, les attaches avaient l'air de bien tenir mais il ne souhaitait pas se retrouver tout couillon avec une bourse partie et l'autre à moitié détachée. Les rumeurs n'auraient pas tarder à circuler et Ulsperger se seraient retrouvé la risée de tout Ishtar, alors que le personnage même donnait à frémir. Ce soir-là, il était donc de retour d'une petite fête entre scientifiques. La différence entre les fêtes avec les scientifiques et celles avec le commun des mortels, c'est que...quand une personne normale se rend à la deuxième, elle ne risque rien, normalement. Bon, il fallait avouer que le petit pot auquel il avait été était plutôt calme : ses collègues et lui avait fêté l'avènement de la science et du hall aux expositions. Ils avaient ri, échangé quelques projets et rien de plus. L'ambiance était plutôt mauvaise et Ulsperger s'était vite barré. Rien à culbuter d'intéressant, il n'y avait même pas cette femme en rouge qu'il lui avait fait tant plaisir, la dernière fois.

Maintenant, il s'avérait de rentrer dans son logement. Marcher droit, cela ne lui posait strictement aucun problème : Ulsperger était parfaitement sobre – ou du moins n'avait pas grand chose dans le sang – et marchait en direction de l'endroit qu'il squattait. Normalement, son esclave l'y attendait et il se ferait une joie de le remercier quant à sa participation au dernier événement et de la petite démonstration qu'il avait fait de ses talents. Ulsperger pouvait ne point être rancunier, et il comptait bien ne pas l'être envers Elden Flowertea. S'il martyrisait ce garçon, il le payait bien : okay, cela l'ennuyait tout de même pas mal car ce type était arrivé comme un cheveu sur la soupe alors qu'il n'en avait pas besoin, mais Flowertea faisait du très bon boulot. Il ne voyait pas pourquoi il ne l'aurait pas remercié – à sa manière.

Un bruit, cependant, le déconcentra. Il vit soudainement arriver vers lui un chien, un truc à la gueule. Le médecin se baissa, attrapant le bâton que l'animal lui tendait, arrêté. Celui-ci ne tarda pas à repartir et, fronçant ses sourcils, le directeur de l'Exodum crut que cette petite scène étrange était finie. Continuant sa route, il ne tarda pas à voir le chien revenir sur lui. Il jeta un regard au bâton qu'il tenait et vit un espèce d'hurluberlu poursuivre le chien. Ulsperger s'arrêta. Cette scène était si étrange qu'il...il fallait qu'il comprenne le pourquoi du comment des actions de chacun. Cela lui paraissait essentiel, voyez-vous, surtout pour quelqu'un comme Ulsperger dont le but ultime était vraisemblablement de connaître la raison de toute chose sur cette terre.

D'un pas alerte, il saisit le chien par le collet lorsque celui-ci voulut mordre dans le bâton, le tendant au « pauvre ».

« Vous faites du bruit, messieurs... »

Si le premier ne lui disait rien, la tête du deuxième si. Tout simplement parce qu'il l'avait déjà croisé et en charmante compagnie. Le Bal avait été un endroit où il avait pu rencontrer par mal de monde et quelques sponsors, et il se souvenait très bien de cette tête qui devait être le nouvel amant d'Uriel d'Arken, probablement, ou, du moins, sa prochaine conquête. Il ne connaissait pas son nom, mais ce type devait être noble. Probablement.

« Que fait le...la chose d'Uriel d'Arken et...un pouilleux dans ces quartiers ? Répondez ! Tenez-vous à tomber entre les mains d'un de mes charmants collègues qui ne sait pas se retenir ? »
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MessageSujet: Re: Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]   Dim 19 Fév - 19:21

Oui, certes, mais j'ai pas dit que les nobles sortaient du quartier des avancés saufs, j'ai dit qu'ils le pensaient. Évidemment, un scientifique un peu stratégique irait pas buter un type dont toute la famille possède de quoi payer une petite armée, mais il y a des fous partout, et surtout ici. C'est pas rationnel les fous, c'est tout le problème.
Des bruits de pas, et une zone de mon cerveau depuis longtemps en sommeil se réveilla. C'était cette zone qui me servait dans le temps à ne pas commettre un suicide dans les bas-fonds, comme dire que je possédait de l'argent ou me promener dans le quartier des avancés bourré et vulnérable. Donc cette zone du néo-cortex me hurlait d'aller ailleurs, genre au Fabula Onis. Ici, c'est beurré de psychopathes, de tueur en série qui tuent pour des raisons pas très compréhensibles. Et les pervers et les putes ont jamais fait bon ménage, y a des Jack l'Éventreur partout. En gros, la remarque de Lao m'était aussi utile que le conseil de continuer à respirer même quand je dors.

Enfin j'ai foncé droit vers le type quand même, même si tout mon instinct de survie me hurlait de ne pas le faire. A cause de Pipo. Bon, attention, faut qu'on pose les choses au clair : je ne crois pas que ce chien est une vraie personne, je ne lui ai jamais déclaré ma flamme ni considéré comme un frère. Pourtant, je l'aime bien, parce qu'il faut bien porter de l'affection à quelqu'un dans sa vie. J'aime bien le voir faire le beau quand je tiens un morceau de poisson dans la main, où quand il trottine en remuant sa petite queue pour aller faire sa balade quotidienne avec moi et tout, et quand ses petits yeux globuleux sont tout brillants parce que je rentre dans la même pièce que lui et qu'il se met à sautiller partout. J'ai pas envie de le voir se faire écraser dédaigneusement par un connard de scientifique ou ouvrir en deux pour le fun. Même Robert le Gros Velu Typique supporterait pas de voir son Rottweiler ouvert en deux par un connard de médecin.

Donc je cours après, bah ouais. Et à moitié penché en deux pour l'attraper, parce qu'un chihuahua c'est pas très grand et que je compte pas l'immobiliser à coups de pied – ça serait tellement plus simple pourtant. Hélas, le connard le ramasse avant moi. Et c'est pas un gentil. Il me rend Pipo pourtant, mais quand il parle on sent bien que ce qui nous sépare d'un coup de scalpel, c'est le fait qu'on soit deux et conscient. Tout seul, je pense que je finirais dans un laboratoire glauque après un bon coup de gourdin derrière la tête. Il fallait que je trouve un mensonge, vite. Je pouvais pas être le comte Oliver, cet homme avait l'air riche, je voulais pas qu'il aille raconter quelque part qu'il avait vu le proprio du Fabula Onis. Par contre il pouvait croire que la « chose d'Uriel d'Arken » avait engagé une pute crado des bas-fonds, ça m'gênait pas ça. J'ai donc repris mon patois originel, celui qui ressemble curieusement à l'accent Ch'ti. Et j'ai minaudé aussi. Je minaude très bien quand je veux. Évidemment que j'ai l'air d'un con, d'une grosse folle, ce que tu veux, mais l'important c'est que j'ai pas l'air de moi. Et en plus, le sieur présent risque pas de vouloir baiser avec moi. Un scientifique qui veut baiser avec toi, ça peut tourner à quelque chose de pas très catholique. Bon, j'aurais pu me faire passer pour autre chose qu'une pute, mais c'est dur d'inventer un mensonge sur le tard comme ça, surtout sur un truc qu'on connait qu'à moitié. Puis au pire le philosophe, il est magicien là, il va arranger ça avec ses pouvoirs si ça tourne au vinaigre hein ? Moi j'veux juste préserver ma réputation de mec qui se balade pas grimé en golem.

- Bin mon ch'ti kin était barré, monseigneur, alors y fallait que j'le rattrape. Et l'monsieur il allait me montrer sa garçonnière monseigneur, voyez ?

J'ai agité la langue de façon obscène. Un putain de caricature de la pute vulgaire conne et servile. Une image d'Épinal, tu peux te l'imprimer et te l'accrocher au dessus du lit. Enfin c'était crédible. La « chose » d'Uriel d'Arken avait forcément des goûts très spéciaux en matière de sexe. Ouais d'ailleurs, comment Lao pouvait être la « chose » du Haut-Prêtre ? C'est pas logique !
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MessageSujet: Re: Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]   Dim 26 Fév - 18:58

Le quartier des avancés était un lieu vraiment dangereux, même pour le plus puissant mage de la terre.

Plus d'une fois j'avais entendu des cris de souffrance dans une ruelle bien sombre et inquiétante et plus d'une fois j'étais arrivé trop tard, tombant juste sur un cadavre à l'aspect bien misérable. Actuellement, la scène la plus traumatisante a été la tête à moitié ouverte d'où débordait la cervelle, visqueuse. Le méfait a été accompli il y a plusieurs jours car les rats ne s'étaient pas gêné à rôder ou à grignoter un peu de chair.

Rien que d'y repenser, je voulais vomir.

Autant dire, ce n'était pas le bon lieu pour un parcours de santé saine. A moins que je ne sois prêt à tuer la personne, oui à cette condition seulement je pouvais me balader librement dans ces ruelles, sans craindre de tomber sur un médecin ou ingénieur fou.

Et ce soir, un stupide animal allait m'amener des ennuies et j'en eus la preuve : je faisais face à cet être aux cheveux roses qui se prétend médecin. Il n'avait pas eu les bijoux de famille privés la dernière fois où je l'avais vu au Cochon Pendu ? D'ailleurs, n'était-ce pas ce type qui m'avait arraché un baiser sous mon déguisement de sorcier à la peau chocolatée ?

Quel souvenir honteux.

Tiens, il ajoute même une autre couche à ma honte en me désignant comme la "chose d'Uriel". Cette phrase mis en évidence à quel point j'avais mal joué en tant que Léandre ! Je n'aurais pas dû trainer qu'avec Uriel ou alors il aurait fallu que je sois plus patient pour atteindre un sénateur. Je me re-maudissais de mon erreur de bleu ... une erreur digne d'un simple d'esprit !

Je comptais répondre - le plus poliment et le plus adroitement possible - que monsieur Oliver prit les devants. Plus il parlait et plus j'hésitais entre rire ou me cacher dix pieds sous terre.

Après être "la chose d'Uriel", j'étais maintenant un type en quête d'un quelconque plaisir avec un pouilleux pleine de boue ! Le pire était qu'il jouait bien son rôle du pauvre putain des rues ! On ne pouvait pas croire, dans ce déguisement et cette manière de parler, qu'il était Comte du fameux Fabula Onis ! Je ne pouvais que féliciter ce maestro, cet acteur ! Il pouvait bien jouer dans une pièce de théâtre, il se sentirait aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau !

Maintenant fini d'admirer son "génie" - génie qui se clôtura par un jeu de langue bien obscène - et à moi d'entrer en jeu. Soit je participais à cette mise en scène, soit je risquais un autre jeu. Hum ... la dernière option ne me plaisait guère j'avoue.

Je m'approche d'Oliver et pose mon bras sur ses épaules, approchant mon corps du sien. Ombre ..qu'il puait ! J'espère ne pas m'évanouir en plein milieu de ma tirade.

- En effet ... J'ai à lui montrer deux trois choses. Sur ces bonnes paroles, passez une bonne soirée.

Et j'obligeais - discrètement évidemment - Oliver à bouger avec moi, faisant demi-tour et continuant d'un pas nonchalant.

Devrais-je mettre la main aux fesses ou pas ... oui ou non ... oui ou non ... oui ou non ... Au final non. je préfère lui murmurer ces bonnes paroles et donner ainsi une illusion d'une entente intime au médecin fou.

- Il te faudra une dizaine de bain parfumé pour enlever de toi cette puanteur.


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MessageSujet: Re: Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]   Dim 26 Fév - 21:49

Ulsperger fronça les sourcils, se demandant dans quel bordel il était encore trompé. Ne vous y trompez pas, Karl Ulsperger était loin d'être le pire des énergumènes traînant dans le coin : et il pouvait même être qualifié de gentil par certains, bien que les méthodes de ses compagnons ne le dégoûtent pas vraiment. Lui les utilisaient aussi, mais à l'Exodum. Il se limitait en quelques sortes à ces lieux, n'y laissant pas trop les rumeurs en sortir – ni les patients, d'ailleurs – préférant à l'immensité d'Ishtar une sorte de huis-clos comme celui qui avait amené sa propre folie. Dans le quartier des avancées, Karl Ulsperger était relativement clean : sauf avec son esclave, Elden Flowertea, bien sûr. Celui-ci avait un don tout particulier pour l'énerver et lui donner envie de le frapper. Les principales raisons étaient sa nature monstrueuse, mais également son irrationnelle propension à s'excuser tout le temps, qu'il vente, pleuve ou neige. Bref, Flowertea lui mettait les nerfs à vif et si dans deux semaines, il était encore vivant, nous pourrions considérer qu'il aurait bien de la chance.

Il considéra, complètement immobile, l'espèce de blondasse au langage des rues d'un oeil particulièrement vide, se bloquant totalement sur son franc-parler et ses manières qui le...dérangeaient. Lui qui avait l'habitude de manger les coudes en dehors de la table et de vouvoyer le plus pauvre hère qu'il rencontrait, on pouvait considérer ça comme le choc des cultures. Il lança un regard à ce garçon qu'il avait identifié comme l'amant d'Uriel, un sourire sardonique se dessinant de plus en plus sur son visage, tendant que son regard effleurait sa peau blanc oscillant tranquillement vers le jaune, ses vêtement le moulant doucement, ce corps peut-être pas assez bien nourri. Si le blond avait aussi peu de sex-appeal qu'un cafard mort, l'amant d'Uriel l'intéressait. Tout d'abord parce qu'il était la chose de son pire ennemi, bien sûr, et que le rêve de Karl Ulsperger était de briser toute chose appartenant à Uriel comme le ferait un gosse qui jalouse la poupée de sa sœur, bien sûr. Il était également attiré par les cheveux noirs et cet air mystérieux qui flottait dans ses yeux.

Qui était ce type qu'Uriel d'Arken semblait avoir sorti d'on ne savait où, en fait ?

Ignorant totalement Oliver, le médecin se rapprocha de Lao, venant lui prendre une mèche de cheveux.

« Vous n'êtes pas obligé de rester avec cette...cette chose, monsieur. Ce n'est pas qu'il ne vous mérite pas mais il pourrait vous voler votre argent ? Ne voyez-vous pas là ce petit regard sournois de voleur et ses mimiques qui agitent ses lèvres, attendant un moment d'inattention de votre part pour vous voler votre bourse ? »

Il fit un geste de la main, tandis que ses lèvres bougèrent pour prononcer un onomatopée du genre de « Pschhht ! », histoire de le faire dégager.

« Vous avez raison, il pue. Allez, dégagez et allez semer votre odeur ailleurs, pauvre hère ! Vous ne voyez pas que vous dérangez un noble ? »

Sur ce, Karl Ulsperger se colla un peu plus à Lao, le forçant à faire un ou deux pas avec lui pour l'entraîner jusqu'à sa masure. Là-bas, il y avait Elden. Celui-ci pourrait sûrement lui servir un thé, en attendant de l'entraîner dans sa chambre. Il savait que son serviteur ne mouflerait pas sur le fait que son maître aimait passer du bon temps à le torturer;c'était, surtout avec Karl, beaucoup trop dangereux. Il y avait pas une véritable justice, ici.

Bref, il força Lao à s'éloigner du Comte – s'il l'avait su, probablement aurait-il invité le comte à boire un thé et savourer des petits gâteaux –, la pluie commençant à dégringoler sur leur tête soudainement. Karl leva la tête sur les nuages noirs, distrait.

« Je vous invite à boire un thé chez moi. Mon serviteur, quelqu'un de très bien, pourrait nous servir. Si vous tenez vraiment à emmener votre chose, il pourra lui préparer un bain chaud. »
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MessageSujet: Re: Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]   Mer 29 Fév - 7:17

[L'avatar de Karl me trouble. Genre j'ai envie de me frotter la rétine au papier de verre pour que ça parte.]

En fait, j'ai pas d'honneur, quelque part. Que le gars moufte pas alors que je fais le pauvre vulgaire, tout ce que ça me fait c'est du soulagement. Lao rentre dans le jeu sans pousser le bouchon aussi loin que moi, parce que lui c'est un mec classe. Il peut pas faire semblant de me toucher le cul, sans doute parce que je sens pas très bon. Il m'attrape par les épaules – les épaules putain ! Peut on faire plus chaste ? - et me pousse à me retourner pour m'éloigner du médecin. A mon grand étonnement, celui ci ne nous a toujours pas sauté dessus, p'tète parce que c'est « la chose d'Uriel » ou que nous n'avons pas les capacités de faire des cobayes satisfaisant, je ne sais pas. Les envies des médecins me sont totalement inconnues. Lao me lance une petite vanne à l'oreille, comme si c'était indispensable. Je croyais les philosophes gentils moi. Je lui chuchote en retour :

- Je préfère dauber du cul avec mes quatre membres et ma réputation intacte que de gagner une putain de toilette mortuaire.

Ouais, le coup de la réputation intacte ça fait con, mais pas tant que ça. Évidemment pour un noble lambda on va peut être tolérer qu'il trébuche dans une poubelle une fois, pour moi non. Je préfère pas être trop humain, c'est mauvais pour les affaires. Échapper à sa nature profonde de gros crado, ça demande de développer son propre petit panel de maladies mentales style névrose et maniaquerie, mais je consens à ce sacrifice de bon cœur, j'trouve ça pas cher payé pour dormir dans des draps en soie. Enfin bref, revenons en au médecin. C'est vrai que c'est p'tète un tantinet exagéré de s'en méfier comme ça, mais entre le moment où je suis passé de cobaye idéal à mécène possible j'ai pas eu le temps de réviser mon opinion. J'en croise jamais de ces cons là, donc l'image que je garde en tête c'est celle d'un gros boucher avec une scie énorme et des tas de gens qui « disparaissent » sans explication. J'en ai connu de ces gens là, en général ils étaient jeunes et beaux. Je veux pas savoir où ils sont passés, mais en tous cas ce dont je suis sûr c'est que les nobles sont pas dans le coup, je serais au parfum sinon. C'est... intrigant.

Et donc quand le médecin se remet à parler, je crispe involontairement ma main sur Lao parce que les légions de la paranoïa sont en train de défiler sous mon crâne. Enfin vu le contenu, au final je me retiens plutôt d'exploser de rire. Ça m'est arrivé de faucher de l'argent, effectivement, mais pas autant qu'on pourrait l'imaginer. J'ai jamais eu les nerfs pour ça, ça demande trop de sang-froid de réchauffer les poches d'un gars dont le biceps est plus gros que ta cuisse. Mais après si il s'endort et que son lard-feuille est dans la poche de son manteau posé sur une chaise... alors là je réponds plus de rien. Enfin bref, de toute façon je ne fais plus du tout ces choses là. Faucher dans les poches d'un noble maintenant, ça serait comme tuer la poule aux oeufs d'or. Ils me donnent des sacs de pognon comme si c'était des bonbons.

Enfin comme je tiens pas à ramener ma fraise dans ce qui se dit, je ferme ma gueule. Le médecin m'a chassé, je pourrais effectivement me tirer très vite, mais une petite once de moralité – comme quoi il y en a bien un peu quelque part là dessous – me retient. Lao a pas été méchant, j'vais pas le laisser dans son caca sauf si il me fait signe. Ouais, c'est bizarre, je me surprends tout seul là. Je tiens Pipo contre moi et j'allume une cigarette. Je me dis qu'en plus, si je me taille, ça risque d'exciter le médecin. Tu sais, comme les chats, quand ils voient un truc courir ils essayent de le tuer. Et en plus ben... je sais pas comment dire, d'où me vient cette intuition, mais ben... je sens qu'il y a pas assez de santé mentale dans cette tête là pour remplir une soucoupe.* Et j'préfère pas lui exposer mon dos.

* Il est empathe aussi, Oliver.
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MessageSujet: Re: Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]   Dim 11 Mar - 8:41

Je n'étais pas l'homme le plus sensuel et le plus magnifique d'Ishtar et pourtant j'avais autant de charisme et d'attirance que lui je suppose. En effet, je ne fais qu'attirer des énergumènes étranges aux moralités et pratiques bien douteuses.

En effet à l'abri de la nuit, que font-ils ? Le Comte se donnait à quelques nobles - qu'ils soient beaux ou dégoutants - et ce médecin devait s'amuser avec quelques corps humains innocents. Ce dernier devait d'ailleurs trouver un malin plaisir à faire du mal et une fois ceci sut, je remerciais le ciel que je vive encore dans la lumière, loin de toutes ces stupidités bien glauques.

J'étais donc assez mal entouré et mes raisons de fuir s'élever soudainement à deux. Au départ, le Comte me donnait des raisons de courir loin avec son pouvoir mais il ne le maitrisait qu'à peine donc on ne risquait rien de ce côté si on garde l'œil, et maintenant c'était cet homme aux cheveux roses qui me donnait des envies de courir loin, très loin. J'avais développé une grande intuition du danger !

Quand je pensais m'éloigner tranquillement avec le noble, en évitant un maximum de le toucher d'avantage, le médecin nous arrête et ne s'intéresse plus qu'à moi, m'invitant je ne sais où. Etait-ce écrit "pauvre brebis égaré" sur ma figure ? Avais-je l'air d'un type qui suivait n'importe qui , n'importe où ? Enfin voilà ma seconde excuse de ne pas le suivre : il m'a identifié comme la "chose" d'Uriel. Il ne manquerait plus qu'il a une dent contre le Haut Prêtre et sorte ses nerfs sur moi !

- Je ne crains rien pour ma bourse. L'argent que j'ai emmené ne représente même pas un vingtième de ma fortune, j'ai amené assez pour que ce pauvre "hère" puisse avoir un crouton de pain à manger une fois fini.

Je m'écarte de ce corps de scientifique, gardant un air serein alors qu'en fait j'étais prêt à chaque instant de l'envoyer balader à une centaine de mètre. Oui, je me retenais difficilement de taper du pieds le sol d'impatiente. Je n'avais pas totalement peur, disons que j'étais impatient de rejoindre mon médecin ou quitter ces quartiers ... Je ne voulais pas y traîner non plus. Stupide chien !

- Et puis je l'ai payé, il est à mon goût et on a des affaires monsieur. C'est vous qui gênez.


Aie ... Il invite pour un thé maintenant. Logiquement et selon les bonnes manières, il ne fallait jamais refuser une invitation si courtoisement formulée. Sans exception.

Un petit coup d'œil à Oliver et je sus qu'il était encore là. Il n'avait pas fui le bougre ! Avait-il donc une petite moralité au fond ?

Oui donc pour l'invitation, j'avais à refuser. Comme dit, je ne lui faisais pas confiance et je n'étais pas encore assez suicidaire et surtout, Oliver contrôlait à peine son pouvoir. Il ne manquerait plus qu'il fasse une erreur - faire voler un objet ou autre - et on risquait d'avoir le médecin sur le dos. S'il voulait nous disséquer après, soit Oliver est totalement évanoui et j'avais alors à m'occuper de Rose Bonbon et du Comte en même temps.

C'était juste ingérable et je n'étais pas friand d'autres ennemis ou embrouilles.

- Je suis dans le regret de décliner cette invitation Monsieur. Peut-être une autre fois ? La demeure des Lacroix vous est ouverte à toute heure de la journée... Je me ferais un plaisir de vous accueillir, peut-être même que le Marquis sera là. Maintenant si vous permettez, je vous dis bonne soirée une nouvelle fois.

Bon cette fois-ci, qu'il nous laisse par pitié, qu'il nous laisse et qu'Oliver ne fasse pas une stupide erreur type un pavé volant !

Fortement, j'empoigna le bras d'Oliver et l'obligea à avancer rapidement.

- Et voilà, tu n'as pas ta toilette mortuaire, murmurais-je à nouveau au Comte.
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MessageSujet: Re: Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]   Dim 25 Mar - 22:14

Pour ce qui est d'Oliver, Karl se contente de le fixer d'un air vraiment blasé. La tête de ce type ne le revient pas, l'odeur qui lui est accolée également...mais si ce...ce gentilhomme, par ailleurs ami d'Uriel le veut, il va bien falloir se le coltiner. Karl semble désirer plus que tout que ces deux-là aillent boire un thé dans sa masure. Lao ne devrait pas tant s'inquiéter, en plus : là-bas, il y a Elden....ou justement s'inquiéter, parce que la présence du serviteur ne garantit pas, au contraire, une paix et sérénité pour les visiteurs. Tout cela ne lui plaisait pas du tout. Mais vraiment pas du tout. Karl lança un regard furieux à Lao, comme si celui-ci avait osé briser toutes conventions qui signifiait que lorsqu'un malade mental vous invite à boire un thé chez lui, il convient d'accepter, au risque d'être frappé par ce même malade mental. Tous ces éléments faisaient qu'actuellement, Karl Ulsperger détaillait Lao de la tête aux pieds pour essayer de capter le moindre très de son visage.

Il lui procurait une impression de déjà-vu. Comme s'il l'avait déjà croisé, avait discuté avec lui, ce qui expliquerait également la réticence que cet individu avait à accepter son offre. Le scientifique fit un petit « tsk » mécontent, essayant de se souvenir d'où il avait pu croiser cet individu, excepté pendant le bal. Où, où donc ? Il ne s'était pas montré insupportable pendant le bal, au contraire, et puis il était malade, à cet époque. Karl n'aurait pu faire de mal à une mouche handicapée. Où, bordel ? Il tenta de l'imaginer avec des cheveux blonds, puis avec le teint encore plus foncé et la mémoire lui revint. Ce type était celui qu'il avait tenté de tripoter, ce soir où il avait un peu forcé sur la boisson, au Cochon Pendu. Il se souvenait également avoir vu ce type insupportable « de l'Ombrage là-bas ». Ohoh...D'Arken savait-il que son cher ami se plaisait à se déguiser en prophète ?

Ne considérant pas Oliver – il ne connaissait sa caste et il y avait là une personne qu'il pensait être de plus haute hiérarchie nobiliaire – il regardait seulement Lao, prévoyant d'agir incessamment sous peu. Il commença à se rapprocher de lui et rattrapa leurs pas à tous les deux. S'empara du bras de Lao, le tirant en arrière et faisant passer un léger courant dans le membre, histoire de lui signifier qu'il n'était sûrement pas sans défense.

« Vous, je vous prends en otage. Il ne semble que je vous ai proposé un thé, et je ne crois pas que cela se refuse. »

Il se pencha plus vers lui, chuchotant à l'oreille.

« Et je ne suis pas sûr que d'Arken apprécierait de savoir que son petit chéri se balade dans les rues d'Ishtar : 1 : avec une pute, 2 : habillé en espèce de prophète, comme lors de notre avant-dernière rencontre...Car c'était bien vous, n'est-ce pas ? »

Sa langue passa sur ses lèvres, tandis qu'il s'était emparé d'une mèche de cheveux appartenant à l'homme. Oui, il était bien mignon et appétissant...dommage qu'ils soient obligés d'être aussi civils et respectueux, tous autant qu'ils étaient. Karl commença à tirer Lao vers sa masure, celle-ci se trouvant à quelques mètres au beau milieu d'un dédale de maisons.

« Vous verrez, les thés d'Elden sont très bons ! Vérifiez juste à ce qu'il ne l'ait pas empoisonné, cet idiot souhaite peut-être que je meure vite fait...je le punis bien pour ses méchants pensées, vous pouvez me croire ! Ce type n'a vraiment pas de chance...il ressemble à une fille et doit être assurément masochiste pour ne pas fuir loin alors que je laisse la porte ouverte... »

Il ricana. Oui, pourquoi n'avait-il pas tué Elden ? Parce qu'il faisait bien le ménage, sans doute !
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MessageSujet: Re: Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]   Sam 31 Mar - 11:45

Dans le fond, c'était assez rigolo d'endosser les habits de quelqu'un que je n'étais pas, mais que j'ai vu un million de fois. Les dialogues, le sans-gêne, la stupidité, ça me venait tout seul. C'est pas vraiment un rôle de composition de faire le gars tombé assez bas pour vendre ses fesses pour avoir le minimum vital – genre dix litres de cubis de rouge par jour. Ça coûte cher la drogue ! Mais c'est plutôt les femmes qui tombent là dedans, c'est plus facile de trouver un client, les hommes sont majoritairement hétéro. Mais les règles ne s'appliquent pas à tous en tout lieu, et des mecs qui en viennent à tapiner, ça existe aussi. Sinon il reste le vol et tout ça, mais c'est plus dangereux et ça demande plus de nerfs que je n'en ai. De toute façon je n'ai pas eu trop le choix, c'était plus facile de continuer sur ma lancée que d'envisager une réorientation professionnelle une fois adulte, mais bon, ce n'est pas le sujet.

Pis j'vole pas messire ! C'est que les conneries des autres là... des jaloux...

Je me mets à marmonner à propos de gens aux pseudo bizarres qui en voudraient à ma prétendue fortune et à ma réputation. Et j'oublie pas de me gratter tout le temps, aussi à l'entrejambe, parce que comme je suis pauvre j'ai des maladies partout, c'est bien connu. A mon grand soulagement, Lao décline l'invitation à prendre le thé. J'ai peur que sous les lumières d'une maison, mes fringues – quoique sale – fassent plus riche qu'on pourrait en attendre d'un espèce de clodo qui vend le peu qui lui reste pour payer ses cubis. Lao me saisit fermement le bras pour se casser, pour ma plus grande joie. Le médecin-pas-trop-d'équerre-dans-sa-tête, je vais plus le voir.

Mais mon cœur a manqué un battement, le médecin nous a rattrapé et a fait quelque chose à Lao qui l'a un peu secoué, et moi j'ai eu un spasme très désagréable également. Je sais pas, Lao me tenait le bras et puis... j'ai eu une impression désagréable. Ça m'a fait peur, je me suis dégagé de l'étreinte de Lao par réflexe. Ce fut une erreur, le médecin l'embarqua, l'air franchement enthousiaste. Oh mon dieu, putain de bordel de merde il va le découper en petit morceau. Un médecin avec l'air aussi content, c'est forcément pour découper les gens. Et j'me suis dit que si je m'étais présenté sous mon vrai nom – tant pis pour l'honneur – il n'aurait pas osé l'embarqué comme ça à cause des représailles. Mais j'ose pas, de toute façon il ne me croirait pas là maintenant, et peut être qu'il ne connait pas le Comte Oliver en plus, je ne l'ai jamais vu dans mon bordel ni ailleurs. Mais Lao a plein de pouvoirs magiques pas vrai ? Il lui arrivera rien ! Le médecin divague à propos d'un certain Elden, qui doit en fait être mort, ou être un pot de géranium, j'en sais rien. Mais vu le contenu de ses émotions, j'te garantie que j'lui ferait pas confiance pour me donner l'heure exacte.

- Hey mais me prenez pas mon micheton!

Je tire sur le bras de Lao pour le ramener vers moi, comme un con, parce que je me sens redevable, je me sens paniqué parce que je sens les émotions du médecin monter en intensité. Il faut qu'on dégage de là.
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MessageSujet: Re: Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]   Mar 24 Avr - 9:23

Je m'éloignais à pas rapide de ce médecin impérial à l'origine des esclaves, homme dépravé - voire plus que le petit Comte qui m'accompagnait déguisé en mendiant -, et ayant eu connaissance d'un de mes déguisements les plus voyants et les plus marquants : le sorcier noir.

J'écoutais à peine le marmonnement d'Oliver et je faisais encore moins attention au fait qu'il se grattait très "élégamment" l'entrejambe. En tout cas, il était plutôt bon comédien le bougre et il était plutôt calme. Ainsi on ne verra pas d'objet voler dans le ciel de manière incongrue et on évitera déjà une catastrophe : l'intérêt scientifique du médecin fou.

Malheureusement, ce scientifique était têtu et ne voulait absolument pas nous lâcher. Voilà une insistance qui me paraissait bien louche et me laissait présager le pire sur notre avenir si nous acceptions ce thé-là. Peut-être sera-t-il bourré de drogues et peut-être nous retrouverions-nous dans une table d'opération dans un lieu parfaitement inconnu de tous.
Personnellement, si je n'avais aucun contact avec la terre - ce qui est le cas si on m'attache à une table métallique -, j'étais aussi inoffensif qu'un gamin, qu'une mouche ... bref, j'étais extrêmement vulnérable comme n'importe quel homme.

Ainsi je sentis qu'on m'empoigna et je sentis un léger courant traverser mon corps. Alors en voilà une surprise ! Monsieur savait donner des petits coups de jus à qui il désirait ... Je me demandais si la terre pouvait être utile contre un tel pouvoir. Oui, à petite dose c'était inoffensif mais à forte dose, les dégâts devaient être explosifs n'est-ce-pas ?

- Impressionnant ... La Capitale semble propice au développement de Talent.

EN tant que noble, j'étais censé être comme Oliver un télépathe nan ? Il ne fallait pas que je vende mon identité de philosophe et ...

Il m'avait reconnu ! Ce médecin m'a reconnu en sorcier noir !
IL ne faisait pas particulièrement chaud mais je transpirais à petites gouttes maintenant. Il ne faisait pas particulièrement froid mais j'étais complètement figé et me laissait guider par cet homme à la chevelure rose. Quant à Oliver ... que faire ? Devrais-je le laisser m'accompagner ? Risquais-je quoi que se soit avec lui à mes côtés ?

- Je vais finalement accepter son offre. Si tu désires vraiment avoir tes sous, alors accompagne moi ou alors rentre ou trouve toi un autre micheton.

Que devais-je faire ? Avait-il vu ma maitrise de al terre en sorcier ou pas ? Si oui, a-t-il deviné que j'étais un philosophe et non un noble dandy sans grand intérêt si ce n'est être l'ami à Uriel ? Bonne question. Très très bonnes questions !

- Mais tu n'as pas à t'inquiéter pour moi. Je pourrais toujours te rendre visite par la suite et terminer notre petite affaire. Après tout, je sais où tu habites.

Oui, au fond, il était plutôt intéressant le Comte. Il serait pas mal de lui rendre visite, voir son évolution et surtout, l'embêter un peu voyons. Son antre était l'antre de toutes les célébrités du coin, autant s'y rendre pour récolter des infos avec ou sans l'accord d'Oliver. Il y a toujours moyen de s'infiltrer dans une demeure.

Autrement, je saurais me défendre si ce médecin fou voulait faire de moi un cobaye. Quant à son assistant ...... Depuis quand on empoisonnait les plats ou la boisson de son mentor ?
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Tu entends des voix, reste digne. [PV Lao.]

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