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 Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]

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MessageSujet: Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]   Mar 14 Fév - 19:06

La Villa était somptueuse, juste assez grande pour ne pas s'y ennuyer et, à l'arrière, il y avait un petit jardin où prendre le thé, où flâner les beaux jours. Les anciens propriétaires avaient su garder l'endroit très propre et plein de promesse. Oui, ce serait son chez elle ! Ulrich n'approuvait pas mais avait succombé à ses yeux doux, aux promesses silencieuses qu'ils s'étaient fait tous deux. Et voilà, elle était installée, elle avait tenu à superviser toute les opérations.

- Non par ici ! [...] Oui, comme ça c'est bien. […] Plutôt par là... euhm... non ici. Voilà.

Elle n'était pas capricieuse mais avait le souci du beau, tout devait être là où il fallait, question d'harmonie. Les domestiques de son frères étaient méticuleux, elle l'appréciait, elle n'aimait pas qu'on malmène les belles choses. Oh, bien sûr tous ces meubles, ces étoffes, les fleurs dans le gros vase à l'entrée, tout ça était nouveau, elle n'avait pas prit la peine de faire venir ses effets personnels d'Hellwig, inutile, il y avait tout ce qu'il fallait au marché et dans les échoppes à la Capitale.

Avoir une belle grande demeure était une chose mais encore fallait-il l'entretenir et ce n'est pas elle qui allait se charger de cela, quand même, il y avait un certain ordre des choses à respecter.

Vous allez me trouver quelqu'un digne de confiance. Elle sera d'abord à l'essai, cela va de soi mais si cette personne sait convenablement tenir une maison et faire des repas digne de ce nom, alors elle trouvera une place auprès de moi. Je puis vous faire confiance là-dessus, n'est-ce pas ? Il ne faudrait pas que le Sénateur apprenne que vous avez poussé sa sœur à faire un mauvais choix ou autre incivilité du genre... N'est-ce pas ?

Placez le nom du Sénateur Hellwig dans une mise en garde et c'est chose faite, il n'y a pas matière à tergiverser, c'est clair, net et surtout précis. Elle ne vit plus le jeune domestique jusqu'en début de soirée. Quelques candélabres étaient allumés dans le salon où la maîtresse des lieux se trouvaient.

- Ma Dame la Marquise, vous ne devriez pas grimper ainsi !
- Qui donc le fera alors ?!

Mézièle s'échinait à installer un fin voilage au dessus de l'une des fenêtres, pied nus, debout sur l'un des fauteuil de velours vert émeraude. Ainsi étirée, sa longue tignasse platine coulant à ses épaules et son dos, elle donnait l'air d'une enfant pendue à quelque chose d’inatteignable.

- Hé bien, Ma Dame, «elle» pourra le faire.

Le domestique se tenait dans l'encadrement de la pièce, une jeune hybride à ses côtés, pas en laisse mais tout comme, il lui tenait le bras si fort qu'on en voyait la marque rouge. Il fallut un moment à la jeune Marquise pour porter son attention sur eux deux, elle ne tenait pas à chuter. Doucement, elle posa ses petits pieds nus sur le sol et vint les rejoindre, curieuse et attentive à la fois. Sans rien dire, elle observa cette jeune hybride, la seconde dans son genre qu'elle croisait ; y en avait-il donc autant ? Il lui apportait une hybride... Ulrich serait en crise!

Lentement, la jeune Hellwig tourna autour de celle qu'on lui présentait et lorsque vint le moment de passer entre elle et le domestique, elle ficha une bonne claque sur la main de ce dernier et vrilla un regard dur sur lui, lui signifiant très explicitement que ce genre de comportement l'exécrait.

- Sortez !

D'une révérence maladroite il c'était exécuter non sans ronchonner en silence. Puis le calme était revenu. Elles se trouvaient face à face, Mézièle appliquait un regard froid sur la jeune renarde comme seuls les nobles savent y faire.

- Sais-tu faire la cuisine ? Tenir une maison ? Sais-tu tenir ta langue et être de bonne compagnie ?
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MessageSujet: Re: Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]   Mar 14 Fév - 21:16

Cela ne fait pas très longtemps que Chéli a été mise en vente. Comme les autres jours, le vendeur avait pas mal de mal avec la renarde qui se refusait à s'exhiber comme une vulgaire chose. Et puis quoi encore ?! Lui ce n'était pas son maître, elle le savait, le sentait dans ses entrailles ! Elle était roulée en boule sa queue de renarde des plus impressionnante, d'un beau poil blanc souiller par la poussière et les maltraitances, lui recouvrait presque entièrement le corps qu'elle avait caché derrière. La truffe bien cachée dans cette chaude couverture, elle grognait quand le vendeur s'approchait d'elle. Non, elle ne l'appréciait pas, mais alors pas du tout ! Bien entendue, elle se reçut une nouvelle salve de coups, qui lui arrachaient quelques faibles plaintes. Les plaies qu'il lui inflige la rendent moins vendeuse. Alors le vendeur est obligé de la soigner, de masquer ça. Elle ira dans l'arrière-boutique se faire soigner et il la forcera à enfiler une robe alors qu'elle passe nonchalamment sa langue sur son pelage blanc sale pour tenter de le laver. Grognant à nouveau contre lui qui se retient de lever la main sur l'albinos qui baisse ses oreilles en montrant les crocs à ce moment-là. La femme du vendeur l'interpelle.

« Arrête de l'abîmer, tu ne sais pas t'y prendre avec elle ! »

La femme s'approche passant une main sur les oreilles de la jeune femme qui sourit et vient se mettre contre elle pour plus de caresses.

« Tu vois, elle demande juste quelques mamours, c'est pas grand-chose quand même ! »


En elle-même, Chéli se fichait bien ouvertement du vendeur. Haha ! Oui, en fait, elle aimait bien ça, le rendre fou. Et en voyant sa façon de fulminer sur place en retenant un hurlement au regard noir que sa femme lui lance, Chéli avait réussi : elle avait gagné le combat. Un sourire malicieux s'affiche sur son visage et elle frottera sa joue contre la main de la vendeuse le duvet fin rendant le contacte plus doux. Elle donnera quelques ordres. Chéli approuve de la tête et ira donc en boutique. Même si elle est à vendre, elle peut travailler ! Il faut qu'elle soit rentable un minimum et elle le sait. Sinon, même la protection de la femme autoritaire sera inutile quand il voudra lui foutre une raclée. Qu'est ce qu'elle aimerait pouvoir lui rendre... Mais ça serait très idiot. Ne va pas te chercher des ennuis supplémentaires tu joues déjà assez avec eux Chéli.
Alors elle passe sa journée à obéir calmement, recevant de temps à autre une caresse qui illumine son visage d'un sourire et lui donne de la force pour continuer. Beaucoup de gens passent et la dévisage. Certains demandent son prix, trop pour les pauvres vanupieds qui la lorgne. Non mais, quitte à être un objet, autant être un objet de qualité ! Le soir vînt rapidement. Et bientôt les voilà qui s'apprêtent à fermer. Mais à ce moment-là...

Un domestique rentrait dans la boutique presque paniqué. Il avait besoin d'une main d'oeuvre et vite ! Son regard et attiré par le poil blanc de la jeune fille qui continuait de passer son coup de balais, comme si de rien n'était. Pourtant, une de ses larges oreilles est tournée vers la discussion en cours entre le vendeur et le jeune homme. De la main d'oeuvre ? Chez... La soeur du sénateur Hellwig ! Chéli, c'est l'occasion, fonce avant qu'il ne dise quelque chose ! Finissant de passer le balai, Chéli se retourne en regardant le jeune homme. Va savoir pourquoi, son regard et attiré par le siens et il la fixe. On dirait que son charme opère, tant mieux ! L'homme ne discutera pas le prix du vendeur et fait signe à Chéli de le suivre. Cette dernière viendra réclamer une dernière caresse à la vendeuse qu'elle n'oubliera pas. Passant près du vendeur, sa queue épaisse remonte sous son nez et le chatouille à l'en énervé alors qu'elle sort avec le jeune homme. Il l'entraîne un peu plus loin. Dans une des ruelles. Il aimerait profiter de la marchandise avant de la donner à sa maîtresse, mais Chéli sort les crocs.


« Hey, ce n'est pas ton nom qu'il y a sur le contrat et je n'ai pas eu d'ordre de me laisser faire, alors pas touche ! »

C'était qu'un domestique. Elle pouvait se permettre de répondre. Mais elle recevra alors une grosse gifle et elle-même lui griffera le bras. C'est avec rage qu'il l'empoigne par le bras et l'entraîne dans une grande demeure. Elle regarde fixement le domestique. Si elle le pouvait, là, maintenant, elle lui aurait sauté au cou pour le mordre. Mais non, il ne fallait pas.
En portant son attention sur la pièce, elle découvre l'endroit et la jeune fille qui a priori sera sa maîtresse. Cela la fait sourire, la jeune demoiselle était des plus charmantes et sentait malgré tout le pouvoir. En la voyant ainsi, dans une position où elle ne devrait pas être, elle essaie de sortir de l'emprise du domestique.


« Mais laisse-moi allez l'aider, tu ne vois pas qu'elle en a besoin ! »

Elle finit par descendre doucement, il ne fallait pas qu'elle se fasse mal tout de même. Tournant autour d'elle pour l'observer. Ses oreilles suivent le mouvement de sa maîtresse jusqu'à se baisser. Ne lui plairait-elle pas ? La queue qui jusqu'ici ballottait de droite à gauche se stoppe et se baisse jusqu'à presque venir entre ses jambes comme un animal qui aurait peur. La voilà qui vient entre eux et retire l'emprise de la main sur son bras rougit. Ses oreilles se redressent un peu en même temps qu'un maigre sourire sur son visage s'affiche à nouveau. Quand le serviteur sort, elle lèche l'endroit un peu endoloris pour le rafraîchir. Le regard froid ? Peu lui importe, c'est elle sa maîtresse, elle fait ce qu'elle veut ! L'albinos observe la demoiselle avant qu'un large sourire illumine son visage lors de ses questions.

« Je sais tout faire tan que c'est vous qui me l'ordonnez ! »

La renarde s'incline, regarde autour d'elle.

« Donnez-moi un ordre et je m'exécuterais. Je suis là pour vous. »
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MessageSujet: Re: Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]   Jeu 16 Fév - 21:59

Lui donner un ordre. Un ordre?

- D'abord tu vas monter prendre un bain.

Pas qu'elle était particulièrement sale mais Mézièle n'aimait pas les marques de coups laissées sur sa peau, son pelage, sans doute croyait-elle qu'elles disparaîtraient après un bon récurage. Elle ne lui laissa pas le temps de répondre ou rouspéter, lui prenant doucement la main pour l'entraîner à l'étage, grimpant le long escalier sinueux à petits pas.

Il régnait dans cette villa un calme paisible et flottait une bonne odeur de fruits et de miel, le parfum de la Maîtresse.

- Tu dormiras dans cette chambre.

Et au passage elle avait pointé une chambre de taille moyenne où trônait un grand lit drapé avec soin. Dans cette chambre, à ce que pu voir la renarde, il y avait en plus du lit spacieux une commode et un petit meuble surplombé d'un miroir; la grande fenêtre était ouverte et laissait entrer l'air vivifiant de la soirée. Dans le long couloir, plusieurs candélabres portaient leur lumière vers deux autres pièce, la chambre de la Maîtresse et la grande salle de bain où Mézièle l'attirait.

- Je ne suis pas bien difficile, tu verras. Et jamais...


Aussitôt entrée dans la vaste pièce, la Marquise se retourna vers sa nouvelle domestique pour fixer ses prunelles ambrées sur elle.

- ... Jamais je ne lèverai la main sur toi. Tu peux être tranquille.


Elle était si adorable cette petite et malgré cet air dur qu'elle s'efforçait à prendre pour asseoir son autorité, elle émanait la tendresse que personne d'autre ne pourrait offrir aussi bien.

- Vas. Installes-toi dans la baignoire, je reviens de suite.


Elle s'était vite éclipsée, laissant la renarde préparer son bain et s'y prélasser un moment. Tout portait à croire que l'hybride ne serait pas malheureuse dans cette demeure et que sa Maîtresse, bien que née Hellwig – nom très évocateur - , saurait lui rendre sa loyauté et bien plus.

pour ne revenir que quelques longues minutes plus tard, un petit plateau argenté en main avec dessus, deux fioles et un linge propre puis de l'autre main une chandelle déjà bien entamée. Elle déposa le tout au sol près du bain et, s'approchant de la renarde, sans pudeur, sans pensée ne serait-ce vagabonde. Mézièle releva sa robe jusqu'à mi-cuisse pour s'agenouiller et laisser l'oeil de ses doigts caresser l'ondée.

- Avec toi à mes côtés, je me sentirai moins seule.

Mézièle sourit doucement et vint faire couler l'eau chaude recueillie dans sa paume sur l'épaule de la jeune hybride, délicate, rêveuse peut-être. Cette renarde était si belle, elle ne concevait pas qu'on eût levé la main sur elle, ne voyait pas en quoi les hommes et peut-être même les femmes trouvaient plaisir ou satisfaction à malmener les beautés de ce monde, cadeaux de l'Ombre. Pauvre petite chose ignorante, innocente, pauvre petite Marquise qui tomberait de bien haut lorsqu'on oserait briser cette image du monde idyllique dans lequel elle c'était plongée.

- D'ailleurs, quel est ton nom? Parles-moi de toi. Je veux tout savoir !

Une fois de plus Mézièle avait fait sauter les convenances... décidément elle excellait dans cet art, toute pleine de candeur et d'énergie qu'elle était. Heureusement son regard brillant de la curiosité des enfants, vrillée sur la renarde, balayait l'offense haut la main. Et puis, convenances... c'était un mot inventé par l'Aristocratie pour mieux s'enfermer sur elle-même... pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]   Jeu 16 Fév - 23:11

L'albinos attendait. Elle attendait le premier ordre de sa maîtresse. Elle ne s'était pas redressée en lui demandant de lui confier une tâche. Qu'est-ce que ça aller pouvoir être ? On pouvait s'attendre à tout avec les nobles mais cette jeune fille elle a l'air... Non, Chéli n'arriverait pas à le définir. Différente ? Oui, ça doit être ça, différente. Ah ! Voilà, enfin elle adresse la parole ! Un... Bain ? La renarde se redresse enfin, s'apprêtant presque à réclamer. Elle n'est qu'une servante voyons, il ne faut pas se préoccuper ainsi d'elle ! Mais en fait elle n'a pas le temps de dire quoi que ce soit, un simple « Mais... » franchira ses lèvres alors que la jeune fille l'entraîne déjà dans la maison. Bon, elle en profite, jette un oeil rapide sur la maison, savoir ceux à quoi elle va devoir s'atteler... Quand sa maîtresse lui indique sa chambre, ses larges oreilles se dressent d'un coup, en même temps que son visage se tourne vers la pièce désignée. Sans doute, ralentit-elle un peu le pas avec un « wouahou » d'éblouissement. Par rapport au panier de la boutique, c'était énorme ! Et puis cette odeur, si appétissante, si agréable à la truffe de l'hybride huum... Sa truffe lui désigne qu'en fait c'est sa maîtresse qui sent aussi bon. Elle la regarde de ses yeux rouges vif avant de regarder la salle de bain. Une fois dans la pièce et lâcher, Chéli se lèche doucement le bras encore un peu endolorit avant de lever ses yeux sur la demoiselle qui lui indique qu'elle ne la frapperait pas. Mais, elle était tombée dans la meilleure maison possible il faut croire ! Ses derniers jours elle avait entendue tellement de choses sur les hybrides utilisés comme objet, abusé...
Mais pas ici. Ici il y avait une atmosphère douce, presque de paix. Elle n'a à nouveau pas le temps de dire quoi que ce soit que la jeune fille s'éclipse à nouveau. Elle est aussi vive que l'éclair il faut croire ! La renarde fait d'abord quelques pas dans la salle de bain en reniflant un peu partout, curieuse. Après, elle laissera l'eau couler dans la large baignoire. Elle y trempe d'abord la pointe de sa queue. Avant qu'un large sourire s'affiche et qu'elle ne se jette presque dans l'eau pour se baigner. Cela fait des jours et des jours qu'elle n'a pas pu ! Ce crétin de vendeur n'estimait pas nécessaire son hygiène personnelle qu'elle maintenait tan bien que mal toute seule. Pourtant les marques fraîches de la journée dans son dos lui font encore mal. Elle grimace un peu en y sentant l'eau chaude. Oh, ça va passer, de toute façon ! Elle regarde l'eau, soudain émerveiller par les reflets de lumière qu'elle tapote de la main comme pour les attraper. Au moment où Mézièle entre à nouveau dans la pièce, l'albinos plonge sa tête dans l'eau, la pointe de ses oreilles en dépassent et elle en ressort en reprenant son souffle et s'asseyant dans le bain pour regarder vers elle. Elle va de surprise en surprise, voilà que la jeune fille lui amène de quoi se laver convenablement et une serviette ! Un murmure dépassé.


« Mais, mais, ce n'est pas à vous de faire ça... »

Tellement d'innocence dans ce regard. Tellement de pureté. N'est-elle pas aller au monde du dehors ? Celui que Chéli sent au fond de ses entrailles comme pourris jusqu'à la moelle voir encore plus loin.
Pourtant, elle ne peut empêcher un sourire tendre de s'afficher sur son visage. Un peu de bonté ici-bas, c'est ce dont les gens avaient besoin. Il fallait espérer qu'elle ne serait pas corrompue par tout le reste. Les cheveux blancs de la renarde lui colle au visage et au reste du corps tremper, penchant légèrement la tête sur le côté en observant Mézièle qui lui demande son nom. Sa large queue qui même tremper recouvrait complètement ses genoux recommence à bouger un peu et met de l'eau un peu en dehors de la baignoire, envoyant sans le vouloir quelques gouttes sur sa maitresse. Elle la stoppe de ses mains et la replonge sous
l'eau gêner, l'attirant sur ses genoux et l'y coinçant pour ne plus qu'elle ne bouge.


« Tout, tout savoir de moi, mais je... Je... »

Je ne me souviens de plus rien, voilà ce qu'elle aurait voulu lui dire. Mais en voyant ce regard brillant de curiosité, elle n'y arrive pas. Ses oreilles se baissent sur les côtés de sa tête, affichant sans qu'elle ne le veuille la tristesse de la perte de ses souvenirs, de son humanité. Son regard rougeoyant se porte à nouveau sur l'eau qui ondule doucement durant quelque longue seconde. Elle caresse sa queue du bout de ses doigts avant de se baisser, posé sa tête sur le rebord de la baignoire en la plaçant sous la main de la demoiselle, comme un simple animal, demandant une caresse, de l'affection. Fermant les yeux les oreilles toujours basses sur les côtés de sa tête Chéli soupir à peine.

« Heu, je... Enfin... On m'a appelé Chéli... Mais je sais pas pourquoi, j'aime beaucoup Mina... Et heu... »

Elle ne sait même pas quoi dire d'elle-même. Il n'y a plus rien que de vague sensation dans sa mémoire. Elle a l'air triste, c'est certain. La queue blanche s'enroulant autour d'elle dans l'eau comme pour s'auto rassurer.

« Je... J'ai un caractère fort, je crois... Je... J'aime beaucoup les caresses et les odeurs de fleurs et sucrée et... Heu je... Je suis très sensible, oui, très chatouilleuse. E... Et j'aime bien rêver, aussi... »


Voilà ce qu'elle avait découvert sur elle-même depuis son réveil. Pas grand-chose en somme, mais en même temps, que dire de plus ?

« M... Mais et vous, maîtresse ? Je ne suis qu'une servante, c'est vous qui comptez, pas moi... »


Tel est la mentalité que l'on a donnée à ceux de son espèce. Et puis de toute façon, même si elle avait été humaine, Chéli s'imagine qu'elle aurait réagi ainsi. Comment faire autrement face à quelqu'un qui dégage une sensation si pur et si douce, sauf quand on aime blesser où bien en profité ?

« M… Merci de m’avoir accueillie chez vous… Maîtresse… »
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MessageSujet: Re: Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]   Lun 20 Fév - 12:59

La jeune Marquise, assise sur le sol, près du bain clapotait dans l'eau du bout des doigts, les laissant parfois s'égarer contre les poils du pelage de l'albinos qui nageait doucement en surface.

- Mina ? C'est joli Mina. Alors, je t’appellerai Mina.

Elle avait du caractère ? Mézièle espérait qu'elle saurait se tenir, elle souhait ne pas regretté d'avoir choisi la première jeune femme qu'on lui avait présenté. En même temps, vu comment le domestique l'avait ramenée comme une chienne, elle pouvait bien lui en vouloir ; ils auraient deux mots à ce sujet d'ailleurs.

La renarde aimait les caresses, forcément c'est un peu de lot des animaux, non ? La jeune femme secoua la tête brièvement. Non. Chéli... Plutôt «Mina» ne serait pas un animal à ses côtés, elle ne serait même pas une hybride, elle serait la main droite, sa dame de compagnie personnelle. Pas son égale, évidement, il ne fallait pas charrier mais si la renarde montrait un minimum de discrétion et d'intérêt pour le bien-être de sa maîtresse, elle se verrait très bien récompensée et trouverait l'estime dont tout hybride pouvait rêver.

Tandis que la renarde exposait timidement ses goût, ses ambitions (pour peu qu'une créature du genre en ait), la Marquise entrepris de verser le contenu de l'un des flacon dans le bain. Une douce effluve de fleur d'oranger et de miel s'éleva, s'amalgamant aux volutes de vapeur glissant sur l'ondée.

- Rêver ? Et quoi rêves-tu donc ma bonne Mina ?

La Marquise avait éclipsé la question retournée, ça importait peu pour le moment d'exposer ses ambitions à la domestique, tout viendrait à point... il fallait d'abord que la renarde fasse ses preuves.

- Dans cette demeure, entre ses murs tu comptes, Mina. Je ne puis répondre des dires des gens mais pour moi tu n'es pas une «chose» insignifiante et ne le sera jamais...

Délicatement, la jeune Hellwig avait fait glissé sa robe sur le sol et entrait doucement dans l'eau, face à son employée. Le corps qui se dévoilait sans pudeur sous les yeux de l'hybride était à l'image de ce qu'il dégageait : une peau claire, délicate et très certainement douce au toucher, une petite toison dorée couvrant légèrement un sexe pur et chaste (c'est ce qu'on en dit à tout le moins), un ventre plat et une poitrine envieuse, juste assez ronde et rebondie, marque la plus flagrante démontrant son âge réel.

La petite femme-enfant assise devant l'hybride, caressait du bout des doigts, dans l'eau, les poils volages de sa queue, soutenant son regard avec aisance.

- Nous irons loin ensemble Mina... Sais te montrer digne de moi et tu n'auras plus jamais à te soucier de ce que l'on pense de toi, ton seul soucis sera de bien paraître toujours et ne jamais répondre aux moqueries des gens de ma sorte... Car si moi je sais faire la part des choses et apprécier ce qui se doit de l'être, les Aristocrates sont pour la plupart sinistres, énervants et cruels au plus haut point.

Il y avait dans son regard ambré une détermination certaine, tout portait à croire que sous ses airs angéliques, la petite bonne femme était l'ambition incarnée ; une Hellwig, nul besoin d'en dire plus.

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MessageSujet: Re: Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]   Lun 20 Fév - 14:53

Elle l'écoute, ne l'interrompt pas alors qu'elle parle. Elle décide de l'appeler Mina. Un léger sourire naîtra à nouveau sur son visage en l'écoutant, approuvant de la tête à ses paroles. Bien, s'il fallait être ainsi, elle le serait ! Chéli sait faire la part des choses entre vendeurs et nobles... Le vendeur était soumis à sa femme, c'était facile de le faire tourner en bourrique et de s'attirer les bonnes grâces de la maitresse de maison mais là... Avec des nobles, ce n'était pas la même chose. Chéli le sait bien qu'une punition de noble n'est pas équivalente aux coups de bâtons donner par se stupide vendeur. De plus, elle ne souhaite pas attirer des ennuis à celle qui a décidé de la prendre sous son aile sans même la connaitre. Elle saura lui rester le plus fidèle et le plus digne possible. Ses rêves à elle ? Oh, c'était si compliquer à dire qu'elle n'en trouverait surement pas les mots. Et puis, de toute façon, les choses dans son genre n'en ont pas le droit, aux rêves... Rêver d'avoir le droit de rêver, c'est possible ça ? Parce que c'est un peu ce que l'hybride a en tête. Sortant un peu de ses pensées, elle observe sa maitresse se dévêtir et venir dans l'eau avec elle après avoir versé quelque chose dans le bain. Chéli, par réflexe lui fait de la place, l'observe discrètement avant de baisser la tête un peu gênée. C'est pas vraiment tous les jours que ce genre de choses arrive ! Et puis, une fois nue, on remarque vraiment son âge. Enfin vous me direz... Elle a été femme aussi un jour, enfin elle pense. Mézièle caresse les poils de sa queue, ça l'a fait frissonner et elle ferme les yeux un instant. Tan que c'est dans le sens du poil, c'est très agréable, comme toutes les caresses à vrai dire.
Levant à nouveau les deux perles rouges qui lui servent d'yeux vers elle, la jeune renarde ne peut s'empêcher de voir la détermination du regard de la Marquise assise juste là. Elle est partagée entre la soif de pouvoir que ceux de sa famille se transmette et se coté enfantin qui parait presque fragile. Chéli sait très bien que si sa maitresse en joue bien elle pourra aller loin, très loin et pourtant... Pourtant elle espère qu'elle ne se laissera pas corrompre par un système qui l'est déjà. Si elle se change en véritable noble, Chéli aura perdu la seule qui la considère un tant soit peu comme un être vivant et non comme un objet. Elle incline la tête, l'air sans doute un peu solennel.


« Je vous promets de me montrer digne de vous et de vos attente... Je ne ferais rien qui puisse vous décevoir où vous attirer des ennuis... Ce qui compte maintenant pour moi : c'est vous. Et s'il le faut je laisserais volontiers ma vie qui a peu d'importance pour que vous soyez plus à l'aise ici-bas... Je n'ai pas plus de rêves que ça. Je veux juste rendre heureuse la personne qui m'a choisie. Et je dois avouer être contente que cela tombe sur vous... »

Peu lui importe les brimades qu'elle aura des autres du rang de sa maitresse. Des gens de l'église. Et même si du jour au lendemain, elle venait à changer, cela ne changerait rien pour la renarde. Chéli s'était décidée maintenant, elle sait que jamais elle ne la quittera sauf si on l'y oblige et même comme ça... Elle préfèrera y perdre la vie. Sa mémoire ? Peu lui importe, ce qui compte c'est elle maintenant. C'est un serment qu'elle vient de lui faire et elle compte le respecter. L'hybride adresse un sourire franc à la jeune femme, sa queue bougeant à nouveau et faisant remuer l'eau. Elle mouille doucement les épaules de la Marquise installée en face d'elle avant de prendre le flacon pour la laver doucement. Malgré que ses poils soient humides, le contacte de la main de la renarde sur la peau reste très doux, presque suave, alors que sa truffe bouge légèrement en reniflant les différentes effluves du bain qui lui plaise énormément. C'est pelucheux en fait. Oui, l'impression que la jeune hybride est une peluche géante. C'est sans doute ce que son créateur a voulu faire avec elle. Même si elle garde des formes très féminines, le poil présent sur son corps ainsi que la truffe rappel que ses oreilles, si larges et sa queue si grande ne sont pas des déguisements. Cela fait partie d'elle maintenant, et c'est pas si désagréable dans le fond. Elle adore se blottir dans sa queue quand elle dort. Elle sourit franchement, en frottant délicatement les épaules et le dos de sa maitresse.

« J’espère vraiment, être digne de vous… »
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MessageSujet: Re: Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]   Jeu 1 Mar - 5:07

La petite Marquise avait écouté le «serment» de sa nouvelle compagne avec attention. C'est donc à cela et seulement cela que les gens de son espèce» étaient destiné ? Servir aveuglément et même jusqu'au péril de leur vie ? Elle ne savait pas bien quoi en penser, d'un côté elle était flattée d'être «tout» pour quelqu'un mais de l'autre elle sentait son esprit contrarié par autant d'obéissance aveugle. Fallait-il vraiment que des créatures soient dépendantes des autres à ce point ?

Sourcils froncés, la jeune femme observait Chéli avec attention, elle notait chaque trace de coup qu'elle voyait au travers son pelage lustré par l'eau chaude du bain dans lequel elle s'était immergée quelque minutes plus tôt. Elle songeait à ce que ça pouvait faire, quel mal ça pouvait bien faire et surtout, surtout, quel genre de sentiment ces atteintes pouvaient faire naître...

Citation :

- Arrêtes, Obel, tu vas la tuer si tu continue !

Mais il ne s'arrêtait pas, il la rouait de coup, la pauvre petite femme tout juste arrivée pour servir la famille Hellwig. Elle ne tiendrait pas plus d'une semaine.

- On m'fait pas ça à MOI ! P'tite putain !

Et il frappait, frappait. Un vrai déchaîné.

Pourtant à peine cinq minutes plus tôt leurs souffles à eux trois s'entre-mêlaient, de là où elle était, Mézièle entendait les gémissement d'Émilia, elle voyait tout, sentait presque les effluves de leurs sexes. Sur leurs corps perlait la sueur des plaisirs de la chair, une sueur que la petite Marquise ne connaissait pas ; avait-elle donc déjà sué à vrai dire ?

C'était arrivé spontanément, ça arrivait toujours spontanément, et pourtant tout venait toujours d'Obel. Obel l'écuyer vaniteux et lubrique qui aurait bien voulu pouvoir poser la main sur la petite perle d'Hellwig. Obel qui passait ses humeurs sur les nouveaux arrivant et faisait perdre plus d'un domestiques par mois à la famille Hellwig qui ne s'en souciait pas plus que cela.

Couchée à plat ventre sur le planché du grenier de l'écurie, dans sa robe toute neuve, la jeune Mézièle de tout juste 16 ans observait avec curiosité l'étrange trio.

Étendu dans la paille de l'écurie, Obel dictait ses ordres d’initiation à Nicolas, le fils du jardinier, le petit jouet bien docile qui devait, pour la cause, se faire maître de la nouvelle bonniche, Émilia, la jeune nordiste engagée très récemment. Une initiation, évidement ! Tous les jolis petits culs qui passaient au Manoir Hellwig devaient «subir» cette initiation. Foi de quoi lesdits jolis petits culs qui en valaient la peine gagnaient l'estime d'Obel qui lui, avait toute l'estime de la Dame de la maison, étrangement.

- Fais-la couiner, Niki ! Allons, fais un homme de toi !

Une claque sur la fesse et Obel riait, voyant le pauvre fils de jardinier se démener bien mollement avec Émilia qui avait décidé de se prêter au jeu pour en finir le plus rapidement. Mais se prêter au jeu jusqu'à qu'il atteigne ses limites.

- Je t'ai dis, avales, p'tite chienne !

Il avait empoigné ses longs cheveux noirs et tirait sa tête vers l'arrière, menaçant. L'ambiance de volupté luxurieuse c'était envolée d'un coup, Obel avait ce chic pour passer d'un extrême à l'autre et n'avait pas pour habitude qu'on lui dise «non». Peut-être Émilia était-elle allée trop loin à lui recracher toute sa semence au visage ?

Le lendemain matin à la levée de la brume, les ouvriers de la nouvelle chapelle retrouvaient le corps bleuit d'une Émilia frappée à mort. L'affaire avait vite été enterrée... par la Dame de la maison.


Mais Mézièle se souvenait...

La jeune femme frissonna des suites de cette émergence de souvenirs et ferma les yeux, laissant Chéli frictionner son corps, la ramener à la réalité. L'hybride serait digne d'elle, la Marquise s'en assurerait.

- Mina ? Mina, dis-moi... qu'est-ce que veulent les hommes ? Aiment-ils qu'une femme soit soumise ou alors préfèrent-ils qu'elle ait de l'assurance, qu'elle prenne le taureau par les cornes ? Je ne sais plus quoi penser... je me sens sotte, incompétente... J'ai repoussé tous les hommes qui m'ont approché, avec l'impression d'un destin bien au delà de tout cela... Je porte le poids de mon nom, Mina... Je ne peux rien faire qui ne soit pesé dans la balance. Je dois TOUT faire pour que toujours s'élève ce nom.

Son regard juvénile mais pas si innocent était posé sur la renarde qu'elle regardait faire, qu'elle observait, l'éponge glissant doucement sur sa peau, tout comme ses doigts doux. Elle cherchait des réponses. Elle voulait des réponses puisqu'un de ses semblable avait quelques semaines plus tôt immiscé le doute en elle.

Citation :

~ La Noblesse est une guerre perpétuelle. ~
~ Tenir à bout de bras le nom qui nous a été offert, l'élever toujours plus. ~

- Plus «Haut» que le Sénat il y a quoi ?
- Plus haut que le sénat, il y a l'Empereur ma chérie. Je n'ai pas encore eu la chance de le côtoyer, mais cela ne saurait tarder.

Frère et sœur étaient enlacés sur la couche. La petite dame avait vrillé son regard ambré sur son aîné, plus sérieuse que jamais. Lui, frôlait sa joue contre sa main à la manière d'un chat, comprenant peu à peu la portée de ses paroles, souriant lentement à ce que tout cela impliquait pour «eux», à cet élan d'esprit tactique, cette naissance de combativité caractéristique aux Hellwig.

- Dis-moi à quoi tu penses, je te dirai qui tu es...


Hellwig tapissé dans les veines...

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MessageSujet: Re: Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]   Jeu 1 Mar - 17:46

La renarde continuait tranquillement de laver sa maîtresse, en l'observant avec le plus de discrétion possible. Elle semblait perdue dans ses pensées pendant un long, très long moment. Bientôt, l'hybride ne put que remarquer la chair de poule qui suit le frisson parcourir le corps de la jeune Hellwig alors qu'elle continuait sa tâche avec douceur. C'est vrai que si elle y pensait, ses traces de bâton lui faisaient plutôt mal, surtout avec les vapeurs d'eau chaude, mais à vrai dire en cet instant, Chéli ne pensait à rien, elle était attentive à sa maitresse. Pourtant quand elle l'entendît parler... Les deux billes rouges qui lui servent d'yeux s'écarquillèrent de surprise comme ses joues s'empourprèrent malgré le poil blanc qui les recouvre. Les oreilles dresser et la queue qui était retournée derrière elle dont le poil avait un peu gonflé, elle ne pouvait même pas cacher sa surprise. Que veulent les hommes ? Oh, comment répondre à ce genre de question quand on n'a aucun souvenirs de ça ? Depuis qu'elle est hybride, elle s'était prise pas mal de coup justement par ce qu'elle ne se laissait pas faire par n'importe qui. La pauvre demoiselle ne pouvait pas savoir cela, que dans le fond, Chéli aussi l'a choisi pour suivre ses ordres. Pourtant, ses poils ses hérissent légèrement : elle frissonne à son tour, comme un souvenir que le corps ne voulait pas oublier malgré que la mémoire n'est plus là. L'écoutait la rendez triste. Devoir choisir par rapport à son nom et non à ses désirs. Oui, c'était plus que triste. Elle garde le silence un instant, continuant de laver sa maitresse sa queue se rabat à nouveau devant elle et semble perdre en ampleur, les frissons qu'elle a ressentie juste avant ce calme et ses oreilles s'abaissent sur les côtés de sa tête. Elle semble réfléchir. Elle rince maintenant sa maitresse, laissant ses doigts s'attarder sur son épaule avec douceur, et ne peut s'empêcher de lui sourire. Un mélange entre une certaine tristesse et la douceur qu'elle éprouve pour sa maitresse...

« E... Ecoutez c'est... Je ne sais pas si mon avis est le meilleur pour ça, la plupart des coups que j'ai reçus sont dû à ce refus de ne pas me laisser faire par n'importe qui à ce niveau-là... En fait, pour le moment par personne... Je vous avais dit que j'avais un peu de caractère... »

Elle rit légèrement, enfin c'est un rire un peu jaune sans doute. Elle se souviendra du domestique qui l'avait ramené tout à l'heure et qui espérait pouvoir s'amuser avec elle juste avant de la laisser à sa maitresse. Elle s'était reçue une belle baffe parce qu'elle avait répondu et en y repensant, elle passera ses propres doigts sur sa joue le regard perdu dans le vague durant quelques secondes. Mais elle revient à la réalité, à sa maitresse pour la regarder. Un nouveau sourire s'affiche sur son visage et d'un geste plus que doux et rassurant, elle passe ses bras autour des épaules de Mézièle pour l'entraîner doucement dans le creux de ses bras, lui faire sentir les battements de son coeur sans doute. C'est une étreinte douce. Sans arrière-pensée aucune, juste un câlin, on pourrait dire. Comme pour lui faire oublier un instant tout le poids qui pèse sur ses épaules. Juste pour quelques secondes, être quelqu'un qui n'a pas besoin de toujours réfléchir à tout pour survivre dans un monde qui n'est pas forcément toujours juste.

« Je n'ai pas réellement.... Beaucoup de souvenirs d'instant de ce genre... J'imagine que cela dépend des hommes. Regardez, le vendeur où on m'a trouvé était soumis à sa femme et n'avait pas l'air de se plaindre. Alors que derrière, d'autre aimeraient qu'on leurs obéisse aveuglement, sinon, pourquoi aurait-on créé des gens comme moi ? Mais... Mais j'ai envie de croire que tout n'est pas une question de... De physique ou de... Pouvoir.... Vous méritez bien plus que cela. Je vais avoir l'air un peu... Vieux jeu, peut-être même cliché. Mais j'ai envie de croire qu'au moins, pour ce genre de choses, qu'au moins pour ça... On ait le droit de pensée un peu avec le coeur avant de pensée avec la tête... C'est vrai, vous méritez ce qu'il y a de meilleur. Et l'homme que vous aurez choisi pour compagnon aura vraiment de la chance. Et j'espère pour lui qu'il s'en rendra compte... »


Elle aurait aimé ajouter « sinon c'est à moi qu'il aura à faire. » mais... C'était sans doute un peu trop protecteur et trop de liberté pour une hybride. Même si à ce moment précis, elle disait ce qu'elle pensait réellement ce qui est plutôt surprenant et pas forcément une bonne chose. En parlant, elle avait doucement prit la main de Mézièle pour la poser au niveau de son propre coeur et lui souriait avec douceur.

« Je suis certaine que quand vous aurez trouvé la personne qu'il faut, vous le saurez... Vous n'êtes ni sotte, où incompétente. Vous avez quelque chose que la plupart des gens aujourd'hui on perdue. Et beaucoup voudrons vous la prendre, vous la voler, vous faire devenir comme eux... Ne vous laissez pas faire. Battez-vous pour rester ce que vous êtes... Car je vous assure que vous devez être, bien plus précieuse que n'importe qui dans cette ville... Le monde n'est pas fait que de pouvoir. Il est aussi fait de sentiment, même si beaucoup les ont perdues... Ne les perdez jamais... »

L'hybride avait dit le fond de sa pensée, enfin, si elle a le droit de pensée. Sa queue c'était enroulé autour des deux jeunes femmes enlacées et procurer encore plus de douceur à ce moment de paix entre elles. Elle se rend compte maintenant de la confiance que la petite Mézièle lui a accordée en moins d'une journée de temps passé ensemble. Cela l'a fait sourire. Elle pourrait très bien en profité, elle le sait. Mais... Mais c'est une petite voix dans sa tête qui lui murmure de ne pas le faire. D'être ce que sa maitresse cherche à avoir. Non pas une servante mais peut être quelqu'un à qui pouvoir parler, se confier. Et elle se plie à cette petite voix dans le fond de sa tête. Elle sait qu'elle sera bien ici, qu'elle subira tout pour elle. Et si jamais quelqu'un de mal attentionné s'avérer essayer de lui faire du mal, au diable la soumission la personne le regrettera. Parole de renarde, elle donnera sa vie pour préserver sa maitresse des mécréants de ce monde.

« J'espère... Que ma réponse vous auras aidés un petit peu... »

Même si, elle n'en était pas tout à fait convaincue dans le fond. C'était une pensée simpliste, sans doute idéaliste, voir même utopiste. C'était ce qu'elle ressentait au fond d'elle, ce qu'elle espérait dans ses entrailles, elle le sait, elle le sent.
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MessageSujet: Re: Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]   Jeu 8 Mar - 4:56

La petite Marquise avait écouté sa nouvelle «dame de compagnie» avec attention, ses prunelles ambrées suivant ses mouvements, scrutant ses traits, sondant «son âme», dirait-on. Il émanait de cette renarde une franchise certaine qui touchait la jeune femme.

- […] pour ce genre de choses, qu'au moins pour ça... On ait le droit de penser un peu avec le coeur avant de penser avec la tête...

Ce sont ces mots qui ont résonné le plus en elle.
Le cœur avant la tête ? Le cœur avant le nom ? Le cœur avant la raison ?

Le cœur.
La raison.
Le cœur.
Le Nom.
Le cœur.
Le Nom.

Le cœur!

Son cœur à un raté et elle se met à suffoquer la petite Marquise. Elle a blêmit à faire peur et de grosses larmes se sont mise à rouler sur ses joues tandis qu'elle fixait la renarde. Ses petits doigts se sont crispés sur le rebord de la baignoire, histoire de ne pas perdre contact, de couler à pic. Son souffle n'est plus que râle, elle étouffe mais ça n'a rien de physique, tout est moral, psychologique.

Ignorance.
Innocence.
Culpabilité.

Ulrich !

Et comme si elle émergeait d'une eau noire, comme si elle faisait surface in-extremis après un violent naufrage qui l'aurait vu se noyer, la jeune Marquise s'agrippa au cou de Chéli, haletante, paniquée.

- Oh , Mina !

Se calmant peu à peu, laissant le désordre des battements de son petit cœur s'apaiser de lui-même, Mézièle fini par soupirer et chasser les larmes qui roulaient à ses joues.

- Le Nom que je porte ne me permet pas d'ignorer la raison, Mina, il la tient au dessus de ma tête telle une épée de Damoclès. Je suis une Hellwig et je dois porter ce nom vers les cieux, le porter bien haut pour en être la fierté. C'est ce qu'on m'a appris depuis toute petite.

Sa voix s'était faite monocorde, elle prononçait ces cruelles paroles tel une litanie, c'était là tout le malheur de cette fausse liberté que son statut d'aristocrate lui donnait.

Inspirant profondément, elle fini par expirer, exultant tout ce stress venu d'un coup pour une simple idée «l'amour».

- Mina. Pour ton premier petit travail, j'ai quelque chose à te demander.

Elle dégluti, c'est délicat, peut-être sot mais elle doit savoir.

- Demain tu devras aller en ville, partout où tu peux sonder les gens. Demande leur ce qu'ils pensent de l'amour, ce qu'ils pensent des chosent de la chair. Je veux savoir. Savoir s'il vaut mieux une jeune femme expérimentée pour un homme d'importance ou alors une pucelle comme je le suis maintenant.

Quelle étrange demande ! Était-ce important à ce point ? Que cachait réellement une telle demande ?

- Tu iras et tu chercheras aussi à savoir tout ce que l'on dit de l'Empereur, ce que l'on sait... Peut-être même sauras-tu trouver ce que lui pense des femmes, ce qu'il apprécie...

À peine avait-elle prit du service que l'hybride savait tout de sa maîtresse... presque tout. La pauvre jeune femme ignorante ne voulait pas paraître provinciale pas plus qu'elle ne voulait qu'on pense d'elle qu'elle était une catin; légitime qu'elle veuille savoir comment agir, comment «bien» agir.

Mézièle releva enfin les yeux de l'eau quelque peu troublée par le savon et les parfums. Dans son regard ambré, une détermination violente sur fond d'innocence.

- Je suis lasse... Je vais me coucher...

Douce, elle caressa la joue de Chéli pour ensuite se relever péniblement de la baignoire, encore en proie à cet excès d'émotions, tremblante. Nue, trempée, elle partira vers sa chambre d'un pas lent, peu assuré, laissant ses doigts suivre la courbe du cou de sa domestique, toute délicate.

Tendre caresse signant leur pacte pour de bon.
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MessageSujet: Re: Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]   

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Villa Marquise Hellwig: La main droite [ PV Chéli ]

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