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 Tractopelle. [Haniel]

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MessageSujet: Tractopelle. [Haniel]   Dim 13 Juin - 18:06

Je sais pas pourquoi, mais la plupart des membres de ma saine retraite monacale ont peur de moi, et qui dit peur dit fringues ridicules.
Non mais si, écoute, c'est logique.
Il paraît que je suis quelqu'un de dangereux – à mon avis faut plus avoir peur des sadiques que d'un chercheur, mais bon – donc on me fournit des fringues en conséquence et c'est comme ça que tu te retrouves avec des jambières en cuir pour faire du cheval là où des bottes aurait suffit. Non mais bientôt je vais me retrouver avec une fourrure de loup sur les épaules (t'sais, avec la mâchoire sur la tête là, Peau d'Âne sans les chansons), j'en suis sûr. Quoi ? Tu veux qu'on parie ? J'peux doubler la mise sur ce coup là, facile.
Enfin je t'ai pas dit, mais je suis sur un cheval là. C'est pour ça que je parle de jambières.
Une jument plus précisément, qui s'appelle Trèfle je crois (faudrait assassiner pour des noms pareils, enfin c'est toujours moins pire que « Doudou »). Un sympathique animal calme et docile, qui répond à la voix et aux genoux. Pratique si t'as plus de deux kilomètres à faire pour aller acheter le pain, mais je compterais pas trop dessus si on est coursé par une meute d'ours enragé (quoi ? Les ours ça vit pas en meute ? Au temps pour moi). Enfin on s'en fout du cheval.

En fait, cette longue intro, c'est pour dire que je suis en forêt (et c'est plus pratique d'y aller à cheval). Besoin de champignons (hallucinogènes). Les recherches tout ça, tu sais ce que c'est (enfin... non, je te le souhaites pas). C'est pas une raison pour ne pas tirer un peu de plaisir dans la chose, et je mets pied à terre pour glandouiller dans l'humus comme un gros chat avec des jambières. Le cheval attaché à un arbre s'était mis à dépouiller un jeune noisetier de ses feuilles, et je faisais moi même la sieste dans les feuilles mortes. C'est bien mon boulot, personne ne s'intéresse vraiment à ce que je peux bien glander de mes journées, alors des fois j'arrive à grapiller du temps pour rien, comme ça. D'un autre coté, on peut pas vraiment dire que j'y gagne dans toute l'affaire (être prêtre corvéable à merci, tout ça), si ce n'est un pantin immortel. D'ailleurs, est ce bien raisonnable de ne rien foutre de la journée ? J'aurais pu envoyer quelqu'un d'autre chercher les foutus champignons manquants, ou carrément utiliser un autre produit pour le même effet, et travailler toute la journée à mon art dans une pièce sombre. Si Elle mourrait aujourd'hui...
Je m'étirai comme un chat, toujours allongé. J'écartai les visions qui m'apparaissait de Son petit corps déchiqueté pour juste penser et à Elle et à sa petite journée, avec toutes ces activités palpitantes qu'elle me narrerait le soir même. C'était agréable.

Mais (selon la célèbre loi qui veut qu'il y ait toujours une couille dans le potage quoi que tu fasses), au bout d'un moment il se mit à pleuvoir. C'est pas que ça m'embêtait beaucoup (quand on s'inflige les pires supplices, c'est pas un peu d'eau qui fait peur), ou que le cheval y risquât quelque chose, mais par acquis de conscience je préférais me mettre à l'abri, histoire de conserver les apparence et de pas jouer à l'animal indifférent, même si on y gagnerai pas mal à ce jeu là. J'veux dire, un mec normal, quand il pleut, il se met à courir partout en essayant pitoyablement de s'abriter avec les bras comme si c'était du vitriol, alors qu'il faut mieux admettre que la pluie c'est froid et mouillé et qu'il n'y a pas de quoi se chier dessus pour si peu histoire de pas avoir l'air trop con dès qu'il pluviote un peu.
C'est donc avec un air assez blasé que je me suis dirigé vers une grotte (disons plutôt un alcôve pour gerbille, vu la taille) dans un gros tas de craie pas loin (un genre de falaise, mais en vachement plus petit). La verdure sentait plus fort et l'eau tombant sur les feuilles faisait un bruit très joli, et c'est sans doute à cause de tout ça que j'ai pas calculé le mec perdu quelque part là dedans et que j'ai mis vache de temps à tiquer sur sa présence inattendue. Si je l'ai pas tué sur le coup, c'est uniquement parce que mes cheveux mouillés me tombaient dans les yeux et que ça m'empêchait de viser, sinon le gars il se serait pris un grand coup d'ombre dans le bide.
Oui le pauvre, en plus je le connaissais de vue.
Je le regardait très fixement, tendu comme un ressort, en espérant qu'il m'égorge pas sauvagement ou un truc comme ça parce que j'étais bloqué sur sa tête en train de me dire mon-dieu-c'est-qui-je-l'ai-déjà-vu-un-cousin-peut-être ?
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Mar 15 Juin - 14:43

    Tu vas pouvoir faire preuve de ton talent à te relancer tout seul, oh joy \o/

    En fait, les balades en forêt ( forêt, forêt, oh quel joli accent circonflexe, oh qu'il est mignons, forest, forêt, oh merveilleuse évolution de la langue, mais bon forest c'était plus sympathique quand même ) c'était pas vraiment sa passion, à Haniel. À dire vrai, ou à vrai dire, c'est du pareille au même, il n'avait même aucune affection particulière pour les forêts, avec des arbres et des toiles d'araignées et des saloperies de petites bêtes qui piquent et après on a des sales boutons qui grattent partout, et il y avait aussi des serpents, parfois, et quand il avait plu c'était tout boueux et répugnant, répugnant, ouais. Enfin voilà que le moment était venu d'expliquer mais pourquoi diable alors il avait transporté son cul jusque dans une foutue forêt. C'était une très bonne question, une excellent question même, et qui en ce bas monde ne mourait pas d'envie d'entendre quelle aventure épique l'avait amené jusqu'ici ? … Malgré tout, il fallait bien avouer qu'il n'y avait nulle héroïsme dans tout cela.

    La vérité, c'était qu'au départ, il n'avait pas la moindre ( the slightest ) envie d'arriver là. Mais ! Mais, non, il n'était pas assez con pour se perdre assez pour se retrouver dans la forêt par hasard. Non, vraiment. Expliquons un peu mieux. Il avait trouvé un sympathique personnage qui avait bien voulu ( bon, en fait, la plupart des personnages même non sympathiques à qui il aurait demandé ça l'aurait fait, hein ) l'emporter ( l'emmener en fait, on dit « emporter » pour les choses, « emmener » pour les gens ) dans un véhicule d'allure douteuse ( mais ne chipotons pas ) jusqu'à un petit village du trou-du-cul-du-monde où il devait aller visiter un quelconque-personnage-inintéressant qui lui voulait il-ne-savait-quoi, enfin maintenant qu'il l'avait vu, il le savait, pourquoi est-ce qu'on lui avait dit d'aller voir ce que ce mec voulait alors que son seul intérêt — nan, attends, c'était pas un intérêt ça, si ? — c'était qu'il avait grave un grain et qu'il était persuadé de pouvoir déclencher des incendies par la force de sa pensée. Il avait aussi un jardin où il cultivait des légumes géant, qu'Haniel voulait même pas savoir quel genre de truc étrange il foutait dessus.

    Donc bref, tout ça ça avait servi à rien. D'ailleurs, il faudrait qu'il vérifie que c'était pas quelqu'un qui l'aimait pas qui lui avait fait faire ça pour se foutre de sa gueule. Nan il était pas parano. Du tout. Mais on n'en était pas encore à la vraie explication. Non, en fait ce qu'il s'était passé c'est qu'il s'était dit « oh, comme j'ai trop envie de faire un bout de chemin à pied comme un grand ! » puis « oh, comme ça m'a l'air d'être une bonne idée de couper par ici ! » et enfin « oh, une forêt, si je passais à travers, j'irai plus vite qu'en la contournant, où est la route ? » — et puis après, à un moment « oh, ne serais-je pas un peu perdu ? » et puis voilà, quoi. C'était pas qu'il était con, hein ! Mais y avait des jours comme ça où il manquait un peu du sentiment de sa dignité. Si ça avait été un jour où il n'en manquait point du tout, ça aurait commencé comme ça : « En cette journée qui déjà s'annonçait fort belle, Haniel avait entrepris une expédition forestière. La forêt permettait de se ressourcer, de collecter des tas de plantes qui servaient à rien et aussi de regarder des animaux de la forêt. Mais Haniel ne regardait pas les animaux de la forêt, non, parce qu'il était digne. » Enfin peut-être que ça aurait pu commencer comme ça. Mais en vérité, un jour de dignité, il ne se serait pas retrouvé dans une stupide forêt. Ô, destin tragique, ô, soupirs, ô lamentations.

    Et en attendant il était dans la forêt. Et puis alors qu'il avait enfin trouvé un chemin, il s'était mis à pluvioter doucement, alors, prudent, il s'était réfugié dans une petite grotte qui oh ! heureux hasard ! se trouvait juste à côté. N'est-ce pas que c'était une belle chose que le hasard. Il s'était assis dans un coin en faisant bien attention de pas se mettre de la terre qu'il y avait plein ses bottes sur lui. Parce que ça serait un peu sale. Il regardait en plissant les yeux les paroi de ladite grotte pour voir s'il n'y avait pas par hasard des super peintures rupestres, et comme il n'y en avait pas il envisageait d'en dessiner lui-même pour passer le temps en attendant que le dehors redevienne viable — okay, okay ! Il allait pas crever s'il allait sous la pluie, il était pas en sucre, mais c'était quand même c'était mieux la vie quand on était pas tout trempé avec les cheveux et les vêtements qui collent berk berk gluant — MAIS ! Voilà que le hasard striked again.

    Non, il ne s'agissait pas l’apparition subite de peinture représentant l'origine du monde qui allaient perturber l'ordre de l'univers entier, ni du sol qui soudain se déroba sous ses pieds, le faisant tomber au milieu de trésors fabuleux mais dans la pièce d'après il y avait des serpents et il y avait aussi des pièges et il court très vite et il y a une super musique derrière et là il y a aussi l'héroïne hop j'te la choppe et tout le monde remonte à la surface mais on l'a échappé belle, mais là, dehors, tout à coup, les méchants ! et ainsi de suite. Non, donc.
    Non, en fait, c'était juste une être humain. Enfin, humain ça restait toujours à prouver. En fait, en y regardant plus attentivement, sans cesser d'être un rien sur la défensive, il lui semblait reconnaître le personnage. Oh. Ah. Oh.

    C'était le fou, là. Le taré. Celui qui était gravement cinglé. Il connaissait, ouais. Diable, mais comment le saluer en étant fort courtois et en montrant que ah ah, salut copain, comment on est trop copaiiiiins, si si, toi même tu sais ! Hein ? « Hé, salut ! On se connait poto, t'es le mec qui est trop cinglé ! » Non. « Bonjour ! Quel heureux hasard, n'est-ce pas, hein ? » Ouais, mais, en fait, non. « Salut, tu viens pour le Donjon ? » Sinon, il pouvait aussi frapper sur le sol pour faire un petit rythme friendly qui montrerait … qui montrerait surtout — enfin, qui ferait croire ! — qu'il avait un problème psychologique. Oh, et puis merde, hein.

    « Bonjour, vous vous abritez de la pluie ? Quel hasard, moi aussi. »

    HAN comme c'était beau, il en avait des frissons invisibles partout là, de toute cette poésie et de toute cette éloquence et de, ah ! Oh là là. Enfin bref voilà quoi. Histoire d'avoir l'air plus digne — ça l'intéressait, oh, tellement, d'avoir l'air digne — il se releva, parce qu'en fait, parler à quelqu'un qui est … beaucoup au dessus de vous, ça avait quelque chose d'horrible, de répugnant, de rabaissant, bref, truc pas bien. Ah, petite rencontre courtoise dans une grotte. Quoi de plus charmant, vraiment.
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Ven 18 Juin - 10:07

Nous avons de toute évidence affaire à quelqu'un de sexe masculin, très jeune et pas très costaud. Et c'est pas que je fais de rétention anale, mais pour en revenir au « très jeune », c'est pas moi qui suis vieux, c'est réellement lui qui n'a pas l'âge d'acheter de l'alcool. Si il a dépassé les vingt ans, c'est bien un miracle, et ça m'étonnerait qu'il se rase tous les jours. Non, sérieusement, trente ans c'est pas vieux du tout, c'est lui qui est trop jeune. Si il a pas d'acné c'est parce qu'il feinte, c'est tout, et puis j'ai pas de cheveux blancs, enfin pas trop, on les a toujours eu jeune dans la famille – enfin j'en sais rien.
Et je t'emmerde, clairement.
En plus, ce connard à peine démoulé du cul de sa mère, il a dû manger plein de lait quand il était petite parce qu'il fait bien dix centimètres de plus que moi, facile, et en plus il en a pris la couleur. Enfin il a vraiment l'air d'une grosse fiote, pas musclé et tout. Ouais ça te surprendra, mais quand on pratique une magie dangereuse et épuisante, faut mieux avoir une bonne condition physique, et si j'suis verticalement désavantagé, j'compense en ayant les épaules plutôt larges. Résultat : Je l'encule sans doute au bras de fer, en plus jeune comme il est, il a sans doute pas fini sa croissance en largeur et en muscle et c'est pour ça que tous les ado on l'air con, tout en longueur comme ça façon hareng anorexique. En plus il est habillé comme une poubelle qui veut faire chic et ça ressemble à rien. Regarde, moi j'ai des fringues pratiques, avec du cuir et des machins comme ça – okay en fait ça me donne l'air d'un barbare qui boit le calva dans le crâne de ses victimes, j'assume pour le coup.
Enfin j'ai décidé que le jeune là, c'est un gros caca.

Et donc on se regarde en chien de faïence, moi en tenant les rênes de mon cheval et en psamoldiant intérieurement « gros cooooon en vue ». Je sais pas si lui m'a reconnu, mais moi je cherche désespérément qui c'est, parce que je suis sûr d'avoir déjà vu cette jeunesse insolente et ces fringues de merde quelque part. Pas près de mes expériences en tous cas, parce que déjà d'une peu de gens s'intéresse à cette boucherie, et de deux les gens ont toujours peur de faire parti de l'expérience malgré eux. Qu'ils se rassurent : je me fournis en victime auprès de professionnels payés par l'Eglise – vous savez où vont vos impôts maintenant – et je ne prends pas le risque de kidnapper des victimes au pif, c'est un coup à se faire joliment baiser.
Enfin j'ai recadré qui était le jeune con : Un prêtre, c'est pour ça que j'ai déjà vu sa tête. Je ne veux rien avoir à faire avec ces gens là.

- Vous êtes prêtre.

J'espère qu'il se sent mortellement honteux d'avoir été percé à jour, que toute sa crasse intérieure n'ait pas résister à mon examen attentif – enfin j'ai bien mis cinq minutes montre en main à tiquer qui c'était. Les prêtres, c'est tous des enculés, on devient prêtre parce qu'on est fou, pervers, névrosé, bref, complètement malade. C'est la seule option alternative à l'hôpital psychiatrique. Mon grand rêve si je créai un jour mon patin immortel, ce serait de tous les buter, lentement, avec imagination. Ça tombe bien j'en ai plein à revendre.

- On est pas obligé de parler par contre.

J'espère qu'il sent bien la tension dans la grotte, ce con. Il fait un seul mouvement vers moi, j'ai un couteau dans mon baudrier (genre de ceinture en cuir qui couvre de sous la cage thoracique à un peu en dessous du nombril).
Il a pas l'air de représenter une grosse menace.
Je m'assois par terre après avoir attaché le cheval à un bout de pierraille qui dépasse – pas du genre à s'enfuir sous la pluie t'façon. Je regarde l'eau tomber, il ne se passe rien de spécial.
Jusqu'à ce que j'éternue.
J'ai dû prendre un peu froid à cause de l'eau, je sais pas, mais en tous cas j'ai de la morve plein le nez. Gênant. La main sur l'endroit stratégique, je regarde l'autre connard : Je vais devoir lui demander un truc.

- Bouchoir ?

On fait pas beaucoup plus gênant.
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Jeu 5 Aoû - 19:26

    « Vous êtes prêtre. » Ouais ouais c'est ça, t'as trop cru j'allais flipper parce que tu sais c'est quoi mon ... mon ... ma ... le truc que je fais pour ... enfin voilà, quoi ? Hé hun, nan, parce que tu sais pas où j'habite. Fort heureusement, Haniel ne pouvait pas savoir que cet étrange personnage à l'allure fort rustre et qu'il savait être fort peu respectable, enfin fort peu fréquentable en tout cas — tu l'invites pas trop chez toi prendre le thé à cinq heures, quoi — le traitait mentalement de caca. Parce que c'était pas gentil du tout, nous sommes d'accord. Il aurait probablement était extrêmement attristé de l'apprendre. Extrêmement attristé, vous comprenez ? Enfin donc il ne l'était pas. Un poil vexé tout de même que ce personnage à qui il n'avait rien fait, snif snif, rejette si ouvertement ... enfin ... tout quoi. Sa conversation magnifique pour commencer. Même s'il n'avait pas vraiment eu le temps d'en faire la démonstration pour le moment. Mais ça aurait pu venir. Mais odieux personnage ... Ne voulait pas. Ah c'est pas Dieu possible comment c'est purement tragique. Enfin il la sent pas franchement, la tension. Disons qu'il sait qu'elle existe, théoriquement. Comme les concombres, par exemple : ça existe en théorie, mais personne l'a jamais prouvé, hein. Enfin on lui a pas prouvé à lui en tout cas. La tension dans la grotte : pareil. Enfin presque. C'est comme les concombres, tu vois ( toi interlocuteur imaginaire et bien pratique ) : t'as pas vraiment envie de savoir que ça existe. ( Précisons que tout ce temps-là il est pas resté debout comme un con juste pour le fun, hein, il s'est rassis. Nan mais je précise. Au cas où. )

    Mais voilà que l'autre crétin — non parce que depuis qu'il a mortellement blessé Haniel dans son pseudo-ego, c'est devenu un crétin — brisa le terrible silence ( en fait, c'était pas exactement le silence, puisqu'il y avait le bruit de la pluie — Oh, le bruit de la pluie ) qui s'était installé, d'une manière particulièrement inélégante : il éternua. Non vraiment c'était dégoûtant quoi. Les gens bien élevés toussotent, parlent tout seul, des trucs comme ça. On n'éternue pas, que diable ! D'autant que vu l'élégant « Bouchoir ? » qui suivit, ce n'était pas une astuce pour engager la conversation ( Oui, l'individu aurait été pris de remords, soudain, réalisant ce qu'il ratait par la faute de son entêtement ) mais un vrai éternuement. Dégueu, morve, hu, berk. Oh, Haniel, arrête ça, tu vas passer pour un genre de vieille chochotte. Passons aux aspects pratiques. Le crétin quémandait un mouchoir. Bon. À part pour le faire chier, y avait pas de raisons de refuser. En effet ( INFORMATION personnelle importante inside ) Haniel ne sortait jamais ( bon, en fait, comme il oublie souvent ... beaucoup de choses, dire qu'il ne sort jamais sans quelque chose est toujours très excessif ) sans deux mouchoirs sur lui. En tissu. Blanc. Pas en soie — il en avait eu des en soie, un temps, mais bon, d'abord, ça donnait un genre et puis ça fait de la peine de mettre de la morve dedans. Si — hein. Un pour lui et un pour toutes sortes d'éventualité : mouchoir n°1 tombé par terre, mouchoir n°1 perdu, mouchoir n°1 troué, mouchoir n°1 sollicité par un tiers, mouchoir n°1 soudainement introuvable ... Toutes ces choses.

    Ainsi, avec peut-être assez peu de bonne volonté, Haniel farfouilla dans ses poches ( y en avait pas tant que ça heureusement, on y aurait passé la nuit ) pour en sortir mouchoir n°2. Mouchoir n°1 devait être dans une autre poche. Ou ailleurs. Disparu, quoi. Ah tristesse. Et donc il sortit le dit mouchoir n°2 de sa poche pour ensuite lever son postérieur et se déplacer jusqu'au crétin qui était dans une position fort élégante, — ne pense pas à la morve, d'accord ? Merci — et le lui tendre. Ah qu'il était charmant.

    Et maintenant, un avenir radieux s'offrait à lui. Mais si. Il prêtait son mouchoir au crétin. Après, il fallait qu'il s'enfuie. Et puis le crétin garderait son mouchoir, rentrerait chez lui, le laverait, et ferait tout son possible pour le retrouver et le lui rapporter ! ( On rapporte les choses, on ramène les gens, souvenez-vous. ) Et quand il le retrouverait des étoiles brilleraient dans leurs yeux, il y aurait une petite musique de fond et des trames fleuries, et après ils feraient des enfants et tout. Mais plus tard. ( Ça se passe toujours comme ça, mais SI, vous savez bien. )

    Enfin bon, quelques facteurs s'opposaient hélas ( hélas ? ) à ce scénario. Encore une tragédie.

    « Il est propre, hein » dit-il au cas où ça aurait de l'importance. Disons que dans ses schémas du monde ça en avait. Mais parfois le monde se révélait extrêmement surprenant. Et, précision, il disait pas ça trois heures après le moment où ça aurait pu être utile : les palpitants paragraphes du dessus étaient tout à fait simultanés. Nan mais, vaut mieux préciser. Les gens sont obtus. Vraiment. Il regarda ailleurs comme la personne charmante délicate polie soucieuse de ne pas embarrasser qu'il était. C'était connu qu'il était comme ça. Mais ouais. En tout cas après ce formidable acte de générosité, il avait intérêt à devenir plus charmant, le crétin. Sans dèc'. « Et gardez-le, hein. » Beaucoup de hein, hein. Et puis il se dit qu'en disant ça il aurait peut-être l'air de prendre l'autre pour un con ou un genre de mufle, et il était peut-être susceptible, sait-on jamais. « Sans vouloir être offensant. C'est juste qu'on ne sait jamais, avec les gens. » Hummm. Pas sûr que ça arrange vraiment le truc, là.
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Jeu 12 Aoû - 10:11

Voilà, je suis la personne la plus cruelle du monde entier, c'est dit. Quand j'ai déclaré ne pas vouloir engager la conversation (avec brutalité en plus, je fais rarement dans la finesse), le jeune a eu l'air hum... un peu vexé quoi. Et c'est là que tu culpabilises de l'avoir envoyé chier, parce que, certes, toi tu voulais pas parler avec un prêtre (tous des connards) de la météo en ayant l'air d'avoir un biscuit dans le cul parce que, hein, tu le connais pas, mais d'un autre coté maintenant il est tout penaud le pauvre.
Enfin j'vais être obligé d'ouvrir mon clape-merde maintenant puisqu'il m'a donné un mouchoir. Je pousse un petit grognement (très tendance le grognement chez moi) quand je réceptionne l'objet et je me mets à faire ce qu'on attends de moi : c'est à dire évacuer les glaires. Et alors que je m'y employait bruyamment, j'entends un « il est propre hein ? ». Un regard au contenu verdâtre tirant sur le marron (je fume), et j'peux pas m'empêcher de penser qu'il se fout de ma gueule, mais c'est vrai que quand il me l'a tendu, avant (suis un peu bordel), et bah il était blanc (un vrai blanc qui pique les yeux, pas gris sale), et carré. Maintenant il est froissé avec mes glaires dedans. C'est terrible le rhume, ça vous détruit un mouchoir sans pitié.

- Il l'était.

Frisson grisant : J'ai fait de l'humour. Si si t'as vu. Bon, l'autre connard n'a pas rit, mais ça a l'air d'être le genre de gars que quand tu le chatouilles, il te regarde froidement, avant de lâcher la phrase péremptoire « Non, je ne suis pas chatouilleux ». Le pire, c'est qu'il doit ressentir une vive satisfaction à l'affirmer.
Ensuite, formule classique, il me dit de le garder. Mais j'en veux pas moi ! Bon, c'est vrai que je peux pas non plus lui rendre avec le contenu, ça serait sale, mais j'sais pas moi... j'vais pas oser le jeter, ni l'utiliser, et au final j'aurais l'air con. J'veux dire... c'est pas mon mouchoir. Y a l'odeur du gars dessus, c'est gênant. En fait, il a peut être peur que j'sois malade gravement ou un truc comme ça (je le prouve d'ailleurs en éternuant de nouveau dans le mouchoir, l'inondant un peu plus). Après quelques essuyages de nez de convenance (oui sinon y a un truc qui pendouille c'pas très classe) :

- Ben j'peux le laver et vous le rendre après. Si vous êtes prêtre j'peux vous mettre facilement la main dessus, j'le suis aussi.

Évidemment que je le ferais pas, que j'oublierais, mais c'est pour être un peu poli (déjà que j'ai oublié de dire merci pour le mouchoir, tu noteras). Un ange passe, et j'ai peut être mal interprété d'où venait le silence.

- Je sais laver le linge hein ! Chuis papa.

Le dire, ça fait des frissons dans le dos un truc de fou-fou, porter un tel titre ça me fait tout chaud dans le ventre. « Salut j'suis sénateur ! » « Et bah moi j'suis papa, dans l'cul Lulu ! », limite. Et évidemment que je sais très bien laver le linge, un bébé ça vomit et ça fait caca, et il faut tout laver, tout le temps, et bien. Les bébés c'est fragile, un caca mal nettoyé et pouf, t'as plus rien. Alors quand tu peux rattraper des tâches de diarrhée, un peu de morve, ça fait pas peur. Je mets le mouchoir roulé en boule avec méthodologie dans une poche. Mentalement, j'suis parti loin, de quand elle était bébé. Elle faisait rien, que manger et chier, et pourtant c'était formidable. Sa mère, elle était encore là... mais j'préfère pas en parler. C'est moi qu'il l'ait tué. J'étais con, je le regrette beaucoup, ça n'a aidé en rien. J'avais espéré qu'avec l'attachement, ça ferait un pantin d'ombre qui existerai plus longtemps, mais j'aimerais bien qu'elle soit encore là, vivante et tout. Je l'aimais plus que bien. Je regrette.
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Ven 27 Aoû - 0:40

THIS - IS - A - PIECE - OF - SHIT. Like, really.

    Nan, nan, nan, nan, mais nan vous dis-je, il n'est absolument pas saisi d'une envie soudaine de vomir partout. Ça serait dégoûtant. Super dégoûtant. Mais en même temps, fallait voir ce qu'il sortait pas comme connerie, l'autre ! Papa, quoi ! Genre, tu sais, quand t'es de sexe masculin, que t'engrosse une femelle et qu'après elle pond un gosse, et ben t'es papa. Oui, il s'y connaît vachement, parce que lui-même, on l'a fabriqué comme ça. Si, incroyable, mais vrai. Eh wai. Il avait une mère, et un père, aussi, d'ailleurs, à moins qu'il n'aie raté quelque chose dans son courrier, il l'avait toujours, et non, il n'avait aucune problème avec son père, et le dégoût profond qui s'étalait en cet instant sur son visage n'avait absolument rien à voir avec sa propre relation individuelle avec son père, pas du tout, du tout, du tout.

    « ... « Papa » ? »

    Ce qu'il y a, c'est qu'c'est pas seulement dégueu, c'est aussi ... drôle. Et tandis qu'il regarde Zélig avec plus d'attention, il sent qu'il se met irrésistiblement à rire. Oui c'ets con. Mais c'est comme ça, dans sa tête, ça marche pas, c'est juste, euh, pas possible enfin je veux dire bordel regardez-le, quand on te parle de famille quand t'es petit, tu vas jamais t'imaginer ça comme père de famille, merde. Père de famille. Famille. Son rire étouffé s'interrompt. Il s'agit de reprendre un peu contenance, tout de même, et puis se foutre ( oui, c'était un peu ça, tout de même, il fallait l'admettre ) de la gueule d'un genre de psychopathe avec lequel on était comme qui dirait coincé dans une grotte, c'était pas forcément la meilleure chose à faire, quand on avait pour grand objectif dans le vie de survivre.

    « Pardon, c'était ... nerveux. »

    Et il s'y connait aussi vachement bien en nerfs parce qu'il en a plein son corps. Naaan, mais si, sans rire. Enfin de toute manière, l'autre, il a l'air d'en avoir carrément rien à battre qu'Haniel se foute de lui ou pas. D'ailleurs il a l'air un peu parti. Ouais, bon, admettons. Il avait le droit, hein. Nan, y avait aucun coin de sa tête dans lequel il était en train de ce dire « nan mais ce con il est quand même pas en train de penser à son — ou ses, oh bordel c'est vrai qu'il a de grands malades qui en pondent plusieurs ! — gosse » — que nenni.

    Mais c'est pas grave, ça, c'est pas grave, tout ça. C'qui est grave c'est Haniel. Il a des problèmes avec les regards vides. Il a des problèmes avec ce qu'il ne comprend pas. Avec les questions en suspens. Avec les choses dont il sait qu'elles ne se disent pas et avec les questions difficiles à poser, avec les situations, avec les degrés de proximité, avec un tas de choses encore. But of course bananas are far more interesting.

    « Eh. Oh. Machin. Oh ! »

    S'il avait eu des couilles, il aurait secoué un peu Zélig, ou alors il lui aurait tapé dessus, pour le fun, pour la forme, tout ça, mais bon, c'était comme ça, Haniel, ses couilles, elles avaient pas encore tout à fait prouvé qu'elles existaient. Et comment savoir ... si pareille chose arriverait seulement un jour ?
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Mer 1 Sep - 12:34

En fait j'entendais l'autre con trop jeune rigoler, et j'étais stupéfait. Pourquoi il a rit après avoir dit « papa », je te le demande. C'est pas si exceptionnel, y a des tas de gens qui ont des enfants, et il a sans doute un père quelque part - consolation, je suis trop jeune pour être le sien, encore heureux, du coup j'me sens vachement moins vieux.
Enfin il a un putain de rire vachement flippant, du genre il va fondre en larmes juste après. J'aimerais bien fumer ce qu'il fume, n'empêche, pour rire comme ça. Je sais pas, il a dû m'imaginer en train de me reproduire, un truc dans ce goût là. C'est sale ! Puis même si je suis moche et con, j'ai le droit aussi de me reproduire, j'suis pas une vache, on me sélectionne pas. Ah ah ah, je suis pas encore bon à abattre, c'est bien con hein ?
Arrête de rire va.

Bah oui, c'est nerveux. Tu vas voir, ma main dans ta gueule elle va être nerveuse aussi. Je le regarde, je suis stupéfait qu'on puisse se moquer de moi aussi ouvertement. J'veux dire, j'ai p'tète une gueule qui prête à rire, mais pas devant moi habituellement. Ouais, ma main dans ta gueule, ça me paraît une bonne option, parce que tu vois, j'aime bien rire mais mes chromosomes et leur transmission c'est vachement sensible comme sujet. Je suis sûr que tu ne joues pas aux échasses sauteuses dans un champ de mines hein ? Bah là c'est pareil. D'ailleurs ça m'fait penser que...

- Eh. Oh. Machin. Oh !

- MAIS PUTAIN TA GUEULE. C'est bon tu m'as donné un mouchoir j't'ai dit merci – même pas vrai – j'vais pas te sucer non plus hein. Tiens tu m'casses les couilles j'vais aller dehors même si y pleut, « machin ».

Et donc, le Zélig, armé de tout son énervement (on t'as jamais coupé le fil de tes pensées à base de « salut ça va ? » ou autre connerie ? C'est énervant hein ?), sorti fièrement de la grotte en tenant le cheval par les rênes. 'tain mais quel pète-burnes,c'est miraculeux d'être pète-burnes comme ça. Et puis comme j'ai dit, j'vais pas le sucer non plus. T'sais, des fois, y a des prêtres qui lisent (ça risque pas de m'arriver), et des fois les histoires c'est genre « deux types se font chier dans la forêt alors ils s'enculent », et moi j'veux pas qu'on m'encule ! Et j'veux enculer personne non plus ! Il faut mieux que je m'éloigne de ce dangereux individu qui veut rien que mettre sa bite dans moi. Pédale va.

Oui mais il grêle, maintenant.

J'avais fait style j'peux me casser comme ça, j'm'en fous de la grêle, mais c'est froid et ça fait mal, et surtout le cheval il aime genre pas du tout, et se met à tirer sur les rênes. J'veux bien être musclé tout ça, mais j'retiens pas encore les chevaux à la force de mes petits bras. Demi-tour donc.
Je rentre de là où je venais de sortir, transi de froid, tremblant, avec le cheval pas content derrière.

- Il grêle.

Ouais, j'vais pas trop faire le mariole hein. Y a pas de quoi être fier. Je ressors le mouchoir pour me moucher, et j'vais me pelotonner dans un coin pour trembler tranquille. La grêle, c'est morceaux de glace qui viennent se foutre dans ton slip quoi, c'est grave. Putain de printemps c'est vraiment de la merde.
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Ven 3 Sep - 16:34

Mais — mais — mais — mais — mais — mais — MAIS ! ( On est d'accord, c'était pas vraiment une phrase. C'était pas vraiment quelque chose de beau et d'éloquent et de bien construit — enfin si, éloquent, ça l'était. ) Enfin bref. Vas-y comment il était trop pas sympa l'autre et tout ouais d'accord il l'avait, euh, un peu, euh, ennuyé, là, à l'instant, mais était-ce une raison pour s'exciter comme ça et tout sur lui alors qu'il avait rien fait qu'être tout mignon et tout formidable et tout et tout et puis d'abord personne ne l'aimait et la vie c'était nul et quand il rentrerait chez lui il mangerait parce qu'il commençait à avoir faim un peu là — c'est normal, quand tu t'ennuies, ou quand t'es coincé dans une stupide grotte t'as faim — et puis qu'il y aille dehors tiens, de toute façon il puait. ( Oui, c'est formidable quand le niveau des pensées s'élève comme ça vers l'infini, vers le ciel, tout là-haut si haut dans les méandres de l'intellect pur grâce à l'émulation. ) Ah ben non alors ! Quand on part on part. Non non non, repars en arrière, repars dans l'autre sens, c'était vachement bien ce que tu faisais là, attends, je suis super outré vexé blessé outragé, reviens pas dans mon espace vital ! ... Une fois de plus il fut prouvé qu'il n'avait pas le moindre don télépathique. Enfer et damnation. Dame Nation. D'âme Nation. Damna Sion. Bref.

« — Ah. »

Une bonne réaction plate à une information extrêmement intéressant. Il grêlait. Certes. Ben t'avais qu'à sortir quand même et souffrir et faire « Aïe aïe aïe » à chaque fois que tu te serais pris un grêlon sur la gueule, tiens ! ( Meet Haniel, un type gravement mature. ) Et alors l'autre abruti ( qui en plus d'être moche et qui-pue a trouvé le moyen de fabriquer une progéniture argh argh ) il va s'écrabouiller dans un coin, cool, ils sont tous les deux pleins de dignité, ah mais c'est beau c'est beau tellement que c'est beau on en pleurerait, et puis d'toute façon si il parlait l'autre il lui dirait encore un truc horrible et pas sympa du genre « On est pas obligé de parler » alors même si c'était super contre sa nature il devait se taire, hein, n'était-ce pas la meilleure chose à faire, oh, c'était si dur, même pas pouvoir lancer un inutile « Z'avez l'air d'avoir froid » — nan rien que dalle, argh.

Alors comme la vie c'est trop nul et moche et dans la mer il y a des poulpes et pourquoi est-ce qu'il n'était pas un poulpe hein ça serait pas tout tellement plus mieux s'il était un poulpe déjà il serait pas coincé dans une grotte débile comme ça parce qu'il vivrait dans la mer ! — pour toutes ces raisons, il se déplaça grâce à ses pieds ( en marchant, en gros ) jusqu'à l'entrée de la grotte et se mit à regarder dehors avec insistance — bouilloire fixée jamais ne bout alors si ça s'trouve quand tu regarde le mauvais temps il s'en va ! Non ? Ah bon. Ben il aurait essayé hein, c'était déjà bien d'essayer — enfin ça c'était c'qu'on te disait pour te préparer à te viander comme une merde parce que t'es une merde, mais bon. Le dehors semblait extrêmement réticent à se conformer à sa volonté. Ô tristesse ô lamentations ô désespoir. Du coup, il allait faire volte-face pour faire une truc encore plus intelligent et tout et trop bien.

Oui, il allait fixer Zélig. Enfin le dos-de, en fait. Jusqu'à ce que mort s'ensuive. Ou peut-être un peu moins longtemps. ( Par contre là, il doutait sérieusement que ça le fasse disparaître. )

« — Aïe. » dit-il avec élégance quand un grêlon avant rebondi sur la sol se cogna dans sa jambe. Pas que ça ait fait mal, mais aïe, c'était un réflexe, quoi. C'est con les réflexe. ( Sauf celui qui fait que t'enlèves ta main quand ça brûle. )
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Mar 7 Sep - 10:40

Si le temps pouvait refléter mon état d'esprit, il pleuvrait des pierres enflammées et divers monstres anthropophages (t'as vu comme je connais des mots intelligents hein ?) aux dents acérées. Tout les gens s'enfuirait en hurlant comme des possédés tandis qu'un cheval à huit pattes piétinerait le monde avec ses sabot en Ombre urticantes (comme du poil à gratter un peu), et qu'un loup cyclope mangerait des cadavres d'enfant (pas le mien, évidemment, elle elle serait sur le Poney Magique du Bonheur qui Protège de Tout) en faisant un bruit de mastication hyper gore. Ça serait la chevauchée fantastique, avec tous les monstres que je pourrais inventer (et désolé, un cheval à huit pattes moi ça me fait peur), et p'tète même que je leur donnerais des p'tits noms style « Massacre » ou « Tueur », et que ça me ferait bien marrer quand ils courront après ce petit con jusqu'à ce que son cœur explose.

Mais non, il grêle.

C'est triste hein ? Le monde manque de chevaux à huit pattes super effrayant, genre un cheval-araignée quoi (ouais ça a huit pattes, j'ai compté un jour de pluie). P'tète même avec des mandibules, mais bref. Tout ça pour dire que le gars il m'énerve et que j'aimerais bien que son cœur explose, ou un truc comme ça, ça serait reposant. Tiens, regarde, il FAIT EXPRES de m'énerver, il se prend un grêlon dans le tibia. Moi j'le regarde, les lèvres bleus et tremblant de froid, en claquant des dents. Il est con ou quoi ? On lui a jamais dit que la grêle ça fait mal ? C'est des morceaux de glace bon sang ! Ça fait des trous dans les toit ! Il espère que sa tête est plus solide ? Bah oui tu dis aïe, forcément. Pour le coup de pied au cul que tu vas finir par te prendre à force d'être si con, tu vas dire aïe aussi ?

BAM !

Tu sais ce qui sort souvent avec la grêle ? C'est les MACHINS BLANCS ! Perso, des trucs tout jaune qui tombent du ciel et qui foutent le feu, ça me rassure moyennement. Mon père m'a dit une fois que y avait des mecs qui cramait comme ça. Moi je sursaute poliment, mais le cheval il doit pas trop aimer ça non plus, parce qu'il est parti en galopant. Je saute sur mes pieds pour lui courir après – un cheval qui se casse, en général c'est ce que tu fais. Connement

- MAIS REVIENS GROS CON !

J'lui cours après, le ciel devient tout blanc intermittence avec un bruit d'explosion de malade. J'aime pas les machins blancs avec de la grêle. T'es content hein sale con ? J'suis parti en courant ! Après un cheval ! Ça court vite un cheval quand ça panique, et j'ai beau être aussi paniqué que lui je cours pas autant. Faut dire que j'ai que j'en ai que deux moi, de pattes. T'sais quoi ? Mon papa il m'a dit aussi qu'il fallait pas se mettre sous un arbre, parce que les grands traits blanc ils tombent dessus, préférentiellement, et pour savoir si on était dans le caca ou pas, il fallait compter le temps entre le moment où un machin éclairait le monde et le moment où on entendait le bruit.
Tiens, en voilà un. Un, deux....

BAM !

Merde, il doit pas être loin. Je sais pas où il est, mais pas loin. Ça fait peur la nature quand même. Et en plus j'suis DANS UNE FORÊT ! Y a plein d'arbres ! A tous les coups, le machin blanc ça va l'invoquer ! J'vais cramer ! Je cours à toutes jambes vers la grotte. C'est dingue, quand tu paniques, tu paniques encore plus quand t'as pris la résolution de fuir. Le cheval, il peut aller se faire enculer et cramer tout seul, moi j'vais aller me planquer dans la grotte ! J'suis pas un gros con de cheval de mes couilles !
J'me précipite dedans avec des visions apocalyptiques du machin blanc me tombant dessus (en plus, vu de loin il est vachement gros, alors de près il doit être encore plus gros !). J'vais droit au fond de la grotte en j'me roule en boule dedans, les genoux remonté vers ma poitrine et ma tête calée là dessus. A chaque fois que le machin blanc tombe du ciel, ça me fait sursauter.

- On va mourir cramé.

Je sais pas si il est encore là le nain (plus grand que moi, certes). J'espère qu'il a peur aussi, c'est absolument terrifiant cette merde !

Là, soudain, ça me tombe dessus par surprise, tac, c'est que j'suis super content qu'il soit là. J'aurais encore plus peur tout seul, et au moins j'crèverai pas cramé tout seul, il va y passer aussi si j'y passe. C'est rassurant. Est ce que le machin blanc va dans les grottes ? Je sais pas, on m'a juste prévenu pour les arbres.
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Mar 7 Sep - 21:54

Ah oui tiens. C'était fou, complètement fou, les phénomènes météorologiques, hein ? C'était pour ça qu'il n'y pensait que rarement. Et puis c'était pas intéressant. Et puis merde, oh, il pensait à ce qu'il voulait, oké ? Génial. Les phénomènes météorologiques ( quel mot à la con ) oui. Comme, par exemple, les orages ! Nous y voilà. Les orages. Il pleut. Parfois il grêle un moment aussi. Et donc il y a de la flotte, des grêlons en option, et, et, et, le tonnerre qui fait du bruit et les éclairs qui font de la lumière. Formidable, tout ce qu'il faut pour rendre le monde entier heureux. Tout le monde était heureux avec du bruit et de la lumière — sans déconner, sinon il faisait tout noir et tout silence, genre, horrible, comme si t'étais sourd et aveugle, quelle horrible horreur abominablement abominable. Sauf que, par exemple, le cheval, là — le cheval du crétin — il n'avait pas l'air franchement heureux. Non, en fait, il venait de partir en courant — en galopant, d'accord, d'accord. Alors que le fou, il avait juste sursauté, quoi. Ah ben maintenant voilà qu'il partait en courant à la poursuite du cheval tout en insultant l'animal. Hum. Ben bon courage, bonne chance, tout ça, il allait en avoir besoin. Nan mais sans rire. Partir courir après un cheval sous la grêle. Il fallait pas être un peu con ?

Cette intéressant remarque en tête, Haniel restait près de l'entrée histoire de voir si l'autre renonçait à courir après l'autre saleté d'animal de merde — il n'aimait pas vraiment les chevaux. Il n'utilisait pas les chevaux. Enfin pas directement. S'ils tiraient un truc qu'on pouvait être dedans sans les toucher, ça allait. Un cheval c'est dégueu c'est gros c'est lourd tu meurs si il te tombe dessus et en plus ça pue et ça bave et c'est con. Limite, dans une expression comme « va te faire enculer par un cheval » il pouvait utiliser un cheval. Mais bon, ça faisait quand même pas bien souvent. — ou s'il décidait de rester dehors, à attendre de crever de froid ou de se prendre la foudre dans la gueule ou bien un arbre. Oh mais voilà qu'il revenait ! En courant. Genre, vite. Il avait l'air, euh ; aussi, voire plus paniqué que le cheval. En même temps le cheval on s'en branle, de une, et de deux Haniel n'était pas diplômé de lecture d'émotions de cheval — et osons espérer que personne ne l'était d'ailleurs.

Bref, son compagnon de grotte ( c'était super joli ça comme expression tiens, faudrait la replacer un jour ! Oui, ça risquait d'être complexe. ) était parti se rouler en boule tout au fond. De la grotte. Oui. Au fond de quoi d'autre eussiez-vous voulu qu'il se roulât ? Bref donc il était prostré là-bas et sursautait à chaque coup de tonnerre. Surprenant. Étonnant. Remarquable. Un peu comme le « On va mourir cramé. » Non mais, vraiment, là il — enfin sans rire ! Oui, hein ? Il s'était fait la réflexion aussi. Il avait pas trop tellement vraiment absolument l'air de rigoler, monsieur blotti au fond. Oui mais si il lui parlait, il allait encore l'envoyer chier méchamment et tout ! Ouais. Pas la peine de faire genre il réfléchissait avant de parler, hein. Personne n'y croyait. Alors tra la la pom pom forêt du bonheur avec des fleurs de la musique et des petites fées, Haniel se déplaçait — mais prudemment tu vois, genre, euh, enfin, lentement, quoi — vers l'être humain là-bas. Puis une fois qu'il y a la distance sécuritaire de 50 centimètres ( c'est pas du tout assez comme distance sécuritaire, on est d'accord ) il s'accroupit ( bordel, qu'est-ce qu'il y a de plus MOCHE au monde comme mot, à part ... rien, en fait. C'était déjà pas super sexy comme truc, mais alors le mot ! ) et entreprit d'établir un contact conversationnel ( ça veut rien dire, en effet ) avec Zélig. Super. Une mission humanitaire impossible. Génial.

« — On peut pas vraiment ... cramer. Enfin je crois. La pierre ça brûle pas. »

Oui, d'accord, on vous recontactera.

« — Vous avez ... vraiment peur ? » Non, ta gueule Haniel ta gueule, tu sais, ta gueule, ça veut dire « tais-toi tu dis que la merde et tu vas te faire arracher les yeux » en gros. « Enfin j'ai rien dit. Je vois je constate je remarque je m'étonne c'est tout. Parce que c'est étonnant. Vous savez, on des préjugés tous cons sur les gens, juste en les voyant, et y a des gens ils ont une tête à avoir peur de l'orage, et d'autres non. Oui. Enfin bref, on va pas cramer. Je parle trop. Hem. »

Tralala mourir dans d'atroces souffrances, tralala.
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Ven 10 Sep - 15:15

Oh mon dieu oh mon dieu ça fait du bruit c'est vraiment terrifiant. J'aimerais vraiment beaucoup que ça s'arrête, mais genre vite quoi. C'est sûr, on pourrait peut être ne pas mourir (j'insiste sur le conditionnel là, c'est loin d'être fait), mais tout ce bruit et euh... ces traits blanc, je trouve ça proprement terrifiant. Ça me fait sursauter à chaque fois, le bruit. Tu trouve pas qu'il fait super peur ? Allez, si, rappelle toi les traits blancs, on a l'impression d'entendre l'univers se déchirer comme du papier. Qui m'dit que je vais pas mourir avalé par un genre de faille cosmique de l'Ombre ? 'tète qu'on peut voir l'Ombre par un trou fait par les traits blancs dans le monde, un peut comme des terriers de lapin.

Et le jeune ose (si si) affirmer qu'on va pas mourir cramé ! La pierre ne brûle pas ! La belle affaire !

- 'sais pas t-t-toi, mais moi 'suis à peu près sûr de pas être en pierre.

Enfin sauf peut être le machin dur en nous qui fait qu'on s'écroule pas mollement sur nous même en faisant « blop blop » (une structure osseuse, un peu comme quand tu fais une maquette avec le solide au milieu pour pas te retrouver avec une bouillie de petits morceaux de bois). Les os, c'est fait en quoi ? Pas un genre de pierre... autre chose ? Enfin comme le sang et le reste, des trucs spéciaux, que les lapins et les chevaux ont aussi (les pierres non), mais je sais pas très bien. N'empêche, à cet instant, j'échange toute cette merde contre du bon vieux granit, qui flambe pas. T'as déjà vu un mec brûlé ? Moi si, et c'est pas la joie. Y a pas beaucoup plus de souffrance que dans ça, quand le gars il est tout à vif et tout.... AH ENCORE LE BRUIT ! Putain ça peut pas fermer sa gueule ?

Le jeune il parle, j'écoute – mais j'le regarde pas parce que j'ai la tête sur les genoux et je veux surtout pas voir les traits blancs – et il aurait pu me parler du gruyère, ça aurait fait le même effet : calmant. J'aime bien sa voix en fait, il parle pas fort et à grands gestes, c'est cool. En plus, il a un avis rationnel sur l'orage (ah putain, c'était ça le mot). On va sans doute pas mourir cramé. Bah j'reste dubitatif quand même hein.

- 'suis pas rassuré quoi. Ouais, j'vais pas lui dire que j'ai envie de me pisser dessus non plus, y a de la dignité à avoir. Et ça va pas venir au fond de la grotte hein ? T'es sûr dis ? Vraiment sûr ? À mettre ta main au feu ? Parce que sinon j'fais un mur d'ombres devant l'entrée, mais après il va faire tout noir et... c'est pas terrible non plus.

La peur, ça te fait avoir une voix de fiote, dans l'ensemble, avec les bafouillements et tout le tralala.
Et j'ai dû interrompre mon stupide monologue mental parce que ça a encore fait BAM et que j'ai sursauté. Je couine pas uniquement par dignité, sache le, je me retiens très fort. J't'ai dit, j'ai la trouille d'un tas de trucs. Si je fais un mur d'ombres, que les machins blancs tombent, et que, en bonus, Machin me met la main au paquet, j'explose, y a pas moyen. D'ailleurs en parlant de ça...

- C'quoi ton nom Machin ?

Bah oui quand même, j'vais pas l'appeler Machin tout le temps, c'est ridicule.
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Sam 11 Sep - 11:15

Ah non non non non non non non et non, va pas nous plonger dans le noir ducon, parce qu'il ferait vraiment tout noir — genre tout noir tu vois même pas ta main, même si y a des crétins qui prétendent que tu peux la voir en la sentant si tu fais un effort, mais jusqu'à nouvel ordre la vue c'était quand même plutôt avec les yeux que ça marchait le mieux. Enfin de toutes manières il avait pas franchement l'air décidé à commencer à faire connerie avec de l'ombre, ouf, tant mieux, merci, on a apprécié la proposition mais on va plutôt aller manger des cacahuètes là-bas. Du loin de sa distance sécuritaire ( oui, c'est un peu bancal comme formulation mais la distance sécuritaire elle est pas en hauteur alors dire « du haut de sa distance sécuritaire » ç'aurait été encore plus bancal non ? si. ) il clignait des yeux quand l'autre ( son nom de famille commençait par un F et était complètement invraisemblable, si, oui, peut-être qu'avec un effort il s'en souviendrait vraiment mais les efforts c'était fatiguant — donc « l'autre » comme appellation c'était bien aussi fantastique que « le mec dont le nom de famille commençait par un F » ) sursautait — c'était tellement magnifique toutes ces choses complètement irrationnelles dans la vie ! Tellement rassurant ! Joie.

Joie, ouais. Oh ! Merveille des merveilles ! ( Souvent on pouvait penser qu'il fallait pour commencer un échange, civilisé ou non, plus ou moins civilisé ou plus ou moins non, connaître le nom de l'interlocuteur. Mais alors pas du tout, complètement pas essentiel ! Regardons un peu la vrai vie. Si jamais bidule vous abordait, est-ce que la première chose qu'il dirait ce serait « Bonjour comment tu t'appelles moi c'est Bidule » non pas du tout, plutôt « Bonjour excusez-moi je suis tout perdu tout perdu perdu » ou encore « Excusez-moi mais vous devriez pas rester planté comme ça au milieu de la rue c'est pas très malin » par exemple. Overrated, names. En fait, on pouvait passer un formidable moment avec une personne sans avoir la moindre idée de son identité. Après, on pouvait se faire un plaisir de tomber dans le cliché numéro deux : Bidule s'en va, mais tout à coup ! Choix un : soit Bidule se retourne et vous dit « Mais au fait ... qui êtes-vous ? » ou choix deux : « Attendez ! Je ne sais même pas comment vous vous appelez ... » et après les enfants et tout le bordel. Souvent. C'était pourquoi déjà tout ça ... Ah ouais. ) On lui demandait son nom. — C'était pas le moment de l'oublier hein ! ( Remarque il pouvait aussi continuer de l'appeler Machin, c'était joli Machin, on devrait appeler plus de gamins Machin. Après ils feraient des clubs de machins et tout. )

« — Haniel Nightingale. Ouais. Je veux dire, non, rien, c'est comme ça que je m'appelle. Je suis pas sûr que le nom de famille était essentiel. »

À part en étant en train de danser tout nu devant des milliards de gens sur de la musique pourrie comment est-ce qu'on pouvait être plus ridicule qu'en donnant son nom ? Et comment est-ce qu'on savait à quel point il fallait le donner ? C'était important, un nom de famille, ou pas ? Argh. Argh. Argh. ( Tant de chose méritaient qu'on dise ou pense « argh » c'était fou. ) Enfin tout ça pour dire qu'il se sentait con mais comme c'était le cas quasiment à toute heure de toutes les journées de toutes les années de toute sa vie, c'était pas la peine de s'en inquiéter.

« — Vous, je devrais savoir. Peut-être qu'hier je le savais. De toute manière j'ai oublié. »

« Relations sociales au fond d'une grotte » — tous les soirs à dix-neuf heures. Suspense émotion violence passion lapins et licornes roses avec des arc-en-ciels. Et en plus des effets spéciaux de la mort qui tuent.

Bon en attendant, dehors, ça avait pas l'air de vouloir se calmer, et si ça se calmait pas dehors ça se calmait pas dedans et c'était pas drôle et pas marrant et pas ... pas cool, quoi. ( Accessoirement, il aimerait bien rentrer chez lui un jour. Non parce que la nature c'était super et tout mais il détestait ça. ) Il avait un peu abandonné l'idée de faire changer le temps par la force pure de sa volonté, et tant mieux parce que sinon on n'était pas sortis de l'auberge parce que ça supposait qu'il aie de la volonté et tout le monde ( tout le monde même les lapins et les tortues ) savait bien que ce serait un mensonge. Alors il était plutôt résolu ( dans le sens oh, snif, je me résouds j'ai pas le choix plus que dans le sens je suis résolu je vais casser ces briques ) à devoir juste attendre que ça soit fini — ou que ce soit un peu moins pire du genre ouais vas-y si j'ai plein de courage je peux être tout mouillé mais marcher quand même — mais en vrai il aimerait mieux être tout sec quand même. Et puis peut-être qu'à un moment il allait faire nuit. Oh là là. Non, il allait jamais faire nuit, voyons. Bien. Il étouffa un glapissement et se leva soudainement et écrabouilla avec rage et sauvagerie une araignée ( une araignée du genre riquiqui mais horrible, enfin une araignée quoi ) qui passait par là, avant de se mettre à regarder partout s'il y en avait pas d'autres — oh bien sûr qu'il y en avait plein d'autres partout dégueux méchantes horribles toutes les buter — comment vouliez-vous qu'on aime bien la campagne avec toutes ces saloperies qui grouillaient partout hein ? — Moment historique, by the way. « Rage et sauvagerie » hein.

Toujours en état d'alerte ( si seulement il pouvait faire de la lumière rouge et tout mais bon il pouvait pas alors tan pis ) il s'assit par terre ( en faisant gaffe à pas s'asseoir sur le cadavre quand même ) tourné vers l'entrée de la grotte ( on savait jamais, des fois que quelque chose entrerait, il fallait qu'il puisse crier ) en regardant bien partout autour. Hummm. ( La nature c'était d'une fourberie — sans parler du fait que c'était sale. )

« — En plus il fait froid. »

Il avait un don pour délivrer des informations utiles qui révolutionnaient le monde, hein ? Hé oui.
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Jeu 16 Sep - 9:57

Haniel. Haniel haniel haniel haniel. Tu crois que si je répète son prénom à l'infini avec un sourire sadique il se met à hurler ? J'sais pas, j'aimerais bien pas être le seul a avoir peur ici. Peut être que je peux lui sauter dessus en hurlant (c'est ma façon de faire une parade amoureuse) avant de lui enfoncer des petits cailloux dans les narines en répétant son prénom. Il va préférer s'appeler Jean Pierre, du coup.
Ouais mais nan, j'vais pas faire ça, pour des raisons évidentes (c'est pas gentil bla bla bla). De toute façon, pour ça, il faudrait que j'enlève ma tête de mes genoux, et ça c'est pas envisageable. Ça fait trop peur l'orage, c'est trop horrible comme bruit, et je sais pas pourquoi, mais si j'enlève ma tête de là et que je me mets debout, ça va faire encore plus peur.

- Zélig Faoiltiarna.

Bah oui, dans cette position, j'ai une petite voix et puis euh... j'ai peuuuur. Surtout ! Je pensais pas jusque là que je puisse être assimilé d'une quelconque façon à une souris, mais euh... j'suis la souris la plus virile de tout Ishtar.

Et là, d'un coup, pétage de câble, Haniel – puisque c'est son nom – piétine des trucs. Je sais pas pourquoi il fait ça, parce que je vois pas (pour les raisons expliquées plus haut), alors du coup je suis obligé de lever la tête. Le jeune écrase des araignées. Bien. Si y a un truc dont j'ai pas peur, c'est les araignées, j'veux dire... c'est tout petit, et comme ça a le squelette à l'extérieur (t'as vu comme j'en sais des choses), bah si tu fais un trou dedans avec une mini-épingle, elle va se vider comme une outre percée. C'est pas trop con les araignées, faut pas en avoir peur. L'orage, voilà quelque chose de terrifiant et de grandiose ! DES MACHINS BLANCS QUI TOMBENT DU CIEL BON SANG ! Rien à voir avec une minuscule bestiole comme ça.

Enfin Haniel a fini de piétiner tout autour de lui, puisqu'il s'assoie. Il n'oublie pas néanmoins de regarder autour de lui d'un air méfiant, si jamais une pauvre petite araignée inoffensive et minuscule venait menacer son intégrité physique d'une manière ou d'une autre (enfin j'suis bien placé pour critiquer la paranoïa des autres tiens).

- 'fait froid ouais.

Tu m'apprends rien là gars, ça fait dix minutes que je tremble comme une feuille. Mais ouais euh... faisons la conversation, si tu veux, euh... ah merde, le jour de la distribution de la conversation, j'étais pas là. Qu'est ce que tu veux que je dise derrière ?
L'orage s'en charge à ma place.

En plus, j'ai redressé la tête, j'ai tout vu quoi. Le blanc et le fracas qui s'abat sur le monde, avec deux secondes d'intervalle entre chaque histoire de ménager le suspens. Je me raidis, et, je sais pas du tout comment, j'arrive à sauter en arrière (je suis ASSIS j'te signale, avec les jambes entre les bras, roulé en plus quoi, pas aérodynamique). Je me plaque contre la pierraille rêche humide et sale avec une tête de gerbille sur le point de se faire bouffer. Par réflexe (y a plein de choses qui sont réflexes dans ma tête), l'ombre de la grotte tombant à l'intérieur devient curieusement mobile, et va courir le long du sol et des parois pour aller voir dehors si j'y suis. Mais j'y suis pas, y a rien à couper en rondelle, c'est le ciel tout entier qui se déchire, et j'ai peur que ça dépasse mes petits pouvoirs merdeux.

- C'est euh... stressant le bruit, quand même. Tout il est en train d'exploser et on va mourir !

Je remets ma tête sur mes genoux, j'aurais jamais dû l'éloigner de là !
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MessageSujet: Re: Tractopelle. [Haniel]   Mar 21 Sep - 21:59

Ah ! Voilà ! Avec un nom ET un visage, tout de suite, les choses reprennent vachement mieux leur place dans une cervelle embrumée. Enfin. En fait, il ne lui manquait que le nom. Mais c'était toujours agréable de l'avoir. Sinon, tu te sens con, un peu comme si t'avais une pomme devant toi mais que t'arrivais pas à dire ce que c'était. Alors que c'est juste une pomme quoi. Encore une belle image explicative ! Tant de créativité. Zélig, puisque tel était son nom — eh oui les amis ! —, confirma le dire historique d'Haniel — si, vous savez, quand il avait dit qu'il faisait froid, là. Comment peut-on oublier ça ? Coule. Génial même. Bouleversant qui te bouleverse jusqu'aux tréfonds des tes entrailles de ton corps qui fait frémir ton corps et s'agiter le sang dans tes veines. Alors que le silence à nouveau se réinstallait, une nouvelle fois tombée des nues la lumière sur la terre s'abattit, peu après suivie de son vacarme ami. Zélig alors sous le coup de la panique réussit une prouesse acrobatique épatante de la part d'un amateur. Probablement que tout le temps d'une vie ne serait point suffisant pour percer le mystère épais de cet acte étonnant. C'est pourquoi Haniel ne s'y attarda pas, et d'ailleurs soudainement se présenta une distraction, sous la forme d'une action de son collègue terrifié, qui ne trouva rien de mieux à faire que d'envoyer sur les parois de la grotte des ombres se promener.

Ah mais non hein il allait pas commencer ! Non non non et non ! D'accord, d'accord il était prêtre. d'accord encore l'Ombre tout le bordel. D'accord toujours bidouiller avec. Mais ça voulait pas dire qu'il était super à l'aise avec, et là il faisait tout sombre et puis froid et puis y avait des araignées et tout, alors merci bien mais c'était pas le moment, quoi ! Bon. Faisons abstraction. Ab-strac-ti-on. Quel joli mot, hein ? Chouette, chouette, abstraction. Et en plus l'autre parlait ! Génial, génial, de quoi faire encore plus abstraction. Tellement il faisait abstraction il pourrait danser et sautiller et chanter et composer un poème. Oh oui ! Composer un poème ! Enfin d'abord, il fallait être un brin civil.

« — J'suis d'accord que ça peut ne pas être particulièrement rassurant. Mais rien n'explose ... Au pire ça crame quelques arbres, quoi. Et un crétin qui était sous un arbre. Ou alors une vache. Et puis on va pas mourir ! Sauf ... Sauf si ça dure très très longtemps. On mourra de faim, enfin vous me mangerez et après vous mourrez plutôt. Ou alors de froid. Ou alors tués par un ermite psychopathe qui vit dans la forêt affamé. Non, attends. De une tu racontes mais alors, que de la merde, de deux normalement, t'es le gars qui dit « tout va bien tout va bien avec nos amis les lapins » alors ça suffit, hein. Je veux dire, on va pas mourir, tout court, et puis ça va bien s'arrêter un jour j'en ai un peu marre j'ai bien envie de rentrer chez moi hein pas vous ? »

Ah, voilà. La poésie, donc. Composer un poème. D'abord il lui fallait un thème. L'inspiration viendrait-elle d'un élément de son décor présent ? Rapide coup d'oeil … Probablement que non. Bon. Pas l'amour, l'amour tout le monde en parle et tout, et puis il avait pas envie, là. Les femmes ? Nan, non plus. Les fleurs la campagne et le bergers d'Arcadie qui baisent ? Nan, non plus. Damned. Ça faisait plus beaucoup de matière pour son âme de poète. ( Vivement qu'elle reparte d'où elle vient celle-là d'ailleurs. ) Ah, voici !

Un souvenir solitaire
L'image d'un dromadaire
Ta mère.
Et hop ! Contribution apportée à la mémoire de l'humanité. Non, non, pas la peine de se prosterner. Ça le gênerait vous comprenez il est sensible encore il est jeune, faudrait pas qu'il prenne la grosse tête en plus hein sans déconner, il manquerait plus que ça. Il se leva pour passer la tête dehors. Il avait vaguement l'impression que le rideau de pluie se faisait moins dense, que la pluie tombait moins dru, bref qu'il pleuvait un peu moins, en gros. Il lui fallait partager cette impression intéressante.

« — J'crois que ça commence à se calmer. Au fait, vous rentriez chez vous là ? Vous étiez pressé ? J'aimerai pas être pressé et qu'il pleuve. Parce que bon, les gens, les bestioles, on peut s'en débarasser, mais la pluie, tout de suite, c'est plus compliqué. »

OH OUI, de la philosophie ( si, si ) OH OUI petitesse de l'homme face à la nature encore encore je vais jouir.
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Tractopelle. [Haniel]

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