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 Rhapsody in red [pv Ulrich]

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MessageSujet: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Dim 29 Jan - 0:14



    Inspirer, expirer. Le corps de Zacharias Flash devait être recouvert de toutes sortes de bandages, si bien qu'il avait vite dépensé les pièces d'or données par le Haut-Prêtre pour soigner tout le mal fait par Emile Paole. Produits nécessaire, baumes, bandage, il avait dû acheter tout cela ou aujourd'hui aurait été retrouvé dans un ruisseau, agonisant ou déjà mort. Cela faisait déjà une semaine qu'il avait subi le poids de cette horrible rencontre avec l'Inquisiteur. Dans les premiers temps, il ne bougeait plus de la maison qu'il squattait – ses propriétaires en étaient absents – trop occupé à se lamenter, pleurer sur son sort ou se rouler en boule sans prononcer un mot. À nouveau, comme avant qu'il se rende chez Morgana, les plaies n'avaient pas pris une très bonne figure. Il faillit se rendre chez elle mais se souvint qu'elle aussi devait avoir quelques difficultés pour avoir de l'argent et...pendant qu'il en avait, il fallait absolument qu'il se guérisse tout seul. Comme un grand, aurait-on pu dire.

    Inspirer, expirer. Ça n'avait pas été facile de se procurer tout le matériel nécessaire pour se soigner, surtout que ça saignait et qu'il avait dû mal à tenir debout mais il y était arrivé. Ce long périple que je me garderais de vous narrer durera tout une journée où il se tint aux murs, cracha du sang dans les égouts tout en essayant de voir son chemin – il voyait trouble. Il parvint tout de même à acheter les produits nécessaires dans une petite échoppe et se les appliqua sur le corps, aussitôt rentré chez lui. Les blessures commençaient maintenant à ressembler à de vilaines croûtes et...ça grattait, ça faisait mal, Zacharias avait vraiment envie de racler tout ça avec les ongles pour que ça parte. Il avait abandonné l'idée après l'avoir testée un peu, s'apercevant vite que c'était pire comme ça, et avait tout désinfecté pour ensuite ressembler à une espèce de momie. Sachant qu'il était blanc, ce n'était pas bien difficile de confondre Zacharias avec une dépouille ambulante...

    Et puis... et puis il avait rapidement été à cours d'argent. L'albinos était un grand dépensier : il avait acheté ce qu'il fallait pour se guérir mais aussi pour bouffer. En plus de cela, il était retourné au bar pour se bourrer la gueule et un peu oublier ce qui venait de lui arriver...au final, là-bas, on lui avait volé plusieurs fois jusqu'à une centaine de pièce et il avait dépensé pas mal en boisson. Enfin vous aurez compris, après une semaine, il était tout aussi pauvre qu'il l'était au début. Il était temps de s'approvisionner.

    « Un noble qui a du fric ? Ohh, essaie Hellwig ! Par contre, fais-toi discret, c'est un connard et j'pense pas qu'il sera content de te voir s'il te croise dans sa maison ! Tu devrais pouvoir lui piquer quelques objets de valeur et au pire, dis que tu es là de ma part...euh...que...tu sais que...Hic...que je suis un Sénateur ! Que je t'envoie lui donner des informations, puisque c'est ton boulot ! »

    L'Ivrogne s'écroula dans le bar tandis que Zacharias le considéra avec un sourire. Il savait déjà que son ami était sénateur et le remerciait. Enfin un qui comprenait le fait qu'il aime faire les choses lui-même et ne voulait pas dépendre des autres. Il se rendit donc dans la résidence de ce Ulrich Hellwig en pleine nuit, décidé à lui voler deux ou trois objets qu'il pourrait facilement revendre. L'albinos avait déjà entendu parler de cet homme, de son teint et n'ignorait le rôle qu'il avait joué dans l'ascension au pouvoir Impérial d'Uriel d'Arken. Il grimpa ainsi à une fenêtre, réprimant les pleurs qui lui venaient et la cassa. Enfin, il se trouvait à l'intérieur du manoir. Zacharias s'agenouilla, tenant une de ses blessures et reprenant son souffle.

    Inspirer, expirer. Trèèès lentement. Il voyait un peu trouble mais ça devrait passer, il devait juste attendre là une dizaine de minutes, histoire de ne pas se faire choper en renversant un vase.
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Dim 5 Fév - 18:26

Il est tard et je ne dors toujours pas. Couché dans mon lit, je suis tourné vers la fenêtre que je fixe avec une certaine angoisse. Oui je l’avoue, je me morfonds. Je n’en reviens toujours pas que Mézièle ait levé les pattes de chez moi pour avoir son indépendance. Tu parles! Une jeune femme de la haute, belle comme le jour et douce comme la nuit, seule dans les rues d’Ishtar. De quoi me rendre complètement fou. Elle est débrouillarde la petite, je le sais bien, mais à tendance à être un peu trop naïve. C’est pas méchant du tout. Mézièle est née à Hellwig. Elle y a vécu son enfance et son adolescence sans jamais sortir de ses murs. Imaginez-la un instant dans la grande capitale, seule et sans repères. Un instant, elle n’est pas totalement sans repères puisqu’elle me connaît. Je suis là pour veiller sur elle. C’est le devoir de tout grand frère non? C’est seulement plus difficile lorsque la dite sœur en question crie haut et fort son besoin de voler de ses propres ailes. Notre dernière discussion sur le sujet me revient d’ailleurs en mémoire. Lorsqu’elle avait surgit dans mon bureau sans avertir.

Citation :
Elle s'était hissé sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur le bout de mon nez
- Je te dérange, n'est-ce pas? Tu ne m'auras plus sans cesse dans les pattes d'ici quelques jours, une semaine tout au plus.
Elle plissa le nez et se laissa tomber dans le siège que j'occupais préalablement.
- La Marquise Hellwig deviendra indépendante, elle louera une belle Villa et aura... avec un peu de chance, quelques copines avec qui partager la mornitude de son existence de noblesse.

-Tu sais bien que je suis dans les papiers par dessus la tête Mézièle, et que c'est pas..eh?!
J'ai froncé les sourcils, surpris par sa révélation.
-Comment ? Tu comptes partir seule?! Ça va pas? je l'ai regarder s'asseoir à ma place et croisai les bras sur mon torse.
-Non..Pas question. La capitale est beaucoup trop dangereuse, tu restes chez moi. Et non ce n'est pas négociable!
- Bien sûr que si! Il y a une Villa à louer tout près d'ici! Il est plus que temps que je vole de mes propres ailes, Ulrich. Je suis Marquise après tout!
Elle relèva le menton et croisa caricaturalement les jambes, posant le bout de ses doigts sur son genou découvert, sur la peau délicate et blafarde dévoilée par sa tenue courte à cet endroit; un délice pour les yeux. Un délice pour mes yeux...
- J'ai ce qu'il faut pour subvenir à mes besoins et je veux être considérée comme une citoyenne parmi d'autres, Ulrich... Pas comme «la soeur du Sénateur»... Elle soupira
- Je t'adore, tu le sais bien. Mais ta vie est faite ici, toi. Tu as tes obligations... et probablement des tas de prétendantes!
Elle eut un sourire en coin.
- D'ailleurs j'ai toujours rêvé que ta promise et moi serions les plus grandes amies du monde


Et j’en ris encore de cette fameuse phrase si…cliché. Si seulement Mézièle savait que je n’ai aucune prétendante en ce bas-monde, mais une panoplie de prétendants. Je me demande quelle expression elle aurait. Mais pour l’instant, je garde ce petit secret pour mes amants et moi, elle l’apprendra bien assez tôt.

Citation :
-Je t'aime ma chérie, si tu savais Je lui caressai son front, venant chasser quelques mèches blondes de son visage si parfait.
-Je comprends donc que tu as besoin de ta liberté...
Un soupire franchit mes lèvres. J'étais vraiment en proie à un bouleversement intérieur.
-Soit...je ne peux t'empêcher d'être heureuse ma douce..

Je soupire en repensant au sentiment qui m’avait submergé lorsque j’ai finalement abdiqué. Mézièle est sûrement la seule personne à pouvoir me faire plier aussi facilement. Et là, je m’en veux de ne pas avoir tenu mon point jusqu’au bout. Et s’il lui était arrivé quelque chose? Le danger guette à chaque coin de rue à Ishtar, surtout en allant vers les bas-fonds. J’ai un doute…
-''Mézièle, tu n’es pas sotte à ce point?''

J’entends un bruit très distinct dans la nuit. Es-ce un domestique qui a enfreint l’heure du couvre-feu pour aller manger un morceau à la cuisine? Non, je ne crois pas. Le son ressemblait plus à un éclat de verre, ce qui ne laisse rien présager de bon. Je repousse la couverture avec mes pieds et saute du lit. Ma main agrippe la chemise que j’avais déposée la veille sur une chaise et je l’enfile en vitesse. Un semblant de bienséance malgré la situation. Je me penche sur la ceinture de mon pantalon et sort ma lame de son fourreau. Mieux vaut être bien préparé. Je suis et reste un guerrier dans l’âme, avant même d’être sénateur, ne l’oublions pas. L’art de combattre coule dans mes veines et j’en suis fier.

Me voilà donc à marcher dans les couloirs de ma demeure, pieds nus, à l’affût du moindre bruit ou mouvement. La noirceur est totale puisque je n’ai pas pris la peine d’apporter une chandelle pour m’éclairer. Je n’en ai pas besoin. Je peux bien voir dans l’obscurité. Lorsque la lumière est trop vive, mes yeux me font mal. C’est bien joli d’avoir les prunelles rouges, mais c’est fragile.
Un courant d’air froid vient caresser mes pieds lorsque je passe près de la porte du salon. Je m’arrête et y colle l’oreille, à l’affût. J’ai l’impression d’entendre le souffle du vent, mais pourtant la fenêtre est supposée être fermée. J’attends encore un peu. Je voudrais percevoir un autre bruit pour m’assurer d’avoir raison. Une respiration rauque, des bruits de pas, des objets qu’on déplace. Mais rien. Le vent se fait dominant et enveloppe tout ce qui pourrait me mettre la puce à l’oreille. Tant pis, je suis certain que quelque chose cloche dans cette pièce. Une question s’impose toutefois. De quelle façon j’interviens? La méthode douce où j’ouvre la porte avec délicatesse et j’entre à pas feutrés pour être discret? Ou alors la méthode Ulrichienne ou j’ouvre en grand, l’épée brandie et que je constate les dégâts. Tout en surprenant le voleur si voleur il y a. Je suis persuadé qu’une fouine s’y trouve en plus.

Assez perdu de temps. J’ouvre la porte en coup de vent et j’entre. Celle-ci se referme en claquant derrière moi et je constate que le vent provient de la fenêtre au fond qui a été fracassée. Un signe d’infraction donc. Mon regard se pose sur les objets dans la pièce. Tout semble à l’ordre. Tout est à sa place. C’est louche. J’avance encore, me dirigeant vers le lieu du crime car oui, entrer par infraction chez moi c’est un crime et je compte bien faire payer l’abruti qui a été assez con pour oser le faire.
Me voilà maintenant rendu à la fenêtre. Je fronce légèrement les sourcils, alors que mon regard est attiré vers une forme au sol. Une silhouette agenouillée, qui tremble de peur, ou de froid, ou alors les deux et je m’en moque de toute façon. Il (car je ne crois pas une seule seconde que ce soit une demoiselle) ne semble même pas armé. À croire que c’est un débutant… un débutant suicidaire. Ma lame vient lui soulever le menton sans douceur, alors que je plante mon regard rubis dans le sien.


- ''Tu es fais comme un rat! Lève-toi pour que je puisse voir à quel chien galeux j’ai à faire! ''

Mon ton est sans pitié. Ce n'est pas seulement ma rapière qui le menace, mais toute ma posture. S'il a envie de chier dans ses culottes, c'est le moment.


Dernière édition par Ulrich Hellwig le Jeu 16 Fév - 12:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Ven 10 Fév - 23:05


    On n'entendait plus que d'obscurs, non vagissement, mais gémissements, des trucs qui ne semblaient pas avoir de sens pour quiconque à part leur propriétaire. La situation ? Zacharias était par terre, s'étant accordé une pause car il se sentait, cette fois-ci, étonnamment faible. Uriel d'Arken, Emile Paole, tout cela était encore beaucoup trop proche de lui pour qu'il daigne pouvoir 'en débarrasser en secouant la tête. Ses ombres revenaient donc le hanter, rebelles et, par la même occasion, appuyant sur ses blessures qui n'avaient fini de suinter. Bien sûr, dans la vraie version, ce n'était pas vraiment le cas : les souvenirs de Flash n'étaient pas réveillés par des ombres, c'était tout simplement que ces blessures n'étaient pas cicatrisées et qu'il saignait de tout partout. Le jeune homme avait faim – non, il était affamé – un peu dégoûté d'avoir perdu tout l'argent qu'il avait très durement gagné et de risquer à nouveau sa vie chez un psychopathe sanguinaire.

    Car c'était ce qu'était Ulrich Hellwig, non ? Flash n'était pas idiot – même si – et avait entendu les rumeurs qui circulaient à son propos. Lui-même en avait lancé quelques unes, notamment sur le fait que l'autre albinos était attiré physiquement par sa sœur. C'était pas franchement une bonne idée, mais il ne pouvait pas savoir, de un, qu'Ulrich Hellwig tenait plus à sa sœur qu'à sa bite (quoique...), de deux, qu'il allait se rendre chez ce dernier. Zacharias était en quelques sortes un prince des rumeurs, le seul problème était qu'il ne les maîtrisait pas vraiment dès qu'elles sortaient de sa bouche. Généralement, il tentait d'éviter que l'on parvienne à le retrouver après ça – il essayait toujours de se déguiser après que la rumeur ait été divulgué – mais ne pouvait être sûr qu'on le suit et le retrouve par la suite. Des gens trop hauts placés commençaient malheureusement à savoir qu'il n'était qu'un petit rat cherchant à répandre des rumeurs sur n'importe qui. Il n'aurait pas dû, certes, mais ce Hellwig n'avait aucune raison de savoir qu'il avait fait ça. Non ?

    Bref, tout ce blabla ne changeait strictement rien au fait que la lame d'Ulrich avait relevé sa tête et qu'il n'était pas dans une position très avantageuse. Il saignait, en plus, sur le pauvre sol qui n'avait rien demandé et pleurerait bientôt si la situation empirait. Pour l'instant, il fallait juste se souvenir de ce que lui avait dit l'Ivrogne : dire à Ulrich qu'il était là pour lui donner des infos. Sur quoi ? Ben...il allait devoir improviser, n'ayant pas des masses de trucs à vendre. Voyons...maintenant, il pensait à toute vitesse : Ulrich était un sénateur, on pouvait donc en déduire que les sénateurs étaient intéressés par des trucs de sénateur ? Que s'il lui révélait le nom et le fait qu'il y ait eu une étrange lumière lorsque la sénatrice avait été assassinée et lorsqu'il y avait eu cet attentat, ça l'intéresserait ?

    « Pardon m'sieur ! J'aurais pas dû entrer par la f'nêtre ! C'est m'sieur l'Sénateur Halbrum qui m'envoie, pour des infos et tout ! Je...je m'appelle Ash ! »

    Son ton était tremblant et on voyait très bien qu'il était mort de peur. Alors, Zacharias leva les mains en l'air, signifiant qu'il n'allait rien faire de mal et commença à se lever. Doucement. Très doucement, s'assurant que l'épée ne rappe pas son cou. Il n'aurait plus manqué que cela...Il lui avait donné un faux nom, détestant assurément se présenter sous son véritable patronyme, toutefois, si Uriel d'Arken avait parlé de lui à Ulrich, s'il distinguait son visage d'albinos et qu'il le reliait à la fonction d'informateur, il devinerait qui il était réellement. Il allait donc devoir faire...très attention.

    « C'est à propos de l'attentat au sénat qu'il y a eu...euh...genre il y a six mois... Mais...Je saigne, vous auriez rien pour soigner, s'il vous plaît ? »
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Jeu 16 Fév - 12:41


Le tableau était pitoyable. Je tenais le sale rat au bout de ma lame et j’étais sûr qu’il allait claquer dans la seconde. Si ça c’est un voleur, et bien je suis très déçu. Il n’a pas la carrure pour se défendre. Aucune arme n’est à sa portée et en plus il saigne sur mon tapis. Hey…attendez un peu. Il est en train de se vider de son sang sur MON précieux tapis ramené d’un voyage à Dargon. Déjà le bleu-lazuli prend une teinte plus violacé. Les gens n’ont vraiment plus aucun respect de nos jours. Je serre les dents et l’attrape par le col pour le pousser plus loin, là il dégouttera sur le sol plutôt que sur le tapis. Avant de poser mon œil sur lui, je regarde mon bien précieux en soupirant. Le sang ça tache. Je suis bien placé pour le savoir. J’imagine déjà les pièces que je devrai débourser pour le nettoyage et cela m’enrage. D’où mon regard agressif sur sa personne.


-‘’J’espère pour toi que tu as l’intention de rembourser tes dégâts jusqu’à la dernière pièce!’

Ma rapière pointe les éclats au sol près de la fenêtre et le tapis, avant de reprendre sa place sur le cou blanc du rat. Je garde une voix douce mais froide. Je n’ai pas l’intention de crier pour attirer les domestiques. Je veux me charger de lui, seul.
Au moins il a la sagesse de s’excuser. Mais tous les peureux et les lâches le font pour qu’on épargne leur vie, non? S’il se met à supplier je crois que ce serait la totale. Je porte toutefois attention à ce qu’il me dit. D’un coup que ça serait important. Les probabilités sont faibles, certes, mais je laisse la chance au coureur(BARRÉ) voleur. La vérité, c’est plutôt que je lui laisse croire qu’il a peut-être une chance de se sortir de ce merdier dans lequel il s’est mis les pieds.
-‘’Tu veux vraiment me faire croire que c’est un sénateur qui t’envoies? Et fracasser ma fenêtre, c’est un bonus?’’
Je suis perplexe aux dires de ce jeune homme. En mentionnant le nom de Halbrum, il se donne un alibi en béton. Je pourrai toujours vérifier auprès de ce dernier à notre prochaine rencontre au sénat. D’un autre côté, Halbrum n’est pas la personne la plus fiable qui soit. Il est sénateur, oui, mais le surnom qui lui colle à la peau est quand même ‘’l’ivrogne’’. Il doit toujours être en train de traîner avec de la racaille et des informateurs. Informateurs…Hmmm. Je réfléchis, mon regard rubis détaillant le voleur. L’obscurité de la pièce m’empêche de bien distinguer les traits de son visage. Je dirais qu’il a les cheveux blonds, très pâles, disons platines, mais je ne suis sûr de rien.


-''Ash?''

Je pose la question parce que bizarrement, c’est un autre nom que je croyais entendre. Ash.. Pourquoi ce nom me semble si familier. Uriel m’avait déjà parlé d’un informateur avec un patronyme semblable. Une langue de vipère prêt à tout pour quelques pièces. Le genre à vendre sa sœur qui ça pouvait l’avantager. Comment peut-on faire une telle chose? Dans mon cas, pour Mézièle, c’est impossible. Je préfère souffrir mille morts plutôt que de la perdre. Ce qui me fait penser aux rumeurs qui courent à son sujet. À peine arrivée dans la capitale et les fouines se font un plaisir de potiner sur tout et n’importe quoi. Une noble jeune femme d’une beauté inouïe, frère du sénateur en plus. Il n’en faut pas plus.

-‘’ Tu viens pour des infos? Alors on va faire un marché. Une info de ta part, pour une info de ma part. C’est non négociable.’’
Bien sûr, il s’est relevé en plaçant ses mains bien en évidence dans les airs pour que je vois qu’il est inoffensif. J’ai bien envie de rire de sa position, mais je reste imperturbable. Il sait qu’il est vraiment à ma merci.
-''Mézièle Hellwig''
Je mets ma phrase en suspens et l’observe. À son regard, je vois qu’il sait très bien de qui je parle et où je veux en venir.
-‘’On dit des choses à son sujet. Ou devrais-je dire à NOTRE sujet.’’ Je souligne que je fais aussi partie des rumeurs. J’hausse même le ton un peu. ‘’ Ce que je veux savoir c’est qui a eu la brillante idée d’étaler ces perfides mensonges?’’

Et je souris en coin en levant légèrement la pointe de ma lame vers sa gorge à nouveau. C’est dans son intérêt de me dire tout ce qu’il sait et c’est mieux de ne pas être des bobards. Pour ce qui concerne l’attentat du sénat, je verrai plus tard. Il est pas encore au bout de son sang alors ça va. Pour l’instant.

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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Ven 17 Fév - 15:39


    Repayer le tapis qu'il avait saligauté ? Mais...mais non ! Il n'avait pas d'argent, lui, et on lui avait volé les dernières pièces fournies par Uriel d'Arken en personne ! Il...il ne pouvait pas se permettre de donner un centime de plus, tout simplement parce que...bah...il ne les avait pas. Ses poches étaient vraiment vide et la preuve ultime, c'était qu'il s'était même introduit ici pour trouver un quelconque petit quelque chose qu'il aurait pu revendre, à l'occasion. Bref, pour résumer ainsi, le beau tapis, il ne peut pas vraiment le remplacer ou alors il serait forcé de faire quelques choses que certains hommes et femmes font dans les bordels de luxe et ça...il n'en a pas vraiment envie, ça le dégoûte au plus au point depuis qu'Uriel d'Arken l'a agressé de cette façon. Zacharias Flash s'appuie à un mur, maladroit, la douleur lui transperçant le corps.

    « Monsieur, par pitié, j'ai de la fièvre et j'ai pas d'argent ! Le...sénateur Halbrum il a vraiment dit ça mais...mais je fais n'importe quoi quand j'ai de la fièvre et...et je sais pas pourquoi je suis entré ici ! »

    Menteur, voleur. Actuellement, de nombreux termes auraient pu définir l'albinos informateur. La nuit cachait un peu son teint et la couleur de ses cheveux, aussi Ulrich Hellwig n'eut pas l'air de deviner tout de suite son identité, ou, du moins, le cacha très bien. S'il n'avait pas tout le temps les yeux pratiquement fermés, l'autre aurait sûrement deviné son identité tout de suite...dans sa maladresse quotidienne, Flash est tout de même un minimum prudent : minimum car il vient tout de même de donner un pseudonyme qui se rapproche de son patronyme : Flash. Il s'en serait cogné la tête contre un mur s'il avait été conscient un peu plus tôt de ce lapsus.

    La deuxième partie des demandes du sénateur guerrier semble un peu plus délicate. À l'entente du nom de Mézièle Hellwig, Zacharias claque des temps. Il...il a entendu les rumeurs qui circulaient sur lui et sa sœur en centre-ville ? Plus encore, sait-il que c'est lui qui les a diffusées ? Il fit mine de vouloir s'essuyer le visage avec sa manche mais déjà, Hellwig le menaçait de nouveau de sa lame ; Zacharias en toucha le bout, le froid et la sévère impression que l'épée était aiguisée au possible le confortant sur l'idée qu'il s'agissait de ses derniers instants. Ce qui était sûr, c'est qu'il ne pouvait lui dire que c'était lui, l'instigateur de tous ces bobards, tout autant qu'il ne pouvait clamer haut et fort qu'il avait l'intention de lui piquer un objet de valeur.

    « Mon...monsieur, j'ai...j'ai entendu cette...cette rumeur aussi mais...mais personne sait qui l'a commencée ! C'est pas possible avec les rumeurs, ça part d'un fait et il est constamment modifié ! Je vous jure ! Ça signifie qu'il y a plusieurs per...personnes sous ce mensonge ! »

    Zacharias Flash se sentit étrangement glisser : sa tête lui tournait, ses yeux se fermaient encore plus qu'ils ne l'étaient déjà et le sol semblait vraiment très glissant. C'était ça, mourir, c'était déjà ça ? Pendant un instant, il repassa aux personnes qui lui étaient très cher et qu'il avait aimées – Eleanor, bien sûr – et puis aux autres, celles qu'il venait de connaître et avec qui il aimerait bien approfondir la relation : Morgana, par exemple. Il omit volontairement de penser à Siegfried Agasthel, ne sachant que penser de ce noble manipulateur. Lentement, le jeune homme s'écroula sur le tapis et sa tête heurta durement le sol. Il resta là pendant quelques secondes, restant pensif sur cette scène qui avait pratiquement une allure théâtrale, et puis, sur le spectacle des pieds nus d'Ulrich Hellwig, il ferma les yeux.

    Il n'était pas mort, juste gravement blessé.


Dernière édition par Zacharias Flash le Sam 18 Fév - 18:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Sam 18 Fév - 2:23

Encore cette manie de supplier et larmoyer sur son sort. Je me demande comment ce voleur a pu vivre aussi longtemps. La pitié des autres en est sûrement pour beaucoup. À voir comment ses blessures suintent sur mon plancher (barré) le fait souffrir, certains ont dû lui rendre la monnaie de sa pièce. Je ne sais pas ce qu’il a pu faire pour être châtié, mais je veux bien prendre le temps de m’asseoir avec pour écouter cette histoire. Quelque chose qui puisse enfin m’intéresser. Mais nous n’en sommes pas encore rendus là. Je promets que ça viendra. Et plus rapidement que prévu en entendant l’autre déblatérer sur les raisons qui l’ont amenées ici. Un instant c’est grâce aux bons soins du sénateur Halbrum (j’anticipe d’ailleurs notre prochaine discussion), celui d’après c’est la faute de cette satanée fièvre.

-‘’Tu es conscient au moins que tu te contredis? Aie au moins le courage de me dire la vérité sur ta venue. Quel objet vaut ta mort sale rat?’’

Car des objets de valeur, il y en a une pelletée ici. En plus de ceux que j’ai ramenés de mes voyages et des guerres, il y a ceux que Mézièle m’a laissés. Si le voleur avait porté une attention particulière au décor, au lieu de prendre du repos comme un con, il aurait eu amplement le temps de choisir un truc qui vaut cher et repartir sans demander son reste. Avec un peu de chance, il serait même déjà loin. Mais ce n’est pas ce qu’il a décidé de faire. Alors, je suis sur son cas et je ne lâcherai pas le morceau. Il me peut me supplier un millier de fois s’il en a envie, je garderai ma position. Je ne suis pas un faible mais je suis prêt à tout pour arriver à mes fins. Je veux ma réponse sur les rumeurs concernant ma sœur. Il a beau dire, les ouï-dire se basent sur des faits. Mézièle et moi nous sommes montrés très rarement ensemble devant la haute société. La dernière fois, c’était pour son seizième anniversaire à Hellwig. Un grand bal avait été donné pour l’occasion et j’étais venue la voir. Comment aurait-il pu en être autrement? Je l’aime. C’est ma petite sœur chérie. La seule avec qui je peux me montrer tendre et doux. Bon, il y a aussi Uriel d’Arken qui a ce genre de privilège, mais les deux relations ne se comparent pas. Avec Mézièle, j’ai l’impression qu’on est beaucoup plus que complices. Je peux tout lui dire, ou presque. En fait, elle ignore beaucoup de choses sur moi. Trop de choses. Elle ignore tous les méfais que j’ai commis, toute la perfidie dont je suis capable. Je n’ose même pas imaginer ce qui se passerait si elle l’apprenait. Cela me met en rogne rien qu’à y penser.

-‘’Une rumeur ne part pas d’un fait, mais de l’imagination de l’informateur qui la transmet. Le but de ce dernier étant simplement d’étendre comme de la poudre son mensonge.’’ Je le toise avec colère. ‘’Je crois que je n’aurai d’autres choix que de tuer un à un les personnes qui ont transmis cette rumeur. À commencer par l’instigateur, toi!’’

Je bluff bien sûr…ou pas. Je veux seulement voir la réaction qu’il aura. Ma lame pointe son cou, juste assez pour l’entailler très légèrement. Ho, je ne veux pas le tuer maintenant. Quelques gouttes perlent de la blessure et glissent sur ma lame. Je souris pour ne pas dire que je bande presque. C’est l’instant que choisit ma victime pour abandonner la partie. ‘’Ash’’, si seulement c’est ainsi qu’il s’appelle, vient de s’écrouler au sol et ne bouge plus. J’attends un peu, me demandant si c’est encore une tactique de pleutre pour ne pas me faire face. Non, il ne semble pas. Il me donne carte blanche pour le tuer. J’hésite, malgré que ce ne soit pas l’envie de commettre un meurtre qui manque je vous le jure. C’est trop facile aussi, ennuyant. Et si j’utilisais cette situation à mon avantage. Un informateur peut toujours être utile s’il devient à ma solde. Oui, j’ai deviné assez rapidement qu’il fait partie de ce genre de race malpropre. En plus d’être pitoyable, c’est un très piètre menteur. Je pourrais me permettre de lui apprendre quelques trucs si j’ai envie qu’il devienne efficace tout en travaillant pour moi.

Plusieurs heures passent. J’ai demandé à ce qu’on nettoie mon cher tapis (tout en me le ramenant QUE lorsqu’aucune goutte de sang ne soit visible) et qu’on trouve quelque chose pour réparer ma fenêtre. Le jeune homme repose dans un grand lit, en sous-vêtement. Ses vêtements étaient suintant de…je préfère ne pas en parler. La couverture le recouvre jusqu’aux épaules, gardant ainsi sa chaleur. Les rayons de soleil, nous sommes déjà au petit matin, viennent caresser ses mèches blanches. L’obscurité de la nuit m’a trompé sur la couleur de ses cheveux et je m’en veux. Tout comme je m’en suis voulu de ne pas avoir fait le lien entre le pseudonyme qu’il m’a donné et son vrai nom. Franchement, retiré deux lettre pour donner une fausse identité, c’est vraiment con. J’ai vu la couleur de ses yeux lorsqu’il délirait plus tôt. J’étais tout près lorsqu’il s’est soudainement assis sur le lit et s’est mis à crier un truc en rapport avec d’Arken. J’ai lu la panique dans son regard carmin et c’est là que j’ai su pourquoi il m’était familier. Flash, c’est bel et bien l’informateur dont mon amant m’avait parlé. Celui-là même qui se trouve pansé, dans un lit confortable et écarté d’une mort certaine par mes bons soins.

Je suis assis dans un fauteuil juste en face de lui et je l’observe. Mes mains sont jointes en prière devant mon visage et je caresse mon menton à l’aide de mes pouces. J’ai eu amplement le temps de me vêtir convenablement et me chausser pendant qu’une soigneuse s’occupait de lui. Il avait raison quand il parlait de fièvre, c’en était toute une. Semblerait qu’il ait presque claqué à deux reprises. Peut-être que je me suis trompé sur son compte. Peut-être bien qu’il est plus fort que je pensais. Ou alors c’est son instinct de survie qui lui a permis de rester debout depuis si longtemps. On verra bien ce qu’il est prêt à faire pour que je le garde en vie.

-‘’Allez, réveille-toi p’tit salopard!’’
Et comme s’il répondait à ma demande, ou par le plus pur des hasards, il ouvre enfin les yeux. Je me lève pour être certain d’être dans son champ de vision.
-‘’T’es revenu de loin Flash. Maintenant tu m’es redevable que ça te plaise ou pas. Alors, dis-moi, sans me mentir…’’ J’ai un petit rire sachant que ça lui ai presque impossible de ne pas mentir, mais il devra se débrouiller.’’ Dis-moi comment tu peux m’être utile. Je te laisse trois chances.’’

Je lève mon index en le fixant. Première chance.



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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Sam 18 Fév - 13:52


    Flash n'a pas vraiment conscience de ce qu'il se passe : il nage, au-dessus de tout, ayant fortement l'impression que tout son corps venait d'être passé à travers une usine à copeaux d'bois. De temps à autre, il pense revenir à la surface mais ne parvient jamais d'autre à rester lui-même. Et comment ? Vu les blessures qu'il a, l'albinos a même de la chance d'être encore vivant, à ce stade : c'est à croire qu'il s'amuse à être blessé tout le temps, et que les rares fois où il va mieux, l'albinos se fourre dans des situations extrêmes. Et puis, soudainement, il entend une voix. Flash gémit fortement et ouvrit les yeux.

    Il aurait été incapable de dire si oui ou non il s'était réveillé plus tôt pour hurler ce qu'il voulait, mais c'était fort possible. Il n'était pas rare qu'il se réveille la nuit d'un vilain cauchemar où Uriel d'Arken tenait le rôle principal et ne s'en souvienne par la suite : il ne restait plus que de cette intervention des draps mal pliés, du sang et quelques objets renversés, à côté de lui. Les personnes qui l'avaient soigné avaient pu voir les étranges morsures sur son torse, le tatouage qui n'en était pas un marquant son appartenance à l'Eglise. L'informateur en avait tellement honte qu'il avait mis un gros pansement dessus. Maintenant, si cela se trouvait, pour le besoin des soins, on le lui avait retiré ; qu'est-ce qu'il avait envie de pleurer, il se sentait si faible ! Il entendait bien ce que l'homme en face de lui lui disait ? Mais...qui était-il lui ? Il ne reconnaissait pas ces cheveux blancs et le seul à lui en vouloir fortement et à être albinos était...

    Emile Paole.

    Les yeux de Flash se remplirent tout d'un coup de larmes, s'il avait été plus fort à ce moment précis, il serait sûrement sorti du lit en courant et parti de la pièce avant, bien sûr, qu'on le rattrape pour l'étriper. L'informateur ne comprenait pas vraiment ce que tous ces gens avaient contre lui, ni pourquoi il lui voulait du mal. Ne comprenaient-ils pas que son métier exigeait qu'il aille voir tout aussi bien les terroristes que les autres ? Pourquoi lui, ils étaient purement et simplement de très mauvais joueurs, des personnes qui n'appréciaient pas des masses voir des informations sur leur groupe vendues alors qu'en faisant ça, ils récoltaient également des trucs sur l'église, et vice versa.

    « Me...me faites pas...pas d'mal, M'sieur Paole ! Je...je peux faire tout ce que vous voulez, même les choses les plus ignobles mais...mais me tuez pas !!! »

    Le brouillard devant ses yeux ne l'avait toujours pas fait reprendre conscience, surtout qu'il était assez mal en point. Il fallait dire que les larmes qui n'arrêtaient pas de couler n'arrangeaient rien du tout. Le Zacharias, il pleurait, pleurait et ombre sait que lorsqu'un homme est affolé, il n'arrive pas vraiment à s'arrêter et rester calme. Si il meurt, au moins, il pourra rejoindre Eleanor, non ? Il faut se dire que c'est la seule chose de bien...mais d'un autre côté, il a peur de ce qu'il y a de l'autre côté. Et si il ne parvient pas à Vous retrouver ? Et s'il reste tout seul, éparpillé dans l'Ombre, puni de cette manière par le Haut prêtre et ses copains ?

    Zacharias hoqueta à nouveau, mort de peur. Il allait le tuer, c'était ça ? Il fallait qu'il propose des trucs pour que l'autre ne le fasse pas ?

    « Je...je peux être utile pour...pour des infos ! Mais...mais vous...vous savez dé...déjà toutes celles que j'possède, m'sieur ! Haa...je...je...peux...peux vous ser...servir mais pitié, je veux pas mourir et faut pas que vous me touchiez ! »

    Affolement, impossibilité de bouger ne serait-ce que d'un pouce. Zacharias était vraiment dans la merde et rien ne l'en déferait, sans doute.

    « Mon...monsieur...vous allez pas me manger, comme l'autre fois ? »
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Ven 24 Fév - 4:55

Avoir un informateur dans sa poche pourrait m’être utile pour la suite des choses. Je pourrais l’envoyer traîner dans les rues de la capitale pour qu’il me revienne avec les informations dont j’ai besoin. Bien entendu, je suis au courant que dans son métier, on fait affaire avec plusieurs groupes. Des partisans de l’Empereur et de l’Ombre aux terroristes les plus dangereux. C’est un risque que les fouines sont prêtes à prendre pour se faire un peu d’argent. Si l’appât du gain est le plus fort, il est à parier qu’il voudra m’avoir comme bienfaiteur. Pourquoi pas protecteur même. Je peux toujours le mettre à l’essai et voir le résultat. S’il ne répond pas à mes exigences, je n’aurai qu’à mettre un terme à sa misérable existence. Voilà tout.

Es-ce la fièvre qui le fait encore délirer ou il me prend vraiment pour Emile Paole? Je m’approche de lui et touche son front du revers de la main. Brûlant. Il n’est pas encore rescapé. Ses anticorps travaillent fort pour combattre le mal qui le ronge. On m’a parlé de blessures assez étranges couvrant son corps. Sans aucune gêne, je soulève d’une main la couverture cachant son corps à mes yeux curieux. Je crois m’étouffer en voyant la cicatrice courir sur son torse. Cette marque a été faite avec une lame, de la main même d’un inquisiteur si je ne m’abuse. Ce sale vaniteux pourrait avoir laissé sa griffe sur l’informateur? Dans quel intérêt? Se venger d’informations vendues?


-‘’Te te ries de moi? Es-ce que j’ai l’air de ressembler à Paole?’’

Je le crache comme si c’est la pire insulte à mes yeux. Ce qui n’est pas loin de la vérité. Je ne sais même pas pourquoi j’ai posé la question. Parce qu’en fait si, pour un œil peu avisé ou pour un esprit lent, la ressemblance entre deux albinos peut être frappante. Et pourtant, je suis bien plus beau que lui. Cet homme si méprisable ne mérite même pas qu’on lui accorde autant d’importance. Je voudrais le voir mourir noyé dans une mer de vin rouge. Certes, je suis quelqu’un de rancunier. Très rancunier je l’assume. Emile Paole paiera l’affront qu’il m’a fait tôt ou tard. La vengeance est un plat qui se mange froid. En attendant ce moment, autant profiter de la méprise de Flash à mon égard. Je peux en tirer avantage. La peur est une clé pouvant ouvrir plusieurs portes.

-‘’C’est du joli ce qu’il t’a fait.’’ De l’index, je trace les lettres sur son torse, un sourire étrange sur les lèvres. ‘’Mais ce n’est rien comparé à ce que je pourrais te faire, Moi.’’

Menacer n’a jamais tué personne. Sauf si, bien sûr, la personne n’a pas pris la dite menace au sérieux et s’est retrouvée à devoir subir les conséquences de ses gestes. Pour l’instant, ce ne n’est que de l’intimidation. Je suis prêt à aller plus loin s’il le faut.
Le délire emporte Flash encore une fois. Il croit que je vais le manger?! Mon regard se porte à nouveau sur les traces de morsures, un peu partout sur son torse. Je confirme ce que j’ai toujours pensé de Paole. C’est un psychopathe qui aurait grandement besoin de soin. Un scientifique est peut-être tombé sur lui et a joué dans sa tête. C’est une possibilité comme une autre ou alors il est fêlé de naissance. Bref, assez parlé de lui. Pensons maintenant à nos intérêts dans cette affaire.


-‘’Mon nom importe peu pour l’instant puisqu’avec la fièvre tu risques de l’oublier.’’

Cela m’ennuie de rester dans l'anonymat pour l’instant, mais je n’ai pas envie de me répéter plus tard. Cela risque de m’énerver un peu plus.

-‘’Tu comptes accepter ou pas?’’
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Ven 2 Mar - 16:58


    En fait, c'était pas Paole, même si ça aurait pu carrément l'autre. Les yeux de Zacharias s'ouvrirent en grand et il put constater que son interlocuteur, en effet, n'avait ni les cheveux longs, ni le regard fou de son tortionnaire. Encore que pour le regard fou, c'était vraiment discutable. Il n'était pas franchement facile de caractériser un homme à travers de pupilles rouges. C'est en partie pour cela qu'il les cachait, celles-là entraînant facilement la haine de certaines personnes du bas peuple. Zacharias avait un peu de mal à respirer et à situer où il était, encore. Ce ne fut que quelques secondes plus tard qu'il se rappelait qu'il avait franchi la fenêtre d'un sénateur. Pourquoi ? Il l'ignorait encore mais trouverait vite...

    « Non, vous...êtes pas lui ! »

    Cet espèce de marmonnement tout étouffé, tandis qu'Ulrich Hellwig parlait s'échappa de ses lèvres. D'ailleurs...Le doigt se promenant sur son torse lui procura une douloureuse sensation. La blessure était certes cicatrisée, le traumatisme restait intact. Devait-il dire que ce n'était pas Paole qui avait fait cela mais d'Arken ? Oui...non...? Non en fait...il attendrait sûrement d'en savoir plus sur ses intentions, et puis, s'il se souvenait bien, il croyait savoir que Hellwig avait était LE sénateur qui avait persuadé tous les autres d'accorder la régence au Haut prêtre. Hors de question de lui faire une révélation trop énorme qu'il ne pourrait croire tout de suite, surtout qu'il était de son côté et prêt à le tuer.

    Dans son état normal, Zacharias aurait sûrement envoyé chier Ulrich, lui disant qu'il pouvait très bien se débrouiller tout seul et qu'il n'était pas du tout oisif. Mais là...là non. Il était couché sur un lit, incapable de bouger. Si l'autre albinos voulait lui passer dessus contre son gré, il pourrait le faire sans aucune résistance de la part de l'informateur, mise à part sonore. Les menaces lui faisaient peur à un point que vous ignorez sûrement, et la peur d'être torturé de nouveau alors qu'il était à deux doigts de mourir...Et le nom, le nom, il s'en souvenait, maintenant. Il le murmura d'ailleurs faiblement, pour prouver à l'autre qu'il n'était certainement pas un idiot et qu'il n'avait pas oublié.

    « Hellwig. Évi...évidemment que j'accepte ! Je suis pas bête, je...j'veux pas êt' torturé ! J'veux pas ! Je veux pas souffrir mais...mais pardon ! J'ai dit...dit rumeurs ! Je dis tout le temps des rumeurs ! Je veux bien accepter mais...mais je suis tellement en mauvaise santé que je vois pas comment vous rendre service. »

    Comme à chaque fois, des larmes commençaient à dévaler le long de son visage. Zacharias avait failli sortir qu'il avait fait lui-même la rumeur concernant Mézièle Hellwig et son frère. Il s'était juste retenu à temps, ne voulant pas trop que celui-ci le tut immédiatement. Il ne connaissait pas des masses l'autre albinos et son allure – et sa position – lui indiquait qu'il se devait de ne pas tout dire...ou bien seule la mort l'attendrait.

    « Je...je sais des choses sur l'église...et...et sur Eleanor van Lähre... »

    Ridicule. Dire que sa passion était devenue son gagne-pain. Au fond, Zacharias s'en voulait de vendre Eleanor pour si peu mais...il avait tellement faim, en fait ! Eleanor serait sûrement d'accord – ou pas – de l'endroit où elle l'observait. Ou bien elle se contentait de le regarder, s'écrasant la tête contre un tronc d'arbre à chaque fois qu'elle constatait qu'il faisait une bêtise. Donc tout le temps. Nouveau regard à Ulrich Hellwig, son petit cœur étant si serré.

    « Je l'ai aimée, Eleanor...C'est pas juste que...qu'elle soit morte. C'est...c'est la faute à Paole. C'est lui-même qui me l'a dit. Il...il l'a tuée car elle en savait trop ! »
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Mar 3 Avr - 2:19


Mon doigt s’attarde sur la blessure, sur les lettres gravées dans la chair de l’informateur. Es-ce là vraiment l’œuvre de ce fou de Paole? Je ne sais pas. Cette œuvre, oui car je dois donner cela au responsable : c’est du grand art, tiendrait plus d’un homme d’Église. J’élimine ici la possibilité que ce soit une femme qui l’ait agressé, ou alors Flash baisse encore plus dans mon estime. Remarquez qu’il est au premier barreau de l’échelle. Ce serait difficile de descendre plus bas.

-‘’À la bonne heure! Tu commences à avoir les idées claires.’’

Mon ton est sec, tranchant. Je ne lui souris pas cette fois. Je lui en veux de m’avoir pris pour son bourreau que je déteste encore plus que tous les prétendants de ma sœur réunis. Il manque des coches dans l’esprit fou d’Emile Paole. Je l’ai remarqué à cette soirée mondaine où nous nous sommes rencontrés. Le Duc avait eu comme présent deux sauvageonnes à la peau sombre, entièrement nues et attachées bien sûr. L’une d’elle avait cru prendre l’homme pour un sauveur car elle s’était presque jetée sur lui pour qu’il l’aide. Il l’avait remise à sa place avec une bonne baffe retentissante. Bon, pour faire une histoire courte, j’ai réussi à faire évader celle-ci par la fenêtre d’une des chambres et lorsque je suis revenu dans la salle principale, j’ai vu Paole qui dévorait l’esclave restante. Un regard de carnassier, avec tout au fond des prunelles une lueur machiavélique. J’imagine très bien que c’est de cette façon qu’il a regardé Flash pendant qu’il le torturait. Si c’est bien lui qui l’a fait.

Il semble soudain avoir l’illumination du siècle en prononçant mon nom. C’est bon signe, il n’a pas perdu la raison, ou pas encore. Je m’approche un peu pour que nos visages soient tout près et je l’écoute. C’est la peur que je perçois principalement dans sa voix. La peur de dire quelque chose de travers ou de trop. La peur que je termine ce que Paole a commencé. Sentiment justifié.


-‘’Je n’ai pas spécifié que tu devais le faire ce soir ou demain matin.’’ Je soupire et lève les yeux au plafond. Le dressage risque de prendre plus de temps que je le croyais et pénible en plus. ‘’Tu prendras le temps de te reposer et guérir avant de faire quoi que ce soit.’’

J’écrase une larme sur la joue du lâche avant de prendre un ton suave. ‘’Mais si tu continues de pleurer, je t’ouvre le ventre avec mes dents et m’arrange pour que tes intestins soient marqués aussi.’’

Le pire dans tout ça c’est que je le pense vraiment. D’ailleurs, il peut voir dans mes yeux rouge sang que je ne rigole pas et qu’il est mieux de marcher au pas avec moi, ou mourir.
-‘’Suis-je bien clair?’’

Je prends la peine de demander parce que s’il me répond par la négative, je me ferai un plaisir de mettre mes menaces à exécution. Maintenant, si je veux garder Zacharias en bonne santé, je me dois de lui fournir le gîte, du repos et de quoi bien manger. On est loin d’une taverne ici. Je veux qu’il se croit en sécurité chez moi. Endormir sa méfiance pour mieux le cuisiner par la suite. Bon, sa présence risque d’être aussi excitante qu’un cafard qu’on trouve chez soi, mais c’est pour la bonne cause.

Je crois que je l’impressionne un peu trop. Du moins, c’est ce qui me saute aux yeux en l’entendant se plaindre. Il trouve des raisons pour m’être utile, pour que je lui laisse la vie sauve, alors que c’est déjà décidé. Bah, moi ça m’amuse et je croise les bras sur mon torse en écoutant son délire d’un air sérieux.

-‘’Que peux-tu m’apprendre sur l’Église que je ne sache pas?’’ J’hausse un sourcil et le fixe. En fait, Uriel me cache beaucoup de choses sur sa profession, mais je serais surpris qu’un informateur comme Flash me donne des infos.

-‘’En ce qui concerne la Duchesse, ne gaspille pas ta salive. J’ai déjà entendu toutes sortes de rumeurs à son sujet. Moi ce que je crois, et là je lui fais mon sourire pas net, c’est qu’elle s’est suicidé pour attirer l’attention sur elle.''

Je me redresse et retourne m’asseoir en face de lui. Un domestique arrive alors avec une assiette de pains et fromages. J’avais un petit creux, quelle coïncidence. C’est une question de seconde avant que l’arôme vienne chatouiller les narines de l’informateur. Oui, tout a été calculé.

-‘’Par l’ombre, il en a fait des choses ce paole! Tu n’as que son nom à la bouche.’’

Que l’inquisiteur ait tué de ses propres mains Eleanor Van Lähre me laisse de glace. C’est une possibilité que je n’avais pas envisagé à l’époque. Certes, ça colle au personnage et à vrai dire, je m’en moque.

J’étale lentement un fromage à la pâte molle sur un bout de pain avec mon couteau et prends une petite bouchée. Puis, j’ouvre la bouche plus grande pour me l’envoyer au complet dans le gosier. Je me régale sous les yeux avides de ce pauvre Flash.

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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Jeu 5 Avr - 13:51


    Oui, Zacharias commençait à avoir les idées claires : un peu trop pour son propre bien, même s'il était toujours le même idiot qui aurait pu débiter bon nombre de conneries à la minute, en faisant abstraction de ce qui pourrait être vrai ou non. Il inspira. Le type en face de lui, puisqu'il n'était pas Paole, ne lui semblait plus si terrible. Un guerrier qui le menaça de lui ouvrir les tripes, certes, mais il ne s'exécuta pas pour lui en faire la toute première démonstration comme aurait pu le faire le seigneur des inquisiteurs. Il doit penser que Zacharias n'a nul protecteur, et que s'il meurt de faim, c'est parce qu'il est un pauvre hère incapable de gagner sa vie...mais Ulrich Hellwig, lui, le beau, le tout puissant se trompe. Oui, vous m'avez bien entendu, il se trompe, se fourvoie. Zacharias Flash a un protecteur qui n'est peut-être aussi courageux ou noble que lui, mais il a un protecteur quand même, quelqu'un qui le nourrit, qui lui donne un lit, qui le lave quand il est dans le besoin. Si Zacharias n'est pas retourné chez lui, après son agression par Paole, c'est tout simplement qu'il a honte de ce qu'il a devenu, honte de ces morceaux de chair qui manquent à l'appel et lui manque. Zacharias Flash est simplement malade comme un chien à l'idée que Siegfried Agasthel, même s'il sait parfaitement que celui-ci est un traître qui pourrait parfaitement le violer pendant son sommeil, se moque de sa condition physique. Alors il a préféré se débrouiller tout seul. Au moins, Hellwig a pu de cette manière le prendre en pitié et être moins sévère que s'il n'était pas blessé et avait tout de même cassé un vase.

    Respiration. Ca va mieux, mais la peur est toujours et irrémédiablement présente. Obéissant à la curieuse de demande du noble aux yeux rouges, Flash ne pleure plus. L'expression de son visage paraît d'ailleurs totalement se figer : il est expression, comme bloqué par cette phrase qui lui interdit, sous peine de mort, de faire ce qu'il fait les trois-quart du temps. Non, pas implorer, pleurer, tout simplement, ne jouons pas avec les mots / maux / qui se ressemblent.

    « C'est...c'est clair. »

    Un tout petit filet de voix pas net du tout sort de sa bouche, un peu beaucoup impressionné par son interlocuteur. Zacharias Flash a peur, il est terrifié à l'idée de mourir. La mort d'Eleanor aurait pourtant pu l'encourager à être complètement suicidaire. Il souffle. Ulrich Hellwig parle bien, il est assez impressionnant, il ne sait pas quoi répondre, mais il se souvient qu'il y a Siegfried Agasthel, et qu'il ne peut pas donner ses informations à tout le monde. Mais s'il le tue ? Bon, tant pis pour Agasthel, sa vie passe avant tout, et Agasthel risque de le trahir à son tour en le vendant à plus offrant. Donc à Marius...

    « Je peux vous dire des choses sur Uriel d'Arken...sur ses affreux secrets et les raisons pour lesquelles il va bientôt mourir. Vous pensez qu'il est de plus en plus malade parce qu'il est juste faible ? Non...en fait, il y a un truc qui lui ronge la santé physique et mental. C'est Uriel d'Arken qui a fait la marque sur ma poitrine. »

    Même ton, toujours un peu pressé. Zacharias s'arrêta dans son discours, indiquant la terrible blessure qui se trouvait désormais cachée sous les bandages. Il avait trop souffert à cause de l'Eglise. Il ne parla pas de nouveau d'Eleanor, ne voulant pas repenser à ses cheveux et ses yeux bleus l'observant parfois avec désir, et la merveilleuse compagnie qu'elle lui avait accordée, de son vivant. Le passé était le passé, même si ça n'avait été que trop bref, il devrait être enfermé dans une boîte et jamais ressassé. Il accusait maintenant Emile Paole de faits mal fondés pour venger sa belle, mais ne lui porterait jamais préjudice, fidèle jusqu'à ce que le voyageur céleste l'emporte au-delà des fleuves.

    « Pour réparer ce que j'ai cassé, je peux me mettre à votre service mais...mais je vous préviens, je...je ne touche pas les garçons. Je sais qu'il y a certains garçons qui le font...moi je refuse, je déteste ça ! »
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Mer 2 Mai - 0:47


Je suis complètement réveillé maintenant. J’aurais bien voulu retourner dans mon lit après avoir réduit en pièces ce voleur, mais ma conscience me chuchotait qu’il pouvait m’être utile. Ma conscience ne se manifeste pas souvent , vu sa peur d’être rejetée ou humiliée, mais lorsqu’elle le fait, ce n’est jamais pour rien. Les rumeurs entendues sur Mézièle et moi ont passé à deux doigts de déclencher une colère épouvantable. D’une telle intensité que personne n’aurait pu l’arrêter avant que je sois couvert de sang de la tête aux pieds. De son sang. Je sais qu’il restera muet sur la source de son information à moins d’être trop idiot pour savoir que je le tuerai ensuite. Et pourtant je l’ai bien averti.

Son visage baigné de larmes a tout de l’animal traqué. La peur reste mon allié pour menacer ce jeune homme et lorsque je l’aurai utilisé, alors il me restera à trouver quoi exploiter chez lui. Flash a fait l’erreur de se croire malin en croyant qu’il pouvait entrer chez moi sans la moindre conséquence. La sienne pourrait être pire que la mort s’il ne met pas d’eau dans son vin.

Il décide de délier sa langue. Je crois m’être fait assez convainquant sur son avenir s’il restait muet. Le nom d’Uriel d’Arken vient à mes oreilles. Qu’es-ce que mon très cher amant a à voir avec un informateur de pacotille? Je fronce les sourcils. Zacharias a réussit à me montrer de l’intérêt. Je sais qu’il peut me raconter le pire mensonge de sa misérable vie, mais ce ne serait pas à son avantage. Une lueur de convoitise s’allume dans mes yeux carmins. Ma langue vient passer sous ma lèvre supérieure et caresser une canine. Alors ça, c’est une information qui me passionne. Le haut-prêtre m’a toujours caché les secrets de son pouvoir, malgré mes nombreuses questions. Je reste un sénateur , et non un homme d’Église comme il aime si bien me le mettre sous le nez. Tiens, ça me fait penser qu’il y a une faille que je n’ai pas pensé exploiter. Une faille que je peux manipuler comme bon me semble. Le jeune novice accroché aux robes du haut-prêtre. Je suis certain qu’en me montrant persuasif… Je souris à l’idée de tout ce que je pourrais faire. J’obtiendrais les renseignements qu’Uriel me refuse. Il suffit de me montrer patient. Voilà le gros problème. Tandis que j’ai peut-être la réponse à ma portée.


-''Je veux TOUT savoir sur Uriel d’Arken. Tu connais l’ampleur de son pouvoir? Je l’ai vu à l’œuvre et consent à dire que l’Ombre ne permet pas d’arrêter le cœur de battre.''

Je le fixe avec un sourire en coin. J’ai vu Uriel tuer un homme presque instantanément lors d’une soirée au restaurant et continuer la conversation ensuite comme s’il ne c’était rien passé. J’étais jaloux. Je donnerais tout pour arriver à faire une telle chose. Je suis loin d’être naïf. Je sais que ce pouvoir entraîne des conséquences graves. Dont le sang qu’Uriel crache lorsqu’une quinte de toux le surprend. J’ai fait le rapprochement entre les deux éléments il y a longtemps, mais si Zacharias peut m’éclairer un peu plus, je ne cracherai pas là-dessus.

-''Oh! Alors si c’est Uriel qui t’a fait ce cadeau, autant l’exhiber!''

Mes doigts s’approchent du pansement, que je m’apprête à lui retirer. J’aurais du tout de suite voir qu’il s’agissait de sa marque. Qui est aussi friand de l’Ombre que lui?
Du pouce et de l’index, je tire sur les pansements pour découvrir la plaie. Sa main sur mon poignet fait s’arrêter mon geste. Je tourne les yeux vers lui et attend, avant de secouer la tête en signe de désapprobation.


-''Si tu décides de travailler pour moi Zacharias, alors ce sera sans conditions!’’ Je me penche pour lui saisir la mâchoire, assez fort pour qu’il sente que s’il résisite, je la lui briserai. ‘’Et ce genre de trairement de faveur fait partie de l’accord.’’ J’approche un peu plus mon visage du sien, et ma langue vient lui lécher les lèvres avec moquerie, ou perversité, tout dépend de la perception qu’il en a.
‘’Le choix t’appartient encore. Tu peux toujours aller rejoindre Eleanor pour ce que j’en ai à faire!’’

Provocation, quand tu nous tiens.
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Lun 21 Mai - 12:20


    Suspens. Le petit cœur de Zacharias bat à s'en rompre, tandis qu'il est coincé sur ce lit à attendre le salut divin d'il ne savait qui. Il connaissait les rumeurs, il les connaissait même un peu trop pour son propre bien. Ulrich Hellwig était cruel, méchant, pervers. Il savait trop bien ce qu'il se murmurait au sujet du sénateur albinos dans les ruelles d'Ishtar : qu'il ne fallait pas s'en faire un ennemi, car il n'hésiterait pas à vous enfoncer sa rapière entre les deux yeux sans qu'une émotion ne vienne défigurer son visage couleur lessive. Si Zacharias pouvait être comparé à un animal, à ce moment-là, ç'aurait sûrement été à un oiseau qui venait de tomber de son nid et n'arrivait pas à s'envoler de nouveau. Une lueur effrayée se voyait dans ses yeux, Zacharias frissonnait, retenait ses pleurs : il avait entendu la – non les – menace du sénateur et ne voulait pas mourir éventré. On chuchotait également que mourir éventré était la pire des mort : cela prenait longtemps, très longtemps, et puis l'on souffrait abominablement. Il n'avait heureusement jamais tenté la chose, mais parfois, des les tavernes, les gens racontaient des choses tellement ignobles que lui, paisible informateur qui n'était pas au courant des moindres choses de la vie, mourait de peur.

    Il faillit crier lorsqu'Ulrich Hellwig se rapprocha un peu plus de lui, l'image d'Uriel d'Arken le prenant sur une chaise et de lui appelant les secours lui revenant à ce moment exact. Qui allait pouvoir le sauver, cette fois-ci ? Quelqu'un voudrait le sauver, lui, ou pouvait-il considérer que tout ceci était réellement la fin ? Hellwig semblait vraiment aimer d'Arken mais d'Arken lui avait-il seulement parlé de lui et de l'avertissement qu'il avait pu lui donner : la prochaine fois qu'il s'approcherait du palais épiscopal et de sa sainte personne, Uriel d'Arken se ferait un plaisir de l'éliminer, et Zacharias savait à quel point il était sérieux.

    Dans son petit cerveau – minuscule cerveau – Zacharias pensait. Pensait à ce qu'il fallait dire et pas dire, à ce qui gênerait peut-être Ulrich et ce qui pourrait lui faire plaisir. En tout cas, il était hors de question qu'il donne physiquement de sa personne : l'albinos tenait peut-être un peu à la vie, mais il était désespéré par la mort d'Eleanor mentalement et si il faisait mine de le tuer, il ne l'implorerait pas plus que cela. Il fallait juste que le sénateur ne comprenne pas qu'il en était à ce point, ou il pourrait lui faire du chantage, ou même se moquer de lui en découvrant qu'il n'avait pas le courage de sauter d'un pont pour mettre fin à ses jours. Respiration. La main de Zacharias avait pendant ce temps attrapé le poignet d'Ulrich qui commençait à être vachement trop proche de lui. S'en suivit une série d'actions que le jeune homme aurait voulu qu'il ne se passa pas. L'homme lui bloqua le menton, le coinçant ainsi sur le lit et rapprocha ses lèvres trop près des siennes. Ce qu'il se passa par la suite fut l'élément déclencheur des fameuses larmes qui rendaient hommage à l'un des nombreux surnoms de Flash : « l'homme qui pleurait plus vite que son ombre. » S'il en avait le pouvoir, il l'aurait sûrement éjecté à l'autre bout de la pièce, mais Ulrich était beaucoup plus fort que lui et c'était peine perdue.

    « Pas mourir...me touchez pas...pitié ! Je vais vous dire tout ce que vous voulez savoir sur d'Arken ! Mais me violez pas ! Me touchez pas ! Je...je veux pas revivre ça ! »

    L'albinos était brisé, un bon psychologue aurait sûrement dit qu'il n'y en avait plus rien de bon à tirer...sûrement, en fait. Ses larmes se contentaient de descendre le long de ses joues trop blanches pour quelqu'un d'originaire d'Ishtar. C'était comme ça qu'il allait mourir ? Éventré comme Ulrich l'avait promis ? Il n'avait même pas découvert qui était son père ! Enfin, pas son père adoptif, lui, il était mort, son vrai père, celui qui avait...avait fait...enfin bref, son vrai père. Il savait que c'était un noble, peut-être même un sénateur, étant donné que son père adoptif, le médecin, lui avait raconté que le corps de sa mère, lorsqu'il l'avait trouvé, avait de belles pierres que ne pourraient trouver une femme du peuple. Sa dentition, elle, était celle d'une esclave commune, ou du moins d'un serviteur. Il avait donc supposé que Flash était l'enfant illégitime entre un noble et une servante. Si Uriel d'Arken n'était pas aussi jeune, il aurait pu être son père...comique, haha.

    « Uriel d'Arken maîtrise l'ombre, de mieux en mieux, mais ça l'affaiblit vachement. La dernière fois que je l'ai vu, il allait mal. Il m'a fait la blessure en bougeant les doigts, il l'a refermée et il s'est évanoui. J'ai cru qu'il était mort et Paole a cru que c'était ma faute, alors il m'a emmené pour me tor...tor...pour me manger dans une cellule. Heureusement, on m'a sauvé la vie. C'est ce que vous désiriez savoir ? Je ne connais rien d'autre, moi. Ah oui, deux trois rumeurs, mais c'est bien tout, et puis je sais pas ce qui est vrai du faux, alors je préfère rien dire sinon vous risquez de vous mettre en colère. Je...dois vous dire tout ce que je sais ? »

    Il lui lança un regard qui aurait même attendri ma tante Gertrude et se détendit, un peu dans le lit, se disant qu'avec un peu de chance, il ne ressortirait pas de cette pièce les pieds en avant. Un peu de chance, c'était tout ce dont il avait besoin. De son ami sénateur qui arrive, d'une servante un peu sexy qui arrive dans la chambre et se mette à draguer Ulrich. Un peu de chance, par pitié ?

    « Je...je ne suis pas...pas attiré par les hommes...J'accepte l'accord mais je veux pas...coucher avec vous. »
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Mer 30 Mai - 3:08



Je perds mon temps. Un temps précieux que j’aurais pu prendre pour me reposer ou encore pour ramener ma chère sœur par la main à la maison. Je n’ai toujours pas de nouvelles d’elle et je commence à angoisser. Je pense à des visages connus, des noms, et j’espère de tout cœur qu’elle n’est pas tombé sur l’un d’eux. Car même si une certaine rumeur circule sur le fait que je serais dépourvu de cet organe, la triste vérité c’est que j’en ai un. Bon, je me complais à dire qu’il ne sert qu’à transporter mon sang et l’oxygène au cerveau, mais il est bel et bien là, à battre dans ma poitrine. D’ailleurs, j’aurais pu me trouver à la place de ce vaurien de l’autre soir au restaurant et mourir aussi d’un arrêt cardiaque. La seule différence c’est que j’étais du bon côté. Uriel d’Arken est mon ami, mon amant, une sorte de protecteur, ce que je lui rends bien. Il ne me fera jamais de mal. Je n’aurai jamais à supplier pour qu’il me laisse la vie sauve. Je n’ai jamais supplier de ma vie et ça n’arrivera jamais. Je ne suis pas du tout comme ce lâche devant moi, qui s’est remit à chialer en plus.

Je soupire avec exagération pour lui montrer à quel point il m’ennuie. Et lorsque je m’ennuie, je deviens dangereux et imprévisible. Un peu du genre à enfoncer ma rapière entre les deux yeux d’un certain informateur à cause d’une respiration délinquante. J’en ai assez de perdre mon temps et je veux des détails croustillants à me mettre sous la dent, ou alors je me débarasse de lui. Je peux sûrement trouver un informateur qui sera plus coopératif que lui dans Isthar, ce n’est pas une inquiétude, mais il reste que je suis curieux de savoir ce qu’il connaît sur le haut-prêtre. Alors, je relâche lentement mon étreinte pour le laisser parler. Mon visage reste tout prêt, pour l’intimider davantage. Il a intérêt à me donner de bonnes informations s’il ne veut pas quitter ma demeure en passant par la fenêtre. Je devrais plutôt spécifier en se faisant lancer par la fenêtre. Et avec la force que j’userais, il s’en sortirais peut-être avec quelques côtes fêlées et probablement un poumon perforé.


-''Alors arrête de suite de me supplier et Parle! Tu es vraiment en train d’abuser de ma patience.''

Je me trouve bon d’être aussi clément envers lui. Mais j’ai besoin de savoir la vérité sur mon amant. Le reste dépend entièrement de lui. De lui et de la réponse qu’il veut bien me donner.
Je pousse un cri de rage à ses propos, et m’éloigne de Flash pour arpenter la pièce comme un animal en cage. Non, parce que si je reste près de lui, je le tue c’est clair. Je ferme les yeux, mes doigts venant masser mes tempes. Je sens une migraine s’installer et ça c’est un très mauvais signe pour la suite des choses. D’abord, cet abruti ne m’apprend rien. Je sais très bien qu’Uriel est passé maître dans l’art de manipuler les ombres. Il s’améliore de jour en jour et son état de santé est d’autant plus alarmant. La blessure faite à l’informateur vient d’une autre source celle-là. Beaucoup plus secrète. Beaucoup plus mystique. Zacharias ignore de quoi il s’agit. Il m’est complètement inutile.


-''Si tes rumeurs confirment ce que je sais déjà , je n’en ai rien à faire.''Je me tourne vers lui, les mains croisées dans le bas de mon dos et prononce mes mots avec détachement.

-‘’Tu aurais du réfléchir avant de parler Zacharias’’ Je me rapproche de lui et pose ma main sur sa poitrine, juste assez pour sentir son cœur battre sous ma paume. ’’Même le plus petit mensonge aurait pu me satisfaire…’’

Je caresse sa peau de lait et laisse flotter un sourire sur mes lèvres. Uriel…si tu savais ce que je serais prêt à faire pour avoir ce pouvoir. Celui de tuer d’un claquement de doigts. L’ombre m’en est témoin. Je donnerais tout pour obtenir cette puissance. Mes doigts se crispent à l’endroit stratégique et je crispe la mâchoire, impuissant. Aucune magie ne s’opère. Le cœur de Flash bat toujours, sous un rythme différent cette fois. Il est beaucoup plus rapide. Mais la déception reste la même, il est encore vivant.

-‘’L’accord ne tient pas. Tu as mis tes conditions, et je n’en voulais aucune!’’ Je soupire, las, comme si ce qui allait venir me préoccupe vraiment et plonge mon regard carmin dans le sien. ‘’Je suis désolé…’’

Il n’a pas de chance car personne n’entre dans la chambre pour le sauver. Ni son ami le sénateur- qu’on remercie pour la présence de Flash en ces murs- ni de servant aux atouts intéressants. Sur ce dernier point, je n’aurais pas levé le nez sur elle. Au grand malheur du grand blessé, la gente féminine m’interesse peu. C’est une des raisons pour laquelle sa dernière réplique ne passe pas. Elle me reste au travers de la gorge. Je la prend comme une provocation.

-‘’Je te laisse faire ta prière alors… ou devrais-je dire tes prières..si quelqu’un daigne t’écouter!’’

Je le délaisse pour sortir de la chambre. Qu’il reste seul avec ses pensées en anticipant le pire. J’aimerais bien qu’il tente de prendre la fuite même, un peu de défi quand même. Dans son état, je crois bien qu’il en serait incapable, mais je voudrais être surpris.

Plusieurs minutes passent, que je laisse égrainer avec plaisir. J’attends que son angoisse ait monté d’un cran pour revenir dans la pièce, une main derrière mon dos. Le lit est vide… des traces de sang sur le sol. Un sourire visite mon visage et je suis les traces en marchant lentement. Il ne peut quand même pas m’échapper aussi facilement. Il a prit la sortie officieuse que prennent parfois mes domestiques. Il n’est peut-être pas aussi con qu’il en a l’air. Je sors dans le couloir et le voit en train de ramper sur le sol..pathétique. Je m’approche de lui sans un mot, et appuie mon pied sur son dos pour qu’il se stoppe. Je m’asseois à califourchon sur lui sans le moindre remord de lui faire mal ou pas, puis me penche vers son oreille, approchant ma main de son regard. Un tisonnier ardent se tient à quelques milimètres de son visage. Il peut sentir la chaleur qui s’en dégage.

-''Tu pourras supplier comme tu veux, hurler, gémir, pleurer. Je ne m’arrêterai seulement lorsque ton cœur aura cessé de battre, ou qu’il sera réduit en cendres…''

Un rire s’échappe de ma gorge. Je lui laisse le temps de voir l’arme un moment, puis d’un geste vif, je la plaque juste au dessus de ses reins assez violemment. Je la laisse quelques secondes, puis la recule en l’observant. Mes cuisses se prennent sur ses jambes pour éviter qu’il bouge, puis j’approche mon visage du sien.

-''Tu as quelque chose à dire avant que je continue?''
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Sam 9 Juin - 19:43


    Un peu de sueur coula à nouveau sur le front de Zacharias qui voulut serrer un drap pour affirmer sa présence, mais rien. Rien pour se rassurer, dans ce milieu qui lui semblait désespérément hostile. Les regards des servantes qui traînaient dans la pièce jusqu'au géant qui y trônait, tout semblait mauvais. Il était tombé dans un espèce de cauchemar, un truc sombre où les ombres, malfaisantes, se déplaçaient sur les murs avec un sourire qui n'appartenaient qu'à elles. Zacharias en avait peur, de ces ombres terrifiantes. Elles attendaient avec certitude qu'il relâche le moindre de ses muscles, et, enfin, elles se jetteraient sur lui. Ulrich Hellwig prendrait la forme d'un zombie, il lui mâchouillerait le visage après lui avoir fait subir tous les usages que sa caste était capable de faire. On ne pouvait pas faire confiance à un ami d'Uriel d'Arken, encore moins lorsque l'atmospgère devenait encore plus sombre et se refermait sur lui.

    Ulrich l'engueulait, et lui, tout ce qu'il ressentait, c'était une peur terrifiante qui le prenait jusqu'aux tripes. Il lui reprochait de pleurer, mais il ne pouvait pas faire autrement. Il était terrifié, brisé, il menaçait de faire dans son pantalon, si jamais ce n'était pas déjà fait. Et puis, soudainement, comme si cela était parfaitement normal, Ulrich prononça la sentence fatale. La main sur sa poitrine le fit grimacer, tressauter, mais il resta là, désespérément faible face au noble. Il essaie de se parler de l'intérieur, de se rassurer. Que Ulrich ne maîtrise pas l'ombre, ce n'est Uriel, non plus, même s'il pourrait très bien l'écraser, vu la force qu'il possède. À ce moment, même si le garçon est, on peut le dire, complètement paralysé, son cœur bat à s'en rompre. Il veut peut-être mourir, mais pas comme ça, Ulrich, il le déteste déjà, il le répugne, il ne ressent que de la haine à son sujet.

    Et finalement, sous une menace finale, Ulrich sortit de la pièce, le laissant seul pour probablement aller chercher sa rapière ou un truc du genre, enfin d'en finir avec lui. C'est là que Zacharias se mit en action. Il était faible mais son cerveau fonctionnait à peu près : il savait parfaitement qu'il allait devoir se dépêcher, et que pour se dépêcher, il fallait partir dès à présent, et pas par la porte principale. Ce n'était pas la première fois qu'il s'introduisait dans la demeure d'un noble, il devait y avoir dans cette chambre une autre porte, ou du moins un truc pour descendre les vêtements ou quelques choses comme cela, dans le but de facilité les allers et venues des serviteurs. Le petit peuple ne rentre pas par la même entrée que le grand. Bref, Zacharias Flash s'était levé, main contre poitrine qui saignait à travers les bandages même si théoriquement, il allait mieux qu'avant. Il marcha avec difficulté vers un rideau qu'il avait repéré, le tira et binga, trouva une porte.

    Le couleur était long et Zacharias avançait lentement, tombant rapidement par terre à cause de ses blessures ; il continua donc en rampant à moitié, mais son répit fut de courte durée et Ulrich ne tarda pas à l'intercepter. Il aurait plutôt dû sauter par une des fenêtres, au moins, le suicide aurait été court et assuré, tandis que là, ce gros sadique prendrait vraisemblablement son pied à le torturer. Il commença à grimacer lorsqu'Ulrich s'assied sur lui, encore plus lorsqu'il sentit la chaleur du tisonnier près de son visage. Par pitié, qu'il ne soit pas défiguré, tout sauf ça, quoi ! Il était déjà assez abîmé pour avoir besoin d'avoir un problème en plus. Comme ça, ça lui serait encore plus dur d'avoir de l'argent ou de vivre. Il allait pleurer de nouveau lorsque le tisonnier s'éloigna de sa face ; souffla, puis poussa un long hurlement de douleur lorsque l'arme se plaque sur ses reins.

    Et puis...

    « JE VEUX PAS MOURIR !!! J'accepte...bb..j'accepte votre contrat dans son intégralité. J'peux même faire une croix sur un pa...papier...mais...j'ai mal... »

    Pour un peu, il l'aurait supplié de ne pas le violer. Là, à cet instant, Zacharias était concentré au plus haut point sur la douleur qu'il ressentait en bas des reins. Il devait s'enfuir de là, c'était certain. Ulrich était un ami d'Uriel, alors il saurait tôt ou tard que celui-ci l'avait réclamé mort la prochaine fois qu'il le verrait. Par ailleurs, il avait un contact – pour une fois – dehors, pas encore mentionné dans ce récit mais qui lui serait bien pratique lorsqu'il s'avérerait de fuir d'ici. S'il ne le voyait pas rentrer dans quelques instants, il avait comme mission de foutre le feu à des chiffons imbibés d'huile et de les balancer dans la résidence privée du sénateur. Cela ferait au moins de la fumée, si cela se trouvait, Ulrich se décalerait pour aller voir ce qui se passait et lui pourrait fuir et se sauver par une fenêtre du rez-de-chaussée.

    D'ailleurs, en parlant du loup, ça commença à sentir le cramé tout autour d'eux. Zacharias inspira un grand coup, essayant de se défaire de l'emprise de son tortionnaire.

    « Ça...ça sent zarb', m'sieur ! Ça sent la fumée, je...j'ai pas envie d'cramer, au secours ! Lâchez-moi, de toute façon, je sais que vous avez des yeux partout à Ishtar, vous me retrouverez, si je fuis ! »

    Faux. Mensonge éhonté. Zacharias connaissait des coins que personne ne connaissait car, à défaut d'être un lâche, il pouvait être très fort à cache-cache. Et si les habitants de la capitale répondaient si on leur donnait de l'argent, ils ne connaissaient pas toujours tout et pouvaient également mentir. Bref, s'il changeait d'apparence pour quelques temps, Zacharias serait à peu près tranquille.

    « Par pitié, me jetez pas dans le feu, je peux encore ramener pleiiins d'informations ! Mais pas trop sur les terroristes, ils me veulent morts ! »
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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Sam 7 Juil - 20:23


J’observe le feu crépiter avant d’y insérer mon arme. Les flammes viennent lécher le tison comme si elles voulaient envelopper l’objet pour le garder avec elles. Je sais très bien l’usage que j’en ferai et je n’hésiterai pas à le tuer s’il le faut. Un informateur m’est utile, mais aussi lâche et menteur que Flash, je devrai faire le travail pour deux. À bien y penser, je ne crois pas que sa présence soit essentielle. Je retire le tison du feu et le regarde avec un sourire en coin. Ce sera à ce fourbe de décider de son sort.

Je trouve le chacal en train de fuir, et ce, malgré sa position pitoyable. Je me fais un plaisir de l’intercepter et m’asseois sur lui, faisant la sourde oreille à ses suppliques. J’approche le tisonnier de son visage, me complaît à lire la terreur dans son regard rouge. Je lui insuffle la peur , et je compte ajouter le respect dans ma liste. Je le marque sur les reins en laissant échapper un rire amusé. Il se souviendra de moi, à chaque fois que la douleur se fera ressentir ou que quelqu’un lui fera remarquer, chose qui ne risque pas trop d’arriver. Lorsque le mal partira enfin, il restera la cicatrice laissée par la morsure du fer. Une marque indélébile que le temps n’effacera jamais.

Il me supplie à nouveau de l’épargner. Rien de surprenant après ce que je viens de lui faire subir. Mais ce n’est que le début, non? Il est encore en vie. La preuve est qu’il a quitté on confortable lit pour ramper jusqu’au couloir où je l’ai stoppé. Il abdique enfin, mais je reste sceptique. C’est la peur de mourir qui le fait pencher sur ce choix. Ma bouche s’approche de son oreille, alors que lui souffle à l’oreille.


-‘’Je n’ai pas besoin d’une signature. Toi et moi savons que tu as accepté mon contrat, entièrement cette fois.’’Le tisonnier se rapproche dangereusement de son épaule droite.
Et si tu comptes te défiler à nouveau, je risque de t’en vouloir. Si tu défiles, je…’’

Je fronce les sourcils et relève la tête, interrompue dans ma phrase par une odeur venu me chatouiller les narines. Je garde pourtant une bonne poigne sur le jeune homme au sol pour qu’il garde en tête que je ne l’oublie pas pour autant. Une odeur pas trop rassurante parcourt l’air. Quelque chose brûle? J’hallucine ou s’il y a vraiment le feu dans ma maison?

-‘’Ferme-là! Si ça se trouve tu es responsable de ce problème!’’

Je le prends par les cheveux et l’attire à moi en grognant. Il me prend pour un abruti en plus? Je sais qu’il doit avoir un complice à l’extérieur qui attendait qu’un signe pour agir et c’est chose faite. Flash mériterait juste que je le lance par la fenêtre ou mieux encore, dans le feu. Car une chose est sûre, il n’y a pas de fumée sans feu et je n’ai pas du tout envie de voir ma résidence cramer.

-‘’Tu as de la chance que je tienne à mes biens Flash, beaucoup de chance. Mais ne pense pas à te cacher bien longtemps. Si tu ne me reviens pas dans la semaine qui suit, j’irai voir Uriel.’’
J’approche un peu plus mes lèvres de son oreille et susurre la suite d’une voix chaude. ‘’Et là tu gouteras vraiment à mon courroux.’’

Je frappe violemment sa tête sur le sol et le lâche, me relevant pour me diriger vers les rideaux léchées par les flammes. Je retire ma chemise et tente d’étouffer le feu avec le vêtement, me foutant de me retrouver presqu’à poil. Déjà, l’odeur de la fumée a attiré l’attention des domestiques qui accourent avec des seaux d’eau. Au moins, je ne suis pas entouré d’incapables. L’informateur débile est rendu loin dans mes priorités alors que j’aide à l’opération ‘’Noyade’’. Je n’ai pas l’habitude de faire ce genre de choses à la place du bas peuple, mais ma maison est en cause, ça vaut le coup.

Je suis trempé, le visage et les cheveux noir de suie, mais tout est calme maintenant. Je retourne à l’endroit où j’avais laissé Flash, pour trouver quelques traces de sang que je piste jusqu’à une fenêtre du rez-de-chaussée. Il a fui.

Un sourire étrange flotte pourtant sur mes lèvres en pensant à notre prochaine rencontre qui pourrait lui être fatale.

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MessageSujet: Re: Rhapsody in red [pv Ulrich]   Sam 21 Juil - 14:35


    Zacharias Flash ne l'écoutait plus : il délirait assez comme cela dans sa propre tête pour avoir besoin de quelque chose en plus. Ses propres méninges hurlaient à l'agonie, comme si quelque chose dans son corps avait encore une fois décidé que c'en était trop pour lui, qu'il fallait faire autre chose et le laisser tranquille. Et s'il partait à l'étranger, enfin non, pas vraiment à l'étranger, mais dans une province voisine, le temps de se faire oublier...enfin bon, même s'il pensait à cela, il se doutait que même s'il se rendait ailleurs, il ne tarderait pas à être attrapé, son quota « chance » étant réellement impressionnant.

    L'odeur qui commençait à marquer toute la résidence des Hellwig était...impressionnante, son collègue n'avait pas dû lésiner en tissus mouillés pour étouffer le feu, puis avait dû balancer des bouteilles pleines d'alcool pour plus de réalisme...non mais vraiment. Il aurait bien voulu faire autrement, lui, surtout que des bouteilles d'alcool, ça coûtait cher et que son collègue allait sûrement lui demander de les rembourser: vous rendez-vous compte ? Tout ce bon alcool gâché, jeté par une fenêtre, éparpillé à même le seul alors qu'il aurait pu être bu. Bon, d'accord, sa vie n'aurait peut-être pas été épargnée, dans ce cas-là, mais bon...c'était de l'alcool, et vu sa vie en ce moment et les périodes qu'il traversait, Zacharias en avait bel et bien besoin.

    Finalement, il l'écoute, mais seulement d'une oreille. Zacharias ne veut pas que Ulrich sente qu'il lui accorde trop d'attention. On ne sait jamais, il est prudent. S'il lui fait sentir qu'il pense qu'il est important, on ne sait jamais ce qu'il pourrait lui faire. Les nobles sont si brusques, sales, dégoûtants. Si ce Hellwig est tout comme son « ami » Uriel, il en a peur. D'ailleurs, il ne tarde à le citer pour le menacer : si Zacharias fuit et ne revient pas avant une semaine, peu importe là où il se cache, d'Arken le trouvera...à ce moment précis, la face de Zacharias se fige dans un espèce de rictus affligé : mais qu'a-t-il fait pour mériter tout ça ? Pourquoi lui ? Il voulait simplement piquer un chandelier ou deux pour pourvoir à ses besoins matériels et ne pas avoir à retourner chez Siegfried, lui ! Pourquoi donc cela ? Alors qu'il se retenait de verser des larmes qui pourraient bien encore plus énerver Ulrich, il remarqua que celui-ci le lâcha soudainement et s'éloigna de lui, sans doute pour participer à l'effort collectif.

    Le sang de Zacharias ne fit qu'un tour. Contrairement à ce que certaines personnes pouvaient croire, il n'était pas masochiste, et dès que l'occasion se présenta, il mobilisa tous ses membres, tous ses nerfs pour agir en commun et fuir ce endroit. Et ne croyez pas que cela fut facile, ça lui demanda beaucoup plus d'énergie que la normale...finalement, il se retrouva la main droite accrochée sur la poignée d'une fenêtre du rez-de-chaussée, se concentrant à nouveau pour pouvoir l'ouvrir d'un coup ferme et...réussi au bout d'un bout de temps à l'escalader et se laissa tout simplement tomber par terre. La fenêtre n'étant pas vraiment en hauteur, cela ne lui fit pas de mal, par contre, tout le trajet qu'il devait avoir fait en rampant chez Ulrich Hellwig devait être, lui, tâché de ses tâches de sang et certains tapis assurément sales. Il comptait bien se cacher, et plus d'une semaine. Alors qu'il tombait dans le vide – chute qui ne devait durer qu'une demie-semaine mais qui semblât en durer beaucoup plus pour lui – il pensa que ce serait bien de se foutre de la boue partout pour qu'on ne le reconnaisse pas : après tout, le principal point qui caractérisait un albinos était sa peau d'albâtre, ses cheveux blancs et ses yeux. S'il parvenait à camoufler les trois à la fois, il serait peut-être sauvé.

    Bref, Zacharias partit de la demeure d'Ulrich en rampant sous les buissons puis, un peu plus loin, se relevant en s'appuyant sur le mur. Il partait probablement à la recherche de Siegfried et par conséquent d'argent pour soigner ses blessures. Une fois un peu plus loin, il se permit de vomir de tout son saoul dans un caniveau et puis, chancelant, disparu une nouvelle fois dans les ruelles sombres d'Ishtar.
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Rhapsody in red [pv Ulrich]

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