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 Rien de tel que l'Ombre à l'ordre du jour [Isabeau d'Heltier- Luthais Kritz]

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MessageSujet: Rien de tel que l'Ombre à l'ordre du jour [Isabeau d'Heltier- Luthais Kritz]   Ven 27 Jan - 11:20

Cette journée avait commençait comme tant d’autres, Isabeau s’était préparer longuement aujourd’hui, meuglant contre ses servantes quand celles-ci ne faisaient pas comme la Comtesse le voulait, ou faisant voler les brosses et peignes à travers la pièce, quand elle voyait l’incompétence de celles-ci à la coiffer convenablement, ou tout simplement à faire ce dont pour quoi elle les a embauché. Oui, car elle devait être resplendissante aujourd’hui, car plus tard dans la journée elle allait devoir se rendre à une sorte de Colloque, le sujet « L’Ombre », à cette occasion, la rencontre de personnes importantes, intéressantes, aux relations bien placées, et non négligeable, tout cela Isabeau l’avait rangé dans un coin bien précis de sa tête. Le lieu me direz-vous, vous risquez d’être surpris, pourquoi tout le temps choisir les grandes salles froides et sans âme de la Bibliothèque, du Palais, pourquoi ne pas mettre au goût du jour, la convivialité, le salon de thé bien sûr, lieu animé, chaleureux, où l’on pouvait boire les boissons de ces grands penseurs du passé, de plus, c’est un endroit confortable qui laisse les émotions prendre place, rien de tel que pour dédramatiser le terme « Colloque » qui à l’oreille sonnerait presque comme une discussion ennuyante, et beaucoup trop poussée pour que votre pauvre cerveau, lui, puisse comprendre quoi que ce soit.

C’est donc en ces lieux, que la Comtesse allait se rendre, passés les quelques heures du soleil à son zénith, elle se fit emmener jusqu’au point de rendez-vous. Une fois sur place, l’endroit semblait déjà bien agité, à l’aide de son valet, elle descendit de la voiture, remettant correctement le bas de sa robe puis entra dans l’endroit, entre le moment où la porte fût poussée jusqu’à celui où Isabeau trouva une place à la grande table pour s’asseoir, il due de passer bien cinq bonne minutes, le temps de faire la tour de l’endroit, ne manquant pas au passage de saluer les quelques visages familier, puis les présentations avec ceux qu’elle ne connaissait point, les échanges de sourire, de regards en coins.

Au moment de s’asseoir elle vit qu’elle était assise à côté d’une personne que malheureusement elle n’apprécier guère, furtivement elle changea les étiquettes soigneusement posées sur chaque chaise avec celui du siège voisin, Luthais … Kritz… Voilà un nom qui ne lui disait rien, cette soirée était prometteuse, elle n’espérait qu’une chose que cette personne soit tout aussi intéressé qu’elle sur le sujet pour pouvoir discuter un peu entre chaque moment de parole des intervenant. Il n’y a pas de mal à faire de nouvelle connaissance non ?

L’endroit était spécieux, il avait été réservé en cette occasion, les organisateurs avaient sûrement désiré mettre un peu de confort pour un Colloque portant sur un sujet si sérieux et d’autant plus fragile que l’Ombre, car dans cette salle, classes et opinions étaient diverses, variées et multiples, nous n’étions certainement pas tous convaincu de la même chose, d’où l’intérêt d’en débattre, de mieux cerner le sujet pour les jeunes novices, entrant pour la toute première fois dans un monde qu’ils ne connaissaient à peine. Sur chaque chaise était disposé une carte de taille médium, douze sur dix :

Ordre du Jour :
L’Ombre
Rappel : L'Ombre est la substance originelle de ce Monde. La combinaison des ténèbres et de la lumière, du bien et du mal. Une énergie inépuisable, ayant sa propre forme de conscience, récompensant ceux qui la servent avec des pouvoirs.
Elle est présente partout, et peut nous servir ç chaque instant
Au goût du jour :
-Discussion sur le sujet.
-Démonstrations et manipulations.
-La parole est libre.
-Collation, l’Ombre en verre.



On pouvait dire que la journée allait être mouvementé, Isabeau regardait autour d’elle, tout ce monde qui grouillait, parlant à vive voie, on pouvait remarquer que certain dans la foule portait de longue tunique, avec sous le bras de gros manuscrits. Elle prit peur, pourvu qu’il ne s’agisse là que de documents annexes, pas de lecture par pitié… Puis tout doucement, les gens venaient chercher leur siège, leur petit nom. Pour le moment nul signe de la personne se faisant appeler Luthais Kritz, par contre la personne à la droite de la Comtesse venait d’arriver il s’agissait d’un homme dont le temps avait semble-t-il laissé une trace indélébile sur son visage… Le temps fait son œuvre ne dit-on pas. Celui-ci salua de manière distinguée la Comtesse, puis prit place à ses côtés, à en juger par ses habilles, il devait certainement s’agir d’un aristocrate, ou bien d’un sénateur, dans tous les cas, il s’agissait d’une personne élevée, autant intellectuellement que professionnellement.

Puis la porte s’ouvrit encore une fois, laissant entrer un convive de plus. On fit signe aux invités de prendre place, on ne tarda plus très longtemps avant de voir le directeur et l’organisateur prendre place devant la sorte de pupitre disposait exceptionnellement pour l’occasion.
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MessageSujet: Re: Rien de tel que l'Ombre à l'ordre du jour [Isabeau d'Heltier- Luthais Kritz]   Dim 29 Jan - 9:24

    Le fin lien de cuir s'enroulait autour de ses doigts. Ses phalanges blanchissaient dès que son emprise se resserrait. Dans le vide pendait une libellule aux ailes d'obsidienne et d'agate bleu. L'insecte disparut entre ses lèvres, alors que ses mains se saisirent d'un carnet et d'un crayon. Il y griffonna quelques mots, croqua un bâtiment, hésita à la vue de son œuvre puis rangea les objets. L'initiative derrière le colloque l'intriguait. La sensibilité du sujet et son importance permettaient rarement une liberté de ton. L'instigateur de tout cela n'avait sûrement pas peur. Ou s'il s'agissait de l'Eglise, leurs idées étaient peut-être autre. Mais qu'importait, de toute façon, ces préoccupations d'influence ne regardaient que les plus hauts gradés comme le Duc-Commandant. Aujourd'hui, L'Ombre l'intéressait autant que les futurs auditeurs et il était prêt à parier que cette journée serait des plus fructueuses. Ses yeux se posèrent un instant sur le pendentif. Ce dernier disparut prestement dans une poche avant que le jeune homme ne remonte dans sa chambre. Il ouvrit la porte de l'endroit et retira son épée. Ses vêtements, soigneusement pliés, l'attendaient sur son lit. La veste choisie ne présentait aucune fantaisie. Quant à la coupe, elle ressemblait presque à celle de son uniforme. Cependant un jabot engoncé dans son gilet cassait la rigueur de sa tenue.

    Prêt, Luthais décida de se rendre à pied au salon de thé. Le choix de l'endroit était singulier mais un choix plus classique l'aurait probablement rebuté. La bibliothèque aurait donné un aspect bien trop scolaire et les bâtiments religieux auraient repoussé les personnes se déplaçant juste par pure curiosité. Ne prêtant guère attention aux passants, ses pensées l'absorbèrent jusqu'à son arrivée à l'établissement. Une expression lasse passa furtivement sur son visage. Il ne travaillait pas, pas besoin de s'encombrer l'esprit. Sur ce, il entra à la suite d'un couple bien loquace. Comme la plupart des arrivants, le blond saluait les visages connus, s'étonnait de croiser telle personne ou s'amusait à deviner la profession de telle autre. Mais surtout si inquisiteurs, il y avait, ces derniers restaient discrets. Mettant fin à son petit divertissement, il se hâta vers la salle réservée.

    Se frayant un chemin parmi les invités, il chercha sa place avant d'arriver près d'une dame. Son apparence ne ressemblait en rien à celle d'une simple civile. De la qualité de l'étoffe de sa robe au soin de sa coiffure. Une aristocrate assurément. Le magistrat attrapa l'étiquette et la carte puis à l'attention de sa voisine, esquissa un signe de tête tout en souriant.

    — Madame...

    Et s'il s'agissait de Mademoiselle ? Tant pis. Son visage se tourna en direction de son autre voisin, cependant au sourire peu amène de ce dernier, Luthais se contenta d'un mouvement de tête. Ses yeux se posèrent enfin sur l'ordre du jour. L'une des phrases l'amusa particulièrement. Nous servir à chaque instant. Même servir en mal ? Bien sur, ce mal n'existait pas, toute action étant pour le bien de l'Empire. Et quel était cette fameuse collation ? L'Ombre en verre lui évoquait davantage un poison, un liquide aux effets foudroyants. Il grimaça et disposa les papiers sur ses cuisses. Le directeur et l'organisateur débutèrent leur introduction sous des regards attentifs.

    Les premiers mots étaient une explication du rappel, appuyant au passage sur le fait que toute récompense n'avait lieu qu'en échange d'un sacrifice. Le blond haussa un sourcil. Sacrifice rencontrait un différent écho dans son esprit. Puis un prêtre apparut auprès des deux autres hommes plaçant quelques feuilles sur le pupitre. Son aisance devant les invités se sentait aussi bien dans ces gestes que dans sa voix. Il débuta une lecture, évitant le ton monocorde, de quelques versets choisis avant d'en donner le sens. Pas de termes compliqués, il faisait son possible afin que tout soit clair dans l'esprit de ses auditeurs. Ici et là, des hochements de tête approuvaient les propos. Certains visages demeuraient impassibles, alors que d'autres reflétaient de l'incertitude. Toutefois le blond n'écouta que distraitement l'interprétation du verset 23, à la place, il murmura à sa voisine.

    — Que pensez-vous de notre... équilibre actuel ?

    La question était suffisamment ouverte pour lui permettre de tâter le terrain sans risque.



Dernière édition par Luthais Kritz le Dim 19 Fév - 14:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rien de tel que l'Ombre à l'ordre du jour [Isabeau d'Heltier- Luthais Kritz]   Jeu 2 Fév - 20:50

-Madame...

Eh bien, celui-ci venait de prononcer son premier mot de la soirée, et pour un premier, il aurait certainement dû en choisir un autre, Isabeau lui rendit son salut, d'un geste de la tête, puis frustrée, elle prit dans sa bonbonnière, un poudrier où un miroir était disposé au revers du couvercle, se regardant vite fait, elle examinait son visage aux endroits dit propice aux marques de l'âge, faisait-elle déjà si mûre pour qu'on l’appelle Madame, certes elle n'avait pas vingt-et-un ans, mais elle n'en faisait pas quarante non plus. Refermant celui-ci, elle le rangeât délicatement, laissant ses tracas de côté, mieux fallait se concentrer sur la discussion qui venait d'être engagée, par un bref rappel de ce qu'est l'Ombre, Isabeau fût un temps attentive, jusqu'à que son mystérieux Luthais Kritz n'engage une discussion des plus large, neutre aussi, on pouvait voir ça comme une première prise de contact...

— Que pensez-vous de notre... équilibre actuel ?

En effet, pour une question large, elle était des plus larges, qu'entendait-il par équilibre ? L'ombre entre ceux qui la manient, ceux qui la vénèrent, et ceux qui ne vivent que pour la voir s’effondrer et avec elle l'Eglise ? Comment répondre sans pour autant montrer son opinion, ne dévoilons pas tout, tout de suite, cela serait trop dommage, et la discussion n’en serait que trop courte.

- Ma foie, en voilà une question bien large, je dirais qu'elle colle parfaitement au sujet lui-même... Je dirais qu'en ces temps sombres, l'Ombre ne sait jamais faite aussi pesante, mais si l'on se sent menacé, n'est-il pas normal de se défendre contre son agresseur ?

D'une voie douce et à peine audible pour les gens de la salle, Isabeau venait de franchir la ligne de séparation entre l'anonymat et sa couverture, tout en laissant un voile, sa réponse était l'égale parfait de la question posée, tout aussi vague et neutre que possible... Mais ne le laissons pas dans le flou plus longtemps, bien séance oblige, si Isabeau voulait continuer cette discussion elle allait devoir y mettre un peu plus de sa personne.

-A mon humble avis, l'Ombre est et restera présente quoi qu'il arrive, qui serait assez fou pour tenter quoi que ce soit contre ce qui constitue notre monde actuel. Elle saura trouver ses justiciers contre ses envahisseurs venu en mission, pour semer la discorde et implanter le fruit de malheur dans les racines de celle-ci. Ma réponse vous convient-elle plus, Monsieur Luthais Kritz ?

Esquissant un léger sourire à son voisin, elle pensait lui avoir donné suffisamment de matière à réfléchir quant à sa question initiale. C'était un jeune homme, il n'avait pas encore les traits d'un homme, ou du moins ce qui fait que l'on en devient un, il devait être, lui, dans la fleur de l'âge, pourtant son apparence elle, laissait croire tout le contraire, propre sur lui, habillé de manière distingué, il devait certainement s’agir là d'un haut gradé ou bien d'un sénateur, ou peut-être un magistrat... Isabeau se tourna vers la scène, un nouvel intervenant venait de faire son entrée, un scientifique, pourquoi pas, ces gens-là avaient eux aussi une conception de l'Ombre certes peut-être un peu plus comment dire, théorique de la chose, mais tout à fait plausible et acceptable, aucune idée n'est bonne ou mauvaise du moment qu'elle est justifiée, et démontrée, c'est ce que son père lui avait enseigné, si vous voulez que les gens vous prennent au sérieux et vous voient comme une personne réfléchit et apte à tenir une conversation peu importe le sujet, alors ils prendront la peine de vous écouter et de recevoir vos arguments.

Il était temps de renvoyer la balle dans le camp de ce cher voisin, Isabeau se pencha délicatement, son geste passa inaperçu, puis servit un revers à celui qui fit le premier service.

-Je me dois maintenant de vous poser la même question, dans le cas contraire cela serait manquer cruellement de manière de ma part, surtout de jugement quand à votre argumentation et votre avis sur la question, un manque de curiosité et de discernement je rajouterais aussi...

Mais, à évoquer les bonnes manières autant commencer par celle des présentations, Isabeau d'Heltier, Comtesse des beaux-arts et créatrice d'émotions pour qui veut bien en être spectateur, je ne vous cacherez pas ma totale ignorance quant à votre personne, votre nom et votre prénom n'étant les deux seules choses qui ne me sont pas inconnues pour l'instant, peut-être pourriez-vous m'éclairer de votre lumière sur mes quelques zones d'ombres ..
.

Le scientifique était toujours en train de parler, de temps à autre, certaines de ses paroles venaient se glisser furtivement dans le creux des oreilles, quelque peu distraites à vrais dire de la Comtesse, mais n'était-ce pas là le but premier d'un colloque, la confrontation d'idées et d'opinions ?
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MessageSujet: Re: Rien de tel que l'Ombre à l'ordre du jour [Isabeau d'Heltier- Luthais Kritz]   Dim 19 Fév - 14:11

    Ses doigts s'étaient saisis à nouveau de la carte et en pliaient méticuleusement les bords. Il ignorait si sa voisine répondrait ou ferait la sourde oreille. Du coin de l'oeil, il l'étudia avec davantage d'attention. Une silhouette gracile, un visage jeune, fin et doux dont émanait une assurance certaine. Son regard se reposa sur les intervenants en estimant que mademoiselle aurait été plus appropriée. Sauf si elle était mariée. Il cessa d'y penser. Des introductions mutuelles éclairciraient ce point,les épouses mentionnant bien volontiers leurs maris, encore plus selon la charge de monsieur. La voix montant à ses oreilles n'évoqua cependant pas ce sujet. Une pointe d'amusement le gagna à la réponse de la jeune femme. Certes elle était aussi vague que sa réponse mais elle soulevait tout de même une interrogation intéressante. Appartenait-elle à ces personnes ayant une confiance totale en l'Eglise ? Qui approuvaient leurs actions du moment qu'une contestation précise disparaissait ? Ou s'agissait-il d'autre chose ? Elle pouvait très bien prêcher le faux pour savoir le vrai. Lorsque chacun restait vague, rien ne méritait d'être écarté temps qu'il n'en connaissait pas davantage.

    Un hochement de tête confirma que les propos de son interlocutrice lui convenait. Entendre son nom ne l'étonna pas outre mesure. En s'asseyant, elle avait probablement regarder les propriétaires des sièges avoisinant le sien. Mais après une simple interrogation, il avait tellement à réfléchir et à dire que ses pensées étaient encore emmêlées lorsqu'elle lui retournait sa question avant de se présenter. Son introduction ne manquait pas, d'ailleurs, de singularité. Créatrice d'émotion, une bien jolie qualification. Avait-elle un domaine de prédilection ? Il songeait, de plus en plus, à rectifier une erreur qu'une dame de cet esprit n'avait du guère apprécié. À défaut de pouvoir la saluer correctement, il lui adressa un sourire avenant.

    — Enchanté Comtesse... (souffla-t-il doucement.) Mais les zones d'ombre ne cachent pas grand chose. Je suis un simple magistrat novice. ( Aux oubliettes le titre, et après une légère pause, il murmura.) Je ne sais si nous devons satisfaire de notre monde actuel. Les rapports entre le bien et le mal me semblent faussés. Quant à se défendre, cette attitude est légitime mais le problème est parfois la nature ou plutôt l'identité de l'agresseur ainsi que celle de la victime. Il y a des attaques qui ne visent qu'à étouffer d'autres voix, d'autres façons de pensée. Devient-il alors légitime d'attaquer suite à une différence d'opinions ? Attaquer sans qu'aucun acte n'ait été commis relèverait de la précaution mais... cette dernière doit-elle aveugler ?

    Les menaces n'étaient à ses yeux qu'une question de perception. Il écarta l'idée du fou même si cette possibilité n'avait rien d'inimaginable. Si personne ne pouvait rien contre l'Ombre, sa négation restait tout à fait possible. Ses oreilles prêtèrent une vague attention au scientifique présent. Il affirma que la science n'allait pas à l'encontre de l'Ombre et qu'un bon scientifique pouvait être un bon croyant. Il s'appliqua à démontrer ses propos en s'appuyant sur les versets. La suite de ses propos devint plus passionnée mais, semblable à un élève dissipé, Luthais jeta un regard curieux à son austère voisin entrain de prendre des notes. L'écriture était tremblante et illisible. Le jeune homme finit par s'en détourner pour chuchoter à Isabeau.

    — Et si les justiciers se retrouvaient en prise avec des usurpateurs ? Je crains que nous ne serions pas en mesure de séparer le vrai du faux.

    C'était la première fois que l'occasion de discuter ce sujet se présentait. La Comtesse le mettait à l'aise et il ne ressentait pas cette pression que dégageait les personnes prêtes à tout pour convertir à leur point de vue. S'il se montrait trop naïf ou trop pessimiste, il avait le sentiment qu'elle ne lui tiendrait pas rigueur. Après tout ce genre d'échange n'avait guère lieu dans sa famille où l'Ombre ne restait qu'une idée abstraite. Même si tout le monde y croyait et la respectait. Plus qu'une peur, plus qu'une conviction, cela cachait un désir égoïste.

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MessageSujet: Re: Rien de tel que l'Ombre à l'ordre du jour [Isabeau d'Heltier- Luthais Kritz]   Dim 26 Fév - 14:35

Le colloque suivait son court normal, intervenant en intervenant, les points de vue de succédaient, certains se ressemblaient d'autres non. Isabeau, quant à elle tendait toujours une oreille attentive aux dires de ces messieurs dames. Cependant elle éprouvait une curiosité qui ne cessait d'augmenter pour son voisin de conférence. Les paroles qu'il venait de proférer lui donnaient matière à réfléchir. Même si il se présentait comme étant un simple magistrat, il avait une élocution très captivante, soutenue, et toute en finesse, ce qui avait le don de plaire à Isabeau. Les femmes de la noblesse, appréciaient quand leur compagnon de parole savait rétorquer, argumenter et défendre ses opinons, soulevant au passage d'autre questions fortes intéressantes cela dit en passant.

Des attaques qui ne visent qu'à étouffer d'autres voies, à cette phrase Isabeau haussa ses sourcils, une différente d’opinion, attaquer en préventif d'une potentiel attaque d'un camp opposé, si camp opposé il y a, le bien et le mal, donc si Isabeau faisait une sorte d'analogie, le bien et le mal n'existerait pas... A vrais dire, Isabeau n'en pensait pas moins, pour elle il n'y a ni bien ni mal, il n'y a que des idéaux, on serait prêt à tout pour défendre ce pour quoi on croit. Cependant pour Isabeau il y avait un "Mais", on peut défendre son parti, tant qu'on ne touche pas à l'Art, oui cela peut paraître un peu dérisoire mais l'Art est comme la représentation de ses parents, il incarne ceux-là, alors celui qui ose toujours avec des intentions néfastes envers celui-ci sont considérés comme des ennemis par celle-ci. Peu importe le camp de celui-ci, ainsi que son rang, l'Art on n’y touche pas.

-On ne peut leur reprocher de défendre ce pour quoi ils combattent et donnent, voir même jusqu'à leur vie pour cela. Cependant, ayant eu affaire à des terroristes dans ma jeunesse, je ne peux garder envers eux une certaine rancœur, pour moi ce ne sont que des extrémistes, ils revendiquent l’anarchie, mais savent-ils seulement ce qui les attends ! Je dois vous choquer avec mes propos j’en suis navrée, mais je ne peux comprendre ce qui anime une telle masse de gens à s’acharner contre l’ordre qui nous gouverne tous et toutes, peut-être ont-ils eu affaire dans leur jeunesse à un traumatisme, mais cela n’explique pas de recourir à la violence, au massacre de masse.

Isabeau regarda au loin, il semblait que les intervenants avaient cessé leur intervention, elle prit le prospectus pour en relire le contenu, « Démonstrations et manipulations » qu’est-ce que cela ? Allaient-ils être les témoins de manipulation de l’Ombre à proprement dit, apparemment oui, un homme s’avança et fit un sorte de méditation avant de créer autour de lui une masse sombre presque opaque, s’emparant d’un livre posé sur le sol, l’ouvrant à une page qui semblait avoir été préparé au préalable, celui-ci se mit à lire à voix haute, Isabeau était fascinée par ce spectacle, l’Ombre est décidément très puissante et ceux qui savent la manipuler le sont de même, elle avait presque oublié son voisin, les questions qui restaient en suspens, le temps de la démonstration, elle restait attentive, ses yeux ne se détachant pas une seule fois de l’intervenant. C’était une journée pleine de surprises, elle n’en ressortirait que plus cultivée et moins inculte sur le sujet, ce sont des journées comme celles-ci qu’Isabeau aimerait vivre tous les jours !

Isabeau se remémora une question ou du moins une remarque faite par son voisin « Et si les justiciers se retrouvaient en prise avec des usurpateurs ? Je crains que nous ne soyons pas en mesure de séparer le vrai du faux. » Il est vrais que si des gens comme cet homme manient l’Ombre se retrouvait enrôlé dans un combat n’importe lequel, ses adversaires ne feraient certainement pas de vieux Os, cependant si l’on reprend ses dires, si les idéaux qu’on leur inculquait n’étaient que des leurs, des illusions, quelque chose que l’on aurait fabriqué de toute pièce pour leur monter la tête, avec de belles paroles, de belles promesses, il est facile d’appâter les plus démunis, et même, si l’on possède la capacité à manier le verbe alors plus rien ne vous arrête, voilà comment pervertir l’esprit des gens, des plus fragiles au plus coriaces.

-Vous avez raison mon cher, il leur suffit de proférer de belles paroles, de belles promesses de quoi enjoliver leur mensonges, et c’est ainsi que l’on voit des hommes d’honneur servir malheureusement les intérêts de groupes comme ceux des terroristes… Pensez-vous qu’en ce moment même, nous sommes les pauvres victimes de notre monarchie ? Je veux dire par là, que comme vous l’avez fait remarquer, serait-elle l’usurpatrice et nous ses pantins ?

Isabeau se redressa regardant son voisin avec interrogation, où cela allait donc les mener, sa question allait-elle être prise au sérieux ? Elle n’avait aucun doute sur son camp, sur les biens faits de la monarchie, de leur souverain, depuis tant d’années, elle et sa famille les servaient, jamais elle allait remettre en cause la bonté de son souverain, et la bienveillance de celui-ci sur le peuple d’Ishtar, ainsi que sur toutes les autres provinces, chaque jour est une bataille qu’il nous doit d’être remporté en l’honneur de la liberté.
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MessageSujet: Re: Rien de tel que l'Ombre à l'ordre du jour [Isabeau d'Heltier- Luthais Kritz]   Dim 4 Mar - 9:27

    Ses paupières se baissèrent légèrement. Étrange comment en quelques minutes, il était possible d'en apprendre beaucoup sur une personne, si celle-ci s'ouvrait. Ainsi la vie de la Comtesse avait été troublée par des terroristes. En entendant les mots employés, il supposait que la plaie était encore profonde mais sa liberté de ton évoquait celle d'une femme de caractère. Quant aux terroristes, son intérêt à leur sujet s'était arrêté aux révoltes. Comme d'autres nobles, il leur avait porté une haine indicible mais ce sentiment s'était atténué avec le temps à cause de sa mère. Sans pardonner, elle n'avait cessé de répéter que derrière cet élan de cruauté se cachait sûrement une raison. Elle souhaitait comprendre alors son père ne prônait que leur extermination. La violence naissait-elle d'une absence de dialogue ? Ou une manière d'allier des convictions et des actes ? Une discussion avec une personne de ce groupe aurait probablement éclairci ses interrogations sur ce point.

    — Ne soyez pas navrée de vous exprimer. Celui qui craint d'être choqué doit s'abstenir de tout dialogue...

    La suite du colloque se déroulait paisiblement. Tous étaient témoins de quelque chose, pour le moins, surnaturel. À voir les visages ébahis, bon nombre de personnes n'imaginait pas une telle manipulation. Les yeux plissés, fixés sur la masse, Luthais frissonna légèrement. Si tous les prêtres possédaient cet étrange pouvoir, il ne valait mieux pas se trouver sur leur chemin. Mais au-delà de la curiosité, l'inquiétude le gagnait. Les plus hauts membres de l'Eglise devaient être encore bien plus puissants, ce qui sous-entendait tout un tas d'actions, aussi bien néfastes que bonnes, possibles. Imaginez une armée faite uniquement de femmes et d'hommes capables de telles prouesses, la force de la Garde ne serait que celle d'une mouche. Surtout ne pas y penser, les hypothèses risquaient de se transformer en cauchemar. Et puis surtout, chaque camp restait à sa place. En attendant comment cet homme réussissait-il ça ? Il ne s'agissait pas d'aptitudes d'un être humain... Ils ne naissaient pas inégaux à ce point tout de même.

    La voix de la Comtesse dissipa ses pensées alors que la ferme intention de demander comment ce pouvoir s'obtenait le gagnait. Sa voisine savait parfaitement tourner ses questions, toutefois il ne répondit pas de but en blanc. S'il n'aimait pas une des conséquences de la monarchie, il avait grandi avec le principe que meilleur régime n'existait pas. Si bien, que le remettre en cause ou le déconsidérer ne lui venait pas à l'esprit mais se satisfaire des opinions parentales et les faire siennes ne lui convenaient pas. À partir d'un certain âge, leurs discours semblaient ceux de conservateurs psycho-rigides. Décidément, ce genre de question correspondait mieux aux personnes avec plus d'expérience.

    — La monarchie n'est qu'une idée prenant vie avec nos règles et notre hiérarchie. Si nous sommes victimes, nous ne le sommes que de femmes ou d'hommes peu scrupuleux. Mais chaque règne est différent et je veux croire en la bienveillance de notre jeune Empereur. En espérant qu'il saura s'entourer des bonnes personnes.

    Sa réponse ne masquait pas une certaine prudence. Si le monarque devenait pantin, il faudrait subir les désirs du marionnettiste. Et il doutait que ce genre de personnes souhaite, avant tout, la paix de l'Empire. Et si leur Empereur se montrait indépendant et inflexible, prédire les changements à venir était impossible. Sans compter que seuls les proches devaient connaître les idéaux qu'il allait porter. À condition que tout ceci l'intéresse. En prenant du recul, leur avenir était incertain.

    — Contentons-nous du présent...

    Un murmure à lui-même. Pendant ce temps, l'heure de la parole libre arriva. Si des mains se levèrent sans hésiter, d'autres patientèrent. S'exprimer en public ici demandait du courage. Rien ne disait qu'une âme fâchée contre vos propos n'allait pas vous attendre à la sortie du restaurant afin de vous faire goûter sa vision des choses. Une personne au premier rang s'exprima mais sa voix s'avérait à peine audible pour ceux à l'arrière. La deuxième évoqua la nécessité d'une régulation des pouvoirs. Elle se souciait qu'un prêtre devenu fou s'en prenne à des innocents.
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MessageSujet: Re: Rien de tel que l'Ombre à l'ordre du jour [Isabeau d'Heltier- Luthais Kritz]   Dim 11 Mar - 12:35

Décidément, son voisin lui réservait bien des surprises, il avait une très belle élocution, et une répartie à en faire rougir de jalousie les plus fins dans le maniement du verbe. Il est appréciable de voir que même jeune, certaine gens ne sont pas encore toutes dénuées de bon sens et de réflexion. On peut deviner quel genre de personne se cache derrière ce genre de réponse et de propos, et ce n'est en aucun cas pour déplaire à Isabeau, au contraire, dans ce genre de réunion, enfin de sommet il faut avoir une certaine culture.

Ce qu'il disait était tout à fait juste et correcte du point de vue des gens de leur caste. La Hiérarchie, une organisation sociale qui fait que chaque individu, ou classe sociale, est subordonné à un ou une autre, et ils avaient eu cette chance de naître dans une surélevée par rapport aux autres, même si Isabeau respectait et éprouvait le même sentiment vis-à-vis des autres sous classe et autre caste, un seul groupe faisait office d’exception, et vous savez lequel ! Acquiesçant donc les paroles de Luthais avec un hochement de tête, elle examina dans un coin de sa tête la petite partie de phrase qui venait d'énoncer "Si nous sommes victimes, nous ne le sommes que de femmes ou d'hommes peu scrupuleux..." des personnes qui seraient au-dessus d'eux, ou qui auraient plus de pouvoir, que ce soit dans l'application de décisions, de lois, et rassemblant des adeptes, faisant de leur groupe un parti à eux seul, amassant un nombre de voix assez suffisant pour faire pencher la balance en leur faveur, ou tout simplement doté d'argument que nous autres, ne possédons point.

-Amusant ce que vous venez d'énoncer cher Luthais, j'en prends bonne note. Entre nous, je ne fais nullement partie de ses gens vouant leur existence à l'Eglise, je la respecte comme tout autre groupuscule constituant notre société actuel, mais ne dirons-nous pas " Commun n'est pas comme un" et je me méfie toujours de l'eau qui dort... Je n’émets là, que ma propre pensé vous m'en excuserez ! De simples observations que j'ai amassé tout au long ma jeune vie, je n'en ai pas encore fini bien sûr...

Ils avaient tous deux raison, et bon nombre d'autre personne avait tout aussi raison qu'eux, tout point de vue est recevable, du moment qu'il est justifié. Assise sur sa chaise, Isabeau regardait autour d'elle, certain voulant prendre la parole, d'autre écrivant des notes sur des cahiers, notre hésitant encore, il y avait en cette assemblé bon nombre de personne de toutes horizons, et chacun d'entre eux, ici présent pensaient certainement différemment des autres, une personne est unique par son esprit et sa capacité à réfléchir. C’est ce que pensait notre comtesse.

-Voyez Luthais, une personne peut prendre la parole mais si elle veut que son commentaire soit crédible et audible des autres, il lui faut de l'assurance et de l'argumentation, auquel cas, il se passe ce qu'il est en train d'arriver en ce moment même, un tour de parole dont on se passerait bien, mais encore une fois qui suis-je pour parler ainsi, je ne vous cacherez pas le peu de connaissance que j'ai au sujet de l'Ombre, mais personne n'est parfait à part peut-être ceux qui se disent l'être... Un peu de honte est toujours bien bue n'est-ce pas ?

Isabeau n'avait aucune honte à dire ce qu'elle savait et ce qu'elle ignorait, on ne naît pas avec tout le savoir du monde, on l'acquiert, c'est pour cela que l'on organise de telle réception, pour enrichir le savoir de ses auditeurs, et ce soir en se couchant Isabeau se sentira certainement grandit d'avoir enrichit sa culture générale et en particulier celle sur l'Ombre.

-Contentons-nous du présent oui et non, j'ai envie de dire, qu'il faut toujours attendre quelque chose de meilleur pour demain, pourquoi demain serait-il comme aujourd'hui, le temps et l'usage rendent l'homme sage, je ne serais pas surprise que demain nous réserve des surprises bonnes comme mauvaise, espérons encore une fois qu'elles soient bonnes, mais là ... tout dépend de quel côté de la rivière on se place...

Ce n'est pas sans hâte qu'Isabeau attendait de pouvoir enfin se lever ses jambes commençaient à lui faire mal à être assise en permanence, un peu de mouvement que diable. La prise de parole avait elle aussi droit à son temps, après viendrait celui consacré à la dégustation. N'imaginez pas que notre Comtesse ne pense qu'à la boisson, mais avouez que l'ombre en verre cela ne pouvait qu’éveiller les esprits aux suppositions.
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MessageSujet: Re: Rien de tel que l'Ombre à l'ordre du jour [Isabeau d'Heltier- Luthais Kritz]   Lun 26 Mar - 5:02

    Une lueur espiègle fila dans ses prunelles. La mention de l'Eglise par son interlocutrice l'interpella. Ses propos pouvaient très bien ciblés des sénateurs ou autre personnage important mais Isabeau les avait mentionnés. Le lieu et la nature du colloque pointaient évidemment dans cette direction. Par chance, elle n'était pas de ces extrémistes prompts à vous désigner comme hérétique sinon il aurait du trouver une parade jusqu'à la fin du colloque.

    — La méfiance préserve de la déception et quand les bonnes nouvelles arrivent, elle décuple leur impact... Avez-vous comparé vos observations de maintenant à celles d'avant ?

    En grandissant, les occasions de se forger sa propre opinion se multipliaient. Parfois on s'éloignait de celle de ses parents ou s'en rapprochait. Sa tournure sonnait mal habile. Tant pis ! Luthais contournait l'écueil de l'âge du mieux qu'il pouvait. Ne pas connaître l'âge d'une femme était tout de même embêtant. Un séducteur aurait sans doute déjà deviné et se serait joué à la perfection de cette donnée. Peut-être que le temps lui permettrait de combler ses lacunes. Le jeune s'étira discrètement, ses épaules se rejetant en arrière. Les chaises de la caserne habituaient à l'inconfort mais elles avaient des rivales. Pendant ce temps, les questions s'enchaînaient malgré le début poussif. Quand une réponse ne satisfaisait pas, un éclat de voix courroucé résonnait. Un homme manqua de crier sur son interlocuteur à cause d'explications trop vagues à son goût. Le jeune magistrat écoutait à peine mais la réflexion de la Comtesse se fraya un chemin jusqu'à son esprit. Il approuvait partiellement. Les plus timides avaient envie de participer, seulement le regard des autres les empêchaient. Ne sachant pas si c'était présentement le cas, il préférait laisser le bénéfice du doute à l'intervenant.

    — Mais cette prise de parole en publique est un véritable défi dans certains cas.

    Certes il valait mieux se taire parfois lorsqu'on ne pouvait pas discuter d'un sujet. Mais discuter tout en acceptant son ignorance et en la montrant, n'était-ce pas essayer de s'enrichir ? Au lieu de lancer un tel sujet, il Reprenant le carton, ses doigts déplièrent les bords et maltraitèrent à nouveau le papier. Sa concentration s'étiolait. Leur mouvement cessa en réalisant qu'Isabeau l'avait entendu. Tiens, vivre au jour le jour ne devait pas être dans ses goûts. Ses propos étaient plein de bons sens, néanmoins quelque chose l'amusa.

    — Seriez-vous optimiste ?

    Par contre, il ne pariait pas sur le fait que les hommes devenaient plus sages au fil des ans. Tout dépendait probablement de ce qu'on mettait derrière sage. Le jeune homme adressa un regard en coin à son voisin au passage. Ah, il regrettait de ne pas avoir pris de quoi écrire. Au moins pour rédiger quelques notes et garder une trace des points importants. Peut-être en rentrant. Il y avait aussi quelques petites choses à finir. Histoire d'oublier le travail, le blond souffla à la Comtesse.

    — Ce colloque vous a-t-il inspiré des idées de création ?

    Une manière détournée pour mieux connaître ses activités. Chant, dessin, musique, la liste était longue et sa voisine devait bien avoir un domaine d'expertise. L'heure de la collation approchait et elle ne lui disait toujours rien.

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MessageSujet: Re: Rien de tel que l'Ombre à l'ordre du jour [Isabeau d'Heltier- Luthais Kritz]   

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Rien de tel que l'Ombre à l'ordre du jour [Isabeau d'Heltier- Luthais Kritz]

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