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 Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~

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Dietrich K. Eberhard

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MessageSujet: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 25 Déc - 18:25


Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ 18002354545454 .::.Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ 117760646446

C'est quoi se bruit. Doucement le jeune homme ouvrit les yeux. Il s'était encore endormis en étudiant, mais qu'elle idiot des fois, pourvus qu'il n'aille pas baver sur son livre. Son regard tomba doucement sur les pages, non ca vas elle était encore parfaite. Doucement ces doigts coururent sur les lignes de la page, c'était vraiment quelque chose se genre d'histoire. Bien que le contenus lui semble des fois assez obscure. Ces histoires de trahison et de mensonge, souvent il se demandait pourquoi c'était si difficile d'être honnête. Mais pour l'instant il n'avait pas vraiment le temps, la graduation de sa bougie lui indiquait qu'il risquait d'être en retards, si il ne se dépêchait pas. D'un bon il se leva, première chose a faire se débarbouillé un coup, simplement parce qu'il aimait bien cela, et que cela l'aiderais a se réveiller un peu plus. D'ailleurs qu'est ce qui l'avait réveiller, quelque chose qui était tomber dans les couloirs ? Bah surement l'un des autres novices qui faisait des bêtises, il en faisaient toujours a se demander ce que leurs parents leurs avaient enseigner. Pas la politesse en tout cas... L'eau froid qu'il se passa sur le visage le réveilla un peu, lui donnant le courage de ce changer, fini la tenue noir du prêtres.. Il préféra passer une chemise d'un gris foncé presque noir et un pantalon en cuir noir. Des vêtements qui semblait lui faire une seconde peau. Pourquoi ce genre de tenues, parce que ce matin il devait s'entrainer a la manipulation des ombres. Et pour tout avouer, il ne se sentait pas l'humeur de faire les mouvements encombrer des robes du clergé.

Bon un dernier coup d’œil au miroir , juste pour voir si il était présentable.. .S'observant un instant il remarqua qu'il n'avait pas passer de soulier, mais bon qu'elle importance, l'endroit ou il allait s'entrainer ne demandait pas vraiment ce genre de protection et il avait plus facile de se concentrer comme cela. Oui c'est étrange mais c'est comme cela.
D'un pas rapide, le jeune homme se rendit dans l'une des petites cours entourée de chambre et de salles de méditations... Encore une fois il avait rater le petit déjeuner, mais cela ne l’ennuyait pas, il n'avait pas vraiment un gros appétit. Son professeur l'attendait déjà, c'était un vieil homme sans rien de particulier, sauf qu'il faisait preuve d'une patience a tout épreuve envers le jeune homme. Il semblait toujours attendre qu'il fasse mieux sans jamais se fâcher, ni le diminuer, cela le changeais agréablement, quand il travaillait en groupe il avait toujours l'impression d'être le plus nulle, celui qui ratait tout. Pourtant il était douée le jeune homme c'est en tout cas ce que certain professeur disait a son père, il manquait juste de confiance en lui. Son contrôle des ombres était des plus erratique.

Un instant saluer le vieil homme avant de prendre place. La danse , enfin le style que lui apprenait cette homme lui convenait bien mieux, que de longue médiation.. en bougeant il sentait bien mieux les ombres. En fait notre jeune prêtre maladroit, adorait sentir son corps lui obéir, l'entrainement de l'homme l'avait musclé pas comme un de ces hommes qui maniait sans cesse les épées ou les haches de guerres.. Non ces muscles était fin et nerveux, son entrainement l'avait rendus souple. Il connaissait par cœur les mouvements d'arts martiaux..
Il connaissait par cœur les mouvements de défense, il arrivait avec une certaine faciliter a créer un bouclier pour se défendre, a créer un bras d'ombre pour ramasser quelque chose.. Mais les mouvement d'attaque lui causait plus de problème, si il connaissait les mouvements, il n'arrivait pas a y associer l'ombre.

Enfin la séance commença.. Les mouvements s’enchaînèrent doucement au début, les ordre du vieil homme s'élevait doucement, sans jamais qu'il n’élève la voix il guidait le jeune homme... Jusqu'au moment ou il lui demanda de l'attaquer... Comme a chaque fois les mouvements du jeune homme bloquèrent et il chuta encore une fois... Un grondement lui échappa... Mon dieu il était vraiment un incapable... Le souffle un peu cours il leva un regard désolée vers le vieil homme qui secoua doucement la tête.

« C'est terminé pour aujourd'hui. »

Le jeune homme soupira encore une fois... Avant de s'asseoir sur le sol, son regard suivit un instant le vieil homme qui s'éloignait, mais pourquoi il n'arrivait pas a franchir cette étape.. Cela semblait si facile, mais a chaque fois il échouait... Doucement il passa une main sur son visage, repoussant une de ces mèches.. Bon il suffisait de recommencer encore et encore. Doucement il se releva..
Reprenant la pose de combat, un instant respirer, et laisser les ombres venir doucement a lui. Il les sentait l'entouré... Cela le rassurait mais en même temps lui faisait peur... Oui il avait peur de la puissance de ces ombres, et pourtant il se sentait a l'aise avec elle.. C'était ce qu'il avait toujours voulut.. Mais il avait tellement peur de blesser...

Fermant les yeux, il écouta les alentours avant de bouger brutalement, comme pour frapper... Encore une fois le mouvements rata.. Comme retenus par quelque chose.. Pourtant il n'avait personne en face de lui... On recommence encore une fois, il fallait juste qu'il s'imagine quelqu'un qu'il pouvait vraiment frapper... Quelqu'un qu'il détestait, doucement il laissa son esprit se rappeler le jour ou sa sœur avait perdus ces jambes, il laissa la colère monter doucement dans son corps, la laissant prendre possession de son esprit... Il la laissa l'envahir, avant de pousser un grondement de rage..

Cette fois son mouvement fut réussis... L'ombre prit la forme d'un fouet, qui claqua dans l'air, venant frapper l'un des piliers faisant exploser la pierre... Comme toujours quelque chose clocha, le homme sentit une douleur a sa joue, un éclat de pierre venait de le blesser.. Déconcentrer pour la douleur, les ombres qu'il dirigeaient s' affolèrent aussi, l'ombre fouet claquant dans le vide, risquant de blesser quelqu'un si il passait ... Grimaçant un peu le jeune homme chercha a prendre contenance... Cela ne marchais pas vraiment mais bon. Une larme coula doucement le long de sa joue, il avait encore échouer et en plus il n'arrivait pas a reprendre le contrôle.. Non vraiment... Qu'elle idiot il faisait.


Dernière édition par Dietrich K. Eberhard le Dim 1 Jan - 17:54, édité 1 fois
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptySam 31 Déc - 23:33

Depuis que j'avais crevé les yeux à Faoiltiarna, ma vie était devenue ennuyeuse. Comment dire la chose ? J'avais été puni, moi, Émile Paole, du haut de mes vingt-six ans, et je devais m'occuper de... ces... êtres humains, ces petits trucs aux regards imbéciles, et aux aigres, qui sans cesse s'agiter, et cherchaient à copuler un peu avec tout. La réplique plus jeune de ce qu'ils seront une fois adultes, rassemblant dans leurs gestes tout l'art du théâtre, concentrant dans leur petite poitrine toute la connerie de l'humanité, je méprisais ces trucs. Je ne trouvais pas d'autre mot pour les qualifier, hormis celui qu'on leur prêtait habituellement, mais même « rat », ou encore « chien », « cafard », « cloporte », et ce genre de mots particulièrement flatteur... ne leur allait pas. Je ne pouvais pas trouver pire, car leur bêtise, leur superficialité étaient un véritable appel au meurtre, ils étaient la preuve vivante que pour le bien de tous, il valait mieux tuer les enfants dés leur naissance. Je nommais : les adolescents.

Oh... bien évidemment, je n'avais pas à hausser la voix pour me faire entendre, ma réputation me précédait, mais c'était un véritable fardeau que de devoir donner de mon temps à ces ignobles petits cons. Et c'était donc particulièrement énervé, fatigué, et stressé que j'avais eu envie de me détendre un peu en luttant. Certes... je me remettais tout doucement de mes blessures contre Zélig, seule ma main restait un fardeau en soi, mais la lassitude me revenait plus facilement. Mes épaules étaient écrasées par le poids du temps, mes jambes lourdes fonctionnaient sans que je sache trop comment, et mes envies de meurtre se faisaient plus brutales. Mon violon jeté sur mon épaule, mon corbeau volant autour de moi, poussant toujours de petits cris rauques, je me rendis au Monastère pour glaner un peu de calme, et de repos. Je ne m'attendais pas à avoir quelqu'un prés de moi, et cherchant la solitude, j'ouvris la porte sur un élève et son professeur, je poussai un gros soupir agacé.

Cependant, je ne partis pas tout de suite, le regard fixé sur la petite chose à la chevelure bleue, observant ses gestes maladroits avec un délice sadique, bah ! J'adorais toujours de voir les autres raté, et je me permis même d'entrer pour laisser à ma mesquinerie tout le plaisir de contempler l'échec du novice. Croisant les bras, je haussai les sourcils après avoir posé mon violon dans un coin. L'Onyx repris aussitôt sa place, les serres dans ma peau, il pencha la tête sur le côté, quand soudain, il remarqua tout comme moi que ça rata. Et pas n'importe comment.

Lassé, j'allai repartir, mais le croassement de l'oiseau me fit sursauter, et je me retournai vers le tentacule qui fondit sur moi avec violence. Aussitôt, je remuai les épaules, l'Onyx s'était déjà envolé, et je me concentrai. Les yeux fermés, j'inspirai un grand coup, et je me retrouvai dans ce monde qui m'était trop familier pour être vrai. Contrairement à la fois où j'avais combattu Zélig, j'étais nu, les pieds posés sur une terre sèche, d'où je pouvais sentir des éclats de verre pénétrer ma chair. L'enfant pleurait toujours dans son coin, lui, toujours vêtu de ses haillons, le regard faible et semblant être sur le point de mourir à chaque seconde. Je croisai son regard semblable au mien, il émit un grognement animal avant de se rouler dans la terre. Ceci était mon monde, mon esprit, et ma vision de mon enfance, tel que je l'avais subie. Avec mon mépris coutumier, je m'avançai vers lui, cette fois-ci, je ne voulais ne pas le tuer pour sa faiblesse. Je n’avais même aucune intention belliqueuse à son sujet, je tendis ma main blanche vers lui.

Et en dehors de ça, que se passait-il ?

Mon ombre avait frémi, comme soudain prise de volonté, elle avait grossi pour s'étendre encore et encore. Lentement, sa forme changea et ressembla à une immense paire d'ailes noires qui brusquement toutefois, s'éleva dans les airs pour devenir des tentacules semblables à des plumes. Filant vers le plafond, grosses et raides, elles se cognèrent contre et fondirent sur le malheureux qui avait eu la connerie de chercher à me blesser. Qu'importe si c'était un accident, je ne pardonnais jamais rien. Je ne perçus rien, pas même mes actes, je restais immobile, aveugle et sourd à ce monde-là, enfermés dans mon propre univers. Les ombres se séparèrent en deux, l'une d'entre elles ricocha contre le mur pour foncer sur Dietrich. Et les autres suivirent le mouvement. Le garçon fut entouré de plumes noires, tranchantes comme une lame, et personne ou presque ne pouvait le sauver. L'une d'elles s'enroula autour de son bras, et non sans violence, commença à le tordre.

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Le Corbeau Blanc :

Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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Dietrich K. Eberhard

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 1 Jan - 11:03


Il faut se calmer... Oui mais ce n'est pas facile, pas facile du tout. Le jeune homme est du genre stresser quand il rate quelque chose. Entrainant encore plus d'échec l'un a la suite de l'autre. Par l'ombre que ne peut-il être plus douer. Pourquoi n'arrive t'il jamais a faire ce qu'il voulait, pourquoi est-ce qu'a chaque fois cela échouait... Du coin de l’œil le jeune homme capta un mouvement.. Des cheveux blancs ? Mais mais pourquoi est-ce que mes ombres l'attaque , et si c'était quelqu'un d'important... Poussant un grondement le jeune homme chercha a reprendre le contrôle... Qui sait peu- être y serais t'il arriver...

Sauf que quelque chose se passa, quelque chose qui le cloua sur place... Ces ombres était bien plus agressive que les sienne, bien plus belle aussi.. D'un beauté mortelle... Sans pensé même a réagir le jeune prêtres suivit des yeux les plumes... Cet homme était bien plus douée que lui.
Oui mais attendez.. Ces ombres, c'est lui qu'elles attaques, le jeun prêtres ne put s’empêcher de pousser un couinement de surprise et de peur... Il faut qu'il fuie... Sans plus réfléchir il fit un pas en arrière...

Trop tard.. Bien trop tard, en un instant il ne vit plus rien, sauf des plume d'ombre tranchantes comme des rasoirs, mais pourquoi ne peut'il ne pas faire ce genre de chose... Soudain son cerveaux imprima la douleur. Le jeune homme sentit les plume tourbillonnant déchirer ces vêtements, et sa peau, faisant couler un sang rouge a l'odeur métalliques... C'était comme des griffes de chats qui perçait sa peau.. Une douleur sourde et continue...

Mais le pire était surement la douleur de son bras qui se tordait encore et encore, toujours plus loin... Dieu il allait le lui briser... Le jeune homme n'avait même pas la force de crier.. Et puis qui l'entendrais, personne n'était dans le coin.. Les larmes a présent coulait sans aucune retenues sur les larmes du jeune homme.. Il fallait qu'il se protège, juste un peu, sous la panique il ne réfléchissait plus laissant son don sur les ombre agir, la peur est une aide puissant, il sentit son torse se couvrir d'une cape d'ombre... Protéger son cœur, ce ne serais pas suffisant il le savait..

Crac...

Crac.. Qu'est-ce qui viens de faire crac... La douleur le fit hurler, son poignet venait de faire un bruit étrange et la douleur montait tout le long de son bras pour exploser dans son cerveaux. Sans pouvoir se retenir le jeune homme tomba a genoux son bras toujours tirer vers le haut par les plumes d'ombres...

Soudainement le jeune homme retrouva sa voix, une voix tremblant, emplie d'une certaine souffrance.. Son visage ces bras était lacérer de coupures, légère mais douloureuse.

« Arrêtez.. je vous en prie arrêtez... »

Cela manque un peu de force, d'autorité mais bon.. Le pire c'est qu'il sentait que l'homme n'aurais pas de pitiez, surement un inquisiteur.. Mais pourquoi l'attaquer comme cela.



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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 1 Jan - 12:56

Perçus-je donc la voix tremblante et faible du novice ? Non, je ne le pouvais pas. Je ne pouvais rien entendre de l'autre monde dans celui-ci, il n'y avait rien de tangible, juste mes doutes et mes peurs d'enfant. Pourquoi avais-je attaqué l'autre gamin, déjà ? J'aurais pu simplement esquiver ? Certes... mais j'étais un monstre, un loup, et même si j'avais vu arriver le coup, j'avais réagi au quart de tour par pur réflexe. Et dans mon esprit, l'enfant que j'avais été me regardait de ses yeux rouges, la couleur rendue trouble par ses larmes. Je posai un genou à terre, passant ma main blessée dans sa chevelure blanche, il était laid, tout comme je l'étais. J'étais conscient que j'avais toujours exercé un certain magnétisme sur les autres, et je n'avais jamais su en quoi, cependant, je ne trouvais nulle beauté dans ce regard crispé par la faim et le froid.

Le gamin était plein de terre, comme s'il venait de creuser un trou dans lequel se cacher du vent, il avait de gros cernes noirs sous ses yeux rouges, et ces derniers étaient dilatés de fatigue. Ses cheveux étaient en bataille, souillés par la terre et la crasse, sa peau n'était pas parfaitement blanche, mais blême, jaunissant sous son regard, et ses lèvres étaient si minces qu'on avait la sensation qu'il mourrait de soif. Ses os ? Que dire de ses os qu'on voyait onduler sous sa chair ? La maigreur avait pris son corps, lui arrachant graisse et muscle. Cet enfant n'était rien d'autre que moi, je pouvais même déterminer son âge, puisqu'il lui manquait l'index et le majeur, le sang puait, et je pouvais deviner qu'on venait tout juste de les lui trancher. Sans affection, avec froideur, je retirai une brindille cachée dans ses cheveux, il était à genoux devant moi, tremblant de froid, le regard rendu fou par la faim. Le vent glissait contre ma nuque, caressant toujours mon corps nu, parsemé de cicatrices, stigmates d'une vie faite de violence et de lutte, lui contemplait les marques de brûlures sur ma mâchoire. Mordant ma lèvre, j'effleurai du bout des doigts mon épaule, constatant l'absence de l'Onyx.

Et que faisait l'oiseau dans la réalité ? Il s'était simplement posé dans un coin, la tête penchée sur le côté, il observait mes ombres foncer encore et encore le novice, il croassait pourtant parfois me faire sortir de ma transe, tout en sachant que seul un coup assez puissant pouvait me tirer de là. Et les ombres continuaient de l'entourer, vives, rapides, tranchantes, elles le blessaient sans le moindre scrupule, bougeant par volonté, celle de me protéger. Une ombre forma un arc de cercle pour finalement zigzaguer autour de Dietrich et de foncé sur sa jambe, je ne savais pas ce qu'il se passait, sinon j'aurais rendu la chose moins douloureuse. J'étais bien, là où j'étais, trop sourd pour entendre la voix adorablement suppliante de Dietrich. Cependant, l'Onyx s'envola pour me donner un coup de bec dans la joue, je ne sentis rien.

Le gamin me donna un coup de griffes, ses ongles étaient noirs de crasse, et voyant que je me contentai de hausser un sourcil, il prit ma main pour la mordre. Ses petites dents se cassèrent sur ma peau, et faisant un bond en arrière, il resserra ses haillons autour de lui. En poussant un soupir, je me relevai pour marcher en sa direction, j'étais agacé par ses colères. Il fourra sa main sous la terre, arrachant des herbes déjà mortes, il cherchait à se cacher dans le désert aride de mon monde. Pourtant, il n'y arrivait pas, fuyant l'ombre menaçante que j'étais pour lui. L'homme était un loup pour l'homme, j'étais mon propre cauchemar. Il se replia alors sur lui-même, quand devant lui, je lui donnai un regard plein de mépris. Il ne tarda pas à pleurer, se balançant d'avant en arrière, il émettait de petits couinements nerveux et rauques, le corps secoué de tremblement, il faisait peine à voir. Mordillant mes lèvres, je le saisis par le col pour le soulever d'une main. Qu'importe si ça avait quelque chose de ridicule, ça se passait dans ma tête de toute façon. Une claque s'abattit sur sa joue maigre, il grogna et avec mon sadisme habituel, je lâchai brusquement pour qu'il puisse s'écraser sur le sol.

Les Ombres s'élevèrent de nouveau jusqu'au plafond, transperçant la pierre, elles coururent dessus pour s'étendre tout autour du gamin. Son professeur s'était enfui, sans doute pour prévenir quelqu'un, conscient que malgré son rang, il ne pourrait pas m'arrêter. J'étais bien trop fort pour ceci, bien trop brutal, et moi-même je ne savais pas ce que je faisais. Je n'étais même pas conscient, trop occupé à rouer l'enfant que j'avais été de coups, haineux envers ma propre faiblesse.



[HJ : Je laisse Uriel te sauver juste après o/]

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Mort(e) tragiquement

Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 1 Jan - 13:37

Pour interrompre un cours de théologie, exceptionnellement donné par le Haut Prêtre lui-même, il fallait avoir une excellente raison. Mais un homme au Monastère de la Capitale en avait une qui convenait. Uriel D'Arken était en train d'exposer les questions métaphysiques de l'existence, de la nature de la matière (l'Ombre est partout !) ainsi que du pourquoi de certaines lois, alors que la porte de la salle faillit sortir de ses gonds, au moment de s'ouvrir sur un prêtre probablement plus âgé que le petit blond. Toujours vêtu de blanc, il écouta la description chaotique des évènements qui se déroulaient non loin de là. Il comprit néanmoins la gravité de la situation, entendant le nom du responsable : Emile Paole. Il ne fallait vraiment pas plus pour que le Haut Prêtre se mette en route.

Il fit signe à l'assemblée de la suivre. Pour la plupart, c'étaient de jeunes prêtres, déjà ordonnés, qui approfondissaient leurs connaissances et cherchaient encore quelques réponses à des questions complexes. Parfois d'ailleurs si complexes que le Haut Prêtre avait besoin d'un long temps de réflexion. A chaque fois, il tombait sur quelqu'un qui trouvait une interrogation nouvelle à lui soumettre. Arrivant au bout du couloir, dans une salle d'entrainement, Uriel soupira. Emile était en transe. Devant lui, se tortillait de douleur et de terreur le plus mignon des novices : Dietrich Eberhard, l'un de ses petits favoris. Et sans doute la personne la moins susceptible de survivre à cela. Malgré une certaine urgence de la situation, le blond ne put s'empêcher de contempler l'art exercé par l'inquisiteur. Le baron Paole avait une réputation bien taillée et y faisait admirablement honneur. Les ailes noires d'Emile étaient pratiquement dignes de ce que le Haut Prêtre pouvait donner en matière de bénédiction. De véritables éclairs de magie noire tranchaient l'air. Avec un air impassible, le petit homme esquiva un coup qui vola vers lui, sans doute sans qu'Emile n'en soit conscient. Enfin, il valait mieux pour lui. La jambe de Dietrich n'eut pas autant de chance.


"Voyez ce qui se passe lorsqu'un décide de progresser trop vite. Le pouvoir sans volonté, est comme un corps sans esprit."

Suite à ce petit commentaire de la situation, Uriel détacha son manteau, le laissant tomber derrière lui. Il fallait bien sauver la vie de ce garçon, puis encore le soigner. Et il ne fallait pas faire de magie du sang devant une assemblée aussi large et jeune. Emile était vaguement au courant, mais voilà tout. Profitant du fait que l'inquisiteur le plus monstrueux de l'Eglise ne soit pas présent en ce monde et que son sort ne le visait pas, il usa du voyage ombreux pour atteindre Emile. Il en était assez proche pour donner un coup. Un ample geste de ses bras suffit pour projeter Emile contre le mur. Une fois la source mise hors-circuit, Uriel leva les bras pour s'emparer des décharges d'énergie encore en action. Pendant quelques instants, la magie libérée par Emile allait tourner dans la pièce, tentant peut-être bien, de faire de Dietrich de la viande hachée. Sans parler de toutes les autres personnes présentes... Quelques minutes de bataille mentale et gestuelle plus tard, le Haut Prêtre remettait son manteau.

"Les cours sont finis, retournez à vos occupations, mes enfants... Je m'occuperai personnellement de ces deux hommes..."

Enfin... Dietrich n'avait pas encore grand-chose d'un homme, alors qu'Emile était plutôt une bête sauvage qu'autre chose. Un petit sourire apaisant aux lèvres, Uriel posa un genou au sol à côté du novice. Il passa une main sur son front, avant de s'intéresser à sa jambe. Cuisse perforée, mais l'os intact. Parfait. Posant les deux mains sur la plaie, le blond ferma les yeux. Le sang agit et le corps se régénéra. Le Haut Prêtre passa quelques secondes à caresser la peau douce du jeune homme, une fois que celle-ci ait récupéré son apparence d'avant. Ensuite, il le prit délicatement par le bras et regarda le poignet. La petite blessure ne fut pas un problème. Mais l'os était manifestement brisé. Et la guérison des fractures ne relevait pas vraiment de ce qu'Uriel faisait le mieux.

"Ne bouges surtout pas ton poignet, Dietrich."

Uriel fit autre chose : le sang lui permit d'endormir le bras, l'engourdir, empêchant le garçon de ressentir la douleur. On allait lui poser une atèle à l'infirmerie du Monastère. Il n'allait pas faire amener Zélig qui prétendait pouvoir ressouder les fractures. A propos de Zélig, le Haut Prêtre avait encore une question à discuter avec Emile Paole. Les nouvelles allaient vite, surtout lorsqu'un Grand Prêtre venait se plaindre en personne. Ou plutôt informer son unique supérieur de la situation. Le Père Auderic ne se plaignait pas. Il réglait les conflits et venait rendre son rapport après. Un homme digne de confiance, contrairement à l'albinos ici présent. D'ailleurs... Il reprenait conscience, là. Uriel regarda le délicieux petit garçon et fit glisser sa langue sur ses lèvres.

"Tu te sens mieux, Dietrich ?"

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 1 Jan - 14:07


Pourquoi ? Pourquoi ?

Oui pourquoi lui.. Qu'est-ce qu'il avait fait de mal, il avait juste rater, ces ombres n'aurais pas fait de mal a quelqu'un qui pouvait les diriger avec tant de force... Oui il aurait put faire quelque chose pour ne pas l'agresser comme cela.. Pour le moment le jeune homme ne voyait que de l'ombre, il n’apercevait que la silhouette de l'homme que par intermittences.. Cette silhouette lui disait quelque chose.. ha oui il se rappelle maintenant... Mais ce n'est pas le moment de penser.. Sans qu'il ne sache pourquoi mais il se sentait en danger.. Ces ombres lui faisait de plus en plus mal...

Elles était de plus en plus agressive... Si elles lui avaient lâcher la mains elle ne cessait de l'attaquer, avec difficulté le jeune homme se releva, gémissant doucement... Est-ce que si il s'éloignait suffisamment peu- être pourrais t'il s'échapper, bien qu'il en doute profondément.. Mais il ne voulait ps mourir, il ne voulait pas encore laisser cette vie..
Non pas encore il avait encore tellement de chose a faire, ces larmes coulèrent un peu plus fort le long de ces joues, alors qu'il fini par ce redresser, son bras coller a son corps il chercha a reculer...

Avant de sentir une douleur violente a sa jambe... Sa jambe.. Un nouveau cris lui échappa alors qu'il tombait au sol, le corps tremblant.. Son regard se porta sur les ombres qui se rassemblait au plafond.. C'est certain a présent il allait mourir.. Mais il ne voulait pas mourir... Que les ombres me protège.. Je vous en supplie protéger moi.

Fermant les yeux le jeune homme se prépara au choc.. C'est certain il allait arriver.. Ce choc qui se réveillera mortelle.. Le temps sembla s'étirer mais rien n'arriva.. Rien ? Pas de douleur ? Pas de choc ? Ouvrant les yeux, des yeux embuer par les larmes.. Les ombres semblait lutter contre quelque chose.. D'autres ombres ? Non un autre pouvoir.. Le jeune homme laissa son regard errer autour de lui.. Mais d’où venait tous ces gens,ils étaient tous la pour le regarder.. Sans savoir pourquoi il se sentit encore plus mal a l'aise.. Tant de personne pour le voir échouer encore... Mais ce n'était pas lui qu'il regardait... Qui alors...

Le regard du jeune homme vint se poser a nouveau sur l'endroit ou se tenait son tortionnaires.. Mais se n'était plus lui qui se dressait.. Mais le Haut prêtres... Uriel D'Arken.. Mais que faisait le haut prêtres ici.. A sauver un pauvre novices comme lui.. A nouveau il se sentit mal a l'aise... Il ne voulait pas déranger cette homme, si puissant .. Et si beau aussi. Le jeune homme aurais bien voulut se relever pour saluer l'homme, mais sa jambe lui faisait si mal.

Le jeune homme n'arrivait pas a arrêter ces larmes, sa sœur avait du avoir si mal quand elle avait été blessée. Alors que l'homme s'agenouillait prés de lui, le jeune prêtre se sentit rougir, ho non il ne fallait pas qu'il fasse cela, c'était.. C'était... Allez voila qu'il n'arrive plus a penser.. La main de l'homme contre sa jambe le troubla un peu... Son regard glissa sur la main, le plus troublant était surement que la douleur semblait s'envoler sous cette main, la blessure se refermais.. On pouvait faire cela avec le pouvoir des ombres... Un instant Dietrich retiens son souffle comme pour ne pas déranger son seigneur... De prés il était encore plus beau, ces traits étaient si fin, si finement ciselé...

Ne pas bouger... Le jeune homme en aurais été incapables. Simplement parce qu'il était troubler par la présence de l'homme... Surtout qu'il sentit son bras comme engourdis.. Oui c'est cela engourdis...

« O..Oui... Excellence »

Le jeune homme passa sa main non blesser dans ces cheveux se mordillant doucement les lèvres.. son corps tremblait doucement, pourquoi est-ce qu'il avait si froid, surement le contre – coup de l'attaque qu'il ne comprenait toujours pas.. Et puis il fallait qu'il arrête de pleurer, mais les larmes ne cessait de couler, sa main glissa sur son visage, se frottant les yeux, cherchant a reprendre son souffle.

« je.. je suis désoler Messire D'arkan.. de.. de vous avoir déranger... »

Doucement lever son regard vers l'homme, plongeant ces yeux troubler dans le regard du haut prêtres, l'on pouvait s'y perdre facilement. Mais pourquoi les hommes l'attirait t'il plus que les femmes, c'était étrange, mais bon qu'elle importance... Soudain il remarqua qu'il dévisageait le haut prêtres cela ne se faisait pas, mais alors mais pas du tout, rougissant violement, le jeune homme baissa son regard.

« Je.. je .. c'est ma faute.. Je.. Je crois... J... j'ai encore échouer.. Et .. Puis .. Je n'ai plus rien comprit... Je suis désoler... Je.. je vous remercie de.. de m'avoir sauver. »

Le jeune homme eu un petit sourire tremblant, aller savoir pourquoi il se sentait en sécurité avec cette homme.. En sécurité et troubler a la fois, c'est quelque chose d'étrange.. Mais bon qu'elle importance.



Dernière édition par Dietrich K. Eberhard le Dim 1 Jan - 17:54, édité 1 fois
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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 1 Jan - 14:51

Ma tête claqua contre quelque chose de dure, et l'image de l'enfant éclata, la douleur explosa alors dans tout mon être. Un grognement fut ma réponse à la violence du coup que je venais de me prendre, la réalité venait de me réveiller, et avec elle, je sentais pointer ma fatigue. Je rouvris les yeux, mais je ne voyais pas ce qu'il se passait, aveugle comme je l'étais pendant un moment après l'utilisation de ce don. Je n'entendais pas plus ce qu'il se passait, sourd, je bougeai la main devant mon visage pour sentir les serres de mon oiseau se poser sur elle. Je ne bougeai pas, me contentant de supporter la douleur qui se diffusait en moi. Je sentis un peu de sang couler sur ma nuque, ma poitrine se soulevait et se baissait sans cesse, j'avais mal, j'avais même plus mal que j'aurais du avoir. J'eus soudain l'impression que mon cerveau servait d'enclume à un marteau, mes tempes battaient fort, chacun de mes neurones était compressé dans la douleur, et j'avais envie de vomir. Je ne m'entendais même plus gronder, je ne me voyais même pas pris dans la souffrance, je ne pouvais que sentir, mais ni voir et entendre. Bon sang ! Ce Don était une véritable plaie dans son genre ! C'était véritablement insupportable ! Je ne pouvais rien faire à chaque fois pendant quelques minutes, et caressant le mur pour m'assurer de sa présence derrière moi, j'y donnai un coup de pied qui fit hurler mes phalanges.

Secouant la main, ma main brûlante de douleur, je poussai un soupir. Je ne supportais pas ce monde aveugle et sourd ! Ça me rendait fou de rage, frustré, je grondai comme un chien qu'on aurait privé de nourriture. L'oiseau sauta sur le sol, pendant que faible, je tentai de me relever, les jambes lourdes et tremblantes. Mes ongles s'enfoncèrent dans la pierre, et en sueur, frémissant à cause de la fièvre, je parvins à me hisser plus ou moins sur mes deux jambes. Cependant, je retombai aussitôt sur les dalles glacées du monastère. J'aurais certainement lâché un « merde », si la douleur ne m'avait pas coupé la voix. Funalement, je laissai mon dos tombé contre le mur, une jambe relevée, la tête levée vers le plafond, je tentais de reprendre un peu de force. Ca ne servait rien de m'énerver. Je respirai fort, presque comme un porc et j'avais du mal surtout à gagner un peu de dignité, je mouillai mes lèvres. La fièvre était tombée, c'était maintenant le froid qui m'envahissait, et passant une main dans ma nuque, je commençai à percevoir un léger son. Je fermai et rouvris les yeux, le monde reprenait tout doucement ses couleurs, je ne voyais pas tellement les formes, mais je pouvais contempler leurs couleurs. De petits points de lumières tachaient mes rétines, dansant devant mes prunelles, j'agitai les doigts devant moi, et je ne crus voir que des pattes noires souillées l'arborescence de couleur. C'était la première fois que ça me faisait ça, bah ! C'était à voir. Mon pouvoir était encore trop complexe et primaire, et je le découvrais de plus en plus.

Des couinements pénétrèrent brutalement mes oreilles, se fracassant contre mes tympans, je grimaçai en les bouchant aussitôt. Mon corps était une plaie entière, et j'avais du mal à supporter la moindre chose. J'avais utilisé mon pouvoir sur un coup de tête, pour une petite chose de rien du tout, et je subissais les conséquences de tout ceci. Mouillant mes lèvres, secouant la tête, je poussai un soupir, et toussant, je criai presque :


— Arrêtez de pleurer dans mes oreilles, c'est désagréable !


Évidemment, ce que j'ignorais, c'était que la personne en train de pleurer était bien trop loin de moi pour sangloter dans mes oreilles. Le visage entre les mains, le cerveau explosé dans mon crâne, j'avais mal. Les couleurs continuaient de papillonner devant mes yeux, et la nausée devenait de plus en plus insupportable. Secouant la tête, les yeux rouges non pas à cause de l'habitude, mais bien rouge de fatigue et de douleur, dilatée carrément, je cillai plusieurs pour tenter de recouvrer un semblant de... d'image. La gorge en feu, je frottai plusieurs fois mon visage, passant mes doigts dans ma chevelure blanche, je la tirai pour tenter de calmer les douleurs par une autre douleur. Remuant un peu les épaules, les jambes lourdes de souffrance, je ne tentai pas cette fois-ci de me relever, mais de percevoir les sons. Malgré tout, les voix ne parvenaient pas clairement, je n'entendais que leur son, mais pas leur forme. On pouvait en gros me parler, mais je serais incapable de déterminer le sens derrière cela. Zélig me paierait un jour cette faiblesse.

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 1 Jan - 17:06

L'utilisation de la magie du sang épuisa une bonne partie des forces du Haut Prêtre. Il vit la brume rouge l'entourer, voiler son regard. C'était là le signe habituel de l'abus de ses pouvoirs. Il ne voyait plus Dietrich très bien et dut fermer les yeux quelques instants. Il ne l'entendit que de loin, ne saisissant que vaguement ce que le petit voulait lui dire. Paradoxalement, et contrairement à Emile, il était juste à côté de lui. Mais, quelques instants plus tard, il ouvrait les yeux et avait repris le contrôle de la maladie qui le rongeait lui donnant autant de pouvoir qu'il pouvait en prendre entre ses petites mains blanches.

"Chuuut... Tout va bien, Dietrich. Je ne suis pas là pour te reprocher quoique ce soit. Tu ne pouvais pas réussir ici."

Son regard se reporte encore sur Emile. Un vrai monstre. Dietrich avait tendance à s'auto-flageller, parfois à raison, mais en ce jour, il n'y avait rien qu'il ait pu faire. Le puissance que l'Inquisiteur pouvait déployer était incontrôlable et animée par la violence intérieure de l'albinos. Avant de se relever complètement, Uriel se rapprocha encore du visage du jeune assistant bibliothécaire et l'embrassa sur le front. Avec un sourire, il alla chercher son manteau et l'attacha correctement, réchauffant son corps fragile. Le Haut Prêtre pouvait être frileux par moment. Une fois rhabillé, il s'approcha d'Emile et l'observa secouant la tête. Il gardait une certaine distance de sécurité et une partie de son esprit lui hurlait de faire attention à cette bête sauvage qui était temporairement trop fatiguée pour mordre, mais pouvait à chaque instant décider de frapper quand même. La pièce fut conçue pour fournir en permanence une grande quantité d'ombres aux occupants. Il n'y avait pas grand chose à craindre.

Après une longue minute de contemplation, le Haut Prêtre prit quand même la parole, ne s'inquiétant qu'à moitié du fait que leur conversation n'était pas destinée à être entendue par un novice. Cela dit, Dietrich n'était pas un colporteur de ragots et avait sans doute désormais assez peur pour ne plus parler d'Emile pendant un bon moment.


"Alors, toujours en vie ? Je vous ai dit d'apprendre à vous contrôler, Baron. La méditation n'a pas été inventée pour satisfaire le caprice vain de quelqu'un. Au contraire, elle a beaucoup d'utilité. Alors soit vous apprenez rapidement à maîtriser vos dons, soit je fais bouillir ce qui vous sert de cerveau. Est-ce compris ?"

Un murmure de colère, sifflé au travers des dents du Haut Prêtre.

La remarque pouvait également valoir pour ce qui se passa dernièrement entre lui et Zélig. Le manque de retenue et de maîtrise de soi était à la base des deux évènements. Bien entendu, Zélig étant particulièrement limité dans son esprit, il ne pouvait pas forcément faire preuve de retenue. Mais il avait une bien meilleure maîtrise de ses pouvoirs et préférait adopter la fuite, plutôt que s'opposer à quelqu'un. Au moins, ça limitait les dégâts aux anonymes citoyens qui se faisaient déchirer en mille morceaux par une panthère noire gorgée de magie... Ô joie. Uriel se tourna vers le jeune et adorable Dietrich aux yeux encore mouillés qui le rendaient si désirable...


"Dietrich, va à l'infirmerie qu'on t'immobilise le poignet. Attends-moi là-bas, veux-Tu ?"

Ce n'était pas une question à laquelle quelqu'un de sensé répondrait "non", bien sûr. Surtout lorsqu'elle s'adressait à un novice. Lorsque l'enfant fut sorti, le blond reporta de nouveau toute son attention à Emile et soupira. Il était las de devoir surveiller cet inquisiteur. En attendant, il n'allait pas le laisser là non plus. Et s'il avait besoin de se reposer, tant mieux : il n'allait pas poursuivre Lao, le temps que Léandre quitte la ville. Ombre, Empereur, pitié, qu'il le fasse, où Emile allait le tuer au lieu de l'arrêter...

"Tu veux que je t'aide à marcher, Emile ?"

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Dietrich K. Eberhard

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 1 Jan - 17:52


Le haut prêtres n'avait pas l'air d'aller fort bien ? Il était malade, est-ce qu'il avait user trop de force pour l'aider ? Non il avait dut rêver, l'homme semblait aller aussi bien que possible. Il ne pouvait pas réussir, mais dans un sens c'était a cause d'une de ces erreurs que tout cela s'était passer.
Un soupire lui échappa avant qu'il ne sente un baiser se poser sur son front.. Hein ... Doucement il cligna des yeux pas vraiment certain de ce qui venait de se passer..
Il avait bien entendus l'autre homme crier, mais il ne pleurais pas a ces oreilles, pourtant par réflexe le jeune homme se força a arrêter de pleurer son visage était assez rouge pour le moment, et ces yeux alors il ne fallait pas en parler... Et puis pourquoi est-ce qu'il n'avait pas prit une veste, il aurais eu bien plus chaud...

Une fois le haut prêtre éloigner, Dietrich prit son courage pour se relever, c'est fou ce qu'il avait les jambes qui tremble, étrange aussi de sentir sa main comme anesthésie, sans aucun autre symptôme... Un peu inquiètes il regarda le haut prêtre s’approcher de l'inquisiteur, les ragots des dortoirs se rappelait a sa mémoires... Il était dangereux de contrarier cette homme, et pour tout dire maintenant il comprenait pourquoi...

Il semblait pourtant si fatiguer... Un instant le jeune homme eu envie d'aller voir si il pouvait faire quelque chose, mais avec un peu de chance tout ce qu'il parviendrais a faire c'est mettre encore plus le boxon... Le silence est une vertus, notre jeune ami savait parfaitement que ce qui se passait entre les murs de l'église devait y rester, seule la parole de l'ombre devait en sortir.. La méditation, ca il savait bien faire par contre. Lui faire bouillir le cerveau.. Un instant le jeune prêtre se sentit frisonner, il n'aimait pas vraiment la violence, a se demander ou il avait été élever.

A l'entendes de son nom le jeune homme releva la tête... Il savait parfaitement reconnaitre un ordre d'une demande.. Délicatement il s'inclina devant le haut prêtre avant de se retourner.. De toute façon il ne se sentait pas d'humeur a contrarier qui que se soit.. Peu être que le haut prêtre voulait parler seul a seul avec l'inquisiteur, et puis cela ne le regardait pas...

D'un pas un peu tremblant il s' éloigna doucement, pour tout avouer il avait un peu de mal a se rendre compte qu'il pouvait marcher, sa douleur avait été si brutal intense... En fait il avait du mal a réaliser qu'il était vivant, il aurais du mourir... Comme il connaissait bien le coin ces pas le menèrent rapidement a l'infirmerie...

Il n'aimait pas cet endroit,les médecins ne lui plaisait pas beaucoup, ces idiots n'avaient rien put faire pour sa sœur.. Pourtant il laissa l'homme lui bander le poignet.. Il se demandait un peu combien de temps il resterais comme cela sans avoir mal... Se mordillant les lèvres il observa les gestes du praticiens.. Il était précis et décider... Pour le moment il avait l'impression de ne pas être vraiment dans son corps c'était une sensation étrange...

L'homme eu vite bander sa main, ce n'était pas compliquer, d'un air lasse il donna au jeune homme quelque plantes a prendre si il avait mal.. Sachant parfaitement que son patient pourrais ne pas le faire... Ce que ne ferais surement pas le jeune homme, il détestait cette sensation d'endormissement qu'elle donnait.

Son excellence lui avait demander d'attendre, et bien il attendrait bien qu'il aurais bien été se changer... Il se serais bien aussi un peu laver, la sueur collait encore a son corps, et ces vêtements lui donnait l'impression d'être si sale... Soupirant il s'assit tranquillement sur un des lits... Et sans s'en rendre compte ferma un instant les yeux... Sombrant doucement dans le sommeil, tombant a moitiez sur le lit... Son souffle était régulier... C'était si agréable de ne plus penser.

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Émile Paole

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 1 Jan - 19:26

Uriel d'Arken me parla ? Je reconnus certes sa voix, mais je ne compris pas ce qu'elle voulait dire, elle frappait contre mes oreilles, sans que mon cerveau ne puisse capter ce qu'elle racontait. Mon corps tremblait, ce n'était pas « moi » qui tremblais, mais cette masse de muscle et de fatigue. Je ne voyais pas toujours, mes yeux regardaient le vide, et les couleurs continuaient d'entacher ma vision. Je passai une main dans mes cheveux, oubliant Dietrich, cherchant à écouter Uriel pour me raccrocher à la réalité. Cette réalité-là qui était si différente de mon monde, où personne, jamais personne ne saurait que l'enfant qui servait de singe aux Guignols d'Ishtar était en fait l'homme le plus fou de l'Église. Uriel était encore trop raisonné pour atteindre ma démence, j'étais au point, où rien ne me retenait. Tout me semblait si fade, les gens, la vie, l'Ombre, la guerre, la politique... seuls le meurtre, souvent mêlé au sexe me donnait un goût... un goût pour quoi ?

Un goût pour supporter cette humanité idiote ? Une drogue ? Je ne savais pas, et je ne saurais décrire ce que je ressentais dans ces moments-là, c'était un orgasme, un instant si fort que je dévorais le monde, ou du moins... c'était l'impression que j'en avais. J'approuvai machinalement, peu à peu, mes sens reprenaient vie, et je compris vaguement ce qu'Uriel affirmait. La méditation ? Mais quand je rentrais en transe, c'était cette méditation qui me faisait perdre le contrôle. Je ne pouvais pas sortir à volonté de ça, la douleur seule était ce qui me jetait dans la réalité, et me faisait lâcher des yeux l'enfant qu'autrefois, j'avais été. Je parvins à me remettre debout, et ce après plusieurs minutes de calme, où je du respiré tout doucement. Une main sur mon visage, l'autre s'appuyait sur le mur, je parvins à me remettre sur mes deux jambes. J'étais à moitié plié en deux, et le regard fou, je fixai Uriel avec la démence au fond des iris, je grondai :


— C'était un accident — pour une fois —, mon Don s'est activé sans que je le souhaite réellement. Je vois... des...

Faiblement, je touchai ma tête, lourde comme du plomb, et qui me donnait l'impression de balancer d'un côté comme de l'autre à tout instant. Le dos toujours collé contre le mur, je poussai un soupir, en sueur, je tentai d'expliquer :

— Je vois... je ne sais pas... des choses... et pris dans ces images, je n'arrive pas à savoir ce qu'il se passe autour de moi. Il faut quelqu'un de votre puissance pour me ramener ici, même lui... je pointai du doigt le corbeau, même lui n'y arrive pas.

Car ce qui parvenait encore à me maintenir en humain, c'était bel et bien cet oiseau. Uriel d'Arken avait beau avoir le pouvoir et la puissance pour me vaincre, si je n'avais pas encore fait tomber l'Église, c'était grâce à l'Onyx. Levant la main, je sentis le corbeau planter ses serres dans ma peau, et il grimpa sur mon avant-bras pour retrouver place sur mon épaule. Il effleura de son bec mon cou, geste affectueux de sa part, il était le seul qui avait le droit de m'en donner. Mordillant le lobe de mon oreille, il me fit mal, mais c'était de bonne guerre, j'étais faible, mais pas assez pour m'écrouler. Je fis signe au Haut-Prêtre que c'était bon, peut-être un peu trop brusquement, et je grondai :


— Je... je n'ai besoin de l'aide de personne.

Mon orgueil avait parlé à ma place, et passant une main sur mon visage, je laissai Uriel pour aller dans le couloir. Je me tenais péniblement contre le mur, les jambes tremblantes, j'avais envie de sang et de sexe. De sang surtout, mordre, tuer, égorger... ces derniers temps, depuis que j'utilisais ce Don, je m'étais aperçu que mes pulsions restaient certes toujours aussi malsaine, mais devenaient de plus en plus... proche du cannibalisme. J'avais pu observer ceci avec Ethan d'ailleurs. Faisant un dernier signe de la main à Uriel d'Arken, je grondai entre mes dents, et je le quittai. Peu à peu, je retrouvai mes forces, je parvins à me mettre droit, même si une certaine lourdeur écrasait toujours mes épaules. Je n'avais pas eu le temps de voir qui j'avais attaqué, et ça n'avait pas réellement d'importance. Il fallait que je me calme, et que je maîtrise mon Don, cependant sans méditer, car c'était ça qui le rendait de plus en plus délicat à manier. Remuant les épaules, je disparus dans les ombres du monastère.

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 1 Jan - 20:30

"Oui, un accident. J'en suis certain. Un inquisiteur ne peut laisser arriver ce genre d'accidents. Surtout maintenant... Venez me demander de l'aide, lorsque vous serez mieux..."

Une référence assez évidente au fait qu'il y avait un certain nombre de personnes prêtes à traîner Uriel D'Arken dans la boue en dépit de ses vêtements blancs, de sa santé fragile et de sa position. Des personnes comme Genesio Demichellis qui n'attendaient qu'une erreur de la part de l'Eglise pour sauter sur l'occasion et hurler au danger public et appeler à la séparation de la politique et de la religion. Un scandale ! Un blasphème ! Comment pouvait-il proposer une chose pareille, alors que c'est la religion justement qui a contribué nettement plus que toute autre force à l'établissement du pouvoir en place. Néanmoins, l'Empereur pouvait toujours limiter les pouvoirs de l'inquisition, malgré tout son amour pour Uriel. Alors les erreurs et accidents étaient à éviter.

Le petit blond observa Emile s'éloigner. Bien entendu, il ne voulait pas d'aide. Il la refuserait avec une hache plantée dans le dos et les jambes attachées à des boulets. Marchant faiblement, en titubant, s'appuyant contre le mur, il faisait penser à un vieux loup blessé. Solitaire, puissant, invaincu, mais voyant sa fin arriver. L'utilité du Baron Paole touchait à sa fin. Il commençait vraiment à causer plus de problèmes qu'il n'en résolvait. Surtout dans la mesure, où il fallait être toujours dans son dos pour veiller à ce qu'il ne tue personne. Aujourd'hui, ce n'est pas passé loin. A ce propos... Une fois seul, le blond quitta la salle et se rendit à l'infirmerie.

Emile allait mettre quelques jours à s'en remettre probablement. Le petit Dietrich devrait se sentir mieux, là. Même si son poignait ne guérirait pas tout de suite, Uriel espérait qu'il n'en garderait pas un trop grand traumatisme. C'est toujours imprévisible. Ca motive certains et laisse d'autres effrayés et enfermés sur eux-mêmes pour toujours. Un Emile Paole déchaîné, il y a mieux comme expérience au cours de sa formation pour devenir prêtre. Le petit assistant bibliothécaire était un jeune homme qui pouvait arriver à ce qu'il désirait... Mais il y allait lentement, faute d'être convaincu de son propre talent. Lorsqu'il arriva sur place, le Haut Prêtre découvrit le garçon pratiquement endormi, se reposant sur l'un des lits de l'infirmerie. L'un des herboristes (pas de médecins scientifiques ici, vous vous en doutez bien) hocha la tête pour lui signaler que tout allait bien pour le petit. Le Haut Prêtre tira le drap blanc qui les sépara du reste de la salle et s'assit doucement sur le lit.

Il regarda Dietrich pendant plusieurs longues minutes. Un beau jeune garçon, délicat au possible, à la peau très douce et aux traits magnifiques. Son pantalon déchiré par le coup d'Emile laissait voir sa cuisse fraîchement guérie. L'entrejambe ne devait pas être bien loin, il restait sans doute à portée de la main d'Uriel. Mais l'homme se contenta de faire glisser sa main dans les cheveux et sur le front du jeune homme. Il lui souriait.


"Resta allongé, Dietrich... Tu as sans doute besoin de te reposer. Je ne veux pas que Tu te forces de trop. Ta survie est une grande chance. Tu peux me rendre un petit service, mon garçon ?"

Uriel déposa un nouveau baiser sur son front, sans le quitter des yeux, sans cesser de lui sourire. Dietrich était adorable et désirable... Emile Paole n'était sans doute pas le seul à avoir envie de sexe après l'utilisation de sa magie. Son penchant pour le cannibalisme était d'ailleurs facile à expliquer : il voulait du sang pour reprendre des forces. Notre corps nous fait désirer ce qui lui fait défaut. La Nature est bien faite.

"Ne parles à personne de ta blessure à la jambe, Tu veux bien ?"

Personne ne devait savoir que la magie du sang existait. Ou permettait de réparer une jambe déchirée. Pour appuyer ses paroles, il glissa sa main dans le vêtement troué pour caresser à nouveau la peau délicate de Dietrich. Il effleurait ses sous-vêtements du bout des doigts, comme par hasard, puis redescendait. Le tout sans quitter le beau garçon des yeux. Le regard bleu glace du Haut Prêtre reflétait son désir de déshabiller le petit et le serrer contre lui... A la place, il se baissa vers lui et l'embrassa sur la joue. Ou sur le coin de la bouche. Enfin, à un emplacement qui donnait au baiser une ambiguïté insupportable. La voix de l'aîné était devenue un doux murmure.

"As-Tu envie de quelque chose, Dietrich ? Tu as était très courageux aujourd'hui et Tu as assez travaillé pour une journée." - Comme pour le forcer à rester dans le lit, Uriel enleva les chaussures du blessé, libérant ses petits pieds. Lui-même, d'ailleurs, ne supportait pas d'être au lit avec ses chaussures. - "Y a-t-il quelque chose pour te faire plaisir, maintenant que Tu es bien installé ?"

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 1 Jan - 21:12

Par l'ombre qu'il était fatiguer.. Il avait tellement envie de dormir, mais il ne pouvait pas encore... Pas tout de suite... Il dut pourtant s'endormir quelque seconde ou quelque minutes, il ne savait pas vraiment. Mais un mouvement du lit le tira de son sommeil... Clignant des yeux un peu étonner son regard tomba sur le haut prêtre.. Il était vraiment tout prés de lui la... D'un mouvement il voulut se lever.. Sauf que la voix de l'homme suspendus son geste. Un service.. Bien sur qu'il pouvait lui rendre un service, tout les services qu'il voudrait. Il avait fait serments de servir l’église, donc de servir le haut prêtres aussi...

Encore un baiser sur son front, qui le fit rougir brutalement. Ne parler a personne de sa blessure même pas a sa sœur.. Pour le moment se serais pas difficile elle était loin de lui, et puis il essayait de ne pas parler de jambes avec elle..

« Je n'en parlerais a personne votre Excellence. »

Puisque c'est lui qui le demandait, et bien se serais fait, même si le jeune homme aurais du mal avec sa sœur. Un instant le jeune homme sursauta les doigts fin de l'homme venait de se poser sur sa peau nue, la sensation était troublante.. Et puis pour tout avouer il avait honte.. Honte d'être aussi mal mit en sa présence.. Il se sentait sale...

Pourtant il lisait quelque chose de troublant dans le regard du haut prêtre.. Une lueur qu'il avait vu dans le regard des prétendants de sa sœur. Une lueur un peu carnassière, qui allumait une chaleur étrange dans le ventre du jeune , une lueur qui lui donnait envie de se cacher sous une couverture et de ne plus bouger...

L'homme s’avança, et le souffle du jeune prêtre se suspendit, surtout que la bouche de l'homme se posa si prés de la sienne, qu'il eu l'impression qu'il allait l'embrasser... Pourquoi cette envie qu'il le fasse alors qu'avec les femmes cette simple idée lui donnait envie de vomir... Envie de quelque chose ? Courageux, il n'avait pas eu l'impression d'être courageux..

A nouveau il rougis, se n'était pas a lui de faire cela,il allait se salir... Pourtant le jeune homme n'osa pas bouger, quelque chose qui lui ferais plaisir... Doucement le jeune homme se redressa un peu ramenant ces jambes contre lui, ces bras venant encercler ces genoux, son regard un peu perdu dévisageant le haut prêtre.. Quelque chose qui lui ferais plaisir.. Il y avait bien quelque chose mais comment le dire...

« Je.. »

Se mordillant les lèvres le jeune homme baissa son regard, avant de prendre une grande inspiration, il devait parler , mais il lui fallait trouver le courage .. De le dire.. De jeter ce qu'il avait sur le cœur... Un nouvelle bouffée d'air avant qu'il ne parle, rapidement sans reprendre son souffle.

« J'aimerais que vous puissiez aussi vous reposer... Je voudrais faire quelque chose pour vous... Vous.. vous avez l'air fatiguer Messire.. J'ai... j'aimerais vous soulager.. Co...comme vous l'avez fait pour moi... »

Allez voila qu'il balbutie a nouveau, ne pourrais t'il pas juste une fois parler normalement... Lentement il releva la tête ces joues aussi rouge que des tomates bien mure.. UN regard qui exprimait pourtant que de la vérité.. Ne savait pas qu'elle magie avait utiliser le haut prêtre pour le soigner, mais il avait l'impression que cela l'avait fatiguer... Et il s'en voulait un peu... Et puis il ne voulait pas que l'homme parte, il était rare de pouvoir lui parler seul a seul, et sa présence était un honneur, mais plus que cela aussi, il y avait autre chose qui troublait le jeune prêtre, quelque chose qu'il ne pouvait pas nommer.. Pas encore...
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Mort(e) tragiquement

Uriel D'Arken

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Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ Vide
MessageSujet: Re: Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~   Il ne faut jamais abandonner. ~~pv~~ EmptyDim 1 Jan - 22:10

Dietrich faisait preuve d'une innocence à toute épreuve. Un garçon adorable et doux, cherchant de la reconnaissance à tout prix. Il voulait tant se rendre utile, s'améliorer, devenir plus fort et ne plus commette d'erreurs. Aujourd'hui, il n'était pas responsable de ce qui arriva, mais Uriel savait que c'était souvent le cas : trop peu de confiance en lui. Cela se voyait dans son comportement actuel. La main du blond libéra le garçon, avant qu'il ne commence vraiment à se consumer. Il devenait rouge à un point difficile à imaginer. Cela le rendait encore plus désirable, il fallait bien le reconnaître.

"Tu es très aimable, Dietrich. Je te remercie de te préoccuper autant de moi. Mais ne t'en fais pas. Je vais bien. Tu dois te détendre, nettement plus que j'en ai besoin..."

Il se rapprocha encore du jeune homme. Sa main monta sur le rempart constitué par ses genoux tandis que l'autre se glissait dans son dos. Bientôt, ce fut le baiser. Le doux, le premier. La langue n'entra pas dans la danse tout de suite, laissant aux lèvres le soin d'y aller les premières et de se réchauffer sur celles de Dietrich, bien plus brûlantes que celles du Haut Prêtre qui avait si souvent froid à son petit corps fragile. Puis, elle fit son entrée, chaude et humide. Uriel ne laissait rien au hasard, contrôlant le déroulement de ce baiser dans les détails. Sa main remonta du dos jusqu'à la nuque du novice, tenant sa tête avec autant de fermeté que de tendresse. Dans l'esprit d'Uriel, l'éducation des prêtres était importante. Mais coucher avec certains l'assurait également de leur fidélité envers plus autant qu'envers l'Ombre. Malick, Suzume,... Voilà d'excellents exemples de magiciens talentueux, bien formés qui, partageant un lit avec lui, sont devenus ses amants et ses chéris. Ils l'aimaient. Pareil pour Ulrich. Bien entendu, de son côté, le Haut Prêtre s'attachait lui aussi. Mais il restait conscient du plaisir et des implications plus stratégiques.

Mettant fin à ce premier baiser, il sourit au jeune homme et caressa sa joue. Mignon, vraiment. Cela dit, il était hors de question de faire tout ce dont il avait envie ici et maintenant. A savoir arracher les vêtements déjà mal en point du gamin pour lui montrer deux trois petites choses de la vie et des plaisirs qui y sont étroitement liés. Sans les chaussures, le pantalon serait un jeu d'enfant... Mais il fallait se retenir, faire les choses dans les règles de l'art. Puis... En vérité, Uriel avait besoin de repos. Et peut-être d'un massage de dos avec ça. Mais le poignet de Dietrich n'allait pas lui permettre de faire ça. Alors il était préférable qu'il s'en aille. Doucement, il s'écarta du novice, le laissant reprendre ses esprits. Le connaissant, il allait être un peu secoué. Pendant ce temps, il aligna les mots dans sa tête pour en faire quelque chose de cohérent à servir à cet enfant. Enfin... Il allait devenir un homme d'ici très peu, mais avant, il fallait bien formuler la chose correctement, sans quoi, il allait encore lui faire peur. Ainsi, avant de se lever et de quitter la salle de l'infirmerie, Uriel s'adressa encore à Dietrich, dans un murmure doux :


"Tu as besoin de repos et moi, j'ai mes occupations. Viens donc me voir après la prière du soir, je serai sans doute dans mes appartements. Tu veux bien être mon invité ? Je devrais me faire pardonner pour ce qu’Émile t'a fait. Après tout, j'en suis responsable aussi..."

C'était vrai, mais ce n'était nullement la raison principale de cette invitation. Qu'importe. Sans douter du contenu de la réponse du novice, Uriel s'en alla, le laissant pour le reste de la journée. Au soir, une belle nuit les attendait au Palais épiscopal... Il en avait déjà l'eau à la bouche, rien qu'à y penser. Ce politicien habile, ce sorcier, jusque là, invincible ne pouvait contenir le désir qui émanait de son entrejambe, comme un gamin ou, pire encore, un animal. Mais nous avons tous nos petits travers, alors à quoi bon juger ? Profitons de la vie, au moins à moitié aussi bien qu'Uriel et nous serons tous heureux...

[Si Tu veux, on continue tout ça tout de suite au Palais épiscopal :-)]

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