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 Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]

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MessageSujet: Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]   Sam 24 Déc - 22:17

Et une autre soirée ennuyeuse, sans profondeur, vide de tout intérêt à passer à rire aux plaisanteries les plus mauvaises, et à contempler les rats de la noblesse se bouffer entre eux. Je ne pouvais pas toujours échapper aux fêtes, malheureusement, et cette fois-ci j'avais été obligé de me rendre à celle-ci. Une connaissance de l'ancien Baron Paole, qui avait tenu à revoir le fils de ce dernier, l'albinos au regard de fou qui explorait le monde dans le sang. L'homme qui avait organisé toute cette mascarade n'était rien d'autre qu'un Duc, proche de l'Église qui donnait de belles réceptions, fades, comme ses invités. Cette nuit-là, j'étais parvenu à m'éclipser des conversations, et de loin, isolé, j'admirais le spectacle sordide qui se jouait devant moi. Le bras légèrement replié contre ma poitrine, je sentais les serres de mon oiseau s'enfoncer dans ma chair, l'Onyx bougeait sans cesse la tête, avide, amoureux de l'humanité et de sa connerie. Les voix des nobles me donnaient un mal de crâne terrible, elles bourdonnaient contre mes tempes, tandis que leurs regards se faisaient indiscrets sur ma personne. Après tout, il devait y avoir peu d'albinos d'un mètre quatre-vingt-dix à Ishtar, surtout ceux qui portaient avec lui un énorme corbeau noir, borgne et qui refusait qu'on approche son maître pour des raisons souvent inconnues. Je poussai un soupir, et promenant mon regard sur la grande salle de réception, j'avisais le petit spectacle qui se jouait au centre.

Ce qui ressemblait à des comédiens était en train de lancer des fleurs tout autour d'eux, tandis que d'autres amenaient une immense boîte de velours brodée d'or. Elle paraissait pouvoir contenir deux personnes, et j'étais certain qu'une jolie créature devait attendre qu'on la sorte pour se faire croquer. Je poussai un soupir, observant les capes qui dansaient tout autour des comédiens, quand soudain, l'un d'eux s'éclaircit la voix pour attirer l'attention de l'hôte. Le Duc posa sa flûte sur le buffet, et se tournant vers le comédien, il frappa des mains en se demandant quelle surprise pouvait se cacher à l'intérieur. Il jouait la connerie à la perfection, et s'avançant, la panse en avant vers la boîte qu'il frappa. Je lâchai un petit « hum » lourd, quand soudain, je vis les quatre coins de la boîte tomber pour dévoiler deux femmes attachées l'une à l'autre. Par l'Ombre, un autre manque d'originalité, si banale ! Une orgie... rien que ça, j'allais encore m'emmerder. Haussant les sourcils, j'admirai pourtant les deux femmes plantureuses qui se tenaient l'une contre l'autre, leur air effrayé me fit comprendre qu'elles ne savaient pas ce qui les attendait. Leurs peaux foncées brillant à la lueur des bougies étaient appétissantes, leurs chevelures noires et bouclées tombaient avec sensualité sur leur corps nu. Attachée au niveau des pieds et des mains, je vis là toute l'innocence bafouée par la perversité de l'aristocratie, tellement normale ici. Poussant un soupir, je levai les yeux au ciel, mon corbeau sautilla jusqu'à mon épaule, et observa avec intérêt la scène. Le noble prit l'une des jeunes femmes par les cheveux et la tira à l'assemblée qui fondit sur elle comme des vautours.

Agacé, je me retournai pour observer la nuit noire par la fenêtre. Chose amusante, je contemplais souvent le verre lors de ce genre de réceptions, écoeuré de voir la connerie humaine agir. Cet homme devait certainement en avoir une petite pour se donner en spectacle de la sorte, surtout en violant une pauvre gamine devant d'autres porcs en costumes. J'émis un grognement devant tout ceci, ça me rappelait le Cirque, mais je n'avais pas l'intention de sauver cette pauvre fille. Chacun sa merde. Ennuyé, foncièrement ennuyé, je cherchai des yeux une sortie pour échapper à toute cette connerie. Et finalement, lorsque j'allais m'avancer vers l'assemblée dans le but de lancer des remarques cinglantes à un homme que je n'appréciais pas, je sentis quelqu'un me rentrer dedans. C'était une femme, et je remarquai alors que c'était l'un des deux objets sexuels que le Duc venait de se payer. Elle s'accrocha à moi, effrayant mon oiseau pleurant, gémissant, et me suppliant de l'aider. Ses lèvres étaient un appel au vice, et pourtant, elle murmura :


— Pi... pitié... ! Il... pitié !

Je tentai de me dégager une première fois, et ce... « gentiment », elle enfonça alors ses ongles dans ma poitrine en réponse. Je poussai un grondement agacé, et brutalement, je lui donnai une claque qui la fit tomber par terre. Ma patience avait trop de limites, et déjà, je la saisis sa chevelure pour l'obliger à se relever. Je la pris par la gorge, la plaquant contre le mur, je savourais les larmes que je voyais tomber au coin de ses yeux.

— Ne fais... plus jamais ça... salope ! Articulai-je avec colère.

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MessageSujet: Re: Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]   Sam 31 Déc - 3:28


Et une invitation de plus à une soirée mondaine, haute en couleur, remplie d’intérêts et propice aux ragots les plus croustillants. Je ne connais pas l’hôte personnellement. Le Duc doit s’être dit qu’il serait bien vu qu’il invite celui qui représente la province d’Hellwig, encore plus intéressant qu’il soit sénateur. Ce sénateur et comte en question n’est nul autre que moi. Je suis flatté de compter dans la liste des invités spéciaux, mais un peu moins lorsqu’il est question de la qualité de l’hôte qui laisse à désirer. Le rire franc, les mains baladeuses, jusque là rien qui cloche. Si ce n’est son physique dérangeant. Une barbe d’on ne sait combien de jours, dont quelques poils gris commencent à se faire voir. Pauvre homme, déjà les cheveux grisonnants à son âge. Bien sûr, il dit que cela fait son charme. Ce que je dis moi, c’est que les poulettes à ses côtés semblent plus intéressés par son prestige qu’à autre chose. À chaque fois qu’il rit d’une de ses blagues idiotes, c’est une montagne de bourrelets qui suit la cadence. J’ai envie de vomir. Je tourne d’ailleurs le regard pour trouver un nouvel intérêt auquel m’agripper. Des servants qui déambulent à travers la foule portant boissons et petits fours, près d’un canapé, une rousse plantureuse rit à une blague sûrement salée de la part de son compagnon, un homme assez grand et aux cheveux de neige se tient un peu plus loin. Un piaf se tient même à ses pieds. C’est ce qui attire mon œil, oui parce que je suis certain de l’avoir déjà vu quelque part, pas seulement le corbeau, mais l’homme aussi.

-‘’N’es-ce pas cet Emile de Paole qui vient nous montrer le bout de son nez?’’
Je murmure bien sûr, cette question n’en est pas vraiment une. Tiens, j’ai envie d’aller vérifier mes sources par moi-même, question de ne pas gaffer, ce serait ennuyeux.

Bon ça y est, le clou de la soirée arrive. Je fronce les sourcils devant l’absurdité de la scène. Toute une comédie pour si peu. Le Duc semble intéressé pour sa part. Il me fait presque penser à un jouvenceau bavant sur la jeune vierge qu’il va se taper. Excepté que le jouvenceau à l’avantage d’avoir du charme. Je fronce les sourcils lorsque le contenu de la boîte géante est dévoilé. Tiens, on ne m’avait pas parlé de ce petit bonus. Et pourtant, je pose ma main devant mes lèvres, pour cacher un bâillement. Qu’es-ce qui se passe avec moi?! J’ai soudainement perdu l’intérêt pour les orgies? Ou alors, je dois avoir mal digéré un truc. Bon, plan B de la soirée, je pourrais peut-être quitter maintenant et aller voir si Uriel est resté à la cathédrale. Nous avons des choses à nous dire concernant l’empereur et cette fête qu’il a donnée. C’est donc ce que je compte faire en m’avançant vers la sortie avant qu’une des deux esclaves me coupe le chemin en courant. Je m’arrête prestement, baissant la tête pour m’assurer que mes vêtements sont toujours impeccables. Non, mais c’est qu’on ignore d’où ça traîné ces petites bêtes là. Tout semble en ordre au premier coup d’œil, je relève les yeux sur celui que la sauvageonne a désigné comme sauveur, la pauvre.

J’observe en silence la scène, un fin sourire au bord des lèvres. Je suis complètement subjugué par l’efficacité de cet homme, si c’est vraiment celui que je crois. Aucune patience de sa part, il utilise la violence pour arriver à ses fins. C’est convenable dans son cas. Autour de moi j’entends quelques murmures. Certains scandalisés, d’autres qui commentent la chose avec une certaine excitation. Je ne suis quand même pas pour rester debout les bras croisés, même si l’idée m’est amusante, je dois agir avant que quelqu’un d’autre le fasse à ma place. J’effleure le haut de ma chemise et m’avance, sachant pertinemment que tous les yeux de cette assemblée sont à présent sur moi, jusqu’à ce cher personnage. Puis comme si c’était la chose la plus normale à faire, je tapote sur son épaule.


-‘’Avez-vous besoin d’aide cher ami, ou si vous préférez vous occuper de cette charmante jeune femme seul?’’

Ce n'est pas sur le ton du reproche, mais peut-être un peu celui de la plaisanterie. Je ne peux pas encore constater s'il s'agit bien de celui que je crois, mais j'en suis pourtant sûr. J'aurais dû y penser à deux fois avant de m'approcher... et pourtant.




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MessageSujet: Re: Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]   Dim 1 Jan - 0:00

Un élan de colère trop soudain pour que je puisse me contrôler, et je me donnais en spectacle en cet instant. Dans mon dos, je pouvais sentir les regards m'observer, je pouvais même deviner leurs expressions, et la peur qui se peignait sur le visage de la noblesse. J'avais été trop rapide et brutale pour qu'on puisse m'empêcher au dernier moment de buter la salope que je tenais entre mes longs doigts pâles. L'oiseau s'était d'ailleurs posé sur une table, sans la moindre trace de honte, il fit tomber un verre, et ce devant le visage outré de l'assemblée. Mes doigts serraient sa gorge, alors que je pouvais examiner des larmes couler au coin de ses yeux, des larmes amères et douloureuses, sa voix se faisait plus faible. L'autre femme qui était repliée dans un coin m'offrait des coups d'oeil à la fois terrifiés et haineux, tandis que son amie était en train de crever devant ce petit monde. Et c'était ce qui se serait déroulé, si une voix moqueuse n'avait pas sonné dans mes oreilles. Je me retournai sans la lâcher vers l'albinos qui me faisait face, je le toisai sans remords, sans regret, et remarquant qu'il était plus petit que moi, plus frêle malgré sa carrure, je crus reconnaître ce... Hellwig, un Sénateur reconnu.

Je lâchai un petit « hum » en levant un sourcil agacé, mordant mes lèvres, je défis mon emprise sur la gorge de la minable, juste assez pour qu'elle se plie en deux, et se mette à cracher à mes pieds. Agacé par cet homme que je ne connaissais pas, je caressai le visage de la pauvre femme, une caresse qui aurait pu passer pour tendre, si je n'avais pas saisis sa chevelure noire pour la tirer de toutes mes forces. Elle hurla de douleur, sans gêne, exhibant ses seins et ses larmes, je la tirai vers le Sénateur. Un regard furieux sur lui, je grondai de ma voix ténébreuse, et grave :


— Effectivement, j'ai besoin de votre aide.

Elle remua les mains dans l'air, elle griffa mon poignet, les genoux cognant le marbre du salon, tandis que je la tirai vers Ulrich. Toujours plus expressif qu'une tombe, je la jetai dans les bras de l'autre albinos, énervé d'avoir touché cette pute. Essuyant sans gêne ma main souillée par ce contact sur la poitrine du Sénateur, je sifflai entre mes dents pour faire venir mon corbeau sur mon épaule, tandis que la jeune femme se tenait presque avec amour contre le noble. C'était son nouveau rempart contre la folie orgiaque de ce lieu, et moi, je dépassai le petit blanc en ajoutant :

— Ce genre de chiennes nymphomanes ont tellement besoin de se faire baiser qu'elles se jettent sur le premier venu.

J'étais en colère, et alors ? Mordant ma lèvre, je caressai avec le pouce de la main gauche le cou de mon corbeau. Je dépassai Ulrich, cet homme que je connaissais que de réputation et que je n'appréciais pas. D'un pas assuré, sourd aux murmures que je venais d'occasionner, aveugle à la stupeur générale, je me laissai tomber dans le premier fauteuil venu. Poussant un soupir, croisant les jambes, un coude sur le bras du fauteuil, je posai ma tête contre mon poing et fixai la seconde jeune femme. Elle me donnait des frissons à me regarder avec autant de haine, c'en était charmant, et je reconnaissais que je me la serais bien faîte dans la foulée, elle était là pour ça, après tout. Sa chevelure noire et bouclée tombait sur son beau corps aux formes généreuses, ses yeux sombres, sa peau foncée, c'était un appel au viol qu'elle me faisait ressentir. Ses lèvres pulpeuses, rouges, me donnaient des vices, et me promettaient des délices de tous les genres.

Mouillant mes lèvres, prenant un verre, faisant comme si rien ne s'était pour me moquer de tout le monde, je lui offris un sourire, décoré d'un coup de langue qui voulait tout dire. Je ressentais sa haine et sa peur dans tout mon être, un sentiment puissant et grandiose qui me donnait des fantasmes sales, ah... le sang de cette traînée, quel arôme avait-il notamment ? Je m'imaginais l'allonger sur le sol, ou bien... l'attacher avec des fers chauffés à blanc contre le mur, mordant sa nuque pour que son sang coule sur elle, caressant ses seins et son ventre, un sang que je lécherais comme le reste de son corps. Et fatigué, je me libérerais dans sa bouche pour finir par la dévorer. La dévorer ? Oui, et ce dans les deux sens. Quelle couleur avait son foie ? Je sentis plusieurs frissons courir sur mon échine, je remuai, et lançai un regard aux autres qui signifiaient : « et alors ? ». Parce qu'évidemment, j'avais tous les droits.

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MessageSujet: Re: Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]   Jeu 5 Jan - 3:53


L’impulsivité a parfois des mauvais côtés. Comme déranger une personne qui déborde de colère sur une putain, et se rendre compte qu’il est trop tard pour reculer. J’ai tendance à agir sans y penser moi aussi donc ça nous fait un point commun. Ne me demandez pas pourquoi j’essaie de trouver affinités avec ce malade, je l’ignore moi-même. Peut-être que c’est pour être gentil? Hm…non, ce n’est pas ça du tout. Bref, tout en étant suicidaire, j’ai envie de faire une bonne action. C’est que cet homme allait tuer la pauvre femme devant les yeux de toute la galerie. Très divertissant en somme, mais ô combien inutile et gratuit. Ce que j’ai peine à accepter, c’est surtout que c’est un autre que moi qui se donne en spectacle. C’est lui qui amène dégoût, peur et curiosité sur les visages de la noblesse. C’est quelqu’un d’autre que toute cette belle merde est en train de contempler. Et ce, même si c’est loin d’être le but premier du baron de se faire remarquer. Il semble être à la fois ici et ailleurs lorsque je l’interromps. Comme s’il était en transe. C’est mauvais ça, non?

Il tourne son regard écarlate vers moi et lâche du même mouvement la malheureuse qui glisse sur le sol. Je ne tiens pas à quitter ces yeux qui me rappellent les miens, pas que j’ai peur, non, mais je sens qu’il pourrait me prendre en grippe si je baisse les yeux. Pourtant, Paole ne me laisse pas vraiment le choix. Il me lance sans la moindre douceur la brune en me criant dessus. Par pur réflexe, je la rattrape, la soutenant de mon mieux en jetant un regard circonspect au baron. Tiens, il a besoin de mon aide maintenant, comme c’est touchant. J’étire mes lèvres en ce qui pourrait ressembler à un sourire poli. Sourire qui disparaît aussitôt lorsque la main blanche se torche littéralement sur moi. Je baisse les yeux pour m’assurer que je n’ai pas rêvé. Bon, rien d’anormal n’est visible, mais il a quand même essuyé sa main sur ma propre personne. Je grimace de dégoût. Je suis tellement insulté que je ne fais même pas attention à la façon dont la jeune femme se colle à moi.


-''C’est drôle comme parfois les gens de la même espèce s’attirent…''

Ce n’est pas un cri, ni un murmure. J’espère seulement qu’il a entendu. Non mais pour qui il se prend celui-là? Il essaie de me faire compétition, il va se rendre compte à qui il à affaire. Aie! Je fronce les sourcils en revenant à mon fardeau. Je l’oublie celle-là. Elle transpire la peur par tous les pores de sa peau. C’est la raison pour laquelle je sens ses ongles dans mon bras. Lentement, je lui prends la main, pour la défaire de son emprise. Je lui offre un sourire rassurant.

-‘’Il faudrait vous rafraîchir un peu. Si vous voulez me suivre.’’

Et je suis de bonne humeur, j’utilise la formule de politesse utilisée pour ceux de mon rang. Tout est prévu, c’est pour qu’elle sente qu’elle a de l’importance pour moi. Ce qui n’est pas le cas, mais l’important c’est qu’elle le croit. Je souris à nouveau, en espérant que mon regard ne l’effraie pas trop, puis la sort de cette pièce. Le Duc s’interpose près de la porte, me reprochant de lui voler son cadeau.

-‘’Tututuuuttt ‘’ je pose l’index sur les lèvres du noble avec un sourire espiègle ‘’je vais la préparer pour la suite, vous me remercierez’’
Je lui décoche un clin d’œil et le pousse un peu pour pouvoir passer. J’ignore s’il m’a cru ou pas, mais l’important c’est que j’ai pu quitter l’endroit. Je cherche une chambre, et comme de raisons, j’en trouve rapidement une dans laquelle je m’engouffre, attirant la jeune femme au regard perdu à moi. Elle doit commencer à paniquer, se demandant quelles atrocités je vais lui faire, mais je l a laisse à ses réflexions, allant ouvrir la penderie. La chance est avec moi, des vêtements de femme. Je retire une robe de son support, et un peu rapidement la fait passer par-dessus la tête de l’esclave. Je recule d’un pas pour voir si ça peut passer et hoche la tête satisfait. Elle, oui car j’ignore toujours son nom, me regarde comme si une deuxième tête m’avait poussé et je la rassure aussitôt, posant ma main sur son épaule maintenant couverte.

-‘’Je sais que vous ne voulez pas finir entre leurs sales mains. Je vous offre une chance de vous en sortir. ‘’

Si je pouvais sortir de mon corps et assister à la scène, je voudrais sûrement me tuer à coup de pelle. Heureusement que ce n’est pas le cas. J’observe ses cheveux en grimaçant. Difficile de cacher une tignasse aussi volumineuse et reconnaissable. Mon regard cherche quelque chose à lui mettre. Je trouve un chapeau à fleur dans les teintes de rosées, bon ça fera l’affaire. Je lui place sur la tête et sourit à nouveau. Maintenant, la fenêtre. Elle s’ouvre facilement, simplement à la glisser de côté. Je sors la tête, une bourrasque de vent me fait fermer les yeux que j’ai fragile, puis regarde à droite et à gauche, c’est bon. Je l’invite à sortir, et malgré son air effrayé je lui caresse la main.

-‘’Allez directement à la cathédrale. Arrivée là-bas, cherchez le haut prêtre Uriel d’Arken, dites-lui que c’est le sénateur Hellwig qui vous envoie, vous serez entre bonnes mains!’’

Et sans plus de cérémonie, je referme la fenêtre, jetant un coup d’œil voir ce qu’elle fera. Elle hésite, sûrement la peur, puis dévale à toute vitesse. Et là je ris, vraiment amusé. La pauvre ignore qu’elle tombera dans un piège.


-‘’Uriel, je sais qu’elle te plaira. Amuses-toi bien mon ami…’’

Je mordille ma lèvre inférieure, souriant à la tête que fera le haut-prêtre, puis je défais quelques boutons de ma chemise, passe une main dans mes cheveux pour les ébouriffer, et sort enfin. Lentement, je reviens dans la salle, où quelques regards se posent sur moi, amusés. Je m’avance vers celui qui m’a indigné plus tôt et me plante devant lui, sachant pertinemment qu’il était occupé à dévorer la seconde esclave des yeux. Moi aussi j’ai tous les droits.

-‘’ Vous avez vraiment envie d'être le premier venu cette fois encore?''

Je prends un air sérieux, puis me penche vers lui pour lui prendre son verre, vidant le contenu d'un trait.

-''Pas mal'' Je recule un peu, sait-on jamais et regarde le verre vide d'un air déçu. Puis je me retourne vers la jeune femme. ''Oh, mais allez-y, surtout ne vous gênez pas pour moi!''

Je retrouve enfin mon aise du début de la soirée.
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MessageSujet: Re: Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]   Jeu 12 Jan - 20:33

Haussement de sourcils, lorsque l'autre blanc revint me voir, et prit mon verre. Je serrai aussitôt les dents, mouillant mes lèvres, je me raidis, et résistais à l'envie de lui faire avaler les éclats de verre. J'émis un grondement animal, démontrant que la colère pointait le bout de son nez, tandis que je percevais le souffle haletant de la seconde victime. Tournant parfois la tête vers elle, c'était le Sénateur qui avait pourtant toute mon attention, objet de ma haine. Cet homme, je ne le connaissais que de réputation, et je savais qu'il nourrissait son ambition à coups de reins. Un être donc qui n'avait pas ma sympathie, bien au contraire, après tout je n'aimais personne, mis à part mon oiseau. Frottant mes yeux, je me relevai et me plantai devant Ulrich, le toisant du haut de mon mètre quatre-vingt-dix. Ulrich Hellwig, et son air suffisant, Ulrich Hellwig et sa figure blanche, travaillant ses expressions comme le forgeron travaillait le fer, que se passerait-il si je lui crevais sa paire d'yeux écarlates ? Penchant la tête sur le côté, je repris mon verre en fronçant les sourcils, écoeuré qu'il ait pu boire là-dedans. Secouant le verre pour observer la liqueur rouge, je grondai :

— Croyez-moi, ce n'est pas moi qui vais me retrouver gêner par votre présence.

Me retournant, écoutant à peine les murmures qui couraient tout autour de nous, je sifflai entre mes dents pour faire venir moi oiseau. L'Onyx se planta sur mon épaule, croassant, il frotta sa tête contre mon cou, et je levai mon verre à Ulrich. Il était hors de question que je boive derrière lui, je passais avant tout, et si l'albinos ne voulait pas mourir, il avait intérêt à ne pas m'agacer plus que nécessaire. Il pouvait avoir le titre le plus prestigieux, diriger une armée, et se montrer aussi éloquent que possible, ce n'était pas ça qui allait m'arrêter. Rien ne pouvait m'arrêter. Seul le corbeau était en mesure de le comprendre, et pouvait sentir toute l'étendue de ma haine, celle qui depuis mon enfance transpirait dans mon être, et qui me rongeait, encore et encore, et encore ! Il n'y avait pas de mot assez fort pour l'exprimer ! J'en tremblais ! J'en tremblais au point de sentir mon corps être lourd comme du plomb, et qu'il bouge, sans que... sans que je puisse le comprendre. Je n'étais plus maître de moi-même, de moins en moins, je perdais de plus en plus facilement le contrôle de moi-même. Les mains crispées, fermant les yeux pour éviter de sauter à la gorge de l'albinos, je fis :


— Mais je reconnais — cependant — que votre compagnie laisse à désirer, avez-vous cherché à combler le vide de divertissement par une partie de jambe en l'air avec une pauvre fille, ramenée ici pour servir de repas à une bande de porcs ?

Et... d'un ton cinglant, parfaitement poli, et calme, j'avais résumé ce que je pensais d'Ulrich Hellwig, et de l'homme qui nous avait invités. Les gens manquaient cruellement d'humour, du moins selon moi. Je poussai un soupir, et rapprochant mon verre de ma poitrine, je laissai le corbeau sautiller sur mon avant-bras. Il frappa son bec contre le cristal, devant le regard outré de la petite foule qui s'était formé autour de nous. La femme s'était recroquevillé dans un coin, tremblante, les cheveux tombant sur ses seins nus, elle m'observait de ses iris haineux et peureux. J'aimais ce regard, il me donnait l'impression d'exister dans une eau profonde et noire de colère. Le corbeau planta ses serres dans ma main, puis brusquement, il pencha la tête et trempa sa langue dans le verre, il émit un croassement affolé. Et brusquement, il s'agita au point où je manquai de faire tomber le verre. Le gardant d'une main, l'éloignant du corbeau, je poussai encore et encore toujours un même soupir. Irrité, fatigué par tout ceci, je n'avais qu'une envie : rentrer dans la prison et torturer un pauvre malheureux. Le meurtre devenait de plus en plus ma motivation à vivre, et la perspective de finir en cage, seul avec ce loup qui me bouffait de l'intérieur, je ne le supportais plus. J'en étais arrivé au point, où tout devenait pénible, parler, regarder les gens, entendre leurs voix... et je n'avais qu'une seule envie : tuer, jusqu'à la dernière personne sur cette terre. Et ce... même s'il s'agissait d'un bébé à peine venu au monde, je n'avais aucune limite, et personne ne se mettait en travers de ma route. Allez petit Sénateur, montre-moi si tu savais danser, toi qui étais déjà piètre orateur !

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MessageSujet: Re: Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]   Mer 18 Jan - 3:22


Si j’avais pu rire au nez d’Emile Paole et me vanter d’être toujours vivant par la suite, je l’aurais fait. Mais quelque part une petite voix me dit de rester sur mes gardes. De faire attention à cet homme dangereux. De toute façon, je n’ai rien à me reprocher, ou presque. Prendre ainsi le verre d’un inconnu, qu’il ait un titre de noblesse ou non, et en boire le contenu fait partie des choses courantes chez moi. J’aime provoquer les autres, voir la colère dans leur regard et ce que je vois dans celui de Paole me plaît, j’en ai même des frissons. J’ai touche une corde sensible en le sortant de sa zone de confort. Que va-t-il faire maintenant? Me sermonner en douceur ou en criant devant toute l’assemblée? À moins qu’il préfère encore m’ignorer, ce qui serait judicieux, et d’aller retrouver la pauvre jeune femme apeurée.

L’homme se plante devant moi et je sais dès lors que j’ai peut-être été trop loin. Il gronde entre ses dents quelques mots qui me sont adressés et je l’écoute d’un air ennuyé. Je comprends ses propos, je ne suis rien pour lui et il tient à me le faire comprendre. Alors l’idée de renchérir à nouveau s’insurge, simplement pour avoir le dernier mot, comme toujours.


-‘’Oh, et moi non plus, n’ayez crainte.’’

Tiens, voilà qu’il appelle son corbeau et ce dernier se pose sur son épaule, me laissant le loisir de l’observer à mon gré. Emile Paole a l’image parfaite pour que son nom soit aux lèvres de tous. Cheveux blancs longs, yeux rubis, imposante posture et traîne toujours avec son oiseau onyx. Il est rare de rencontrer une personne n’ayant jamais entendu parler de cet homme troublé. Trouble qui l’assaille en ce moment, sans que je ne comprenne la cause. Il semble déjà loin, dans les méandres de ses pensées et je sursaute presque lorsque ses lèvres s’étirent pour me parler. Dommage, j’aurais cru qu’il allait se sentir mal et donc me fausser compagnie. Ha non, il a tôt fait de verser son fiel sur moi. J’accueille cette réplique avec mon éternel sourire. Ma foi, ce sont des paroles dignes d’un Hellwig que j’entends. Je ne saurais faire mieux, et pourtant je réplique au moment où son attention est détournée de ma personne.

-‘’Malgré tout le respect que vous imposez, ou plutôt la peur pour certains, je ne ressens pour ma part qu’une étrange envie de vomir.’’ Je grimace et désigne la coupe qu’il a en main du bout des doigts. ’Ou alors c’est le vin.’’
Je garde ma contenance par tous les moyens, même si les mots ont assez de poids pour que je lui saute au visage, Je le regarde faire boire son oiseau et je secoue la tête d’un air désapprobateur. Le corbeau est bien le seul à pouvoir endurer cet homme.

-‘’Mais puisque vous avez envie de parler du destin de ces filles, alors soit. La première avait l’air malade, vous ne trouvez pas? Je me suis dit qu’un peu d’air frais lui ferait le plus grand bien!’’
J’hausse les épaules, comme si ce que je viens d’énoncer n’a aucune importance et tourne la tête vers l’esclave attendant son sort avec appréhension. J’ai bien vu l’autre qui la regardait avant que je vienne l’interrompre. Il la dévorait des yeux et n’aspirait sûrement qu’à une chose, mais possiblement avec plus de violence.

-‘’Cessez donc de soupirer et servez-vous! J’ai lu dans votre regard que vous en mourriez d’envie, un peu comme tous ses porcs ici présent.’’ Je souris en pointant la jeune femme effarouchée du menton, avant de lui faire remarquer. ''Pardonnez-moi, si c’est le terme Porc qui vous ennuie, peut-être préférez-vous la baiser comme une bête? Je suis vulgaire, je sais, mais c’est parfaitement ce à quoi vous pensiez, ne mentez pas!’’
Et sans plus de cérémonie, je le quitte. Prenant un nouveau verre au passage, plein cette fois-ci.


Dernière édition par Ulrich Hellwig le Sam 11 Fév - 4:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]   Sam 28 Jan - 23:00

Quel ennui.
Pourquoi étais-je venu ici, déjà ? Je ne m'en rappelais plus. Par obligation, sans doute, je n'aimais pas la noblesse, ils me donnaient envie de vomir. Ce n'était que des rats, Hellwig en faisait partie, de ces rats, et je portais peu d'intérêt pour cet homme. Réellement peu d'intérêt. Il ne m'énervait pas, il m'agaçait simplement, car refusait de m'abandonner à ma solitude. L'oiseau sur mon épaule continuait de le fixer, de son oeil noir et unique, placide, c'était lui le seul véritable sage ici. J'écoutai d'une oreille ce que l'autre albinos me disait, peu intrigué par ce qu'il avait à me dire, concentré comme j'étais sur l'autre pouffe. C'était habituel dans ce genre de réceptions de s'envoyer des sarcasmes, et des paroles blessantes, mais le Sénateur ne m'intriguait pas, il m'emmerdait juste. J'avais envie de me retrouver seul dans la nuit, errant à la recherche de quelqu'un à tuer, jouant de mon violon. Car oui, malgré mon caractère monstrueux, j'aimais jouer du violon, même si ces derniers temps je n'en avais pas eu le temps. L'Onyx fourra son bec dans mon cou, et poussant un soupir, montrant mon royal ennui à Ulrich, je répondis pensivement après qu'il m'ait affirmé que je lui donnai envie de vomir :

— Vous êtes bien une fragile petite chose alors, si une nausée vous vient pour si peu. Cependant, ce n'est guère étonnant, les natures délicates comme vous ne supportent rien.

On pouvait traduire ceci comme : « Tu n'es qu'une femmelette, rentre chez toi, tu m'emmerdes. » Ce qui n'était pas un compliment, je venais simplement d'attaquer sa fierté d'homme. Qu'il soit en colère contre moi ou non, ce n'était pas le plus important. Ce qui l'était, c'était la joute verbale immature que nous étions en train de mener, je ne perdais jamais à ce jeu-là, même si la victoire ne m'intéressait pas. Ce que je voulais, c'était gagner un peu de tranquillité en cette soirée, et Ulrich enchaîna avec la jeune femme. Je me tournai vers elle, lui donnant un regard à la fois avare et méprisant, c'était sur et certain que j'avais envie de me la taper. Elle avait assez de seins pour me donner l'envie de mordre dedans à pleine dent, et frissonnant, je retournai mon attention sur le Sénateur. Haussant les sourcils, lui tendant mon verre dans un geste faussement amical, je répliquai :

— Je ne vois pas en quoi je vais mentir, cette fille est là pour ça de toute façon. Vous aussi, non ? Vous aimeriez bien tronquer cette chienne comme elle le mérite ? À moins que comme quelques hommes d'Ishtar, vous préfériez introduire votre verge dans un petit garçon d'une dizaine d'années ?

Bah ! Ce n'était pas comme si ce n'était pas habituel, ici, la pédophilie. Mais je venais de nouveau affirmer qu'Ulrich pouvait faire ce genre de chose, ce qui enclencha la panique générale. Celui qui nous recevait ne cherchait même pas à intervenir, choqué par mes propres paroles. Je suivis ses gestes du regard, il vient encore de prendre quelque chose qui m'appartenait, hum... imbécile qui voulait simplement sauver sa face de l'humiliation qu'il allait connaître. Je pouvais sentir sa peur, je pouvais savoir que derrière son jeu, il n'était pas aussi placide qu'il voulait le montrer en me voyant. Mouillant mes lèvres, je bâillai et un sourire aux lèvres, je levai mon verre au-dessus de sa tête. Et dans un geste que je voulus élégant pour suivre l'aspect maniéré d'Ulrich, je versai mon vent souillé par mon oiseau sur sa tête. Bientôt, sa chevelure immaculée fut tachée de rouge, et décalant ma main, je lâchai le verre qui s'écrasa sur le côté. Un petit murmure secoua l'assemblée, je gardai mon sourire pour moi. Voilà comment rendre une soirée moins chiante : provoquer le scandale, les nobles étaient friands de ça. Mouillant mes lèvres, je me tournai vers eux, et le regard plein d'assurance, je lançai :

— Eh bien... quoi ? Les cheveux du Sénateur étant sales, j'ai trouvé judicieux de les nettoyer moi-même. Que voulez-vous, je suis de ces hommes qui aiment rendre service.

Haha... quel humour, n'étais-je pas le meilleur, lorsqu'il s'agissait de pourrir quelqu'un ? Écartant du bout du pied les éclats de verre, je souris et tournai le dos. D'un mouvement de la main, je saluai la foule d'invités, et fixant la porte, je décidai de partir. J'avais fait mon temps ici, et je venais de laisser à Ulrich un souvenir qu'il ne pourrait pas oublier de sitôt. Cependant, allait-il me laisser me retirer sans rien dire ? Je ne pensais pas que c'était de son genre.

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MessageSujet: Re: Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]   Sam 11 Fév - 4:16


Ha, les soirées mondaines. Certaines étaient plus excitantes que d’autres. Comme par exemple, si je n’avais pas permis à l’une des esclaves de s’enfuir d’ici, j’aurais pu m’ennuyer. Le Duc sera sûrement attristé par la perte de son présent, mais il lui en restait toujours une. Je pouvais être bon parfois, mais de là à faire des miracles. Et puis, entre vous et moi, le destin de ma protégée d’un soir n’était pas encore tracé. Son sort sera entre les mains du haut-prêtre de la capitale. Je souhaiterais que la jeune femme se souvienne de mon nom. Si elle arrivait en un seul morceau à la cathédrale, Uriel serait sûrement ravi de ma surprise.

En attendant, Paole me fait chier, et je ne le cache même pas. Pour le juste retour du balancier, il est normal que je l’agace en retour. Une joute verbale que nous échangeons au lieu de nous entretuer. C’est presque pareil, considérant que souvent les mots font souvent plus mal que les coups. Un bon orateur doit avoir le sens de la répartie et malgré mon lourd bagage, je concède à Paole qu’il a du talent. C’est bien la seule chose qu’il doit avoir d’ailleurs. Et son oiseau. Le seul être à pouvoir endurer ses railleries. D’ailleurs, avant que je m’éloigne de lui, il m’en lance une assez pimentée sur un sujet délicat : la pédophilie. Tiens donc, il n’a rien trouvé de mieux pour me faire réagir, c’est honteux. Je me retourne vers lui lentement, à la manière d’un chat et pose mes yeux dans les siens. Je me demande comment je dois réagir. La question est plutôt si je lui fais le plaisir d’une réaction ou non. Vous me connaissez un peu, je suis incapable de retenir ma langue.


-‘’Dites plutôt que vous transférer votre fantasme sur moi. Sauf erreur de ma part, vous tuez les garçons par la suite vous…non?’’

Je fais claquer ma langue sur mon palais et observe autour de moi avec délectation l’effet que je crée. Je lui remets sous le nez la perfidie qu’il m’a faite. Les rumeurs courent concernant Emile Paole et je suis très bien situé pour y prêter une oreille attentive pour mieux m’en servir par la suite. J’ignore si c’est la vérité, mais cela ne me surprendrait pas. Je n’ai nul besoin de preuves pour savoir que cet homme est un peu toc toc. Lire les différentes émotions qui se peignent sur le visage des convives est ma récompense personnelle. Bon, je crois que pour l’instant on peut en rester là. Je compte bien m’éloigner de lui pour trouver meilleure compagnie.

Un geste inhabituel de sa part me fait hausser un sourcil. Pourquoi cet abruti lève tranquillement son verre au dessus de ma tête? Attendez, non, ça ne peut pas être ça. Il ne compte sûrement pas le...
Sploush
Le vin se renverse sur ma tête, dégoulinant le long de mes mèches devenues écarlates. Il a vraiment osé m’humilier à ce point. Alors il veut jouer à ce jeu là? Il ne sera pas déçu. Je n’ai pas dit mon dernier mot. J’écarte quelques mèches collées sur mon visage et contre toute attente je souris. Je pousse même l’audace à rire de cette stupide plaisanterie. Un rire franc, mais amusé qui franchit mes lèvres humides. Je viens les lécher et prend un air soucieux, comme si j’analyse la qualité de l’alcool.


-‘’Mm, vous avez raison mon ami. On peut ainsi mieux goûter toute la subtilité de ce vin.’’

Non, pas question de perdre la face ici, devant tous ces gens. Je préfère de loin jouer le rôle de l’optimiste. J’ai même réussi à extirper quelques rires des invités. Le vin pourrait en effet être meilleur. Merci cher Duc d’être si radin et de partager du bas de gamme lors de grandes soirées. Je fais en sorte que tout cela glisse sur moi comme l’eau sur le dos d’un canard. En réalité, à l’intérieur de moi, il y a un volcan qui ne demande qu’à exploser. Mais je le fais patienter encore un peu. Rien qu’un tout petit peu, c’est loin d’être terminé. Je vois l’autre bouffon vouloir en profiter pour partir sans demander son reste. Croit-il vraiment pouvoir filer aussi facilement? Si oui, et bien c’est très mal me connaître. Je m’avance alors vers lui, de ma prestance habituelle, écartant ceux qui se mettraient dans mon chemin pour poser une main douce mais ferme sur son épaule.

-‘’Vous ne nous quittez pas déjà? Tkkk je ne crois pas.’’

Je relâche son épaule et il peut entendre le bruit de ma lame qui quitte son fourreau. Avant qu’il se retourne, ma lame menace déjà sa gorge et dans mes yeux il peut voir que je ne rigole pas.

-‘’Vous ne pouvez pas refuser un petit duel avec moi. Pour épater la galerie, allez!’’

Restait à savoir s’il allait embarquer dans mon jeu ou non.

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MessageSujet: Re: Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]   Lun 27 Fév - 23:40

Sale petit singe albinos.

Je haussai un sourcil, devant la réaction du Sénateur, pauvre chose de l'aristocratie. Mon regard rouge fixait l'iris ensanglanté de ses yeux, et amusé par mon propre caractère, je ne réagissais pas. Mieux valait que je ne réagisse pas. Mes mains étaient crispées sur mes avants-bras, signe de mon impatience, et de ma fermeture face à tous celles et ceux qui se trouvaient là. Ma patience s'émiettait, et ruisselait aux pieds du loup, qui lui m'observait de loin, dans ce couloir étroit et sombre de ma raison. J'étais dos à lui, mais je pouvais sentir sa présence, sa placide prunelle posée sur ma nuque, je pouvais deviner ce qui se tramait dans son crâne : voulait-il mordre ma chair et secouer ma tête, comme il le ferait pour une proie ? Le loup grogna, et lentement, il se mit à lécher les miettes de ma patience, les happant de sa langue, les avalant goulument, et grognant de temps à autre. Il avançait dans l'obscurité, doucement, guettant l'instant où la dernière miette de patience allait tomber devant sa truffe humide. Il renifla l'oiseau qui brusquement, avait filé dans les ténèbres pour passer au-dessus de lui, et qui se posa sur mon épaule nue. L'Onyx présent, je pouvais encore me contrôler, si l'oiseau partait, Émile se ferait bouffer par le loup, et ce même loup planterait ses crocs dans la peau des innocences perverties de la noblesse.

Ulrich me parlait, sa voix parvenait à mon oreille, mais je ne pouvais pas l'écouter. Le sang battait contre mes tempes, et peu à peu, la transpiration colla mes vêtements à mon dos. Sur ma figure de marbre, une goutte de sueur tomba du front pour caresser l'intérieur de mon nez, et venir effleurer mes narines, avant d'être saisie par ma lèvre. Le goût du salé me donna un frisson lourd, mon corps devenait plomb, et ma raison, je perdais. Mes mains étaient devenues celles d'un cadavre, refermé sur mes avant-bras, comme si dans les derniers instants de ma vie, j'avais tenté de protéger quelque chose. L'oiseau sur mon épaule s'agita, ses ailes touchèrent mon cou, et de son bec, le corbeau mordilla mon oreille. La douleur toucha le loup, mais ce dernier devant ceci, ne recula pas pour autant. Cette force animale était capable de soulever des montagnes. J'étais malade.

Complètement malade, oui.

Maladie de cette chienne blanche qui aboyait devant moi, une chienne remuant la queue pour attirer l'attention, et s'imposer à une foule de cons. Cette chienne riait, cette chienne haussait la voix et tout ça pour quoi ? Pour prouver qu'elle avait des couilles. Elle m'emmerdait, cette chienne qui se faisait appeler « Monsieur le Sénateur », et qui plaisantait pour effacer l'affront que je venais de lui faire. De quoi pouvait-elle se plaindre, hein ? L'albinos était encore en vie, lui n'avait rien connu de ma colère. Et ses dents blanches, exhibées à tout le monde, je me retins pour ne pas les lui arracher une par une, pour finalement les lui faire avaler, ou les lui foutre dans un endroit bien étroit de son corps. Je n'avais pas de limite à la monstruosité. Et la mâchoire serrée, tremblante, la sueur rendaient ma peau luisante, je perçois ses paroles. Un frisson de rage secoua mon dos, et tournant la tête en sa direction, je lui lançai un regard terrible. Il brillait d'avertissement : provoquer Émile Paole, c'était provoquer un loup qui une fois en colère, ne s'arrêtera pas. Je mordis ma lèvre, jusqu'au sang, mais sentir le fer tomber sur ma langue ne m'apporta aucun apaisement, et poussant un soupir entre mes dents serrées, je grondai :


— Vous quitter ? Oui, je vais vous quitter : vous m'avez fait perdre mon temps, et j'en suis las.

Et faisant un signe de la main, je quittai la salle sans plus de cérémonie. Le Sénateur avait tenté de me retenir par son duel, et par insolence et ennui, je lui offris en retour une superbe indifférence. Ce qu'Ulrich ignorait sans doute, c'était que ce comportement était certes mené par mon manque flagrant de respect, mais aussi par sauvegarde : si j'acceptais son duel, il risquait d'y perdre la vie ; et s'il ne perdait pas la vie, il perdrait quelques membres, et beaucoup de dignité. De plus, si j'engageais une lutte avec lui, je perdais le contrôle de moi-même, et... tout finissait dans un bain de sang et d'urine, personne ne voulait voir ça. Poussant un soupir, je haussai les épaules et me contentai d'un dernier signe de la main pour les quitter. Le corbeau bougea sur mon épaule, il s'envola en émettant un croassement craintif, et il disparut dans l'entrebâillement de la porte. Émile Paole quittait la scène, l'acte était fini.

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MessageSujet: Re: Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]   Ven 20 Avr - 3:24

Spoiler:
 

On dirait que le temps s’est figé l’espace d’un instant. J’ai la drôle d’impression d’être sorti de mon corps pour devenir un simple spectateur. Ce que je vois est loin de me plaire. Emile Paole est sur le bord de craquer. Je ne sais ce qui se passe dans sa tête, mais ça doit pas être loin de la folie. Les mains crispées sur ses avant-bras, il reste immobile. Pourtant, je sais que dans sa tête c’est le chaos. La transpiration ne ment pas et elle couvre peu à peu le corps de l’albinos. Il blêmit à vue d’œil, comme s’il savait quelque part qu’il va perdre le contrôle. Et moi, comme un con, je reste aux premières loges pour voir ça. J’ignore ce qui m’attend et c’est d’autant plus excitant. L’adrénaline est une drogue dure pour moi que je recherche avidement. Il est possible que cette fois-ci ça se termine mal et sérieusement, j’ai bien le goût d’essayer. Je suis malade aussi dans un sens.

Mon regard carmin suit la goutte de transpiration qui quitte le front de Paole pour venir glisser le long de son nez, puis mourir sur sa lèvre. Il ne bronche toujours pas, mais l’oiseau en revanche, si. Je me demande s’il n’est pas assez fou pour avoir un espèce de lien avec ce piaf, télépathique que j’ai déjà entendu? Tiens, ce dernier tente d’attirer l’attention de son maître, ou le tirer de sa rêverie, en lui mordant l’oreille. Je vois une, puis deux gouttes sanglantes tomber sur son épaule et c’est le signal pour réintégrer mon corps.

Je secoue la tête une fois, conscient d’avoir encore le sourire amusé de ma dernière réplique cinglante envers lui d’étampé sur ma sale gueule. Puis je croise son regard. Un regard lourd de sens qui aurait pu me pétrifier sur place si je n’étais pas un guerrier averti qui en a vu d’autres. Je perçois la remontrance dans ses yeux fous, mais mon sourire reste identique, inébranlable. Je suis le grand Ulrich Hellwig dans toute sa splendeur. Pas question de me laisser démonter par le Baron et surtout pas en public. Car il ne faut pas oublier que nous avons encore des spectateurs autour de nous, avides d’en savoir plus, avides d’action. Alors, Paole clos la scène de la façon la plus grotesque qui soit. Il se barre. C’est tellement prévisible que c’en est ennuyant.
Mais je viens tout juste de commencer à lui faire perdre son temps. Je n’ai pas envie de m’arrêter maintenant pour retourner à une soirée qui n’a plus aucun intérêt pour moi. Je veux un défi et Il peut m’en apporter. Je suis loin de me douter du réel danger si je continue à chercher l’inquisiteur, alors je pousse l’audace jusqu’au bout.


-Vous préférez sans doute faire cela loin des regards, chose tout-à-fait naturelle dans votre cas
Je range ma lame dans son fourreau, prenant un air penaud et me tourne vers les invités.
-Mes amis, l’heure est venue pour moi de vous quitter. Profitez bien du reste de la soirée!

Je m’incline légèrement, offre un sourire au Duc, puis quitte la salle à mon tour. L’air frais me fera le plus grand bien. Je suis la silhouette sombre à distance respectable pour l’instant. Je pourrais l’apostropher, le forcer à faire ce duel, mais je me contente de garder le silence, observant sa démarche. Mes pensées se tournent encore une fois vers l’esclave que j’ai laissé partir et je me demande si elle a atteint la cathédrale. Une visite à mon cher Uriel pourrait s’imposer. Cela aurait au moins le mérite de bien clore la soirée. Je suis resté sur ma faim et j’ai grand besoin de me défouler un peu. Le haut-prêtre a la particularité de bien me connaître pour ce genre de chose et je suis assuré d’être satisfait avec lui. Oui, c’est un bon plan.
Mon pas s’accélère et j’arrive au même niveau que Paole. Je lui décoche un sourire moqueur, il n’a pas l’air mieux.


-L’humiliation sera pour la prochaine fois mon cher. Soyez patient!

Je lui montre l’éclat de mes dents blanches une dernière fois, puis le dépasse pour prendre la direction de la cathédrale. J’imagine déjà le corps d’Uriel nu sous moi, gémissant mon nom encore et encore, sans prendre garde derrière moi.

Avoir un ennemi de cette trempe dans son dos est un peu suicidaire, mais j’ai confiance en mes moyens. Peut être un peu trop.

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Le vaniteux contemple la Vanité. [Pv : Ulrich]

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