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 J'ai cru qu'ils étaient Légion, et pourtant ils ne sont que deux [pv Vaillant & Alvaro]

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MessageSujet: J'ai cru qu'ils étaient Légion, et pourtant ils ne sont que deux [pv Vaillant & Alvaro]   Mer 21 Déc - 2:44

Mon ancienne demeure a brulé il y a bien des années. Je m'en souviens comme si c'était hier. Et particulièrement ce soir, même si j'ignore la raison qui ravive ce souvenir avec une telle intensité. Personne n'a mis le feu à la caserne. Pas encore. Je n'ai pas vu de fumée suspecte par delà les toits d'Ishtar. Hormis peut-être la vapeur étrange qui peut s'échapper des laboratoires de temps à autre. J'aimerais pouvoir entrer dans ces lieux en redoutant toutefois ce que j'y trouverais. L'Empereur est une mine de petites contradictions. Il tient à D'Arken tout en protégeant la science. Cela prouve au moins qu'il se forge sa propre opinion, qu'il n'est pas un pantin entre les mains poisseuses du Haut-Prêtre.

Le calme qui s'est abattu sur Ishtar me rend plus nerveux que d'habitude. Je suis passé trois fois à la Caserne centrale aujourd'hui et j'ai inspecté quelques autres divisions. Ils étaient tous surpris de me voir... Et j'étais tout aussi surpris qu'eux. J'ai honte de le penser, mais j'en serais presque à espérer un grand coup d'éclat de la part des terroristes... Ou une monumentale erreur du côté des Inquisiteurs. Pour que je puisse enfin tirer mon épingle du jeu. Mais patience. Je n'agis pas pour mon propre intérêt mais pour celui de l'Empire. Donc je gagnerais.

J'ai tourné en rond toute la journée, passant des casernes à ma villa. J'ai bien essayé d'entrainer le jeune faucon que j'ai acheté récemment, en vain. Rien de tout cela n'a retenu mon attention, j'étais incapable d'avoir l'esprit tourné vers mes activités du moment. Incapable de rester à un même poste plus de cinq minutes.

Je ne suis vraiment pas fier de cette journée, tout ce temps gaspillé. Et pour quoi ? Je ne le sais même pas. Pour me racheter une conduite j'ai décidé de revoir quelques vieux dossiers à la Caserne centrale ce soir. Je passe par le parc des Lumières avant, peut-être que je vais croiser à nouveau ce couple aux pratiques douteuses... Oui, j'ai envie de me défouler sur ceux qui le méritent ! Mais il n'y a personne sur qui déverser mon courroux...

J'envoie la garde de nuit de la caserne se reposer. Je veux être seul et je doute que quoique ce soit arrive cette nuit. Et même s'il se passait quelque chose... Quelques coups habiles à la pointe de l'épée sauront bien les retenir quelque temps. C'est dans le calme que je relis quelques vieux rapports. L'attentat du Sénat. L'exécution de Mist. Il y a vraiment des passages troubles, voire quasi-inexistants... C'est extrêmement déplaisant, d'autant plus qu'en Ishtar nous ne sommes pas du genre à remuer les vieilles histoires du passé. Brasser les cendres d'un foyer éteint depuis longtemps déjà c'est un appel à la disgrâce. Et la dernière chose dont j'aurais besoin, c'est de perdre les faveurs de l'Empereur.

Des bruits confus interrompent mes pensées. J'avais presque parié qu'il ne se passerait rien ce soir mais je me suis trompé. Cette mauvaise journée poursuit son cours, amenant dans la fraicheur nocturne la suite de ses nuisances. Je me lève brusquement en sortant l'épée de mon fourreau, je sors de mon bureau en trombe en direction du bruit et tombe nez à nez avec de drôles d'énergumènes qui font le vacarme d'un groupe entier.

« Déclinez vos identités si vous ne voulez pas périr la gorge tranchée » annonçais-je mécaniquement avec une certaine pointe de lassitude, l'épée brandie.
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MessageSujet: Re: J'ai cru qu'ils étaient Légion, et pourtant ils ne sont que deux [pv Vaillant & Alvaro]   Mer 21 Déc - 18:18

Vaillant tira une tête... comique, quand Alvaro baissa son pantalon devant lui. Son expression se figea dans une totale surprise, alors que son oeil gris analysa le service trois-pièces qui se dressait fièrement devant lui, il laissa d'ailleurs échapper un : « Ah... je vois » d'une voix rauque. Maintenant, il voyait, il jugeait comme si le monde s'était brusquement arrêté toute l'étendue de l'énorme épée qui pourfendait démons et femmes, une admirable grosse épée qu'il imaginait Alvaro bien manier. Lui... ne pourrait jamais prendre en main un glaive de cette ampleur, et il devrait se contenter de son fleuret, qui était assez respectable, rien d'original en soi. Il aurait sans doute croisé les bras, mis son menton dans sa main pour contempler la lame comme c'était le cas pour certain, mais Alvaro lui rappela brusquement qu'il était sans doute le temps de quitter la scène. En poussant un cri étouffé, De Beaumont se sentit tiré en avant, et se mit à courir avec toute la force que pouvaient ses petites jambes d'ivrogne.

Le monde filait devant lui, les images se succédaient, bouillies, tandis que les voix éclataient derrière eux. Le vent sifflait dans ses oreilles, et se vautrant dans le cliché de la fuite, le jeune homme songea que ça serait un problème si jamais son compagnon prenait ses pieds dans son pantalon, car amoureux de son épée, il ne pouvait pas s'empêcher de la montrer à tous. Vaillant se souvenait encore de l'expression qu'avait affichée Laideronnette, une expression effrayante, car tout rouge, elle avait pris soin de contempler dans toute sa superbe la troisième — et pas des moindres — jambe d'Alvaro. Ils quittèrent en vitesse le Cochon Pendu, et brutalement, le jeune homme s'arrêta pour reprendre son souffle. D'habitude, De Beaumont se montrait endurent dans un peu prés tout, mais il avait eu la sensation qu'il finirait par vomir, s'il ne s'arrêtait pas tout de suite. C'était que ça tournait fichtrement n'importe comment autour de lui ! Au point, où il crut qu'on lui avait jeté un sort, et qu'on le faisait tourner sans qu'il ne s'en aperçoive. Il donna brusquement une tape dans le dos de son ami, et il lâcha :


— Ah ! Oui, c'est une sacrée que tu as là, mais je te conseillerais de la ranger dans sou fourreau. Je crois qu'il est temps pour nous de nous mettre en sécurité, déjà, j'entends notre public en colère. Ça me rappelle une histoire... et je crois que j'ai un peu de temps pour te la raconter : mes admiratrices m'avaient demandé de vaincre pour elle un odieux inquisiteur, et voilà que je me suis sorti brillamment victorieux de notre combat. Ou... je suis tombé, je ne sais plus. Je crois que mon adorable Louise en aurait été fortement heureuse, mais elle est morte, à cause de moi. Triste la vie, hein ? J'ai aussi triché pour devenir soldat, je crois que je pourrais tout te confier, compagnon ! Tu es quelqu'un de confiance ! Toi aussi... tu es tombé sous le charme de ma blonde chevelure d'or ?

Vaillant passa une main assurée dans sa chevelure blonde, et tournant les talons, il prit Alvaro par le bras pour le forcer à le raccompagner dans la caserne. Sa démarche était celle d'un joyeux imbécile, et menant son ami sur la voie de la Garde Impérial, il ne fit fi des regards haineux qui se posèrent sur eux en chemin. Deux hommes ivres, ça faisait de jolies proies, mais l'épée que De Beaumont portait à sa hanche gageait de leur sécurité, qui allait après tout oser s'en prendre à un soldat ? Même si ce dernier était un imbécile maniéré ? Pensant que le monde tournait sur lui-même, le jeune homme entraîna son vaillant compagnon de beuverie dans l'antre de La Garde. Tout d'abord, il claqua d'un coup de pied la porte contre le mur, chantant des chansons de mauvais goût qu'il avait maintes fois entendu chez les bordels, il se mit à tourner sur lui-même quand enfin, il fut dans le couloir. Complètement ivre de connerie, il fit une révérence pour gronder à quel point, l'Empire était débile de se mettre sur le dos les terroristes. Tout un tas de paroles idiotes, sans saveur et profondeur fut tonné dans les couloirs de la caserne, sa voix montait d'ailleurs bien dans les aigus, et sautant soudain, il se retrouva face à un homme qu'il ne reconnut pas tout de suite. Il leva les mains et faisant brutalement une révérence ridicule, il lança avec joie et vivacité :

— Je suis le Capitaine Charles-le-Vaillant de Dupont ! Désignez pour servir le juvénile Empereur ! Et Sa Majesté le Duc-Commandant... Gégé... euh... Géné... Genèsse Demi... Demio... Machin !

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MessageSujet: Re: J'ai cru qu'ils étaient Légion, et pourtant ils ne sont que deux [pv Vaillant & Alvaro]   Ven 23 Déc - 23:11

J’crois que j’suis magicien. Ouais un magicien, un vrai de vrai tu vois, pas un charlatan qui de demande de trouver la boule alors qu’il a réussi à la faire tomber de la table direct dans sa pochette brodée d’un nom de scène débile. Quoique pour réussir à viser juste à chaque fois on peut peut-être le voir comme un magicien mais pas comme moi. Moi j’étais trop fort. Bourré de chez bourré de chez bourré de chez bourré de chez… un peu pompette, j’avais quand même réussi à garder pour moi l’insolente vérité. C’est franchement que j’devais bien l’aimer cette grande lavette personnifiée. Il avait eu le malheur de me demander ce que je pensais de ses cheveux et normalement avec tout le tact dont je pouvais faire preuve j’aurais juste répondu que c’était le balai brosse qui allait avec la lavette. La paire complète et parfaite. Ouais mais non, j’ai rien dit. Sortez vous les doigts de n’importe où, c’est le moment d’applaudir. Clap. Clap. Clap.

Ouais y’en a sûrement qui pensent que j’suis qu’un gros con d’avoir juste retenu ça alors que mon binôme m’avait aussi fait une espèce de déclaration de confiance du même style que celles que tous les bourrés de la planète arrivent à un moment ou à un autre à faire. Merci la banalité, mon histoire de serpillère envoie plus du rêve c’est tout. Sauf que j’étais bourré faut pas l’oublier. Oh de toute façon à moins d’un blackout j’risque pas d’oublier cette soirée. Ma dose magique semblait s’estomper, revoilà les clichés. Promis demain j’me nettoie la bouche à l’alcool, à quatre-vingt-dix cette fois.

« Bah ouais Camarade ! On est liés par… par… par… la bière ! C’est beeeeeeeaaaaaaaauuu. Le serment de la Bibine quoi ! »

Au fond de moi mais genre très très loin je savais pas encore que ça travaillait et qu’à travers cette phrase ultra sophistiquée à en faire pleurer Yophiel j’ouvrais en fait la porte « Informations » pour que mon acolyte y déverse tout. Ouverture des vannes. Réception. Conditionnement. La magie – encore elle putain j’suis vraiment un maitre ! – de l’inconscient. Dans tous les cas j’eus pas vraiment le temps d’y penser puisque Vaillant avait naturellement décidé de poursuivre notre route sinueuse, fan inconditionnelle des zigzags, jusqu’à sa piaule. Par piaule j’entendais Caserne mais franchement pour moi ça sonnait pareil. C’était qu’un tas de mâles frustrés qui créchaient ensemble. Une garçonnière quoi. Le simple fait d’imaginer De Beaumont et ses mimiques maniérées au milieu de gros Homo Sapiens suant la testostérone en quantité industrielle m’arracha un grand éclat de rire alors qu’on arrivait à destination dans un hall plus simpliste tu meurs, accueilli par un gus.

Ça pour de l’accueil c’était de l’accueil. Le bonhomme avait sorti sa lame de son étui avant même d’arriver jusqu’à nous mais aveugles comme deux vieux croutons, on avait sérieusement rien vu venir. Il a pas l’air commode le gars. Ca doit être cool de servir l’Empire putain, l’éclate totale ! Vaillant entre en scène avec l’assurance logique d’un pochtron qui se croit à la maison. Et là dans mon crâne allégé par les vapeurs d’alcool ça fait « Tilt. » J’suis vraiment trop un bon, j’ai saisi de qui ça parle alors que j’suis même pas dans mon élément. J’suis même pas sûr d’en avoir un. Naturellement faut que je sorte ma science tu vois… TADAM.

« Ah ouais ! C’est le mec qui se balade toujours avec un pigeon là ? Si ça s’trouve ils partagent les graines. Cui-cui-cui-cui-cui-cui-cui-cui-cui-cui-cui-cui-cui-cui-cui… »

Merde fallait que j’reprenne ma respiration. Inspiration. Expiration. Bon se faire passer pour un homme ultra culturé et classe c’est fait. Reste plus qu’à lui rabattre un peu le caquet à l’autre stressé de la vie là parce que mine de rien me faire recevoir comme un vaurien voleur de tapis ça me plait pas trop. Le sang me montant à la tête n’aidant pas vraiment, la réplique sortie… De façon originale.

« Hého D’Artagnan ! Moi aussi j’ai une grosse épée et j’hésiterai pas à m’en servir hein. Alors assis pas bouger. »

J’étais culturé, classe et original : carton plein mec ! C’est con j’avais pas pris mes susucres…
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MessageSujet: Re: J'ai cru qu'ils étaient Légion, et pourtant ils ne sont que deux [pv Vaillant & Alvaro]   Sam 24 Déc - 1:55

En réalité je ne savais pas trop à quoi m'attendre. J'étais loin d'imaginer la véritable cause de tout ce raffut. Je m'étais attendu au pire mais pas à ça.

Je faisais face au plus singulier soldat de l'Armée Impériale, le vicomte De Beaumont accompagné d'un autre homme dont j'ignorais tout. Je n'ai pas la prétention de connaître personnellement l'intégralité des troupes cependant je peux me vanter d'avoir une bonne mémoire visuelle. Pour avoir passé en revue la plupart des Casernes ces dernières semaines, je pouvais affirmer avec assurance que l'ami de Charles Vaillant De Beaumont ne faisait pas partie de nos services.

Toutefois il y avait une infime partie de mon esprit qui résistait. Avec l'âge je perdais peut-être mes facultés. J'avais peut-être oublié l'arrivée d'une nouvelle recrue. Je songeais à D'Arken et à toute la superbe qu'il affichait à chacune de ses apparitions. Mon regard se durcit, ma lame se fit un peu plus menaçante face à la ridicule révérence que le vicomte exécutait dans une aura d'alcool.

Je n'avais pas souvent eu l'occasion de faire face à ce genre de situation. Mon quotidien n'était pas de remettre dans le droit chemin les soldats égarés à la taverne. Mais j'étais le Duc-Commandant Demichellis alors je devais m'occuper personnellement de ce duo de clowns tristes qui m'avait interrompu dans mon travail. Hors de question que je réveille un subalterne pour me décharger de cette tâche.

De Beaumont était totalement incohérent et son partenaire de galère l'était encore plus. J'expirais longuement par le nez pour tenter de garder mon calme face à la stupidité des deux hommes. Seul le capitaine semblait armé, il fallait simplement le tenir à l'œil et garder le second dans mon champ de vision, à une distance respectable. L'inconnu déblatérait des propos offensants, je pinçais les lèvres mais n'en tint pas rigueur. S'il fallait sanctionner et réprimander ce serait plus tard. Lorsque leurs caboches creuses seraient libérées des vapeurs de l'alcool. J'ordonnais pour la seconde fois à l'inconnu de décliner son identité mais il ne me répondit qu'un tas d'inepties à propos d'une grosse épée.

« Bien... Puisqu'il en est ainsi. Vous semblez ignorer à qui vous avez à faire » répondis-je d'un ton glacial tout en pointant la pointe de mon épée vers sa poitrine. Ma main libre était autoritairement tendue en direction de Vaillant De Beaumont pour le dissuader de dégainer sa lame.

« Vous allez tous les deux me faire le plaisir de retourner dans la cour principale. Ne prenez pas cet air niais je vais vous accompagner. Il y a une tâche importante qui vous attend là bas. »

Je me serais aisément débarrassé du capitaine en le renvoyant de force dans les dortoirs. Le problème aurait été vite réglé. Mais je ne pouvais pas permettre à un parfait inconnu de déambuler à loisir dans la Caserne. Mon plan était très simple: pour commencer il fallait mener ces hommes dans la cour pour pouvoir leur faire profiter des bienfaits du bassin d'eau glaciale réservé à nos chevaux. Leur plonger la tête dedans allait amplement suffire. Du moins je l'espérais. Je dus déployer beaucoup d'efforts pour les persuader de retourner sur leurs pas. A coup de regards froids, de silences et d'épée brandie sous les gorges aux bons moments, nous arrivâmes enfin devant le bassin.

« Vous allez plonger la tête dans l'eau pendant plusieurs secondes. Si vous refusez je me verrais obligé de vous y forcer » leur annonçais-je d'une voix tranchante. J'espérais honteusement que l'un des deux conteste mes ordres pour pouvoir enfin me décharger de la frustration de ces derniers jours. « Ensuite vous, là » continuais-je en dardant mon regard émeraude sur l'inconnu « … vous déclinerez votre identité. On ne rentre pas dans la caserne sans se déclarer. Le Capitaine De Beaumont devrait le savoir. »
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MessageSujet: Re: J'ai cru qu'ils étaient Légion, et pourtant ils ne sont que deux [pv Vaillant & Alvaro]   Sam 24 Déc - 20:45

Le regard du jeune homme s'illumina presque de joie, quand il comprit enfin au bout d'un moment à qui il avait affaire. L'ivresse avait redoublé son admiration pour le Duc-Commandant, son coeur explosa d'ailleurs dans sa poitrine, quel bonheur connaissait-il à lui adresser enfin la parole ! Dans son délire, il avait tout de même reconnu la mâchoire carrée, le menton volontaire, et le regard déterminé de l'homme qu'il admirait le plus au monde. Il leva sur lui des yeux gros comme des soucoupes, son coeur battait même à vive allure, alors qu'Alvaro crachait quelques paroles qui auraient pu l'alerter, si seulement De Beaumont y avait porté de l'importance. Il se saisit du bras d'Alvaro, et pointant du doigt Demichellis, il murmura d'une voix tremblante, pas apeuré, mais comme s'il était soudain devenu un petit garçon qui rencontrait son héros :

— Mais... mais... vil manant, c'est... ce n'est rien d'autre que le Duc-Commandant ! Ô joie ! Je peux mourir heureux !

Si Genesio les menaçait de son épée, Vaillant lui, le menaçait de ses paroles sans le moindre sens. Ce n'était pas la première fois qu'il rencontrait cet homme, il le croisait souvent même, mais c'était la première fois que son supérieur acceptait de lui témoigner un peu d'attention. Lui, qui pauvre veuve esseulée attendait le retour de son amoureux, il le voyait enfin, le grand Patron de La Garde. Il était là, grandiose, superbe avec cet air renfrogné sur le visage à mettre en danger son existence de sa lame, il se serait même empalé de lui-même pour honorer la présence de son idole de son sang. Alvaro avait été totalement écarté de son esprit, ce dernier ne voyait plus que par Génésio à qui il aurait baisé les pieds, si on le lui demandait. Vaillant l'admirait d'un regard tellement ridicule qu'il ressemblait à celui d'une jouvencelle qui trouvait son futur époux beau, comme une statue de marbre qui se dresserait, arrogant parmi les poules de la noblesse. Et quand il leur ordonna de le suivre dans la cour, le jeune homme essaya de se tenir droit, mais les jambes tremblantes, il ne fit que chanceler comme une poule ivre. Toutefois, frappant sa tempe de sa main, il lança sur un ton plein d'entrain :

— Tout ce que vous voulez mon général ! Mon corps et mon âme vous appartiennent !

Et raide comme un soldat de plomb, De Beaumont suivit avec un sérieux à faire peur Demichellis à travers les couloirs de la caserne, le tout en disant « Droite, gauche, droite, gauche, droite... » dans un ton rythmé, calculé comme le son d'un métronome. Ses bottes produisaient d'ailleurs un bruit désagréable, car il tapait fortement des pieds, semblable à un paon qui venait de se prendre dans le cul toutes ses belles plumes. D'un mouvement de la main, il se recoiffa en se faufilant devant Alvaro, espérant ainsi grappiller quelques points parmi son supérieur. Ce n'était pas après tout ce petit rigolo de roturier qui allait se mettre entre lui et Genesio, non, mais ! Persuadé qu'en quelques minutes il allait pouvoir grimper dans l'estime de ce dernier, Vaillant jeta néanmoins un regard blasé au bassin. Un frisson couru dans son dos, et incertain, il se retourna vers son supérieur. Baissant avec honte ses yeux sur le sol, il glissa un doigt dans sa chevelure blonde. Là, il se saisit d'une mèche qu'il fit tourner autour de son index, telle une petite fille ennuyée par un problème. Il jeta un regard sur le bassin, puis sur l'homme, et avec une petite moue ridicule, calquée sur celles que pouvaient prendre ses putes, il dit en gémissant volontairement pour amadouer Demichellis :


— Maiiiis... je ne veux pas tacher mes beaux vêtements, mon Capitaine... Vaillant se tortilla sur place, et lançant un regard « enjôleur », il ajouta : à moins que vous veniez me les enlever ?

Continuant de jouer avec ses cheveux, imitant le comportement ultraféminin des putes qu'il aimait, il se rapprocha d'un pas félin en remuant des hanches. L'alcool lui faisait faire vraiment n'importe quoi, au point où seul cet homme existait, Alvaro était mort dans son crâne. Il posa une main sur le torse du brun, battant des cils, il pencha la tête sur le côté, et il termina avec une voix encore plus aiguë :

— V-v-v-vous... saveeeeez que j'vouuuus aiii toujourrr admirrré... vaine tentative de ronroner. Alooors... ça vous dirrrait qu'on passe un peu d'temps ensemble ?

Et sur ces paroles pleines de bon sens, le jeune homme recula. C'était que ça tournait drôlement malgré tout ! Mais était-ce peut-être là le pouvoir du Duc-Commandant ? Et soudain, Vaillant éternua sur l'homme, puis il sentit son estomac se retourner. La main appuyée sur la poitrine de son idole, il se replia sur lui-même pour... vomir tout son repas sur les chaussures de Demichellis. Et ce, avec évidemment une classe à faire pâlir un ours polaire.


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