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 Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]

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† Inquisiteur †

Job de l'Ombrage

♦ Sexe : Féminin
♦ Influence : 62
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♦ Fiche : "Tout le monde ne mérite pas le pardon."...Moi le premier.
Mais si vous désirez me lire, voyez avec mes Dossiers Torturés.
♦ Protecteur : L'Ombre et l'Eglise pour seul habit...je suis ma propre protection, seul juge de mes hérésies.
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MessageSujet: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 10:46

    Le Bal Masqué. Un désir de notre bien aimé Empereur. Comme tout noble, je fus invité. Mais à contrario du commun, je n’étais guère là pour m’amuser. Je ne puis m’amuser, lorsque des hérétiques peuvent user de cette ambiance festive pour s’en prendre à celui qui représente l'Equilibre de l’Empire.
    On m’avait chargé de la sécurité, en toute discrétion. Pas même les gardes ne devaient se douter de qui j’étais réellement, de mon statut. Ainsi, vêtu d’une redingote noire en par-dessus d’une chemise ample blanche…mes chaussures cirés semblaient comme glisser sur le sol. Ma canne, en main, je discutais avec des convives, sans réellement chercher à les connaître. Je cherchais juste à définir à qui je faisais fasse, le masque poser sur leur visage, et qui ai aussi sur le mien, ne me permet que des doutes. Le doute est mauvais pour la protection de l’équilibre, je dois passer outre.
    Soudain, une animation sembla prendre effet dans la salle. L’ambiance se réchauffa, et un « magicien » fit son apparition. Il était brun, avec des cheveux tressés. Je le regardais avec attention, quelque chose chez lui m’est comme « familier ».

    C’est alors que le son de sa voix me parvint. Il venait de faire partir une silhouette inconnue à mon regard, et les nobles rigolaient de l’absence de ses assistantes.
    Pourquoi semble-t-il si stressé ? Pire, pourquoi sa voix est-elle si semblable à une autre dans mon esprit ? Il est brun, il n’est pas « argent ». Cependant, ces yeux sont d’une teinte semblable à la mienne. Non, c’est impossible.
    Je n’ai pas vraiment le temps de me questionner d’avantage, qu’une épaisse fumée s’empare de la salle. C’est un hérétique. La garde ne pourra s’emparer de lui…ainsi donc, je me glisse avec discrétion dans cette foule, fronçant légèrement des sourcils pour suivre cette silhouette de plus en plus familière.


    « Allez. Traversez tout l'Empire, l'existence toute entière s'il le faut… »

    Je récite le verset, inlassablement et dans un murmure qui n’est audible que par moi. Ma discrétion est là, mes pas sont léger, ma filature débute. Qui est-il ?
    Ainsi de vert vêtu, je ne saurai dire qui il est. Ce masque sur son visage m’empêche de savoir si je le connaît. Au fur et à mesure que j’avance, je continue ma litanie, comme pour me calmer de mon acte prochain, de la mort prochaine d’un hérétique.


    « Et retrouvez les âmes égarées, convaincues de nos fautes par ceux qui se prétendent sages, alors que leur vérité n'est qu'illusion et leurs preuves sont écrites sur du sable au bord de l'eau. Les nôtres sont gravées dans le marbre le plus dur et ancrées dans l'Histoire de l'existence. »

    Nous sommes désormais dans les ruelles…il continue d’avancer. Je dois accélérer le pas. Ma tenue noire, mon chapeau ancré sur ma chevelure d’argent, me permette de me fondre dans le noir de la nuit.
    Mais, il se stoppe couteau en main. Il sait qu’il est suivit…il…il m’intrigue. Il me rappelle de plus en plus « Lui ». Alors, finissant mon murmure, ce seizième verset si singulier, je sors du coin de la ruelle où je me situais, lui faisant face.


    « L'Ombre seule mérite d'être vénérée. Ceux qui s'y refusent doivent se taire, car leurs paroles ne seront que sottises. Vous, vous êtes les vengeurs et votre colère doit frapper les hérétiques. »

    Mon murmure doit désormais lui être audible à lui aussi, vu le silence des lieux. Un silence que sa mort risque de perturbé. Je relève le visage vers ma proie, vers celui qui a attenté à la vie d’un convive de l’Empereur. La Garde devrait pouvoir gérer la récupération de ce-dernier…ou un confrère. Je suis bien plus intéressé par celui qui semble être le « Chef ». C’est lui, qui perturbe l’ordre et l’équilibre de l’Ombre.
    Avançant doucement vers lui, nous sommes éclairés par de faibles lueurs de lune. J’enlève mon chapeau avec délicatesse, libérant ma longue chevelure d’un blanc laiteux. Mon regard, vide, se pose sur cet énergumène, alors que mon masque s’effondre. Et ma voix, froide, s’échappe alors :


    « Ce soir, le jugement de l’Ombre te sera donné pour avoir ainsi sali le Bal du Saint Empereur de ton action, hérétique. »

    Je fais glisser la lame de son fourreau. Ma canne, désormais vide, repose au sol. Je tiens fermement mon pommeau entre les doigts. Ce serait donc lame d’épée contre celle de couteau ? Je suis toujours curieux de voir qui se cache sous ce masque…
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Marius De l'Ombrage

♦ Sexe : Masculin
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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 11:53

Une voix froide... s'éleva jusqu'à ses oreilles, Marius serra son poignard avec une force fébrile, cette voix... il la connaissait. Son regard bleu resta impassible, alors qu'il observait la grande silhouette efflanquée qui sortait doucement des ténèbres, et qui venait à lui, pleine d'assurance. La mâchoire crispée, il laissa pour seule émotion passer dans son regard la surprise. Il ouvrit légèrement la bouche, pas plus expressif que ça malgré son masque, il avait la sensation que la silhouette pouvait le voir, lui et ses traits. Un léger frisson traversa son échine, il ferma le poing, et gardant le silence, le jeune homme tenta de digérer le fait que celui qui l'avait suivant, cherchant tuer un hérétique, n'était rien d'autre que son grand frère. Job De l'Ombrage. Son frère. Il mouilla ses lèvres, certain que de toute façon, cette confrontation devait tôt ou tard arriver. Et elle arriva, là, maintenant, tout de suite. Il remua les épaules, écoutant les versets que son frère prononçait avec sa retenue habituelle, il ne vit qu'un être enfermé dans la douleur religieuse que leurs parents avaient façonnée. Un oiseau enfermé dans la cage du fanatisme, qui se trouvait face à son hérétique de frère, mais Job ne le savait pas encore. Le jeune homme ne disait rien, il ne savait pas quoi dire, ou comment réagir. Job était sorti de ses ténèbres, et se montraient déjà prêt à l'attaquer, la lame brillait sous la lueur de la lune, une lame qu'il n'aurait pas la moindre hésitation à enfoncer dans son corps. Marius ne fit pas un mouvement, parfaitement calme, il répondit le plus simplement du monde :

— « La cruauté, la violence et l'avarice sont inhérentes à la nature humaine. C'est aux sages prêtres, fidèles à l'Ombre et à l'Empire, de trouver l'équilibre entre les défauts et les qualités. C'est leur tâche sacrée que d'orienter les faiblesses afin qu'elles deviennent des forces. »

Pris par la provocation de ses paroles — en effet, quel ennemi de l'Empire oserait cracher son savoir sur les écrits sacrés sur un homme d'Église ? —, Marius recula de quelque pas pour se retourner. Ce n'était pas pour fuir, c'était la suite de son rôle, car déjà... lentement, avec des gestes flegmatiques, il commença à enlever le déguisement grotesque qu'il portait sur son dos. Il laissa le chapeau tomber, puis il déboutonna la veste en continuant de murmurer pour Job :

— « Ainsi aucune cruauté ne sera trop grande pour les traitres et les hérétiques. La violence réprimera les révoltes et écartera tout ennemi de l'Empire. »

Marius fit tomber les gants qui couvraient ses mains, et qui avaient caché les quelques cicatrices qui ornaient le dos de sa main droite. Elles étaient à peine visibles, car trop vieille désormais, mais le jeune homme se souvenait encore de la dureté avec laquelle son père avait donné des coups de règles dessus, lorsqu'enfant, il tenta d'apprendre les écrits saints pour combler ses attentes. Curieusement, la douleur lui sembla bien vive, comme si la présence soudaine de son frère venait de la réveiller. Il avait mal à sa main, et mettant son poignard entre ses dents, le jeune homme effleura du bout des doigts la perruque, puis finalement, il fit tomber l'espèce de chemise trop grande par terre. Il en portait une autre, évidemment, l'habituelle chemise de toile qui usée, faisant ressortir la minceur de son corps. Job ne pouvait pas deviner tout ce qu'il avait vécu depuis sa fugue. Il ne pourrait jamais comprendre. Puis enfin, rangeant son poignard, il posa délicatement ses doigts sur son masque pour le retirer, son autre main faisait glisser la perruque. Et quand il se retourna, Marius enleva ses artifices, et dévoila son visage pâle à son frère. Sa chevelure grise caressa sa nuque, alors qu'il lui donna un regard d'une froideur terrible, il acheva :

— « De l'avarice vous ne garderez que le talent nécessaire à une bonne gestion, pour mieux servir ceux qui ont recours à vos services. Allez, maintenant, et œuvrez pour l'ordre et la foi. »

Il releva les manches de sa chemise, impassible, étrangement stoïque, alors que droit comme un I, il donnait à son frère un regard inquisiteur. Il se voyait malgré lui, chez cet homme qui lui ressemblait, il voyait ce qu'il aurait pu devenir s'il avait suivi la voie qu'on avait tracée pour lui. L'oiseau gris enfermé dans sa cage se trouvait face au renard qui toujours libre, menait une vie comme il le voulait. Marius haussa les sourcils, arrogant, insolent face à son aîné. Il ne ressentait rien, face à lui, pas même de malaise. Il appréhendait simplement la suite des choses, car le jeune homme connaissait son frère, et le savait assez fort pour être capable de le blesser, et de le rendre hors état de nuire. Pourtant, toujours provocateur, il déboutonna les le col de sa chemise, juste au niveau de ses maigres clavicules pour gronder :

— L'Hérésie frappe le Blasphème, ce même blasphème que tu viens de prononcer.

Un rictus se dessina sur ses fines lèvres.

— Je te souhaite bien le bonsoir... « Grand frère ».

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Job de l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 12:26

    Je ne comprit guère son comportement. Pourquoi restait-il si stoïque, alors que je lui annonçais sa mort prochaine ? Etait-il donc si ancré dans sa folie hérétique, qu’il était prés à y perdre la vie ? Non…seul les serviteurs de l’Ombre peuvent se permettre de donner leur vie pour leurs idéaux. Car leurs idées sont le bien de ce monde, sont l’Equilibre de ces terres, la justesse de notre existence. N’est-ce pas ?
    J’allais m’avancer, quand sa voix résonna. Cette voix, elle, elle me dérange. J’ai la sensation que je la connais, je me refuse à me dire que je la connais d’une certaine façon. Cela ne se peut…Il est impossible. Mais, j’écoute. Ce verset, comment ose-t-il ? Qui est-il pour connaître les Saints versets, et ainsi les souiller de son blasphème ?! Je ne peux empêcher la surprise, l’incompréhension, de naître sur mon faciès. Suis-je donc si faible ?!
    Me mordant violemment la lèvre, je le vois se retourner. Je devrai le transpercer de ma lame, mais je ne peux. Il récite les versets avec tant de justesse, je ne puis l’exécuter sans savoir s’il est celui que je nie être…Je me mords si fort, que mes dents arrachent un bout de ma peau, ma lèvre saigne désormais. Le goût de fer du liquide de vie se répand dans ma gorge.

    Il a retiré les gants. Je peux apercevoir des cicatrices sur une de ses mains. Le malaise s’éprend de moi, je me retiens de reculer. Ma main se fait moite sur mon pommeau. Je la resserre, je crains que mon arme ne s’y glisse et me laisse désarmer face à la vérité que je ne veux nullement reconnaître en cet instant.
    Le temps, ce court laps pendant lequel il ôte le reste de son déguisement me paraît devenir Eternité. Comment, par l’Ombre, dois-je agir ?! Il n’existe nul verset pour me dicter ma conduite en cet instant précis…aucun ne parle de…NON ! je ne puis remettre en cause l’Ombre, lorsque tout est faute de ma faiblesse, de mon unique hérésie ! Je suis porteur de cette tare moi-aussi, je devrai cesser de trop penser, je devrais cesser de voir en lui…

    Marius…Il est là, face à moi, le regard ainsi expressif. Je recule d’un pas, mes yeux écarquillés. Non, ce n’est pas possible : n’est-ce pas ?! C’est une erreur, une simple erreur !
    J’ai la gorge sèche, mes yeux expriment l’horreur. Je suis perdu, je, je savais qu’il vivait mais, pourquoi mon frère ?! Pourquoi ?! Que se passe-t-il, pourquoi ainsi blasphémer, pourquoi agir contre l’ordre, contre l’Ombre, contre l’Equilibre même ?!
    Ma tête fit un mouvement de négation, et de mes lèvres jusqu’ici muette, un souffle s’échappe, un seul et unique mot me quitta :


    « Non… »

    Je refuse ! Cela ne peut être Marius !
    Il me parle, je sens des frissons me parcourir, ma faiblesse s’empare de moi : je tremble. Je sens comme un goût de bile se lier au goût de sang, je manque à mes devoirs ! Je…je.
    « Bonsoir » ? « Frère » ? Alors…c’est bien lui, c’est bien Marius ? C’est bien le plus jeune ? Celui-là même que je regardais de loin, espéranto qu’il s’en sorte de lui-même ? Celui-là même à qui il ne me fut permis d’agir en frère par Père et Mère ?


    « Pourquoi ? » murmurais-je, trouvais-je le courage d’évoquer, le trouble toujours en moi.

    Je ne sais comment je réagirai, s’il s’avançait et voulait engager le combat. J’ignore si je me sentirai à mène de le combattre. Probablement pourrais-je, oui. Mais je ne peux pas, pas encore, le transpercer. Pas sans savoir, sans comprendre. Par l’Ombre, j’échoue à mon devoir !


    « Pourquoi tel blasphème ?…Comment ? Je… »

    Je n’arrive plus à organiser mes pensées. Non ! Un verset, il me faut un verset. Je tremble, mon souffle est erratique, ma tête me fait mal. Je porte ma main libre à cette dernière, mon mouvement relève mes manches…on peut y voir quelques cicatrices de mes punitions précédentes. Je ne comprends plus, je secoue la tête, voulant chasser ce trouble qui s’agrandit au fur et à mesure que mon regard se pose sur lui.
    Que s’est-il passé, au final, lorsqu’ils ont décrété Marius mort ? Pourquoi ne m’avoir jamais rien dit, réellement, si ce n’est qu’il était renié, enterrer ?

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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 13:15

Le masque de la poupée fanatique sembla se briser devant lui, Marius lui, ne montrait pas le moindre sentiment à l'égard de son frère. En un an et demi, le jeune homme avait eu le temps de renier sa famille, désormais, il haïssait chaque cellule de son corps appartenant au De l'Ombrage. Job n'était plus son frère, malgré ce propos que Marius avait dit, mais il l'avait dit par ironie et moquerie. Froideur dans son regard, froideur sur son visage, il observait la face de son frère, qu'il méprisait maintenant. Job n'était pas comme Salomon, Marius en avait conscience, mais Job était le résultat effrayant du fanatisme de sa famille. Il était comme ses parents, incapables de voir la vérité en face. Job hésitait, presque malade de comprendre que Marius était contre lui, il hésitait et n'osait pas pointer son arme sur lui. Le jeune homme laissa son rictus se prononcer davantage, amusé par le trouble de son frère. Au fond, il savait bien qu'il ressentait de la pitié pour ce personnage torturé et faible, oui, Marius le trouva faible devant son aveuglement. Il tira sur sa chemise, toujours provocateur, il prenait un certain plaisir à lui montrer qu'il était vivant, vivant et contre lui. Seulement, si Job ne semblait pas le moins du monde agressif, Marius le tuerait, si jamais il se mettait en travers de son chemin.

Oh... il pouvait le faire là, maintenant, tout de suite, profitant de la faiblesse de son grand frère pour le frapper ou l'égorger. Après tout, Job et lui étaient tous les deux silencieux comme des serpents, il était certain que Job ne verrait pas l'attaque en plus. La lune planait au-dessus de leur tête, témointe de leurs macabres retrouvailles, éclairant leur visage aussi blanc l'un que l'autre, enveloppant leurs silhouettes dans ses doux rayons d'argents. L'image qu'il avait eue des De l'Ombrage était fausse aussi, Marius le voyait à cet instant. Il croyait Job froid et dur comme son père et Salomon, il le croyait assez cruel pour lui rappeler le crime de Salomon, mais il n'en était rien. C'était lui le cadet, et pourtant, le jeune homme avait le sentiment d'être plus sage que son aîné. Les paroles maladroites que proféré son frère le conforta dans cette idée, et toujours provoquant, Marius répondit :

— « Maintenez l'équilibre dans tous les aspects de votre existence. Ne soyez jamais sur le devant de la scène. Votre place n'est pas dans les coulisses. Il faut rester en vue, sans voler la vedette. L'héritier de celui qui naquit de l'Ombre doit avoir la primeur. Ceux, qui croient, vous verront. Les autres n'ont pas à être mentionnés ici sous un nom autre que celui d'hérétique. »

Des années... et des années à souffrir pour connaître tout ça, Marius les sortait à son frère avec plaisir, lui rappelant qu'il n'était pas un hérétique comme le voulait lui faire croire l'Église. Malgré tout, le jeune homme continuait de croire en l'Ombre. Marius vit alors, les cicatrices de Job, ces plaies qui lui criaient que son frère n'était d'autre qu'un fou, un fou faible qui luttait pour supporter le poids trop lourd que leurs parents avaient posé sur leurs épaules. Et puis, d'un souvenir lointain, Marius comme son amie qui autrefois lui avait appris à penser, déclara d'une voix toujours rauque et froide :

— Comment croire que des ombres existent pour nous protéger ? Pourquoi y croire tout simplement ? L'héritier de l'Ombre ne peut pas être une même personne, car nous sommes tous ses fils. L'hérésie serait donc de vouloir vivre comme on l'entend ? Loin de tout...

Marius avait-il peur ? Peut-être un peu, mais il gardait son calme cynique, il restait posé dans n'importe quelle situation. Il leva lentement sa chemise, montrant à son frère une autre cicatrice sur son flanc, un vieux combat qu'il avait mené, et qui menait des fois quand il décidait de l'ouvrir sous des coups de folie. On voyait qu'entre temps, des coups de couteau avaient été donnés en plus ici, et il répondit à sa question :

— Pourquoi ? Pour la même raison que celle-ci, lorsqu'il y a un an et demi, un Inquisiteur planta sa lame ici. Pour la même raison lorsque je me suis retrouvé face à Uriel d'Arken, et que j'ai tenté de le tuer pour finir par m'ouvrir le ventre. Je crois qu'il est impossible qu'il veuille de nouveau me proposer de me gracier, désormais.

Insolent, cruel, méchant, voilà les mots qui décrivaient le comportement de Marius. Il le savait, mais il ne voulait pas être sentimentaliste, tout ceci était bien loin. Un an et demi auparavant, le jeune homme n’aurait hésité, tremblé, mais jamais pleuré face à son frère, tentant de lui prouver qu'il se noyait dans le mensonge. Mais plus maintenant, Marius avait trop changé, et n'avait plus rien du fils à papa naïf et gentil qui voulait changeait le monde. Il était devenu un homme, froid, calculateur, mais un homme qui ne reculait plus devant rien face à ceux et celles qui se mettaient en travers de sa route. Si Job ne comprenait pas, c'était qu'il ne savait pas. Alors, Marius leva légèrement la tête, malgré le fait qu'il était bien plus petit et frêle que son frère, il le regarda de haut de ses yeux bleus comme la glace. Le rictus avait disparu, mais on pouvait y voir de la moquerie sur sa figure blanche, trop pâle pour crier qu'il était en bonne santé, c'était qu'il en avait perdu du pois depuis son départ. Il haussa les sourcils pour les froncer légèrement, puis il lâcha :

— Si tu ne sais pas... c'est que personne n'a estimé que tu avais assez d'importance pour être au courant, « grand frère ».

Toujours la même ironie dans sa voix, lorsqu'il disait « grand frère ».

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 14:08

    Une réponse, en écho de mes paroles hérétiques. Marius est vivant, Marius est vivant. Marius est vivant ?! Mais, non ! Pourquoi, s’il vit, pourquoi est-ce à l’encontre de l’ordre établi ? Les paroles fusèrent, et en plein cœur se plantèrent. L’Equilibre, je ne le suis plus. Je ne l’ai pas maintenu, je suis trop faible. Je suis un hérétique au même titre que ceux que je chasse. Ai-je le droit de les juger lorsque moi-même je suis indigne de servir l’Ombre ?
    Mon souffle se fait de plus en plus erratique. J’ai du mal à voir désormais. Là, je resserre ma main libre sur mon torse, et me met à réciter de façon inlassable. Je le vois encore, son allure de vivant n’ayant plus attrait pour sa vie, réellement. Je vois son air de défi, son dégoût aussi. Mais, je n’y suis préparé, je ne puis l’accepter de bute en blanc. Alors, je me réconforte.


    « Les changements comportent leur part de danger. Un danger pour l'équilibre et l'existence. A chacun appartient de choisir sa voie… »

    Oui, mais, certaines voies ne peuvent apporter que la faiblesse. Je suis faible, et là, ces mots se heurtent une nouvelle fois à la mélodie de ma voix faible murmurant mon sacerdoce. Des mots qui me font le détailler en détail.
    Non, non ! Pourquoi pose-t-il ce qui me pousse si souvent à me punir ?! Je ne puis accepter pareille hérésie, je ne puis la tolérer, je dois l’annihiler. Je dois la stopper, aussi bien en mois qu’en lui. Je dois, oui, je dois le libérer.
    Mon souffle redevient plus calme, je reprends le contrôle. Je me redresse, je tremble toujours. Je ne puis accepter qu’il se perde ainsi dans l’erreur, dans le mensonge. Car, c’est faux n’est-ce pas ? Tous ces mots, c’est la perfidie de l’hérésie qui les lui a inculqués, n’est-ce pas ? Marius, Marius est encore là, au fond, quelque part en cet individu froid et hérétique. Oui…Mon jeune frère ne puis avoir disparu, ne puis être devenu ainsi.

    Soudain, alors que ma main s’est raffermit, se faisant moins moite. Alors que mon regard se calme, ne laissant que la tristesse, la peine, et une unique larme de regret qui s’en échappe, le voilà retirant son haut.
    La plaie est là, bien visible. Ses mots l’accompagnent, et je comprends qu’ils savaient, mais n’avait rien dit. Pourquoi ? Je le sais…Salomon a du juger que je n’étais pas apte à accepté cette cruelle vérité. A accepter que l’hérésie est pervertit le plus jeune d’entre nous. Ils devaient savoir, finalement, que je suis faible. Je ne suis guère important dans la hiérarchie, après tout. Ai-je seulement cherché à la gravir ?

    Ma main libre est désormais contre mon corps, même si elle tremble. La pitié s’est mêlée à la tristesse dans mon regard, j’ai la gorge qui me fait mal. Le sang a cessé de couler de ma lèvre, je n’en ai plus qu’un arrière goût en bouche.
    Les mots sont violents, ils me transperce et me font mal. Ma tête tambourine, c’est le chaos et rien que pour cela je devrai agir en conséquence. Le Mal s’est épris de mon frère, je dois l’en libérer : n’est-ce pas ? Tel est la volonté de l’Ombre.
    Il enfonce un nouveau poignard par ses mots, en mon être. Je sais être faible, présentement, face à lui. Mon frère si fin, si fragile de corps mais probablement bien plus d’esprit que je ne le fus. De ma voix rauque, je réplique alors. Ma voix est rauque, on ressent que j’ai la gorge sèche, et que je suis toujours au fond, triste et désorienté, mais je poursuis :


    « Je n’ai de mots à dire, quant au décision de son Excellence… »

    Avançant d’un pas, j’ai peine à agir. Je ne devrais nullement agir. Mais, je ne peux le laisser s’échapper. Alors, je murmure :

    « Le sang des fidèles peut être versé. S'offrir en sacrifice à cette énergie est un acte de foi très respectable. »

    Oui, je suis un sacrifice. Ma mort n’aura nulle importance, mais celle de cette chose qui a détruit mon frère en aura. C’est que qu’ils m’ont dit, apprit. Je dois les croire. Ils sont ceux qui ont fait de moi ce que je suis. Je suis Job de l’Ombrage, je suis serviteur de l’Ombre. Je suis à la fois son dévoué fidèle, son amant, son bras armé. Je dois la servir, et ne pas me questionner. Je dois me punir de l’avoir remise en cause…C’est mal que d’attenter à l’équilibre le plus pur de ce monde.

    « Mais ne l'oubliez jamais : répandre le sang des infidèles est votre devoir ! En aucun cas ne faites de sacrifice, si ce n'est pour anéantir des ennemis de l'équilibre le plus parfait qui soit. »

    J’ai avancé, ma lame est mieux en main. J’ai toujours mal à la tête, je tremble encore un peu…mais ma lame, elle, ne tremble plus alors que je pointe ma lame dans sa direction. Je continue ainsi :

    « Pensez à l'Ombre et à ses serviteurs, avant de penser à votre gloire. Car aucun honneur ne sera plus grand pour vous que celui d'avoir été l'incarnation de la vengeance sacrée. »

    La lune nous éclaire, je lui en suis reconnaissante…nous pouvons au moins nous voir. J’ai mal, mal de devoir agir. Mais, là est le bien de l’Ombre. Alors, j’annonce l’inévitable :

    « L’heure est venue, Marius, mon frère. »

    Une larme glisse de mon œil, alors que je m’apprête à l’attaquer.
    D’un pas, je m’élance vers lui…j’ai la ferme intention de lui donner un coup d’estoc. Je sais qu’il est entraîné, malgré tout…j’ai mal de l’attaquer, mais je le dois : n’est-ce pas ? Alors, pourquoi suis-je ralentit par mes doutes. Mon action reste brouillonne, je suis si faible.

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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 16:20

Quel imbécile. Voilà ce que songea Marius de son frère, il ne bougeait toujours pas, il n'avait même pas repris son poignard. Le jeune homme se contentait de l'observer, l'oeil incisif, sans jamais regretter le moins du monde ses paroles. L'été apportait avec lui le sang, il pouvait sentir son arôme chatouiller son nez, le sang de Job qui hurlait de désespoir face à ce qu'il était devenu. Comme pour Lawrence, Marius était certain que son frère se faisait une fausse image de ce qu'il lui était arrivé. C'était un homme, il avait grandi, son frère aussi, mais son changement ne devait pas être entravé pour un peu de sensiblerie. Il vit Job prendre une autre position, son frère se décidait enfin à prendre leurs destins en mains. Cependant, Marius n'allait pas le laisser choisir à sa place ce qu'il ferait de sa vie ; il pouvait remercier Aniya, car grâce à elle, il échappait au sort de Job. Ce dernier lui donnait autant de pitié que de dégoût. Job n'hésitait plus, ou peut-être bien trop, et c'était la raison de son comportement. Marius sentit la colère poindre, à l'égard de son frère qui fuyait dans l'aveuglément, et envers d'Arken qu'il méprisait tant, il gronda d'une voix lui aussi rauque :

— Uriel d'Arken qui viole des faibles en prison pour satisfaire sa perversité. Tu oses prétendre que cet homme est le bien ? Comment l'Église pourrait se croire Justice, alors que son plus haut dirigeant ne cherche que son plaisir dans les plaisirs bas ?

Marius savait, Job non. Il poussa un soupir, et levant les yeux au ciel, il observa l'entendu noir au-dessus de sa tête, les ténèbres cachaient les peines, comme les peurs. Allaient-elles alors cacher le meurtre qui se déroulerait ? Il n'en était pas si sûr. En tout cas, Job essaya de vaincre ses propres angoisses face à la vérité, car déjà, il montrait à son petit frère sa lame, prête à lui trancher la gorge. Marius ne frémit pas, son regard resta sans la moindre expression, contrairement à Job, il n'avait plus à hésiter. Il était venu, il avait vu, et il avait vécu, maintenant il allait vaincre. Vaincre l'Église, et ses vices, vaincre sa famille, et sa folie. Job fondit sur lui, incertain, malgré ses gestes, hésitant, malgré sa lame qui bientôt allait toucher le jeune homme. Marius ne fit pas un pas, on aurait qu'il n’avait nulle intention d'esquiver, comme s'il espérait intérieurement d'être touché par l'épée. Ce n'était pas ça, il ne pouvait pas remettre en cause sa vie, et son combat. Il voulait montrer à Job qu'il ne le ferait jamais reculer, jamais. Ses idéaux, ses convictions, et son ambition à changer l'ordre établi était bien trop important pour qu'il ose esquiver, son frère verrait toute la profondeur de ses rêves.

Job porta donc un coup d'estoc brouillon et maladroit pour quelqu'un d'entraîné tel que lui, Marius ne ferma pas les yeux. La pointe de l'épée toucha son ventre, il pouvait la sentir contre sa peau, à travers sa chemise. Il n'avait pas peur, il ne pouvait pas avoir peur. Sa main ne tremblait pas, contrairement à son frère, pourtant il pouvait avoir mal. Son sang chaud tomba en quelques gouttes sur le pavé, souillant la lame immaculée de Job, Marius leva alors un regard stoïque sur son frère. Ses doigts étaient enlisés dans la souffrance, le froid mordait sa peau, mais il ne fit rien d'autre. Il n'avait pas pris son arbalète pour attaquer Job, comme il n'avait pas sorti son poignard, il était armé, mais il n'utilisait pas ses armes. Mouillant ses lèvres, retenant l'épée de son frère par la main pour éviter qu'elle lui transperce le ventre, Marius murmura :

— « Tout le monde ne mérite pas le pardon. »

Le jeune homme raffermit sa prise sur la lame, sa main n'avait pas d'hésitation, il vit alors le fossé qui le séparait à présent de son frère. Il n'avait plus son frère en face de lui, peut-être avait-il espéré au fond que ce soit un peu le cas, mais c'était terminé à présent. Job n'était plus son aîné, il était juste un Inquisiteur qui cherchait à le tuer. Marius pouvait lui dire adieu, pour toujours, définitivement. Il mouilla ses lèvres, puis il obligea Job à s'avancer en tirant un peu sur la lame, sans pour autant prendre le risque de se la retrouver dans le corps. Il gronda d'une voix d'où on pouvait percevoir le monstre de sa colère :

— Je ne pardonnerai jamais à l'Église ce qu'elle m'a fait, je ne te pardonnerai jamais ton aveuglement. Et moi seul, je représenterai la Justice à l'avenir. Vous n'êtes que des criminels. Je suis le Juge.

Et Marius recula soudain, lâchant sa prise sur la lame. La main poisseuse de sang, moite, il tacha sa chemise lorsqu'enfin, il se saisit de l'arbalète, l'arme des terroristes. Il chargea un premier carreau, le souffle calme, puis lentement, il leva son arbalète sur son frère. Le regard glacial qu'il lui offrit démontra qu'il n'aurait pas de scrupule à lui tirer dessus. La limite avait été franchie, désormais Marius lui laissait un dernier choix. De nouveau, de sa voix rauque et posée, il parla de ces mots ailés :

— Par l'Ombre, Job, tu me dégoûtes comme Uriel d'Arken et Salomon me dégoûtent. Pourtant, tu me fais pitié : alors, je te donne une dernière chance : sois tu pars, sois je te tue.

Marius n'avait jamais vu Job en colère, comme ce dernier ne l'avait jamais vu sur le point de tuer un homme. Karl le médecin était la preuve qu'il ne fallait jamais enflammer Marius de fureur, et l'espace d'une seconde, le jeune homme se demanda si Job était aussi corrompu par l'Église et d'Arken. Une image infâme s'afficha avec clarté dans son cerveau, l'image que son frère pouvait obéir à tous les caprices d'Uriel, jusqu'à celui de partager sa couche. Il eut une expression d'écoeurement terrible, et le regard noir, il fixa son frère.

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Job de l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 17:24

    Que ? Non, c’est un mensonge insidieux. Des paroles énoncées afin de discréditer le Haut Prêtre. Jamais son Excellence ne s’abaisserait à pareilles actions, n’est-ce pas ? De telles bassesses, ce n’est guère demandé par l’Ombre, n’est-ce pas ? Je sais que j’ai déjà eu désaccord à ce sujet, avec Salomon. Mais je ne puis que me taire face à mon aîné, il est l’héritier. Il est, une exception. L’Ombre n’a pas pour but d’être si…si…si abjecte ! Mes yeux s’ouvrent sous l’horreur de ces mots. C’est, impossible : n’est-ce pas ? J’en aurai ouïe dire, sinon. Ou pas, ma nature renfermé et austère est connue de tous, peu me parle au sein de l’ordre.
    D’une voix cassée, rendu rauque et maladroite par ce trop plein d’informations, par des choses dont je ne veux être témoin, des dires que je ne veux avoir entendu, que je souhaite mensonge, je réponds :


    « Mensonge. Il ne peut en être ainsi…Il ne peut en être ainsi, non. »

    Qui est-ce que je tente de convaincre ? Marius ? Non, c’est moi que j’essaye de convaincre de cette vérité.
    J’avais alors porté mon coup, trop incertain. D’avantage brouillé par les dires de l’hérésie s’étant emparé de mon frère que je ne le devrais. Je dois être un bras armé, je dois cesser de penser, je ne dois l’écouter. Il est tentation, il est le maillon qui veut briser l’équilibre de ces terres, de mon esprit aussi. Il est le déclencheur de ce que je crains : le changement.

    Ma lame, il l’avait en main. Son sang glissait sur ma lame, sur le sol. Le clapotis des gouttes atteignant le sol résonnait à mes oreilles. Ce sang, rouge…ce liquide, carmin, identique au mien. Ce sang de même origine. Pourquoi coulait-il ? Pourquoi devais-je faire couler son sang, le sang de Marius, le sang de mon Frère ? Il mouilla ses lèvres une nouvelle fois, je le regardais, de nouveau désarmé par son expression, par sa façon d’agir.
    Le verset qu’il cita me fit mal. Il me rappelait que je ne pouvais lui pardonner, mais je ne sais si je lui en veux ! Ai-je vengeance à crier à son égard ? Oui…l’homme kidnapper n’a probablement rien demandé pour l’être.

    Je fus soudainement rapprocher. Je pouvais lire sa haine, sa colère, sa rage….était-elle à mon égard, ou envers l’Ombre ? Non…il cite les versets avec froideur, et sans sentiments. Non, c’est l’Ordre et l’ordre seul qu’il exècre. L’ordre le fait blasphémer l’Ombre.
    Les mots étaient comme du poison, s’insinuant dans chaque pore de mon être à m’en rendre malade. Il est Juge ? Je me sais hérétique, je me sais mal, mais l’entendre de la bouche de mon frère m’affaiblit d’avantage. Non, je ne dois hésiter. C’est l’hérésie qui parle ! Ce n’est pas Marius !
    Je ferme les yeux, secoue la tête, mon souffle, il faut que je le calme. Je rouvre mes orbes sur son visage, j’ai mal à le regarder. Je me sens si faible, si sale…souillé même. Indigne de l’Ombre aussi.

    Il relâche ma lame. Je la maintiens baissée, mais je ne l’enfonce pas comme on aurait put le croire.
    Je cherche à comprendre…que s’est-il passé. Je le regarde armé son arme, une arbalète. Rapide, précise, meurtrière.
    Il la pointe sur moi, nos places sont inversées. Je le détaille, la larme qui était unique avait une consœur sur mon autre œil. Je le dégoûte ? Je ne comprends pas, je ne comprend plus. Je lâche mon arme, mes mains se portent sur ma tête. Tout se mélange, tout tourne ! Je ne comprend plus, je n’y arrive pas !


    « N'ayez aucune crainte, face à la mort. » En vain-je à murmurer, le souffle court, comme pour me calmer.

    « Une fois un corps détruit, son âme va rejoindre l'Ombre, d'où elle provient. On peut venir à bout d'une enveloppe charnelle, mais non de l'Ombre. »

    Je tremble, mes pieds me tiennent je ne sais comment, je refuse. Dans ma tête se bouscule les dires de l’hérésie, les actions de Salomon, les accusations sur son Excellence. C’est faux, n’est-ce pas ? Tout n’est que mensonge de la part de ce qui s’est emparé du petit Marius. De ce frère si doux, si fragile, que je regardais d’un œil.

    « L'Ombre est invincible et omniprésente. N'hésitez donc jamais à donner votre vie pour ceux qui comptent sur vous, sœurs et frères obscurs. »

    Marius est mon frère, il est un frère. Je me dois d’être prés au sacrifice ultime pour lui. Mais, en cet instant, il renie ce qu’il est, il renie ce que je suis, il renie l’Ordre Etabli. J’ai mal, je manque d’air. Qu’on me dise quoi faire, qu’on me dise comment agir, qu’on m’ordonne ! Je ne sais plus, je ne peux plus, je ne comprends plus !
    Pourquoi ce revirement ? Pourquoi cette faiblesse de ma part ? Pourquoi tant de secrets autour de tout ? Pourquoi ne puis-je rien savoir, pourquoi ai-je tord, pourquoi suis-je objet de dégoût ! Je tremble, je ne sais que croire, que pensais. Le verset que je répète ne me calme pas, et je sens comme si ma tête allait exploser. Une migraine si violente que je lâche un cri retentissant dans la ruelle déserte.

    Les bras contre le corps, la tête vers le ciel, les yeux flous, voir fou, je ne comprends plus rien. Je ne sais plus. Qui suis-je vraiment ? Que dois-je faire ? Pourquoi je me bats ? Pourquoi mes mains sont-elles recouvertes de sang ? Pourquoi Marius est-il ainsi ? Que me cache Salomon ? Que me cache l’ordre ? L’Ombre doit prévaloir sur tout…n’est-ce pas ?
    Alors, pourquoi des larmes coulent-elles de mes larmes ? Je sens les ténèbres m’envahirent avant de sentir l’Ombre m’encerclait. Je tremble, ma tête est lourde, et je regarde Marius une dernière fois avant de murmurer :


    « Pourquoi cette haine…mon frère ? »

    Alors, je ne puis supporter d’avantage cette douleur, et ma tête se fit lourde avant de me laisser au sol, la nuit s’emparant de mon inconscient hérétique. Pourquoi résume mon esprit…
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 18:31

Marius eut l'impression de tenir Job en son pouvoir, car il voyait chez lui les tourments qu'il avait autrefois connus. Il était le moteur de la profonde douleur qui transperçait le coeur de son frère, comme Aniya l'avait été pour lui. Il se rappelait alors les nombreuses conversations qu'il avait eues avec son amie, prenant pour sujet le monde, et ses mystères. Sans elle, il serait devenu comme Job, un chien de l'Ombre, incapable de réfléchir par lui-même. Et comme lui, quand adolescent, il devait faire face aux interrogations de son amie, Job proféra les versets saints des Écritures. Marius ne l'écoutait plus tellement, il les connaissait trop pour s'ennuyer à les rentrer dans son crâne, son père avait eu assez de violence pour ne pas lui faire oublier tout ça, même maintenant. Le visage d'Aniya lui revenait, ça faisait un moment qu'il ne lui était pas revenu, il la voyait elle et ses questions, comme il voyait Job être torturé par tout ça. Marius ressentait-il de la pitié ? Peut-être un peu, mais c'était de l'agacement. N'était-ce pas lui qui était supposé être le cadet ? Pourquoi l'idée de prendre les responsabilités de ce frère qu'il ne voulait plus germa dans son crâne ? Devait-il le guider et l'aider ? Non, car ils étaient ennemis, maintenant. Pourtant, la question fusa dans le silence, déchirant l'air pour venir toucher le terroriste. Lui, il gardait son arbalète levée sur Job, le regard dur, quand brusquement, il le vit s'écrouler sur les dalles de pierres.

—... ?

Le jeune homme fronça les sourcils, totalement déboussolé par la situation. Job venait de faire un malaise, et ce... pourquoi ? Parce que le petit frère avait simplement dit au grand ce qu'il pensait ? Pourquoi alors se voyait-il dans l'évanouissement de Job ? Ou plutôt, il voyait son « ancien lui », ce gamin qu'il méprisait à présent. Une question survint alors dans son silence : que faire ? Il baissa tout de même son arbalète, songeant que Job n'était plus vraiment en état de lui faire du mal. Le jeune homme poussa un soupir, fixant la grande silhouette de son frère d'un regard agacé, il s'avança malgré tout vers lui. Il omit volontairement le côté grotesque et comique de la situation, car il n'avait vraiment pas envie de rire, surtout que c'était l'occasion rêver de partir sans craindre d'être pourchassé. Il se planta devant son frère, croisant les bras, il tenta de réfléchir calmement à la situation. Il avait à la fois envie de laisser Job là, de le frapper parce qu'il trouvait ridicule de s'évanouir comme une fille pour « si peu », et en même temps, il trouvait ça tout aussi débile de laisser son frère dans la rue, en plein milieu du Quartier du Tchï. Marius leva les yeux au ciel, espérant que tout le reste se soit bien déroulé pour les autres, puis il se baissa vers son frère pour lui donner une légère claque. Rien de violent, puisqu'il tenta tout bonnement de le réveiller.

— Bon sang... on dirait que l'Ombre que tu aimes tant adore se moquer de toi.

Marius pouvait bien parler dans le vide autant qu'il le voulait, il n'obtiendrait pas de réponse. Mouillant encore ses lèvres, nerveux, il songea qu'il allait au moins mettre le corps quelque part pour repartir. Ce n'était pas tous les jours qu'un Inquisiteur s'évanouissait devant lui, et ce n'était pas tous les jours qu'il devait affronter son frère dans une pareille situation. Il secoua la tête, puis avant toute chose, il prit la canne-épée de Job pour la ranger sous son bras. Il tenta ensuite de le soulever sans le moindre résultat, malgré sa maigreur cadavérique, son frère pesait son poids. Marius était loin d'être un faible oisillon, malgré sa silhouette efflanquée, mais tout de même ! Son frère était bien plus grand que lui, et donc pesait par conséquent son poids. Le jeune homme changea de position pour aller le soulever par les aisselles, il le tira à bout de bras hors de la ruelle pour le traîner — littéralement — dans un endroit où il était certain d'avoir le dessus, lorsque Job se réveillerait. C'était un cul-de-sac, derrière Marius, il y avait quelques poubelles qui grimpaient contre le mur. Le jeune homme avait d'ailleurs toujours dans sa poche son paquet d'allumettes, et il était plutôt agile, si Job décidait de l'attaquer de nouveau, Marius pourrait toujours fuir par les toits. Il le colla contre un mur, et ayant fait tomber le haut-de-forme, il le remit sur sa tête.

Bien... et maintenant ?

Et maintenant, Marius pouvait décider de partir sans le moindre remords, abandonnant son frère ici. Toutefois, l'image d'une peau scarifiée lui frappa le crâne, il fronça les sourcils, et tournant la tête pour s'assurer que personne n'était en train de les observer, il posa sa main sur l'avant-bras de son frère. Lentement, sans la moindre gêne, poussé par la curiosité, il remonta la manche de son habit pour observer les cicatrices qui méchamment s'étaient gravées dans la peau. Il fronça les sourcils, pas choqué, juste... Marius n'arrivait pas à deviner clairement ce qu'il ressentait. Il n'était pas non plus étonné, mais il ne s'était pas attendu à ce que le fanatisme puisse aller aussi loin. Il n'imagina pas une seule seconde que c'était son frère lui-même qui s'était affligé ça, mais que le responsable devait être son père, ou même un Prêtre qui aurait en son pouvoir la faiblesse de Job. A moins que son frère possédait des fantasmes et des goûts... étranges ? Marius fut pris de dégoût et chassa ça vite de son crâne. Si c'était quelqu'un qui lui avait donné des coups de couteau, pourquoi dans le bras dans ce cas ? Marius demanda alors si Job n'en avait pas ailleurs, mais la décence lui interdisait de regarder le torse de son frère. Il cilla puis tiqua, et resta un moment à regarder les stigmates de Job, ne comprenant pas qu'il voyait en réalité le cri de douleur du coeur tourmenté de son frère.

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Job de l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 19:41

    L’inconscient à ça de bien qu’elle soulage les consciences. Enfin, là est la théorie sur le sujet. Le noir, la nuit sans lune, semblait m’entourait…et le froid m’assaillir. Je ne ressentais que de la crainte, de l’incompréhension, et aussi : du désespoir. Le regard qu’il m’avait jeté, alors que ma conscience se faisait lointaine me restait là, en esprit, et déchainait une froideur sans nom en moi.
    J’ai mal, et je suis le Mal. J’ai osé croire en ces paroles, je ne suis qu’hérésie. Je me dois de subir le jugement, de ma propre main ; je me dois de me tailler, de me punir, encore et encore. Sans quoi, je ne serai jamais fidèle à l’idée que Père veut avoir de moi. Je suis l’instrument au service de l’Ombre, je ne devrai nullement la décevoir. La décevoir, c’est la mettre en danger. La mettre en danger, c’est perturbé l’Equilibre lui-même, et mettre l’Héritier, le saint Empereur, en danger. C’est intolérable de ma part.

    J’ai l’impression d’être au milieu d’un flot de questions. Des questions, des doutes, qui jamais n’auraient dû me tirailler. Des choses qui ne sont guère le fil de ma destinée. Je pose les mains de mon esprit sur ces oreilles qui entendent trop d’hérésie. Je ferme les yeux de mon esprit, aveugle et sourd aux doutes qui dansent autour de moi.
    Cette tumulte, cet esprit qu’est le mien : voilà mon danger. Voilà ma faiblesse. Je suis faible, nul ne doute de ce sujet. Je suis si faible que la tentation de croire en l’hérésie s’empare de moi. Mais alors, je revois la sentence et les conséquences du Mal. Je revois le sang, la fumée, la destruction, et j’hurle. Je ne peux accepter pareilles conséquences à ma désobéissance ! Je dois l’arrêter ! Je dois arrêter Marius ! Je dois me réveiller, je dois cesser de douter…mais, pourquoi ne puis-je y arriver alors ?

    J’ai mal à la tête, mais je sens comme des mains sur mon bras. On me touche ?
    Cette action me fait ouvrir les yeux, un sursaut, ma vue est trouble et mon trouble erratique. Je m’éloigne de ce qui me touche, ramenant mon bras vers moi. L’enserrant de mon autre main, le protégeant des regards. Mes yeux sont paniqués, fous, qui ?! Qui les a vus ?! Qui a vu l’absolution de mes péchés ?
    Ma vision s’éclaire, mes yeux se réhabitue à la nuit et je peux le voir : Marius. Je me calme, et détourne le regard. J’ai été faible, si faible qu’il n’a guère jugé bon d’exécuter sa haine. Je suis…misérable.

    Je resserre d’avantage mes bras contre moi, je ne veux qu’il en voie plus. Il ne doit savoir mon hérésie, il ne doit rien savoir. Je ne dois l’écouter. Je dois faire taire les doutes.
    Je devais l’arrêter, mais je n’en ai nullement la force présentement. D’autres d’inconscients m’empêcherait de le transpercer de ma lame. Je sais mon âme peu forte face à ce que Père et Mère refusait que je développe : les sentiments.
    J’ai aimé ce frère, peut-être est-ce encore le cas ? J’aime l’Ombre, j’aime ma famille, j’aime l’Ordre. Mais je ne dois, je dois être poupée sans sentiments, bras armé de l’Ombre, à son seul service. La simple existence de ces choses superflues me met en danger, met l’équilibre en danger, et perturbe mon travail, mon devoir.


    « Pars…Oublie ce que tu as vu, et pars… » Murmurais-je, à son égard.

    Dans mes yeux se lit la panique, toujours là. Qu’a-t-il vu ? Qu’a-t-il compris ?
    La honte aussi, ainsi que l’incompréhension et la tristesse. Je ne veux avoir à le traquer, je ne veux avoir un frère pour ennemi.
    J’en tremble en y repensant. L’écho de ces mots frappant toujours fort dans mon esprit. Je n’ose réellement le regarder, restant en retrait : prostré sur moi-même. Je suis pathétique, mais je n’arrive à calmer toutes ces pensées, toutes ces craintes, tous ces doutes qu’il a éveillé. Et nul verset n’arrive à mon esprit pour me calmer…pourquoi ?

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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 20:34

Pourquoi ne pas avoir tué Job ?

Parce que Marius n'y avait pas pensé, tout simplement. Il n'aimait pas les meurtres gratuits, même si tuer l'Inquisiteur aurait été une preuve d'intelligence, et un poing placé dans le coeur de l'Église. Ca aurait été crié à la face de la masse que Marius De l'Ombrage n'avait aucun remord, aucun scrupule, et que ses limites n'avaient pas de fin. Hormis celle de sa morale et de sa vertu. Il ne savait plus quoi penser de son frère, qui en comprenant que Marius avait vu les marques, ramena son bras contre lui, comme pour le protéger de ses regards. Il pencha la tête sur le côté, toujours froid et impassible, ce n'était pas les retrouvailles les plus chaleureuses que Marius avait vécues. Il se releva sans un mot, il recula de quelques pas, et croisant les bras, il observa sans émotion son frère. Job... qui était censé être plus âgé, lui donnait la sensation d'être moins mature que lui, et cet aveuglement pouvait expliquer la présence des marques. La chair de l'homme était meurtrie, il avait pu voir ici que c'était des coups de couteau. Qui donnerait des coups de couteau à un homme sur le bras ? Marius ne parvenait pas à avoir l'idée que c'était son frère qui avait fait ça, il mit les marques sur le compte de son père. Et Job, honteux que le petit frère eût l'indiscrétion de regarder ça, lui demanda de partir. Marius ne vit pas un ordre, il vit simplement de la faiblesse, un autre élan de faiblesse. Il poussa un soupir, et ne pouvant pas s'empêcher d'être sarcastique, il lança d'une voix neutre :

— Salomon rirait de toi, et Père te battrait, si jamais ils voyaient tous deux que tes croyances ne sont pas assez fortes, et que tu t'es évanoui en entendant la vérité.

Encore de la méchanceté, décidément, ça pleuvait cette nuit-là. Marius se cachait aussi un peu, à sa manière, ne voulant pas avouer que leur rencontre l'avait secoué. Il aurait préféré toutefois que son frère tente de le tuer, que de se montrer aussi fragile, il n'aimait pas cette vision-là. C'était insupportable, car bien des sentiments contradictoires jouaient avec lui, brutalement, le secouant sournoisement. Il avait envie de le frapper, le secouer pour le faire sortir de sa léthargie, une colère violence ne pouvait pas s'éteindre aussi vite. Au moins, Job avait eu la décence de ne pas s'évanouir trop longtemps, puisqu'il avait repris conscience quelques minutes après. Marius alla chercher le chapeau, les gants, et la veste qu'il avait laissé tomber pour la jeter sur son épaule, il prit aussi la perruque sous son bras en mettant ses mains dans les poches. Un comportement qui ne ressemblait en rien au Marius que Job avait connu, puisqu'elle avait quelque chose de familier, malgré le fait que Marius agissait toujours comme un aristocrate. Il posa de nouveau son regard froid sur son frère, agacé par son apathie, il voulait le secouer un peu, sans trop savoir pourquoi :

— Tu vas donc laisser filer un terroriste, le même qui ait aidé Mist à s'enfuir de la prison. Sais-tu que j'ai aussi eu l'aide de Zélig Faoiltiarna ce jour-là ? J'ai enlevé sa fille, et il a fait sortir Mist avec moi. Rien que ça.

Marius reprit son arbalète qu'il avait posée près de son frère, lançant ses affaires dans un coin, il visa l'homme de son arme. Il était clairement menaçant, sans la moindre crainte, et on pouvait être certain qu'il allait tuer Job, si ce dernier ne réagissait pas. Son frère... comme pour Salomon, il l'avait toujours observé de loin, comme pour Salomon il l'avait toujours considéré comme un inconnu, un inconnu faisant partie de sa famille. Mais Job était son frère, même s'il était sur le point de le tuer. Ses actes, ses paroles, ses hésitations, Marius les comprenait, mais il ne pouvait pas les supporter. C'était lui renvoyer l'image du faible qu'il avait autrefois été. Cette image du doux et gentil garçon qu'il méprisait aujourd'hui, il ne voulait plus la voir. Et il la voyait à travers Job. Mordant ses lèvres, il recula, puis il ajouta :

— Ne décide pas à ma place de ce que je fais, et de ce que je dois faire. Je ne veux pas que tu penses que quelqu'un m'ait influencé, j'ai tout décidé par moi-même. On ne peut pas influencé quelqu'un sur ce qu'il ressent, personne ne m'a dit de vous haïr, toi, Salomon, Père et Mère, ainsi qu'Uriel d'Arken. C'est votre faute que je vous hais et que je vous méprise au point de vouloir vous tuer, c'est de votre faute. Mais au moins... grâce à ça, j'ai vu le monde, les faiblesses des hommes, et leurs forces. J'ai vu le véritable visage du Haut-Prêtre, j'ai vu ses vices, j'ai vu son visage pervers. Tu vas fuir encore, croire que je te mens, pensant que quelqu'un m'a fourré ça dans le crâne. Il n'en est rien. C'est de ma propre initiative que j'ai gâché votre Bal, je voulais vous montrer que le danger était partout, et que j'étais capable de venir me glisser parmi les inviter pour ravir une célébrité.

Pourquoi ce discours ? Pour prouver à Job qu'il était adulte maintenant ? Et que c'était inutile de le faire changer d'avis ? Marius avait un objectif, et des rêves, même son frère ne pourrait pas changer ça. Personne ne pourrait changer ceci. Ceux qui se mettront en travers de son chemin, Marius les tuera de sang-froid. Comme tantôt, il leva son arbalète sur son frère, et murmura :

— Cette fois-ci, ne t'évanouis pas : va-t-en, ou affronte ton hérétique de frère.

Parce que peut-être au fond, Marius voulait de nouveau se prouver qu'il avait des tripes.

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Job de l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 21:30

    Ma faiblesse me fut jetée au visage ? A l’entente des mots, je senti la douleur s’emparais de moi, et je relevais les yeux vers lui. Salomon sait déjà jusqu’où va ma faiblesse. Il m’a déjà vu me punir, il m’a déjà empêché d’aller trop loin dans mes punitions. J’ai honte, mais je sais que sans Salomon, je me serai déjà punit par l’expiation définitive de mes actions et pensées hérétiques.
    Quant à Père, je ne cherche guère à le voir. S’il me voyait là…probablement me tuerait-il, me renierait-il. J’en souffrirais, mais je sers l’Ombre. Je ne dois voir qu’elle, n’est-ce pas ? Je grince des dents, je ferme les yeux ne voulant accepter cette faiblesse qu’est la mienne. Je nie, oui. Car je me sais faible et lâche, car je ne veux affronter la vérité.
    C’est alors que je ne le regarde, mais l’écoute, que je revois le comportement de Père, de Salomon à mon égard. Je repense à la façon d’agir. J’entends plus que je ne vois, la rage et la colère de mon plus jeune frère. Pourquoi suis-je encore si hésitant ? Ma foi est-elle donc si faible ?

    Je tremble : est-ce la de la colère ? Du…dépit. J’ai honte de ma faiblesse. Alors, je me redresse. Ma lame est là, proche de moi. Je la vois à même le sol…je la détaille, alors que j’en apprends plus encore sur les actions de celui qui fut mon frère.
    Salomon n’a rien du me dire, devant se douter que je ne pourrai décemment pas ne voir qu’étranger en lui. Je commence à comprendre. Il sait quoi dire pour me faire douter. Il réveille mes peurs, mes craintes, mes doutes, mes erreurs.
    Je ne dois l’écouter, il touche là où ça fait bien trop mal pour que je reste calme. Alors, fermant les yeux je me concentre sur seulement mon souffle. Je l’entends, cela me fait serrer le point, mais je ne le regarde toujours pas.

    Lorsque j’ouvre les yeux, je le vois me pointant de son arme.
    Il est si froid…est-ce vraiment Marius ? Non, c’est seulement un hérétique. Oui, voilà, je ne dois pas penser autrement. Je ne dois voir que ce qu’il est, et non « celui » qu’il fut. Je ne dois rien voir d’autre, je ne dois rien écouter d’autre.
    Mon regard se fait plus flou, les sentiments s’y résorbent alors qu’il me menace. Il ment. Il ment. Il ment. Il ment…
    Je me répète ces mots inlassablement, je m’en persuade. Oui, Salomon, le Haut-Prêtre et l’Eglise ne sont nullement comme il les définit. Tous ces mots sont des mensonges visant à jouer avec l’hérésie qui sommeille en moi, à la réveiller. Je dois résister. Ma punition viendra après la sienne, ma punition, mon expiation, viendra après sa mort. La mort d’un frère ayant échoué sur la route du crime et de l’erreur.

    Je le regarde, mon corps ne tremble plus, mon visage est aussi stoïque que le sien. Indifférence trône de nouveau dessus : je suis de nouveau celui qu’on attend de moi. Je suis de nouveau ce bras qu’on a armé au service de l’Ombre seule.
    Je m’approche d’une démarche assurée, et récupère mon arme. Il l’a rangé dans son fourreau, je fais glisser mes doigts dessus et l’en ressors. Le détaillant, je lui réponds alors, l’éclaire quant à mon choix.


    « Scrutez le Ciel, observez les voyages du Soleil. Lorsque l'équilibre sera parfait entre le Jour et la Nuit, la Lumière et les Ténèbres, réjouissez-vous, car l'ordre est maintenu. »

    Je m’avance, et pointe ma lame. Je sais désormais que je ne dois faiblir. Je dois accepter qu’il ne soit plus Marius, mais un hérétique. Alors, sa mort permettra de rendre son équilibre à notre monde. Sa mort sera mon expiation pour mon hérésie, ma faiblesse.
    Mes cicatrices me démangent, bientôt elles seront rouvertes en expiation. En attendant, je me met en garde et poursuivit mon quatorzième verset :


    « Parlez de ces moments à ceux qui en ignorent l'existence et partagez votre joie avec vos sœurs et vos frères. »

    Ma joie ? Elle ne sera probablement pas en sa Mort. Mais sa Mort serait la Joie de l’Empire alors, je ne peux que taire mon hérésie, mes blasphèmes, et agir.
    La voix rauque, le regard de pierre, je réplique alors :


    « Je ne fuirai…Hérétique. »

    Il n’est plus mon frère. Là était ce qu’il voulait, n’est-ce pas ? Là est ce que désir l’Ombre…j’imagine. Après tout, je ne suis que son serviteur.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyVen 16 Déc - 23:33

Marius était mort dans le coeur de Job, il pouvait désormais l'attaquer.

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi quoi ? Qu'importe.

L'Inquisiteur parla de l'Ombre, récitant les vers d'une voix platonique, le jeune homme sut que c'était terminé. Il sentit un frisson grimper dans son dos, il tenait fermement l'arbalète, le regard froid, il n'allait pas reculer. Job était prêt à le tuer, Job était prêt à trancher la gorge de son hérétique de frère. Il l'avait poussé à bout, il n'avait plus qu'à se défendre. Il n'avait pas peur, il n'avait plus la moindre raison d'avoir peur, cependant, il savait qu'il n'avait pas la chance de vaincre Job. Il était plus petit, moins fort, et il ne maniait pas l'Ombre, toutefois il était agile. Et surtout contrairement à son frère, Marius connaissait la ville mieux que lui, les moindres recoins d'Ishtar, il les avait explorés depuis le temps. Il avait cet avantage sur son frère, mais est-ce que ça suffira ? Il n'en était pas si sûr. Job était grand et mince, fort, rapide, et silencieux comme lui. Marius fixa son frère, attendant sa réaction, attendant s'il allait l'attaquer ou non. Sa mâchoire était crispée, le froid de l'été glissait sur sa peau, pendant que raide comme un piquet, il attendait.

Silence, regards sombres, et déterminés. Marius était mort pour son frère, le Marius d'autrefois n'était plus, il n'avait plus à voir cette image chez lui. Bien. Ça ne finirait pas bien, certainement, mais au moins, tout était fixé. Marius mouilla ses lèvres, toujours certain de lui, ce n'était pas lui qui allait reculer. Peut-être s'enfuir plus tard, il ne voulait pas que Mist s'inquiète trop. Le jeune homme était après tout leur chef, et il avait du mal à croire qu'ils seraient capables de se débrouiller sans lui. Mist était dépendant de lui, Alysse pouvait bien agir par elle-même, mais elle ne possédait pas de libre arbitre. Il pensait déjà à un moyen de fuir, mais ce n'était pour pas pour maintenant, ce n'était qu'en dernier recours. Il gronda alors :


— Je ne fuirais pas devant toi, Inquisiteur. Je n'ai pas peur.

Marius remua un peu pour détendre ses muscles, le regard toujours sur son frère, il mordilla ses lèvres pour finalement lâcher son arme. Il l'utiliserait plus tard, quand il se serait assez éloigné pour toucher Job à distance. Il avait rangé son arbalète, mais avait sorti son poignard, tremblant un peu. L'adrénaline courrait dans ses veines, il avait en face son frère, mais aussi un homme qui allait le tuer. Marius fixa Job droit dans les yeux, le mettant aux défis de le tuer. Mettant aux défis de blesser ce frère qu'il avait tant recherché, Marius poussa un soupir, et pour provoquer Job, il détacha les autres boutons de sa chemise pour lui montrer sa poitrine maigre. Job devait deviner qu'il ne vivait pas dans les meilleures conditions, mais il devait sentir dans Marius, toute cette haine et cette colère qu'il voulait à l'Église, et à sa famille. Il gronda :

— Les De l'Ombrage ne sont rien, hormis des fanatiques orgueilleux, incapables de voir la vérité en face.

Voilà, Marius avait de nouveau craché sa haine pour sa famille. Il ne pouvait plus avoir d'avis autrement que mauvais, par rapport au sien. Désormais, Job était mis au même point que son frère. Marius prit son poignard, remonta ses manches, et déclara :

— Ceci... est la poitrine blanche d'un hérétique, ne l'oubli pas, car si tu veux la teinte de sang, il faudra toi-même souffrir.

Marius restait dur dans ses paroles, de même que son regard gardait sa froideur. C'était la dernière recommandation, Job ne le laissait ne pas s'enfuir, et lui attendait que ça : se mesurer à son frère. Son frère qu'il avait toujours observé de loin, son frère qu'il avait osé atteindre dans sa force, comme Salomon. Salomon avait été auparavant son modèle, comme l'avait dicté son père, lui rappelant sans que comparé à lui, Marius n'était rien. Marius était faible, Marius ne pourrait jamais atteindre la perfection de Salomon, c'était son père qui lui avait dit. Cependant, Marius n'y croyait, et voyait le Mal dans le regard bleu de son frère, comme lui le voyait en Marius. Alors le jeune homme fit un pas, puis deux, déterminé à blesser Job, il pourrait le tuer, comme il pourrait mourir cette nuit. Il ne mourrait pas, pas maintenant, Mist avait besoin de lui, Mist qui était tout. Il leva son poignard dans les arts, et reprenant vivement son arbalète, il tira un premier carreau, feinte, il fonctionnait toujours par des feintes.

Peu occupé à savoir si Job avait reçu ou non le coup, Marius poussa un cri de rage et fondit sur lui. Sa main tenait fermement le poignard, au point où il sentait quelques picotements sous ses doigts, et donnant un coup d'épaule à son frère, il visa l'épaule de celui-ci. Enfin, Marius aurait voulu viser l'épaule, car comme Job était bien plus grand que lui, il n'était pas certain de le toucher. Qu'importe ! Car il avait tout misé sur la surprise, se souvenant des leçons qu'on lui avait données enfant. Lui qui avait été un enfant sage, docile, incapable de mettre en cause les paroles de ses parents, il venait de cracher sur leurs faces immondes de fanatiques. Marius les méprisait. Le sang qui bouillait dans ses veines l'écoeurait, le sang qui s'étendait dans tout son corps, il ne l'aimait pas. Marius voulait faire disparaître, ce sang, il n'en voulait plus. S'il le pouvait, il le ferait fondre dans de l'acide pour devenir un autre, quelqu'un qui jamais n'avait appartenu à cette famille terrible. Marius ne voulait plus être lié au De l'Ombrage.

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Job de l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptySam 17 Déc - 10:12

    Inquisiteur. Le mot qui, de sa bouche, scelle complètement notre relation passé, et ne dénote plus que l’actuelle. Jusqu’ici, il était encore légèrement Marius, désormais il ne l’est plus. Le passé est révolu, et je ne puis que l’accepter, et faire ce qu’on attend de mon être, de mon existence. Exécuter l’hérétique, le punir et rendre son essence à l’Ombre, qu’elle le purifie de ses blasphèmes et hérésies.
    Il détend ces muscles…je ne veux d’un affrontement aisé, aussi, je le laisse faire. Mon souffle est calme, mon regard mort. Je suis le chasseur, il est la proie. L’Ordre naturelle des choses à reprit son office, il n’est qu’hérétique, je suis le vengeur de l’Ombre. Je ne dois penser qu’ainsi…
    Il détache quelques boutons, je peux voir sa maigreur. J’en ai vu et tué beaucoup, des hérésies qui maintenaient un train de vie irrégulier et que la faim détruisait. Là doit être la preuve que leurs idées sont fausses, sont erreurs.
    Je ne puis superposer l’image de mon jeune frère bien portant à cet Hérétique qui se l’ai approprié, qui l’a détruit, qui me l’a volé et arraché…qui l’a éconduit hors du chemin salvateur de l’Ombre elle-même.

    Le voilà s’emparant de son poignard. Il ne compte donc nullement m’attaquer à distance. Soit, ces mots résonnent et son un poison. Je ne dois les écouter, je sais que j’y repenserai plus tard, lors de ma punition pour toutes mes hérésies de cette soirée, mais en cet instant je ne dois les écouter, je ne veux, je ne peux.
    Ainsi, en réponse, je commence mon murmure. Je ne tue jamais sans réciter les versets, cela m’apaise, et me permet de ne penser qu’à une chose : l’exécution de ma tâche. Je suis au service de l’Eglise, dans le seul intérêt de protéger l’Ombre Absolue. Je n’oubli jamais le visage de ceux à qui j’ôte la vie, je n’oublierai nullement le sien lorsque son essence s’en ira.


    « Gardez le sourire. Votre souffrance n'est jamais vaine. Votre mort vous renvoie à l'Ombre. » Murmurais-je alors.

    Ma lame est tendue, je suis en garde. Son regard me défi…mais c’est à lui de venir et de m’attaquer. Mon style est ainsi fait…je n’attaque que rarement en premier, seulement quand mon hérésie me fait me perdre dans une folie que j’exècre.
    Voilà qu’il commence à avancer, à cette vue je raffermis ma position, prés à esquiver et contre-attaquer. Prêt à parer et attaquer à mon tour. Je récite alors, comme un chant sur notre bataille :


    « Aucune peine n'est trop grande pour le bonheur de votre cause et de votre communauté. Qu'aucun jour ne passe sans que vous ne pensiez à l'Ombre et à l'Empire. »

    Je vois son poignard se levait, mon regard le suit. Un carreau fonce alors sur moi. D’un pas de côté, je l’évite. Mon épaule portera une éraflure…le vêtement y est arraché, un peu de ma peau aussi.
    Je sens le sang qui s’échappe de cette légère plaie, je sens la douleur. C’est mon expiation : c’est là ce que j’aurai dû ressentir depuis le commencement. Mais ce n’est assez : il doit mourir et je dois être puni.

    Un cri de rage se fait entendre, je le vois foncer sur moi. Il me donna un coup d’épaule, et voulut me planter avec. J’avoue que s’en prendre à l’épaule blessait est une idée réfléchie…mais la rage l’aveugle, et il n’est qu’amas d’hérésie haineuse.
    Son arme se plante dans mon épaule. Je laisse s’échapper un râle de douleur, avant de poser ma main sur la sienne, maintenant le couteau dans cette partie de mon corps. Le regard froid, supérieur peut-être, je dit alors en levant ma lame :


    « Ils sont votre Mère qui a enfanté de tout ce qui est et votre Père qui vous protège de son bras puissant. »

    Je cherche à l’empêcher de fuir, mais mon sang se mêle sur nos mains et ma poigne se fait moins certaine. Qu’importe, je lève ma lame, le regard déterminé, prés à l’abattre sur son bras et à lui ravir le premier instrument de sa folie : sa gestuelle.

    « Ne pas en être reconnaissant est un pêché, que chacun affrontera dans sa conscience. S'élever contre eux est un crime, devant être puni. »

    Oui…Ma lame s’abat…mais, vais-je réussir à maintenir cette main avec le sang de ma plaie assez longtemps pour le lui trancher ?



    [HRPG : Tu as le choix -_^ ! Je te laisse des portes dirons-nous.]
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptySam 17 Déc - 11:26

Job n'avait-il pas eu l'intention de l'esquiver ? La question fusa dans son esprit, lorsqu'il se rendit compte que le sang chaud de son frère coulait, le sang rouge et chaud qui était semblable au sien. Marius serra les dents, la mâchoire crispée, il sentit la main de Job se poser sur la sienne, maintenant la lame de son poignard comme s'il cherchait lui-même à souffrir. Il tremblait légèrement, la surprise l'avait saisi, et il leva sur l'Inquisiteur un regard de totale incompréhension. Pourquoi faire ça ? Par quelle pulsion masochiste avait-il fait ça ? Était-ce là un piège dont il devait se méfier ? Il croisa une paire d'yeux méprisants, c'était fini, certes, mais ce n'était pas un tel regard qui allait le faire reculer. Job n'acceptait pas le fait que le monde puisse être différent de la vision qu'il s'y faisait, Marius ressentait de la colère pour son aveuglément, tout en se rendant compte qu'il était inutile de discuter avec lui. Il avait su évoluer, pas son frère, alors il enfonça volontairement comme il le put la lame dans l'épaule de l'homme. Poussé par la fureur profonde comme l'océan qu'il ressentait à son égard, poussé par la provocation, car après tout, il restait le cadet, et il ne supportait plus cette situation. Ses doigts ne sentaient pas la chaleur de la main de Job, au contraire, enlisés par le froid, bornés à maintenir le poignard, ils ne semblaient pas lutter pour se défaire de cette prise.

Oh... le jeune homme avait pourtant compris ce qu'il allait se passer, mais le comportement de Job lui échappait. Le sang de ce dernier coulait sur ses vêtements, disparaissant dans le noir qu'il portait pour venir s'éclater en bas. Le silence régnait à présent entre les deux, brisé par la voix froide et placide de son frère, qui donnait au tout une scène macabre et poignante. Marius mordilla sa lèvre, puis il tenta brusquement de se défaire de l'étreinte, toutefois son frère avait toujours été plus fort que lui. Le froid mordait sa peau, la lune les baignait dans ses rayons d'argents, alors que la vie même semblait s'être arrêtée, attendant de voir lequel allait poursuivre son existence. Quelque part dans l'une des ruelles, on pouvait voir une ombre gigantesque examiner la scène, le regard morne, la Mort elle-même paraissait attendre pour prendre celui qui mourrait. Marius n'avait pas l'intention de mourir, Job peut-être que si. Mordant sa langue, il vit la germination de l'Inquisiteur à abattre l'épée sur lui, il essaya de bouger, remuant, gesticulant pour sortir le poignard, ou même de le lâcher. Ses doigts restaient comme collés dessus, et tournant la tête de tous les côtés, cherchant une aide imaginaire, l'adrénaline courant dans ses veines, Marius ne vit rien, hormis les ombres de la nuit grimper sur les murs, et attendre la suite de la chose.

Le temps s'était arrêté, et voir son frère avec cette épée en main, lui fit paraître les secondes pour des heures, Marius prit alors une grande inspiration. Il arrêta tout bonnement de se débattre pour se replier sur lui-même, et donner avec toutes ses forces un coup de genou dans les parties de Job. Oh... c'était bas et vil ? Marius était bien placé pour savoir que ça faisait mal, et profitant de l'effet de surprise, il se détacha de l'emprise de son frère, et saisissant son poignet, il tenta de lui faire lâcher l'épée. Il serra de toutes ses forces, plantant ses ongles dans la chair pâle de Job, puis finalement, il le lâcha pour reculer et s'éloigner de lui. Il était parvenu au moins à extirper le poignard de l'épaule de son frère, et sans attendre que ce dernier se remette de cette douleur-là, Marius reprit son arbalète pour tirer sur son frère. Marius n'avait plus l'intention de lui laisser l'avantage, comme il venait de le faire par erreur. Job était un Inquisiteur, il se battait comme tel, comme leur avait enseigné leur père, Marius n'était plus de la même source. Il n'était plus fait du même arbre, ce dernier avait changé le jour où Aniya avait commencé à lui poser des questions, et lorsqu'il avait débuté le voyage vers la pensée.

Alors... désormais qu'il était terroriste, désormais qu'il vivait dans la rue, au milieu des contrebandiers, luttant contre la faim et la pauvreté, et qu'il savait que le Mal était une question relative, mais aussi incarnée par Uriel d'Arken, le jeune homme allait lui montrer comment se battait les gens de la rue. Ceux qui chaque jour cherchaient simplement à survivre dans un monde cruel, victime de l'oppression des uns, proies de la bassesse des autres. Le jeune homme avait dit adieu à l'Inquisition, le jour où il avait choisi une voie différente, une voie lui permettant de changer le monde. Il fixa son frère, comme si ce dernier incarnait tout ce qu'il méprisait le plus au sein de l'Église, alors qu'il n'y avait là que le fruit de la souffrance et du fanatisme. La compassion avait disparu dès que la lame avait pénétré sa chair, elle s'était envolée. Déjà, Marius planifiait la suite, car malgré sa rapidité et son agilité, il savait qu'il aurait peu de chances face à un homme qui bien nourrit et entraîné à tuer, connaissait en plus sa manière à lui de se battre. Le jeune homme lui envoya un regard méprisant, le dernier coup de grâce, et exprima pour la dernière fois ce qu'il ressentait :


— Vous êtes tous des pêcheurs, et vous me dégoûtez.

Le jeune homme gardait les yeux ouverts, prenant la pleine responsabilité de ses actes. Qu'importe ce que Job pensait maintenant, qu'importe que ce soit son frère, qu'importe que leur relation eût été superficielle, tout ça n'avait plus la moindre importance. Marius tira trois carreau, avec précision, sans hésitation.

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptySam 31 Déc - 15:13

    Lui qui fut un jour au service de l’Ombre elle-même, pourquoi a-t-il ainsi pareille incompréhension sur le visage. Je récite mes versets, galvanisés par leur signification, par cette douleur qui expie mes folies. Mon regard est intransigeant, mon bras se dirige de plus en plus vite vers le sien, prés à le trancher dans une giclée de sang qui me recouvrira probablement le corps de part sa violence.
    Étrangement, le temps ne semblais plus le même. Est-ce moi qui, emmitouflé ainsi dans mon rôle, ne pouvait m’empêcher de me voir, presque au ralenti prêt à le découper sans remords, aucun. Il se secouait, agrandissant cette plaie à mon épaule, le sang devant s’y déverser avec une vitesse plus grande.

    Cette plaie ne sera qu’une cicatrice de plus sur mon corps d’hérésie. Elle sera la première pour m’apporter l’absolution quant à la situation qui a bien faillit m’échapper, de part mes doutes envers ce que je dois aimer, servir, sans doutes ni remise en cause.
    L’Ombre est un tout, l’Ombre est tout. La sauvegarder est notre devoir, à nous, les Inquisiteurs. Nous sommes à la fois fils, amants, et messagers de celle que nous vénérons et sauvegardons. Elle nous dirige drapée dans son Pouvoir, et l’obéissance aveugle est la voix de l’absolution, de la perfection.

    AAAAAAAIE !

    … …

    Sale petit…Je suis à genoux, le souffle coupé, la douleur m’envahit comme l’aboutissement de mes erreurs, et la punition allant avec.
    Comment a-t-il osé ?! Un coup si vil, si bas…Mon bas-ventre me brûle, une douleur immense que je ne saurais décrire s’éprend de mon être. Cette douleur me parcours le corps, me laissant genou à terre, alors que des ongles s’enfoncent dans ma chair, rouvrant les multiples marques de mes punitions passées.
    Le sang s’écoule. Son odeur m’entoure et me drape. Je sens la lame du couteau qu’on arrache de mon épaule, alors même que ma main a lâché ma lame la laissant sur le sol dans un bruit sourd.

    Je reprends mon souffle, et commence à me relever. Mon corps est douloureux, la douleur fait parti intégrante de mon esprit et de mon corps en cet instant.
    Je relève la tête, alors même que je le fais je croise un regard aussi déterminé que le mien. La même intensité, la même couleur…en cet instant, je me dis que nous avons tous les deux trouvé une réponse à nos statuts.
    Je suivrais l’Ombre. Je vivrais par l’Ombre pour arrêter l’hérésie qui s’est emparé de celui que j’estimais. Mon jeune frère, il sera de mon devoir de le libérer, de le traquer, et de rendre son essence à l’Ombre. Ainsi, je vivrais par l’Ombre, pour l’Ombre.


    « Tout ce qui est, l'est à travers l'Ombre. Toute existence est équilibre et l'Ombre en est la forme la plus parfaite. Ceux qui servent l'Ombre, servent le bien de toute l'existence. » Murmurais-je alors que je le voyais, là, devant moi…arbalète en main.

    Il appuya sur la détente, désarmé comme je le suis…je devrais y rester. Mais je ne fermai nullement les yeux, je sais qu’il est de mon devoir de servir l’Ombre.
    Alors, observant son arme pointait sur moi, je commençai à réciter :


    « Lorsque vous méditez, orientant votre esprit vers l'Ombre, faites-le en murmurant. Gardez l'équilibre entre le silence et les sons trop forts. Ne le faites jamais ailleurs qu'au seins de ses ombres chéries qui sont Ses manifestations dans notre existence. »

    Il appuie, un…non, trois carreaux fonçaient droit sur moi.
    La lune nous baignait, laissait les Ombres nous entouraient, nous enlaçaient. Nous étions entourés d’elles, dans leur prolongement. Nos chevelures d’argent scintillant presque avec l’éclat argenté de l’astre nocturne.
    Alors, je continuais de raconter…mon corps encore paralysé par cette douleur innommable.


    « Que vos mouvements soient fluides, assurés et précis. N'hésitez pas. Utilisez ce que l'on vous enseigne, d'abord pour la foi et l'Ombre, puis seulement pour les autres et enfin pour vous-mêmes. »

    J’attendis le choc…mais je me senti soudainement comme absorbé par les Ombres qui nous entouraient. Je me senti apaisé, transporté.
    C’est alors que je me rendis compte de mon mouvement, inconscient. J’étais drapé de celle que j’aimai. Enveloppé par l’Ombre, je voyage en son sein.
    Me décalant, je puis voir les carreaux qui auraient du me transpercé s’enfoncer dans le mur. Cette sensation unique d’osmose, d’euphorie, me laissa quelque peu pantois alors que j’étais désormais debout, toujours devant Lui, mais en retrait.
    Lentement, je terminai mon verset…le regard scintillant, assuré que ma Foi est juste.


    « Vous êtes les protecteurs, mais aussi les vengeurs. Ainsi que des serviteurs. Ceux qui servent l'Ombre, servent le bien de toute l'existence. »

    L’Ombre venait de me protéger, de me sauver. Moi, un de ses fils dans le doute, hérétique…il ne m’est nullement permis de faire défaut à la confiance qu’elle m’a offert d’ainsi user de sa Force Divine.
    Le regard brûlant, me voyant au pied de mon arme, je m’emparais de nouveau de ma lame. Mon sang continuait de couler…mes bras en sang, mon épaule douloureuse. Ma tête lourde aussi…mais, je ne pouvais me détourner de mon devoir. La lame tendu vers lui, je le défiai…bien que le contrecoup de mon mouvement me fatiguant :


    « Qui est le pêcheur en cet endroit…Hérétique. »
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyDim 1 Jan - 11:41

Marius écarquilla les yeux lorsque ses carreaux de plantèrent non pas dans le corps de son frère, mais dans le mur. Il se raidit, les mains crispées sur son arbalète, il tourna la tête dans tous les sens pour retrouver Job à quelques pas de lui, il avait échappé à son sort, mais comment ? Il fronça les sourcils, fixant la grande silhouette de l'Inquisiteur en fouillant dans sa mémoire pour retrouver quelques bribes d'informations, après tout, même s'il ne maîtrisait plus l'Ombre, le jeune homme gardait des réflexes d'Inquisiteur. Cependant, la voix lugubre de son adversaire l'arracha à ses pensées, il se relevait et reprenait sa canne, Marius baissa légèrement la tête pour lui renvoyer un autre regard irradié de colère et de détermination. Il lisait dans les prunelles de son frère la même couleur persuadée que ses actes étaient les bons, mais Job se trompait, et il ne cesserait jamais de se tromper, tant qu'il n'aurait pas vu la Vérité. La lune les baignait dans sa lumière opalescente, mettant en valeur les courbes des ombres, il avait la sensation que chaque bâtiment oriental qu Quartier du Tchï était en réalité la masse énorme d'un Inquisiteur qui attendait une erreur de sa part pour lui sauter à la gorge.

La haine pourtant restait présente, mais il étant quelqu'un d'un naturel placide, Marius pu remarque que comme tantôt, Job ne l'attaquait pas. C'était mauvais... Job lui avait fait une fois ce coup-là, mais il ne pourra pas le faire tomber deux fois dans le même piège. Marius leva le menton, les sourcils froncés, il le mettait aux défis de lui transpercer la gorge de sa lame. La haine grondait dans son être, au point où malgré son calme, le jeune homme oublia quel était l'homme en face de lui, la haine, misérable amie qui l'avait pourtant tiré vers le haut. La rage, puissance folle qui étreignait son coeur, la fureur qui n'était rien d'autre qu'un immense ouragan qui d'un mouvement balaya toute l'affection qui aurait pu survivre. Insidieuse, dévorante, avide de toute raison, sa colère était un écho à la déception qu'il avait ressentie en apprenant que l'Église était le berceau de loups incapables de maîtriser leurs pulsions. Marius haïssait l'Église pour ce que Salomon avait fait à Aniya, de même qu'il voulait tuer Uriel d'Arken pour ses actes, ses vices, et surtout... pour assumer la noirceur de son âme, Marius en oubliait que l'humanité était ainsi faîte, et que les envies de domination et de meurtre étaient aussi humaine que l'envie de baiser. À la question de son frère, l'arbalète pointant vers le bas, Marius affirma d'une voix plus rauque et moins neutre qu'à l'accoutumée :

— Celui qui sert un homme assez vicieux pour en violer un autre en prison. Celui qui se mûre dans son aveuglément par lâcheté, et qui refuse de voir la vérité en face. Job De l'Ombrage, Père et Mère avaient raison : tu n'es qu'un faible.

De nouveau, il proférait des paroles odieuses et blessantes, tout en sachant que comme un poison, elles allèrent pénétrer le coeur de son frère pour le brûler. Violentes, ses paroles étaient des lames chauffées à blanc, bougeant par la simple volonté de Marius que l'Inquisiteur ouvre les yeux, et contemple le monde, tel que le lui le contemplait. Toutefois, Marius comprenait déjà que c'était impossible, et derrière ce besoin de montrer à son frère ce qu'il voyait, il y avait cette colère déjà citée, mais aussi la rancune. Job ne comprenait pas, Job était trop endoctriné pour comprendre, et le jeune homme lui en voulait de cette faiblesse. Ses jambes étaient lourdes, ses mains restaient crispées sur son arbalète, et son regard bleu avait perdu sa neutralité habituelle, il y avait dans ses iris de saphir une lueur si puissante de détermination que Job devait la ressentir dans tout son être. Marius lui avait laissé sa chance, Job ne l'avait pas saisie, alors Marius tuerait son frère... en même s'il savait qu'il n'avait pas la moindre chance contre lui. Alors ? Il pesa le pour et le contre. Job était fort et grand, c'était un Inquisiteur assez doué pour se déplacer de la sorte, et qu'était-il, lui ? Plus petit, moins fort, plus agile, il avait abandonné derrière lui l'Ombre, mais son esprit était devenu bien plus fort, et il ne faisait plus de sensiblerie comme pouvait le faire Job.

Le jeune homme leva alors les yeux vers une statue d'animal en bois qui fièrement, se dressait sur le toit d'un restaurant d'Yjing. Il haussa les sourcils, et souriant à son frère, il commença à fouiller dans ses vêtements, son discours était clairement présent pour le distraire :

— « Tout ce qui est... l'est à travers l'Ombre, ceux qui servent l'Ombre, servent le bien de toute existence ». Et donc le bien de l'existence serait d'obéir à des ordres débiles pour combler la frustration d'un Haut-Prêtre pervers et complexant sur sa taille ? Je hais cet homme, Job, mon frère, tout comme je te hais, toi, Père et Mère, ainsi que Salomon. J'ai agi en mon nom, j'ai agi par conscience, et tout ce que j'ai fait, je l'ai fait pour le Bien. La Justice ? J'en suis l'épée, désormais, tu n'es rien d'autre qu'un mouton dans la masse de l'Église.

Tout en parlant, regardant droit dans les yeux de son frère, le jeune homme était en train de charger un carreau qu'il avait préalablement entouré d'un mouchoir. Un coup qu'il avait déjà fait, une fois, et qui fonctionnait assez bien. Il profita de la faiblesse mentale de son frère pour tenter de le distraire de ses actions, même s'il ignorait si l'esprit de Job était occupé à s'offusquer de ses mots, ou bien s'il observait les gestes lents de ses doigts. Marius claqua une allumette, et la lumière se diffusa dans la ruelle, ce fut alors qu'il la glissa dans un pan du mouchoir entourant le carreau. Patiemment, il leva son arbalète sur Job, et il acheva son discours hérétique :

— Un mouton qui se contente de suivre le troupeau, et qui a peur de s'en écarter. Mon frère , tu me dégoûtes de ta faiblesse, ta lâcheté me donne envie de vomir. Tu ne comprendras jamais, même si tu vois ce que j'ai vu, tu refuseras de remettre en cause ton ordre vicieux, tu continueras d'écouter Uriel d'Arken, obéissant à ses ordres les plus cruels, car tu n'es rien d'autre qu'un petit bichon obéissant à tout et n'importe quoi. Tu le ferais, si jamais il te demandait de me violer.

Les dernières paroles étaient violentes, trop, même pour lui, mais tout était calculé pour pousser à Job. Et brusquement, Marius changea de cible et tira le carreau enflammé dans la statue. Il ne rata pas sa cible, cette fois-ci, et aussitôt, les flammes se déchainèrent et grimpèrent sur le bois. Aguicheuses, elles se frottèrent contre lui pour caresser ses jambes, et enfin, elles commencèrent à le mordre, dévorant chaque parcelle de sa chair dure et marron. Une odeur de brûlé ne tarda pas à se faire sentir, et lentement, la statue commença à tomber en avant, là où se trouvait Job. Les flammes dansaient sur le corps, les flammes l'étreignaient dans leurs bras brûlants, et annonçaient une nuit faîte de couleurs jaunes et orangées, éclairant la nuit avec passion, délice, sensualité, et tout ceci dans une langoureuse danse mortelle. Et qu'avait fait Marius pendant que l'incendie prenait naissance dans le Quartier du Tchï ? Oh... eh bien, il avait pris la fuite par les toits.


_________________
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Job de l'Ombrage

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Mais si vous désirez me lire, voyez avec mes Dossiers Torturés.
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MessageSujet: Re: Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius]   Le Rapt, c'est pas bien. Faut mieux se tenir P'tit Frère...[PV Marius] EmptyDim 1 Jan - 13:51

    Son impertinence me paraît sans bornes, sans limites. Sa réponse, blasphématoire, hérétique, ne peut pourtant que s’insinuer en mon être. J’ignore cette douleur plus vive que celle de mes plaies, contemplant la rage, la colère, la haine de son regard.
    Qu’a-t-il vu ? Qu’a-t-il mal interpréter pour ainsi succomber à la faiblesse de l’hérésie ? Oui, je me sais faible. Mais parce que je le suis, j’en paie le prix. Mon corps porte les marques de ma faiblesse. Mon sang se déverse en absolution, pour gagner en force et en croyance. Je ne puis me laisser endiguer dans ses dires, dans ces paroles honteuses et sans but si ce n’est de me déstabiliser.
    Mon regard reste de marbre, mais je ne peux empêcher ma mâchoire de se crisper. Si je suis faible, qu’es-tu, toi, l’hérétique suis profite de ce corps, de ce sang, pour prononcer le mot « Frère » ?
    Tu as succombé à ta haine, ta colère, et te fait justicier d’une mascarade, d’un crime, d’un blasphème, d’une hérésie. Tu n’es plus que l’instrument d’une erreur…la marionnette de ta propre folie.

    Je suis faible, j’en ai conscience et je raffermis ma prise sur mon arme.
    Je suis faible, mais tu l’es bien plus que moi Marius. Tu as laissé cette hérésie s’emparer de toi, et corrompre les enseignements. Le Chemin de l’Ombre, tu en es sorti par faiblesse, les sentiments de rage et de colère n’apporte rien de plus que l’erreur.
    On doit faire abstraction de tous, pour ne pas s’écarter de l’Ombre. L’Ombre est à la fois tout, et Rien. Elle nous comprend, mais ne nous enchaîne nullement, quitte à se mettre en péril. C’est à nous de veiller à son maintien, de veiller à sa pérennité.
    Je sens comme une froide et incorrigible foi en tes croyances monstrueuses et inappropriées. Je sais que tu es aussi fervent partisan de tes paroles, que je le suis envers les versets. Je m’en rends compte à la façon dont tu tiens ton arme, à la façon dont tu me regardes. Nos postures sont identiques, finalement…nous sommes bien frère, mais ta faiblesse a eu vent de ta raison Marius, et t’a fait succomber à cette hérésie, cette tentatrice. De nous deux, je me demande bien qui est le faible. Je combats mon propre crime, je combat ma faiblesse et la châtie…Toi, n’y as-tu tout simplement pas succombé ?

    Je n’ai dit mot, attendant toujours que tu fasses face à ta propre destinée, à ton châtiment prochain. Que tu es le cran de m’affronter, comme un homme fier.
    Je ne suis pas des plus en forme, j’ai conscience de mes erreurs et des faiblesses physiques qu’elles ont apportées pour me désavantager dans ce combat. Mais je ne fuirai pas, je ne fuirais plus. Je me dois d’honorer l’Ombre qui m’a protégé d’une Mort Certaine…sous ton regard d’incompréhension.
    Encore des mots blasphématoires. Comment haïr ceux qui vous ont enfanté ? Ne doit-on pas les chérir et les remercier de nous avoir offert l’existence, de nous avoir permis d’évoluer, avant que la destinée, la Mort, ne nous ramène à notre vrai « Mère » : l’Ombre ?
    Le Haut-Prêtre est le garant de notre ordre…Nous lui devons le respect et l’obéissance, sans quoi, l’équilibre serait en danger. Je suis peut-être un mouton, mais j’en assume l’implication.
    Je suis un chaînon de l’équilibre, et ma place me convient au mieux…cependant, pourquoi ai-je si mal d’entendre mon statut de « Frère » ainsi énoncé. Pourquoi ne puis-je me détacher de l’idée que Marius n’est plus secourable ?
    Le sang qui quitte mon corps, par gouttes, depuis mes blessures…N’est-ce pas une expiation suffisante ? Non, assurément pas. Je dois en verser plus pour honorer l’Ombre…mais, pour quelle raison a-t-il ainsi sorti ce tissu ? Est-il bien décidé à m’affronter ?


    « Ma faiblesse se paye avec le sang que je déverse…L’obéissance est ma force, et annihilera ma faiblesse. Mes doutes seront expiés dans la douleur, et je briserai ton hérésie pour ton salut : mon Frère. »

    Son arbalète était désormais pointait en ma direction. Ma garde vint à se raffermir, se faisant plus précise. J’étais prêt à entamer la danse macabre de la Mort prochaine d’un de nous deux.
    Mais, une fois encore, sa bouche s’ouvrit et le venin de ses mots s’insinua avec plus de violence en mon être.
    La fin me choqua, nul mot ne me venait réellement à l’esprit. Et je ne pus donc que rester inerte lorsqu’il alluma sa flèche et la tira vers cette statue de bois.
    Immobile, je sens la chaleur du feu se répandre derrière moi. Mais surtout, je le vois prendre la fuite, sans même avoir le cran de le poursuivre. Finalement, entouré d’Ombres naissantes de part cette vive lumière, je ne pouvais que baisser ma lame.
    Au final, oui : je suis faible. Ces mots furent le déclencheur de mon immobilisation. Et alors que je contemplais la frêle silhouette de celui que je devrais poursuivre, des mots tournaient en boucle dans ma tête.
    Que voulait-il dire par « violer » ? L’Eglise ne s’abaisse nullement, et certainement pas le Haut-Prêtre, à des actes aussi insensés. Quel intérêt ? Je…Je ne peux croire qu’on m’ordonnerait telles actions. J’ai conscience que Salomon a déjà outrepassé ses droits en agissant de la sorte : mais le Haut-Prêtre ?! Je ne peux croire ces mots. Et je ferme les yeux alors que le feu prend de l’ampleur.

    Déjà, la masse de citoyens s’organisent pour éteindre les flammes venant lécher le bâtiment. Je ramasse ma canne, mon fourreau, et y range ma lame.
    Une dernière fois, je regarde la direction de sa fuite…Mon corps me fait mal, mais ma tête est lancinante. J’ai le bras qui tremble alors que je quitte les lieux.
    Je ne dois croire les mots de l’hérétique. Je ne dois croire qu’en l’Ombre, et qu’en ses dirigeants. Se sont eux la Vérité, les guides. Mais si jamais…si jamais Marius disait vrai ? Que ferais-je, finalement…Je suis perdu.

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