Partagez | 
 

 Raseriknulla, Objet de la Rage

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ӽ Objet Ӽ

avatar

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 184
♦ Messages : 48
♦ Âge du perso' : 23
♦ Fiche : Bichon broyé
♦ Date d'inscription : 28/11/2011
♦ Age : 25

MessageSujet: Raseriknulla, Objet de la Rage   Jeu 1 Déc - 22:57

    Nom de Famille : Urlus, inconnu de lui-même.
    Prénom(s) : Lorenz, inconnu de lui-même.
    Surnom : Raseriknulla, ou Ragefoutre
    Âge : 23 ans
    Titre de noblesse : Néant
    Province : Gells
    Orientation Sexuelle : Hétérosexuel, mais potentiellement dangereux et déviant.

Pouvoirs :


- Obéissance : Raseriknulla est un fou furieux, monstrueux et inhumain. Toutefois, sa volonté est anéantie face à la formulation suivante : "de suite, mon bichon" , ceci précédé de l’ordre voulu. Il mettra tout son être en œuvre pour accomplir les désirs de son maître, quitte à se mettre lui-même en danger.

- Force : Raseriknulla est doté d'une force colossale. Sa masse et les milliers de roulements de sa chair lui permettent de faire preuve d'une énergie musculaire surhumaine. Additionné à sa brutalité innée, il peut broyer un crâne à main nue et travailler sans relâche jusqu'à ce qu'il ait atteint son but. Ses veines palpitantes et ses muscles constamment sous tensions peuvent néanmoins le fatiguer, ainsi, il peut littéralement se crever sous l'effort.

- Rapidité : Tuer ou être tué. Cette loi fait que les habitants de Gells témoignent d'excellents réflexes, même si cela ne vaut pas un inquisiteur bien entraîné, ça suffit pour éviter un coup pouvant s'avérer fatal. Et l'Ombre sait à quel point Raseriknulla peut se montrer vif malgré sa corpulence de mammouth.




    Faction : Esclave
    Classe : Objet
    Orientation Politique :
    Politique ? Raseriknulla entend ce mot à longueur de temps. Les gueux, les riches, son Maître… Il ne comprend pas. Politique… politique… politique tic-tac, ça trotte, tique et tourne dans sa tête. Ça ne se baise pas, ça ne se mange pas, mais Raseriknulla sait que cela possède les autres humains. C’est eux qui se font baiser. Comme des objets, comme lui, ils lui appartiennent… tous… Ça rentre dans leurs crânes et ça les oblige à faire les pires choses, et les créatures de la Politique sont les Maîtres de tout le monde.

    C’est à cause de la Politique qu’il est esclave, car tout le monde dit que c’est toujours la faute de la Politique. Il ne laissera pas la politique le prendre lui, il la tuera et se délectera de sa chair.

    Raseriknulla ne saisit pas ce concept bien trop subtil pour son esprit. Il sait juste qu’il lui voue un profond dégoût, et adorerait broyer délicatement entre ses mains difformes la tête des hommes de la Politique, les Aristocrates. Il les déteste. Tous des chiens puants le parfum et le luxe. Il leur croquera la moelle, et déchirera leurs femmes de sa verge.

    Politique, politique, politique tic-tac, ça le rend fou de ne pouvoir tuer cette chose immonde qui vit et observe tout ce qui bouge. Raseriknulla ne comprend pas, et ça le rend fou.
    Il sait que Science est un mot terrible, ça lui rappelle des douleurs, mais il ne veut plus y penser. Ca le crispe, lui fait mal… Les autres, il s’en moque. Pour l’instant…





    Physique :

    Chair, muscles et grotesque sont les mots qui font Raseriknulla. Si l’être qu’il fut était d’apparence assez banale, il est devenu un monstre. Grand, puissamment bâti, noueux comme un vieux chêne, épais comme un morse, Raseriknulla dégage une impression de puissance brute. Ses bras sont trop longs, ses jambes trop épaisses, son torse trop large. C’est un colosse qui semble avoir été taillé à la machette dans un gros bloc de viande. Tout son corps n’est qu’angles tordus et veines palpitantes. Les cicatrices laissées par ses créateurs paraissent tels les dessins d’un enfant débile sur son anatomie torturée. De la corne durcie semble se former sur la saillie de ses os. Sa silhouette est celle d’une meute de chiens errants que l’on aurait cousus ensemble en un gros tas vaguement humanoïde.

    Surplombant ce festival de chair, une tête décharnée à la chevelure emmêlée parait. Raseriknulla maintient en permanence un demi-rictus, ses lèvres sont tremblotantes, ses oreilles coulent, et son visage et aussi beau qu’une charogne. Seuls ses yeux semblent être les témoins de son humanité perdue. Point de flammes, point de pupilles fendues, juste deux tâches vertes, cernées par la fatigue d’exister.

    Ses mouvements sont saccadés, tremblotants, puis prennent soudain une vitesse surréaliste pour la masse de ce corps énorme. Il se tient voûté, à force de devoir se baisser, et fait rouler ses muscles comme de l’eau dans une bassine lorsqu’il marche. Toutefois, ses gestes peuvent être sûrs quand il se concentre, où une grosse ride apparait en même temps sur sa tête de microcéphale.

    Ses vêtements, une vieille veste mille fois reprisée et un pantalon trop court, sont souillés par le sang et la crasse, déchirés, et pire que tout, puent le cadavre et la vieille bite. Une énorme chaine de mailles lui enserre le coup. C’est un collier étrangleur à l’échelle du molosse qu’il est. Omis ceci, Raseriknulla ne possède rien, il n’a besoin que de sa force pour exécuter ses tâches.

    Personnalité :

    Raseriknulla est un esclave. C’est même pire, c’est un Objet. En tant qu’Objet, il est là pour servir, l’obéissance est sa torture. Ainsi, Raseriknulla n’est gouverné que par une rage furieuse et des pulsions psychopathes. Certes, il n’est guère charmant… Mélange de folie et de haine, il peut toutefois se montrer d’une certaine patience. En effet, il a subit tellement de tortures physiques et mentales qu’il parvient à se contenir, comme une marmite sous pression. Toutefois, il explosera à la première occasion.

    En ce qui concerne son intelligence, Raseriknulla n’est pas vraiment idiot. En réalité, objectivement parlant, il est d’une intelligence qui rentre tout à fait dans la moyenne du commun des mortels. Il peut faire preuve d’une certaine logique, de mémoire et de réflexion spatiale. Cependant, n’ayant jamais reçu la moindre éducation académique, son esprit s’est attardé à ses besoins de base, qu’il assouvit dans l’immédiat si aucun Maître n’est là pour le contrôler. Aussi, il n’est point du genre à se jeter dans le premier piège venu, il est plus proche de l’animal rusé, malgré ses réactions de brute sanguinaire.

    Il ne comprend pas les concepts d’amour, d’amitié, de fraternité ou de bonheur. Raseriknulla est une chose qui vit pour et par ses émotions. Et le moindre sentiment incompréhensible lui parait comme un supplice, car il panique dès qu’il n’arrive pas à démolir physiquement le problème. Pour cela, il est très humain : il n’aime pas l’inconnu…

    C’est aussi un obsédé. Les moindres plaisirs sont pour lui une bénédiction. Il aime déféquer, s’empiffrer et par-dessus tout, pouvoir pénétrer une femelle. Sa galanterie envers les femmes se résume à les saisir fermement et à leur faire subir les derniers outrages, ce qui se traduit généralement par la mort après avoir été fermement violée. Son ancien Maître appréciait beaucoup ce spectacle atroce. Toutefois, il arrive à Raseriknulla de ressentir une sorte de malaise après avoir fait cela, comme une forme latente de culpabilité, qu’il tâche de bien vite oublier.

    Lorsque l’Ordre est donné, il obéit, son corps s’articule et exécute, c’est une machine que l’on ne sait arrêter, et il se devient encore et encore prisonnier de sa chair. Raseriknulla n’a pour seul moyen d’expression que la violence. Très profondément en lui, germe né de son ancien état humain, il souhaiterait que tout cela s’arrête, mais sentir les fluides vitaux des cibles de son Maitre est… si… bon… il en oublie tout le reste. Après tout, il a été conçu pour cela.







Avant

La glace, la violence, la misère… Gells n’est guère une province accueillante. Brutalité, loi du plus fort, contrebande et escroquerie en font un environnement particulièrement sain pour y élever des enfants charmants… Et ce manque de soleil qui donne à ses gueux un aspect encore plus pâle et miséreux.

Lorenz Urlus était un fils de paysans, expatriés dans le Quartier de l’Usine de Gells, amoncellement de maisons entassées les unes sur les autres pour y loger les ouvriers issus du terroir. Ses parents ne le battaient guère plus que le nécessaire, et il n’était ni plus ni moins brigand que ses congénères et ses deux frères. Doté d’une constitution vigoureuse et d’une solide charpente, tout aurait fait de lui un excellent travailleur à l’usine. Bien qu’incapable de lire les lettres, il avait l’esprit vif, et était doué d’une assez bonne logique pour son âge.

Arrivé enfant dans le Quartier de l’Usine, il vivotait en vendant des chats, des rats et d’autres animaux capturés aux bouchers de son quartier, ou à des laborantins qui appréciaient la vivacité des jeunes démunis de Gells pour aller leur chercher la matière première.
Adolescent, il subsistait en trafiquant des larcins auprès de la communauté ouvrière. Souvent, Lorenz se servait de sa carrure pour impressionner les plus couards et leur soutirer un peu d’argent supplémentaire. C’était un garçon qui pouvait se montrer assez vénal, toutefois, sa priorité restait à ce que sa famille et lui puissent manger tous les jours. Et puis, d’autres faisait bien pire pour pouvoir survivre…

Après s’être découvert une sacrée passion pour le combat de rue et les bagarres d’alcooliques, il finit par se faire payer pour frapper d’autres brutes en combats clandestins. Il faisait tout pour ne pas finir à l’usine, il ne pouvait supporter l’idée du travail à la chaine et de rester enfermé, entassé avec d’autres humains. Sa nature même était celle d’un vagabond, et il lui plaisait de croire qu’il était pleinement libre. Certes, tout cela lui a coûté quelques dents, et il en a eu jusqu’aux os brisés, mais chaque fois, il recommençait la castagne. C’était ses petits moments de gloire au milieu de l’odeur de fumée, de sueur et de pisse.

C’était un fils de la misère, et pourtant, il n’en était pas tout à fait malheureux, loin de là. Bien que se faisant régulièrement démonter la figure par plus fort que lui lors des bagarres sponsorisées, il existait pleinement et savait croquer la vie à pleine dents. Sa vie était dure, mais pas insupportable. C’était un opportuniste. Les années passèrent, et enchainant les affaires plus ou moins louches et les travails minables, il se faisait de moins en moins écraser par les autres castards, et on ne le rackettait pratiquement plus jamais.

Ayant remarqué ses performances à encaisser et à rendre les coups, un Contremaître vint un jour le rencontrer pour lui offrir un travail de garde, à l’usine. Flairant une bonne affaire, Lorenz accepta de suite. Fraichement adulte, et après avoir vécu une jeunesse lui ayant durci le cuir, c’était un poste délimité et assez confortable. Rares étaient les révoltes, et quand bien même, elles étaient bien trop réduites pour constituer une menace. Certains cambrioleurs étaient particulièrement fourbes, mais ceux qui tombaient entre les mains des gardes et des contremaîtres finissaient tellement mal que cela en décourageait les récidivistes.

A cette époque, Lorenz avait pitié pour les ouvriers. Même s’il ne lui déplaisait pas de taper sur les paresseux et les râleurs, au fond, il s’en voulait de n’être que cela, qu’une brute sans avenir. Il était né près de la nature, et il pensait finir égorgé par un tueur ou par un ouvrier en colère, ou encore étouffé par la fumée de l’usine. Il aimait les femmes, pourtant ne se voyait pas vivre dans le Quartier et y élever des moutards. Pour cela, il lui fallait élever sa condition sociale, impensable pour un type de son genre.

En outre, il n’aimait pas l’Eglise, préférant garder un maximum de distance envers eux. Ces gens l’inquiétait, il ne comprenait pas que l’on puisse être doté d’autant de pouvoir. Il n’appréciait non plus les Aristocrates. Leur vie de luxe lui semblait impossible. Ces gens étaient rares à l’Usine, mais ils dégageaient une telle satisfaction, enrobés dans leurs beaux atours, qu’il en était malade de jalousie. Il n’était pas le seul à les blâmer, mais cette distinction entre riches et pauvres lui filait le cancer. Le vrai pouvoir était à des kilomètres de là, et lui, il n’était qu’un pauvre type un peu plus hargneux que la masse, plongé dans une vie de merde qui ne s’améliorera jamais.

Il en voulait plus. Ses rapines et ses castagnes d’antan ne lui valait rien. Et il était de plus en plus enragé de devoir cogner des types minables, idiots et incapables de se révolter. Il n’y avait pas de héros des ouvriers ou de groupe d’anarchistes dévoués à la sauvegarde des intérêts du peuple. La seule résistance était le boycottage. Ce qu’il fit allégrement. Chaque jour passant, il trouvait un nouveau moyen de pourrir le système. Il laissait les ouvriers flâner, frappait moins fort, oubliait de fermer certaines portes…

Ses actions furent vite remarquées par d’autres gardes et d’autres travailleurs, qui, insidieusement, finirent par agir de même. Sans doute par solidarité, ou plus probablement parce qu’il faut toujours un initiateur pour démarrer l’élan collectif... Quoiqu’il en soit, le mouvement fini par prendre une telle ampleur que les rumeurs d’une rébellion planaient. Les ouvriers se désorganisaient, diminuant leur travail, et les gardes avaient de moins en moins envie de battre les indignés.

Néanmoins, les supérieurs de l’Usine matèrent aisément la réaction contestataire. Très rapidement, certains Impériaux menèrent l’enquête, et la démotivation rapide des réactionnaires, prenant peur pour leurs propres personnes, les amenèrent bien vite à des témoignages convergeant vers les responsables du mouvement rebelle. Donc, directement vers Lorenz et quelques autres têtes brulées. En deux temps, trois mouvements, ils furent évincés. On élimina discrètement les éléments perturbateurs, et on assomma Lorenz pour d’obscures raisons…

En réalité, Lorenz fut évalué suffisamment résistant pour être « recyclé ». Inconscient, on l’amena vers un laboratoire spécialisé dans la conception d’esclaves. Enfin, ce rebus anarchiste de la société allait pouvoir servir. On décela en lui un potentiel assez élevé, et une constitution suffisante pour résister à la transformation… Lorenz Urlus fut tué ce jour-là. On ne le revit plus jamais, sous cette forme…


Renaissance

Impossible folie génétique. Mélange des saveurs chromosomiques. Esprit tordu, enfermé dans son cube de chair palpitante. Brûlure. Brûlure.

Brûlure intense. Il était en feu. Non… Il était couvert de plaies… Ses paupières s’ouvrirent. La lumière lui rongeait les yeux comme un acide, il sentait ses larmes couler sans cesse. Il était fermement sanglé à une immense plaque d’acier. Autour de lui pendaient maints outils aux formes torturées, maints câblages étranges… Les odeurs de formol, d’éthanol et de benzène se mêlaient dans ses narines où une croûte épaisse de caillots sanguinolents s’était formée. Quelqu’un cria au loin, d’autres voix excitées clamèrent, puis… un chuchotement tendre, presque intime se fit entendre au creux de son oreille. Il flottait, et s’endormit. Il ne pensait plus.

Il tombait dans un monde sans dimensions. De sons atroces hurlaient à ses oreilles. Il fut disloqué en un bruit assourdissant. C’était un crachat mécanique, un vomi cosmique, une apocalypse mentale. Il était détruit, reconstruit, et à nouveau pulvérisé. S’élevant comme un bouillonnement infernal, une rage impossible éclata, l’engluant dans son corps liquide et tranchant. Des centaines de couleurs brillèrent autour de lui. Il était dans un immense organisme doux et réconfortant, mais il ressentait une folie meurtrière indescriptible. Il mourut alors.

On le prit, on le déplaça. Il était inconscient.

A son réveil, il était debout, habillé dans une camisole blanche, un énorme collier composé de chaînes l’étranglait. A côté de lui, un petit homme imberbe au chapeau haut-de-forme et bien habillé souriait, le tenant en laisse. Sans vraiment savoir comment, il comprit alors qu’il appartenait à cet homme. Ce dernier venait de lui trouver un nouveau nom : « Raseriknulla ». L’homme lui fit signe de le suivre au travers une ville complètement folle. Tout était tellement immense autour. Mais même pour lui, les gens paraissent minuscules.

Il était à peine conscient, et il marchait. Titubant presque, toutefois, ses fonctions motrices lui permettaient d’avancer sans trop de mal. Et pourtant, sa masse lui semblait incompréhensible. Il était prisonnier d’un autre corps, affolé de constater qu’il était un monstre. Mais qui était-il au juste ? Il se sentait étranger à tout ce qui l’entourait, il ne reconnaissait absolument rien. Il avait l’impression de rêver. Puis, il ressenti comme une profonde douleur physique au creux de son ventre. Il avait faim. Tentant de se concentrer sur ce qui se passait autour de lui, il oublia tout à nouveau quand l’étrange bonhomme prononça « …de suite, mon bichon ».

Encore un flash, noir, blanc, noir, lumière aveuglante… Il avait les poings ensanglantés. Il venait de broyer le crâne d’un homme contre un mur. Un second était à terre, sonné, avachi contre la façade d’une maison. Le petit homme au chapeau était là. Il s’adressa à lui, lui demandant de « tuer ce petit connard, et de suite, mon bichon » avec un léger sourire sadique. Raseriknulla s’exécuta. Il saisit le pauvre type par le col, le souleva, et le déchira en deux part égales rien qu’à la force de ses bras. Il était heureux d’avoir obéi à son maître. Et il était heureux d’être aussi fort. Le goût du sang lui fila une bonne érection. Il avait adoré ça. Ce n’était que le commencement.


Esclave

Le Maître de Raseriknulla était un Aristocrate, membre de la fine fleur qui ne trainait pas avec la populace. Il avait racheté son Objet auprès d’un bon ami scientifique. Selon les explications de celui-ci, Raseriknulla était « un modèle expérimental, basé sur la chair d’un traitre qui fut un solide gaillard ». Optimisé en laboratoire pour les travaux physiques et la protection personnelle, il montrait cependant un potentiel de violence incroyable, ce qui en ferait un chien de guerre particulièrement hargneux. Cette instabilité plaisait évidemment au Maître. Il s’appropria Raseriknulla et en fit son Objet personnel, son monstre de foire qui terrorisa en son nom.

Le Maître avait beaucoup d’amis, et peu d’ennemis. Mais ses ennemis étaient de vraies épines à son pied, et il fallait s’en débarrasser proprement. Il était aussi un sacré pervers, et un fignoleur : il voulait exécuter ses adversaires lui-même. Sa technique fut identique pour chacun d’entre eux. Il les invita en sa villa, un par un, chaque semaine, pour faire la paix avec, leur promettant monts et merveilles. La suite, vous vous en doutez, fut assez brutale.

Il se servit de la force de Raseriknulla pour les séquestrer dans un cellier, et il leur fit subir les pires tortures. Arrachant leurs ongles, leur crevant les yeux, les mutilant avec sauvagerie, l’Objet ne pouvait qu’obéir à son Maître, mais il y prenait autant de plaisir. Le Maître ne touchait pas, se contentant d’ordonner. Les hommes étaient castrés et les femmes violées par Raseriknulla, tout cela sous le regard pervers, fasciné et satisfait de son propriétaire, continuant sans cesse de lorgner son esclave se vautrant dans ce bain de sang.

Une douzaine de personnes furent victime de ce duo macabre. Après son « nettoyage », le Maître se découvrit une passion pour la souffrance et la débauche. Il allait enfin pouvoir assouvir toutes ses pulsions morbides grâce à sa chose. Raseriknulla l’accompagnait absolument partout. Des rues les plus glauques aux bordels les plus luxueux, il était devenu sa force et son inspiration. Néanmoins, Raseriknulla devenait de plus en plus instable. Il fallait veiller à prononcer les mots exacts pour le contrôler, car la moindre distraction pouvait causer des blessés ou des morts inutiles.

Après avoir fait disparaitre ses adversaires, des gens s’inquiétèrent des disparitions, coïncidant avec l’acquisition de l’Objet du Maître. Bien vite, quelques fouille-merdes tentèrent d’en savoir plus, et une pression tangible se fit sur l’Aristocrate, bien vite suspecté par son entourage. Il devenait pareil que sa créature, toujours insatisfait et de plus en plus impulsif. Bien que n’ayant aucune preuve de sa culpabilité, il n’en fallut pas plus pour qu’un jour, un ami d’une victime achète les services d’un professionnel.

L’assassin s’infiltra dans la villa le soir tombé. La tâche fut facile à accomplir pour celui-ci, car Raseriknulla dormait sur une paillasse, en boule, enfermé dans sa camisole. Fin stupide pour le macabre seigneur, pourtant, la mort du Maître fut douce, comparée aux abominations qu’il avait fait subir. Après l’exécution prioritaire, l’assassin tâcha d’éliminer également l’Objet. Difficilement égorgeable, il lui injecta une dose d’éléphant d’un poison virulent pendant son sommeil, puis traina péniblement sa masse en dehors de l’habitation, et balança son corps dans les bas-fonds pour que plus jamais personne ne puisse revoir cette aberration.

Raseriknulla tomba, sans arrêt, s’écrasa dans ce monde atroce, monde impitoyable, monde de fange et d’inégalité. Il était une fois de plus brisé, sans espoir et sans rédemption. Son premier souffle était déjà signe de sa fin.

Mais, il ne mourut point, car ce qui est déjà mort ne saurait mourir.


Hors-rp

    Comment avez-vous découvert le Forum ? C’est Alarin qui m’a dépucelé.

    Avez-vous des conseils ou des remarques le concernant ? Je chasserai les coquilles, et me ferai un plaisir de commenter tel un vil noob tout ce qui me semble peu accessible. Sinon, ce dernier est vraiment d’un très bon niveau.

    Votre Disponibilité (en moyenne) : Oui. Et c'est encore mieux contre des cookies.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://trashpizza.deviantart.com/
Mort(e) tragiquement

avatar

♦ Sexe : Masculin
♦ Influence : 620
♦ Messages : 2351
♦ Âge du perso' : 35
♦ Fiche : It's me, Uriel !
♦ Protecteur : The Emperor Protects !
♦ Date d'inscription : 27/03/2010
♦ Age : 27

MessageSujet: Re: Raseriknulla, Objet de la Rage   Jeu 1 Déc - 23:10

Ah...

Ca m'avait manqué. J'avoue que c'est là une excellente fiche. Il s'en dégage un réalisme amusant. Nulle faute de contexte ne fut détectée, pas plus que des erreurs de frappe ou autres encore.


Ainsi, je me fais un plaisir de te valider. Mais je dois te faire part d'une excellente nouvelle, avant que Tu t'en ailles jouer : l'Empereur a parlé. Et il est d'accord avec moi. Cette fiche vaut bien un bel insigne :




Bienvenue à Toi o/

_________________



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.liberumarbitrium.net
 

Raseriknulla, Objet de la Rage

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Empire Ishtar ::  :: Ϩ Recensement Impérial Ϩ :: Validées-