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 Emportés par la foule [G3]

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Mort(e) tragiquement

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MessageSujet: Emportés par la foule [G3]   Jeu 27 Mai - 22:20

Spoiler:
 

    Un vent doux chargé de parfums estivaux balayait la foule bigarrée qui encombrait la grande salle de la cathédrale. La fête de l’équinoxe d’été attirait décidément toujours autant de monde, enfants, ouvriers, familles, toute la ville semblait se masser en une nuée compacte devant l’estrade. Superstition, tradition, ou simple obligation de l’année ? Toujours est il qu’un échantillon impressionnant de la population est présent en vitrine : des marchands aux plus grands ingénieurs venus personnellement assister aux réjouissances, en passant par d’éminents penseurs et d’autres personnes beaucoup moins représentables, il y en avait pour tous les goûts. Quant aux festivités en elles-mêmes…
    Eh bien cela commençait par la petite formule magique, et ça continuait avec un long discours à éteindre le plus furieux des incendies comme on mouche une bougie. Irrésistiblement soporifique.
    Attention, le Régent était lancé. Pourrait il seulement un jour s’arrêter ? En le voyant s’agiter avec un plaisir évident devant son oratoire, je me renfrognais : visiblement non. Simple question d’ordre théologique : l’Ombre pouvait elle maudire son propre représentant et ses discours sans fin ? Parce que si oui, aucune conversion n’aura pu être aussi passionnée que la mienne en cet instant. Mais de toute évidence, je n’étais pas vraiment là pour débattre théologie. Si je pouvais éviter ce genre de sujet d’ailleurs.

    Ce sujet, tout comme celui dans lequel j’observais les deux petits personnages au fond de la salle et au centre de l’attention, l’un plus agité que l’autre, et dans lequel je trouvais qu’Uriel avait beaucoup trop tendance à regarder son cher Ezhekiel comme on observe une délicieuse friandise avant d’y croquer dedans ; pas exactement le genre de regard qu’un régent se devait d’avoir face à son futur empereur. D’ailleurs de nombreux soupçons de sources diverses garnissaient allègrement ma banque de donnée personnelle sur cette influence douteuse. Détournant le regard de l’estrade pour embrasser d’un regard la population de la salle, je remarquai au gré d’un mouvement de foule une tête connue. Plusieurs en réalité. Tout un troupeau de philosophes semblait écouter sagement les paroles du régent, presque pendus à ses lèvres. Les raisons de leurs présence ici étaient elles aussi, plus ou moins douteuses : que faisaient ici ces gens, cette élite alors même qu’elle n’accordait aucune foi et était même loin d’accorder ne serait ce que le quart de la moitié d’un début d’attention aux écritures de l’Ombre ? Non, pour savoir ce qui les poussait réellement à patienter sagement au milieu de la plèbe, c’est le paraître. Ou la nécessité. Adorablement hypocrite que tout ceci. Enfin, l’une était mon cas, et l’autre pas : je ne pouvais pas me permettre de rater cet événement. Après tout, j’étais informateur et bien que j’aurai certainement droit à bien des versions, il était essentiel que j’aie la mienne. Comme d’habitude.

    Je n’aimais pas la foule, et il s’agissait d’une litote. Tous ces gens pressés autour de moi me bousculaient, se poussaient, se massaient comme une bombe à retardement dans mon dos. Pour l’instant ils étaient tous sous le charme du discours grandiloquent tenu plus haut, mais quand il faudrait partir et donc parvenir à s’extraire de cette masse…Equinoxe ou ecchymose, à cet instant là ce serait du pareil au même pour moi. Un mouvement de foule plus tard, et je me retrouvais collé contre un…un amas de longs crins de la même couleur que la chemise immaculée que je portais…y aurait il des yétis dans l’assistance ? A l’instant où mon attention allait passablement à ces cheveux clairs que je distinguais au dessus de mes épaules, une chose étrange passa juste devant moi, s’y planta, bouchant tout l’espace de son corps couturé. Ah oui, ça les coutures je les voyais de près. J’avais devant mois une version miniature de ce que j’allai trouver derrière. L’alliage sourire narquois, accessoires douteux et longs cheveux clairs désignait sans hésiter le métal Undertaker. Et puis, qui d’autre aurait ce goût…discutable de faire -et se promener avec- une poupée à son effigie ? Tournant la tête pour croiser un semblant de regard, ou tout du moins le sourire qui allait avec, je le saluai et en profitai pour demander l’avis d’un expert.

    - Nous sommes sensés mourir étouffés dans combien de temps selon tes pronostics ?


    Si je ne m’étais pas autant dévissé le cou pour voir derrière moi, on aurait presque cru que je parlais à la poupée. Pour ce que ça changeait de toute façon…Soudain, un visage un peu en retrait derrière lui m’apparut, au beau milieu de la jungle soyeuse qui ornait la tête du croque-mort. Un visage, connu. Il s’agissait de celui d’Afernan. La question de ce qu’il faisait ici ne se posait pas. La même chose que moi, bien entendu. Il s’agissait d’essayer de surveiller les événements –au risque de tomber dans un profond sommeil- et de faire éventuellement bonne figure, ou figure de plus tout court étant donné la foule compacte réunie sous les voûtes parfaites de la cathédrale.
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MessageSujet: Re: Emportés par la foule [G3]   Mer 2 Juin - 16:57

Pioupiou pioupiou ! Les oiseaux chantent ! Il fait beau et chaud ! Et le Régent embrigade le bon peuple d'Ishtar avec sa blablote. Bref, vous l'aurez compris, c'est l'Equinoxe d'Eté ! Mais si vous savez !! La fête que tout le monde attend, surtout à Ishtar. Celle où le Régent apparutionne aux côtés du jeune Empereur (Qui est d'ailleurs très kawaïïï ♥️). Bref, ben bizarrement, c'est un évenement où ne s'attendrait pas à croiser un Croque-mort, encore moins le seul d'Ishtar. Il sort à peine pour faire ses courses. Ben devinez quoi. Undertaker était dans la place ! Youhou ! Grande surprise digne d'être inscrite dans les registres de l'Eglise.
Pourquoi le grand le magnifique le... (//SBAFF//) Bref, pourquoi Undertaker nous faisait l'honneur de sa présence en ces lieux publics ? Et bien.... Très bonne question. Surtout qu'il n'était pas très friant du soleil et de la chaleur et encore moins des espaces clos où tout le monde se marche les uns sur les autres (c'est un manque de class épouvantable !). Heureusement, il n'était pas près de bronzer avec son cache-poussière et son chapeau claque (il n'a que ça dans sa garde de robe ou quoi ?!), ça aurait été une très mauvaise pub si on avait vu un Croque-mort au bronzé. Mais il fallait avouer qu'il crevait de chaud la dedans !
Bon... Il avait beau réfléchir, le jeune homme ne savait vraiment pas pourquoi il avait ramener son joli postérieur à cette fête dont il ne connaissait même pas l'intérêt (s'il y en avait un...). Peut-être que son instinct maso refaisait surface après une semaine d'inactivité. Mais alors c'était très mauvais signe, car s'infliger CE châtiment témoignait d'un gros, TRES gros instinct maso...
Quoique... Il pouvait encore conservait un semblant de raison (autant qu'un Undertaker le peut --') grâce à.... Sebas-chan ! ♥️♥️♥️ (Voici Sebastian =)

Spoiler:
 

Voui, grâce à une poupée. Mais attention ! Pas n'importe quelle poupée ! Cette poupée était la première (et la dernière) que le Croque-mort avait acheté et elle avait une grande valeur sentimentale (passe ses nuits dans les bras d'Undertaker enfermé dans un cercueil = doudou). Et puis les organes représentés étaient très pratiques lors de dissections diverses.
Le médecin tenait frénétiquement Sebas-chan plaqué contre son torse et essayait tant bien que mal de respirer. Pas évident quand plus de cent personnes se compressent contre vous par une telle chaleur, mais au moins il avait une trèèèèès bonne vue sur l'Empereur et c'est tout ce qui comptait. Primo, parce qu'on ne le voyait jamais sortir de sa royale demeure. Secondo, parce qu'il était mignon au point de vouloir le croquer. Miam ~♥️
Un petit bonhomme s'écrasa sur le fou qui recula d'un pas. A bravo ! Maintenant y avait un gus immense juste devant lui qui lui cachait l'Empereur ! è_è A mort !
Le ptit monsieur tourna la tête à 90° pour réussir à croiser le regard du graaaaand Undertaker. Un sourire psychopathe ( :face: ) étira alors le visage émacié du fou. Mais c'était ce pitit Ingell !! (Et un point pour le fou qui a retenu le nom de quelqu'un !). Un Informateur très doué qui avait plusieurs fois rendu service au Croque-mort. Très amical ce bonhomme ♥️
Sa présence n'intrigua aucunement Undertaker qui reporta son attention sur l'Empereur... Ou plutôt la grosse tête poilue qui lui bloquait la vue. Il fronça les sourcils (cachés par sa frange of course) et tapa du pied. Il n'y avait qu'UNE chose qui l'intéressait un temps soit peu et il fallait qu'un mongolien inintéressant le lui cache. C'était à en devenir fou ! Enfin, aucun soucis à se faire de ce côté ci, pas possible qu'il le devienne plus qu'à ce moment.
Ingell le coupa dans ses divagations :


- Nous sommes sensés mourir étouffés dans combien de temps selon tes pronostics ?


Un sourire lugubre étira les lèvres blêmes du Croque-mort. Mais c'est qu'il était amusant ce petit ! Et puis sa question méritait d'être analysée. Dans combien de temps mourr...
Un homme imposant (c'est à dire 1m95 pour 120kg) bouscula le Médecin en lui écrasant le pied par la même occasion (protection pietale activée. Merci grosse bottes). Le jeune fou frissonna de colère serra une brièvement Sebas-chan contre lui et se retourna bursquement vers l'emmerdeur.
Malgré la différence de taille (qui n'était pas en faveur du Croque-mort), il arriva à paraître menaçant, mais son geste cassa un peu beaucoup son effet : assénant des coups de Sebas-chan sur la tête du gros, il se mit à hurler "Crève crève crève !". Le grand gros se protéga la tête un instant avant d'apercevoir "l'arme" du crime. Se redressant de toute sa hauteur, il toisa méchamment Undertaker qui s'arrêta aussitôt d'abimer sa poupée adorée.
Il laissa échapper un petit rire crispé et avant que le gros ne lui assène un coup de poing de la taille d'une marmite, le fou le poussa violemment, saisit son pot de biscuits pour chien et l'écrasa sur la crâne dégarni de l'emmerdeur.
Sans attendre une quelconque réaction, Undertaker se réfugia derrière Ingell et chuchota, moitié amusé moitié paniqué :


-Je pense plutôt qu'on va mourir écraser mon jeune ami.

Ingell haussa les sourcils, sûrement pas d'accord sur le "on" et le Croque-mort ajouta :

-Oh oui mon garçon ! ON est dans la merde. Vois plutôt.

Et sans attendre, le jeune médecin fait un gros poutou à Sebas-chan avant de le balancer le plus fort possible dans la tête du Grand Gros qui se relevait à peine. Ingell suivit bientôt la course de la poupée et s'écrasa lourdement sur l'emmerdeur.
Undertaker inspira un bon coup, retroussa ses manches et se jeta sur le duo à terre en hurlant :

-Banzaïïïïïïï !!!!

Et lui qui ne voulait jamais attirer l'attention sur lui, et surtout pas celle de l'Eglise....
Ils étaient pas dans la merde ! >>





[HJ: Vraiment désolé de la pourraveté de ce RP (qui ne mérite même pas le nom). Mais j'ai essayé de mettre un peu d'action ^^"]
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MessageSujet: Re: Emportés par la foule [G3]   Ven 11 Juin - 7:20

[Petit post, de la part d'Afernan Arkony, juste histoire de ne pas coincer ses deux partenaires de RP. Il est fait exprès de façon à ce que cet Informateur puisse venir réintégrer le jeu, si jamais il revient.]

Vous savez, Ingell Decade était loin d'être le seul messager de la Capitale. Certainement, il était LE Messager par excellence, le meilleur, le plus connu, le plus fiable. Mais il ne pouvait certainement pas assurer la livraison de tout le courrier de la ville, partout, en même temps. Surtout lorsqu'il en était lui-même le destinataire. Et en effet, en ce jour spécial et tout particulier pour l'Église et ses fidèles, le Messager allait recevoir un message.

Et pas de n'importe qui. En vérité, je vous le dit.

Lorenzaccio était un jeune garçon, connu dans les Bas-Fonds. On le savait rapide et débrouillard, livrant de petits paquets ou des lettres, un peu partout dans la Capitale. Rempli d'admiration pour les 'grands' du métier, les vrais Informateurs, marchands de nouvelles et porteurs de secrets, il rêvait de devenir un jour l'un d'eux. Imaginez donc sa joie, lorsqu'il fut appelé par nulle autre qu'Afernan Arkony. Un des ceux qui avaient la réputation de toujours être au courant de tout. Le petit se demandait d'ailleurs bien comment ils faisaient pour être partout en même temps et avoir autant d'amis qui leur livraient leurs petits secrets. Et quel bonheur que de pouvoir porter un billet de sa part, pour quelques pièces de cuivre en plus ! Le garçonnet aurait volontiers payé pour pouvoir le faire. Mais il se dit qu'il allait mourir heureux, si jamais ça arrivait ce soir, lorsqu'il entendit le nom de celui qui devait recevoir ce billet. Son idole, l'objet de son adoration, le célèbre Ingell Decade.

Heureux comme jamais, le souffle court, le Lorenzaccio parcourait les ruelles d'Ishtar comme le vent, rapide et ne pouvant être arrêté. De part sa petite taille, et l'habitude qu'il avait des foules, il n'avait aucun mal à se faufiler jusqu'à l'intérieur de la Cathédrale, profitant de chaque espace non-occupé par les gens. Deux bourses bien remplies d'argent quittèrent leurs places sur son passage, sans qu'on le remarque. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à retrouver l'Informateur. Et l'Ombre savait qu'il pouvait être discret... Mais il n'avait ni envie, ni possibilité, de renoncer. Ce serait vraiment renoncer à ses rêves.

Un tumulte attira son attention. Comme par miracle, il y vit Ingell Decade, ou au moins une partie de lui, dépasser d'un petit tas de gens. Se précipitant vers eux, avant que des gardes n'arrivent pour rétablir l'ordre, il s'adressa à cet Informateur d'exception, sans faire attention au reste du monde.

"M... Monsieur Decade ! Monsieur Decade ! J'ai un message pour vous, très important... Monsieur Arkony..."

Si nerveux et voulant tout dire en même temps, il n'a pas su articuler grand chose de plus. Plaçant le billet de la part d'Afernan dans une main qui dépassait (et qui devait être celle d'Ingelll, à moins que le croque-mort n'en ai un à la place du nombril, il le regarda tout ému encore durant quelques secondes, avant de voir les soldats se frayer un chemin vers eux pour séparer ces trois hommes. Comme il était venu, il disparut dans la forêt de jambes, priant de joie et se disant que l'Ombre devait avoir béni ce jour sacré.
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MessageSujet: Re: Emportés par la foule [G3]   Mar 29 Juin - 22:25

    [Navrée pour le …long retard]


    Tiens. Quelque chose d’étrange.
    Les yeux écarquillés, je vois passer colonnades et têtes dépassant de vêtements bariolés dans une demi hébétude, ce ne sont pas des bonjours surpris qui fusent sur mon passage, ni même des exclamations outrées, mais des bribes de regards qui se lèvent à peine, quelques fragments étonnés. Oui, pardonnez moi, je ne fais que passer. Malheureusement pour moi, la fin de ma trajectoire n’avait rien de véritablement engageant. Si ce n’était tout le contraire. C’était un colosse de mauvaise humeur qui se trouvait au milieu de ma piste d’atterrissage personnelle, celui même qu’Undertaker embêtait quelques minutes auparavant. Vu l’angle intéressant que formaient les sourcils du mastodonte, je ne doute pas un instant que mon cher client soit passé maître dans son art. Si ce n’était pas le cas, je lui remettrai moi-même le diplôme. Avec les honneurs.

    Dans une gerbe de cris je m’écrase brutalement contre lui et tout s’écroule, tâche trouble au milieu de la sage multitude de l’Eglise. Comme aspiré dans un kaléidoscope boiteux, je me rend compte de toutes les facettes de la situation tandis que mon esprit se remet péniblement de ses émotions. Tout d’abord, cette brute épaisse que j’espère avoir suffisamment assommé dans ma chute pour être tranquille quelques instants, ensuite ces regards que mes voisins proches posent sur moi et le corps sur lequel je me tiens, qui me font douter de l’objet de mon espérance première, et, surtout, les très légers problèmes auxquels je m’expose, ayant joué les poissons volants dans la mer qu’il ne fallait pas. Je ne peux que sentir la stupéfaction des uns et l’exaspération des autres dans mon dos alors que mes mains tremblantes se crispent sur la chemise de l’homme à terre. Oh non. L’ogre se réveillait, - fallait il rire ou pleurer ?

    Dans un mouvement de pur réflexe, j’évitais un coup monumental visant à réduire ma joue à l’état de cratère fumant. Puis je me jetai à terre, comptant sur quelques arguments douteux tels que l’hébétude de l’homme pour commencer une retraite stratégique et me perdre parmi le dédale des jambes. Mauvais plan en somme, je le senti assez bien lorsque son poing s’écrasa durement contre mon épaule. Et c’est à peu près là je crois que je perdis le compte des événements. Après tout qu’attendre de plus de moi, une mêlée comme une meule de foin dans laquelle nous ne parvenions pas à disparaître, mon chas et moi…
    Un toucher aux doigts légers, un papier que l’on glisse entre mes mains avec en guise de cri de guerre un Important, Sieur Arkony…où étaient à présent les Montjoie Saint Denis ? Mes paupières déjà ouverte sur des fenêtres vides me firent l’honneur de m’accorder cette vision, le visage du petit prophète disparaissant tout juste à nouveau parmi la foule. Je le connaissais. …Sûrement.

    Mu d’un sursaut étonnant, je parvins à me redresser et à m’écarter avec tout le flegme nécessaire de la bataille qui battait son plein au milieu du bon petit peuple d’Ishtar. Esquissant quelques pas un peu en marge de l’agitation contagieuse, je prit connaissance de la lettre sous les mots martelés par Uriel dans son discours. Le même expéditeur se voyait répété comme un miroir. Cependant, lorsque mes yeux parcoururent les quelques mots griffonnés sur la lettre, le détachement que j’affichais ne put qu’allègrement flancher au profit de la surprise la plus totale. …Puis du blêmissement.

    Certes, je vis des informations. Monnayées. Mais là ma vie n’est pas seule en jeu et surtout je n’ai personne à qui monnayer …ça. Je l’aurai su un peu plus tôt alors peut être…Toujours est il que là, au milieu des murmures assourdissants de la foule et coincé là à un jet de pierre de la catastrophe, le papier froissé entre mes mains ne compte sa valeur qu’en vies humaines. Quelle joie.
    Cependant, le choix ne fut pas long à faire. Courant jusqu’à l’enchevêtrement insensé que j’avais quitté, j’extirpai tant bien que mal Undertaker de la mêlée, l’attirant hors de portée des autres bagarreurs. Le visage d’une pâleur alarmante, je lui montrai…agitait sous ses yeux le billet que m’avait fait parvenir l’autre informateur, résumant plus simplement par quelques mots empressés à son oreille.

    - On ne peut pas rester là, il faut faire évacuer tout ce monde, l’Empereur…une doublure, c’est une doublure. Cette Equinoxe est un parfait prétexte à attentats !

    Une lueur de panique couvait dans mon regard sombre tandis que je lui demandai de m’aider.
    Trop près, nous étions tous trop près.


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