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 Y va faire tout pas beau ! [Alvaro]

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MessageSujet: Y va faire tout pas beau ! [Alvaro]   Ven 28 Oct - 22:14

Il était quatre heures du matin et...que faisait-il ? Il contemplait, le regard un peu dans le vide, les géants d'échafaudages. Lui était assis par terre, le dos contre un mur. Il priait, profitant du peu d'agitation que prodiguait cette heure-là pour, tranquille, penser et rendre honneur à l'Ombre. Décidé à visiter tout Ishtar, Malick ne séjournait pas tant que cela dans le monastère, même s'il y dormait tout de même et y prenait ses repas, profitant ainsi de la proximité qu'il pourrait avoir avec les autres prêtres. Vivre au monastère, Malick N'Doye adorait cela : ainsi, il n'avait pas à faire des kilomètres pour chercher des ouvrages relatifs à l'Ombre et avait une bibliothèque conséquente à portée de poignet. Non pas qu'il détestait partir à la chasse aux livre – cela l'excitait même – mais qu'il fallait reconnaître que vivre à Ishtar était justement bien pour cette raison-là. Et bien, être aussi près du Haut Prêtre...on allait dire que cela lui apportait pas mal de motivation pour se dépasser.

Il n'avait pas encore rencontré la maîtresse que lui avait assigné Uriel d'Arken – hey non, toujours pas, et pourtant, il comptait depuis combien de jours il était arrivé ici et cela commençait à faire un bon petit paquet. Il prenait cependant son mal en patience, profitant de cette absence pour se concentrer sur ce qui l'avait amené ici, avant même qu'Uriel d'Arken ne lui dise que cette Suzume prendrait en main son apprentissage. Et peut-être qu'au hasard des ruelles, il finirait pas rencontrer un prêtre de l'Ombre qui, par hasard de nouveau, lui révélerait son nom et...par hasard à nouveau – ô coïncidence divine liée directement à l'Ombre – il s'agirait de cette Suzume ! Elle devait être forte, c'était certain ; il avait souvenir, après tout, que le Haut Prêtre lui avait dit qu'elle était son bras droit. Il n'en était pas du tout jaloux...après tout, ce n'est pas comme si ses parents, son oncle et toute sa famille plus ou moins lointaines portaient sur lui tous leurs espoirs. Le jeune Malick n'était pas venu à Ishtar pour devenir Haut Prêtre, lui. Le plus important semblait lui être la Voie de l'Ombre. Ce qu'il entendait sur lui, il s'en foutait, très clairement.

Malick regarda de nouveau les élévateurs, puis, se leva. Il avait envie de s'amuser un peu, et puis le vent qui souffla les faisait bouger...Cela allait être un jeu pour le moins captivant. Et l'Ombre savait à quel point Malick adorait jouer. Le coin était désert, il fallait au moins cela, mais finalement, arrivé au pied des élévateurs, Malick se renfrogna, comme si le défi n'était pas suffisant...Ceux-ci étaient...comme dire : trop sûrs. On pourrait monter dessus et être sûrs qu'ils arriveraient jusqu'à la fin de leur course. Alors, le novice fit demi-tour, la mine renfrognée, vexé par un ennemi imaginaire. Et puis...leva la tête vers le ciel noir sans lune. Il sentit une goutte d'eau tomber sur sa tête, puis une deuxième. Finalement, au bout d'une dizaine de minutes, une trombe lui tomba dessus, alors qu'il était toujours immobile et pensif, au bout milieu des élévateurs. Le vent se leva, le temps se dégradait...Le jeune novice abaissa alors la capuche de sa tunique sur sa tête, même s'il avait tout de même eu le temps d'être mouillé, puis, sourit, se prenant de nouveau au Jeu. Il n'allait certainement pas dégrader les installations d'Ishtar, combien même avaient-elles été construites par des hérétiques, mais si la Nature s'y mettait – et donc qu'il s'agissait d'une volonté divine – c'était une toute autre histoire.

Habillé comme cela, Malick ressemblait à n'importe quel pleupleu immigré de Khorofa et s'étant trouvé une seconde patrie à Ishtar. Il était certes vêtu des couleurs sombres de l'Église de l'Ombre, mais cela pouvait être tout autant par goût vestimentaire que pour les raisons que nous connaissons et les habits qu'il portait lui collait à la peau – la pluie faisant son petit effet. Quelques esclaves restaient là en permanence, il ne pouvait donc pas faire n'importe quoi. Pourtant...il aurait tellement aimé faire de la balançoire dans les airs ! Le vent se soufflait de plus en plus, si bien que Malick courut vers une habitation et força la porte, y entrant sans frapper.

« ÉGLISE DE L'OMBRE, il vente et pleut dehors, je réquisitionne pour un temps votre maison ! »

Ombre, il avait toujours rêvé de dire ça, même si ne pas dormir ne faisait pas du bien aux quelques méninges qui lui restaient.
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MessageSujet: Re: Y va faire tout pas beau ! [Alvaro]   Mar 13 Déc - 23:27

Si y’a bien un truc magique dans les contrées environnantes mais surtout dans Ishtar c’est qu’il vous arrivera toujours trouzmille choses mais jamais les bonnes. Comme si l’Ombre s’acharnait avec un plaisir sadique sur la ville principale du pays. Ou alors… Ouais. Généralisons pas. L’Ombre s’acharnait sur ma tronche. Juste ma tronche. C’était le cas depuis mon enfance et je savais d’ores et déjà que ça s’arrêterait pas comme la fugace volonté d’une femme pour commencer un régime le lundi matin. Non. Ca demeurait coriace cette bestiole là. La bataille faisait rage depuis des années et l’avantage n’était malheureusement pas mien. Moi j’avais juste été foutu à la porte par des camés de cette connerie invisible. Une force supérieure qu’ils disaient. Mon œil ouais, c’était rien qu’un boulon grippé dans le cerveau de toute une communauté. Il était fort le gouvernement, très fort. Ces gars là maniaient tellement la langue de bois et la lèche que nombreux devaient être ceux avec le cul plein d’échardes. Grâce à cette chère Ombre – qui avait d’ailleurs bien de la chance de pas être matérielle tant je me serais fait un plaisir de lui faire sa fête, oh oui ! Ôde à l’Ombre mangeant la poussière. – je me retrouvais sans famille – comme Rémy – et dans un environnement m’étant encore assez inconnu pour ne pas m’y sentir chez moi. « Chez moi » c’était bien utopique comme mots d’ailleurs. La rue ça peut appartenir à une personne ? Oui mon simple statut d’Informateur ne me permettait pas encore de m’installer au sein de cette nouvelle communauté que je n’espérais pas aussi corrompue et vendue que celle derrière laquelle j’avais premièrement évolué. On verrait bien. Si jamais c’était le cas il me resterait plus qu’à changer les mentalités unes à unes. Tant qu’à tout rebâtir dans sa vie autant essayer de le faire bien tu vois. Ouais j’étais ambitieux et fier comme un coq dans une basse-cour de quarante poules. C’est bien cette ambition qui m’avait d’ailleurs permis de pas sombrer dans ces idioties de principes sectaires. Une victoire personnelle au prix d’une solitude nouvelle. Résultat difficile mais inévitable. A une vingtaine d’années ça pique quand même hein.

Pourtant toutes ces préoccupations philosophiques étaient bien loin de mon esprit en cette nuit sombre et pluvieuse. Pour une fois – L’Ombre ne soit pas louée – j’avais réussi à débusquer une habitation basique mais momentanément inhabitée. A moi le lit douillet, contraste saisissant avec les couchettes connues jusqu’à lors. Inutile donc de préciser que j’ronflais comme Robert le camionneur dont le moteur tournait au pinard bouchonné. Un truc à vous retourner les tripes tellement c’était imbuvable mais l’bon Robert il s’en foutait un peu en fait. Ce jus de chaussette lui faisait oublier bien des choses. De mon côté ce lit tenait ses promesses muettes. Mon concerto à une voix nocturne valait largement comme commencement de preuve non ? Preuve imparfaite ouais et alors ? Ta gueule, je dors.

C’est vraiment ce que j’aurais dû direct balancer au bon gros connard qui avait fini par briser l’entente – parfaite celle-ci – entre Alvaro et Plumard. Non mais sérieux ! On a pas idée de débarquer chez les gens à quatre heures du mat’ ! Hein ? C’est pas chez moi ? Ouais bon OK, mais quatre heures du mat’ quoi ! Et en plus le mec il fait pas ça discrètement, surtout pas. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer disait l’adage. De la manière la plus théâtrale possible cet abruti avait presque défoncé la porte en hurlant une formule toute prête. Au moins il connaissait ses leçons c’est bien. C’est con j’avais plus de bons points.

« BORDEL ! Guépière artichaut carnaval ! – Ouais les ravages d’un réveil brutal sous vos yeux ébahis ! Oooooh – B-B-Bon ! Il est gentil le gus mais j’dors moi donc il déguerpit. Trop aimable… Putain. »

Ombre ? Il a dit Ombre en plus ? Mais c’est qu’il cumule le couillon ! On a pas idée j’vous jure. Quoi que pour faire un truc aussi débile il doit bien avoir ce style d’antécédents. Papa chéri si tu m’entends tu sais ce qui t’attend. Ouais sauf que vue l’heure on va lui offir le bénéfice du doute et le laisser faire demi-tour en s’inclinant tellement bas que les propriétaires me remercieront d’avoir passé un coup de plumeau vivant sur leur sol. Tous des carpettes. Rien de plus. Fuit petit tapis, je suis pas d’humeur.
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MessageSujet: Re: Y va faire tout pas beau ! [Alvaro]   Jeu 15 Déc - 23:20

Malick fronce les sourcils. L'hurluberlu qui habite ici doit décidément être bizarre. Il a cru comprendre les deux trois mots qu'il a hurlé quelques mots indistincts. Baragouiner aurait été un terme plus exact, mais il ne pouvait pas reculer. Déjà il entendait le vent, dehors, souffler et la pluie battant contre le toit de la maison. S'il rentrait au monastère tout de suite, soit il reviendrait trompé, soit complètement épuisé d'avoir du utiliser les ombres pour se défendre à chaque pas jusqu'à sa cellule. Vraiment, c'était une mauvaise idée. Il ne s'est même pas déplacé jusqu'à lui comme si...comme si il était réellement tôt. Ah ouais ? Même si au fond, c'était vrai qu'il était tôt. Ce qui dérangeait Malick, tout de même, c'était les mots avec lesquels ce type, cet inconnu s'était adressé à lui : « BORDEL ! Guépière artichaut carnaval ! B-B-Bon ! Il est gentil le gus mais j’dors moi donc il déguerpit. Trop aimable… Putain. » Guêpière artichaut carnaval ? Mais...Mais pourquoi ? Tout cela le laissait donc vraiment, mais vraiment interrogatif, et curieux au point d'aller voir à quoi ressemblait le zouave.

Alors, Malick se dirige vers l'endroit d'où il a entendu la voix. C'est pas bien grand non plus, ça paraît assez bien rangé et il a enlevé ses chaussures à l'entrée pour ne pas saligoter d'eau et de boue tout le reste. Quel gentil garçon, ce novice. Il le serait encore plus s'il n'entrait pas par temps de tempête chez n'importe qui. Il sourit tout de même, comme s'il s'agissait de la chose la plus normale au monde : après tout, pourquoi pas ? Il sert bien l'Ombre et protège les fidèles de méchants terroristes qui veulent tous leurs morts, non ? Bon, ok, il se trouve que les choses sont un brin simplifiées, comme cela. Il voulait juste un abri le temps que ça se calme. Et puisque le maître des lieux ne semble pas disposé à l'accueillir, il va tout simplement aller lui parler.

Lorsqu'il entre dans la chambre, il voit le type en question. Malick l'estime assez jeune, peut-être un peu plus vieux que lui, mais pas de beaucoup, alors. Il n'a pas l'air de très bonne humeur mais c'est normal, personne n'aime être réveillé de son sommeil, à part si c'est pour vous faire des choses plutôt agréables.

« Il y a la tempête, dehors. Je suis rentré ici pour m'abriter, donc je ne partirai pas, du moins jusqu'à ce que cela se calme. En outre, je suis également un envoyé de l’Église et vous demanderai de ne pas me parler sur ce ton. »

Malick parle calmement, froidement. Sa leçon, il l'a apprise. Il a l'habitude de côtoyer des êtres imbibés d'alcool des os jusqu'au sang et même s'il n'est drogué, règlement son compte à celui-ci s'il commence à trop s'agiter. Après tout, n'a-t-il pas prévenu qu'il était un représentant de l'Ombre ? À Khorofa, la personne chez qui il se serait glissé l'aurait salué, préparé une bonne collation et dit moult compliments. Au moins. Mais nous n'étions pas à Khorofa, non pas que la religion était différente, mais plutôt que les habitants étaient étrangement plus...rebelles. Des hérétiques en puissance. À la seule pensée de ce mot, Malick se renfrogna, prêt à user des ombres si cet homme le menaçait. Il ne ferait rien pour l'instant car il était bien trop prudent, bien sûr.


J'ignorai à l'époque que cet être, cet être grincheux que j'avais réveillé était un informateur. Tant pis. Les informateurs ont toujours eu une place assez importante, à Ishtar. Ils sèment le beau et le mauvais temps, pourrait-on dire. Pourtant, si aujourd'hui, je m'aperçois de l'importance qu'il ont toujours eu, jeune, j'ignorai presque tout de ce métier. Qui étaient-ils ? Je n'en savais rien. J'avais bien sûr entendu parler d'eux, mais cela ne me préoccupait pas plus que cela, moins en tous cas que la maîtrise des ombres et l'adoration de feu mon idole, Uriel d'Arken. Mais les informateurs ne se méfient pas assez...les informations qu'ils donnent, les rumeurs qu'ils peuvent répandre peuvent être retournées contre eux. Et les morts ne parlent plus.


« Malick N'Doye. Enchanté, même si vous ne paraissez pas vraiment ravi de me voir ici. Et vous ? »
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MessageSujet: Re: Y va faire tout pas beau ! [Alvaro]   Dim 18 Déc - 0:31

Le monde à l’envers. Voilà ce que c’était que cette situation burlesque. Ledit burlesque avait certes eu ses heures de gloires, mais les conditions ne se prêtaient plus au come back fracassant d’un style usé et dépouillé. L’hôpital se foutait clairement de la charité. Il me semble même peu utile d’annoter ici que je suis pas friand de Charité. Ca fait prénom de pute des îles. Salut Charité, moi c’est Alvaro. Pas enchanté du tout. Non mais sérieusement il s’attendait à ce que l’accueille comme le Messie l’autre imposteur là ? Ca sort de l’école des eunuques et ça croit avoir des couilles. Rêve pas petit homme, les tiennes sont aussi inutiles que les deux grelots qui pendent sur Karl. Faut vraiment leur apprendre la vie à ces ombrageux imbéciles. Pour commencer la politesse ça serait pas mal. Ouais… Sauf que j’suis pas réellement un exemple en la matière… Bon. N’empêche que fallait que j’éclaircisse les choses avec cet hurluberlu qui se permettait de squatter mon squat. Propriété privée. Retourne dehors te bouffer la pluie, elle au moins est réelle pas comme ton Ombre aussi imaginaire qu’Alice est une droguée. Bref.

« J’vais être clair avec toi petit cul-béni. L’Eglise je la vomis par tous les pores de ma peau. Alors ouais j’vais changer de ton. Tu vas vite expulser ton absence de virilité hors de ma vue et rapporter à tes illuminés de supérieurs que t’as voulu te bouffer la pluie pour enfin avoir un truc tangible au dessus de la gueule. OK ? »

C’est bon. Ca y est. Le parler trop stéréotype du guide du petit croyant parfait avait fait remonté des souvenirs d’enfance en pleine face. Le réveil avait été difficile mais la suite empirait. Il aurait dû partir. J’avais été sympa de lui en laisser la possibilité en plus. Trop conditionné par des principes en papier mâché l’oisillon avait pas saisi sa chance. Envol tardif. Crash imminent. Au moins j’étais bien réveillé. Presque à poils j’avais sauté du lit pour me planter face à l’intrus. Pas de quoi faire peur à une naine sans bras. Un bon coup de tête et c’était réglé. En presque diplomate j’allais prendre le temps d’attendre ses arguments tous préparés tirés des versets cinquante-treize et suivants… Balivernes. Si l’occasion se présentait j’me ferais un plaisir d’apprendre à ses dents comment jouer à saute-mouton. Patience.

« Enchanté ? Embrigadé plutôt, et t’as absolument pas besoin de mon nom pour prendre tes cure-dents à ton cou et détaler câliner Elios. Bon vent ! »

Malick. Un nom à filer la colique ça. D’ailleurs s’il s’exécutait pas le petit bonhomme serait bien dans la merde. C’était à propos. Chacun la sienne. J’commençais assurément à perdre patience. Joignant le geste à la pensée j’venais de le pousser un peu. Une once de provocation pour déclencher les choses. Mettre en marche le mécanisme. Dégripper les rouages. Mode fuite activé. Court Forest, court ! J’avais confiance en mon pouvoir de persuasion sur ce minet n’ayant rien vécu, sauf peut-être une particulière attirance pour son camarade de chambrée. Paraitrait que c’est monnaie courante dans les monastères. Les ravages de l’Ombre surement. Mais qu’il garde bien loin son vermicelle où j’lui défonce l’arrière-train à coups de pieds si bien qu’aucun autre vermicelle ne pourra plus jamais y répandre son bouillon. Que les choses soient claires espèce de mouton asexué. J’crache sur l’Ombre et j’m’en retourne rêver. Ma licorne arc-en-ciel est garée en double-file.
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MessageSujet: Re: Y va faire tout pas beau ! [Alvaro]   Ven 23 Déc - 23:46

L'homme que j'avais en face de moi ne savait tout simplement pas qui j'étais. Il devait probablement me prendre pour un abruti de première classe – même si abruti était assez méchant à leur égard, à vrai dire. J'ai appris à les respecter, eux et leur savoir, même si leur pouvoir n'était pas égal au mien. Dans la grande Eglise de l'Ombre, tout le monde peut apporter des choses et il est important de se soutenir. L'homme refusait de coopérer et...avait-il seulement conscience du blasphème qu'il était en train de commettre en m'insultant de terme relatifs à l'Eglise, mais de manière très péjoratif. Je ne me souviens plus de ses paroles : et alors ? Il n'était qu'un parmi d'autre. Sa figure même s'évanouit, il n'était qu'un hérétique parmi tellement d'autres, un de ceux qu'il devait avertir, puis punir si toutefois il refusait de m'écouter. J'étais fidèle aux principes de l'Ombre et pour rien au monde je n'aurais eu pitié de lui.

« Illuminés ? Cul-béni ? »

Pour lui et pour les millions d'habitants de l'Empire, le culte de l'Ombre, c'est plus que des petites histoires que l'on se raconte au coin du feu. L'Ombre existe, guide sa vie, décide de ses choix. Il vit par l'Ombre et retournera à l'Ombre lorsque celle-ci jugera ce moment opportun, aucun doute là-dessus. Que l'on traite ses supérieurs – et par conséquent Uriel d'Arken – d'illuminé, c'était plus qu’invraisemblable. Et un seul mot lui venait à l'esprit pour qualifier les gens comme cela : hérétique. Il ne savait pas s'il y avait possibilité de raisonner celui-là. Jadis, il avait rencontré un homme qui souffrait d'une étrange maladie : il insultait continuellement les passants sans pour autant se maîtriser. Ils l'avaient finalement tué d'un coup de machette dans la gueule. Souffrait-il du même mal ? Malick secoua la tête, jugeant ce cas différent. Pourquoi aurait-il insulté l'Ombre alors qu'il y avait tellement de choses à insulter ?

« D'accord, je vois.... »

Il voyait très bien. Ce type était un hérétique qui se dressait sur son chemin. Il devait tout d'abord lui donner une leçon et ensuite, seulement ensuite, le punir pour ladite hérésie. Il avait osé insulter Uriel d'Arken...d'illuminé ! Et Malick n'était pas encore sénile, il savait que son supérieur était loin d'être un illuminé. Fanatique, il l'aurait accepté ; après tout, il reconnaissait très bien en être un aussi, mais pour la bonne cause. Le reste, non, point final.

« Mais je crois que je ne suis déjà plus enchanté. Quel est donc votre nom ? »

Il le regardait d'un air furieux. Lui d'habitude au sourire éclatant et à la bonne humeur qui avait tendance à un peu trop éclabousser sur son entourage était de mauvaise humeur et la raison était tout simple et précédemment expliquée. Qui était donc cet impudent qui osât tant blasphémer l'Eglise de l'Ombre ? Comme pouvait-il le regarder la tête levée ? Une bougie éclairait la pièce ; Malick eut un cruel sourire. Il était temps de jouer à un autre jeu... Le novice leva les mains et une vague d'ombres assez consistantes allèrent coller l'homme contre le mur. Ha oui, il n'avait pas de couilles ? Qu'il sache, ce n'était pas lui qui se retrouvait dans cette position si impuissante, tout de suite maintenant ? Désirait-il une autre preuve tangible de l'existence des Ombres, avant de mourir, cet hérétique ?

« L'Ombre seule mérite d'être vénérée. Ceux qui s'y refusent doivent se taire, car leurs paroles ne seront que sottises. Vous, vous êtes les vengeurs et votre colère doit frapper les hérétiques. C'est ce comment nous appelons les gens de votre espèce. Et notez que je suis poli, je vous vouvoie. Je vais cependant vous laisser une seconde chance, après, je sévirai. Regrettez-vous vos paroles ? »

Il resserra encore un peu l'emprise qu'il avait sur l'ombre.

« ET QUEL EST VOTRE NOM ? »
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MessageSujet: Re: Y va faire tout pas beau ! [Alvaro]   Sam 21 Jan - 5:09

Bon bah pas de doute possible hein, l’Ombre lobotomise le cerveau de ses fervents adeptes. J’vois que cette hypothèse de possible pour que l’hurluberlu androgyne, le connard m’ayant tiré de mon sommeil, puisse ressentir l’insupportable et irrépressible besoin de répéter chacun de mes mots. Eh ouais mon gars j’ai dit cul-béni et illuminés et alors ? C’est tout pas beau Beurk hein, t’es choqué et j’vais pas avoir de bon point c’est ça ? Mince j’vais sûrement être privé de dessert, ça craint. Sérieusement ce bonhomme me faisait pitié tellement il transpirait l’incertitude des premiers jours d’autonomie. La naïveté de croire que sous l’égide de l’enfoirée d’Ombre il pouvait tout se permettre et qu’elle lui apportait tout ce qu’il devait savoir sur un plateau d’argent. Non non mon coco tu voyais pas du tout à qui t’avais à faire désolé. Quelle candeur à vomir…J’étais réveillé et j’avais la gerbe. Fatality.

Mais c’est qu’en plus il se rebellait maintenant. Non mais franchement soit j’ai raté un épisode de « Uriel et les bouffons » soit y’a clairement du foutage de gueule dans l’air là hein parce que c’est quand même ultra osé de se plaindre après avoir fait irruption en pleine nuit parce qu’on est mal reçu… Cherchez l’erreur. Non décidemment je pouvais pas blairer les principes ecclésiastiques. C’est bien malgré moi que j’le connaissais tout ce charabia et me retrouver confronté à un de ces disciples décérébrés faisait remonter des souvenirs non désirés. Tant pis, fallait faire avec alors autant que ça me serve un minimum pour le coup. Bourrage de crâne patriarcal en action.

« Bon c’est pas que mais j’voudrai bien retourner pioncer moi et j’sais déjà que tu vas me sortir : "Nous sommes les serviteurs de l'Ombre. Notre devoir est de servir le bien de l'existence et non nos intérêts personnels." On a été à la même école et… »

Fureur. Une vraie fureur à en faire frissonner plus d’un, voilà ce que j’avais pu déceler dans le regard de celui qui se faisait donc appeler Malick N’Doye. L’obscurité ambiante de la pièce n’était que figurante dans cette scène où la nouvelle génération parlait d’elle-même. J’avais peut-être trop vite jugé ce prototype de l’Eglise nouvelle. Ouais c’était bien ça puisque sans avoir eu le temps de gueuler « Gaspacho de tomates » je me retrouvais cloué au mur par le tour de passe-passe principal qu’offrait l’Ombre à ses pantins. De la pacotille en veux-tu, en voilà mais bon ça fonctionnait. J’étais pas dans la position la plus confortable du monde et j’en venais clairement à regretter le lit quitté quelques minutes auparavant mais j’étais trop fier pour laisser paraitre quoi que ce soit. Souffle coupé. Respirer.

« T’es collant comme garçon hein c’est le cas d’le dire ! Retourne jouer les diseurs de bonne aventure auprès de D’Arken et ses moutons. C’est pas ton petit tour de débutant qui va m’impressionner, j’ai vu faire bien avant toi, on a baigné dans le même moule à la con. C’est pathétique. T’es pathétique… »

Réminiscences. Un père et une mère happés par ce ramassis d’inepties dès mon plus jeune âge. Voilà pile ce qu’ils auraient voulu que je devienne, un jeune agneau gambadant auprès des vieux du troupeau pour s’imprégner de leurs conneries. Non merci, heureusement j’avais eu la présence d’esprit de fuir loin, très loin de cette secte de fous. Quoi d’autre pour qualifier des gens qui croient en une entité invisible ? J’sais pas trop à quel opiacé ils tournent dans leurs académies de la crédulité mais ça doit être de la bonne. Souvenirs paternels. Pour une fois tu vas mettre utile, bourreau.

« ANDREW ! MOI AUSSI JE PEUX CRIER ! LACHE-MOI TOUT DE SUITE CONNARD ! »

Parce qu’il pensait peut-être que je me dévoilais aussi facilement ? Il fallait plus que simplement poser la question pour tirer les vers du nez d’un Informateur. Les membres bloqués par cette force extérieure qui les menaient à la baguette, il me restait une solution de rébellion. Un acte symbolique… Et un ! Un bon gros mollard dans ta face, bâtard !
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MessageSujet: Re: Y va faire tout pas beau ! [Alvaro]   Mer 1 Fév - 17:38

Malick avait été confronté à de graves hérétiques. Des porcs, des hérétiques qui n'avaient pas le mérite d'avoir un comportement de princesse. Ce genre de personnes qui assumaient leurs actions et se faisaient vite choper. Vite tuer, également. C'est à ce moment-là que le genre garçon comprit tout l'intérêt de venir à Ishtar : des proies faciles, une capture ô combien aisée et de l'exercice. Car personne ne viendrait sûrement regretter cet exemple qui était en train de l'injurier, collé contre le mur. Mieux, il avait le droit de vie ou de mort sur lui, à partir du moment où celui-ci avait donné de se dresser entre lui et l'Ombre. Un sourire que nous n'avions jamais vu sur sa face s'alluma sur Malick, tandis qu'il resserra encore le point, découvrant de nouvelles horizons à son fanatisme. Le sourire sadique devient sourire de joie, un qui fait peur tellement il est irréaliste en cette situation, lorsque le garçon commence à insulter son mentor et tout ce pourquoi il vit : et savez-vous ce que deviennent les ennemis d'Uriel d'Arken ? Non...vous ne voulez pas le savoir. Vraiment.

S'essuyant le visage, toujours aussi souriant, Malick N'Doye caressa le visage du jeune Andrew. Après tout, lui aussi était bien mignon, ce serait marrant...de le convaincre qu'il n'y avait que l'Ombre et le ramener sur un plateau à Uriel d'Arken. Il ricana deux secondes tout seul, se rapprochant de lui pour lui lécher la joue, lui murmurant par la suite à l'oreille :

« Sinon, je peux te faire des choses qui mériteront vraiment, cette fois-ci, que tu me traites de connard, Andrew. »

Ton doucereux, voix basse. La main de Malick va jusqu'à tâter le sexe de cet homme pour lui foutre les boules. Mais en fait...il ne le touchera pas ; pas sexuellement, du moins. Un hérétique, c'est sale ; on ne sait jamais où ça a pu traîner et ça doit se trimbaler d'horribles maladies vénériennes. Il se souvient d'une prostituée dont on parlait beaucoup, chez lui, qui est morte de cette façon-là ; mais revenons-en à Andrew. Malick arrêta de sourire, décidant soudainement de passer aux choses sérieuses : il se rapprocha de cet homme, l'aplatissant sur son lit, prenant son bras pour le retrouver derrière son dos. L'empoigne ensuite par les cheveux et se dirige jusqu'à une table, l'y asseyant, dos collé à un mur. Précisons tout de même que ses bras sont attachés par un filament d'ombre et ses pieds également. Alvaro Herzath n'étant pas Marek, loin de là, il ne pourra pas s'en défaire.

« Le problème, avec vous, hérétiques, c'est que vous ne comprenez pas. Vous êtes faibles. Vous êtes juste faibles et vous remuez sous nos nez, comme ça. C'est tellement risible, que d''écraser un moustique ! »

Il lui fout une nouvelle baffe, l'envoyant contre le mur.

« Alors, tu m'as révélé avoir eu la même éducation que moi, en même temps que de me traiter de mouton...chose vraiment très drôle. Quelle province, quel monastère ? »

Il fit se joindre ses deux mains, souriant comme si la situation actuelle était la plus normale du monde. Après tout, pourquoi pas ?
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