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 Mama, We are go to Hell [PV]

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MessageSujet: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptySam 22 Oct - 15:00

Je suis certain qu'Anastacia saura remplir correctement ses offices comme les remplissait Arisha.
La Comtesse Dragomirow possède de nombreux atouts en économie, politique et sciences humaines
qui lui permettent de parfaire ses qualités d'oratrice qui ne sont déjà point négligeables.

Debout sur les marches, car il valait mieux pour elle qu'elle ne s'assoie pas, Anastacia attendait patiemment. Il s'agissait d'un plein après-midi que le soleil éclairait de ses lueurs brûlantes, se détachant sur un ciel azur. Le temps demeurait sec et aucun vent ne venait siffler ses injures à ce temps magnifique. Beaucoup de monde dans la capitale, beaucoup de monde qui ne devrait pas être là, d'ailleurs.

Les yeux du Sénat qui se dressait derrière elle lui brûlaient le dos ; les gardes avaient refusé de la laisser entrer et de toute manière, elle n'aurait certainement pas su s'orienter dans l'édifice imposant. Les quelques passants qui s'aventuraient dans ce fameux quartier pouvaient admirer sa toilette du jour qui n'avait rien de charmant.
Anastacia avait recouvert la majorité de son corps par des habits tout ce qu'il y a de plus confortable ; les robes pour elle n'en faisaient absolument pas partie et salir ses vêtements en les laissant traîner par terre l'incommodaient plus qu'autre chose.

Ma fille cadette est une femme qui sait s'imposer parmi ses congénères mais qui sait respecter et rester docile ;
elle reconnaît ses supérieurs et leur sera dévouée en toutes circonstances.
Elle sera prête à apporter son aide lorsqu'on la lui demandera et ses services lorsqu'ils seront requis
.

Le rouge de ses vêtements narguait le soleil doré de ses reflets. Elle mettait en valeur ses formes mais ne tenait pas à s'exposer comme une catin, sans quoi, même avec son hôte du jour, elle ne pourrait être avalée par la carcasse démentielle du sénat.
Elle avait pressentit sa nomination comme on voyait un orage arriver. Lorsqu'Arisha avait été tuée, elle avait tout de suite pensé qu'un noble voulait prendre sa place ; un homme surtout, quelqu'un qui savait tenir des troupes, tenir une foule en haleine.

Ce fut finalement elle qui fut choisie pour incarner le parfait sophiste et nul besoin de préciser qu'elle convoitait ce poste : elle avait été jalouse d'Arisha lors de sa nomination mais demeurait après tout la plus jeune. Depuis la mort de son aînée, elle commençait déjà à reprendre les affaires de la famille, aidant Monsieur le Comte du mieux qu'elle le pouvait. Tout dans sa stature convoitait le pouvoir et elle incarnait à elle seule une figure emblématique de combat. Elle observait un calme apparent mais au fond d'elle, elle bouillonnait d'excitation.


Je puis vous assurer en toute sincérité qu'elle possède le sens des responsabilités ;
elle a du l'adopter à un très jeune âge et plus encore lors du décès d'Arisha.
Cette personne sait se prendre en main et saura gérer toute tâche orale ou administrative
qu'on lui demandera d'appliquer puisqu'elle possède les compétences que je lui ai inculquées.

L'une de ses mèches, fut ramenée en arrière, derrière son oreille droite, accompagnée d'un soupir ; la jeune femme s'impatientait mais après tout, l'heure n'était pas encore entamée. Son tuteur du jour ne devrait certainement pas tarder et elle avait hâte de commencer les choses sérieuses. Elle se prit à imaginer ses corvées dans ce bâtiment utopique.

L'arrivée d'une silhouette rustre, sortie de l'ombre, l'arracha à ses pensées. En silence, sans le rejoindre, elle le regarda s'avancer vers elle.


Je vous prie d'agréer l'expression de mes meilleurs sentiments.
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Hector de Jadewood

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyDim 23 Oct - 14:37

    Emploi du temps du jour Hector, se rendre au sénat. Jusque là, rien de bien exceptionnel à ce qu’un sénateur se rendre au sénat, ce serait même bien le contraire qui serait surprenant. Sauf que cette fois, il n’y allait pas simplement pour travailler dans son cabinet ou pour prendre part à une assemblée des sénateurs. Non, il allait avoir un rôle plus particulier, jouer les guides. Lors du terrible attentat d’il y a quelques mois, la sénatrice de Dargon, Arisha Dragomirow, avait été retrouvée assassinée dans son bureau. Et bien, le gouverneur de la province avait enfin décidé de nommer quelqu’un d’autre pour prendre sa place, la sœur de la défunte, une certaine Anastacia Dragomirow. Jusque là, on peut se demander en quoi cela pouvait concerner les affaires de Frickwitch et de son sénateur. En fait, le gouverneur de Dargon avait tenu à ce que la nouvelle sénatrice ait quelqu’un pour lui montrer comment fonctionnait l’institution. Et par un immense coup de chance pour lui, il y avait dans ce panier de crabe qu’était la noblesse de la capitale, un sénateur réputé pour être un homme intègre, Hector de Jadewood. Il avait visiblement suffisamment confiance envers le colosse de Frickwitch pour lui demander ce service. Du côté d’Hector, c’était tout bénéfices, il pourrait peut-être négocier des accords commerciaux intéressants entre cette province et la sienne.

    Hector s’était un tout petit peu renseigné tout de même pour savoir à quel genre de personne il allait avoir à faire. On ne lui avait pas dit grand-chose, si ce n’était que la nouvelle sénatrice était une femme d’une grande beauté et au caractère trempé. Elle était noble, détail insignifiant mais on pouvait parfois trouver un illuminé qui s’amusait à nommer à ce poste un simple serviteur sans titre, comme le prince de Gells. Elle était comtesse, donc au même niveau de noblesse que lui, ca devrait simplifier les rapports, du moins l’espérait-il.

    Notre homme arriva donc devant le sénat. Il y avait effectivement une femme qui l’y attendait, une noble à en juger par ses vêtements et sa prestance naturelle. Elle correspondait à la description qu’on lui avait fait, à un détail, elle était bien plus belle femme qu’on lui avait dit. Un corps bien proportionné, agréablement mis en valeur par des vêtements de grande qualité et bien taillés. Et puis surtout, elle ne s’habillait pas comme ces petites pimbêches de base, elle, au moins, avait le look de grande dame. Son visage, joli, donnait un aperçu de son caractère, encadré par une longue crinière de cheveux. Hector se mit donc devant elle, poli et souriant, avant de prendre la parole.

    Sous le ciel et le soleil, je vous salue Comtesse Dragomirow. Comte Hector de Jadewood, à cotre service Madame.

    Joignant le geste à la parole, il lui fit un baisemain poli. Il se montrait poli et agréable, ni trop, ni trop peu. Il ne voulait p as non plus qu’elle se mette à imaginer qu’il essayait de lui faire du charme, non pas qu’elle n’était pas à son goût mais étant donné qu’il n’était pas doué en la matière, c’était un exercice auquel il ne se risquerait pas.

    C’est un plaisir pour moi de vous aider à découvrir le sénat, j’espère ne pas vous avoir fait attendre trop longtemps.
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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyLun 24 Oct - 14:01

Le soleil l'embrassa de son éclat doré. Bientôt, il illumina la carapace qui le recouvrait. L'homme en lui même demeurait si imposant que la carapace paraissait un simple artifice. Il possédait un visage jeune, à peine plus que le sien quoiqu'on ne put comparer un homme et une femme avec ce critère et des cheveux en bataille ornaient son crâne. Une longue cape flottait derrière lui, attestant de sa classe sociale élitiste. Au moins ils seraient sur la même longueur d'ondes. Ou presque.

Il ne fit que peu de manières, se contentant d'un baisemain léger. Visiblement, il s'était informé sur son compte avant de la rencontrer et ils ne perdraient pas de temps en de futiles présentations. De toute façon, en dehors des conseils du Sénat, elle imaginait bien qu'ils ne se croiseraient pas beaucoup. Elle situa rapidement la région dont le Comte était l'ambassadeur, grâce à ses anciennes leçons de Géographie.
Elle secoua la tête avec un léger sourire particulièrement humain.


-C'est moi qui suis arrivée en avance, ne vous inquiétez pas pour cela. Peut-être pourrions-nous passer aux choses sérieuses ?

Anastacia, directe ?
Pas du tout.

Elle supposa que l'entrée se situait derrière les gardes et amorça quelques pas dans sa direction, avant de se raviser, le visage plus dur.

-Ces deux messieurs refusent de me laisser passer, il ne croient pas que je suis une sénatrice...

Le ton de sa phrase avait été légèrement boudeur, comme l'archétype d'une fillette trop gâtée qui ferait un caprice. Elle se départit rapidement de cette expression qui ne lui convenait pas du tout et monta les marches qui la séparaient de l'entrée du sénat, avant de faire face aux gardes. Elle attendit patiemment que son compagnon de visite la rejoigne afin de le dégainer comme une arme secrète auprès de ses obstacles, l'air de dire : « Ah ! Vous voyez que vous auriez du me laisser entrer ! »

Elle ignorait le sort qui était réservé aux gardes qui désobéissaient aux sénateurs et de toute façon, cela l'importait peu. En effet, elle ferait personnellement en sorte de se faire respecter par ce genre de vermine ; elle était tout de même grassement payée simplement pour exécuter des ordres mineurs et rester plantée devant une entrée sans rien faire de la journée !
Flemmards, va !

La Comtesse nouvelle Sénatrice leva la tête et observa plus attentivement l'architecture du bâtiment dans lequel elle allait prochainement travailler. Il se composait d'une façade particulièrement imposante mais très habituelle. Le style demeurait classique, sans aucun doute – le Sénat avait été un de ses premiers objets d'études alors qu'elle étudiait l'Histoire de l'Art en compagnie du Comte - et le bâtiment demeurait bien entretenu.
Enfin de l'argent qui était justement dépensé.


-Vous exercez votre office depuis longtemps ?

Une façon de meubler quelque conversation mais aussi de justifier ses impressions concernant son hôte du jour. Après tout, s'il avait été choisi, ce n'était peut-être pas par volontariat. C'était peut-être parce que ses supérieurs nourrissaient quelque confiance en lui, qu'il connaissait le métier, qu'il en avait vu des vertes et des pas mûres.
Un cliquetis métallique retentit. Le sénat lui tendait les bras.
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Hector de Jadewood

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyMer 26 Oct - 10:06

    La jeune femme lui rendit la politesse. Elle ne se montrait ni sympathique ni désagréable, le ton était professionnel pour le moment. Il s’excusa de l’avoir fait attendre, elle répliqua que la femme lui incombait dû à son arrivée en avance. Elle lui demanda ensuite s’ils pouvaient passer aux choses sérieuses, Hector appréciait au moins ca chez elle, elle allait directement à l’essentiel.

    Comme vous voudrez madame.

    A la parole, il joignit le geste, lui faisant signe d’avancer vers le sénat pour lui présenter les lieux. Aussitôt, elle répliqua que les deux gardes refusaient de la laisser entrer. Son ton un peu enfantin fit sourire le sénateur qui lui répondit d’une voix tranquille.

    Je vous prie de pardonner les gardes pour leur… zèle. Seulement, ils ne connaissaient pas encore votre visage et les mesures de sécurité ont été renforcées pour éviter… quelques fâcheux incidents.

    Surtout que l’incident qui avait impliqué ce regain de sécurité était justement l’attentat qui avait vu l’assassinat de la sœur de la femme qui se tenait devant lui, la précédente sénatrice de Dargon. Hector n’était pas rustre et avait réussi à tourner sa phrase avec suffisamment de délicatesse pour ne pas renvoyer cette tragédie en pleine figure de la jeune femme, ignorant encore comment elle réagissait à ce genre de chose. Hector s’approcha donc ensuite des deux gardes et leur fit passer la consigne que cette dame était la comtesse de Dragomirow et nouvelle sénatrice de Dargon et qu’ils devaient donc la traiter comme tel et faire passer la consigne à leurs collègues. Ils saluèrent donc la dame poliment et Hector lui fit signe de le suivre à l’intérieur. La jeune femme embraya tout de suite sur une question personnelle, lui demandant depuis combien de temps il exerçait.

    Cela va faire un an et demi maintenant. J’ai donc connu la régence et le couronnement de notre jeune Empereur. Pour l’instant, sa majesté impériale ne sollicite pas le conseil du sénat, notre travail se limite donc à la défense des intérêts de nos province et à l’aide apportée aux ressortissants de ces dernières dans la capitale impériale.

    Tout en parlant, il marchait dans les longs couloirs du sénat, permettant à la jeune femme de faire le tour des lieux et de s’y habituer. Ils passèrent devant une porte en bois et Hector la désigna sans s’arrêter.

    Voici mon bureau au sénat, n’hésitez pas à venir m’y trouver si vous avez besoin de quoi que ce soit. Ici, c’est le bureau du sénateur de Gells, un homme un peu… particulier… mais loyal et honnête, une autre personne de référence ici.

    Roturier, défiguré et porté sur la boisson, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir tout de même beaucoup de qualités. Ils arrivèrent quelques couloirs plus loin devant le bureau du sénateur de Dargon.

    Et voici… le bureau qui vous est attribué pour remplir votre office dans notre belle institution.

    Malheureusement, c’était également le bureau où sa sœur avait été retrouvée assassinée. Mais bon, elle devrait forcément se confronter à la chose à un moment ou à un autre. Bon, entre temps, tout avait été nettoyé du sol au plafond, une partie du mobilier remplacé et ré agencé, ce qui en faisait un bureau totalement différent de celui où s’était passé le drame. Hector fit un pas en arrière pour permettre à la jeune femme de rentrer dans la pièce et de l’explorer autant qu’elle le souhaitait. Il ne voulait pas être non plus trop envahissant des fois que la pièce lui tire une humeur bien triste…
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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyJeu 27 Oct - 17:27

Comme la Comtesse s'en doutait, le Comte de Jadewood possédait beaucoup d'expérience en la matière. Sans doute donc avait-il été choisi avec ce critère. La jeune femme ne doutait pas qu'il connût beaucoup d'entourloupes et des farces. Les manipulations du sommet sont après tout les pires ; n 'était-ce pas pour cela, en partie, qu'elle l'avait atteint ?

Pour une des rares fois dans sa vie, Anastacia suivait quelqu'un calmement et docilement, sans le harceler de questions toutes plus idiotes les unes que les autres. Elle ne prétendait pas connaître quoi que ce soit dans ce domaine et préférait laisser parler son hôte.
Celui-ci ne lui donna pas beaucoup d'informations sur le métier et se contenta de lui faire visiter les lieux. Sûrement devrait-elle se débrouiller toute seule et ce n'était pas plus mal pour forger son caractère déjà bien trempé.

Ses sentiments vis à vis de cette visite changèrent lorsqu'ils atteignirent l'ancien bureau d'Arisha. Celui qui avait subi « quelques fâcheux incidents », comme l'avait dit le Comte. Celui-ci s'effaça de l'entrée, sûrement par respect et garda le silence.
La jeune femme s'invita alors dans la pièce, poussant la lourde porte de bois qui menait à l'ancien bureau de sa sœur qu'elle allait désormais investir en tant que Sénatrice. Les gardes avaient-ils pensé à une apparition d'Arisha en la voyant ?

La pièce demeurait d'assez grande taille et possédait une large fenêtre masquée par des rideaux carmins qu'on aurait dits tâchés de son sang. Les murs étaient occupés par diverses armoires et étagères qui lui permettraient de ranger ses affaires et ses différents dossiers. Un bureau de bois sculpté trônait au centre de la pièce, écrasant un petit tapis de forme circulaire aux armoiries de l'Empire et derrière lequel dépassait le dossier d'une haute chaise.
Tout était dénué de vie et sentait le renfermé. Malgré tout, elle ne put s'empêcher de penser qu'elle avait œuvré ici, qu'elle avait laissé sa vie ici.

La vision du bureau ne lui arracha pas la moindre larme puisqu'elle ne l'avait pas connu du temps d'Arisha et qu'elle n'avait pas vu la scène de sa mort ; il lui avait suffi de l'imaginer et c'était amplement suffisant. Il fallait laisser le passé derrière soi tout en tenant compte des erreurs commises. Si Arisha était partie trop vite, sa cadette avait encore toute sa vie devant elle, une vie pleine de couleurs qu'elle étirerait sur le plus grand nombre d'années possibles.

Pour une raison inconnue, elle se surprit à sourire. Et ce fut avec cette fente étrange dans son visage qu'elle sortit du bureau à reculons avant d'en refermer soigneusement la porte, comme pour ne pas déranger une personne qui travaillerait à l'intérieur. Puis elle se tourna vers le Comte.


-C'est un charmant espace de travail. Je pense que je pourrais tranquillement y vaquer à mes offices.

Elle l'incita à prendre une nouvelle direction afin de la guider dans un autre lieu. Elle se demanda quelles questions elle aurait pu lui poser. Ses collègues ? Elle les connaissait déjà tous par l'enseignement dispensé par son père. Le travail de Sénateur ? Elle en apprendrait les directives bien assez tôt. Le mandat ? Elle le connaissait également. Il lui suffisait pour une fois de suivre au lieu de guider et d'observer les rondeurs du charmant fessier du sénateur, qui ondulaient généreusement sous sa cape.

-Y'a-t-il un lieu où les sénateurs peuvent se réunir lors du traitement de questions importantes ? Les dates sont-elles régulières et précises, changent-elles ?

Elle s'avança un peu trop vite et le percuta doucement.


-Veuillez m'excuser.
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Hector de Jadewood

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptySam 29 Oct - 23:56

    Hector était loin d’être un requin politique ou un de ces dangereux crabes vicieux. Mais il avait réussi à survivre. Cela venait en partie du fait qu’il ne s’était pas trop investi ni exposer pour le moment. Frileux se dirait certains, assez prudent pour ne pas faire l’idiot dirait le sage. D’une part, il n’était pas dans son caractère de se lancer dans la magouille politique et puis surtout, beaucoup le croyait trop arriéré ou trop idiot pour être dangereux d’un point de vue politique. En fait, il était patient, observateur, il apprenait au fil du temps beaucoup de choses et attendait son heure bien tranquillement.

    Après lui avoir montré une partie des lieux dont son bureau et celui de son grand ami Alek, le sénat étant immense, ca allait leur prendre un bon moment, il amena finalement la jeune femme dans ce qui allait être son bureau dorénavant et qui avait déjà était celui de sa sœur, ainsi que l’emplacement de son assassinat.

    Par respect, il s’effaça à l’entrée pour laisser le temps à la comtesse de s’imprégner des lieux. Une fois les lourdes portes de bois ouverte, on se retrouvait dans le bureau des sénateurs de Dargon. Discrètement, il l’observa, visitant les lieux. Elle ne semblait pas montrer de signes de faiblesses, ne trahissant pas d’émotions. Etait-elle assez forte mentalement pour ne rien laisser paraitre ou se fichait-elle seulement de ce qui était arrivé à sa sœur ? Impossible à dire pour lui, pas tant qu’il ne la connaissait pas mieux. Mais là encore, seul le temps dirait s’ils s’en tiendraient à de stricts relations de travail ou si éventuellement, ils pouvaient développer une certaine amitié.

    Sa réaction suivante le prit un peu au dépourvu. Elle quitta la pièce, refermant la porte lentement avant de se tourner vers le comte qui se rendit compte qu’elle… souriait ? Pour le coup, il ne sut pas très bien comment il devait interpréter ca ainsi que les mots qui suivirent. Plutôt que de tenter une approche maladroite, il préféra faire comme si de rien n’était et lui répondit lui aussi avec le sourire.

    Vous me voyez ravi qu’il vous satisfasse. Mais après tout, c’est bien le but de ces bureaux, nous permettre de faire notre travail en paix.

    Il reprit sa marche, il avait encore pas mal de chose à lui montrer, cependant, il continuait de parler.

    Enfin, ca dépend des gens, certains préfèrent traiter leurs affaires dans le confort de leurs demeures de la capitale. Les bureaux sont aussi utiles pour recevoir les personne dans le cadre de notre fonction sénatoriale.

    C’était bizarre, il avait l’impression qu’on… l’observait ? Sixième sens oblige, Hector était un combattant, il avait une sorte d’instinct qui lui donnait l’impression qu’un prédateur le suivait, sauf qu’il ne sentait pas d’animosité. En fait, c’était simplement la comtesse qui était en train de lui reluquer les fesses sans vergogne mais il ne l’avait pas comprit, surtout qu’il réfléchissait pour donner les réponses à cette dernière.

    Et bien, les réunions se font dans la salle du conseil. Les dates sont prévues à l’avance et les employés administratif du sénat s’occupe de les gérer et de nous les faire parvenir…

    Il n’eut pas le temps de dire autre chose que la jeune femme semblait s’être précipitée et lui était rentré dedans. Bon, vu la vitesse de percussion et la carrure d’Hector, elle n’allait pas lui faire grand mal. Il se tourna vers elle et décida de traiter l’incident avec de l’humour.

    Je vous prie, ce n’est pas bien grave… Et puis, je ne vais pas me plaindre parce qu’une jolie femme m’est rentré dedans.
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Anastacia Dragomirow

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyJeu 7 Juin - 16:27

Ce commentaire amusa Anastacia. Celle-ci émit un rire léger, mélodieux, dont les échos se propagèrent dans le vide et large couloir du Sénat. D’un geste élégant, elle rejeta de la main quelques mèches rebelles qui lui chatouillaient les joues et invita son guide à poursuivre le chemin. Elle brûlait d’envie de s’éloigner du bureau d’Arisha, de son propre bureau, et d’explorer cette imposante bâtisse que seuls peuvent fouler les nobles et dignes pieds des élus et des grands de ce monde parmi lesquels elle figurait enfin. Même si… Chassant de son esprit de mauvaises pensées, Anastacia se concentra sur le visage souriant de son hôte et sur le froissement de ses propres vêtements qu’occasionnaient ses mouvements gracieux, murmure assourdissant qui rompait le silence sinistre de la galerie.

-Je suppose que vous y êtes habitué, Monsieur le Comte, un homme de votre carrure doit nécessairement plaire à quelques femmes.

Bien sûr, elle avait cru comprendre que le Comte de Jadewood manifestait une certaine maladresse envers la gente féminine, que plusieurs pourraient qualifier d’attendrissante ou d’exaspérante. Quant à elle, cela pouvait bien être la source qu’un quelconque divertissement fort délicieux. Cependant, cette réputation n’entachait guère cette apparence colossale, avantagée par ces larges épaules solides et robustes, par ce dos immense et ferme que l’on aimerait lacérer de nos ongles voraces et enthousiastes, par ces bras musculeux et particulièrement impressionnants et par ce bassin visiblement agréable et puissant. Sans oublier ce joli fessier, tout de même. Le sourire de la femme s’élargit, gourmand et charmant, sans prendre la peine de le dissimuler en détournant le regard. S’ils avaient été plus intimes, peut-être lui aurait-elle effleuré les épaules ou le torse alors que ses lèvres taquines prononçaient ces dernières paroles. Peu importe, cette rencontre s’avérait bien plus capitale que d’entamer un simple flirt avec un sénateur. Aussi mignon soit-il.

-Comme vous avez auparavant évoqué le sénateur de Gells, en affirmant qu’il était un homme loyal et de confiance, comment jugez-vous les autres membres du Sénat ? Comment sont-ils ? demanda-t-elle à brûle-pourpoint, l’attention rivée vers les peintures qui parsemaient les murs et les vitraux magnifiques à travers lesquels les éclats solaires chatoyaient gaiement et se reflétaient dans sa longue chevelure.

Elle se faisait déjà une petite idée sur le sénateur de Frickwitch, puisque Monsieur le Comte de Dargon l’avait chaudement recommandé pour cette journée. Homme honnête, affirmait son père, et un allié sûr, qui semblait être immunisé contre la corruption de plusieurs. En outre, il était en fonction depuis un certain moment, ses informations risquaient donc d’être particulièrement utiles. Quant aux membres du Sénat, Anastacia préférait glaner ici et là des renseignements sur eux avant de faire leur connaissance; la prudence est requise lorsque l’aristocratie mesquine est impliquée. On ne sait jamais quels idéaux ou quelles ambitions la manipulent, et si elle a véritablement à cœur le bien-être de l’Empire. Après quoi, elle se forgera elle-même une opinion sur leur compte et se comportera en conséquence. Sa sœur Arisha avait été discrète sur le sujet, fidèle à elle-même après tout. L’image du bureau froid et vide, vestige des derniers moments de la précédente sénatrice, revint la hanter.

-Et comment sont le Régent et l’Empereur ?

Edit(Uriel) : +15 pour les postes de la précédente Anastacia...
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Hector de Jadewood

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyVen 8 Juin - 16:17

    Leur petite visite continuait bon train. Il aurait pensé que la jeune femme aurait voulu prendre plus de temps pour explorer son nouveau bureau, voir où sa sœur avait rendu l’âme mais il n’en était rien. Elle semblait vouloir le fuir, pour le moment du moins. Car ce serait son bureau dès sa prise de fonction, elle sera obligée de prendre son courage à deux mains et d’y aller le minimum nécessaire à la tenue de ses dossiers. En attendant, le colosse lui faisait visiter les lieux, elle avait l’air curieuse de les découvrir, tellement curieuse qu’elle lui rentra même dedans en accélérant plus que lui. Hector prit cela à la blague et se permit une remarque amusante. Remarque qu’elle prit avec humour, elle ne semblait pas être coincée du tout. Elle prétendit même qu’il devait être habitué, qu’avec sa carrure, il plaisait surement aux femmes. Le colosse en eut un rire amusé avant de répondre.

    Malheureusement non, ma carrure semble plutôt leur faire peur.

    Et comme de son côté, il ne draguait pas activement et que les femmes ne venaient donc pas vers lui… et bien… C’était pas génial au fond. Pourtant il avait rencontré quelques femmes mais bon, ça finissait toujours de manière mitigé. Il n’avait eu aucune aventure depuis deux ans. Si, Viviane, mais c’était une prostituée du Fabula Onis, ça ne comptait donc pas. Finalement, Alek avait raison sur ce point mais Hector, le nierait en bloc de toute sa mauvaise foi et truciderait l’intéressé s’il osait lui faire une telle remarque.

    Par contre, je suis sûr que de votre côté, vous ne devez laisser quasiment aucun homme indifférent.

    Elle lui avait fait un compliment, il lui rendait la pareille. Surtout qu’avec elle, pas besoin de se forcer, comme avec certaines vieilles radasses à qui il fallait faire plaisir. Anastacia était vraiment une femme des plus belles, tout en elle éveillait le désir et donnait volontiers envie de lui parler pour le seul plaisir d’entendre sa voix douce, son rire cristallin, de la regarder et de s’imaginer des choses en sa compagnie que les bonnes mœurs réprouveraient. C’était pour éviter de penser de cette façon qu’Hector entreprit de se concentrer sur l’aspect professionnel de leur entrevue. D’ailleurs, elle lui demanda des précisions sur leur collègues sénateurs.

    Hormis Messire Droski, je ne peux vous renseigner que sur trois autres personnes. La sénatrice de Fintasy et Dame Renata Di Scotto. Elle a l’âme d’une marchande et ne s’investit que si elle voit un intérêt personnel, faites attentions à la façon dont vous traiterez avec elle. Le sénateur d’Ayena, messire Shelfa Fahri. C’est un homme discret et jovial mais très impliqué dans le bien-être de sa province. Et enfin, le sénateur de l’Hellwig, messire Ulrich Hellwig. Un homme fier et puissant, bien installé au sénat, du genre très déterminé, de ce que j’en sais, c’est aussi un proche du Haut-prêtre. Soyez très prudente sur la façon dont vous aurez à traiter avec lui. Mis à part ça, le sénateur du Khini Lao vient de changer mais je ne sais rien de son successeur, vous le découvrirez en même temps que moi. Pour le reste, vous apprendrez à les découvrir par vous-même.

    Et il était peut-être possible que sa sœur lui ait laissé quelques notes mais Hector évitait de lui en parler pour ne pas faire remonter tout cela. Et pour finir, elle demanda comment étaient le haut-prête et le jeune empereur.

    Difficile à dire en ce qui concerne sa majesté impériale. Il a été tenu à l’écart jusqu’à son couronnement et aujourd’hui encore, il se fait peu visible. Mais je suis sûr qu’en vous arrangeant avec son intendante, Dame Talfingen, vous devriez avoir une audience rapidement si vous le souhaitez. Un autre conseil, cette dame n’est peut-être pas noble mais c’est l’un des trois ministres de l’Empereur, avoir de bonnes relations avec elle est un avantage. En ce qui concerne le Haut-prêtre, rappelez-vous que c’est avant tout un ecclésiastique zélé et puissant qui défend les intérêts de l’Eglise. Il est bon de réfléchir à deux fois avant d’accepter toute propositions de lui car elles peuvent se répercuter à très long termes.

    Oui, enfin, sauf qu’Uriel était mourant mais ça, personne ou presque ne le savait, certainement pas des sénateurs comme Hector et Anastacia. Mais bon, au moins, il avait pu balayer un grand tour des principales personnalités du moment. Voilà de faire digérer pour la jeune femme fraichement débarquée…
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Anastacia Dragomirow

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyMer 13 Juin - 0:00

-Malheureusement non, ma carrure semble plutôt leur faire peur. Par contre, je suis sûr que de votre côté, vous ne devez laisser quasiment aucun homme indifférent.

Oh, et pas que les hommes, songea la sénatrice, souriant toujours. Certaines femmes lui avaient démontré un intérêt des plus libidineux, égalant parfois, voire supplantant, l’immoralité masculine. Certes, Anastacia préférait les hommes, mais elle refusait rarement l’offre intéressante d’une belle et plantureuse femme, surtout si celle-ci invitait des amis. Du moins, c’était ainsi qu’elle agissait avant sa nomination au poste sénatorial. Depuis, entre le meurtre de sa sœur Arisha et son retour à la Capitale, les divertissements s’étaient malheureusement raréfiés dans la vie de la jeune femme, comme les aventures. Les dernières semaines l’avaient tant occupée qu’elles l’avaient maintenue épuisée, mais Anastacia s’en remettait. Ses objectifs lui offraient dorénavant une force impressionnante.

-C’est malheureux, vous semblez pourtant bien de votre personne.

Contrairement à certains nobles, acheva silencieusement la jeune femme, son joli visage plissé par un froncement de sourcils pensif. Parmi lesquels elle figurait, sans doute. Cette réflexion lui arracha un autre sourire malicieux. Certes, les apparences la rendaient attirante et appétissante, mais en elle subsistait la pourriture perverse commune à l’aristocratie. Un nouveau regard vers son guide la fit considérer plus attentivement cette silhouette imposante et colossale, mais bien définie tout de même. Même Anastacia éprouvait une certaine crainte face à cette masse gigantesque. Si le plaisir lui chantait, Monsieur le Comte serait probablement capable de rompre le cou de n’importe quel impertinent d’un simple claquement de doigts. Mieux valait éviter de le contrarier, naturellement.

-Je plais aux hommes autant qu’ils me plaisent. Aucun n’est indifférent face à l’autre, murmura-t-elle en gratifiant Hector de Jadewood d’un regard pénétrant qui ne dura qu’un bref moment, si bref que l’œil le plus avisé douterait qu’il eut lieu.

À la différence que la jeune sénatrice pouvait soumettre la gent masculine sans grande difficulté alors que rares furent ces hommes formidables qui parvinrent à la dominer. Trop rares, en effet. La voix grave de son guide attira son attention, elle lui offrait des informations utiles concernant certains sénateurs et sénatrices qu’elle devra tôt ou tard rencontrer, voire fréquenter. Quant aux descriptions que Monsieur le Comte développa sur la personne du Régent et de l’Empereur, elles concordèrent avec les impressions d’Anastacia. En outre, la répression des révoltes passées, menée sous le Haut-prêtre Uriel D’Arken, démontrait quelque peu la personnalité de celui-ci, du moins ses intentions face aux hérétiques. Ce que, somme toute, Anastacia était loin de réprimander ou de bannir.

-Je suppose que les séances au Sénat sont… animées.

L’unification temporaire d’éléments aussi disparates devait favoriser la création d’une ambiance amère et lourde, mais passionnante. Les doigts délicats d’Anastacia triturèrent d’impatience l’ourlet des manches de sa veste. Elle avait hâte d’y être. Elle se demanda comment Arisha agissait. Sans doute en utilisant sa voix froide et sereine, douce et amère. Sans doute en parcourant la salle de ses yeux perçants et insistants, impénétrables. Assise dignement, l’échine raidie et le menton fier, sur son siège de sénatrice, lequel appartenait dorénavant au délicieux postérieur rebondi d’Anastacia.

-Visitons-nous bientôt la salle du Conseil ? reprit-elle d’une voix qui, abandonnant son ton suave et langoureux, se teintait d’un empressement mal contenu.
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Hector de Jadewood

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyVen 15 Juin - 15:01

    Voilà une sénatrice qui allait promettre, surtout si ça commençait comme ça entre eux. Au-delà de l’aspect de la visite, il y avait comme… un jeu de séduction qui s’était installé entre eux. Un jeu qui oscillait entre l’innocence et l’indécence, tout passait par des propos limites mais qu’on pouvait prendre soit comme de simples compliments, soit comme de claires invitations. Malgré tout, Hector la détrompa en lui affirmant ne pas plus aux femmes à cause de sa carrure. Et oui, finie la mode des grands guerriers virils, l’heure de gloire aujourd’hui, c’était celle des nabots blonds et chétifs. Enfin, il faisait avec, ça n’allait pas conditionner sa vie. Il renvoya alors la balle à la jeune femme, lui disant qu’elle ne devait pas laisser les hommes indifférents. Encore, une fois, simple compliment ou invitation ? Le choix lui appartenait. Mais bon, elle devait l’avoir le choix justement, une femme comme elle devait avoir tout ce qui lui plaisait aux pieds. Elle sembla le plaindre en lui disant qu’il était bien de sa personne. Il en eut un rire amusé avant de parler à la jeune femme.

    Merci à vous, venant d’une femme de votre beauté, un tel compliment ne peut pas… laisser indifférent.

    Elle le gratifia ensuite d’un murmure de sa voix chaude, horrible tentation qui n’allait que le frustrer d’avantage, sans doute avait-elle comprit qu’elle ne le laissait pas indifférent et sans doute s’en amusait-elle pour le torturer un peu, surtout avec ce fugace mais pénétrant regard. Oui, on pouvait clairement deviner une femme d’expérience qui obtenait ce qu’elle voulait sans mal.

    En effet, cela ne peut laisser indifférent…

    Ce petit jeu était parti pour durer longtemps entre eux, du moins jusqu’à ce que la jeune femme en revienne aux affaires et lui demande un petit topo sur les sénateurs qu’il connaissait, ainsi que sur l’Empereur et le Haut-prêtre. Hector fit de son mieux pour lui donner des informations précises. Lorsqu’elle dit que les séances du sénat devaient être animées, il en eut un nouveau rire.

    C’est un bel euphémisme madame. Il s’agit ni plus ni moins que de dix-neuf nobles parmi les plus puissants de l’Empire qui cherche à mettre en avant les intérêts de leurs provinces, et accessoirement les leurs. Avec tant de personnalités si différentes, ca ne peut qu’être animé. Pour qu’une séance soit ennuyeuse, il faudrait soit que l’on soit tous malade, soit que l’ordre du jour soit un sujet poncif et soporifique.

    Voilà qui résumait admirablement bien une séance au sénat, un joyeux bordel dans un panier de crabe où tout le monde essayait de pincer l’autre plus fort pour avoir la meilleure place. Par la suite, elle demanda à quand la visite de la salle du conseil, mais sur un ton impatient plus digne d’une petite fille qui trépignait d’impatience pour ouvrir son cadeau. Hector en eut un sourire amusé et lui offrit son bras.

    Et bien, allons-y de ce pas en ce cas, si vous voulez bien me faire ce plaisir.

    Et donc, il la guida dans le lieu qu’elle voulait absolument visiter. Le saint du saint politique de l’Empire après la salle du trône du palais impériale, la chambre principale du sénat. Une pièce semi-circulaire, au centre, un trône où siégeait l’Empereur s’il voulait participer à une séance et autour, dix-neuf fauteuils taillés et ouvragés dans un bois précieux, chacun avec le nom d’une province gravée dessus. Les dix-neuf sièges des sénateurs de l’Empire. Si d’ordinaire, les lieux pouvaient être très animés, présentement, ils étaient seuls dans l’immense salle bien silencieuse. Hector lui montra la salle et plus précisément, il la guida jusqu’au siège du sénateur de Dargon, le second endroit où sa sœur passa le plus de temps ici.

    Nous y sommes, je vous présente ce qui sera votre place au sénat dès demain.
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Anastacia Dragomirow

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyJeu 21 Juin - 14:20

- Merci à vous, venant d’une femme de votre beauté, un tel compliment ne peut pas… laisser indifférent. En effet, cela ne peut laisser indifférent…

En effet, Monsieur le Comte semblait affecté par le charme renversant d’Anastacia, cette affirmation se concrétisait sans doute par la réponse de celui-là soufflée de sa voix rauque, ou bien par l’intensité de son regard, ou même par cette impression avide qui auréolait sa personne. S’agissait-il d’un jeu ? Certainement. Séduire, s’amuser un peu, engendrer le désir et l’alimenter par des regards suaves, des contacts intimes, des paroles à double-sens. Anastacia n’avait pu s’y prêter depuis un certain moment déjà, et le sentiment de convoitise qu’elle attisait chez les gens lui manquait, l’obsédait. Mais jusqu’où irait ce divertissement ? Elle l’ignorait et préférait se laisser surprendre. Les hommes sont de délicieuses créatures qui, une fois affamés, se transforment en bête redoutable et excitante.

La description que fit Hector de Jadewood sur les séances du Sénat arracha un sourire à Anastacia. Évidemment, chaque sénateur, même s’il est loyal à l’Empire, protège farouchement sa province et tente de la valoriser aux yeux des autres, voire à la rendre plus prestigieuse et puissante que les autres, tout en privilégiant ses propres intérêts. La sénatrice de Dargon la première. Ce qui est normal, tout compte fait. Il s’agit là d’une certaine forme de compétition, d’où la prudence qu’il faut maintenir à leur égard.

Sous la demande pressante d’Anastacia, le Comte de Jadewood la conduisit à la salle du Conseil, tout en lui offrant son bras qu’elle accepta volontiers. La jeune femme glissa sa fine main autour de ce membre immense et ferme, dont l’agréable chaleur la fit frémir, alors que son corps se pressait légèrement contre celui de son guide. Amusée, elle remarqua qu’elle ne lui arrivait à peine aux épaules, malgré sa haute taille.

Ils débouchèrent, au détour d’un couloir, sur un espace aéré dominé par une porte gigantesque. Anastacia s’humecta les lèvres, avide et nerveuse. Ses doigts, sur le bras de Jadewood, resserrèrent leur étreinte. Dans quelques instants, ses pieds gracieux allaient franchir le seuil de cette pièce légendaire, où seuls les personnages les plus puissants sont dignes d’y pénétrer. Elle se demanda brièvement comment avait réagi Arisha la première fois qu’elle fut conviée à visiter la salle du Conseil. Sans doute paraissait-elle froide et détachée, peu impressionnée. Lorsque le sénateur ouvrit le battant et s’effaça pour laisser entrer Anastacia, celle-ci demeura immobile et silencieuse, avant de s’ébranler. L’endroit en soi ne regorgeait ni de fioriture abondante ni d’ornement particulier. Seulement, la disposition circulaire des hauts sièges de bois sombre, sur lesquels s’inscrivait le nom des provinces, ainsi que la tribune de l’orateur au centre, offrait une vision captivante, un aperçu de ses propres pouvoirs de sénatrice.

- Nous y sommes, je vous présente ce qui sera votre place au sénat dès demain.

Le siège n’avait rien de bien différent des autres. Pourtant, il plut davantage à Anastacia. Elle s’en approcha et, d’une main hésitante, elle suivit le tracé des lettres sur le dossier. Dargon. Un sourire triomphant éclaira son visage, puis disparut. Arisha y avait siégé. Anastacia ne pouvait la déshonneur et l’humilier, elle se devait d’être à la hauteur.

- Et vous ? Votre place est-elle proche de la mienne ?

Le regard d’Anastacia explora la pièce, découvrant le siège appartenant au sénateur de Frickwitch vers lequel elle se dirigea d’une démarche souple, balançant ses hanches avec élégance. Au passage, elle lut les noms gravés sur les autres dossiers. Gells. Hellwig. Khini Lao. Agacée, la sénatrice de Dargon claqua sa langue contre son palais et s’orienta rapidement avec la place attitrée du Comte. Elle y promena avec douceur ses longs doigts délicats sur les bras puis sur le dossier, tout en plongeant ses yeux malicieux dans ceux du Comte.

- Vous êtes un peu loin, malheureusement, susurra-t-elle doucement.

Anastacia contourna lentement le siège et le détailla longuement, avant de s’y asseoir, les mains appuyées sur les accoudoirs, l’échine droite sur le dossier, les jambes croisées, pendant que ses traits se composèrent un air taquin. Le bois était particulièrement dur et froid sous ses chairs appétissantes.

- Eh bien, ce n’est pas particulièrement confortable. Après des heures assis ici, vous devez souffrir de quelques engourdissements fort désagréables. Et moi de même, je suppose. Sinon... vous m'avez renseignée sur quelques personnages importants. Mais qu'en est-il de vous?

Elle lui sourit. Un sourire à la fois un peu provocant, sous-entendant peut-être certaines choses, et invitant.
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Hector de Jadewood

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptySam 23 Juin - 14:49

    Ce drôle de petit jeu mènerait loin… ou alors à rien du tout, il s’en fichait un petit peu à vrai dire. Hector n’était pas le genre d’homme à perdre pied pour une femme. Certes, il ne pouvait pas nier qu’Anastacia était largement au-dessus du lot, belle, envoutante et enivrante. Et franchement, si elle lui disait oui un jour ou un soir, ce n’était pas lui qui allait lui dire non. Seulement, avec les femmes, Hector était un boulet, alors à moins qu’elle ne lui saute dessus ou exprime explicitement son désir, il se contenterait de continuer le jeu des sous-entendus et de la galanterie. Après, si elle voulait le découvrir de manière plus intime, elle serait bien obligé de le faire elle-même pour savoir comment monsieur le comte est dans l’intimité. Personne ne pouvait la renseigner à la capitale, il n’avait pas de relation charnelle depuis son arrivée. Bon, si, il y avait bien eu la prostituée du Fabula, Vivianne, mais avec la présence d’Alek qui faisait tout pour l’emmerder, les résultats étaient faussés. Enfin, tout cela sous-entendait que la nouvelle sénatrice du Dargon s’intéresse à lui, et rien ne prouvait que ce fût le cas pour le moment.

    Donc, à défaut de mieux, il allait continuer de lui faire visiter, lui offrant son bras pour l’emmener. Bien sûr, elle ne put s’empêcher de bien se coller à lui, plus que ce que permettaient les convenances en ce genre de circonstances. Il la mena donc à la salle du conseil, là où le sénat se réunissait, pièce aujourd’hui vide mais pas dépourvu de cette sensation intimidante. Il la guida donc naturellement vers sa place, le siège marqué Dargon. Elle eut un sourire puis le perdit. Hector pouvait facilement deviner le problème, tout ici la renvoyait à sa sœur tragiquement morte. Mais par respect pour sa peine et ne pas l’embarrasser, il garda un silence respectueux. Ce fut alors qu’elle changea de sujet en lui demandant si sa place était loin de la sienne, ce qui tira un sourire au colosse.

    Je le crains fort madame. Mais n’ayez crainte, en dehors des séances, je serais toujours disponible si vous avez besoin de quoi que ce soit, à mon bureau ou chez moi si je ne suis pas ici.

    Double sens ? Laissé libre au choix de l’interprétation. De sa démarche si voluptueuse, elle alla rejoindre le siège de Frickwitch, faisant remarquer à son tour la distance, laissant croire que cela la gênait, avant de s’assoir purement et simplement, comme si elle cherchait à le provoquer en prenant son siège, elle s’amusa à lui remarquer qu’on devait être engourdie après des heures de séances. Hector eut un petit sourire amusée.

    Croyez-moi, après une séances, ce ne seront pas les douleurs pour votre dos ou votre charmant séant qui vous accapareront mais celles de votre tête.

    A part cela, elle lui avait posé une question intéressante, elle voulait en savoir plus sur lui. Sinon, par ces mots, elle le reconnaissait tout de même comme personnage important, c’était déjà flatteur.

    C’est une question plutôt vaste madame, sur quel sujet me concernant voulez-vous des détails ?
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Anastacia Dragomirow

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyMar 3 Juil - 18:46

- Je le crains fort madame. Mais n’ayez crainte, en dehors des séances, je serais toujours disponible si vous avez besoin de quoi que ce soit, à mon bureau ou chez moi si je ne suis pas ici.

Anastacia Dragomirow acquiesça, la mine pensive, les yeux braqués sur l’imposant individu. C’était toujours utile, voire rassurant, de pouvoir compter sur une personne si un certain besoin ou une quelconque urgence se présentaient. Ici, à la Capitale, la jeune sénatrice se méfiait de tout le monde, ou du moins n’accordait guère sa confiance en qui que ce soit. Ce n’était pas nécessairement de la défiance, plutôt de la prudence. La plèbe comme la noblesse réservaient son lot de surprises et d’hypocrisie. L’une des deux seules personnes en qui Anastacia avait eu une confiance aveugle était morte et l’autre… Un frisson désagréable la parcourut, alors que ses traits se tendirent méchamment. Cependant, la femme parvint à recomposer son visage, arborant un air serein et impénétrable. Cet autre ne méritait pas qu’elle lui alloue quelques pensées.

- C’est très aimable à vous, Monsieur le Comte, le remercia-t-elle, je tâcherai de vous importuner le moins possible ou de me faire pardonner si je vous embête trop.

Elle laissait le soin à cet homme d’interpréter ses dernières paroles comme il lui conviendrait. Certains auraient déjà salivé de concupiscence, s’imaginant des scénarios les plus extravagants les uns que les autres, mais celui-ci agissait différemment, ce qui, curieusement, plaisait à Anastacia. La remarque du Comte de JadeWood sur les douleurs crâniennes occasionnées par les séances au Sénat provoqua en la délicieuse créature un amusement sincère. Elle n’en doutait pas. Souvent, lorsqu’Arisha revenait de ces rencontres, elle quémandait des messages, la tête posée sur les genoux d’Aanastacia alors que les mains de celle-ci la soulageaient par des caresses. Les doigts de la sénatrice s’agitèrent, ressentant encore sur leur chair tendre la douceur des cheveux de son aînée qu’elle lui avait toujours enviée.

- C’est une question plutôt vaste madame, sur quel sujet me concernant voulez-vous des détails ?

La femme se redressa lentement, poursuivant sa visite de la pièce, s’arrêtant devant chaque siège et lisant les inscriptions sur leur dossier, mémorisant ainsi l’emplacement des sénateurs et sénatrices. Celui destiné au président de l’assemblée, au centre du premier rang, attira longuement son attention. Le personnage qui s’y asseyait, elle le connaissait de vue et de nom, comme de réputation, sans jamais avoir partagé ne serait-ce qu’un mot avec lui. Elle se demanda ce qu’Arisha pensa de tous les hommes et les femmes qu’elle fréquentait ici, au Sénat. Elle avait été plutôt discrète à ce sujet. Et sans doute avec raison.

- Eh bien, d’après mon père, vous êtes l’un de ces rares hommes sur lesquels nous pouvons nous fier. Mais qu’en est-il au juste ? Vous avez sans doute des aspirations particulières, des motivations personnelles, des intérêts uniques. Comme tous les nobles. Ceux-ci, nous ne nous le cacherons pas, ne sont pas aussi reluisants comme ils aiment le prétendre. Quels sont vos vices, Monsieur le Comte ?

Anastacia s’était détournée du siège du président et rapprochée du sénateur de Frickwitch, observant intensément celui-ci, tout en conservant son éternel demi-sourire, sensuel et provocateur.

- Comment devrais-je vous considérer ?

Elle-même ignorait si cette dernière question se limitait au plan politique et professionnel, mais peu importe la réponse, celle-ci s’avérerait intéressante et vraisemblablement utile.
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Hector de Jadewood

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyJeu 12 Juil - 20:16

    Jusqu’ici, Hector faisait de son mieux pour avoir de bonnes relations avec Anastacia, sans mauvais jeu de mot, on parlait bien de relations politiques. Avoir la considération du gouverneur de Dargon était déjà un grand pas en avant, avoir le soutien à long terme de sa fille et accessoirement sénatrice serait loin d’être négligeable. Même s’il y avait comme une sorte de tension sexuelle qui se créait petit à petit entre eux. Enfin, difficile de dire s’il y avait vraiment une attirance, même purement physique ou si la jeune femme s’amusait juste de son charme avec lui. Alors dans le doute, il ne tentait rien et se contentait de quelques jeux de mots et double-sens, tout comme elle. Il valait mieux éviter de mettre en danger de possibles bonnes relations politiques juste pour une erreur d’interprétation, le colosse était capable de bien plus de subtilité que ça… Par la suite, alors qu’elle constatait que leurs sièges respectifs étaient loin l’un de l’autre, elle en conçut comme une légère peine et Hector la rassura sur le fait qu’il était prêt à l’aider. Elle lui répondit qu’elle ne l’embêterait pas ou se ferait pardonner. Là encore, on pouvait voir un double sens et Hector, en homme avisé, ne sauta pas dedans la tête la première.

    Nul besoin de vous faire pardonner madame, ce sera avec plaisir que je vous offrirais mon aide. Soyons honnête, le monde politique est impitoyable, non pas que je vous sous-estime, vous semblez avoir toutes les qualités pour survivre dedans, mais franchement, pourquoi être méfiant envers tout le monde ? Certains partenariat offre beaucoup à gagner.

    Et des gens de moins à surveiller, même si l’adage dit d’être plus proche de ses amis que de ses ennemis. Il lui expliqua ensuite que les douleurs les plus à craindre étaient celles à la tête après une séance au sénat et cela sembla l’amuser. Par la suite, elle lui demanda plus de renseignements sur lui, comme le sujet se révélait vaste et qu’il voulait être sûr de dire des choses qui l’intéressent, il lui demanda bien évidemment de préciser. Et comme il s’y attendait, ces questions avaient avant tout une portée politique. Il se mit donc en devoir de répondre, en commençant par sa dernière question.

    En allié madame. Et en ami si vous le voulez bien, c’est à cette seule condition que je vous laisserais découvrir mes vices cachés.

    Encore une fois, cette façon amusante de jouer sur les mots, vu l’habileté qu’elle mettait dans cette exercice, il n’y avait aucun doute qu’elle ferait une bonne sénatrice.

    Comme vous le sous-entendais, il serait idiot de tenter de vous faire croire que je vous offre mon aide par simple bonté d’âme. Mais après tout, qui ici n’a pas d’intérêt à défendre ? Ceux de ma province comptent pour moi, voilà mes aspirations. Je n’espère rien de plus qu’un échange de bon procédé et un partenariat valable pour nos deux provinces. Si vous consentez à me faire encore le plaisir de votre compagnie, je serais ravi de vous exposer tout ce que vous voulez savoir plus en détails…

    A l’heure où chacun garde jalousement ses petits secrets, Hector prenait tout à contre-pied, jouant de la surprise. Son ton montrait clairement qu’il était prêt à répondre aux questions de la jeune femme pour peu qu’elle veuille bien continuer la conversation…
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Anastacia Dragomirow

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyMar 24 Juil - 14:44

Anastacia avait craint que cette rencontre au Sénat ne devienne ennuyante, mais la tournure des évènements la charmait certainement. Le petit jeu verbal auquel les deux sénateurs s’adonnaient produisait chez elle un pétillement dans ses prunelles, un sourire espiègle sur ses lèvres, un frémissement incessant qui lui parcourait l’échine, délicieux et insistant. Certes, la jeune femme appréciait la subtilité, comme le franc-parler, et se complaisait dans les intentions dissimulées, les sens cachés. Monsieur le Comte était plutôt doué, toujours souriant aimablement, rarement décontenancé, parlant sans embarras ni hésitation, comme s’il ne remarquait pas les mille invitations silencieuses, mais y répondant néanmoins d’une voix posée et chaleureuse alors qu’il poursuivait, mine de rien, leur conversation engagée.

-La méfiance est une valeur que nous véhiculons si aisément, Comte, et à laquelle nous ne pouvons nous échapper. Sans doute les individus les plus méfiants sont-ils à craindre, puisqu’ils camouflent certainement quelques idées louches et téméraires. Les temps sont dangereux, et les ambitions des uns comme des autres se font violentes. Mon père m’a enseigné la prudence envers quiconque, et plus spécialement envers soi-même. Et c’est probablement dans la méfiance que les meilleurs partenariats se réalisent.

Ainsi, les personnes concernées se tiennent à l’œil, demeurant sur le qui-vive, prêtes à toutes les éventualités. Au contraire, un ami, dans quelques entreprises délicates, peut s’avérer un ennemi ou un être détesté. Les liens amicaux et cordiaux se rompent avec une aisance et une rapidité déconcertante. Le sourire d’Anastacia se ternit légèrement. Mais les paroles d’Hector de Jadewood attirèrent son attention. Il lui affirmait qu’elle devait le considérer comme un allié, voire un ami si l’envie lui prenait de percer à jour ces petits vices. La sénatrice inclina la tête de côté, jaugeant l’homme comme si elle le voyait pour la première fois. Un allié. Un ami. Avant qu’elle ne puisse écarter ses lèvres pour amorcer quelques paroles, il enchaîna sur ses motivations politiques, usant de franchise et d’honnêteté, lui garantissant qu’il tenait à cœur les intérêts de sa province et l’informant d’un désir de partenariat entre eux deux. Ce qui, somme toute, se révèlerait bénéfique pour Anastacia comme pour Dargon.

-Voilà une proposition fort séduisante, monsieur, que je pourrais difficilement décliner. Surtout si cela me permettrait de me rapprocher de vous et de mieux vous connaître, ajouta-t-elle avec malice, une main alors posée sur le bras musculeux du Comte de Jadewood pendant que ses propres prunelles flamboyantes cherchaient les siennes. Et je compte très peu d’amis fidèles dans mon entourage.

Très peu, en effet. Malgré ses allures sensuelles et attrayantes, la jeune femme demeurait froide, distante, n’accordant ses pensées à quiconque, excepté son père bien sûr. Elle n’avait pas non plus à s’exprimer devant Arisha, celle-ci connaissait sa sœur sur le bout des doigts. Cependant, il y avait eu cet homme, cet ami, ce confident, cet amant aimé et exécré qui, aujourd’hui encore, devait être le seul être vivant à la connaître parfaitement, de corps comme de cœur, et de tête, l’ayant vue sous toutes ses facettes. Que le Comte de Jadewood, sénateur de Frickwitch de surcroît, devienne un proche, un allié loyal sur qui elle pouvait compter, cela pouvait s’avérer intéressant. La sincérité de cet homme était rafraichissante. Anastacia rejeta d’une main élégante quelques mèches rebelles qui lui obstruaient la vue et se détourna vers la porte principale du Sénat.

-Si ma compagnie vous sied autant, invitez-moi à dîner, monsieur, susurra-t-elle en réponse aux dernières paroles de l’homme, et si vous désirez poursuivre cette conversation, peut-être devrions-nous nous installer dans un endroit plus confortable. Votre bureau, par exemple?


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Hector de Jadewood

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyMar 24 Juil - 16:02

    La rencontre se révélait tout aussi intéressante pour le grand colosse que pour la jeune femme. Il n’avait guère eu le temps et le plaisir de lier plus connaissance avec sa sœur, Arisha, cette dernière était très travailleuse, mais surtout froide et distante, il n’avait eu que peu d’occasions de lui adresser la parole et jamais elle n’était venue à lui d’elle-même. Maintenant, grâce aux bonnes relations des gouverneurs respectifs, il avait au moins le plaisir de corriger le tir avec la sœur et nouvelle sénatrice. Elle aussi avait ce petit quelque chose de froid et inaccessible, mais en même temps, elle était chaude, sensuelle, presque brulante d’un désir palpable. Elle était moins sèche que sa sœur qui, bien que belle femme, n’avait jamais joué de ses atouts féminins. Elle, elle semblait plus au fait des armes redoutables qu’elle possédait et le grand colosse ne devait qu’à sa prudence de ne pas avoir encore dit ou fait de bêtises. Les enjeux étaient trop importants et revenaient sans cesse à son esprit. D’ailleurs, à sa tirade sur le monde politique, elle en fit une sur la méfiance qui prouvait qu’il y avait bien plus qu’un joli sourire aguicheur chez cette dame de haute noblesse.

    Des paroles sages mais que je trouve un petit peu triste. Il y a une limite tout de même entre la méfiance et la paranoïa. Tout comme il y en a une entre la méfiance et la naïveté. Je suis d’accord qu’il faut de la retenue dans notre milieu et être capable de voir à plusieurs niveaux mais si on s’empoissonne l’esprit à se méfier activement de tout le monde, à la fin, ce sont les nerfs qui lâchent. Un peu de confiance ne fait pas de mal non plus, il ne faut juste pas la laisser aveugler. Vu que vous arrivez, la méfiance est en effet de mise mais j’ose espérer prouver que je suis digne de votre confiance malgré tout.

    Hector lui certifia vouloir être vu en allié, en ami avec un petit peu de chance, il renchaina sur ses motivations politiques, au moins, il était honnête et ne lui sortait la stupide et revu tirade du désintéressement le plus total, soyons franc, dans le monde politique, ça n’existe pas ! Elle ne semblait pas contre, elle répondit avec un geste doux, s’il ne s’était pas contenue, elle l’aurait senti frissonner comme un adolescent découvrant les femmes. Au moins, elle n’était pas réticente à tout cela.

    Et je serais ravie moi aussi d’apprendre à mieux vous connaitre madame, car je suis sûr que cela doit en valoir la peine, enfin, si vous me faites l’honneur de m’accepter parmi cet entourage d’amis fidèles.

    Il termina sa phrase en attrapant délicatement cette main sur son bras et en lui faisant un baisemain qui était un petit peu moins protocolaire pour le coup. Pourquoi ? Juste comme ça, histoire de la suivre dans ce petit jeu de séduction dont il ne savait toujours pas s’il en était un. Elle ne semblait pas réfractaire à tout cela, elle parla d’abord de l’inviter à dîner et lui proposa de continuer l’actuelle conversation dans son bureau.

    Mais bien volontiers, si vous voulez bien m’accorder ce plaisir madame.

    Dit-il en lui offrant son bras en gentleman bien éduqué, ce qui surprenait toujours de la part de celui qu’on prenait pour le barbare de service. En chemin, il reprit la parole.

    Au moins, me voici rassuré, je sais maintenant d’avance que vous ne refuserez pas une invitation à dîner chez moi un soir prochain. Je suis sûr que vous apprécierez, j’ai le privilège d’avoir à mon service un chef dont la cuisine vous fera très certainement fondre de plaisir…

    Sous-entendus ? Oui et non, si elle voulait, mais Hector avait vraiment un cuisinier d’enfer chez lui, même Alek était poli en parlant de lui, c’est dire l’effort ! Finalement, ils arrivèrent à son bureau, il lui fit la grâce de la laisser rentrer, avant de refermer la porte derrière eux.

    Je vous en prie, prenez donc un siège… vous désirez peut-être quelque chose à boire ?

    Au moins, on ne pouvait nier qu’il faisait des efforts pour être un hôte digne de ce nom…
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Anastacia Dragomirow

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyMer 1 Aoû - 18:27

L’aspect colossal du comte de Jadewood émerveillait Anastacia. Dès l’instant où il saisit la main délicate et menue de la sénatrice entre ses immenses pattes robustes, celle-ci réalisa vraiment à quel point elle paraissait minuscule et frêle à côté de lui. D’aucuns ne soupçonneraient chez cet homme une douceur et une vivacité d’esprit étonnante. En effet, aux yeux de plusieurs, les hommes trop musculeux semblent davantage tournés vers la brutalité et le combat, la stupidité et l’ignorance. Ce qui, visiblement, ne s’appliquait certainement pas à Hector de Jadewood, gentleman poli et prudent, n’osant, semble-t-il, foncer tête baissée dans quelques entreprises audacieuses. Anastacia sourit, accepta volontiers l’énorme bras que son compagnon lui tendait et quitta la pièce avec un dernier regard pour le siège portant le nom de sa province. Bientôt. Bientôt elle prendrait pleinement possession de son nouveau pouvoir.

-Présentez comme cela, je ne peux que vous presser de m’inviter le plus tôt possible, monsieur le comte, susurra-t-elle, le regard malicieux, s’humectant doucement les lèvres, si la nourriture seule parvient à m’extasier, votre compagnie en décuplerait le plaisir que j’éprouverais.

Amusée, Anastacia dévisagea son interlocuteur du coup de l’œil, se questionnant sur la portée que ses mots et ses allusions produisaient chez ce dernier. Il n’y était pas indifférent, elle le sentait, mais jusqu’à que point, ça, elle l’ignorait. De la chambre du Sénat au bureau de Jadewood, ils ne rencontrèrent personne. Tout était paisible et silencieux, seuls leurs pas et leur voix, comme le froissement de leurs vêtements, rompaient momentanément le calme des lieux. Une fois arrivée, le sénateur de Frickwitch offrit un siège à Anastacia et lui demanda si elle aimerait boire quelque chose. Elle acquiesça pendant qu’elle examinait la pièce. Puis, elle reporta son attention sur le comte. Décidément, cette journée était plus surprenante qu’elle ne se l’était d’abord imaginé. Les renseignements que le sénateur lui avait transmis lui seraient certainement précieux, comme l’étrange liaison qui se tissait entre eux deux. Cela pourrait s’avérer profitable et distrayant. Et ce, sur plusieurs points, tant du domaine professionnel que privé.

-Pour être franche, monsieur le Comte, j’apprécie votre société et votre personnalité, pour le peu que j’en connaissance jusqu’à maintenant, avoua-t-elle en reprenant la conversation qu’ils avaient abandonnée dans la chambre du Conseil. Sur le plan politique, une bonne relation entre nous deux, comme entre nos provinces, serait favorable pour l’un comme pour l’autre. D’un point de vue personnel, je consens à vous laisser me découvrir comme il vous plaira, de la manière qui vous conviendra, si, bien sûr, vous m’accorder également un tel privilège à l’égard de votre personne. Ainsi, nous verrons si nous pouvons nouer des liens, au mieux devenir des alliés et des proches.

Anastacia lui confia le soin d’interpréter ses dernières paroles à sa convenance, même si son ton languissant et son regard coquet exprimaient, ou suggéraient, certaines choses peu décentes. La sénatrice ignorait les limites de leur jeu, y avançant à tâtons, soufflant ici et là quelques mots, insufflant quelques sens, question d’étudier l’attitude de son guide en réponse à ses provocations sensuelles. Ils abandonnaient progressivement une conversation ouverte, portée sur la politique, pour quelque chose de plus intime et timide d’une certaine façon. La jeune femme contourna la chaise qu’Hector de Jadewood lui avait montrée plus tôt et, plutôt que de s’y asseoir, elle s’appuya contre le bureau de l’homme, toujours le dévorant des yeux.
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Hector de Jadewood

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyVen 3 Aoû - 17:30

    Hector avait toujours beaucoup joué sur son aspect de colosse. Dans un monde souvent tourné vers les apparences, il en avait une qui lui permettait de tromper son monde en se faisant passer pour le guerrier stupide et fonceur. Seuls les véritables esprits, ceux qui savaient voir au-delà des premières impressions, ou ceux qui le connaissaient, pouvaient deviner derrière cette carrure, cette musculature puissante et cette prestance digne des anciens grands guerriers de l’Empire, un homme intelligent, observateur, patient et capable d’une certaine froideur méthodique par moment. Un contraste saisissant sur lequel il jouait et que la nouvelle sénatrice découvrait petit à petit. Comme par exemple, avec ce baisemain délicat, ou encore quand il lui offrit poliment son bras, preuve qu’en plus, il était bien éduqué. Ils évoquèrent ensuite une invitation à dîner et Hector fit savoir à Anastacia que ce serait très volontiers qu’il l’inviterait à profiter du talent de son chef. La jeune femme ne semblait apprécier que d’avantage cette idée, toujours avec quelques sous-entendus.

    Madame, je suis sûr que votre palais sera satisfait de ce qu’il goutera chez moi. Et si ma compagnie peut vous rendre la soirée des plus agréables, j’en suis très honoré. Et s’il y a quoique ce soit que je puisse faire pour votre plaisir, ce sera le plus volontiers du monde…

    Et on retournait dans le concours de sous-entendus alors qu’ils quittaient la grande chambre du séant où elle aurait à siéger sous peu. En chemin, Hector eut une idée qui allait peut-être la prendre à contrepied.

    Permettez-moi pour cette invitation de faire un peu fi des convenances habituelles. Je suis libre tous les soirs de cette semaine, je vous laisse choisir le jour et l’heure qui vous conviennent et sachez que vous êtes mon invité pour ce jour et cette heure.

    Comme ça, elle n’avait que l’embarras du choix pour profiter de la présence et de l’invitation du comte, tant qu’elle prévenait au moins deux ou trois heures à l’avance, sinon, le chef allait devenir fou. Ils arrivèrent ensuite à son bureau, le sénateur de Frickwitch se fit de nouveau hôte agréable, offrant un siège à la dame ainsi qu’un rafraichissement qu’il lui servit rapidement. La jeune femme parla à nouveau, on aurait dit que le jeu de provocation et de séduction avait franchi une étape de plus mais Hector restait prudent même s’il pouvait voir comme… une petite lueur plaisante dans le regard de la dame.

    Et je serais ravi madame de vous laisser me découvrir autant qu’il vous plaira…

    Bon d’accord, certains mots pouvaient franchement devenir des sous-entendus un peu limite dans cette conversation, surtout qu’elle lui sortait le même peu après !

    Nous aurons, je pense, tout le temps d’évoquer la partie politique de nos relations mais nous savons déjà que nous avons tout à y gagner. Pour le reste, je pense ne pas mentir en disant qu’il me serait en effet très agréable de faire votre connaissance et de vous… découvrir sous de nouvelles facettes.

    Vu qu’elle était adossée contre son bureau, il vint poser quelques papiers qui trainaient sur celui-ci. Du coup, il s’approcha au plus prêt de la dame, le visage proche, en toute innocence bien sûr. En temps qu’homme, il ne saurait rester de marbre devant une femme comme elle mais son invitation était loin d’être claire et il ne voulait pas se montrer par mégarde homme indélicat.
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Anastacia Dragomirow

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptyLun 13 Aoû - 0:26

-Ne craignez-vous pas, monsieur de Jadewood, qu’en me dévoilant ainsi vos disponibilités, en toute innocence, je vous occupe sans répit dans les prochains jours, jusqu’à ce que vous me criez grâce? Si votre cuisinier est aussi réputé que vous le dites et vous, aussi bon hôte que guide, j’aurais quelques difficultés à résister à une telle tentation.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Hector de Jadewood participait à cet échange avec réserve et modération, même si le charme d’Anastacia semblait l’affecter d’une certaine façon. La jeune femme constata son étonnement devant l’attitude courtoise et gentleman du comte, étonnée de n’être pas encore prise d’assaut par ce corps musculeux et puissant. Elle ignorait si l’hésitation du sénateur la vexait ou l’émoustillait, mais la prenait malgré tout un peu au dépourvu. Rares sont les hommes qui parviennent à maintenir en bride leurs impulsions et leur verge capricieuse. Et une femme comme Anastacia Dragomirow n’y était guère habituée.

Le bureau du comte était plutôt ordonné et massif, la surface, sous les doigts de la sénatrice, était lisse et polie. Pendant qu’elle demeurait silencieuse, captivée par les dossiers qui jonchaient le meuble, le colossal sénateur s’approcha d’elle et lui tendit un verre, contenant une liqueur ambrée au goût piquant qui lui réchauffa la gorge et le ventre. Elle le remercia d’un sourire languissant et s’y trempa les lèvres, l’écoutant d’une oreille attentive alors qu’il acceptait volontiers une découverte mutuelle et éventuelle. Songeait-il uniquement à la personnalité d’Anastacia ou se référait-il aussi à une exploration charnelle ? Les deux options étaient envisageables, mais la jeune femme supposa qu’il s’agissait d’un peu des deux. D’ailleurs, il fit mine de ranger son bureau, la surplombant de sa haute et immense silhouette. Anastacia sentait d’ici la chaleur de son corps, l’odeur musquée de sa chair, percevait son souffle régulier et subtil. Doucement, elle glissa jusqu’à lui de façon à lui faire face et déposa son verre à côté d’elle. Redressant le menton et l’échine, elle chercha son regard.

-Êtes-vous complètement sûr de vouloir m’explorer, monsieur le comte ? D’aucuns l’ont amèrement regretté, ou trop apprécié, murmura-t-elle, un brin espiègle, pendant que ses longues mains délicates, réchauffées par le baiser, longèrent l’impressionnant torse de l’homme jusqu’à ses larges épaules. Je suis de nature volcanique, opportuniste et parfois imprévisible, mes lubies peuvent également vous incommoder et vous irriter, comme ma langue indomptée, onctueuse et acide. Nos relations professionnelles risquent d’en pâtir si vos découvertes vous importunent.

Aucun homme n’avait vraiment regretté une nuit en sa compagnie, en vérité. Elle était une excellente amante, une maîtresse délicieuse quoiqu’exigeante. Seulement, le caractère d’Anastacia pouvait s’avérer destructeur par moments. Un nouveau sourire retroussa la commissure de ses succulentes lèvres alors qu’une légère teinte vermeille colorait coquettement ses pommettes. Non de timidité, mais d’émotion. L’éclat de ses prunelles reflétait également son excitation, sa faim douloureuse. Ses doigts effleurèrent à peine les membres du sénateur, survolant et caressant, avec une lenteur délibérée. Encore une fois, la taille de son guide la stupéfia. Une interrogation passagère et silencieuse, qui piquait la curiosité d’Anastacia, se ponctua par un vif coup d’œil vers la ceinture de celui-ci.

-Mais je doute que cela soit le cas. Je tâcherai de bien me conduire, ajouta-t-elle un peu tardivement, amusée, alors qu’elle se haussa sur la pointe des pieds pour nouer ses mains sur la nuque de l’homme afin de l’inciter à se pencher davantage vers elle.
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Hector de Jadewood

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MessageSujet: Re: Mama, We are go to Hell [PV]   Mama, We are go to Hell [PV] EmptySam 1 Sep - 14:32

    L’ambiance… chauffait petit à petit dans le bureau du sénateur de Frickwitch. Ce dernier ne s’était absolument pas attendu à ce que la situation parte dans ce sens. Mais d’ailleurs, par l’Ombre, dans quel sens allait vraiment la situation pour commencer ? Non parce que jouer de l’ambiguïté, du double-sens et autre, c’est bien sympathique mais il ne savait pas trop sur quel pied avec elle. Etait-elle sérieuse dans ses propos ? Il ne saurait dire alors dans le doute, il s’abstenait.

    Pour le reste, il ne serait pas arrivé là où il était et il ne s’y serait pas maintenu s’il n’avait été qu’un noble stupide comme les autres, tout juste bon à penser avec sa verge et sans aucun sérieux. Non pas qu’il ne savait pas s’en servir, Alek s’était fait un plaisir de lui rappeler qu’il fallait s’amuser dans la vie mais ce n’était pas pour autant qu’il allait faire des propositions indécentes à toutes les dames un minimum jolies et un peu ouvertes d’esprit. A plus forte raison s’il s’agissait d’une autre sénatrice, il ne voudrait pas gâcher d’éventuelles bonnes relations politiques et diplomatiques pour des histoires de fesses ratées.

    Cependant, cela n’empêchait pas Hector de continuer sur cette voie, peut-être la jeune femme clarifierait-elle ses intentions par la suite. Le sénateur lui laissa de son côté libre choix quand au soir où elle pourrait venir lui rendre visite, ce qui lui valut une réponse quelque peu malicieuse qui le fit sourire.

    Madame, si je vous craignais, je ne vous aurais pas invité chez moi. Et pour le moment, le plaisir de votre compagnie ne me dérange absolument pas, même plusieurs soirs de suite…

    La suite eut au moins bon ton de clarifier pas mal de choses. Alors qu’il s’amusait à son tour à la provoquer en se calant contre elle en toute innocence, la femme se glissa contre lui et l’embrassa doucement. Donc pour le coup, il avait réussi à lui tenir tête assez longtemps pour la forcer à découvrir ses intentions la première, ce qui lui facilitait grandement la tâche. A la suite de ça, la jeune femme le mit en garde contre elle-même.

    Ne vous en faites pas pour moi, je suis un grand garçon habitué au danger et tout à fait capable de me défendre… Pour le reste, je suis homme parfaitement capable de différencier le privé du diplomatique, si de votre côté, vous êtes prêtes à accepter le fait que d’un point de vue politique, toute… connivence privée entre nous n’interféra ni en bien ni en mal et que tout ce qui est privé restera uniquement dans ce domaine…

    En gros, si elle voulait l’attirer dans son lit ou trouver le chemin du sien uniquement à des fins politiques ou pour espérer des faveurs de sa part, c’était raté. Peut-être était-ce maladroit de sa part de dire les choses comme ça mais au moins, il ne la prenait pas en traitre de ce point de vue.

    Alors auquel cas, je suis tout à fait prêt à prendre le risque de me confronter à cette langue indomptée au gout exquis…

    Autre baiser furtif, la tension montait d’un cran, tout dépendait d’elle maintenant, acceptait-elle de jouer selon de telles règles, en tout cas, la façon dont elle l’attirait à lui était assez équivoque et ils profitèrent d’un autre moment agréable où Hector laissa ses mains commencer à effleurer les bras de la belle dame…
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