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 Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]

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MessageSujet: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Mer 12 Oct - 21:55

Ça avait commencé très bêtement, après tout le bazar du bal tout ça, Marius m'en voulait toujours plus ou moins. Enfin il était froid et distant, et c'était pas supportable. Je m'étais habitué à être aimé, moi, et puis plus rien. Enfin pas « plus rien », j'avais encore le droit de dormir avec lui et tout, mais c'était plus comme avant. Et je cherchais à rattraper le truc, forcément, et j'pensais tenir la bonne idée en butant ce contrebandier par exemple, et bah pas du tout. Et j'arrivais pas à comprendre pourquoi ,et c'est terrible cette sensation de sentir qu'il te manque profondément quelque chose. Je pouvais pas comprendre parce que bah... j'étais trop con, en un certain sens. Bon, je savais lire et écrire et tout ça, mais il me manquait quelque chose (ou on me l'avait ôté) pour que je puisse comprendre.

Donc je trainais dans la rue à la recherche d'une idée brillante pour recoller les morceaux avec mon ami qui m'aimait plus. J'lui avait laissé un mot pour lui dire que je sortais de la maison quand même, pour pas qu'il sinquiète – si il s'inquiètait... c'est vrai que j'étais pas trop sorti sans lui ces temps ci, et encorre moins sans raison pour trainer dehors. Donc je procédait à une trainerie de bonne facture, avec des coups de pied dans des petits cailloux pour les envoyer dans les jambes des passants, quand soudain quelqu'un a mis sa main sur mon masque. Bah oui, j'le portais par habitude, même en intérieur je l'avais sur le visage pour pas qu'on voit ma vilaine trogne, alors dehors maxi raison de le porter. Maisj 'avais pas pensé qu'on m'agresserait pour ça.
J'aurais dû.

- Oh, un homme de petite taille à cheveux bleus et avec un masque à gaz !

Je regardais la bouche qui parlait, mais le visage ne me disait rien. Le mec était habillé avec des trucs qui coûtaient du pognon, mais sobre, et en noir. Plein d'armes aussi, je voyait à la hanche, sur les avant-bras... et c'était seulement la partie visible. Vue la gueule de parano avec des pupilles minuscules et un rictus de malade qui ose se faire passer pour un sourire, j'étais face à un type dangereux. Mais dont je ne lui voyais aucune raison de m'en vouloir. J'étais un peu con, son petit speach, c'était mon signalement. Genre j'ai pensé à me déguiser au bal, mais pour sortir dans la rue blindée de gardes et d'inquisiteurs, que dalle. Un miracle que je ne me sois pas fait choper jusque là. Enfin pas tellement : je restais à la vieille masure, dans le giron de Marius.

Donc le mec m'a chopé, mais sur le coup j'ai pas compris. J'ai essayé de le planter, par réflexe, mais je domine pas physiquement un inquisiteur entrainé, encore moins quand je sais pas que ça en est un. Donc j'me suis pris un méchant coup sur le crâne et j'me suis évanoui.

Je me suis réveillé dans une cellule, en prison. Après les réaction d'usage (me pisser dessus, pleurer, tout ça...) je me suis roulé en boule au fond. J'étais pas dans la même qu'avant, y avait pas le même nombre de pierre, mais il faisait trop sombre pour que je les compte – ça occupe. Je suis resté quelques jours là, tellement que quand un type ouvrait le petit judas en bas pour faire passer de la nourriture, la lumière me blessait les yeux. Mais sinon personne m'a fait chier. Après, ils devaient pas être sûr que j'étais bien Mist le dangereux terroriste, et ils allaient pas déranger le grand patron en urgence pour un doute. Je pleurais dans mon masque, j'ai peur que mon petit mot sur le lit « je suis parti faire un tour pour trouver une idée pour que tu m'aimes bien » ait été un peu trop concis.
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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Mer 12 Oct - 22:31

En effet, on ne dérangea pas Uriel tout de suite. Il avait mieux à faire et personne ne voulait perdre des points chez lui. Du coup, le responsable de l'arrestation de Mist traîna quelques jours. Au pire, il laisserait repartir le gamin avec une petite pièce d'or pour le consoler et voilà. Mais il se renseigna. D'abord auprès des gardes au service de l'Eglise qui gardaient la partie inquisitoriale de la Prison. Un ou deux connaissaient le terroriste de vue et purent le décrire. Ca correspondait bien. Ensuite, il y eux deux jeunes inquisiteurs qui accompagnaient Uriel D'Arken, un beau jour de tortures. Ils confirmèrent l'identité du prisonnier.

Ce fut assez pour qu'un rapport en bonne et due forme atterrisse sur le bureau du Haut Prêtre. L'heureux chasseur prit un soin particulier à parfaitement écrire son nom, avec un soin rare, histoire que le chef suprême de l'Eglise n'oublie pas sa promotion. Celle-ci allait arriver, sans nul doute. Mais la chose était difficile à croire. Mist s'échappa déjà à deux reprises des griffes de la mort et se fit même greffer un bras. De plus, il porta atteinte à la vie du Haut Prêtre. Sans parler du fait qu'il put blesser le Saint Prince Héritier, aujourd'hui Empereur d'Ishtar. C'était une sorte de légende insaisissable, quelque peu à l'instar de Lao. Mais le philosophe n'était recherché que par un seul inquisiteur. Toute la ville cherchait le terroriste.

Et le petit blond, vêtu de blanc, frissonnant dans le froid de la sombre bâtisse, parcourut les couloirs de la Prison, avant d'arriver à la cellule, où devait se trouver l'un des ennemis publiques numéro un. La Garde Impériale n'avait pas autorité sur lui, à partir du moment, où il avait tenté d'agresser le Haut Prêtre. Il était un hérétique, plus qu'un simple criminel. Uriel était quelque peu excité à l'idée de le revoir enfin et pouvoir le tuer mais... Lorsqu'on ouvrait la porte, il s'attendait presque à voir une pièce vide. Cela ne le surprendrait pas qu'un incompétent ou un ennemi habile ait déjà libéré sa proie. Cependant, il était bien là. Mist en personne. Petit, maigre, roulé en boule, misérable. Et pourtant désespéré donc horriblement dangereux.

Avec un sourire satisfait aux lèvres, le marquis entra dans la cellule, secondé par l'inquisiteur psychotique, à l'origine de la capture de cet ennemi de la Foi. Sans trop s'approcher, Uriel fixa l'être miséreux en face de lui, avant de prendre la parole. Il articula correctement et parla assez lentement pour se faire comprendre.


"Nous nous retrouvons enfin... J'espère que Tu t'es préparé à la mort ? As-Tu envie de me dire quelque chose... Mist ?"

Uriel lui lança une feuille de papier et un crayon. Ensuite, il contempla son bras en métal. Une abomination scientifique ! Une insulte à la création... Rien que pour cela, il y avait de quoi torturer ce jeune homme pendant quelques jours. Mais il n'allait pas avoir ce privilège. un destin bien pire l'attendait et était déjà en train de se former dans l'esprit d'Uriel. Certes, il y pensait souvent et avait des dizaines de scénarios pour le décès de Mist mais... Une idée brillante était en train de prendre forme... Son sourire s'élargit. Voilà qui pourrait être intéressant. Le petit homme se mordilla le pouce, comme cela lui arrivait souvent et reporta son attention sur le reste du prisonnier. Sa mort promettait d'être assez rapide, mais douloureuse et exemplaire. Aussi exemplaire que cela pouvait l'être. La Religion pouvait presque lui être reconnaissante d'être un criminel aussi vil. Ainsi, la foi du peuple allait se retrouver renforcée. Par le respect et par la peur. Des idées nouvelles avaient beau crier à l'injustice, l'Eglise allait s'imposer à ne pas en douter.

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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Jeu 13 Oct - 15:32

C'était horrible, parce que désespéré, je ne l'étais plus. Ou moins. J'avais quelque chose à perdre, moi, l'infâme, la sous merde pathétique, j'avais peur de mourir. En fait, l'adrénaline boostait ma capacité à faire des constats dans la panique et je m'apercevais soudain que la motivation avait disparu de moi pendant ces derniers mois. J'avais fait des attentats parce que je n'avais rien, je pouvais bien crever puisque je n'avais rien à perdre, mais là... et bien j'avais peur de mourir. Donc, à la question d'Uriel de savoir si j'étais préparé à la mort, j'ai bien failli me mettre à chialer. J'avais touché du doigt ce que ma vie aurait pu être si j'avais disons... eu un tout petit plus de chance, et comme il fallait être la pire sous merde du monde jusqu'au bout, j'allais mourir seul, avec mon pucelage et mon corps brisé.

Uriel me lança quelque chose au visage, un papier et un crayon en fait après examen, comme si il y avait quelque chose à dire. Ça aurait été plus raffiner de m'emmener directement au gibet sans qu'on se lance dans les discours, mais c'est vrai que me laisser supplier avait son charme, aussi. Il pourrait m'arracher la prothèse dans la foulée – une idée en passant – et ça aurait l'avantage de m'accorder certes une mort douloureuse, mais rapide. Le métal était solidement arrimé à moi, si on me l'arrachait de l'épaule... ben y aurait d'autres bouts qui viendraient avec, un peu comme les fiches si tu tires sur un bout, t'as plein de machins bizaroïdes en forme d'asticots tout rouges qui viennent avec. Ça serait pas propre. Aussi pathétique qu'un insecte entre les mains d'un enfant de cinq ans. Mais je n'aurais plus un corps d'hérétique... enfin si, on m'avait recousu la langue et tout le bordel, je savais que j'avais du métal dans la gorge et les oreilles.

Et donc je fixais la feuille d'un œil vitreux, en état de choc. J'avais plein d'insolences qui me passaient par la tête, tout ce que j'aurais pu dire. Déjà, avant, mes interrogatoires étaient un festival à la gloire de l'insulte la plus fleurie, je pourrais continuer dans cette lancée. J'avais plein d'idée, je pourrais lui suggérer de m'arracher la langue une nouvelle fois, et lui conseillant de remercier la science pour ce délicieux moment qu'elle allait lui offrir, je pouvais aussi me contenter de le traiter de trou du cul, de sale petite merde, n'importe quoi, je pourrais lui dire tout un tas de connerie du même acabit. Et j'l'ai pas fait. Parce que j'avais pas envie de mourir, j'avais peur, mais d'une autre sorte de peur, pas seulement la souffrance physique. J'étais moins un animal, un tout petit peu moins, j'avais peur de perdre quelqu'un que j'aimais et de lui faire mal en mourrant. Je ne sais pas ce que j'espérais, secrètement que Uriel me dise qu'on allait me pardonner pourvu que je fasse ci ou ça. J'aurais dit oui à n'importe quoi, même rejoindre l'Église ou me faire émasculer. N'importe quoi.

« Je m'appelle Lokhund Krishna, j'ai à peu près vingt ans, l'inquisition a déjà pris mes parents il y a longtemps et j'agis seul avec mes petits moyens. »

Je ne voyais pas quel aveu je pourrais faire de plus. Ah oui : que j'avais aussi agis avec Marius. Mais ça c'était hors de question évidemment. Si je dois mourir, je dois le faire seul et le laisser en dehors de ça. Et peut être qu'il gardera de moi un bon souvenir si il vient à savoir que même au prix de ma vie, je ne l'ai pas vendu.
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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Jeu 13 Oct - 16:21

Uriel se baissa et prit le parchemin des doigts sales du garçon qui semblait avoir sa carrure à lui. Enfin, il n'était sans doute pas aussi malade, vu qu'il courait et se battait assez que pour survivre toutes ces années loin de l'inquisition. Avec un haussement de sourcils, il relut plusieurs fois cette phrase. Sans se retourner, il tendit le parchemin à l'inquisiteur et lui dit de se renseigner sur ce nom et qui purent être ses parents. Des hérétiques ? Serait-ce de famille, au même titre que le fanatisme pouvait l'être ? Ou alors s'agissait-il d'un nom fictif, destiné uniquement à faire tourner l'Eglise en rond ? Aucune importance, il allait mourir.

D'autant plus qu'il manquait quelque chose... Le masque, le visage, les cheveux... Tout était identique, c'était bien Mist... Mais son attitude n'était plus la même. Il ne tentait pas de se jeter vainement à la gorge du Haut Prêtre, pas plus qu'il ne l'insultait pas. Était-ce la peur ? Ou la lassitude ? Croyait-il qu'on allait encore venir le chercher ? Que quelqu'un allait organiser sa fuite ? Oh que non. Uriel allait instaurer les mesures de sécurité nécessaires pour cela. L'idée que le gamin ait pu se droguer pour rester relativement calme effleura le petit blond. Au final, cela n'avait aucune importance. Il haussa les épaules, avant d'articuler soigneusement :


"Tu as deux jours pour faire le point sur ton existence. Après, je te libérerai de tous les soucis de ce monde, mon garçon."

Ensuite, Uriel sortit, accompagné de l'inquisiteur et des deux gardes, postés devant la cellule. Le visage content du Haut Prêtre se referma, redevenant sérieux. On pouvait s'attendre à tout de la part du gamin, mieux valait ne rien négliger. D'autant plus qu'il avait des amis ingénieux et assez téméraires pour pénétrer dans la Prison à sa recherche. Une fois, mais pas deux. Une fois, il avait également bénéficié de la grâce du Prince Héritier. Aujourd'hui, Ezhekiel Ier n'allait pas être consulté. Tant pis s'il fera une moue boudeuse, sachant qu'il ne pourra jamais plus converser avec son homme au masque d'éléphant. Après tout, l'Eglise avait l'autorité sur les hérétiques et il ne fallait pas consulter l'Empereur pour chaque exécution. Avec un peu de chance, il n'en saura rien. Il était un devoir d'Uriel de purifier la ville des cette vermine et de protéger le souverain. Alors c'était exactement ce qu'il allait faire.

Se tournant vers les trois autres hommes, il ordonna ce qui suivait :


"Je veux qu'il soit gardé en permanence et qu'on ne le lâche pas des yeux. Il ne doit pas avoir l'occasion de mettre un terme à sa vie. Toi, mon fils, renseigne-Toi à propos de sa famille et prépare l'échafaud avec une table de torture... Ce terroriste sera supplicié avec que je ne le mette à mort personnellement. Tu as la journée de demain pour les préparatifs. Ensuite, que les hérauts annoncent en ville que l'exécution aura lieu... La foule doit le voir mourir d'une mort exemplaire. En attendant, vous êtes tous les trois responsables de lui."

Ils s'inclinèrent, effrayés que Mist ne se fasse quelque chose. Dès qu'Uriel s'éloigna, l'un des gardes regarda nerveusement par le judas, si le garçon était toujours là et en vie. On lui prit aussi tout ce qui pourrait lui servir à se tuer et on l'attacha au mur. Pendant ce temps, l'homme qui allait monter en grade en s'appuyant sur le cadavre de Lokhund ne chômait pas en préparant sa mise à mort. Tout devait être parfait, histoire que le Haut Prêtre soit content...

Deux jours plus tard, le soleil au zénith et devant une foule assoiffée de sang, on mena le jeune homme à la peau sombre sur l'estrade de bois, où l'attendait un bourreau et le Haut Prêtre. Un peu plus bas, se tenait un héraut, citant aux braves citoyens d'Ishtar les crimes commis par (ou attribués à) Mist. Uriel D'Arken souriait, alors que son regard bleu brillait d'un feu meurtrier, devant la Prison, au milieu d'un important dispositif militaire et inquisitorial.

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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Jeu 13 Oct - 17:17

Voilà, condamné à mort. Uriel s'est cassé, et instinctivement j'ai senti qu'il n'y aura pas de deus ex machina cette fois ci. Marius ne viendrait pas, et même si il le faisait, il mourrait en chemin. L'Uriel méfiant rajoute beaucoup de gardes, c'est heureux si je peux me gratter le nez sans que quelqu'un me regarde d'un air soupçonneux. Enfin... je peux pas me gratter le nez, parce que le premier jour, j'ai fait ce qu'on attendait de moi, c'est à dire regarder dans le vague en tremblant avec les yeux exorbités, puis pendant « la nuit » (je suppose, je ne vois pas la lumière du jour) j'ai tenté de me suicider en m'étranglant avec la chaîne qui me reliait au mur. Ça a été compliqué d'ailleurs parce que mon cou était ceint d'un collier très gros, et que j'avais du mal à caler les chaînes pour m'étrangler. Mais j'ai presque réussi ! Je suis capable de mourir en silence, mais j'ai pas eu de chance, un garde a regardé quand je commençais à devenir tout bleu, donc j'ai eu les mains attachées dans le dos puis voilà. Je pouvais plus me gratter le nez.

Je ne pouvais plus manger non plus mais... c'est pas comme si je risquais de mourir de faim. Un mec m'a aidé à boire à un moment, parce que j'allais avoir une drôle de touche pour ma mise à mort si j'étais déjà deshydraté comme un vieux pruneau. Puis c'est tout. Personne n'est venu chanter des chansons tristes devant ma porte, des femmes nubiles ne sont pas venues pleurer non plus, rien, que dalle. J'voyais pas ça comme ça, les instants avant mon décès. J'voyais ça plus dans l'action, pas que je reste tétanisé sans bouger des heures durant. Enfin j'ai pas vérifié le folklore du dernier repas du condamné, du coup, je suis resté dans le noir, j'ai pensé à rien. Ou j'ai juste flippé en fait, de la flip pure. Il paraît qu'on rejoint l'ombre après, mais p'tète qu'en pure hérétique je n'y aurais pas le droit. Ma part d'ombre restera comme une conne en dehors du coup. Un genre d'enfer. Je sais pas, les prêtres disent pas ce qui se passent pour les hérétiques après la mort, si c'est pareil que les autres qui font bien les prières et tout. Ou p'tète que j'vais rejoindre la terre, mais je m'y connais pas trop là dedans, puis j'trouve ça un peu sale à la limite.

Donc après les réflexions métaphysiques, j'ai pensé à Marius, mes chiens, à mes parents et puis... c'était tout. J'fais vite le tour des gens que j'aime bien, comme tu vois. J'espère que le terroriste s'occupera de Mais Dors et tout, les autres ils peuvent se débrouiller tout seul, mais elle... je suis sûr que Marius lui donnera à manger et tout, même si il m'aimait plus, c'était super important pour moi, c'était une part de moi ce chien. On parlait autant l'un que l'autre déjà. Et ah oui, je regrette un truc, c'est de ne pas avoir eu le temps d'apprendre à parler avec ma bouche. Ça avait l'air d'une grande affaire ça. Mon pucelage aussi, j'aurais bien aimé savoir ce que ça faisait. Bah au moins, Marius pourra bien se toucher en se disant que je suis mort pur.

Les gardes sont venus me cherché, j'étais tellement entravé que ça en était ridicule, et j'ai titubé péniblement jusqu'à l'estrade. La lumière me faisait affreusement mal, mais j'entendais beaucoup de voix humaines autour de moi. Le peuple d'Ishtar aime tout les spectacle, même si il s'agit d'une mise à mort. J'espère que ce sera rapide.
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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Jeu 13 Oct - 23:22

Le Grand Jour était arrivé. Uriel, sur l'estrade en bois, avec un bourreau pesant cinq fois son poids derrière, était là, devant la foule de citoyens d'Ishtar et regardait Mist monter pour le rejoindre dans ce spectacle macabre. Ils allaient jouer les rôles principaux. Le Haut Prêtre allait peut-être même se faire voler la vedette. Cela dit, ça ne le dérangeait pas. Son sadisme allait aller à la rencontre des désirs et des craintes de la foule : on allait lui montrer ce qui attendait les infidèles et les rebelles. Les braves gens allaient étancher leur soif de sang, les autres verraient leurs coeurs se remplir d'une crainte glacée et sinistre qui fera qu'ils fermeront leurs portes et leurs oreilles aux paroles des gens comme Marius de l'Ombrage et d'autres philosophes à deux sous, croyant que le monde peut changer.

L'armoire à glace encapuchonnée attacha Lokhund à la table en bois, juste à côté d'une autre, plus petite, où étaient déposés les outils les plus divers et variés dont le but premier était de procurer des sensations inoubliables à un être vivant. Soyons honnêtes, le terroriste n'allait pas s'en souvenir bien longtemps. Il n'y aurait ni questions, ni pardon. Il y avait une représentation à faire et les gens de toutes sortes étaient venus pour la voir. Des nobles qui se sont fait installer des sièges en hauteur, à l'écart de la foule, des artisans, des ouvriers, de braves gens qui ne battraient pas leur enfant pour la pire des bêtises. Tous sont venus voir la mort, lente et douloureuse, d'un homme. Et écouter, accessoirement, ce que le Haut Prêtre avait à dire sur la question. Et il en avait plusieurs. La populace compacte allait être témoin d'un grand évènement.

Le héraut finit la longue liste de crimes du jeune homme. A ce moment, Uriel fit signe au bourreau pour qu'il commence. En douceur, par le bras en métal. L'homme, bon serviteur de l'Eglise, n'avait nulle connaissance des engins de ce genre. Ainsi, il commença par sectionner les câbles les plus fins, avant de scier les pièces métalliques les plus coriaces. La voix du Haut Prêtre apporta rapidement le silence sur la place devant la Prison.


"Citoyens de l'Empire ! Enfants de l'Ombre ! Ce corps, souillé par la science des fous, abrite un homme qui, malgré son jeune âge, est coupable de plus d'un crime ! Il souilla la Cathédrale, consacrée à l'Ombre, mit fin à de nombreuses existences ! Il a même essayé, dans sa folie, s'attaquer à la Sainte Personne de notre bien-aimé Empereur !"

Uriel fit une pause pour laisser la foule apprécier les cris accompagnant l'amputation du bras de Mist. Sans parler des huées, plus ou moins sincères des gens "indignés". Ensuite, il put poursuivre.

"Il échappa deux fois déjà à la justice. Mais le voici devant nous tous... N'oubliez pas : Tous ne méritent pas le pardon... Cet être misérable n'a aucune chance de redevenir un citoyen honnête ! Ainsi et pour notre bien à tous, il doit être puni. Aucune punition ne sera trop douce pour ses crimes. Voyez donc, enfants ! Voyez la souffrance de ceux qui s'opposent au Saint Empire et veulent la destruction de notre patrie et le règne du chaos destructeur..."

Un nouveau signe au bourreau. Ce dernier avait pour ordre de ne pas trop abîmer Mist... Le garçon devait être entier pour la grande finale. Mais... Oui, le choix de la masse, servant à briser les membres, fut des plus judicieux. Voilà à quoi reconnaître un professionnel... Uriel sourit, alors que la foule acclamait le joyeux bruit des os brisés. Qu'ils profitent... C'était un grand jour pour tous les vrais fidèles. Un ennemi de taille était sur le point de quitter ce monde à tout jamais, dans un grand flot de souffrance et de désespoir.

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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Ven 14 Oct - 5:49

Mon espérance de vie se comptait en minutes.
On me coucha sur une table, je ne me suis pas débattu. Peut être aurais je dû, on aurait été obligé de me trancher la gorge, et ça aurait été infiniment moins douloureux. Un type hurlait quelque chose en bas de l'estrade tandis que je regardais avec un air de lapin pris au piège la foule. Des gens me regardaient, je ne lisais pas spécialement de la haine, plutôt une attente polie. Je suppose qu'il y avait dans le tas des fanatiques heureux de voir un ennemi de l'Empire mourir, mais majoritairement c'était des braves gens qui s'en balançaient un peu, qui étaient venus pour le spectacle. Moi j'avais l'impression de ne pas être là, comme si c'était quelqu'un d'autre qu'on allait tuer et que je regardais poliment aussi. Je n'avais pas une perception aigu de ma mortalité, à mon âge on se croit plutôt immortel, la mort ça concerne les autres. Je l'avais appelé de mes vœux plusieurs fois, bien sûr, mais plutôt comme un arrêt de la souffrance, pas comme la fin de ma vie proprement dite. En fait, j'arrivais même pas à croire sincèrement que j'allais crever. J'le savais intellectuellement, rationnellement, que j'allais mourir, mais pas dans mes os. Par contre, souffrir, ça j'me le projetais bien, et en posant la tête sur la table en bois, je tremblais de tous mes membres. Mais ça, souffrir, j'le faisais un peu tout le temps.

« Seuls les fous croient que la souffrance est un trait de leur personnalité ». Oui tout à fait. Mais j'ai du mal à imaginer un monde où on ne me réduit pas en bouillie. Le bourreau vint avec un genre de gros ciseau et une scie dans l'autre main pour me débarrasser de ma prothèse. Au début ça a pas fait très mal, je ne sens pas quand on coupe le métal, forcément, j'ai juste un peu grimacé quand les fils sautaient. Après il s'est attaqué au gros œuvre avec la scie et là ça a été le début de l'apocalypse. Surtout les os, les douleurs dans les os c'est ce qu'il y a de pire, je le sais. Ça a même fait un peu de fumée tellement le bourreau y allait vigoureusement. Donc après il a levé l'infamie en métal au dessus de sa tête et moi j'étais redevenu manchot. Pas pour très longtemps, « mort » sera le qualificatif qui me conviendra le mieux d'ici peu. Déjà, je crois pas qu'on puisse perdre autant de sang que moi en survivant longtemps. Uriel parlait, mais j'étais pas en état de comprendre ce qu'il disait.

Ensuite le bourreau a pris sa masse et... enfin moi j'ai hurlé. De douleur. J'avais toujours rêvé de pouvoir le faire, bah voilà c'est fait. Un hurlement inhumain, parce que j'avais pas la maitrise de mes cordes vocales. Mon corps ressemblait plus à grand chose après ça, déjà je suis à peu près sûr qu'un genou se plie pas dans ce sens là. J'veux dire, en avant. Et mes membres sont pas censés être aussi plats, aussi. Ni aussi tordus dans tous les sens. Mais bizarrement, j'étais encore conscient. C'est fou ce qu'on peu endurer. J'étais encore conscient. Je sentais mon cœur battre à toute pompe, comme si j'allais survivre à ça, comme si ça valait bien le coup de battre encore. On survit pas à un pied qui fait un angle droit en plein milieu de la voute plantaire, ou à des rotules à un mètre du genou. Et j'te parle pas de ma main droite.

Enfin ça allait plus durer bien longtemps, je perdais du sang dans tous les sens. Et j'arrivais encore à hurler, je tenais à y aller vigoureusement. C'était le cri primal à vingt ans d'écart. J'espère que tout le monde s'amuse bien.
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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Ven 14 Oct - 9:28

Oh oui, tout le monde s'amusait, il ne fallait pas en douter. Apparemment, d'autres parties du corps de Mist ont été souillées par la science. Il criait. Il criait alors qu'on lui brisait les membres, alors qu'il ne fit pas un bruit, face à Emile Paole... Du coup, la foule est plus heureuse encore. Il n'y aura pas de mythe du garçon qui tint bon, face à l'oppresseur déguisé en prêtre. Il n'y aura qu'un faible qui fut éliminé pour ses actes et ses convictions, en vertu de la plus ancienne des lois de l'Empire : celle du plus fort. Chaque coup de masse était accompagné d'applaudissements, de cris de joie ou de cette peur macabre dont tout le monde est tant friand. Uriel, quant à lui, hurla juste après que les jambes furent réduites en miettes :

"Nul pardon pour ceux qui s'attaquent à l'Empire !"

Son cri fut repris par les gens et s'éleva dans sur la ville, scandé joyeusement et avec une colère grandissante, comme si Mist avait personnellement blessé chacune des personnes présentes. La foule était si merveilleusement manipulable. Et le petit blond avait le don pour lui parler. D'ailleurs, rien ne soudait autant une communauté qu'un ennemi commun à tous. Un groupe ne se définit que dans l'adversité, par exclusion de ceux qui n'en font pas partie. "Nous sommes les bons citoyens du Saint Empire et lui non. Qu'il meurt pour cela." Voilà comment résumer ce spectacle sanglant et des plus douloureux.

Ensuite vint le tour du bras du garçon. Il allait se retrouver complètement paralysé et mourir incapable de faire quoi que ce soit... Cela n'allait plus être très long. A la grande surprise de l'assemblée, Uriel fit un geste pour que le bourreau recule et laisse Mist. Il ne fallait pas le tenir. Mais tout le monde s'attendait encore à des heures de tortures. Le silence se fit, tous regardaient maintenant le Haut Prêtre dans les yeux luisaient d'un feu fanatique. Un feu ne pouvant être comparé à autre chose qu'un incendie gigantesque, capable de dévorer une ville entière et n'en laisser que des cendres. Un feu des milliers de bûchers, réservés aux hérétiques. On n'en était pas loin. Levant les bras, il reprit la parole. Le brouillard rouge lui brouillait la vue, sa voix était un peu plus grave que d'habitude.


"Heureux peuple d'Ishtar qui a l'Empire pour Père et la Sainte Eglise pour Mère ! Je sais que cet homme devrait rester attaché ici pendant les heures et les jours qui viennent. Je sais que vous voulez sa souffrance. Je la voulais aussi. Mais l'Eglise, représentante de l'Ombre sur cette terre, a trop longtemps était indulgente ! Désormais, le corps de cet hérétique ne devrait guère nous intéresser. Il n'est qu'un déchet répugnant et je ne peux demander à ce bon citoyen de continuer à le toucher..."

Référence évidente au bourreau qui n'avait absolument rien d'un citoyen bon ou respectable. En apparence en tout cas. En réalité, il avait deux enfants et une femme qui l'aimait. Mais bref. Tout le monde demeurait là, perplexe, à se demander ce que le Haut Prêtre voulait dire. Si la torture était de l'indulgence, que restait-il ? Tendant les bras, Uriel crispa tout son corps. La parcelle d'Ombre de Lokhund commença à quitter son corps pour s'élever à quelques dizaines de centimètres au-dessus. Une masse sombre, l'Ombre pratiquement pure, obéissait à l'appel du sorcier. Véhiculée par le sang, elle sortait par tous les pores de la peau, déchirant les vaisseaux et les organes, sortant à la verticale, tout simplement. Le sourire maléfique aux lèvres, Uriel s'adressa à la foule tétanisée et fascinée :

"La mort est trop douce pour cet être qui consacra sa vie à nuire à Ishtar. Que tous les ennemis de l'Empire et de l'Ombre le sachent : Moi, Uriel D'Arken, au Nom du Saint Empereur, j'ai le pouvoir de les priver du repos... ETERNEL !"

Le dernier mot fut hurlé, au point que le blond crut que sa gorge allait se déchirer. Mais elle ne se déchira pas, au pire, il allait avoir du mal à parler demain. Par contre, le corps de Mist finit de se déchirer, alors que son âme s'écrasa en une petite sphère compacte, si compacte qu'elle ne cessait de rétrécir... Au final, elle disparut, laissant un tas de viande et d'os sur la table ensanglantée. Il n'y avait plus rien d'humain. Certains affirmeront que ce jeune garçon était aussi humain que tous les autres, sinon plus. D'autres diront qu'il ne l'a jamais été. Toujours est-il qu'il venait de cesser d'exister. Et que l'Eglise avait manifestement le pouvoir de remettre ça sur le premier qui voudrait contester son autorité. Le Haut Prêtre s'appuya sur la balustrade en bois, gardant sa dignité. Il avait le vertige et mit une dizaine de secondes à reprendre le contrôle de toutes es facultés motrices. Mais son but était atteint : le monde saurait désormais qu'il est capable des pires choses au nom de la Foi et de l'Empire.

Et tant pis s'il venait d'exhiber la magie du sang à la vue de tous. La populace, ni même la noblesse, n'allaient pouvoir le comprendre. Quant au clergé... Il n'avait qu'à s'agenouiller devant lui. Devant lui et celle qu'il avait choisie pour être son successeur.

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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Ven 14 Oct - 11:17

Le bourreau en avait fini avec moi, et je devais avoir le fémur remonté jusqu'au foie vu les sensations. Je ne hurlais plus, passé un certain stade, même respirer devient impossible. Je plongeais à toute vitesse, et ma conscience du monde disparu. Je respirais encore un peu, mais c'était les râles typiques de l'agonie. Quelque chose de pénible, qui est plein de glaire. Et pendant qu'Uriel parlait, j'ai cessé. D'ici quelques secondes, tout va partir en couille. Même pas le temps d'angoisser. De toute façon, pour ça, il aurait fallu que je capte que j'étais en train de crever, et ça j'en aurais pas été capable. Et puis pour produire de l'adrénaline... oh, il aurait fallu un de ces organes tout mous qui se sont pris un morceau d'os du bassin en pleine gueule ? Ah oui, ça marche moins bien tout de suite. Enfin du coup mes organes vitaux baignaient dans le sang, et y en avait même qui me sortaient de la bouche. Pour l'effet.

J'étais donc un joli petit paquet de viande encore vivant, parce que j'avais pas encore eu bien le temps de me vider de mon sang et mon cœur continuait à battre dans le vide à répandre partout. Plus pour très longtemps, la tension artérielle chutait dans le vide et mes organes vitaux rendaient les armes à une vitesse effarante. Au moins, je ne sentais plus rien, quelque chose en moi avait dû décider que ce n'était plus la peine de m'envoyer des messages nerveux. J'étais brisé au delà du réparable. Un grand silence mental aussi, plus la peine de penser, plus rien. J'étais en train de crever, et là au milieu de cette boucherie, pendant que Uriel parlait, j'étais serein de façon spectaculaire. La mort était un grand vide réconfortant, la seule certitude, le final doux et chaud d'une vie pathétique.

Enfin ça aurait pu l'être, j'étais en train de mourir, j'en étais sûr. Mon cœur avait arrêté de battre et mon cerveau s'éteignait doucement en m'envoyant des petites visions réconfortantes pour que tout se passe bien. Tout se passait bien. Je sentais que quelque chose d'important s'échappait de moi, ce qui faisait de moi un être humain et pas un animal et...
Ça a été d'une violence incroyable.

L'impression qu'être brisé en mille morceaux. Encore. C'était indescriptible, parce que pour avoir une impression, une sensation, il aurait fallu qu'on ait un corps. Et Mist était aussi mort physiquement qu'on pouvait l'être. Nous aurions dû... rejoindre quelque chose ? Une unité ? Ce n'était pas sain. Nous n'avions pas de bouche pour hurler la douleur, mais quelque chose avait été irrémédiablement faussé. Anormal ! Contre-nature ! Sans corps humain, nous ne sommes pas un individu, nous ne devrions pas être séparés de nous même. Une unité a été brisé, comme si dans un verre d'eau on pouvait séparer une goutte à l'écart des autres avec du vide entre les deux. Obscène ! Le socier était plus fort que nous, et nous luttions ! Impossible de retourner dans le réceptacle précédent, c'était un paquet de viande qui commençait déjà à refroidir et à se transformer. Et nous l'oublions déjà.

Et le sorcier nous a fait disparaître. Affreux.
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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Ven 14 Oct - 12:22

[Ouais aller hop on perd pas de temps.]

Aujourd'hui, mise à mort d'un dangereux terroriste.
J'avoue que je ne tenais pas à y aller. Il faut dire que je tuais tellement de gens que j'aurais eu l'impression de ramener du boulot dans mes loisirs, surtout que Mist ben... je l'avais déjà vu, et c'est une chose de tuer un anonyme, autant un gamin miséreux... bon, en fait on s'était même rencontré trois fois et je ne m'en souvenais pas mais... un traitement pour les vers ? Oui, je lui avais donné ça, mais quand ? Il m'avait volé de la confiture aussi, je me souvenais qu'il plongeait sa petite main dans le pot en regardant autour de lui comme un petit animal qui mange un truc en scred. Et puis à cause de sa petite taille, de sa maigreur et de ses attitudes, je le classais dans la catégorie « enfant », et j'aime pas trop voir des enfants mourir. Parce que j'suis papa. Je faisais pas la part entre mon enfant à moi et les autres, j'pouvais pas m'empêcher de penser aux parents, à moi comment je réagirais si Inanna se faisait égorger par un grand con de prêtre pour se faire sucer le sang. Donc j'évitais, voilà.

Mais, ma fille elle voulait voir la puissance de l'Église à l'action. Disons qu'à Ishtar, on a pas Confession Intimes sur TF1, et il fallait bien un équivalent. On avait le gibier de potence pour ça. Et Inanna est quelqu'un de très pieux, elle veut devenir inquisitrice plus tard – surtout quand je lui dis non – alors la mise à mort d'un terroriste aussi recherché la rendait très heureuse. Et puis il y aurait Uriel ! Donc elle avait insisté, insisté, insisté... c'était un gros truc, la mort du petit là, les hérauts le clamaient dans la ville. Donc j'ai craqué.

Inanna était assise à coté de moi, et fixait intensément la scène encore vide. On était avec d'autres riches qui avaient l'air tout aussi impatient que le sang coule. Moi j'étais plutôt gêné. Oh, le sang et la torture, j'en étais largement blasé, mais d'attendre pour voir un truc pareil... ça me chantait pas trop.
Uriel a finit par arriver – Inanna poussait des exclamations de joie comme les autres – et a dit des trucs évidents – il y eu encore des acclamations. Ensuite Mist proprement dit est arrivé, l'image même du vaincu, les yeux dans le vide et la démarche soumise. Le bourreau l'a attaché à la table puis après encore du blabla, et il a commencé à lui couper une prothèse. La foule juste devant l'estrade s'est largement écartée parce que du sang d'hérétique volait partout, puis la prothèse a été bazardée je sais pas où et il a commencé à lui briser les membres avec une masse. Une putain de masse. Inanna applaudissait pendant ce temps aux bons moments. Moi, jamais j'avais explosé un type à coup de masse, et à la fin le gars ressemblait plus à rien. Disons que... ben ce qu'il faut bien appeler ses jambes, faute de mieux, étaient tordues comme aucune jambes devraient l'être. Et j'te parle pas de son bras, et encore moins de main. C'est plein de petits os, une main, et là ils étaient plus ben... dans le bon ordre. Et moi j'avais la nausée et j'me retrouvais comme un con au milieu de gens qui applaudissaient.

Ensuite Uriel a encore gueulé des trucs et il a... nan je peux pas dire, mais en tant que puissant sorcier bien en communion avec les ombres, ça a été niveau dégoût l'équivalent d'un fist fuck sauvage sur un enfant de trois ans. J'veux dire, quand j'utilisais l'ombre de quelqu'un, j'étais un gentil garçon, je la laissais partir à la fin, mais là c'était bah... un gros fist fuck avec un poing de gorille. Couvert de sable. Et de sauce au piment.

Je me suis levé pour vomir à fendre l'âme dans un coin. Rien à foutre qu'on écartèle ce gamin, qu'on le viole, qu'on le brûle, qu'on le démonte en pièces de la taille d'un lego pour le monter à l'envers après et que tout le monde en bouffe un morceau, mais là... j'ai même pas envie d'en parler.
Le temps que je revienne, tout était fini et Inanna avait disparu. Forcément. J'ai pas eu à chercher longtemps cela dit, elle avait couru près du cadavre et était passé devant tout le monde en se faufilant et en revendiquant sa qualité de petite fille de riche. Moi j'suis passé aussi en revendiquant ma qualité de grand costaud musclé avec du vomi sur la figure.

Ils avaient accroché le cadavre à un poteau en le saucissonnant au niveau du bras, sous l'aisselle et aux jambes sur un truc en forme de croix pour qu'on voit bien à quelque point tout était démonté – sinon le bras aurait été derrière et l'aurait pas vu, trop con. Il avait la tête de... bah il avait une tête sur les épaules et c'éta it déjà pas mal. Il avait aussi un panneau autour du cou tenu par une ficelle sur lequel était écrit la liste de ses crimes mais comme j'savais pas lire je m'en secouais les noix. Petit détail triste : un chien hurlait à la mort devant le cadavre.
Inanna quant à elle parlait de la puissance suprême de l'Église ou je sais pas quoi, pendant que moi je restait scotché sur l'attache de sa maxillaire inférieur qui tenait plus très bien. J'veux dire, les côtes, les membres, c'était une boucherie, le visage c'est ce qui allait encore le mieux mais que sa mâchoire inférieure se détache... c'était la petite touche ultime dans l'immonde. J'me suis tourné un instant pour je sais plus quoi et... oh, la maxillaire avait disparu ! La langue béait dans le vide jusqu'à la base du cou. Ravissant. Obscène. Mais elle était où ?

- Regarde papa ! J'ai eu un bout d'hérétique ! J'pourrais jouer à la condamnation à mort comme ça !

Mon dieu, de mes couilles sont sorties un monstre froid et sanguinaire. Elle a escaladé l'échafaud pour récupérer un morceau du cadavre encore avec ses dents, ses gencives et des tendons. Oh mon dieu oh mon dieu. Elle tient un menton humain en souriant. Ça fait un choc.

- Balance ça !

- Nan ! Une inquisitrice doit pas avoir peur du sang ! Gloire à l'Empire !

Puis elle s'est barrée en courant pendant que je me demandais ce que j'avais foiré. Oh... selon les normes d'Ishtar, elle était remarquablement saine d'esprit, mais, je sais pas... c'était que des gosses quoi.
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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Sam 15 Oct - 1:15

Furane se trouvait au milieu de la foule. Déguisé en citoyen normal, il hurlait en même temps que la populace, mimant la conviction religieuse. Oh, bien sûr il était heureux qu'un si dangereux adversaire de l'Empire, le légendaire Mist, soit exécuté. Mais tout cette mascarade était-elle vraiment nécessaire ? Ne pouvait-on pas se contenter de l'égorger ou de le décapiter rapidement plutôt que de le torturer inutilement ?
Enfin, si le Haut-Prêtre le jugeait nécessaire, c'est que ça l'était. Après tout, il n'était pas le plus gradé de l’Église pour rien... Mais tout de même ! Au lieu de poireauter dans la foule pour prévenir d'une éventuelle intervention des terroristes, Furane aurait cent fois préféré traquer les Hérétiques et trouver leurs repaires. Néanmoins, il dardait quelques regard de ci de là, guettant le moindre signe avant coureur qui signifierait une attaque visant à délivrer Mist.

Cela dit, vu les cris poussés par le pauvre bougre et l'état dans lequel se trouvaient ses membres, quand bien même ses compagnons le libéreraient, il n'irait pas bien loin. Avec un peu de chance, il les ralentirait suffisamment pour que les Inquisiteurs présent puissent faire un joli coup de filet.
Juste pour ça, Furane fut tenté de ne rien faire, mais il avait ses ordres et se déplaça vers une autre portion de foule, saluant discrètement un autre Inquisiteur déguisé au passage.
Notre jeune Inquisiteur était vêtu comme une personne du bas peuple, une chemise et un pantalon de laine grise, tâchée ça et là. Ses chausses étaient de simple sandales de bois. Il portait une perruque brune pour cacher ses courts cheveux gris et une barbe postiche. Sa fidèle dague était nichée dans son dos, la poignée arrivant plus ou moins entre ses omoplates, cachée par la fausse chevelure. Il pouvait la dégainer en moins d'un dixième de seconde, mais devait s'arrêter et chipoter durant six à dix secondes pour la rengainer.
Notez, s'il devait la dégainer dans la foule, la rengainer serait le cadet de ses soucis...

Un frémissement parcouru la foule et, accessoirement, l'échine de Furane. Il reporta son attention sur le Haut-Prêtre, son Excellence Uriel d'Arken qui venait tout bonnement de vociférer la fin de sa phrase.


-"Ah... D'accord..." Marmonna-t-il dans sa (fausse) barbe

La fameuse magie du sang... Furane ne l'avait jamais vue qu'en brève mention dans quelques livres et voilà qu'il en avait une démonstration. Une onde de respect mêlée de crainte l'envahi. L’Église était vraiment toute puissante ! Une puissance maniée par un homme relativement exposé aux attaques terroristes. L'espace d'un instant, l'Inquisiteur imagina à quel point il devait être facile d'aligner le Haut-Prêtre avec une arbalète depuis une position surélevée. Heureusement, lors de la préparation de l'exécution, un inquisiteur dont il avait oublié le nom, avait humblement suggéré à Uriel de faire poster quelques archers sur les toits avoisinants.
L'inquisiteur vit les quelques silhouettes positionnées en hauteur et balaya à nouveau la foule avant de porter son regard sur Uriel, qui venait d’annihiler complètement Mist.
Un sourire mauvais s'étira irrésistiblement sur la bouche de Furane en voyant une petite fille, celle du Prêtre Zélig pour être exact, s'emparer joyeusement d'un morceau du cadavre pour le montrer à son père. Quoi de plus étonnant de la part de la fille d'un Ecclésiastique ? Zélig devait être fier !

Furane murmura si bas qu'il fut probablement le seul à s'entendre parler :


-"Car s'il existe une multitude infinie d'équilibres possibles, seule celle qu'est l'Ombre est inébranlable. Si Elle disparait, c'est toujours pour réapparaitre ailleurs, Elle est éternelle et aucun ennemi ne pourra se mesurer à elle, ni à ceux qui La suivent. Nous sommes unis, contre toute personne qui s'oppose à nous et à ceux qui nous ont confié leur vies dans le voyage qu'est la vie. Nous sommes leurs guides. Nous sommes ceux qui leur indiquent le chemin et nous devons les protéger. Nous sommes le bras vengeur de l'Ombre et le bouclier de ses fidèles... "

Il attendit patiemment que la foule commence à se disperser pour se détendre et quitta brievement Uriel des yeux. Le Haut-Prêtre était vraiment un homme exceptionnel !
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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Sam 15 Oct - 13:36

Il fallait qu'il raconte comment il s'était retrouvé là, au milieu de ces fous badauts hérétiques à la science, la tête encapuchonnée. Il avait appris quelques heures plus tôt de source sûre que l'homme qu'il avait opéré avait été capturé et que le Haut Prêtre en personne allait mener son exécution. Karl ne savait pas s'il devait se réjouir ou non, étant donné que l'Église menait cette opération, mais c'était un grand pas pour l'Empire. Réussir à capturer un de ces criminels en fuite depuis longtemps venait conforter leur position et même s'il haïssait d'Arken, il était tout de même d'accord sur le fait qu'il fallait donner une leçon aux terroristes.

Le spectacle commença. Il fallait oublier d'écouter les paroles soporifiques et catastrophiques d'Uriel d'Arken et se concentrer sur le garçon. Il savait ce que ça faisait, il avait déjà observé ce phénomène un nombre incalculable de fois, lorsque ses patients savaient que la mort était proche et qu'ils ne pouvaient y échapper. Karl rit, alors qu'il vit la foule réagir aux paroles du marquis comme s'il était un aimant. C'était tout de même fou, cette crédulité qu'elle avait à le suivre et croire n'importent lesquelles de ses paroles. Le scientifique eut un rire suffisamment fidèle pour ne pas se faire réduire en miettes par les fanatiques de l'Église et attendit patiemment le spectacle, une main discrètement posée sur ses organes génitaux. Il était sûr qu'il serait excité par les cris, le sang, alors, il allait sûrement devoir culbuter et tuer quelqu'un en vitesse, après cela.... Et il ne fallait pas non plus oublier qu'il allait devoir récupérer son matériel !

Le spectacle commença, malgré l'autre grimace de Karl lorsque Uriel d'Arken ajouta un autre petit paquet d'immondice sur le compte de leur travail, à eux scientifiques. Il ne savait pas qui était l'homme qui lui avait fait le bras, ni combien il l'avait payé – Karl savait reconnaître du bon matériel à vu d'oeil et ceci en était – mais il ne devait pas bien être content de voir son matériel souillé, déchiqueté par le bourreau. Il eut tout de même la trique lorsqu'il entendit les premiers cris de Mist, plus qu'heureux de voir que son matériel marchait parfaitement.

Ce qui suivit fut purement dégueulasse mais Karl Ulsperger ne ferma pas les yeux, curieux de voir ce dont l'ennemi était capable. Mist disparut, son corps et ses os se brisèrent. Il n'y avait plus de Mist, plus de raison pour laquelle il avait perdu ses organes génitaux. S'il avait une âme et était capable d'éprouver des sentiments, Karl aurait éventuellement dit qu'il était triste. Mais, pour le moment, il ne voyait là qu'une raison de plus d'affronter Uriel d'Arken sur son terrain et ouvrir son corps pour découvrir ce qu'il pouvait cacher. Comment un homme aussi malade pouvait-il être aussi puissant ? Que pouvait-il cacher encore ? Karl éclata de rire, applaudissant la scène tandis que les Fidèles tout autour de lui continuaient à pousser des cris bestiaux. L'Homme était tellement intelligent, il lui suffisait d'une exécution et il montrait tout son potentiel.

Les cris d'une fillette le firent revenir à la réalité ; il sourit, se fraya un passage parmi ces putains de touristes et observa le fin spectacle de cette maboule qui touchait à SON cadavre et récupérait des morceaux. Sur ce, Karl grimaça, monta sur l'estrade mais putain de merde, cette conne avait trifouillé SON cadavre avant lui et avait déjà commencé à l'abîmer. Il prit rapidement un scalpel et entailla vite fait la gorge, récupérant le matériel en métal qu'il avait inséré là-dedans. Même chose pour les oreilles : il était hors de question que ces connards de l'église s'approprient ce qui était à la science, quand à cette histoire d'âme, Karl y croyait moyennement... Bref, une fois cela fait, il partit dans le sens inverse...au pire, il dirait qu'on l'avait envoyé exprès pour cela – mais pourquoi ne pouvait-il pas récupérer ce putain de cadavre, il lui devait tellement d'argent ?!

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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Sam 15 Oct - 23:26

    Un jour comme un autre ? Oui...Pour moi en tout cas.
    Je pouvais lire sur les feuilles volantes des crieurs des mots intrigants. « Mist Capturé ». Ou encore, « Mist mit à Mort : Justice Rendu ! » et bien d'autre éclat. Moi, je lisais cette feuille d'un œil morne. Mist...un dangereux hérétique qui perturba à maintes reprises l'Ordre établit. Il échappa de bien trop nombreuse fois à nos ordres pour qu'il puisse avoir une mort similaire à ma victime de la veille. Une mort que nul ne connaît réellement, une mort silencieuse à l'abri des regards, de la foule enhardit, et sous le couvert de l'Ombre que je chéri tant.
    Je suis triste de savoir qu'il sera fait spectacle de sa mort. Le Haut-Prêtre compte-t-il en faire un exemple ? La réaction risque d'être inverse...Martyr devrait lui correspondre comme titre, avec pareille mort. Là, au milieu de la foule, je tiens ma canne et regarde d'un œil vide d'intérêt cet homme abattu. Il a accepté son sort...je peux le lire. A quoi bon tuer un homme qui n'attend plus que ça, cette délivrance l'esprit léger ? L'Ombre est si clémente...Pourtant, le Haut-Prêtre avoue lui-même qu'on ne peut pardonner ses actes Hérétiques. Mais là, nous offrons arme de vengeance à ses frères d'armes : est-ce bon ? Je doute trop ! Honte à moi, je ne devrai jamais avoir pareille pensée. Les actions du Haut-Prêtre sont faîtes dans le plus pur et grand intérêt de son Excellence, et de l'Ombre que je ne peux que vénérer avec passion, amour et tendresse.

    J'enfonce d'avantage mon chapeau haut de forme sur le haut de mon crâne. Je suis au cœur de la foule, vêtu de ma redingote noire. Ma peau blanche contraste avec les teintes de mes vêtements. Je sens le sang, je n'ai pas eu le temps de rincer les coupures que je me suis faites ce matin.
    J'ai osé rêver que je laissais en vie un hérétique. Que j'étais prit de pitié. Pire ! J'ai, pendant un instant, rêver que cet enfant, ce monstre hérétique, fusse Marius. Suis-je donc fou ? Suis-je donc corrompue par les folies de ceux que je traque avec ardeur ? Je ne dois me poser de question, je ne dois vivre que par et pour l'Ombre.
    Alors que je quitte la foule en délire, des mots m'arrivent. Un homme, un peu évasé des autres, les murmures avec tant d'exactitude. Je me glisse derrière lui, et regardant toujours le spectacle insipide de cette enfant jouant avec le corps désormais inerte de l'hérétique je murmure, de ma voix profonde et dénué d'émotion, d'un son audible seulement à cet homme :


    « 4ème Verset de l'Ombre...Mais ici, les 15ème et 17ème versets prévaut sur le reste... »

    Oui. Nul doute que ces versets furent mit en avant. Cette acte de pure « barbarie » aux yeux d'un hérétique n'est que l'accomplissement des Versets de l'Ombre, et de sa volonté. Cette exécution, j'ai eut tord de douter de son bien fondé. Je me punirai une fois seul, une fois que Salomon ne pourra m'empêche d'entailler ma chair.
    Le regard toujours aussi vide, la foule commença à s'écarter et je laissa l'inconnu me voir. Lui et moi...Nous sommes semblable et nous le savons à nos paroles. Je le salue d'un mouvement droit de tête, un mouvement tout juste visible.
    Alors, jetant un oeil à ce fou découpant le cadavre, je ne peux que murmurer :


    « Maintenez l'équilibre dans tous les aspects de votre existence. Ne soyez jamais sur le devant de la scène. Votre place n'est pas dans les coulisses. Il faut rester en vue, sans voler la vedette. L'héritier de celui qui naquit de l'Ombre doit avoir la primeur. Ceux, qui croient, vous verrons. Les autres n'ont pas à être mentionnés ici sous un nom autre que celui d'hérétique. »

    Oui, cette fillette avait fait grand bruit. De même pour ce Médecin. Mais nous, nous sommes les serviteurs de l'Ombre et nous la servons en nous en drapant, en restant caché dans son sillage. Nous ne faisons qu'appliquer sa volonté, sans jamais nous faire connaître.
    Mais nous croyons tout les deux, alors, nous nous sommes reconnus, ce constat calme mon esprit qui n'avait de cesse d'imaginer les réactions de Marius, ou de repenser à mon meurtre de la veille ou cet étrange rêve. Je suis rassuré, et je sais que je sers fidèlement l'Ombre et ses représentants.
    Alors, sans un mot, je me fond dans la foule et m'en vais aller. Peut-être reverrai-je ce partenaire inquisiteur, qui sait ?
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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Sam 15 Oct - 23:51

Au départ, je suis sorti de chez moi uniquement pour aller acheter du lait pour les chats, mes chats ils aiment bien le lait et moi aussi d’ailleurs, peut être également une pièce de viande pour Kelek, faut bien le nourrir quoi, le petit loup loup. Bref, je n’étais sorti que dans le but de faire des emplettes, des trucs que j’achète régulièrement, j’avais même envie d’une bière tient pourquoi pas, au cochon pendu. Enfin bref, je n’étais vraiment pas dans l’idée d’aller assister à une exécution, parce qu’en fin de compte, je m’en fiche un peut. Je m’en fiche de l’empire, de l’église, des terroristes et compagnie, alors c’est vrai que ça pourrait faire grincer des dents le fait que je n’ai pas trop d’opinion, mais bon, je l’assume parfaitement. Or, ce fut sans compter sur des vieilles connaissances, des gens que avec qui je passais parfois (très rarement) des soirées beuveries, qui me reconnurent et me traînèrent avec eux dans la foule en pleins délires, en attente de la mise a mort. Bon, sur le coup me suis dit que je mettrais mes achats à plus tard, donc me voila en train de mater un pauvre gamin que ne n’ais jamais vu de ma vie. Il n’a pas l’air d’un gros méchant, pas bien menaçant, comment allait il être tuer ?

La réponse ne tarde pas à venir, un bourreau se fait voir avec une masse dans les mains, une masse, un bon instrument de barbare tient (mais est ce à moi de parler ? Je ne suis pas mieux avec mon tisonnier). En tout cas, je n’ose imaginer la douleur que ressent le pouilleux de service, il pousse pas mal de cris, c’est désagréable, les cris au bout d’un moment je trouve ça lourd. Tient ça me fait pensée que c’est bien la première fois également que j’aperçois la tête du Haut prêtre, ou alors je l’ai déjà vu, son visage ne m’a jamais marquer. Je me moque tellement de mes semblable, sérieusement, je me demande ce que je fou ici. Néanmoins, voulant me montrer aimable, je fais semblait de participer, poussant des cris quand il le faut, ou riant, ouai super y un petit gars qui se fait éclater les os, génial ! Je ne fais guère attention au discours que prononça le blond, juste bon pour le citoyens lambda, celui qui dormira bien ce soir parce qu’un méchant à été mis à mort, pensant que l’ombre c’est fantastique. Huum l’ombre, c’est un contexte qui me met plus mal à l’aise qu’autre chose, je n’aime pas trop y songer. Les prêtres je m’en méfis dans l’ensemble, sont capable de faire de ces trucs, ça me rappelle ce gars avec qui j’ai batifolé joyeusement dans le cimetière, comment il s’appelait déjà ?

Plonger dans mes réflexions, je n’ais remarquer que le dangereux terroriste est mort, enfin il en a tout l’air, de la viande haché, bonne pour les chats s’il n’y aient autant de petits os. Je commence à faire demi tour, replongeant dans mes histoires de bière pour les chats ainsi que de pinte de lait à la taverne, mais quelqu’un me retint en m’affirmant que le spectacle est loin d’être fini, qu’est ce qui va ce passer encore ? Je reporte mon attention sur le dis spectacle, une chose sort du corps mort, mais qu’est ce que c’est ? Allons bon, c’est ça l’Ombre ? On à ça dans notre corps ou c’est juste un artifice crée par le haut prêtre afin de tromper le petit peuple ? Je ne serrais le dire, c’est trop bizarre et glauque, j’ai déjà vu des gars mourir des tas de fois en ma qualité de médecin et bon sang, je n’ai jamais vu de machin pareil sortir des cadavres. Oui, cet Uriel est doué, ce n’est qu’une plaisanterie qui sert a donnée un final digne de ce nom. Evidement. Sourcil froncés, essayant de déterminer la nature exacte de ce truc sorti de la charogne, je remarque une gamine qui vole un bout de corps, à tient, on à le droit de faire ça ? J’aurais été intéressé pour un organe ou deux, malheureusement, ils doivent être dans un tel état, que je ne récupèrerais que de la bouillie. Karl est là aussi, c’est amusant, pas étonnant non plus, ce genre d’événement lui plaise sûrement.

Je préfère repartir finalement, m’interrogeant sur cette Ombre en question, me demandant si un jour, avec l’aide d’un prêtre, je ne pourrais en disséqué une. Je ne sais si c’est possible, je sais que je me suis déjà fait la réflexion plusieurs fois, hum je le ferrais un jour qui sait ? Ma foi, l’église est radical quand elle le veut, d’autres terroristes se cachaient ils dans la foule ? C’est pas impossible, de pauvres erres venus assister impuissant à la terrible mort de leur camarade, sur qu’ils ne passerons pas une bonne journée si c’est vraiment le cas, eux ils ne vont pas dormir sur les deux oreilles. Qu’est ce qu’elle va en faire, la petite, de ce menton humain ? Le manger ? Je devrais lui suggéré tient, mais je suis pas sur que l’adulte qui la suit serrait enchanté. Sans trop savoir pourquoi, parfois j’ai des impulsions comme ça, je fais demis tour, allant examiner de plus près l’état général de ce dénommer Mist, enfin ce qui en reste. Arriver devant le mort, je murmure, en une note d’humour noir, sans faire attention si quelqu’un m’entend ou non :

« Ben mon gars, tu as vraiment passé un sale quart d’heure ! »

Et puis je repars pour de bon …
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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Dim 16 Oct - 10:05

Et comme à ton habitude, tu restas enfermé dans tes souvenirs, au point de ne pas entendre les voix des hérauts hurler avec plaisir la mort d'un hérétique. Certes, tu vouais une haine viscérale à l'égard des terroristes, mais tu étais loin de songer que ce jour-là, c'était un gamin que tu avais aidé qui allait connaître la mort, et dans toute sa plus sublime humiliation. C'était donc par hasard que tu t'étais retrouvé là, tu avais la foule, alors que tu te rendais prendre des mesures chez un client. Tu avais posé ton regard morne sur la masse compacte qui s'était formé devant l'estrade, pas pour regarder des acteurs jouer une comédie sans saveur, mais pour goûter à un spectacle morbide. Alors lorsqu'une voix douce, trop douce pour être saine arriva jusqu'à tes tympans, tu t'étais arrêté et grâce à ta taille, tu avais pu admirer avec toute la prestance ridicule d'un despote, un homme qui devait t'arriver à la taille faire un long discours sur un gamin déjà mort. Tu avais alors haussé un sourcil, étonné, lorsque tu reconnus ce visage sombre, ce regard de chiot battu, et ce corps maigre, un enfant. Asgeir, tu pus reconnaître la peur de Mist et ses tremblements, et surtout, tu ne vis pas le danger, tu vis simplement un gamin dont le seul crime fut d'exister.

Tu posas tes yeux sur cette silhouette malingre, sans écouter ce qu'on disait de lui, tu contemplas avec morosité toute la lassitude de cet être, l'abandon, l'idée d'aller l'aider effleurèrent ton esprit. Cependant, qu'aurais-tu fait, Asgeir ? Aurais-tu sauté sur l'estrade, aurais-tu arraché des bras du bourreau ce gamin ? Bien évidemment, ta force aurait put le tuer d'un simple coup de poing, mais l'espace de quelques secondes, tu te sentis faible et vaincu devant une foule qui parfois par politesse, souvent par sadisme, se régalaient de ce qui allait arriver à ce pauvre garçon. Et alors que l'homme s'approcha de Mist, lui affligeant douleur et humiliation, tu grimaças quand il cria, et tu détournas la tête quand son bras fut détruit. Tu serras les dents, ce n'était pas pour voir la scène, car ton imagination te la montrait avec une exactitude malsaine, c'était par honte. Honte d'être là, et de ne pouvoir rien faire, simplement regarder, honte de ne pas pouvoir bouger et sauver des griffes de ces malades ce gamin. Honte de comprendre sa douleur, et alors que tu relevais la tête, et que tes yeux purent rencontrer les figures déformées par le plaisir de la foule, tu fis un pas en arrière. Depuis la première fois depuis longtemps, ton coeur fit un bond dans ta poitrine, quelque chose de vivant sauta contre ton torse, car ce n'était plus des hommes et des femmes que tu voyais, mais des bourreaux.

Dans cette foule, dans cette masse servile et débile, tu voyais les figures de ceux qui durant quinze ans, t'avaient rendu animal, et avaient fait de toi un être vide. Tu déglutis, pris par l'hallucination, tu tremblas légèrement, et l'idée de t'enfuir effleura ton esprit. Une goutte de sueur glissa dans ton dos, froide, et tu reportas toute ton attention sur Mist, Mist... et sa fin. Mist qui seul devait faire face à sa mort, et à la foule de porc qui se jetaient presque sur son désespoir comme pour se rouler dans la boue, et y prendre du plaisir, encore et encore. Mist était là, ses jambes brisées, ses membres écrasés par une masse brutale, Mist était là, déjà mort, et tu ne pouvais que le regarder souffrir sans rien faire. Tu compris alors que pour lui, tout était fini, et que rien ne servait de l'aider, une scène d'une incroyable cruauté arriva et te fendis le coeur. Les yeux écarquillés, comme si tu avais croisé la mort, tu vis le petit homme (dont tu ne savais même pas le nom) se rapprocher de sa victime. Un despote, comme un autre, un ridicule pantin animé par l'amour du pouvoir, et à cet instant, alors que tu allais joindre les mains pour prier l'Ombre de l'achever sans douleur, tu entendis un murmure prés de toi :


—... Mist... non !

Tu cherchas la source de ce murmure, et tu le trouvas quand tu vis une silhouette chétive trembler, et tenter de se frayer un chemin parmi la foule. Tu vis ce gamin aux cheveux de gris, son visage d'enfant, et son regard de vieillard, tu le vis trembler comme si c'était lui qui allait mourir, et tu compris ce qu'il tentait de faire. Il poussa une femme qui râla, il disparut quelques secondes entre des corps grossiers pour avancer, fébrile, pauvre chose en train de tout perdre, et sachant ce qu'il cherchait à sauver, toi aussi tu bougeas. Alors que le trou se refermait derrière lui, tu passas en n'écoutant pas les insultes qu'on vociféra à ton passage : eh oui, Asgeir, tes deux mètres dix leur masquaient le spectacle. Et avant qu'il ne puisse hurler, avant qu'il ne puisse parvenir jusqu'à l'estrade, tu attrapas non sans violence et en tremblant le gamin par sa chemise. Sur l'instant, il ne réagit pas, et tenta de progresser à nouveau, comme si ta main ne le retenait, mais comme tu tiras à nouveau, il se retourna. Il te fixa quelques secondes, incertain, et murmurant des paroles que tu ne pus comprendre, il chercha à se défaire de ton emprise. Il ouvrit la bouche, et aussitôt, tu plaquas ta main sur sa bouche pour le retenir de hurler.

Un grognement animal se fit entendre, alors que ses dents percèrent ta chair dure, il griffa ton bras comme un démené, il bougea dans tous les sens dans la simple tentative de sauver l'autre gosse. Le chopant par la taille, tu parvins à le soulever et à te retourner, tu avanças, ignorant la douleur à ta main, mais vive comme un renard, il parvint à se défaire de ta force et se figea. Tu regardas alors ce qu'il regardait, toi aussi, clouer sur le sol, cloué dans une réalité trop dure et violente. Les lèvres tremblantes, tu pus contempler, une chose sombre sortant du corps de Mist, tu pus voir cette chose disparaître d'une simple volonté d'un despote. Le gamin devant toi bougea un peu, il remua et pétrifié, il lâcha un soupir, comme s'il venait de perdre la voix. Et il tomba à genoux au milieu de la foule, tu fus le seul qui le remarqua, car tu étais le seul qui s'attardait sur son désespoir. Il tremblait, et se figea totalement, comme si son âme était en train de quitter son corps, après un siècle de misère. Hésitant alors, tu te rapprochas de lui, et tu te baissas pour poser ta main sur son épaule maigre, il ne réagit pas plus. Au loin, un chien hurla à la mort, et tu te reconnus en lui, lorsque tu avais pu sentir ta femme morte dans tes bras. Faible, il fixait le cadavre et l'autre gamine jouer avec un morceau de chair, l'autre fou voler le corps, le piller, le souiller, comme si ce n’était rien d'autre qu'un morceau de viande. Et la foule, elle était en liesse, cette abrutie de masse.

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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Dim 16 Oct - 11:05

Et c'était avec une angoisse indescriptible que Marius avait foncé, les jambes tremblantes, la gorge en feu, jusqu'à l'exécution publique. Ses oreilles n'entendaient plus, sa vision était floue, et tout son monde était en train de lentement s'écrouler. Plus il avançait, plus il sentait son coeur devenir prisonnier d'une main de métal si puissante qu'il en avait envie de vomir. Plus rien ne comptait à cet instant, plus rien, car Mist allait mourir, et cette fois-ci, il ne pourrait rien faire pour lui. Il le savait, il le savait que trop bien, il la voyait, il la palpait cette cruelle réalité, mais le jeune homme refusait de la croire. Au fond de lui, au fond du marasme de désespoir, il croyait pouvoir sauver son ami, Mist, la raison de son combat. Le vent froid claquait contre ses joues, l'air glacial entrait dans ses poumons, et bientôt, le jeune homme put voir la foule, la masse ignare se dresser entre lui et l'estrade. Il courait comme un animal, déjà essoufflé, persuadé qu'il pourrait sauver Mist du mal qu'on était en train de lui faire, il n'en voulait même pas à Zacharias de ce qu'il lui avait dévoilé, Marius s'en foutait même : Mist allait mourir, Mist allait souffrir, et il ne pourrait pas le protéger. Pas cette fois-ci, plus maintenant.

Perdu, la pensée figée dans ce qu'il allait se passer, Marius se fraya un chemin dans la foule qui se refermait après son passage, il poussa des corps, il se retint plusieurs fois de frapper ceux ou celles qui maudissaient ce pauvre con qui allait voir la mort en face, même si ce n'était pas lui qu'elle venait chercher. Il grogna et brutalement, il s'arrêta quand il remarqua la silhouette d'Uriel d'Arken près de celle du pauvre gamin qui souffrait. Tremblant de tous ses membres, il étouffa devant le corps souillé, charcuté comme de la viande qui se montrait devant lui, il sentit une lourdeur accaparer tout son être, au point où il ne pensait plus être capable de bouger. Seules ses lèvres bougeaient, folles, tremblantes, alors qu'une boule montait dans sa gorge, l'empêchant de respirer, son coeur se déchira lentement devait la scène horrible qui se cloua sur sa pupille. Il battait contre sa poitrine, frénétiquement, mais pas d'excitation, d'une douleur si terrible que Marius sentit exploser en lui. Il fit un pas, et murmura d'une voix rauque, déjà brisée :


—... Mist... non !

Reprenant soudain vie, le jeune homme se mit à bouger, et entendant un hurlement qui n'avait rien d'humain briser son crâne, il écarta ceux et celles qui osaient le séparer de son ami. Il entendit des voix, mais il ne comprit par leur langage, il sentait des coudes lui entrer dans le flanc, mais il ne pouvait pas sentir cette douleur, car il suffoquait, il mourrait d'une autre tellement puissante qu'une nuit de torture ne pourrait jamais atteindre. Il alla pousser un homme, quand soudain, on l'attrapa par-derrière et on tira sur sa chemise pour le ramener, l'empêchant de sauter sur l'estrade pour prendre dans ses bras la chose difforme et sanglante qu'était devenue Mist. Il ne réagit pas tout de suite, essayant de courir encore à l'estrade, mais on le tira et il se tourna vers un homme à la taille impressionnante, il le regarda sans comprendre, et ne tarda pas à se débattre après avoir murmuré des paroles que lui-même ne comprenait pas. Sa gorge était en feu, son être n'était que douleur, et il ne voyait qu'en cet homme qu'une personne cherchant a l'empêcher avec la raison de sa vie, son combat, son existence tout entière : Lokhund Krishna qu'on avait exposé comme un animal de foire sur une estrade, et tout ça pour montrer que l'Église était plus forte que tout. Marius griffa l'homme, il chercha à le briser, il le frappa avec une violence qui ne lui était pas coutumière, alors que son ami mourrait, sans qu'il puisse le sauver, sans qu'il puisse être prés de lui.

Et quand d'Arken parla, Marius commença à suffoquer, comme si on tentait de l'étrangler, et s'arrêtant, il ouvrit la bouche pour essayer de s'extraire à la souffrance qui brutalement lui prenait la gorge. Il aurait hurlé à s'en déchirer la voix, il aurait hurlé à en mourir, si l'homme n'avait pas plaqué sa main sur sa bouche. Le jeune homme émit alors un grognement douloureux, il mordit dans cette main presque protectrice, il la griffa pour tenter d'exprimer toute cette dantesque souffrance, il bougea dans tous les sens et continua de grogner, lorsque l'homme le souleva pour se retourner. Il en profita alors pour se défaire de cette emprise, et reportant toute son attention sur l'estrade, Marius resta immobile. Figé, détruit, les yeux grands ouverts, les lèvres tremblantes, il sentit ses entrailles se resserrer avec véhémence pour mieux remonter jusqu'à sa poitrine. Il la sentait en lui, cette douleur, il voyait les derniers instants de son ami, et il vivait les derniers. Le regard fou fixé sur le cadavre souillé de son ami, Marius considéra l'aura sombre qui s'éleva au-dessus du corps pour disparaître, avalé par la cruauté d'un homme qu'il oubliait à présent, tant la perte de son monde était grandiose et forte. Sa poitrine se soulevait et se baissait, alors que ses jambes tremblantes ne tardèrent pas à faiblir sous son poids.

Les genoux de Marius claquèrent contre le sol, dépouillé de son âme, il fixait le cadavre abîmé, exposé là comme si on exposait la mort elle-même à une masse sans intelligence. La mâchoire prise par une gamine qu'il connaissait, il resta là, immobile, presque aveugle de désespoir, presque muet de douleur, sourd à la joie à qu'il ne put même pas dire adieu. Il pouvait dire adieu à la vie, il pouvait dire adieu à la chaleur humaine, il pouvait dire adieu à ce petit être qui dormait la nuit contre lui, et qui lui tenait chaud. Il pouvait dire adieu à lui-même, plus rien n'avait d'importance, le monde venait de perdre sa saveur, ses idées furent balayées avec l'âme de Mist. Il trempait plus, il n'était plus rien, et malgré la force d'Asgeir, Marius ne put guère sentir sentir cette main, il mourait, lui aussi. Tout mourrait, tout se disloquait dans son être, si bien que l'Inquisition aurait pu le prendre sans qu'il puisse réagir, et alors ? Qu'on le torture, qu'on le viole, qu'on l'humilie, Marius ne sentirait plus rien. Mist était mort, Mist avait disparu de sa vie, plus rien ne comptait. Son combat ? Il n'y pensait plus, car une seule chose frappait son esprit : Mist était mort.

Mist était mort. Pourquoi devrait-il se casser la tête à vivre maintenant ?


— Je...

Une voix grave, profonde qui lui fit même pas relever la tête, un simple « je » ne suffirait pas à le sortir de sa douleur. Rien ne pourrait pas lui en faire sortir, Mist mort, Marius n'avait plus sa raison d'être. Et pourtant, la voix ajouta :

— Je... lui... ferait un cercueil.

Et ce n'était pas ça qui allait le sauver, Mist était mort. Cette réalité méchante lui écrasait les tripes, c'était une pierre qui écrasait sa poitrine, une pierre qui le tuait. Mist mort, Marius avait perdu son âme, Mist mort, Marius ne croyait plus en rien. Il entendit des voix au loin, l'appeler, il entendit des voix familières se rapprocher, et il sentit des mains l'attraper. Marius ne réagit pas, il n'était rien d'autre qu'un corps qu'on pouvait transporter à son bon vouloir, il n'existait plus. Magdra le força à se relever, mais il ne tarda pas à tomber, et l'homme aussi grand qu'un saule pleureur s'écarta pour laisser passer les contrebandiers. Marius fut encore soulevé, touché, attrapé comme une poupée de chiffon qui ne saurait plus marcher. Ses jambes étaient faibles, ne pouvant plus supporter son poids. Son regard était vide, comme si d'Arken avait annihilé son âme à lui en détruisant celle de Mist, sa voix était devenue muette, coupée, écrasée par sa souffrance. On prenait son coeur, on lui arrachait la poitrine pour le broyer, on le brûlait et le plongeait dans de l'acide, et lui, il se laissait happer par cette douleur, c'était tout ce qu'il était en mesure de ressentir. Magdra et Alvaro le prirent chacun de leur côté pour l'aider à marcher, ils le tirèrent de cette foule aveugle à cette souffrance silencieuse, Alvaro parla de l'Oeil du Tigre au grand homme, et ils quittèrent cet endroit. On venait de l'amputer de son âme, comment vivre sans ça ? Comment vivre sans Mist ?

Ce jour-là, sous un ciel gris et lourd, il eut deux morts : celle de Lokhund Krisha, exécuté en public, et celle de Marius De l'Ombrage.


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Merci à Dietrich/Ambroise ♥️


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MessageSujet: Re: Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]   Dim 16 Oct - 15:00

Si la peine de mort, l’exécution publique existe encore dans un peuple, cela signifie qu’elle manque cruellement d’éducation. L’éducation apporte un certain bon sens, un esprit critique et lucide ! Or une véritable boucherie humaine en publique est contraire à ces notions, à la nature humaine !

Nous sommes des humains avec une intelligence supérieure à celle des animaux ainsi il est totalement illogique d’agir en bête sauvage assoiffé de sang, d’hurler de joie en voyant un corps se faire broyer par un bourreau ou par une magie !

D’ailleurs parlons aussi de la magie ? Depuis servait-elle à agir pour faire mal à autrui ? Cette puissance offerte par l’Ombre devrait d’avantage aider la population et non la soumettre à quelques lois radicales et incohérentes à mon sens. Certes cet enfant avait tenté de tuer l’Empereur mais ce n’était pas une raison suffisante pour donner un spectacle de mort.

Toute cette joie malsaine autour de moi, cette excitation meurtrière et Uriel qui donne en spectacle sa magie pervertie. Ce n’était pas étonnant qu’il ait développé sa magie des ombres pour une telle application vu sa folie des grandeurs et ce besoin de puissance. Pourquoi donc les hommes de taille petite avait-il un complexe qui les poussait à devenir aussi mégalomanes ? Il faudrait vraiment qu’on me l’explique un de ces jours.

Un type au visage familier passa à mes côtés, l’air perdu pour ensuite disparaître dans cette masse grouillante. Ce n’était pas ce jeune homme ayant coupé les bijoux de famille du type aux cheveux roses ? Cette rencontre était réellement étrange, irréelle et cauchemardesque j’avoue…

J’avoue que cette soirée n’était rien niveau horreur et glauque comparé à cette scène qui se joue. Une fillette est contente et dévore des yeux ce spectacle, allant jusqu’à ramasser un bout de chair. Le type aux cheveux roses aussi fit une collecte de chair humaine et plusieurs allèrent dire leur dernier mot, cracher à la figure de ce criminel qui a osé s’attaquer à notre Saint Empereur.

Pour ma part j’avançais seulement et jetais un coup d’œil emplit de dégoût et de tristesse. Il y avait de quoi être révolté, car comment pouvait-on s’extasier devant ce tas de chair brisé, violé ? Comment ? Encore une fois, il fallait m’expliquer ce phénomène irrationnel.

Je disparu de la foule, m’en écarta aussitôt, évitant avec soin des inquisiteurs ou d’autres gardes qui risquent de me causer des soucis. Quand il y avait exécution, beaucoup de sang était chauffé et il était rare de ne pas avoir droit à quelques petites remarques ou encore paraître criminel si on n’affiche pas un sourire niais face à ce spectacle dégoutant.

Je n’avais même plus envie de manger une pâtisserie, juste pour dire.

Tiens… en parlant de mort. Je devrais peut-être me recueillir à la tombe de mon mentor, arracher d’éventuels mauvaises herbes et lui dire ce que je pense. Il n’y avait que lui qui arrivait réellement à me comprendre, et parler de temps à autre à cette pierre froide et à ce squelette me faisait de temps à autre du bien, comme s’il m’entendait encore, quelque part.

Je pris une pierre et en fis un jolie oiseau. Si les gens achetaient des fleurs, moi je faisais des mini-sculptures que je déposais près de la tombe. Mon mentor aimait d’avantage ces figurines d’oiseaux que quelques fleurs qui se fanent vite.
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Plus tard, je connaîtrai le divin Époux ! Je suis née soumise à Lui. [PV Uriel]

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