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 C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]

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Uriel D'Arken
Mort(e) tragiquement

Uriel D'Arken

♦ Sexe : Masculin
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MessageSujet: C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]   C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmptyMer 5 Oct - 23:04

Une belle journée, plutôt paisible. Les poumons du Haut Prêtre se portaient plutôt bien, il pouvait de nouveau se promener sans cracher du sang à tout bout de champ. Le soleil brillait, ainsi il l'évitait derrière les murs froids du monastère de la Capitale. Quelques oiseaux se cachaient dans les arbres de la cour carrée au coeur de l'édifice dédié à l'apprentissage, le calme, la méditation et la vie quotidienne et paisible du clergé de l'Ombre. Sous Uriel D'Arken, l'organisation mettait tous les moyens en oeuvre pour former des combattants des plus efficaces et convenablement nourris. Les plus expérimentés partageaient leurs connaissances. Le Haut Prêtre lui-même enseignait parfois aux novices.

En ce moment, la petite silhouette blanche, à la chevelure dorée, rentrait à l'intérieur. De l'ait frais de la cour, il put passer vers l’atmosphère plus calme encore et sereine des salles d'entraînement. A cette heure, tous étaient plutôt en train de méditer et de suivre des cours de théologie, plutôt que de se battre. La formation la plus importante, la militaire avant l'idéologique, avait lieu plutôt au matin que maintenant. Ainsi, le bond aux yeux bleus profitait allègrement de cette sérénité dans laquelle il grandit et devint celui qu'il était : le sorcier le plus puissant d'Ishtar. Sans compte Sa Majesté l'Empereur et, peut-être bien Lao. Ce dernier était introuvable, insaisissable et peut-être bien irréel. Pourtant, le plus compétent des inquisiteurs était à sa recherche depuis près d'un an. Un inquisiteur qui se hissa dans la hiérarchie de l'Inquisition et faisait preuve d'un talent particulier... Tout en demeurant un danger permanent pour l'ordre et la vie même du Haut Prêtre...

Tiens, a propos de cela... Au bout du couloir se situait la plus grande des salles, appelée également la "petite Arène" par les novices. Bien entendu, il n'y avait rien à comparer avec l'édifice du centre-ville, mais c'était le meilleur endroit du Monastère pour une démonstration ou un beau duel. Des voies s'élevaient de là, quelques jeunes gens couraient pour rejoindre le reste des spectateurs, apparemment nombreux à l'intérieur. Uriel accéléra. Que pouvait-il bien s'y passer d'intéressant ? Un cours ? Un règlement de compte ? Après tout, les duels étaient non seulement autorisés mais également très instructifs pour l'ensemble de la population monastique. Le chemin à travers les gens se fraya tout seul. Le petit despote était bien reconnaissable. Il fit signe à l'un des jeunes pour qu'il se penche vers lui (eh oui, Uriel est petit !) et lui dise ce qui se passe.

Pourquoi n'était-il pas surpris ? Au milieu d'un cercle compact de novices et quelques ecclésiastiques plus confirmés, Emile Paole se tenait face à trois jeunes hommes armés d'épées, tout comme lui. Chacun des trois mettait sérieusement sa vie en danger. Emile était un monstre, une bête sanguinaire qui ne pensait qu'à assouvir ses pulsions. Allait-il faire une démonstration de son pouvoir ? Il avait déjà failli tuer une prêtresse précieuse aux yeux d'Uriel. Cela dit... Inutile de l'humilier publiquement et lui dire de s'en aller. Il fallait lui montrer du respect aussi. Du respect pour sa force, sinon pour ses convictions. Ca, Uriel le pouvait bien. Il enleva son manteau et le lâcha derrière lui. Comme prévu, quelqu'un le vit et attrapa son vêtement au vol. Il y avait pas mal d'avantages à être le supérieur suprême de l'Eglise. Sa voix calma toutes les conversation et cloua l'attention sur lui, alors qu'il s'avançait vers le centre de la salle.


"Sous le ciel et sous le soleil, salut à vous, Baron. Puis-je vous proposer d'être votre partenaire pour aujourd'hui ? Ce sera sans doute plus instructif pour cette jeune assemblée... Et plus divertissant pour nous deux."

Une telle proposition ne se refusait pas. D'ailleurs, Emile n'allait sûrement pas rater une occasion d'occire Uriel, furent-ils amants. La mort du marquis pourrait créer un chaos bien assez grand pour faire jouir ce malade. Il fallait rester prudent. Très prudent. Aux mouvements de ses doigts, Uriel sentit les ombres dans la salle. Il entendait également les coeurs battre, mais la magie du Sang allait rester hors d'usage pour cette fois. Il était inconcevable, et très peu prudent, de s'en servir devant un tel public. Tout ceci devait rester en secret. S'inclinant légèrement, les bras prêts à se mettre en mouvement, Uriel ajouta :

"Ouvrez donc la danse, Baron..."

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Dernière édition par Uriel D'Arken le Jeu 6 Oct - 6:27, édité 1 fois
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Émile Paole

Émile Paole

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MessageSujet: Re: C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]   C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmptyJeu 6 Oct - 6:19

Une chose que je ne supportais pas, et qui n'avait pas le moindre rapport avec ma prétention — amplement justifié, selon moi —, c'était ces abominables rats qui non sans fascination et crainte, m'observait béat et sans envergure. Une démonstration de ma force ? Je n'avais jamais eu le souci de le faire, mon ombre, mon nom, et simplement ce corbeau éternellement posé sur mon épaule le laissait présager. Je n'étais pas un être humain, j'étais un loup ayant volé l'enveloppe d'un homme, et ce n'était pas ces novices qui pourraient affirmer le contraire. Bien des personnes m'avaient vu cruel et impassible, bien des personnes n'avaient survécu à une confrontation avec moi, il n'y avait que ce cloporte de Mist qui y était parvenu. Et encore, si je le croisais de nouveau, il ramperait à mes pieds, agonisant, les yeux crevés, sa punition pour être né infirme. Les prunelles étaient braquées sur moi, attendant encore et encore que montre mon nouveau pouvoir, un don pareil ne s'acquiert pas comme ça, cependant je ne pouvais pas leur promettre qu'ils allaient rester en vie. Je manipulais cette Danse encore maladroitement, au point que la première fois que je l'avais utilisé, j'avais manqué de tuer Halburn, et pour une fois, c'était réellement un accident.

Mouillant mes lèvres, la main levée vers mon visage, je contemplais les deux prothèses en argent, finement travaillé comme une bague armure qui remplaçaient mon index et mon majeur. Je poussai un soupir, contemplant cette chair abîmée, pâle, et qui pouvait trahir ma véritable nature, pas celle de ce titre, pas celle de ce père qu'on m'avait donnée. Une ombre passa sur ma figure, et retournant mon attention sur les trois imbéciles, je tiquai : un coin de ma lèvre se releva pour se baisser une seconde après. Mordillant ma langue, sentant sur mon épaule les serres de l'Onyx se resserrer, je fis un pas, tentant d'effacer de mon esprit cette assemblée d'abrutis. Je n'aimais personne, et personne ne m'aimait, je méprisais le monde, et je me faisais haïr des victimes, ainsi que des bourreaux que je pouvais vaincre. Je fis un autre pas, et refermant lentement ma main en un poing, j'allai fermer les yeux lorsqu'une voix claire brisa les quelques murmures qui secouèrent l'assemblée. Comme eux, et dans un même mouvement, je cherchais des yeux la petite silhouette blonde qui ne tarda pas à se découvrir dans la foule. Je ne répondis pas tout de suite à Uriel d'Arken, le fixant avec mon impassibilité habituelle, et je me contentai de hocher la tête.

Malgré les années, malgré notre colère, et malgré nos forces, nous n'avions jamais eu l'occasion de se mesurer à l'autre, on dirait que tout allait changer à cet instant. Vaincre des novices tremblant déjà de peur devant moi, je n'y voyais guère d'intérêt, d'Arken était un adversaire puissant, et seul un imbécile remettrait ça en doute. Et j'étais peut-être fou, mais un idiot, un fou capable de raisonner avec froideur, et qui dans un mouvement presque nerveux, déjà victime de ses pulsions, jeta la chemise noire qu'il portait. Je la roulai en boule, et torse nu, j'émis un son rauque qui n'avait rien d'humain, alors le corbeau sur mon épaule caressa ma joue de son bec pour battre trois fois des ailes et s'élever dans les airs. Remuant les épaules, tentant de délier un peu mes muscles, j'approuvai encore silencieusement ses paroles, et d'un signe de la main, je « demandai » aux imbéciles de s'écarter. Au moins, même si la santé du Haut-Prêtre était lunatique, je n'aurais pas besoin de retenir totalement mes coups. Il était malade, certes, mais j'étais certain que même si je me laissais aller sans retenir ma force, il aurait bien plus de chance de survivre que les idiots qui nous fixaient, admirant le petit homme blond, se réjouissant du combat à venir.

Je poussai un soupir et laissant mes bras retomber le long de mon corps, fermant le poing, je me rendis à un monde aveugle. Le Haut-Prêtre était un Magicien, et moi un guerrier de l'Ombre, pourtant j'avais envie de l'affronter sur « son propre territoire ». Je commençai donc avec ce Nouveau Don, la Danse du Loup et du Corbeau, pouvoir que j'expérimentais encore assez peu, les gens mourraient trop vite. Et faisant peu à peu le vide dans mon esprit, je goûtais à ce monde sans saveur, sans son, un monde où même mes pensées ne frappaient pas mon crâne, un monde où les sens disparaissaient. Il me fallut quelques secondes, et raides comme un cadavre, je m'abandonnai à la transe, tandis que sous mes pieds, mon ombre se déformait pour grossir et ressembler à des plumes de corbeau. Et lentement, ces « plumes » s'élevèrent dans les airs pour se transformer de nouveau et foncer sur le Haut-Prêtre. Vives, rapides, brutales et violentes, elles semblèrent douées de volontés propres, et comme un oiseau, elles volèrent pour terminer leur course effrénée sur le Haut-Prêtre. Mon esprit ? Il ignorait ce qu'il se passait, l'Ombre coulait dans mes veines, l'Ombre encerclait mon coeur, et elle me donnait la force. Le combat ne faisait que commencer.

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Alchimie de la Douleur...

Le Corbeau Blanc :

Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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MessageSujet: Re: C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]   C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmptyJeu 6 Oct - 11:22

L'albinos n'avait pas envie de faire la conversation. A eux deux, ils représentaient très bien leurs professions. Certes différentes, mais logées à la même enseigne : le guerrier et le magicien, l'inquisiteur et le prêtre. Celui qui frappe et celui qui prie. Le fort, le solide et le fragile, le délicat. Tous deux entraînés dans un seul but : tuer au service de l'Ombre et de l'Empire. Bien entendu, un seul des deux était un vrai fanatique. Un seul faisait preuve d'une Foi inébranlable. L'autre était un mécréant utile.

Si les inquisiteurs n'apprenaient pas vraiment comment combattre un prêtre (ni vice-versa), il fallait dire que ce duel pouvait se montrer intéressant pour le côté spectaculaire. En général, le clergé et l'Inquisition punissaient eux-mêmes leurs dissidents. En somme : Uriel ne faisait que rarement face aux épées et Emile n'avait rien d'un sorcier. Pourtant... Il ne parla pas, mais donna son accord pour le duel et fit signe au spectateurs de reculer. Les deux hommes allaient pouvoir s'affronter. Et, si Emile avait besoin d'autant de place ce n'était pas pour simplement manier son épée. Pour ça, il y avait assez d'espace. Une dizaine de duels d'inquisiteurs pourrait se dérouler là, en même temps sans que les uns ne touchent les autres. Il y avait autre chose, la magie, le don que l'Ombre octroyait aux plus forts. Les forts sont toujours les élus de l'Ombre, Elle ne connaît que la Loi de la force.

Légèrement penché vers l'avant, un bras devant l'autre derrière lui, Uriel observait ce qui se passait. Un carreau d'arbalète pourrait atteindre Emile, avant que celui-ci n'ait le temps de se concentrer. Il était, en apparence en tout cas, vulnérable durant quelques secondes. Le Haut Prêtre attendit. Le but n'était pas d'abattre son adversaire aussi vite. Ils se devaient de montrer un beau combat. Pour eux et pour le public présent. Voyant les plumes se former, le marquis crispa ses doigts. La première attaque fut foudroyante, mais il eu le temps de se préparer, lui aussi. Tant qu'à faire, il voulait tester une nouvelle technique, lui aussi. Chacun de ses doigts forma un fil d'ombres. Dix furent formés ainsi et arrivèrent devant lui pour former un filet. Chaque ligne noire se déplaçait pour parer les coups des plumes, laissant un espace d'environ un mètre (au moins) entre le petit blond et l'énergie assaillante.

La vivacité et l'ingéniosité des plumes étaient impressionnantes. Ce n'étaient pas de simples projectiles. Derrière eux, Uriel voyait Emile, concentré. Sans doute quelqu'un pourrait arriver dans son dos et l'égorger... Mais lui, sa cible, n'avait aucune chance d'arriver à lui, avant de se débarrasser de ces obstacles volants. D'autant plus que ses contre-attaques furent parés assez aisément. Les files étaient peut-être efficaces, mais pas contre une telle nuée de plumes... Uriel changea donc de stratégie. Le filet devint une surface homogène et lisse, un bouclier des plus classiques mais, soutenu par la volonté du Haut Prêtre, pratiquement indestructible. A l'intérieur, il pouvait méditer la marche à suivre. Sous les regards fascinés de l'assemblée, aucunement capable de mener un duel pareil, Uriel laissa les plumes heurter sa protection à volonté, alors que celle-ci grossit, aspirant les ombres de toute la salle. Sa zone de sûreté s'agrandissait à vue d'oeil. Enfin, la bulle devint un mur, séparant les deux hommes.

Au prix d'un effort croissant, le blond poussa le mur en direction d'Emile, le courbant à ses extrémités. Vu la largeur de cette protection, toujours plus puissante et toujours dévorant les ombres environnantes, il était difficile pour les plumes de passer. L'une d'elles la contourna néanmoins, avent de foncer en direction de la tête du Haut Prêtre. L'esquive fut remarquable, mais trop lente. Pendant une seconde, Uriel ne sentit rien. Puis, la douleur lacéra sa joue. Dans un geste fluide, digne d'un grand sorcier, il envoya son bras à la poursuite de la plume qu'il écrasa, fermant le poing. Avant cela, sa main effleura sa joue dans un instant imperceptible. Sa blessure se referma aussitôt. Si quelqu'un avait vu du sang, il était sans doute en train de se dire que sa vue le trahissait. Personne ici ne connaissait l'étendue de la folie et des expériences du petit homme. Il ne devrait pas abuser de ce pouvoir, au risque de perdre le contrôle de lui-même, mais il était hors de question de sortir d'ici avec une cicatrice sur la joue. Comment en expliquer la disparition le lendemain à peine ? Ce serait une trop grande gêne.

Reprenant ses esprits et ses mouvements, Uriel reprit le contrôle du mur, qui s'effondrait déjà, et poussa encore vers Emile, prêt à l'enfermer dedans avec ses plumes et le broyer, plutôt que de le laisser lancer des assauts plus coordonnés. Après tout, le piège ne s'était pas encore refermé. Si le baron sortait un peu de sa transe, il le verrait et pourrait ordonner à ses plumes de s'éloigner de lui pour attaquer massivement un Uriel désarmé, concentré sur son piège et ses extrémités.

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MessageSujet: Re: C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]   C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmptyJeu 6 Oct - 19:36

Des attaques encore et encore, violentes, brutales qui tentaient de toucher le Haut-Prêtre, mais moi-même je ne sus si je l'avais touché un moment où un autre. Le monde dans lequel je m'enfonçais n'était fait que de noirceur, le silence régnait en maître, et je ne m'entendais même plus respirer, je ne me sentais même plus vivre. Rien n'était palpable, c'était le néant, le vide grisant, mais je n'avais pas à me demander qui j'étais et pour qui je vivais. J'étais une statue qui n'avait plus d'âme, car celle-ci se mouvait sur le Haut-Prêtre, le prenant d'assaut, attaquant encore et encore, portant une offensive presque maudite contre celui qui tenait l'Ordre entre ses mains. Je ne voyais pas non plus ce qu'il allait faire, je ne vis pas cette forme sombre qui le protégea bientôt de mes coups, mais comme mue par un instinct animal, mon ombre se glissa effectivement derrière lui. Un monde aveugle, un monde sourd, un monde muet, voilà ma prison, et ma menace présence devenait de plus en plus pâle et fragile. Émile Paole affrontait son Excellence, l'Inquisiteur le plus fort attaquait le Mage le plus puissant de l'Empire, la force brute et la force de l'esprit se mesuraient l'un contre l'autre.

Et pourtant, ce n'était pas moi qu'Uriel avait pour adversaire, mais simplement mon ombre, je n'étais plus sur terre. Le néant m'agrippait et je m'abandonnais volontiers à lui, levant les bras pour me laisser tomber dans cet abîme de vide, ce dantesque lieu de perdition qui pourtant me donnait du repos. Et le loup ne flairait pas la menace, occupée comme il était sur sa propre personne, il ne voyait guère le mur s'avancer sur lui, ombre gigantesque qui n'avait qu'une seule envie : l'enfermer, le posséder, le séquestrer pour mieux le broyer en un seul coup. Je ne percevais rien, et je ne pouvais rien deviner de ce qui était en train de se passer, un murmure secoua l'assemblée de novice, tandis que mon oiseau posé plus loin émit un croassement nerveux. Les ombres elles, ces plumes noires aussi maudites que moi attaquaient encore et encore, mais la plupart se contentaient de ricocher sur le mur, et brusquement parfois, elles retournaient vers moi, comme un serpent effrayé. Le mur fonçait toujours sur moi, l'ombre du petit blond, allait-il me porter un coup d'estoc fatal ? C'est qui se serait sans doute passé, s'il n'avait pas été là. Un corbeau gémit dans la foule de murmures, et des plumes tombèrent sur le sol.

Avais-je déjà expliqué que ce sort, je commençais tout juste à l'apprivoiser et que je ne le contrôlais pas encore à la perfection ? Sans doute, eh bien... avais-je ajouté que je ne connaissais pas encore le moyen de sortir moi-même de cette transe ? Car en cet instant, Émile Paole l'albinos était une statue blanche pleine de sueur, mon dos était trempé, mes cheveux plaqués contre mes tempes, et mon coeur battait de moins en moins vite. Et pourtant, la défaite aurait pu rester en travers de ma gorge, si un corbeau n'avait pas foncé sur moi, furieux, désireux de protéger encore un peu son maître. Des ailes sombres s'éclatèrent contre les parois, tentant de passer et d'échapper au mur, l'Onyx croassa de sa voix rauque et odieusement humaine. Cependant, je ne me réveillais pas, j'étais happé par le néant, alors ouvrant son bec, l'oiseau fondit sur son maître pour frôler ma joue. Si Uriel avait pu faire disparaître la douleur comme la blessure, l'oubliant comme un oublie un vieux jouet, ce ne fut pas le cas pour moi. Un filet de sang glissa sur ma joue, et lorsque ce liquide si précieux et chaud brûla ma chair, je rouvris soudain les yeux. L'Onyx volait au-dessus de ma tête, couinant, soudain hystérique, et mettant de nouveau un pied dans la réalité, je manquai de peu de me faire broyer par le mur. Car ce dernier se renferma sur le vide, et il ne resta de moi qu'une plume perdue de mon corbeau.

Je me retrouvai à quelques pas seulement de l'oeuvre d'Uriel, le souffle haletant, je peinais à entendre, comme je peinais à contempler le monde. Mes sens ne m'étaient pas encore totalement rendus, et ce que je voyais du Haut-Prêtre était une silhouette immaculée, mise en valeur par une chevelure blonde. Sans ses cheveux de blonds et sa taille, je n'aurais ne pas le reconnaître, comme je ne reconnaissais pas les visages tournés vers nous. Mordillant mes lèvres, refusant de baisser la garde pour un simple moment de faiblesse, je me saisis de mon épée. Et là, alors que la chaîne de Nicolaï griffait ma poitrine, je fonçai en hurlant sur Uriel, comme si j'étais soudain pris d'une rage folle. J'essayai de noter dans mon esprit toutes les informations que je pouvais faiblement capter, et soudain, sans laisser le temps à l'homme de m'attaquer, je disparu pour me retrouver — par erreur — dans la masse d'élèves. J'avais mal calculé mon coup, mais ça sembla suffire pour me laisser la possibilité d'attaquer le petit blond dans le dos. Un vrai combattant ne connait pas la loyauté, seulement le goût de la lutte, et sa survie.

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MessageSujet: Re: C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]   C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmptyJeu 6 Oct - 20:33

Tout se déroulait assez rapidement, bien que ce n'était pas encore la vitesse d'un duel classique. La règle du "frappe avant d'être frappé; tue ou tu seras tué" faisait que chacun frappait vite et fort, histoire de blesser ou tuer l'adversaire le plus rapidement et, surtout, avant que celui-ci ne le fasse. Ici, bien qu'aucun des deux protagonistes ne pleurerait l'autre, il était question d'une démonstration, d'un entraînement public. Les deux hommes avaient certes des réputations à maintenir et devaient se montrer à la hauteur. Mais ce n'était pas bien dur. Déjà l'ouverture du duel était remarquable et digne de leur rangs. Et ça continuait.

Le petit blond était si concentré qu'il ne constata pas tout de suite la disparition de sa cible. Une fois le piège renfermé, il regarda le monde plus clairement, reprenant son souffle. Emile n'était plus à sa place, alors qu'il devait se retrouver coincé dans un aquarium d'ombres, noir et froid, exposé à la vue de tous, hors d'état de nuire à son adversaire. Pire encore, il n'était pas dans le champ de vision du Haut Prêtre non plus. Relâchant complètement son emprise sur le mur, Uriel tourna la tête. Pour voir, au dernier instant, qu'un inquisiteur blanc, au torse meurtri et parsemé de cicatrices plus ou moins anciennes, fonce droit sur lui, épée au poing. Il faut avouer que, sans le cri de rage, le prêtre n'aurait peut-être pas tourné la tête dans la bonne direction ou le ferait-il plus (trop ?) tard
.

"Impressionnant..." - murmura-t-il.

Plus rapide dans sa légèreté et fragilité, Uriel esquiva le coup, usant du voyage ombreux. Emile connaissait la technique lui aussi, ce qui expliquait d'ailleurs très bien sa disparition d'avant... Mais le blondinet eut le temps de la perfectionner plus que cela. Sa vision était nette, il n'avait pas encore eu à utiliser un sortilège puissant. Du coup, pour une fois, il avait un avantage physique sur Emile. Sans doute cela n'allait pas durer. Mais en attendant, le blond esquiva plusieurs coups, sans quitter son bel adversaire des yeux. L'albinos et son corps en mouvement lui rappelait de beaux souvenirs. Sauf que là, ils n'étaient pas seuls.

Une grande décharge de magie pourrait probablement immobiliser le baron Paole et le vaincre, par la même occasion, mettant un terme à l'affrontement. Une situation qui n'était toujours pas souhaitable. Les coups de l'inquisiteur étaient précis et terribles. Un seul d'entre eux avait de quoi décapiter trois hommes. Hors de question de se faire toucher, sous peine d'un décès violent et immédiat. Uriel n'eut encore jamais à guérir une gorge tranchée et il ne voulait pas essayer sur soi-même. D'ailleurs, il était temps qu’Émile esquive aussi. Après tout, personne n'a dit que le Haut Prêtre ne devait pas se défendre. Se lançant en arrière, Uriel s'éleva dans les airs, porté par ses ombres. En apparence, il sautait très haut et au ralentit. Au point culminant de ce saut, il avait entre ses mains un bon amas d'ombres. Souriant vicieusement à Emile, il les lança de la même façon qui arracha son bras à ce fou d'Olivier Bella. De véritables petites foudres noires quittèrent ses doigts pour venir frapper Emile et tout autour de lui. Probablement, quelques traces dans la pierre allaient rester. A moins que l'inquisiteur amortisse tout avec son corps... Mais dans ce cas, il n'allait pas rester grand chose de lui. Il avait intérêt à être rapide et pas trop aveugle.

Uriel se posa au sol, plus loin et envoya un projectile, vaguement sphérique et donc contondant, en direction de l'albinos. Pourquoi pas, après tout ? Peut-être que cela allait l'envoyer contre le mur, sans lui faire de mal ? Il fallait essayer. Ils étaient là pour s'amuser et pour mesurer la force de l'autre. Emile Paole voulait, à plus ou moins long terme, le chaos et la mort d'Uriel... Il valait mieux qu'il sache que ce n'est pas pour tout de suite...

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C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] Ezhekiel C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] ZeligC'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmileC'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] UlrichC'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] Lao
C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] Chat10C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] 00410C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] 00310C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] 00212
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Émile Paole

Émile Paole

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MessageSujet: Re: C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]   C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmptyJeu 6 Oct - 21:33

Un murmure s'éleva dans les airs, un simple murmure que sans doute peu de personnes avaient perçu. Moi-même, j'avais eu du mal à prendre goût à sa réalité, car le monde que je connaissais était bien différent de la réalité, si bien que la voix de d'Arken aurait pu être un fruit de mon imagination. J'avais cru entrapercevoir ses lèvres bouger, mais mes yeux ne voyaient plus rien, hormis des ombres dominant tout. Combien de temps allait-ce durer ? Je ne savais pas, et malgré cette faiblesse, je restais fort et méfiant des coups de mon adversaire. Car mon épée en main, mes doigts la serrant comme une serre, je la soulevais selon mes mouvements, et avec célérité et puissance, je tentais de l'abattre sur Uriel. Cependant, ma vue tâchée de noir, mes oreilles assourdies par la transe me trompaient parfois, ou bien comprenant qu'il avait l'avantage sur moi, d'Arken en tirait partie ? Mordant ma lèvre, le visage toujours impassible, le regard troublé par la fièvre, je continuais pourtant, et peu à peu, mes coups redevinrent aussi précis que l'archer perçant les nerfs de sa proie avec une précision d'aigle. Et ce fut pour cette raison, cette terrible et ennuyeuse faiblesse que je frappais plusieurs fois l'air, avant de relever la tête sur la silhouette blanche du Haut-Prêtre qui à mon grand étonnement se retrouva au-dessus du sol.

Depuis quand les Sages de l'Ombre pouvaient-ils faire ceci ? Perplexe, sans voir d'où mon ennemi pouvait tirer sa force, je m'arrêtai sans pour autant reculer. Je préférais attendre, le corps tendu, les muscles raides, la main douloureuse, l'esquive aurait été sans doute plus prudents, mais justement... un homme avisé pourrait le comprendre, et le piège se refermerait sur moi. Je m'étais seulement penché en avant, la sueur glissait sur mon front, puis dans mes yeux qui ne tardèrent pas à me picoter, et d'un geste enragé, je frottai mes paupières douloureuses. L'espace d'une seconde, mon masque impassible se fissura en sourire : peu à peu, lentement, je retrouvais mes sens. Et là, je pus voir les Ombres danser entre les mains blanches du Haut-Prêtre, m'attardant plus sur celles-ci que sur son rictus perfide, car elles seules me donneraient des informations sur ce qu'il comptait faire. L'Onyx profita de ces quelques secondes de répits pour venir se poser sur mon épaule, il frotta sa tête contre mon cou avant de fondre sur le plafond, et mon épée plantée dans le sol, j'émis un petit sifflement lorsque je le vis m'attaquer. Sur le moment, je me pliai en deux dans l'intention de me protéger de tout ça, sans bouger, attendant de les entendre éclater contre le sol de la salle, croyant que ce n'était rien d'autre qu'une pluie d'ombre, une averse déchaînée qui prit pourtant le loup comme cible.

Ce fut lorsque je sentis une ombre frôler mon bras que je relevai la tête pour observer tout autour de moi l'averse d'Ombre, je reculai alors de quelques pas, quand en grondant, je fondis de nouveau sur Uriel. Non pour lui porter un coup cette fois-ci, mais bien pour le gêner dans son attaquer, et me mettre d'une manière un peu tordue à couvert en rentrant par exemple dans sa zone à lui. Pourtant, je ne pus m'approcher davantage et gardant mon épée, je roulai sur le côté pour éviter de me faire trancher le tronc. Mes coudes cognèrent contre la surface dure, et me relevant, je vis d'Arken former une chose plus ou moins ronde, et noire évidemment. Les novices eurent au moins le bon sens de s'écarter, comprenant là que le danger pouvait les guetter tout autant que moi. Plus rapidement pourtant, il l'envoya contre moi, et comme tantôt, j'eus juste le temps de me plier en deux pour me prendre le moins de dégâts possible. Mon dos frappa brutalement le mur qui craqua sous mon poids, mais ça ne suffit pas pour me faire plier les genoux. Bien au contraire, car je restai encore debout, la tempe pleine de sang. Haletant comme un animal en chasse, le corps tendu, les muscles contractés, je passai mon pouce pour respirer l'odeur de mon propre sang, c'était comme offrir un jouet à un enfant. Bien évidemment, je ne goûtais pas à mon sang, mais l'odeur me suffit pour appeler toutes les pulsions.

Que se passerait-il, si je faisais saigner le Haut-Prêtre ? Quelle odeur l'ombre et son sang auraient alors ? Je voulais connaître cet arôme. Et brusquement, la main crispée sur mon épée, je la lançai sur Uriel qui revenu sur terre put voir la lame immaculée fondre sur lui, et je me concentrai à nouveau. Je me mis moins de temps que la première fois, et je connaissais l'inconscience de mon acte : je venais à peine de recouvrir mes sens, et j'allais les perdre de nouveau. Une main moite posée sur le mur, mon ombre grandie sur la pierre pour grimper sur le plafond, se nourrissant de mon énergie et du reste, les plumes coururent dans la salle pour cette fois-ci encercler le Haut-Prêtre. Je poussai rarement ce pouvoir jusque-là, mais je voulais au moins sentir une goutte de son sang tomber sur le sol salle du monastère. Les plumes noires glissaient sur le mur, presque sensuellement et déjà quelques-unes se détachèrent pour tourbillonner autour de ma proie.

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Uriel D'Arken
Mort(e) tragiquement

Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]   C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmptyVen 7 Oct - 7:53

La constitution d'Emile était bien celle d'un inquisiteur. Uriel serait au bord de l'agonie (sinon mort) s'il venait à encaisser un coup pareil. Certes, les formes arrondies étaient utilisées par les prêtres lors d'entraînements de base et d'interventions visant à ramener des prisonniers vivants. Mais son petit corps fragile, avec ses poumons malades ne lui permettrait pas de tenir le coup. Heureusement, ce n'était pas encore à lui de subir ce genre d'attaques. Le regard fou, Emile se redressait vite et bien. Il était vrai qu'il n'allait pas lâcher l'affaire comme ça. Le duel se devait de durer encore un peu. Le sang à la tempe de l'albinos parvint également jusqu'au sens du Haut Prêtre. Ce dernier se lécha les lèvres et déglutit difficilement. Il était tellement tenté de s'emparer du sang d'Emile Paole... D'en prendre le contrôle, d'en boire, là tout de suite devant tout le monde...

Non ! Seul Zélig faisait ce genre de choses. Lui, il était encore capable de discrétion. Mais l'odeur du sang était tout bonnement délicieuse. Les battements des coeurs environnants devinrent plus intenses, il les entendait de plus en plus distinctement... Et il savait qu’Émile aimerait bien le voir saigner... Il voulait voir tout le monde saigner, ses adversaires autant que ses amants. Uriel avait eut la bonne idée de correspondre aux deux catégories...

Ce qui suivit s'apparentait nettement plus à la folie qu'au simple exercice d'un nouveau pouvoir. Pour la seconde fois en quelques minutes, Emile se servait de son sort personnalisé. Cette fois, Uriel comprit la manoeuvre à temps, mais n'y crut pas tout de suite. De telles dépenses d'énergie étaient malsaines et surtout dangereuses. Il espérait que l'albinos savait ce qu'il faisait. Le Haut Prêtre écrasa la première plume dans sa main. Mais il n'allait pas pouvoir le faire avec toutes. Un tourbillon se forma bientôt autour de lui, dansant comme au gré d'un vent doté d'intelligence et fendant sur lui de temps à autre. Un nouveau bouclier ? Une technique peu efficace, fut la rapidité d'Emile. Elle ne servirait qu'à le protéger, sans conférer de possibilités d'offensive. Lequel des deux était-il le plus fou ? Uriel D'Arken décida de vérifier... Ses gestes devinrent plus saccadés, difficiles à exécuter aussi. Son esprit affrontait directement celui du baron. Huit plumes sont passés sous le contrôle du prêtre. L'inquisiteur était très puissant, cela ne faisait plus aucun doute. Pris par surprise, Uriel risquerait bien de laisser sa vie dans un combat contre lui. Mais là... Il la risquait quand même. Mais ses nouvelles plumes se mirent à lui obéir.

Contrairement à Emile, le blond n'était pas dedans, il les contrôlait grâce à sa manipulation, à ses gestes. Du coup, il était moins vif, devait penser chaque mouvement. Au moins, il ne devait pas maintenir l'existence et la forme des plumes. Emile s'en chargeait pour lui. La fin de la transe liquiderait les armes des deux hommes. Uriel accomplit deux de ses objectifs : il prit à Emile une partie de son pouvoir pour ensuite déplacer le terrain de bataille entre eux deux. Il ne voulait pas de plumes dans son dos. Les petites lames noires s'affrontaient donc entre un homme inconscient et l'autre qui aimerait bien l'être pour arriver à un tel niveau de maîtrise. La transe... L'union totale... Uriel ne l'obtenait que lors de sa méditation. Mais là, il n'avait vraiment pas le temps pour s'agenouiller et prier pendant de longues minutes. Du coup, il lui fallait trouver une parade pour atteindre Emile, avant que les plumes de ce dernier ne l'atteignent... Ce n'était qu'une question de temps. Il utilisa donc une technique vieille comme le monde. Celle du tapis. Lentement (la volonté d'Uriel était concentrée sur la défense) des ombres rampèrent sur le sol vers les pieds de l'albinos. Normalement, il était possible de faire ce tour avec l'ombre de l'adversaire, mais celle d'Emile était dans les airs en morceaux...

Une fois sous les bottes de l'inquisiteur...

Uriel tira ses bras vers lui, d'un coup sec. Le sol se déroba sous son opposant et les huit plumes qu'il avait en son pouvoir vinrent à lui pour former un bouclier protégeant l'essentiel de son corps. Pas assez probablement vue que, avant de se dissiper, les projectiles d'Emile eurent le temps de lacérer le flanc du petit Haut Prêtre. Ce dernier poussa un cri étouffé. Il supportait mal la douleur. Ce n'était rien de mortel, ça n'allait pas durer. Mais il fallait avant marquer le coup. Grimaçant, se tenant le torse de son bras gauche, Uriel fit un mouvement ample avec le droit et une masse d'ombres cloua Emile au sol. Il ne manquait plus qu'un grand coup musical pour finir ce beau duel qui s'acheva plutôt sur une égalité. Il eut des applaudissements, des murmures impressionnés. Son propre sang hurlait à Uriel de le manipuler et de refermer cette blessure, de faire cesser la douleur. Deux novices se précipitèrent vers lui... Il avait couché avec les deux un soir, il s'en souvenait vaguement. Ils voulait l'aider à marcher, mais il refusa.


"Aidez juste le baron... Et qu'on me laisse seul avec lui après. Ce... n'est pas si grave."

Être le plus puissant est une chose... Paraître en est une seconde. En ce moment Uriel avait l'air très affaibli. Relâchant Emile, Uriel se dirigea vers une salle de repos proche, servant parfois de vestiaire aux novices s'entraînant ici. Il y avait de l'eau, du linge, une table, où allonger Emile. Les deux jeunes hommes aidèrent le terrible albinos et se retirèrent. Avec le flanc dans cet état, Uriel n'avait pas vraiment la force pour les discours inspirés qu'il aimait faire à la fin de ses démonstrations. Une fois qu'ils furent seuls, la porte bien fermée, il murmura une prière et se concentra. Son corps fut de nouveau intact. Mettant de l'eau sur son visage, Uriel passa aussi ses mains dessus et souffla.

"C'était vraiment impressionnant, Emile. Tu m'entends, là ?" - Ses petites mains blanches glissèrent sur le torse blanc et déformé par les cicatrices de son subalterne. Uriel se pencha vers lui, souriant, fit glisser sa langue sur sa joue et souffla encore à son oreille. - "Tu as beaucoup de cicatrices, mon ami... Que donnerais-Tu pour les voir disparaître ?"

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MessageSujet: Re: C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]   C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmptyVen 7 Oct - 17:54

Néant, vide, dantesque , et puis douleur. Soudaine douleur, des muscles se tirèrent, une peau se décharna, et un corps claqua contre le sol avec brutalité. Sur l'instant, je ne sus où j'avais mal, car la souffrance me prenait tout entier, éclatant en moi comme une explosion. Le sang coula sur ma nuque, et lentement, je rouvris les yeux, le monde n'était que noirceur, encore et encore, comme si cette cécité était la parfaite image de son âme déchirée et souillée par les hommes. La fièvre me prenait, et lentement, je sentis des mains m'agripper et me tirer en avant. Il ne fallait pas croire que j'étais dans un moment de faiblesse, il ne fallait pas croire que je ne pouvais pas marcher, mais j'avais encore du mal à sortir de cette transe sans « aide extérieure ». Je n'y arrivais pas moi-même, et il me fallait un peu de temps pour retrouver la réalité, et encore ! Comme tantôt, celle-ci m'apparaissait derrière un voile étrange, aucun ne pourrait le décrire, mais ce voile m'assourdissait et rendait ma vision floue.

Alors les murmures, les applaudissements et la pluie de compliment, je ne pouvais pas les percevoir, et quand bien même ! S'il y avait bien un homme qui n’attachait aucune importance à ça, c'était moi, j'étais vaniteux ? Non, j'étais réalité, ma vanité venait de ma force, et encore peu de gens étaient capables de tenir devant moi, assez longtemps pour trouver un moyen de s'échapper. Et alors que je recommençai à percevoir les sons, je me détachai brutalement de l'étreinte niaise des deux novices, agacé, je retrouvai Uriel dans le vestiaire. J'essuyai de ma paume le sang sur ma tempe et ma nuque, pendant qu'un petit croassement m'indiqua mon oiseau. Ce dernier se posa comme à son habitude sur mon épaule, je laissai d'Arken nettoyer son visage, tout en essayant de fouiller dans mon esprit ce qu'il avait fait pour me clouer aussi violemment sur le sol. L'ennui avec mon pouvoir, c'était cette transe qui faisait disparaître mes sens, une transe lassante, et sortant soudain de mes pensées, je fixai Uriel durant quelques secondes, incertain.

Avais-je entendu ? Il me fallut quelques secondes pour y croire, et surtout me souvenir de sa voix, et de ses mots. Mordant ma lèvre, le laissant m'approcher avec mon regard impassible, il fit remuer sans faire exprès sans doute l'oiseau sur mon épaule. En effet, lorsqu'il me toucha, l'Onyx battit des ailes en émettant un petit croassement étouffé avant de pencher la tête sur le côté, quand il me fit cette soudaine proposition. Ma première réponse fut un simple « hum », sans donner de réelles informations sur ce que je désirais. Je plantai mon regard éclate dans celui des glaces du petit blond, sans le toiser, sans animosité, sans affection, juste de l'indifférence. Les seuls instants où je devenais réellement expressif, c'était lorsque je jouais le Baron Paole, et surtout lorsque je trempais mes mains dans le sang. Que cherchait-il à avoir de moi ? Je haussai finalement les épaules, et croisant les bras, loin d'avoir vu assez longtemps sa blessure pour en constater l'absence, je lâchai :


— Rien.

Un ton sec, sans pour autant être cassant. Juste un mot, quatre lettres, qui définissaient le fond de ma pensée, je poussai un soupir et j'ajoutai pour expliquer ça :

— Rien, car je ne vois pas le moindre intérêt à les faire disparaître.

Et c'était vrai, j'étais un salopard, un sadique, un connard de la pire espèce, un pervers et un anti-conformiste, mais hormis en société, je parlais toujours avec franchise. Je n'avais pas la moindre obsession quant à la beauté, je portais peu d'intérêt à mon apparence, au point de faire disparaître avec une bougie la marque que Mist avait laissée sur mon ventre. Les cicatrices que Sacha était parvenu à me faire, je n'avais pas cherché à les effacer, une Esclave m'avait blessé ? J'avais failli la tuer, et je l'aurais fait, si le Haut-Prêtre — justement — n'était pas intervenu. Elles apparaissaient sur ma gorge, et un peu sur ma mâchoire, le col remonté et personne n'aurait à les voir. Hormis mes partenaires, mais je ne voyais pas de honte à ce qu'on les voit, c'était simplement des cicatrices. Ces stigmates resteraient sur moi toute ma vie, je m'en foutais, je n'étais guère assez superficiel pour criser à cause de ça. Et puis, c'était des souvenirs, pas plaisants, mais des souvenirs comme les deux bagues armures en argent qui remplaçaient mon majeur et mon index. Uriel savait-il qu'il me manquait deux doigts par ailleurs ?

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Uriel D'Arken
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MessageSujet: Re: C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]   C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmptyVen 7 Oct - 21:32

Emile revenait rapidement à lui. Il était bien plus résistant que le Haut Prêtre ne le serait jamais et ne l'a jamais été. Un homme, un vrai, fort et beau. A peine Emile eut-il le temps de se laver le visage, il était déjà conscient. En peu... vaseux, mais conscient. Uriel souriait encore et secouait la tête avec amusement. L'albinos était sec et désagréable, indifférent, mais cela ne perturbait pas son supérieur plus que cela. Il avait l'habitude. Et aujourd'hui, il put voir pourquoi cela valait-il la peine de garder ce monstre envie et sous sa protection. Il était devenu vraiment très puissant. Au point de menacer plus d'un prêtre au combat. Pas tous... Suzume, Zélig et Uriel étaient là pour l'abattre s'il le fallait... Mais il était très fort maintenant.

"Bien... Puisque cela t'est si indifférent d'être plus agréable à la vue des autres... Dommage."

Uriel s'installa sur une chaise. Elle n'offrait aucunement le confort proposé par les meubles qu'il avait habituellement à sa disposition. Néanmoins, son petit corps avait besoin de repos quoiqu'on dise. Bon, il était encore prêt à pratiquer la magie du sang pour se distraire. La guérison miraculeuse de ses côtes fut encore assez aisée et n'apaisa pas entièrement son addiction à ses pouvoirs, mais la calma suffisamment que pour qu'il puisse faire la conversation sans se jeter sur le front d'Emile pour lécher son sang ou faire une autre bêtise de ce genre-là. Secouant ses cheveux blonds, Uriel soutenait le regard écarlate de son... amant ? Adversaire ? Subalterne ? Un peu des trois sans doute sans qu'aucun des termes ne puisse être utilisé seul. D'un air faussement distrait, le petit prêtre en blanc reporta son attention à autre chose et changea de sujet de conversation.

"Tu as été particulièrement efficace, Emile... Tu m'as touché à deux reprises. Certes, ce ne fut pas mortel, mais je suis impressionné."

Comme preuve de ce qu'il avançait, Uriel tira sur sa chemise pour montrer à son interlocuteur la déchirure dans le tissu, tâché de sang, dévoilant la peau pâle et douce, intacte, du Haut Prêtre. Il s'en amusait sérieusement. C'était tout bonnement jouissif de manipuler le sang, d'être si proche de l'Ombre, de la toucher, de la caresser, de la prier pour qu'elle fasse ce qu'il désire... Prodigieux ! Depuis des générations, aucun prêtre n'eut un pouvoir similaire. Cela dit... Peut-être était-ce une bonne chose. Après tout, le débat théologique restait ouvert au sein des ecclésiastiques. Bref, Emile n'allait sûrement pas en mener avec lui. Après avoir soufflé quelques minutes supplémentaires, le blond se releva et se rapprocha d'Emile pour faire encore glisser ses mains sur le torse de l'albinos, contemplant son corps musclé et puissant. Que pourrait-il accomplir, lui, avec une endurance pareille ? Avec autant de résistance physique ? Mais il ne les avait pas. Du coup, il pouvait juste dispenser des conseils à l'inquisiteur.

"Je dirais que la prière et la méditation sont la solution aux points faibles de ton pouvoir... Tu dois le maîtriser de façon plus consciente. Si Tu étais vraiment en communion avec l'Ombre, Tu sentirais ma dernière attaque venir. Or, j'ai su te piéger de la façon la plus enfantine qui soit... Bien que ce ne fut pas sans mal."

Il sourit encore, faisant un geste en direction de sa chemise abîmée. Ses mains atteignaient les épaules d'Emile. L'albinos avait ce quelque chose d'attirant. Bien qu'Uriel n'avait pas envie de lui, pas entièrement, il voulait sentir sa présence. Mais il était en mesure de constater que les cicatrices enlevaient pas mal à la splendeur de ce torse. Il y en avait trop. Une ou deux donnaient un bon effet. Mais entre brûlures et les traces du passage de Mist... Emile perdait pas mal de points.

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MessageSujet: Re: C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]   C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmptyVen 7 Oct - 22:58

Sans doute sans le savoir, d'Arken venait d'illustrer la parfaite image de notre société : le paraître. Qu'importe qu'on soit pourri, dès l'instant qu'on possédait une belle apparence, on était pardonné. Les gens ne s'attachaient jamais à l'âme, ils moquaient bien de savoir si le pauvre bougre défiguré était un être généreux et foncièrement bon, non. Il possédait une figure laide, alors il était détesté. Contrairement au Haut-Prêtre, j'attachais peu de choses à la beauté, ce n'était pas ça qui me touchait, qu'on soit terrible ou sublime, l'humain restait pour moi une horreur dans sa simple existence. L'Ombre représentait la perfection, mais je n'étais pas plus attiré par cette notion que par d'autres, j'étais indifféré aux formes de pensées humaines habituelles. L'amour ? Ha... j'avais l'âme d'un pauvre imbécile amoureux ? La Haine ? C'était une passion violente, brutale, et qui venait des tripes, je haïssais comme je baisais, je haïssais comme je vivais, et c'était la Haine qui avait fait de moi ce que j'étais aujourd'hui. Nicolaï n'était qu'un pauvre con, un sombre libertin qui oubliait qu'être Inquisiteur n'était pas de tremper ses mains dans le foutre, et de fumer de l'opium à longueur de journée, au moins je lui avais offert une mort plus douce que le reste.

Je haussai donc un sourcil, lorsqu'Uriel me complimenta, seulement deux fois ? Songeai-je tout en fixant la blessure absente du Haut-Prêtre, bien... me montrait-il ce pan de vêtement déchiré pour illustrer ses propos ? Ou bien pour me montrer que sa blessure avait disparu, et que j'étais loin de l'atteindre ? Qu'importe la raison, le fait était là : sa blessure n'avait pas existé, ou bien... j'ignorais tout de la Magie du Sang, je ne connaissais même pas ce nom, alors je haussai mon second sourcil de surprise, avant de les froncer. Seul le corbeau sembla porter un réel intérêt à ça, un oiseau capable de comprendre des choses aussi humaines ? Et pourquoi pas ? C'était bien lui qui m'avait sorti de la cage, enfant, quand j'étais encore faible et apeuré par la cruauté des hommes. Passant une main lasse dans ma chevelure, encore las de ce Don que j'utilisais à outrance, non pas par folie... mais bien pour me mettre dans des situations difficiles : j'étais l'Inquisiteur le plus puissant que l'Église pouvait posséder. Dans ce groupe de clébards, personne ne serait en mesure de me blesser, alors me tuer ? Ne rions pas de leur faiblesse, je n'étais pas un homme après tout. Certes... les Prêtres me restaient supérieurs, mais pas tous, et pourtant, ce n'était qu'une question de temps pour qu'un jour je puisse les surpasser, eux aussi. Zélig aurait peut-être une chance contre moi, il était certes fort, mais il ne savait pas raisonner, c'était un crétin finit. La force seule ne suffisait pas, il fallait utiliser son cerveau, chose dont je remettais en cause l'existence avec cet homme-là. Et puis, un accident avec des enfants pouvait si vite arriver...

Nouveau froncement de sourcil, quand de nouveau, Uriel d'Arken posa ses mains sur mon torse, certes abîmé par les cicatrices. Ce n'était pourtant qu'un corps, un instrument, rien de plus. Mordillant ma lèvre inférieure, car mon corbeau venait de passer sa tête dans mon cou, seul geste affectueux que j'acceptais de recevoir, non pas de sa part, mais de tous ceux qui me côtoyaient, il pinça le lobe de mon oreille avant de redevenir stoïque. Je hochai lentement la tête, écoutant les conseils du Haut-Prêtre, la méditation ? Je priais peu, voyant ça comme une chose ennuyeuse et sans le moindre intérêt, mais je devais passer aussi par là. Perdre ses sens, c'était assez ennuyeux, et je mettais du temps à sentir la douleur, lorsqu'on me touchait. Passant mon index sur la tête de l'Onyx, je répondis :


— Habituellement, je suis plus orienté au corps à corps, mais essayer une méthode de combat est une bonne chose : varier ses attaques, diversifier ses postures, c'est savoir surprendre son adversaire.

C'était aussi une autre des différences entre Uriel et moi : sa faible stature, sa santé fragile l'empêchait de se battre comme moi, et puis surtout il était Prêtre de nature, le combat rapproché lui semblait plus le défavoriser. Et contrairement à lui, je pouvais foncer sur ma proie pour la déchiqueter. Je n'étais donc pas encore accoutumé à défendre la distance qui me séparait de mon adversaire, sans doute devrais-je songer à créer une sorte de bouclier comme d'Arken pour me protéger. Je pouvais bien me prendre un coup mortel dans le dos, ça ne me tuerait pas, pas moi, mais avoir cette faiblesse n'était pas acceptable pour mon orgueil.

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Alchimie de la Douleur...

Le Corbeau Blanc :

Je suis qu'un fou de plus dans un monde completement fou peuple d'autres fous.

Osez m'approcher et ce sera une mort demente que vous connaitrez.

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Uriel D'Arken
Mort(e) tragiquement

Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars. [PV Emile]   C'était le beurre de la meilleure qualité existante, plaida humblement le Lièvre de Mars.  [PV Emile] EmptyLun 10 Oct - 20:10

Uriel D'Arken se détacha d'Emile et alla vers la fenêtre donnant sur la cour du Monastère. La journée était toujours bien belle, le soleil était un peu moins haut dans le ciel, mais sinon rien n'avait réellement changé. Le monde continuait son existence, même si quelques dizaines de personnes venaient de voir un magnifique duel entre deux hommes des plus puissants de l'Eglise. De part sa charge sacrée et ses multiples pouvoirs, un prêtre est généralement avantagé, face à un combattant plus régulier. Malgré cela, Emile Paole était parvenu à développer des dons et une force suffisants pour faire face à la plupart des ecclésiastiques. Il n'y avait que pour ça qu'il était intéressant pour le Haut Prêtre. S'il avait été faible et insubordonné, on l'aurait déjà retrouvé égorgé il y a longtemps. Alors que là, son pouvoir lui garantissait encore quelques temps de liberté d'action.

Le retour du Duc-Commandant au sommet de sa puissance et les conflits successifs entre Uriel et Emile accéléraient encore plus la descente de ce dernier vers la fin. La sienne et sans doute aussi celle de pas mal de monde. L'albinos comptait tuer un maximum de gens dans sa vie et vendre très chèrement sa peau, tout en laissant derrière lui un monde plongé dans le chaos. Le petit blond le savait et surveillait ce monstre de près. Emile ne pensait qu'à ce qu'il connaissait, comme une bonne partie des pouvoirs de Zélig. Il avait conscience de la santé fragile du Haut Prêtre également. Mais il ignorait probablement, comme tout autre ecclésiastique, que le blond avait déjà consacré son successeur. Suzume Zhang-Jian était la future Haute Prêtresse, l'apprentie favorite d'Uriel et dépositaire de la plupart de ses secrets. Pas encore de tous, certes. Elle avait encore besoin de temps. Mais d'ici quelques années, elle allait dépasser le dernier marquis D'Arken et allait pouvoir réclamer son trône. Bien entendu, elle prendrait déjà la place, si jamais il venait à quitter ce monde prématurément. Auquel cas, elle saurait également mater la bête qui était là, torse nu, derrière Uriel, toujours contemplant le ciel par la fenêtre.


"Tu as bien raison. Ce n'est pas à Toi que je vais apprendre que la polyvalence et la capacité d'adaptation assurent souvent la victoire au combat. Mais passons... Tu sais sans doute quoi faire. Je te l'ai dit : je suis impressionné. Néanmoins, je veux des résultats du côté de tes recherches... Et surtout n'oublies pas de ne pas blesser ta cible. Je la veux entière et en pleine possession de ses moyens. Il serait également judicieux de prévoir une... structure... Pour l'accueillir. Il serait une folie que de recevoir Lao dans la Prison de notre magnifique cité."

Comme toute forteresse à des centaines de kilomètres à la ronde, la Prison a été faite de pierre et le philosophe n'aurait sans doute que peu de mal à s'échapper. Une cage ou même une boîte de métal semblait bien nécessaire. Sans parler de garde permanente et de confiance, composée de fanatiques religieux et pas de "braves gens". Il fallait s'attendre à tout de la part de celui que les audacieux hérétiques disaient plus puissant que le Haut Prêtre lui-même. Une pensée à la fois insupportable et excitante pour Uriel. Se battre contre l'Empereur n'était pas possible. Aucun des deux ne pouvait se donner à fond, aucune vie n'était en jeu. Alors que Lao, lui... Il pourrait mourir dans l'Arène, face au prêtre fou. Tout comme ce dernier était prêt à laisser sa vie dans la poussière pour prouver au monde que l'Ombre était la seule, la plus puissante et la plus grande de toutes les énergies et de tous les équilibres.

Uriel revint vers le centre de la pièce, passa son doigt blanc dans le sang qui coulait encore de la tempe d'Emile et le mit en bouche. Un frisson bien visible secoua son petit corps, avant qu'un sourire franc et large apparaisse sur son visage. Ses yeux s'ouvrirent un peu plus et le regarda l'inquisiteur comme ça, avant de lui faire un petit signe de la main et poser celle-ci sur la poignée de la porte.


"Au revoir Emile. Surtout préviens-moi quand ta chasse aura porté ses fruits, fut-ce au milieu de la nuit. L'Ombre te garde..."

Et il s'en alla, content comme un drogué.

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