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 Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]

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Malick N'Doye

Malick N'Doye

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MessageSujet: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyLun 26 Sep - 20:35

Il avait toujours aimé courir. Non parce que cela l'entraînait à un quelconque exercice mais plutôt car c'était un instant où il se sentait en communion avec l'Ombre, libre de respirer, de vivre, d'oublier ses moindres problèmes. Mais depuis deux jours, Malick était enfermé dans la petite chambre du monastère, de plus en plus faible et réfléchissant à ce qu'il s'était passé il y avait quelques jours. Zélig Faoiltiarna. Il avait retourné ce nom dans sa petite tête de longues heures. Il avait songé au comportement qu'il pourrait bien aborder si jamais il venait à le rencontrer mais...étrangement, il n'arrivait pas à se concentrer.

Il était rentré au monastère en sang, se tenant le cou et s'était directement précipité vers la chambre qu'on lui avait assignée, ignorant les regards sur lui. Il ne pensait pas, il ne voyait plus. Le monde autour de lui semblait s'être retiré pour un bref moment, sans doute le temps qu'il récupère, pour l'aider. Il n'avait jamais vécu cela auparavant, aussi était-il considérablement mal à l'aise, si on pouvait qualifier cela par cette expression. Aussitôt après avoir fermé la porte à clé, Malick avait retiré les derniers lambeaux de vêtements qui étaient restés sur lui, collés à sa peau par le sang et les avait jetés sur le sol. Il avait ensuite aperçu la bassine d'eau posée sur sa table de travail et, petit à petit, à l'aide d'un linge trempé, s'était nettoyé. Bien sûr, ça continuait à couler, si bien que l'eau était passée du transparent au rouge vif. Mais Malick ne voulait pas sortir, lui, le courageux garçon qui n'avait pas eu peur d'attaquer un prêtre qui s'était avéré être beaucoup plus fort que lui n'était pas prêt.

Il avait ensuite déchiré un de ses draps pour se faire des bandages. Ce n'était pas idéal, bien sûr, mais si cela pouvait éviter que ses blessures saignent encore plus, il devait le faire. Malick baissa la tête, l'idée d'aller voir quelqu'un plus compétent pour le soigner l'effleurant. Finalement, il ne partit pas de la chambre : pas pour l'instant, du moins. Des bandages un peu partout sur le corps, il réussit avec grand mal à trouver le sommeil, gémissant et l'image de la silhouette sombre de Zélig projetée devant ses yeux. Réussirait-il à l'oublier ? Cela, c'était dur à croire. En tout cas, ce qui venait de se passer l'avait considérablement changé. Plus jamais il ne verrait cet homme de la même manière et se méfierait de ces formes de magies cachées. La curiosité est parfois un vilain défaut...

Au petit matin, il s'était réveillée en sueur et avec un peu de fièvre. Le sang avait continué à couler dans la nuit et ses bandages, que ce soit au cou ou ailleurs, étaient devenus tous rouges. Il avait l'esprit encore plus confus que la veille et était resté dans son lit, osant à peine bouger et dans un espèce de demi-sommeil fiévreux dans lequel il voyait cette bête immonde. Tandis qu'il avait de plus en plus horreur de Zélig, Malick N'Doye pensait de plus en plus à Uriel d'Arken comme un homme parfait, resplendissant, bref, à qui l'on n'aurait pu attribuer aucun tort. Il se rappelait de sa longue chevelure, ces yeux qui le fascinaient, sa prestance et du son de sa voix. Rien que ce souvenir l'aidait à surmonter bien des douleurs.

Finalement, il se leva. Avec beaucoup de difficultés, mais il se leva. Il était temps qu'il se reprenne en main, même si l'envie de rester sur ce lit à réfléchir était dominante chez lui. Il aurait voulu sortir d'ici en tournant définitivement la page « Zélig ». Être capable de sourire comme avant ; mais là, il était fiévreux et était suffisamment sage pour savoir que s'il n'y faisait rien, les plaies risquaient de s'infecter. Alors, il avait ouvert la porte, s'appuyant sur le mur, ne voyant pas si oui ou non il marquait les murs de son sang. Il avait mal à la tête et avait soif. Malick N'Doye déambula ainsi dans les couloirs, dans une direction qui devait probablement être vers cet endroit où on lui avait expliqué que les soins étaient admonestrés. Il se heurta soudainement à une personne, bafouilla un faible « Pardon » et poursuivit son chemin. Mais...C'était … ? Les cheveux d'or, ce regard. Il s'arrêta brusquement, faisant de son mieux pour se tourner vers ce qui ne pouvait être qu'un délire de la part de son esprit.

« Ex...excellence ! »

Il fit un effort considérable pour s'incliner devant lui, se retenant de grimacer.

« Désolé..de..de la façon dont je me présente devant vous...Je..je dois aller à l'infirmerie...Pardonnez-moi ! »
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Uriel D'Arken
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Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyLun 26 Sep - 21:29

Le Bal approchait à grands pas, mais Uriel n'avait pas grand-chose à faire. La Garde impériale se chargeait de pas mal de choses. Archers sur les toits, gardes visibles à toutes les portes, dans les cuisines, dans les couloirs. Il ne fallait pas des masses d'inquisiteurs. D'autant plus que lui-même et son apprentie favorite faisaient parti des invités. A côté de cela, Sa Majesté eut l'excellente idée de lui montrer sa nouvelle invention... Et le Haut Prêtre eut donc droit à une preuve supplémentaire de la puissance magique et surnaturelle des Walhgren. Enfin, il pouvait vraiment dormir tranquille. Ainsi, il continuait de profiter de la vie, visitant ses amants, s'entraînant ou gérant les affaires courantes de l'Eglise, supervisant les comptes, les formations, les offices religieux...

Mais il pouvait surtout s'adonner au temps libre, aux promenades et à la lecture. Un peu de repos à l'air frais n'allait pas le tuer. Ses poumons semblaient même reconnaissants pour tout l'air frais qu'il leur fournissait avant l'hiver. Après avoir fait le tour des jardins de son palais, il se dirigea vers la Cathédrale, où il pria. De là, le chemin ne fut pas long vers la Bibliothèque, sous la protection de l'Eglise bien entendu, et du Monastère de la Capitale. Il rencontra le Grand Prêtre en charge de l'édifice, échangea quelques paroles avec l'un ou l'autre ecclésiastique, se renseigna sur ce qu'il y avait d'intéressant à savoir. Ensuite, il décida de flâner encore un peu.

Et fut bousculé. Petit, il pouvait passer inaperçu mais on le remarquait quand même bien souvent. Par instinct de survie, sans doute. Il posa ses yeux sur la personne qui s'excusait déjà, d'une voix plutôt faible : Malick N'Doye. Toujours aussi beau, il avait l'air d'être en piteux état. Saignant de plusieurs endroits de son beau corps, il avait quelque chose de plus désirable encore. Et ils étaient seuls dans ce couloir du Monastère.


"Je vois cela... Tu en as effectivement besoin..."

La voix du Haut Prêtre était douce. Son regard était déjà fixé sur le sang qui tâchait le bandage au niveau du bras du jeune chasseur. Ensuite, son doigt se glissa délicatement sous le tissu pour en ressortir écarlate à son bout. Alors que les yeux bleus remontèrent vers ceux de Malick, le doit plongea dans la bouche fine et pâle de son supérieur. Le goût du sang donna un frisson à Uriel... Il adorait cela et la Magie du Sang hurlait pour qu'il s'en serve. Mais il n'en était pas question... C'était là un domaine à traiter qu'avec les personnes méritant la confiance la plus absolue. Ce jeune novice était agréable au regard et sans doute prometteur, mais pas encore. Il fallait qu'il souffre d'être recousu par l'un des infirmiers de l'Eglise et non par la volonté du Haut Prêtre. Un jour, il ferait simplement disparaître ses cicatrices. Le jour, où il voudra l'avoir tout doux et délicat pour son plaisir.

"Viens donc, je vais t'accompagner... Raconte-moi cependant ce qui a bien pu t'arriver... Aurais-Tu contrarié ta maîtresse à ce point-là ?"

Peu probable... Mais Uriel voyait difficilement une autre solution, sachant qu’Émile Paole parcourait les rues d'Ishtar à la recherche de Lao et n'avait pas le temps de malmener les novices. Et s'il en trouvait ce que Lao était déjà dans un cachot... Peu probable... Cela dit, Suzume n'était pas si violente que cela... Non, il devait y avoir autre chose. Mettant ses mains dans son dos, Uriel marcha à côté de Malick jusqu'à la porte de l'infirmerie.

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MessageSujet: Re: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyLun 26 Sep - 22:07

Malick N'Doye regardait ce qui était peut-être un illusion, la bouche entre-ouverte et respirant parfois avec peine. Il poussa un petit gémissement, lorsqu'Uriel d'Arken passa un doigt sous un de ses bandages : ainsi, il était bien réel, la douleur ressentie le prouvait. Il avait du mal à entendre ce que le Grand homme pouvait bien dire, par contre, chacune des paroles qui sortaient de sa bouche semblant être atténuée. Enfin, il aurait juste eu envie de s'allonger, s'effondrer pour dormir sur place un temps indéterminé. Mais Uriel d'Arken était sans nul doute l'homme qu'il respectait le plus au monde : il le vénérait à un tel point que même fiévreux et blessé, il voulait le servir et faire le maximum de choses pour lui plaire. Ce n'était pas tous les jours qu'il pouvait lui parler alors...alors pourquoi était-ce justement aujourd'hui, alors qu'il était en mauvaise santé et au bord de l'évanouissement ?

Parmi les mots que prononça Uriel, Malick réussit tout de même à comprendre que celui-ci pensait que sa maîtresse lui avait fait cela. Il baissa la tête deux secondes, essayant de réfléchir. Il n'avait pas encore rencontré celle qu'Uriel d'Arken lui avait assignée comme maîtresse. Ce n'était pas faute d'avoir essayé, par contre, mais on lui avait dit que cette femme était très occupée ; il serait donc patient. En attendant, il s'entraînait bien sûr en solitaire, essayant de ne pas profiter de cette période sans maître pour ne pas faire honneur à l'Ombre. Il voulut parler, s'éclaircit un peu la voix et chancela un peu, clignant également des yeux.

« Non...Je...ne l'ai pas encore rencontrée...C'est...c'est... »

Il s'arrêta une seconde, frissonnant. Ce nom, il l'avait en tête, il était certain de ne pas se tromper. Qui pourrait oublier, d'ailleurs ?

« Vous avez oublié de me parler de quelque chose, Excellence...La ma...magie du sang...Je...C'est ma faute...Zélig Faoiltiarna, il est devenu fou, il s'est jeté sur moi...Si...si inhumain ! »

Il frissonna à nouveau. Chancelant un peu et réussissant à stabiliser son équilibre en s'appuyant sur Uriel d'Arken. Bien sûr, il ne s'en aperçut pas. Il baissait la tête, comme essoufflé après une heure de course intensive. Par ailleurs, Malick ne comptait pas du tout déstabiliser Uriel en lui annonçant qu'il connaissait la magie du sang, ce qu'il lui disait n'était pas un reproche. Il comptait tout lui dire, vouer sa vie pour le servir comme un loyal serviteur. Pour le moment, il ne pensait pas à l'infirmerie, ni aux personnes qui le recoudrait et le panserait de nouveau, préférant profiter de la présence du Haut Prêtre.

Étaient-ils proches de l'infirmerie ? Cela, Malick n'aurait su le dire. Pour le moment, il saisissait l'occasion unique qui se présentait devant lui pour ne pas tomber inanimé en plein couloir. La présence d'Uriel, se concentrer sur sa présence. Le jeune novice serra des dents, arrivant difficilement à marcher droit. Il continua malgré tout à avancer, persévérant. Ils devraient bientôt arriver à l'infirmerie.

« J'ai été trop curieux...je lui ai demandé et...Je n'ai eu que ce que je méritais, je crois. C'était il y a deux jours, j'ai juste rincé les plaies et je ne suis pas sorti depuis... Et je n'en parlerai à personne à part vous. »


Il ne lui avait pas dit qu'il s'était fait violer, même s'il l'avait insinué. Malick en avait en partie honte, même si en aucun cas, il n'aurait pu arrêter cet homme beaucoup plus lourd et grand que lui. Pour lui, c'était juste de sa faute : il n'avait pas à demander ce qu'était cette forme de magie au nom étrange. Malick N'Doye lança un regard rempli d'admiration pour lui à Uriel. Cela suffisait pour résumer la situation. Ni la honte, ni la peur de rencontrer l'homme de nouveau casseraient son engouement pour l'Ombre et pour la personne du Haut Prêtre. Au contraire, elles le renforceraient.
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Uriel D'Arken
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Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyLun 26 Sep - 22:45

"Ah..."

Alors que son sourire disparaissait, Uriel poussa un petit soupir. Son visage exprima une certaine lassitude. Il passa une main dessus. Bien entendu ! Comment pouvait-il avoir oublié le plus brillant de ses protégés. Zélig... Quelle misère, cet homme. Le grand homme noir parvenait à être partout, à nuire à tout le monde et à perdre en discrétion chaque jour. Merveilleux... Même si ça expliquait bien de pareilles blessures, le Haut Prêtre préférait que son compagnon de recherches ne donne pas de cours à toute personne rencontrée dans la rue. Tout lecteur de ce texte sait que le petit blond n'oublia rien. Il omit de parler de la Magie du Sang à Malick, sachant que celui-là était de toute façon incapable de s'en servir. Sans parler du fait qu'il n'était peut-être pas digne de confiance.

Enfin... Il l'était probablement... Mais il ne pouvait recevoir toutes les connaissances en un jour. Et pas à son niveau de manipulation des ombres. L'utilisation de la Magie du Sang le tuerait dans le meilleur des cas. Le pire était sans doute inconcevable, même pour un psychopathe tel qu'Uriel D'Arken. Ce dernier secoua la tête.


"En effet, Tu n'a pas agi bien sagement... Mais je suppose que Tu retiendras cette leçon, n'est-ce pas ? Zélig est l'un des membres les plus éminents du clergé d'Ishtar. Comme Tu as pu le constater, il n'est pas bon de le contrarier..."

En effet, il se souvenait, à peine, du moment, où l'autre prêtre, aveugle, se jeta sur lui pour tenter de le dévorer. Certes, il étaient tous les deux drogués au Sang, mais le souvenir était inoubliable. D'après Suzume, surveillant Zélig d'un oeil prudent, l'homme perdait assez souvent le contrôle et l'apparence humaine. Il serait devenu une sorte de grand chat vorace. Une telle bête ne pouvait pas courir impunément dans les rues de la ville. C'était là un souci qui fut noté dans un coin du cerveau d'Uriel. A résoudre plus tard. Plus ou moins violemment.

Malick s'appuya sur Uriel. Un fait qui pourrait entraîner la perte d'un bras. En tout cas, sans être un saint (pas encore !), le blond inspirait assez de respect aux gens pour que ceux-ci évitent de le toucher. Mais le jeune garçon était tout simplement fiévreux et ne se rendait compte de rien. Ainsi, croulant sous son poids, Uriel glissa sur le côté lui donnant un nouvel appui avec une ombre. Il l'aida à marcher encore quelques pas et le fit entrer dans la vaste salle de l'infirmerie. Il l'allongea sur le lit le plus proche et fit signe à l'un des responsables pour lui ordonner de s'occuper de Malick. D'ailleurs, il n'y avait personne d'autre qui nécessite des soins. A croire qu'aucun novice ne fut puni ou simplement malmené, que personne ne se blessa lors d'un entraînement aujourd'hui. Parfait. Tous les soins allaient prendre du temps... Il fallait défaire les bandages improvisés, nettoyer correctement les plaies, désinfecter au mieux et recoudre certaines des blessures... Manifestement, Zélig n'y est pas allé de main morte. Pour Uriel, cet homme était un colosse. Et le Sang pouvait décupler les forces à un point inimaginable...

S'installant sur une chaise aux côtés du lit, sans déranger le guérisseur, Uriel se pencha vers l'oreille de Malick et reprit la parole, à voix basse, toujours douce. Inutile de blâmer cet enfant ou de prétendre que la Magie du Sang n'existait pas. Mais on pouvait toujours éviter le sujet. Surtout devant un témoin.


"Je prie pour que Tu te rétablisse rapidement... N'aies crainte... Nous reparlerons de tout ça, plus tard, si Tu en auras envie, mon fils. Repose-Toi un peu, maintenant..."

Puis, il posa sa petite main sur l'épaule de Malick. Il trouva exprès un endroit sans blessures... Et put également noter que son magnifique manteau blanc portait désormais une tâche rouge, une belle empreinte de la main de son novice. Ah... Il avait la chance d'être mignon ce petit-là... Uriel ne fit que soupirer encore, légèrement souriant.

Mais que faire de Zélig ?

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Malick soupire, à moitié soulagé. Le Haut Prêtre ne lui a pas fait de sermon et lui-même sait qu'il ne recommencera pas à faire cette bêtise. Ils sont arrivés à l'infirmerie et il ne sait pas trop ce qu'il s'est passé ensuite : c'est confus. Les moindres de ses actes sont soumis à son questionnement, il est perdu, il ne sait plus que ce qu'il fait. Il ne sait même pas s'il s'agit d'un rêve qu'il pourrait faire, se sentant capable. C'est possible.

Il tourne la tête de tous les côtés, n'arrivant plus trop à distinguer cet éclat doré qui le maintient dans le monde. On l'allonge sur un lit et il sent les mains de l'expert enlever les bandages gluants – et collant à sa peau, donc – et les quelques vêtements qu'il possédait. Ceux-là sont déjà sales, bien évidemment, tâchés, puant la sueur même si Malick n'a pas pu s'en rendre compte avant. Là, il se rend compte progressivement que le Haut Prêtre va le voir dans cet état, que pis, il va peut-être se rendre compte qu'il a été forcé. Mais heureusement, il entend cette délicieuse voix lui susurrer à l'oreille les mots les plus charmeurs. Ainsi, il peut se relâcher ? Malick en soupirerait presque mais il sent qu'il ne doit pas plonger dans le sommeil : pas tout de suite du moins. Il sent le chirurgien – bizarre, un homme de science dans le monastère ? Non... - nettoyer les plaies : pour le moment, cela n'occasionne que d'horribles grimaces de sa part. Ca pique, il n'aime pas cela mais n'a pas le choix. Il sent également quelque chose de bien frais que l'homme a posé sur son front et cela l'aide petit à petit à avoir les idées claires.

Et puis il hurle, puis, essaie de se retenir en se mordant la lèvre.

Soudainement, l'homme a passé un fil dans sa peau et le recoud. Il a désinfecté la plupart des plaies, maintenant, pour éviter qu'il perde le reste de son sang, il faut recoudre. Si seulement la peau pouvait se refermer toute seule, par le plus beau des miracles ! Mais ce serait une grande utopie, il ne fait pas rêver, tout de même. Alors que l'homme recoud la deuxième plaie, Malick s'évanouit.

Une demie-heure plus tard, Malick rouvrit ses yeux. A priori, le chirurgien avait refermé ses blessures et bien qu'il se sente encore très fatigué, la fièvre avait l'air d'être partie. Sûrement grâce à à ce cataplasme qu'il sentait frais sur sa tête. Il tenta d'esquisser un sourire et leva difficilement un bras, touchant son cou à l'endroit où Zélig l'avait mordu. Sa nuque était protégée par des bandages faisant considérablement contraste avec sa couleur de peau ; et d'ailleurs, il constatait qu'il avait des bandages un peu partout sur le corps. Malick se demanda se l'homme avait compris ce qu'il lui était réellement arrivé lorsqu'il se souvint de la personne qui l'accompagnait et son éminence.

Maintenant, il parvenait à avoir l'esprit à peu près clair et pouvait affirmer que ce n'était pas une illusion, à moins qu'il n'ait rêvé ce voyage à l'infirmerie et y était allé en somnambule. Il tourna soudainement la tête vers la gauche, craignant tout d'un coup que cette personne n'ait été qu'une illusion et...

« Excellence ! »

Il sursauta, rougissant de sa condition physique. Il ne savait pas combien de temps il avait été prisonnier du sommeil, mais il s'en voulait d'avoir fait apprendre l'homme. Uriel d'Arken avait sans doute un millier d'autres choses plus intéressantes à faire...

« Ce n'était donc pas un rêve...Je ne vous ai pas incommodé, je l'espère ! »


Il ferma les yeux une seconde, sentant la fraîcheur des draps sur son corps nu. Cet homme était tellement magnifique, il lui devenait difficile, surtout malade, de se concentrer en sa présence.

« Comment vous portez-vous, depuis notre dernière rencontre ? »

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Uriel D'Arken
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L'opération fut assez longue et plutôt... sale. Enfin, un noble moyen n'aurait pas supporté de voir ces chairs déchirées, recousues, sanglantes. Si Uriel endurait mal le froid, les odeurs et la douleur, il n'avait rien contre le sang et la douleur de l'autrui. D'ailleurs, voir autant d'écarlate lui réchauffait le coeur et permettait de ne pas repousser le chirurgien afin de guérir lui-même Malick. En tout cas, ce fut un bon boulot et le jeune homme se réveilla, alors que son Excellence regardait son corps nu. Et encore, "nu" n'était pas le bon mot. Il avait sur lui assez de bandages pour habiller deux personnes et un drap recouvrait tout de même son bassin. Un drap qu'Uriel soulèverait volontiers...

Il fit signe au garçon de ne pas s'agiter et de rester couché.


"Ne t'inquiètes pas. Cela dit, Tu devrais apprendre à demander de l'aide. Pour ce qui est de m'incommoder, Tu es encore loin du compte..."

Le Haut Prêtre participait aux tortures et en prodiguait lui-même assez facilement, toujours armé de son sourire de psychopathe et d'une volonté infaillible de punir les hérétiques. Néanmoins, pendant les soins de Malick, Uriel put constater sans mal que le jeune homme n'a pas uniquement été battu ou griffé par Zélig. L'état de son dos, et du "bas" du dos, on pouvait tranquillement concevoir que quelqu'un (ou quelque chose) de bien plus fort qu’Émile Paole est passé par là et a pris son pied avec le jeune homme, avant de l'abandonner sans doute. Pas étonnant qu'il se soit enfermé dans sa cellule pendant deux jours. Et tout ceci n'avait rien de surprenant. La Magie du Sang abattait les derniers remparts de ce qui restait de la raison de Zélig, libérant ses pulsions. Il mangeait, il tuait,... Il devait bien copuler aussi du coup. Malick avait de la chance d'être en vie. Il fallait qu'Uriel parle de tout ça avec Suzume et avec son partenaire qui était en train de se transformer au-delà de ce dont la Science elle-même pouvait provoquer. Que ce soit par communion avec l'Ombre ou par autre chose, Zélig perdait complètement le contrôle.

"Je me porte bien mieux que Toi... Mais nous pouvons dire que Tu n'auras pas d'aventures pires que celle-là. Enfin... J'ose l'espérer. Sois plus prudent aussi. Les sacrifices ne doivent jamais être inutiles. Quant à moi, je mentionnerai cet incident lorsque j'aurais l'occasion de m'entretenir avec... Zélig et avec ta maîtresse."

Tous deux sortis du carcan habituel de la hiérarchie, Suzume et Zélig formèrent une sorte de hiérarchie entre eux. L'une admettait la supériorité magique de l'autre, alors que ce dernier s'inclinait de l'intellect de la première. Ce qui commençait également à énerver le Haut Prêtre, c'était le fait que là, Malick n'était pas près de pouvoir coucher avec lui... Et cela était contrariant. Cet animal, ayant déjà accompli un vaste éventail de gaffes, de bourdes, de trahisons même, commençait à rentrer dans la sphère des plaisirs intimes de son unique supérieur et cela donnait à celui-ci des nausées. Il faisait rarement preuve d'autant de largesse qu'avec son collaborateur, mais là... Il soupira, encore.

"Et à part cela ? As-Tu pu découvrir un peu notre belle cité ?"

Il fallait quand même changer de sujet. L'anus déchiré de Malick pouvait attendre. Heureusement d'ailleurs que les infirmiers de l'Eglise étaient des gens discrets qui savaient garder leur langue derrière leur dents...

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Malick N'Doye

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MessageSujet: Re: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyMar 27 Sep - 9:55

Malick esquissa un sourire

Maintenant que j'y repense, dès cet homme, la présence de cet homme suffisait à elle seule de me soulager du mal. Je ne savais pas ce qui me retenait de me jeter sur lui et de l'embrasser – sûrement une question de total respect envers sa personne. Cependant, c'était quelque chose que je ferai sûrement bientôt. Tandis qu'il parlait, je me souviens l'écouter, mes yeux encore pleins d'admiration, un peu craintif car il irait voir Zélig. Je savais qu'Uriel d'Arken n'avait pas à craindre Zélig Faoiltiarna mais...lors de notre dernière rencontre, j'avais eu la preuve que la santé du Haut Prêtre n'était pas seulement sujette à quelques rumeurs. Il était bien malade, et si cela arrivait pendant cette petite rencontre, je m'en voudrais à tout jamais.

Comment avait-il trouvé Ishtar ? Sublime, tout simplement. Sublime et agitée de mille facette. Il avait déjà pu voir à quel point la capitale de l'Empire était une mosaïque de couleurs réunissant divers ressortissants, comme lui, des provinces alentours. Il l'en aimait déjà, cette belle capitale. Il avait également été fasciné par quelques monuments, la cathédrale en premier – on ne se refait pas. Non, malgré son aventure douteuse avec cet homme, Malick ne regrettait pas d'être venu à Ishtar.

« Je serai prudent, Excellence. Et j'ai trouvé Ishtar magnifique, vraiment. Il y a d'ailleurs des parties que je me dois de visiter en détail, afin de ne plus m'y perdre. »

Il rougit, assez confus. C'était justement parce qu'il s'était perdu qu'il lui était arrivé cela. Et puis ces yeux le regardait, il tentait de ne pas trop bafouiller, même si c'était dur. Il tenta de bouger un peu son dos du matelas afin d'oublier un peu la gène qu'il éprouvait et grimaça de douleur. Il se souvenait aussi de quelques paroles de ce Zélig, je veux dire avant qu'il ne prenne sa dopamine. Pourquoi cet homme parlait-il tout le temps de reproduction, de foutre ou de stérilité ? Malick secoua sa tête, essayant de se concentrer sur Uriel d'Arken.

« Ha...Je suis heureux que vous ne soyez pas une illusion de mon esprit...J'ai tellement pensé à vous, ces derniers jours que cela ne m'aurait pas étonné. »

C'était fait et malgré sa couleur de peau, le teint de Malick vira au cramoisi. Les paroles de Zélig additionnées à son admiration pour le chef de l'Église faisaient vraiment un drôle de ménage, si bien qu'il ne se sentait pas vraiment à l'aise. Il n'osait pas l'embrasser – et si l'homme détestait cela, que ferait-il donc ? Et restait donc comme cela dans le lit à se torturer mentalement. Il avait aussitôt baissé les yeux lorsqu'il avait prononcé la dernière phrase mais là, il osait enfin relever le regard. Et si le Haut Prêtre le trouvait totalement fou ? Remarquez, ses blessures et le peu de fièvre qu'il ressentait encore mais qui ne lui faisait pas de mal ne devaient pas être étrangères à cette situation, du moins, il le pensait.

« Me...permett-... »

Permettriez-vous de vous embrasser ? Il se tut soudainement, comme s'il avait conscience de dire quelque chose de totalement déplacé.
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Uriel D'Arken
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MessageSujet: Re: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyMar 27 Sep - 11:03

Les rumeurs sur la libido d'Uriel dépassaient parfois la réalité ("Il est le père de la moitié de la noblesse." ou "Tous les jeunes de la Capitale se font dépuceler par le Haut Prêtre, avant leur mariage."). Néanmoins, il avait tout de même pas mal de jeunes conquêtes... Et ce qu'il pouvait voir là, il le reconnaissait et appréciait énormément le spectacle. Le petit jeune était tout simplement en train de se tortiller de plaisir de voir Uriel à proximité de lui. C'était du plaisir pur que la présence d'Uriel D'Arken lui procurait. Il y voyait la marque de son éducation. A l'instar de Lawrence Ashford, Malick N'Doye fut élevé pour vénérer l'Ombre et pour adorer ses représentants. Rien d'étonnant qu'il fasse du (plutôt jeune aussi) Haut Prêtre son idole. Quelqu'un pourrait se poser la question si cela n'était pas une hérésie, car seule l'Ombre et l'Empereur pouvaient être objets d'un culte... Mais l'ego du petit blond était trop grand et trop aveuglé pour se poser cette question.

Comme pour la magie du sang, Uriel passait outre la possibilité que quelque chose soit une hérésie. Tout n'était qu'une question d'interprétation. Zélig avait la sienne, même s'il finit manifestement par céder à la folie et à la puissance qui s'offrait à eux. A eux et à leurs élus... Ou plutôt aux élus d'Uriel qui comptait bien être le seul à enseigner ces techniques aux apprentis de l'Ombre. Zélig n'avait ni le talent, ni l'esprit nécessaires. Il ne pouvait que pratiquer, grâce à son instinct prodigieux. Il ne manquait plus qu'une secte d'hommes-chats, dévorant les habitants de la Capitale...

L'attention du Haut Prêtre revint au blessé.

"Parfait. Je suis convaincu que, dès qu'elle le pourra, Suzume s'occupera bien de Toi et te fera visiter tout ce qu'il faut. Elle est effectivement occupée, j'avais besoin de ses services pour une tâche des plus importantes..."

Si on peut qualifier de la sorte l'espionnage de l'une des personnes les plus importantes de l'Empire. Outre l'Empereur et les dix-neuf Gouverneurs, les trois "Ministres" impériaux étaient les invulnérables et quasi tout-puissants bras, yeux et oreilles du Seigneur en place. D'ailleurs, on leur accordait souvent une importance encore supérieure au Sénat ou aux seigneurs des Provinces, si grandes soient-elles. La Majordome du Palais des Walhgren, le Haut Prêtre de l'Eglise de l'Ombre et le Duc-Commandant de la Garde Impériale... Ce dernier était le grand adversaire du second, pour des raisons bien connues du commun des mortels. Ainsi, Uriel devait être au courant de ses faits et gestes. Surtout dans la grande course au trône impérial à laquelle se donnaient les demoiselles des meilleures familles de l'Empire.

Malick ne finit pas sa phrase. Et Uriel ne put deviner ce qu'il voulait. Il ne l'avait pas vraiment compris, même s'il saisissait que le garçon vendrait son âme pour coucher avec lui. Jouissif, n'est-ce pas ? De savoir qu'on a un pouvoir pareil sur les gens. Déjà que Suzume était sienne... Mais alors avec ce garçon-là, il allait prendre pas mal de plaisir. Quand il sera rétabli, impossible de le faire en ce moment. En attendant, il déposa un baiser sur les lèvres de Malick, de sa propre initiative, sans savoir ce que l'autre voulait. Lui souriant, il ajouta encore :


"Limite tes entraînements dans les prochains jours. Consacre-Toi plutôt à la prière et aux tâches les plus légères. En mauvaise santé, Tu seras inutile. Contient donc ton enthousiasme, le temps que ta maîtresse soit libre. Je repasserai peut-être te voir demain ou dans deux jours."

[Je vois pas trop quoi dire d'autre... Si t'as des idées pour plus d'ouvertures, MP et je vais éditer ^^]

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Malick N'Doye

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MessageSujet: Re: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyMar 27 Sep - 15:01

Il avait hoché la tête lorsqu'Uriel lui avait dit que sa Maîtresse l'aiderait à mieux appréhender la ville et la visiter. Il avait hâte de rencontrer celle-ci, même s'il ne connaissait pas du tout son caractère et les réactions qu'elle pourrait avoir face à sa curiosité parfois mal placée. Mais la dernière rencontre lui avait servie de leçon, l'avait globalement calmé. Ainsi, il hocha la tête, le dévorant toujours du regard. Ainsi, lorsque le Haut prêtre quitta la pièce, Malick était vraiment cramoisi : il l'avait...embrassé. Il avait bien vu, bien senti : ses lèvres s'étaient posées sur les siennes et son supérieur l'avait embrassé de manière plus que consentante. Malick était alors resté là, totalement immobile, trop absorbé par ce geste pour pouvoir réagir correctement. Il ne saisit même pas qu'Uriel d'Arken s'en allait et prononça son nom alors qu'il était déjà parti.

C'était compris, il allait faire exactement ce que son supérieur lui avait ordonné. Après tout, ne lui avait-il pas dit qu'il reviendrait le voir dans quelques jours ? Pour l'instant, le mieux à faire était sûrement de fermer les yeux et de rattraper le sommeil qu'il avait loupé en se tortillant sur ses draps en sang. Il ferma donc les yeux, souriant : peut-être qu'Uriel d'Arken avait-il compris ce qu'il essayait de lui dire de manière implicite ? Bref, il s'endormit aussitôt, plongeant dans un sommeil sans rêve, calme.

Il se réveilla alors que le jour d'une autre journée était bien entamé, du moins le supposa-t-il à la lumière qui traversait les fenêtres. Il n'était plus seul à dans la pièce, d'autres patients étaient allongés dans des lits et parfois, des médecins s’affairaient à soigner des blessures qui avaient l'air plus ou moins graves. Il s'était rarement senti aussi bien depuis qu'il était dans cet état. Ses bandages semblaient avoir été refait pendant son sommeil et il n'avait plus du tout mal à la tête. Il était temps de rejoindre sa cellule... Malick se rendit près du médecin afin de le prévenir et celui-ci lui dit de revenir ici deux fois par jour afin de changer les bandages et surveiller les plaies. Il hocha la tête, lui demandant par la même occasion des draps et le matériel nécessaire pour nettoyer la chambre qu'il occupait...

Le ménage n'allait pas être une partie de plaisir mais il n'allait pas y couper. Ainsi, il se débarrassa de tout drap et vêtement tâché de sang, et récura la chambre de manière à ce qu'elle paraisse plus propre qu'à son arrivée. Par chance, ses livres avaient été épargnés et restaient propres : quel soulagement. Malick, fatigué par cet effort, s'était ensuite allongé sur son lit et ses paupières s'étaient de nouveau fermées toutes seules.

Il se réveilla dans l'après-midi, éclatant de santé. Il se rendit à l'infirmerie pour faire changer les bandages et l'homme qui s'occupait de lui lui dit qu'il avait une santé exceptionnelle, dûe sans aucun doute à sa jeunesse. Il se remettrait vite. Malick hocha la tête, le remerciant et prit de nouveau le chemin de la chambre qu'il habitait. C'est alors qu'il le vit, lui, Uriel d'Arken. Il s'arrêta devant lui, le salua comme il en était l'usage.

« Sous le ciel et le soleil, je vous salue, Excellence ! »

Il ne savait pas trop se comporter face à lui, par rapport au baiser d'hier – ou avant-hier, il ne savait pas exactement. Ce n'était pas tellement que cela le gênait, mais il ne savait pas comme le prendre. Il vit alors les regards que jetaient ses collègues sur le Haut Prêtre.

« Désirez-vous que nous continuions notre conversation d'hier dans ma cellule ? Vous ne risquerions pas d'être dérangés ! »


Drôle d'invitation, pour un novice, même si en réalité, elle était plus ou moins innocente. Plus ou moins.
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Uriel D'Arken
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MessageSujet: Re: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyMar 27 Sep - 16:10

En effet, après avoir ordonné à Malick de prendre du repos, le Haut Prêtre s'en alla terminer sa promenade et vaquer à ses occupations. La vie s'écoula normalement pour lui, dans le calme et une tranquillité relative. Il décida que le problème de Zélig sera réglé avec Suzume, ainsi donc il lui faudrait patienter jusqu'à ce que la délicieuse poupée de porcelaine se manifeste avec des renseignements. D'ici-là, elle était injoignable. Et même si quelqu'un était en mesure de la contacter, cela pourrait compromettre sa mission. De ce côté-là, l'affaire était au point mort, donc.

Néanmoins, comme prévu, il se manifesta deux jours plus tard à l'infirmerie de l'Eglise de l'Ombre pour y trouver un Malick rayonnant. Manifestement, la magie du Sang n'était pas du tout nécessaire. Il suffisait d'être jeune et vigoureux. Sans doute, si Uriel avait une santé pareille, il ne serait pas question de décider déjà qui lui succédera... Mais il en était autrement et sa mort n'était qu'une question d'un temps relativement court. Oublions cela pour le moment. Le jeune chasseur était là, heureux de le voir, souriant et tenant debout sur ses propres jambes. Uriel leva la main pour le saluer également. Un jeune homme prometteur... Probablement digne de confiance. Un élément important, surtout si c'est bien Suzume qui se chargera de sa formation. Elle allait en faire un chasseur urbain, un vrai. L'invitation de Malick était quelque peu maladroite, mais assez agréable... Le blond sourit et hocha la tête.


"Ma foi... Je te suis, mon garçon."

Il ignorait où se trouvait la cellule attribuée à Malick. Mais il s'avéra qu'elle était non loin de celle que lui-même occupa pendant de longues années de sa formation. Ici, nul prince n'était supérieur au fils du paysan. Même si les enfants de la noblesse étaient les plus prédisposés à occuper des fonctions représentatives, l'avancement ne dépendait des bonnes volontés des Grands Prêtres et du Haut Prêtre en place. Ainsi, bien entendu, que de la puissance du novice. Car même le dernier des balayeurs de l'Eglise pouvait demander le supérieur suprême de la foi en duel. S'il le battait, il prenait sa place, "bien né" ou non. Si Uriel voyait encore assez mal Malick à sa place, il était convaincu que le jeune homme n'allait pas décevoir ses ancêtres. Ils entrèrent, dans cette pièce respirant la simplicité et, surprise, fraîchement rangée. Malick était manifestement plein de ressources... Hum... Vraiment ? Il fallait vérifier cela en profondeur.

"En effet... J'oublie parfois la paix qui règne ici... J'aurais dû mal à imaginer un meilleur endroit pour apprendre..."

Il fallait l'admettre, le Monastère avait tout pour former de jeunes gens dans la discipline et la foi. Uriel respira profondément et sourit, fermant les yeux. Puis, il les ouvrit, rapidement, les posant sur son interlocuteur.

"Alors, mon jeune ami ? De quoi voulais-Tu encore me parler ?"

Uriel se rapprocha de Malick, toujours souriant. Sa petite main se posa entre les pansements sur les côtes, sur la peau encore douce du garçon. L'autre main vint caresser la joue de l'adolescent. Il avait sans nul doute apprécié le baiser et ce n'était pas assez pour lui. Zélig le déchira, l'humiliant. Uriel (bien qu'ayant une grande prétention sur sa propre puissance et vigueur au lit) n'avait pas ce pouvoir. Il allait en faire un homme, un amant plus encore amoureux de lui. Et il allait s'amuser, comme il ne s'amusait qu'avec les garçons étant soumis à son autorité...

"A moins que Tu n'aies pas envie de parler..."

Et il l'embrassa, cette fois pleinement, avec la langue. Il l'attira à lui, s'appuyant contre la porte. Le corps de ce jeune homme était certes encore meurtri, mais prometteur... Et s'il fallait, il se pourrait que ses blessures les plus gênantes disparaissent, avec une petite prière de la part du Haut Prêtre...

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Il mena Uriel à sa cellule, un peu stressé mais marchant d'un pas assuré. L'endroit était petit mais confortable. Il avait passé un bon moment à la récurer, enlever les traces de sang qui avaient pu la salir, mais il pouvait éventuellement en rester. Malick savait faire le ménage mais certaines traces étaient plus ancrées que les autres et il avait déjà eu un mal de chien à tout ranger et nettoyer. La pièce était donc vraiment petite, mais bien rangée. Sur une étagère étaient posés la petite dizaine de livres, tous concernant l'Ombre et sa manipulation. Malick vouait une adoration pour cette forme de littérature différente de tous les romans à l'eau de rose qu'il avait pu trouver sur les étagères de sa mère.

Par contre, il bégaya, bafouillant de drôles de syllabes lorsqu'Uriel lui demanda ce qu'il voulait lui dire. Quoi, déjà ? Il...il ne savait pas vraiment quoi dire, il voulait juste lui parler de ce baiser, peut-être ? Et puis il rougit carrément lorsque l'homme lui toucha la peau, puis l'embrassa. Ce baiser, Malick l'avait rêvé. Il ne pensait pas qu'Uriel d'Arken était un homme comme cela, le voyant comme un saint des saints, aussi n'avait-il osé essayer le séduire. Il se demandait à cet instant si ce qu'il vivait était un rêve ou la réalité. Le Haut prêtre...l'embrassant...s'appuyant contre lui. Était-ce là la réalité ? Il n'était ici que depuis trop peu de temps, alors pourquoi ce grand homme l'aurait voulu, lui si spécialement ?

Malick rompit finalement, un sourire aux lèvres. Ils étaient tous les deux des chasseurs, n'est-ce pas ? Lui d'une manière plus particulière que la sienne, étant donné sa santé fragile. Le jeune chasseur avait envie d'Uriel, plus que n'importe quand et voulait faire ce moment inoubliable. L'image de cette bête sauvage lui paraissait bien lointaine : Zélig, ce monstre allait être corrigé par Uriel d'Arken, il en était certain. Désormais, il pouvait se concentrer sur la seule personne, avec l'Ombre, qui méritait tout son amour et respect.

Il enleva alors ses vêtements – tous – les faisant tomber à terre et se rapprochant d'Uriel. Il était excité comme jamais auparavant. La prostituée à qui il avait donné son pucelage ne l'avait pas mis dans un tel émoi, c'était donc quelque chose de relativement de nouveau pour lui. Uriel d'Arken était plus petit que Malick, mais il dégageait tout de même plus de prestance – il n'oserait jamais le projeter contre un mur et l'embrasser à pleine bouche. Il se colla donc au Haut Prêtre, remarquant au passage qu'il avait changé de manteau et l'aidant à l'en débarrasser. Il ne fallait pas que celui-ci se salisse...Puis, de sa propre initiative, il glissa une main dans le pantalon du Haut Prêtre, un peu hésitant mais se disant que c'était sans doute ce qu'il fallait faire. C'était logique après tout, n'importe quel abruti – pour peu qu'il ne soit pas albinos et informateur – l'aurait deviné.

« Vous pouvez me demander n'importe quoi...excellence, et j'obéirai ! »


Il l'embrassa de nouveau, reculant un peu pour insinuer qu'il pouvait le pousser sur le lit.

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Uriel D'Arken
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L'expérience était une chose utile. Une fois de plus, Uriel se dit qu'il avait bien interprété le langage du corps du jeune Malick. Le garçon était particulièrement enthousiaste. Et il en avait envie, à un point difficile à concevoir, ce qui flattait encore plus l'ego du Haut Prêtre. Malick se déshabilla à une vitesse qu'on pourrait qualifier de déplacée. Il n'y avait nul jeu, rien de préliminaires... Le jeune homme était prêt à se donner, là comme ça, tout de suite. Son fanatisme tuait même la timidité ou une gêne quelconque qu'il devrait pourtant ressentir devant son aîné. Mais rien de tout ça n'était visible sur son visage. Il était juste sincèrement dévoué et aimait les baisers de son supérieur. Ce dernier appréciait d'ailleurs aussi.

Le jeune homme était bien entreprenant... Non seulement il aida Uriel à enlever son éternel manteau blanc (ou l'un de ses manteaux, plutôt. Il y en avait une armoire pleine.), mais il attaqua également l'entrejambe du Haut Prêtre d'une main plutôt assurée. Surprenant. Sa carrure l'approchait d'ailleurs des hommes que le petit blond aimait connaître. Des hommes auxquels il aimait se donner, qui lui procuraient un sentiment de confort et de protection. Son grand favori était le comte Ulrich Hellwig, Sénateur. Emile Paole pouvait être classé dans cette catégorie aussi, bien qu'Uriel n'ait plus envie de renouveler l'expérience avec lui. Pas tout de suite, en tout cas. Pour en revenir au sujet de départ : Malick n'avait pas le caractère dominateur, nécessaire pour prendre le Haut Prêtre par derrière et y être invité.

Par contre, il serait parfait pour qu'on joue avec.


"Tout ? Oh, mais je n'en doute pas... Tu veux bien me réciter le Sixième Verset des Écritures ? Tu m'en parle si souvent..." - Uriel rit. - "Mais même le plus fort doit léguer une partie de ses connaissances aux autres... Sans quoi, l'Eglise ne survivra pas longtemps. Ce qui va suivre... Eh bien, Tu peux le considérer comme de l'apprentissage."

En chemise-pantalon seulement maintenant, Uriel regarda son interlocuteur et amant à venir. Le chasseur avait certes des pansements plein le corps, mais il n'en demeurait pas moins séduisant. Très séduisant. Et apparemment prêt à tout pour son supérieur. Quelqu'un d'autre se serait déjà lassé de toutes ces assurances d'obéissance et de loyauté éternelles. Mais il n'y avait pas plus douce musique à l'oreille du Haut Prêtre. Mis à part la voix de l'Empereur lui-même peut-être. Les yeux bleus prirent le temps de regarder chaque détail du corps qui s'offrait à lui avec tant d'impatience...

"Tu étais sur la bonne voix... Avec ta main... Cela dit, je pense que ta bouche ferait mieux l'affaire..."

Un sourire pervers naquît sur les lèvres fines et pâles. Le novice était-il novice dans ce domaine-là ? Possible. Bien que beaucoup de jeunes gens de son âge étaient déjà des sodomites de première classe et suçaient également mieux que plus d'une catin, il arrivait que certaines n'aient aucun expérience. Parfois même ils n'eurent jamais eu l'occasion de goûter à un plaisir pareil... Alors en procurer ? Uriel défit juste sa ceinture, sans que le pantalon n'en tombe directement. Il s'approcha encore de Malick et passa sa langue au maximum hors de sa bouche, dans une grimace qui, pour certaines personnes, pourrait être l'expression même de la lubricité. Sinon, on pouvait voir cela comme un indice de ce qu'il devait faire. Uriel avait envie de le voir à genoux et de lui faire du bien. Certes, son sexe n'était pas encore complètement dur, mais il l'était largement assez pour une fellation. Le reste allait venir tout seul. Sans parler des vertus lubrifiantes de la salive... Mais chaque chose en son temps.

Le Haut Prêtre posa une main sur l'épaule du jeune homme et appuya, pour lui faire signe de se baisser, de s'agenouiller...

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Malick N'Doye

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MessageSujet: Re: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyMer 28 Sep - 16:21

Malick fronça les sourcils, regarda de nouveau avec admiration son supérieur. Oui, vraiment oui, il ferait n'importe quoi dans le but de lui plaire. Mais ses sourcils se haussèrent lorsqu'il lui révéla qu'il pouvait faire la même chose avec la bouche...oui, il voyait... Il était heureux de ne pas avoir vexé Uriel d'Arken, en tout cas, en se déshabillant si promptement. Malick était toujours rapide dans ses réactions et quelque part, bâclait parfois un peu son travail en désirant aller trop vite. Mais c'était bon, il n'avait vexé personne, au contraire ! Il fut un peu étonné, lorsque celui-ci lui dit qu'il voulait qu'il lui récite le quatrième verset...Pourquoi pas. Malick le connaissait par cœur et cela n'allait certainement pas étonner le Haut Prêtre : après tout, n'importe quel novice désirant s'engager dans les ordres connaissaient le moindre mot de ces versets sur le bout des doigts. Ce n'était pas tellement cela qui les distinguaient : la force, la conviction de leur opinion les faisait se distinguer des plus faibles. Malick avait depuis toujours été élevé dans une région, dans une famille fortement croyante et voyait l'Ombre dans son quotidien, et était parfois – souvent – considéré comme un fanatique par ceux qui l'entouraient. L'Ombre était invincible et omniprésente, n'est-il pas ? Vous n'auriez pas de mal à comprendre qu'il prenait le moindre des versets à la lettre.

Le sixième verset conférait son autorité à Uriel d'Arken. Il était le plus fort et par conséquent, ils s'agenouillaient tous devant lui. Il ne savait pas trop ce qu'il devait faire mais ce verset le guidait. Malick s'agenouilla lentement devant son supérieur, ne le quittant pas du regard et ses lèvres articulant les paroles sacrées :

« Que le plus puissant d'entre vous... soit celui qui nous commande. »


Il avança sa bouche vers le sexe d'Uriel, assez timidement pour tout vous dire, comme s'il n'était pas encore complètement sûr de ce qu'il allait faire.

« Celui qui est le plus en communion avec l'Ombre doit ...donner des ordres. »


Ses lèvres touchèrent le membre, il recula une seconde et s'aida de ses mains pour le prendre en bouche. Il savait tout de même comment ça fonctionnait, il n'était pas bête à se point-là. Malick commença ensuite de réguliers allers-retours, prenant garde de ne pas trop appuyer et ne pas faire de mal à son excellence. Il ne pouvait pas risquer cela, il ne se le pardonnerait jamais !

« Et ils doivent être obéis pour le bien de tous. Il devra ...Haa...veiller sur celui qui naquit de l'Ombre et ses descendants. Leurs survie est primordiale heyyy.... c'est la charge sacrée de ceux qui consacrent leurs vies à l'Ombre. »

Ses lèvres toujours entourant le sexe d'Uriel, Malick avait plus ou moins articulé les paroles, sentant en plus le désir poindre sur sa personne. Un peu essoufflé – il s'étonnait tout de même que cela lui fit cet effet, il avait pourtant l'habitude d'être endurant – Malick posa sa main libre sur son propre sexe, commençant à le caresser. Il se doutait bien de ce qui allait se passer ensuite et n'en avait que plus hâte. Par contre, maintenant que cela était dur, il se demandait si oui ou non, il devait continuer les mouvements de bouche. Finalement, maintenant qu'il avait fini de déclamer les versets, il se sentait tout intimidé. Il ne savait pas vraiment ce qu'il devait faire, à part cela, et il savait que ça ne pouvait pas durer – c'était logique et normal pour chaque homme. Il décida alors de faire cela avec plus de vigueur, allant plus vite dans ses mouvements puis s'arrête brutalement, lançant un regard complètement indécis à Uriel. Il essaie de se lever un peu mais renonce, sa main gauche caressant le bas de son torse et sa hanche.

« Celui qui est le plus en communion avec l'Ombre doit donner des ordres. », répéta-t-il, « Excellence, par pitié..haa...Venez ! »

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Uriel D'Arken
Mort(e) tragiquement

Uriel D'Arken

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MessageSujet: Re: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyMer 28 Sep - 21:58

Quel pantin adorable !

Uriel comparait souvent, mentalement bien sûr, la petite Suzume à une poupée de porcelaine. Il se dit qu'il choisit bien la maîtresse à ce jeune homme-là. Si sage, si obéissant... Bien que légèrement maladroit et manquant de froideur qui caractérisait la favorite du Haut Prêtre. Cette dernière manquait par contre de sociabilité, d'ouverture au monde. Malick était trop ouvert... S'ils pouvaient s'apprendre mutuellement des choses, tout le monde y serait gagnant. Sinon, l'un des deux allait dévorer l'autre tout cru. Et, au train auquel allaient les choses, personne n'irait parier sur Malick. Mais, mais... Il avait encore du temps devant lui. A en croire sa santé, il allait vivre longtemps, à condition de ne pas tomber sur meilleur que lui. Un luxe que le Haut Prêtre actuel ne pouvait s'imaginer dans son cas.

Par contre, il disposait du luxe, douteux, d'avoir une armée à ses ordres. Une armée de gens plus ou moins talentueux, puissants, obéissants et séduisants. Entre autres, il y avait celui-là. Il avait au moins trois des caractéristiques susnommées et se présentait très bien à genoux. Sa bouche, bien qu'étrangère à certaines subtilités qu'on apprenait avec l'expérience, fit tant plaisir aux oreilles qu'au sexe d'Uriel. En effet, la récitation fut plaisante et rappelait bien la légitimité du pouvoir du petit blond et... Et le reste de son corps se contenta d'apprécier, comme tout corps d'homme le ferait. Le plaisir devenait de plus en plus grand, voire même dangereusement fort (oui, s'il jouit avant le reste des activités prévues, Uriel s'en ira laissant Malick là, comme un imbécile). Mais le Haut Prêtre n'eut pas à l'arrêter, il le fit tout seul, arrachant à son supérieur un gémissement étouffé. Uriel se mordit brièvement la lèvre. Complètement hors de propos, il soupira un conseil :


"Par respect des Ecrits, la prochaine fois parle d'abord et agis ensuite..."

Il décida, malgré cette maladresse qu'un inquisiteur trop zélé verrait comme une sorte de blasphème, d'avoir pitié de Malick, comme celui-ci le demandait d'ailleurs. Après tout, ils en avaient tous les deux envie. Du coup, en dépit de sa santé fragile, Uriel allait mener cette partie-là, maintenant qu'il avait pris une bonne partie de son plaisir et qu'il ne lui restait plus qu'à profiter des charmes du corps du jeune homme qui s'offrait à lui avec ce délicieux désespoir. Vous savez, celui qui semble crier "j'ai peur que l'instant, où vous abusez de moi ne vienne jamais !". Oui, voilà, ce désespoir-là, adoré par tous les despotes sexuels.

Alors effectivement ils se retrouvèrent sur le petit lit, vraiment prévu pour une seule personne (et elle n'avait pas intérêt à être trop grosse ou large des épaules) dans une position assez classique. Un Haut Prêtre à genoux, derrière un novice à quatre pattes. Bien qu'il existe des vues plus agréables, même pour un sodomite, Uriel lança un regard à l'intimité de son subalterne, avant de le pénétrer. Et il fit le bon choix. Là, les blessures étaient à peine refermées et s'ouvriraient sans doute dès qu'ils commenceraient, privant au moins l'un d'eux de son plaisir... Ha... L'une des plaies s'ouvrit lorsque les petites mains blanches se refermèrent sur les fesses fermes du chasseur. Les yeux d'Uriel roulèrent vers l'arrière, alors que le sang de Malick guérit miraculeusement tout son joli petit cul. Il en restait juste assez pour servir de lubrifiant pour la suite de l'histoire. La salive séchait quand même trop vite.

Puis, sans plus de caresses ou de mots doux, il pénétra Malick. Puis il recula, puis rentra à nouveau autant que possible. Et encore, et encore et encore... De plus en plus vite et fort, dans la mesure de ses possibilités. Ce que le petit blond perdait en endurance ou en force, il le gagnant avec sa main droite qui jouait avec tout le bas du torse et, surtout, l'entrejambe de son partenaire. Ainsi, il allait pouvoir les faire jouir tous les deux en même temps. Chose qui arriva d'ailleurs plusieurs délicieuses minutes plus tard. Sentant son propre plaisir (plus ou moins ultime) venir, Uriel accéléra les choses du côté du sexe du jeune homme (après tout, il était déjà adulte, non ?) et le fit jouir quelques secondes lui-même...

Deux minutes plus tard, le marquis était assis sur le lit, le dos contre le mur, reprenant son souffle. Dans les conditions habituelles (pour lui), il serait maintenant confortablement allongé sur un bon matelas et plusieurs coussins. Là, il ne fallait pas rêver, d'autant plus que les draps n'étaient plus particulièrement propres. Ce problème-là, il le laissait au jeune novice. Après tout, c'était sa cellule. Légèrement souriant, c'est lui qui brisa le silence.


"J'espère que Tu en as aussi bien profité que moi, mon jeune ami ?"

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MessageSujet: Re: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyVen 30 Sep - 19:36

Malick n'avait pas du tout l'impression de venir violer une des lois de l'Église. Mais la remarque d'Uriel était vraie : il était vraiment qu'il avait un peu blasphémer et s'en repentirait par la suite. Tremblant de désir, il le regardait comme s'il était la seule chose de vraiment bonne sur cette terre. Uriel d'Arken. Ce marquis duquel il entendait parler depuis tout petit. Qu'était-il déjà en train de faire avec lui ? Cela lui semblait être presque un magnifique rêve...Malick sourit, en même temps qu'Uriel l'orientait sur le lit.

« Ah ! »

Ça faisait plus mal qu'il ne l'aurait pensé. Sans doute à cause de ses blessures d'ailleurs. Malick grimaça un peu et tout commença. Il n'avait plus du tout mal, comme si un miracle de l'Ombre avait opéré pour qu'à ce moment précisément, il soit en pleine santé. Et cela l'arrangeait drôlement ! Et il vécu cette situation avec amour, suant toujours un peu plus et criant le mot « Excellence » dès qu'un coup un peu plus fort que les autres étaient donné. Il l'aimait, il l'aimait plus que tout. Il ferait n'importe quoi pour prouver son amour, à lui et cette entité qu'on appelait l'Ombre. Uriel d'Arken en était pour l'instant son représentant officiel, c'était par conséquent sur lui que se reportait cet amour démesuré.

C'était ma première fois, du moins avec un homme et je ressentis plus de bonheur à le faire qu'avec cette prostituée. Uriel d'Arken était doux, prévenant, il ne m'avait presque pas fait mal. En y réfléchissant, maintenant que je suis plus âgé et maîtrise plus l'Ombre que lors de mon arrivée à Ishtar, je me demande qu'il n'avait pas usé de la magie du Sang pour guérir certaines de mes blessures. Même si j'étais jeune, doué d'une nature assez résistante, il était étonnant que je ne crie pas de douleur alors que Zélig Faoiltiarna m'avait douloureusement forcé et brisé.

Je soupirais, gémissais et ne retenais plus rien. Personne n'aurait pu reconnaître le jeune homme qui gardait souvent ses émotions à l'intérieur de lui, cherchant à se lier sans trop dire ce qu'il était. C'était une seconde naissance, vraiment, et lorsque cela s'arrêta pour finir en apothéose, je tombai à plat ventre sur le lit, épuisé.


Uriel d'Arken s'était assis sur le lit et Malick l'observait. Il sentait que celui-ci était essoufflé et que sa maladie prenait sans doute le dessus : mais pourquoi donc fallait-il que les hommes si bons partent en premiers ? Il y avait forcément un moyen de retard, ou annuler sa mort, il en était sûr...Et s'il fallait sacrifier sa vie, Malick serait le premier à se porter volontaire...

« Bien sûr ! Je...je n'avais encore jamais ressenti ça et je vous en remercie ! »

Il se releva un peu, se permettant de s'asseoir près d'Uriel, toujours nu comme un vers. D'habitude, les codes auraient exigés qu'il se baissât ou se présente la tête baissée afin d'exprimer son respect à son supérieur, mais vu ce qu'il venait de se passer, il se permettait de faire cela. La couleur de la peau d'Uriel d'Arken avait l'air tellement douce qu'il avait envie de le gratter à ses côtés à jamais...même s'il savait que ce n'était pas possible, qu'il n'était qu'un novice parmi d'autres et qu'il pouvait déjà s'estimer heureux que le Haut Prêtre partage avec lui son Amour de l'Ombre.

« Mais...Je me pose des questions...Je m'excuse d'avance pour leur impertinence, Excellence ! Vous avez l'air fatigué, on m'a rapporté que vous étiez malade : n'y a-t-il aucun moyen de vous guérir ? Même si cela nécessite des sacrifices ? »

Il fronça les sourcils, vraiment inquiet pour son supérieur. Il se souvenait du mouchoir tâché de sang, lors de son arrivée, comme un rappel que l'être humain n'était pas immortel. Même le Haut Prêtre. Son petit monde s'écroulerait sans doute à sa mort, alors il était dans son intérêt de le préserver, en dehors de sa pure adoration pour l'Ombre. Agissant sur un pur coup de tête, il se permit de soulever les cheveux du Haut Prêtre et l'embrassa dans le cou, comme s'il était une sainte relique. Il remonta peu à peu, osant le faire sur sa bouche et soudainement, s'arrêtant, rougissant totalement :

« Excellence...Je souhaiterai tellement que ce moment puisse durer éternellement ! »
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Uriel D'Arken
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MessageSujet: Re: Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel]   Ci-gît le cadavre d'un triste solitaire, à présent placide, remerciant les vers [Uriel] EmptyLun 3 Oct - 19:51

Le souffle du Haut Prêtre revenait dans sa faible poitrine, petit à petit. La fatigue le quittait, sa semence étant répandue un peu partout autour, sur le lit et dans l'intimité de son interlocuteur. Un interlocuteur bien plus vigoureux que lui et déjà en train de lui refaire des avances, cherchant à tout prix de l'affection. Existerait-il une loi, disant clairement que tout fanatique est une personne n'ayant jamais reçu de câlins dans son jeune âge ? Uriel n'y eut pas droit en tout cas. Mais il a reçu pas mal de plaisir de ses multiples partenaires sexuels ce qui, d'après lui, compensait avec intérêt tout le froid dont sut faire preuve sa famille. Sans parler du mépris ou de la conviction sincère qu'il n'allait pas faire long feu...

Malick lui parlait. Uriel écoutait d'une oreille distraite. Sa respiration était redevenue normale, il pouvait faire autre chose que se concentrer sur elle. Le jeune novice lui déclarait, indirectement, sa flamme. C'était, à la limite, dangereux. Si le petit ne se rendait pas compte qu'il n'était nullement question d'amour entre eux, il allait se forger de faux espoirs, les verra brisés et risquera de commettre une sottise quelconque. Dans le meilleur des cas, Uriel l'écartera de la Capitale. Dans le pire... Enfin, nous n'en sommes pas là. Il n'est que question de quelques avances d'un gamin envers son supérieur qui ne voit que le sexe et la soumission générale à sa personne. Cela dit, la question de sa guérison le fit sourire. C'était si mignon. Probablement, il était possible de rendre le corps d'Uriel plus fort. Karl Ulsperger se portait d'ailleurs garant, bandant à la simple idée que le Haut Prêtre place sa vie entre ses mains gantées. Plutôt mourir. La Magie du Sang ? Oui et non. Certes, elle apportait un soulagement, une force nouvelle à ce petit corps frêle mais... A quel prix ? Pendant combien de temps ? Avec quel épuisement, une fois l'euphorie passée ? Non, ce n'était pas jouable. A moins qu'un Walhgren légendaire n'émerge de l'Ombre pour venir le guérir, il allait mourir relativement jeune et en crachant du sang, étouffant à cause de celui-ci.


"Non, Malick. J'ai eu droit à cette vie, à ce corps. Il est hors de question de s'adonner à l'hérésie et y changer quelque chose, mon garçon. Mais ne t'en fais pas. Je fais face à ses petites contrariétés depuis fort longtemps déjà. Mon retour à l'Ombre n'est pas prévu pour demain, je pense."

Il sourit, caressa la joue du jeune homme. Même s'il n'avait nulle envie de quitter ce monde, avant d'avoir maîtrisé la Magie du Sang autant que possible, il a été éduqué pour mourir et ne pas avoir peur de le faire. Sa simple position impliquait que n'importe qui de ses serviteurs pouvait ouvertement vouloir sa mort. Il encourageait même cette attitude pour des raisons évidentes. Une Eglise plus forte, dirigée par le plus fort. Lui, à défaut d'un autre... Mais il n'était qu'un numéro parmi les générations de Hauts Prêtres passés et à venir. Il ne fallait pas trop s'attarder sur lui ou même sur sa mort.

Le marquis se leva, quittant les mains douces de son nouvel amant. Les mains de Malick étaient douces et elles allaient encore servir son idole et leur Sainte Eglise. En attendant, le Haut Prêtre rajusta ses vêtements, reboutonna tout ce qu'il fallait (il n'était pas complètement nu, lors de cet Acte, n'oublions pas) et prit son manteau, sans encore le mettre.


"L'Ombre, l'Empire, l'Eglise : voilà tout ce qu'il y a d'éternel, mon fils. Prends encore du repos, jusqu'au retour de Suzume. Une fois qu'elle m'aura fait son rapport, elle aura plus de temps pour s'occuper de Toi. Puisse-Tu ne jamais sortir des ombres."

Et il s'en alla, après un dernier baiser, déposé sur le fort à la couleur du chocolat du novice. La petite silhouette blanche disparut dans les couloirs du Monastère, puis regagna, satisfaite, sa résidence, non loin de là.

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