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 Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre]

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Zélig Faoiltiarna
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Zélig Faoiltiarna

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MessageSujet: Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre]   Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre] EmptyMar 20 Sep - 5:25

J'avais reçu une invitation. Voilà.
Mais pourquoi mon dieu pourquoi ? Je me serais mis à genoux et j'aurais hurlé ma souffrance si j'aurais voulu exprimer mon sentiment profond. Au lieu de ça j'ai une tête de poisson quand le larbin a fini de lire le carton – parce que je demande à un mec de me lire les trucs, vu que je peux pas le faire moi même. J'aurais dû me douter qu'avec une calligraphie avec autant de bouclette et du doré sur le bord, ça cachait un truc malsain. Pourquoi on m'a invité ? … parce que je suis comte, évidemment. C'est Uriel qui fait les invitations ? Mais pourquoi moi ? Uriel, il est pas con, il sait qu'on doit pas m'inviter. Il a même pas dû penser à moi pour le service d'ordre, tellement je suis une tanche pour les courbettes, le bla bla et tout. Enfin du coup... bah un mec a dû se dire « tiens ?! Le comte machin est pas invité ?! Bah il faut remédier à ça, et comme je suis un bon fonctionnaire j'vais le faire ! ». Et PAF ! Grosse gaffe. On m'engueule si j'y vais pas ? … sans doute. Vu que c'est le bal de l'Empereur, p'tète qu'on va dire que j'suis qu'un sale traite démocrate ou je sais pas quel nom d'oiseau si j'y vais pas. P'tète que c'est un truc pour repérer les fêlons. Et tac, me voilà bien fumé !

Bah du coup j'y suis allé, avec autant la trouille d'y être que de pas y être. Pourquoi m'avoir fait un coup aussi vicieux ? Est ce que moi je torture moralement les gens comme ça ? Qu'est ce que je vais faire maintenant ? Je rentre dans le bordel en essayant de dégager une aura de « oubliez moi », mais tout ce que j'arrive à dégager c'est « bonjour je suis un type de deux mètres avec des dread qui m'arrivent aux reins et noir, regardez moi ! ». Le gars de l'accueil – j'sais pas si c'est comme ça que ça s'appelle – regarde mon invitation, me regarde moi, re-regarde le carton à dorure et lève un sourcil. Il se demande si c'est bien la peine de se faire taper par un type de deux mètres en lui disant non, de faire preuve d'un tel zèle, vu sa paye et appelle un autre type. Après ils se chuchotent des trucs, le gars confirme que je suis bien le comte de « Da Sylva » - c'est mon titre en théorie - et me demandent si je sais lire. Je réponds que non. Ils soupirent en cœur, me disant que c'est un bal masqué et me montrent un coffre pas loin avec des masques dedans. J'en chope un – un chat noir – et j'l'enfile. Je suis toujours pas doué pour saisir l'ironie, tu noteras.

Donc je rentre dans la sale proprement dit. C'est grand, c'est beau, y a des soiries partout, des trucs de bourges. Et moi j'suis arrivé avec ma fourrure de loup sur les épaules et des trucs en cuir, comme un gros bourrin. Y a un con qui s'est amusé à foutre du bon manger sur des petits biscuits minuscules et à disposer ça comme une pyramide. Y a même des verres bizarres avec du vin blanc qui pétille dedans – pas dégueu, j'en siffle deux à la suite, ça se laisse boire – et j'ai envie de m'ouvrir les veines. Y a un type qui me parle, fin bourré, je comprends pas ce qu'il dit. Je m'éloigne, le type me suis. Il a un masque avec un hibou d'ssus et il tient un verre à moitié vide. Et il est vieux, et petit, et gros. Je m'éloigne en crabe, il continue à me suivre. C'est quand que je pars ? Note à m + 5 : j'ai toujours envie de me tuer. Le type me palpe un biceps et me pince les fesses. Je m'éloigne encore en crabe le long du mur, en sachant que c'est pas bien de partir en courant au milieu d'une fête de bourge pour semer un lourd.

Harcelé sexuellement au delà du raisonnable, je me résous à me faufiler sous une table. Ouais. Sous une putain de table. Y a des nappes vachement épaisses, en broderies de je sais pas quoi, alors on me voit pas ! J'entends le type bourré dire « youhou » et se casser. M'en fous, je reste sous la table ! Même si mon gabarit m'interdit de trouver une position confortable. J'aurais un peu la honte si on me trouve là non ? Je dirais que je suis bourré et que j'avais envie de me la toucher, au pire, ça sera moins humiliant que « excuse moi je sais pas causer bien et quand on type de deux têtes de moins que moins me fait des avances, ça me terrifie ».
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Ann Talfingen
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MessageSujet: Re: Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre]   Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre] EmptyMer 21 Sep - 12:06

    On y était, le grand évènement de l’année, enfin, après le couronnement de l’Empereur. Le bal masqué organisé par ce dernier. Enfin, le terme n’était pas bon, lui il avait juste eu l’idée, à la façon d’une femme enceinte qui a des envies et c’était Ann qui l’avait organisé. Bien sûr, elle ne l’avait pas fait toute seule, il avait bien fallut compter sur Uriel et son réseau de connaissances, d’influence et de relations pour s’occuper des invitations, du moins, celle qui ne paraissaient pas les moins évidentes. Et bien sûr, ce cher duc-commandant pour la sécurité, qui visiblement s’était surpassé pour s’attirer les bonnes grâces de l’empereur. Au moins, tant que la rivalité de ces deux là perdurait, c’était bon pour ses affaires à elle.

    Bref, de son côté, elle avait du gérer la cohorte de serviteurs qui allaient travailler sur cet évènement, annuler tous les congés, promettre des primes à ceux qui mettraient les bouchées double dans leur travail. Etant elle-même issue du peuple, elle savait très bien que la carotte était bien plus efficace que le bâton, malgré ce que pensaient pas mal de nobles. Malheureusement, elle avait été obligée de faire une fête bien fastueuse avec tous les petits bibelots que la noblesse adorait. Les cuisiniers avaient promis de se surpasser, sans doute par peur que s’ils décevaient l’empereur, c’était eux qui finiraient aux menus des inquisiteurs, de l’Exodum ou tout autre truc du même genre. Les gardes étaient dans leur tenue d’apparat, les serviteurs en grande livrée, bref, la fête super fastueuse, super classe, super noble… super décadente quoi.

    En ce qui concernait la belle intendante blonde, elle ne s’était pas tuée à la tâche pour organiser tout ca sans en profiter elle-même un petit peu. Les belles robes, très peu pour elles. Elle avait opté pour une tunique rouge sombre et or, finement brodée de motifs complexes, sa tenue la plus élaborés en fait. Elle lui couvrait les bras et tenait comme une jupe au niveau de ses genoux, portant sur les jambes un collant couleur doré qui se mariait avec le reste. Des petites sandales de cuir complétaient l’ensemble. Elle avait rajouté un collier et des bracelets pour compléter l’ensemble. Loin d’être de gros objets bien visibles, ils n’en étaient pas moins précieux, finement ciselé, des chefs-d’œuvre d’orfèvrerie, cadeau de son cher empereur. D’ailleurs, en parlant de lui, le plus d’en envoyer des sosies dans toute la fête était géniale, quasiment impossible de trouver le vrai, sauf pour quelques élus comme elle qui savaient le reconnaitre entre tous. Sa tenue était complétée par un masque, cela allait de soi. Le sien lui couvrait le haut du visage à partir du nez et représentait un aigle. Un animal qui lui allait bien, un redoutable chasseur qui repérait sa proie de loin et à qui on ne pouvait échapper. Il représentait magnifiquement bien l’esprit aiguisé d’Ann et son côté prédateur. Ses cheveux était attaché en une simple queue de cheval décoré de quelques plumes qui masquait sa blondeur naturelle.

    C’était ainsi que la jeune femme s’était lancée dans la fête à son tour. Avec tous ces nobles qui s’amusaient et cette anonymat complet, elle pouvait bien se permettre de s’amuser, surtout que les gens devenaient libérés quant il ne pouvait identifier leur interlocuteur. Elle espérait bien se trouver… une petite proie à se mettre dans les serres. D’ailleurs, elle finit par en repérer une. Une jolie demoiselle brune de la noblesse, une robe blanche avec un masque de chat. Malgré tout, sa timidité était visible. Un peu gênée, elle jouait avec une bague qu’elle avait et à force de la triturer, finit, par la faire tomber sous la table au moment où Ann passait à côté d’elle.

    Je vais vous aider à la retrouver…

    Discrètement, Ann et la jeune femme se retrouvèrent sous la table à chercher la bague, avec les grande nappes et la musique, personne ne voyait ni n’entendait rien. La jeune femme retrouva l’objet sauf qu’à ce moment là, Ann se mit légèrement au-dessus d’elle, sa main lui caressant doucement la cuisse. La jeune femme rougissait derrière son masque de chat mais ne semblait pas vouloir fuir, en fait, ca ne semblait même pas du tout la gêner, elle devait être timide car elle ne devait pas savoir comment s’y prendre, Ann prendrait le temps de lui expliquer les choses. Et puis, le faire cacher sous une table donnait un peu de piment au jeu.

    En fait, il y avait plusieurs tables d’alignées et des nappes entre chacune, même jusque par terre, on pouvait ainsi remonter une dizaine de mètre caché sans être vu. En poussant une nappes pour avoir un peu de plus place, Ann eu l’étrange surprise de découvrir… un grand noir dans une position visiblement inconfortable avec des dreads, un masque de chat noir, ironie quand tu nous tiens, et visiblement l’air terrifié.

    Mais qu’est-ce que vous faites là vous ?

    Notez que la question pouvait lui être renvoyée, même si la jeune femme dans ses bras offrait une réponse évidente. D’ailleurs, celle-ci était rouge cramoisie et ne savait plus où se mettre.
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Zélig Faoiltiarna
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MessageSujet: Re: Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre]   Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre] EmptyMer 21 Sep - 16:28

J'étais bien moi sous ma table, personne me faisait chier. Je pouvais très bien rester là toute la soirée – comme ça on dira pas que je suis sorti tôt de la noce – et faire semblant de m'être cuité. Qui irait fouiller sous une table, franchement ?

Bah une conne l'a fait. Avec une autre fille, mais qui semblait plus passive dans la procédure. Sous le choc, je sursaute par réflexe et me mange la table sur le sommet du crâne. Râââh ! Même les dessous de tables sont monopolisés par des gens qui baisent ! Mais où vont les gens qui veut qu'on les laisse tranquille dans ce bouclard ? Il a-t-il une façon de ne pas avoir de relations sexuelles avec un gros moche – car, soyons lucides, le monde est composé essentiellement de moches. Bon, pour être franc, je suis pas un père la vertu, mais je sais pas pourquoi, les bourges provoquent chez moi un complexe d'infériorité qui inhibe salement ma libido. Et vcir deux bourges niquer, c'est tout aussi chiant, autant regarder deux cygnes quand t'es un crapaud sur le plan intellectuel. Bon, tu vas me dire que tous les aristocrates ne sont pas des nobels, mais j'te rappelle que j'suis un abruti, et que les abrutis catégorisent. Au moins j'suis pas un abruti prétentieux, c'est toujours ça de pris.

Mais bref, la meuf au regard vif et à la plastique irréprochable me demande ce que je fous là. Question tout à fait légitime, et à laquelle je n'ai aucune réponse préservant ma dignité à donner. Ou alors une pas vraie, mais dans ce cas il va falloir bien se creuser la soupière pour trouver un mensonge crédible, un scénario expliquant que je me retrouve sous une table en incluant le fait que j'ai pas huit ans et que je suis à peu près sain d'esprit – être lent c'est assez commun, comme tare, et pas rédhibitoire pour se faire condamner dans le milieu aristocratique. Du coup, il faut mieux que je me retranche derrière ma meilleure arme, celle qui sauve tout en toute occasion – comme par exemple face à Émile que je baise en joute verbale alors qu'il sait au moins deux milles mots de vocabulaire que moi. J'ai nommé : la vulgarité.

- J't'en pose des questions salope ?

C'est ainsi, sache le, qu'on élude brillamment les merdes les plus insolubles. Dans quatre-vingts dix pour cent des cas, la-dite salope est censée être terrifiée par un mec si grand et si agressif et elle va aller se torcher ailleurs. Sauf que je suis sous une table, et que la blonde semble bien capable d'agressivité elle aussi, vue son regard – après elle a un masque, c'est dur de juger, mais je sens bien quand des petites pupilles furieuses m'examinent pour juger que je suis un très grand gland replié dans un tout petit espace.

Mais là dessus, la nappe se relève à nouveau à ma gauche, et le grand malade de tout à l'heure fait apparaître son pif. Il tend un verre de machin-qui-pétille-pas-dégueu.

- Ah je vous trouve enfin ! Tenez c'est pour vous ! Il y a des... épices dedans. A plus tard !

Après cette brève apparition, il pose le verre à coté de moi et se casse aussi sec. Je reste tout con, mais j'avoue que c'est gentil pour le verre. Du coup j'le bois cul-sec parce que je suis décidément très très con. Il a un goût un peu bizarre et beaucoup moins plaisant, mais c'est p'tète un truc de noble de rendre les choses bonnes dégueu – pour maigrir, sans doute.

- Nan bon j'suis bourré et le dessous de table m'a paru être l'endroit le meilleur au monde, sur le coup. Je sais c'est très con. Vous voulez que je vous laisse ?

C'était un total mensonge, mais elle pouvait pas voir en théorie que j'avais encore l'air lucide, puisque mon visage était caché.
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Ann Talfingen
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MessageSujet: Re: Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre]   Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre] EmptyMer 5 Oct - 7:15

    La soirée se déroulait à merveille pour Ann, elle estimait qu’elle pouvait se reposer un peu après avoir organisé tout ca et en profiter. D’ailleurs, c’était bien ce qu’elle comptait faire en compagnie d’une demoiselle tout à fait à son goût et visiblement peu farouche. Timide, mais pas sainte-nitouche, elle semblait ravie que l’on s’occuper d’elle, même sous une table en pleine fête. Enfin, ca aurait pu se passer comme ca s’il n’y avait pas eu un cadeau surprise sous la table, un grand noir qui n’avait rien à foutre là. Sous le coup de la surprise, Ann avait naturellement demandé ce que l’homme faisait ici. Il eut un instant le regard de l’homme désespéré qui cherche à tout prix une excuse valable pour sauver les meubles et surtout sa dignité. Mais il ne dut pas en trouver car il ne trouva rien de mieux à faire que de l’insulter. Ce qui tira un rictus de colère à Ann, non mais qui il se prenait celui-là.

    Je te conseille de changer de ton squatteur.

    Non seulement, il ruinait ses plans, lui gâchait son début de soirée mais en plus il l’insultait. Si elle n’avait pas eu envie de s’éviter un scandale inutile, elle aurait déjà appelé la garde pour le faire dégager. Seulement, il ne purent continuer qu’un homme, du genre gras et moche en plus, venait de lever la nappe pour donner au squatteur en question un verre. Bon, au moins, avec son intelligence, Ann pouvait facilement s’expliquer la présence de l’homme ici, pas étonnant vu ce qu’il fuyait. Il lui fit une nouvelle remarque comme il savait si bien les faire. Cependant, pour la jeune femme qu’Ann avait intercepté, c’en fut trop. Rouge de gêne et de honte, elle se dégagea et quitta le dessous de la table discrètement, laissant l’intendante seule avec le sale gêneur. Si les regards pouvaient tuer, celui qu’Ann lançait à Zélig en ce moment l’aurait sans doute grillé sur place.

    Et voilà elle est partie. Là on peut dire que c’est bien joué sombre buse !

    Pas facile d’engueuler quelqu’un d’une voix discrète. Pour elle, c’était lui la cause du problème, il n’avait strictement rien à faire là. Elle, au moins, elle avait eu une bonne raison, pas très morale certes, mais tout de même une bonne raison. A cause de cette andouille, elle venait de perdre un instant de détente agréable et elle en avait besoin avec son boulot.

    Bon le pique-assiette, je te conseille de te faire discret et de t’en aller vite fait avant que je te colle la garde aux fesses pour te faire dégager.

    Masque ou pas avec un look pareil, on pouvait difficilement oublier cet homme et s’il y avait eu un noble correspondant à sa description, elle le saurait. Vu qu’elle connaissait mal les ecclésiastiques en dehors du haut-prêtre, il était évident pour elle qu’il n’était qu’un pique-assiette venu profiter de la soirée en s’infiltrant l’Ombre savait comment et qui se cachait pour fuir les ennuis et les libidineux trop collants. Si on avait su qu’il y avait sous la table, en train de s’engueuler comme des gamins, l’intendante du palais, bras droit de l’Empereur et l’un des plus puissants prêtres actuels, créateur de la magie du sang, beaucoup de gens seraient morts de rire. Ann préféra quitter discrètement le dessous de la table, opération réussie, personne ne la vit. Malheureusement, elle ne put retrouver la jeune femme qui avait dû fuir loin sous la gêne. Espérons que la soirée lui donnerait au moins l’occasion de rencontrer d’autres femmes intéressantes…
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Zélig Faoiltiarna
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MessageSujet: Re: Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre]   Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre] EmptyJeu 6 Oct - 20:28

La dame, elle me tient tête. En fait ça a pas l'air comme ça, mais ça m'arrive plutôt rarement. Ça a sans doute un lien avec le fait que je sois un prêtre de cent kilos de muscles. Bizarrement ça donne toujours des conclusions hâtives aux gens, surtout quand je me mets à les insulter. Donc, celle là, elle est un peu moins con et a capté que je peux être aussi grand je veux, dans une salle de réception impériale je suis plutôt impuissant, surtout coincé sur une table – bon faut pas être Sherlock pour deviner ça, mais en général les gens restent plutôt sur la première impression, moi inclus.

Donc, passé la vulgarité, il me reste comme seule arme euh... ben pas grand chose en fait. Si il avait s'agit de se taper sur la gueule, j'aurais été le mieux armé pour ça, mais j'ai jamais vaincu mes ennemis par l'éloquence.

- C'pas moi qui lui ait dit de partir, pas ma faute si t'es un thon hein.

Bon, c'était absolument faux, mais j'étais à court d'armes. En fait je faisais face à une blonde absolument ravissante, et ça aussi c'était emmerdant. C'est quand même plus facile d'envoyer des fions à une moche.
Puis là elle me reproche d'être un sale pique-assiette qui fait rien que d'être là où il devrait pas être. Elle menace même d'appeler la Garde la connasse ! Elle est qui d'abord pour me dire ça ? … une noble sans doute, je reconnais bien là leur prétention. Moi aussi j'suis issu d'un foutre noble ! C'est juste le reste qui va pas.

- Nan mais j'dégage si j'veux ! J'étais invité d'abord ! Ouais, on dirait pas, mais j'ai eu un pitit carton avec plein de doré dessus pour dire que j'pouvais poser mes miches là ! … tiens, mate, c'est écrit Zélig et tout dessus... puis en plus j'suis prêtre alors hein, voilà quoi.

Zélig c'était moi, ça j'en étais sûr, pour le nom de famille, vachement moins. Ils mettaient « Faoiltiarna » ou « comte da Sylva » dessus ? J'peux pas dire, j'suis pas très littéraire comme garçon, j'sais même pas lire mon prénom même. Ça peut bien être écrit « fils illégitime appelé à succéder parce qu'on a trouvé personne d'autre » que j'en saurais rien du tout. Et j'en aurais rien à branler, parce que c'est la pure vérité, en plus.
Enfin cela dit, on m'aurait averti que j'avais en face de moi l'une des femmes les plus puissante du monde, intendante de l'Empereur, je me serais roulé en boule en couinant. Même « intendant » tout seul ça fait peur, ça veut dire « gars doté d'un minimum de sens de l'organisation et capable de connecter deux neurones sans s'évanouir » - tout ce que je ne suis pas – alors celui de l'Empereur... il doit arriver à en organiser, du bordel !

Mais moi, bienheureux ignorant, je croyais faire face à une quelconque connasse parvenue grâce à son vagin et à sa capacité à foutre les bonnes bites dedans, alors j'faisais le mariole.
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Ann Talfingen
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MessageSujet: Re: Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre]   Des soirs où la tendresse fait plus bander les chiens. [libre] EmptySam 15 Oct - 10:58

    Bien sûr, Ann ne serait pas parvenue à ce poste sans son incroyable intelligence et ses capacités d’analyse. Il s’agissait peut-être d’une grosse armoire en étant debout mais là maintenant, tout de suite, il n’était pas plus dangereux qu’un chiot terrorisé. Un chiot qui essayait vainement de japper pour lui faire peur. Ben c’était mal barré pour lui, car Ann ne se laissait pas démonter comme ça et les insultes qu’il lui faisait n’avait rien fait de plus que d’attirer sur lui la fureur de l’intendante. Ca, rajouté au fait que sa possible conquête du soir venait de lui filer entre les doigts, notre homme n’était pas en odeur de sainteté auprès d’elle, plutôt con pour un ecclésiastique. Mais en plus, il en rajoutait une couche, la traitant de moche, ce qui était loin d’être le cas. Ann ne cherchait pas à se mettre plus que ca en valeur, du moins elle n’essayait pas de se vendre comme ses pimbêches nobles qui seraient bien incapables de faire le dixièmes du travail qu’elle fait. Mais malgré tout, elle se savait encore jeune et assez jolie, aussi les mots de l’homme commençaient à être de trop, surtout qu’Ann allait lui en répliquer quelques vertes dans les dents.

    C’est l’hôpital qui se fout de la charité, vous croyez avoir de la classe avec votre style débile de cannibale tribale ?

    Non mais franchement regardez sa tête ! Des dreeds, un look qui le faisait plus passer pour un membre issu de quelques tribus reculé venus du fin fond de l’empire que pour un puissant ecclésiastique noble. Bref il n’avait pour lui le bonhomme. Même sans se fier aux apparences, il avait du tout du pique-assiette, du look au comportement. Par l’Ombre, qu’est-ce qu’il fichait sous les tables en premier lieu ? Elle, au moins, avait une raison. Bon la raison était pas très morale, mais en ces temps où tout le monde se laisse aller, on s’en fiche bien, mais c’était tout de même une bonne raison, lui il n’avait rien ! Aussi, elle n’hésita pas à le menacer de le faire dégager par la garde. Bien sûr, il se défendit vaillamment, arguant être noble et prêtre, invité de surcroit par la Haut-prêtre lui-même, ben voyons… il lui tendit même un carton d’invitation qu’elle saisit. Elle l’examina sous tous les angles, il ne venait pas de son bureau mais ne semblait pas l’œuvre d’un faussaire, elle avait prit des dispositions pour ca, très certainement un carton fait par le haut-prêtre. Il ne savait rien d’elle, par contre, elle, elle venait de récupérer un maximum d’information sur lui. S’il pensait ce soir qu’elle n’était qu’une pauvre fille parvenue par son corps, il allait bientôt déchanter et très méchamment.

    Soit monsieur le comte… mettons que je veux bien vous croire…

    Mais il ne fallait pas croire que callait s’arrêter là, le petit sourire sadique qu’Ann cachait à moitié sous son masque d’aigle laissait présager le pire. Non, elle ne lui collerait pas la garde su le dos, elle avait une arme bien pire, une arme administrative et financière… les impôts ! Tous les nobles magouillent à un niveau plus ou moins élevé. Si par habitude, on laisse passer tant qu’il s’acquitte correctement de ce qu’ils doivent dans une certaine mesure. Mais lui, il allait avoir droit au contrôle des impôts bien dans les règles pour vérifier que sa maison est bien réglo. Et le pire, c’est que faisant cela sous mandat de l’Empereur en personne, plus personne ne pouvait échapper à l’a machine. Qu’il serait jouissif un jour de regarde même le haut-prêtre se démener face à un contrôle fiscal ! Quelques bout de papiers, ca peut faire bien plus de dégâts que la magie du sang si on sait s’y prendre.

    Et bien, moi, puisque je n’ai plus de raison de trainer sous les tables grâce à vous… je vous laisse.

    Et Ann sortit discrètement sans se faire voir… elle y parvint et chercha des yeux quelqu’un, au mieux la jeune femme, au pire, une autre proie potentielle pour la soirée…



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