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 Quand on a de l'argent, il faut le dépenser ...

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Yue Wu Zang
Ʌ Noble Ʌ

Yue Wu Zang

♦ Influence : 488
♦ Messages : 335
♦ Âge du perso' : 17
♦ Fiche : Petite princesse Yue
♦ Date d'inscription : 01/06/2011
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Quand on a de l'argent, il faut le dépenser ... Vide
MessageSujet: Quand on a de l'argent, il faut le dépenser ...   Quand on a de l'argent, il faut le dépenser ... EmptyVen 16 Sep - 21:14

[RP libre, que je ferais en auto-RP si personne ne répond ! ^^]

Les expressions « achats inutiles » ou « gaspillage d'argent » et les concepts qui allaient avec étaient totalement étrangers à la Princesse. Gaspillage d'argent ? On ne pouvait gaspiller que quelque chose de précieux, et l'argent, elle en avait suffisamment pour ne pas le considérer comme précieux. Et elle ne faisait pas d'achats inutiles. Si elle achetait un vêtement, c'est qu'elle avait besoin de posséder précisément ce vêtement-là, même si elle ne le mettait que quelques heures. Il était indispensable durant ces quelques heures ! Et c'était la même chose pour les esclaves. Yue avait besoin d'être divertie. Personne n'aime l'ennui, n'est-ce pas ? Alors, elle achetait des esclaves pour se distraire. Etait-ce sa faute à elle s'ils n'arrivaient pas à l'occuper longtemps ? Il fallait bien qu'elle en rachète d'autres, dans ce cas !
C'était d'ailleurs précisément ce qu'elle était venue faire aujourd'hui : acheter un esclave. Chose rarissime, pour une fois, ce n'était pas Hua mais une autre servante qui l'accompagnait. Pourquoi ? Hua s'était blessée à la main durant l'entraînement. Rien de bien grave, bien sûr, juste une petite coupure qui avait été traitée rapidement : elle ne garderait même pas de cicatrice, avait dit le soigneur. Mais elle était obligée de porter des bandages, et la Princesse trouvait cela disgracieux. Ça attirait l'attention, et puis ça ramassait la poussière et les saletés, et ça glissait tout le temps, et Hua ne pouvait porter certaines choses … C'était vraiment contrariant. Hors de question qu'elle emmène Hua si elle se révélait n'être qu'un boulet. Tout ça parce que cette petite idiote s'était blessée à l'entraînement !

L'entraînement … Yue repensa à cette fameuse visite du Sénateur, visite mondaine qui avait tourné au vinaigre. Ce Comte s'était montré d'une impolitesse ! Depuis quand on venait chez les gens qui vous avaient aimablement invité pour démolir son personnel ?!
Et puis ces gardes ! Incapables de s'occuper d'un vulgaire petit noble d'une province perdue au fin fond de l'Empire ! Franchement, tu parles d'une garde d'élite … Yue avait bien envie de les virer, mais elle savait qu'elle ne pouvait pas. C'étaient les hommes de son père, après tout, seul lui en avait le pouvoir. Oh, elle lui avait écrit pour lui faire part de leur incompétence, mais elle n'avait pas encore reçu de réponse. Et puis, même s'il disait non, elle trouverait un moyen de les garder loin de sa vue. Les refiler définitivement à Jadewood, par exemple. Elle n'avait plus du tout envie de se balader avec eux à ses côtés …

En attendant, la Princesse avait quand même besoin de protection. Elle ne pouvait pas prendre le risque de se promener longtemps sans garde du corps, et puis … Avoir des gardes du corps, c'était bon pour l'image. Ça donnait de l'importance, de la PRESTANCE. Et puis, une idée toute bête lui était venue … D'abord, elle n'avait pas acheté d'esclave depuis son arrivée à Ishtar, et son palais à la capitale était un peu vide sans ça … Alors, elle avait décidé d'acheter un esclave qui lui servirait de garde du corps ! Idée brillante, n'est-ce pas ? Mais attention, pas n'importe quel esclave ! Il fallait d'une part qu'il soit fort et agile comme un vrai soldat, mais aussi qu'il présente bien et qu'il soit beau, ou au moins qu'il ait une certaine élégance. Et si possible, qu'il ne parle pas beaucoup : la conversation avec les êtres inférieurs, ça avait tendance à l'agacer.
Un modèle pareil, ça ne devait pas être facile à trouver … Yue allait sans doute avoir besoin de parler avec plusieurs marchands, et cela la fatiguait rien que d'y penser. Mais elle y tenait ! Enfin, il fallait surtout que son futur esclave soit capable de la défendre en cas de problème, mais elle n'avait pas envie qu'il lui fasse honte dans une soirée mondaine. Manquerait plus que ça !

- Vous savez Princesse, il n'y a vraiment pas besoin d'acheter un nouvel esclave. On se débrouille déjà très bien au Palais sans ça, et puis, vous avez Hua pour vous aider dans la vie quotidienne …

La Princesse soupira. C'était ça, avec les domestiques … Ils ne savaient pas garder le silence quand il le fallait.

- Je fais ce que je veux. Si je veux un nouvel esclave, je l'achète.

La servante n'en resta pas là. L'arrivée d'un esclave au Palais lui déplaisait profondément, ainsi qu'à toutes ses consoeurs et ses confrères. Forcément, quand quelqu'un est capable d'accomplir n'importe quelle tâche, à tout heure du jour ou de la nuit, sans rechigner ni même être payé, c'est pas bon pour l'emploi du personnel habituel.

- Il y a aussi vos gardes pour vous protéger s'il le faut, et …
- Mais tu vas te taire ?! Tu me casses les oreilles à la fin ! coupa Yue, qui commençait sérieusement à regretter de ne pas avoir amené Hua quand même.
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Yue Wu Zang
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MessageSujet: Re: Quand on a de l'argent, il faut le dépenser ...   Quand on a de l'argent, il faut le dépenser ... EmptyMer 21 Sep - 19:30

Quelques têtes se tournèrent vers la Princesse et sa servante, attirées par les éclats de voix. La servante se tut aussitôt, espérant ne pas avoir trop attiré l'attention … Tous ses regards curieux la mettaient mal à l'aise, elle qui avait plutôt l'habitude ― désagréable, d'ailleurs ― d'être snobée à tout bout de champ. Alors, déjà que la Princesse ne passait inaperçue au naturel, avec son air exotique, ses tenues chatoyantes et ses bijoux aussi chers qu'une maison de luxe, si en plus elle se mettait à hurler, c'était tout le marché qui allait lui servir de spectateur !
Yue, en revanche, ignorait avec superbe les gens qui la dévisageaient. Être le centre de l'attention, c'était une seconde nature chez elle : depuis qu'elle était née, tout le monde la regardait. Quand elle était bébé, c'était pour guetter une maladie quelconque et s'assurer qu'elle n'allait pas mourir ; quand elle était enfant, c'était pour veiller sur elle et pouvoir rapporter ses faits et gestes à son père ; maintenant c'était parce qu'elle était l'adorable et gracieuse princesse que tout le monde connaissait. L'idée que cela put être pour ses crises de colères ou pour le luxe de ses parures lui avait vaguement traversé l'esprit, mais ce n'était pas une pensée agréable, aussi oubliait-elle bien vite. Pratique, non ?

Les marchands l'avaient bien vite reconnue ― ou avaient flairé sa fortune, mais cela ne changeait pas grand chose ― et tentaient tant bien que mal de l'attirer vers leur échoppe ou étal, mais Yue ne daignait même pas leur répondre. Elle tournait un peu la tête quand elle apercevait un esclave qui n'était pas trop laid, mais ces marchandises-là étaient bien trop peu luxueuses pour qu'elle soit susceptible de les acheter. Aussi la Princesse fendait-elle la foule en direction des boutiques les plus onéreuses de la capitale …
La première dans laquelle elle entra était une qu'elle connaissait bien : elle avait déjà acheté des esclaves de premier ordre ici, et on les lui avait gentiment livrés au Palais du Wu Zang, sans oublier quelques « cadeaux » que son père lui avait offert et qui venait aussi de cette boutique … Yue n'était pas sûre pour autant de trouver son bonheur là : on y vendait de l'esclave de compagnie, de l'esclave d'apparat, de l'esclave pour occupations intimes aussi … Pas de l'esclave de combat. Certes, ils étaient très beaux, et puis tous les esclaves disposaient de capacités surhumaines qui les rendaient capable de terrasser à peu près n'importe quel ennemi à mains nues, mais elle n'était pas vraiment convaincue.
Le propriétaire s'approcha doucement en souriant et proposa gentiment son aide, mais la Princesse l'interrompit d'un « Silence, je réfléchis. » sec qui stoppa net le marchand. En bon homme d'affaires habitué aux clients impolis qu'il était, il encaissa le coup et fit quelques pas en arrière, attendant patiemment que la Princesse soit d'humeur plus communicative. Son attente fut vaine : la jeune noble tourna les talons et quitta la boutique. Bah, pensa le marchand, elle reviendra. Ils reviennent toujours.

Ce fut le début d'une longue marche, d'une suite incessante de va et vient, de « j'entre » « je sors » de toutes les boutiques vendant des esclaves de luxe dans toute la ville. La servante en avait mal aux pieds, et elle commençait aussi à avoir faim … La Princesse ne faisait jamais de pause ? Elles avaient même visité une boutique qui ne vendait que des esclaves femelles : Yue avait dit que ce serait sans doute plus esthétique, qu'une femme aurait l'air moins dangereuse mais qu'en vérité, elle serait tout aussi redoutable qu'un homme … avant de se raviser et dire qu'il fallait quelqu'un d'intimidant pour prévenir les éventuels problèmes que risqueraient de causer ceux qui n'auraient pas peur de son garde du corps. Et puis, une jolie fille lui ferait de l'ombre.
Finalement, Yue décida d'aller voir directement des vendeurs d'esclaves de combat. Ces boutiques vendaient des esclaves pour les combats d'arène, ou par lot pour assurer la sécurité de bâtiments ou de personnalités … En réalité, quand le propriétaire vit entrer la princesse, il haussa un sourcil : il n'avait pas vraiment l'habitude de voir ce genre de clientèle. Les riches envoyaient des serviteurs pour faire ce genre d'achats, et ces autres clients … n'étaient pas toujours très fréquentables. Si une jeune aristocrate pénétrait dans sa boutique, c'était sans doute qu'elle avait quelque chose de peu avouable à faire.
Ou alors, qu'elle voulait acheter un garde du corps. L'information lui parvint en captant une discussion entre la demoiselle et sa probable dame de compagnie qui avait l'air de faire la tête. Apparemment, elles avaient déjà fait un certain nombre de boutiques avant la sienne … Miss Robe Rouge était exigeante.

- Vous cherchez quelque chose pour votre sécurité, mad … euh … votre excellence ?

Il n'était pas très sûr de savoir comment appeler les nobles, surtout que les jeunes filles de la haute avaient tendance à être très pointilleuses sur ce genre de détails. Heureusement pour lui, ce fut la servante qui le tira de ce mauvais pas …

- Princesse, je crois qu'il y a quelque chose qui pourrait vous intéresser de ce côté.

Elle avait finalement jeté l'éponge. Tant pis si un esclave arrivait au Palais, tout plutôt que de continuer cette interminable séance de shopping avec la Princesse !
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Yue Wu Zang
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MessageSujet: Re: Quand on a de l'argent, il faut le dépenser ...   Quand on a de l'argent, il faut le dépenser ... EmptySam 29 Oct - 16:34

La Princesse ignora complètement l'homme qui lui parlait. C'était pour elle un homme grossier, comme taillé à la va-vite dans un bois trop dur et trop noueux pour produire un résultat correct ; ses muscles le rendait disgracieux aux yeux de Yue, ces habits frustres étaient une insulte au bon goût et ses manières trahissaient ses origines sociales, même s'il faisait de son mieux pour paraître poli et courtois.
Yue n'aimait pas du tout cette boutique. Il lui manquait cette petite de touche de classe ou de luxe qu'elle affectionnait tant dans tous les endroits où elle faisait son shopping. Ce n'était peut-être pas une bonne idée d'acheter un esclave ici après tout … Il y avait toujours l'option des ventes aux enchères, mais elle fallait qu'elle attende jusqu'à ce qu'on en organise une nouvelle et franchement … Attendre un jour ou deux, c'était insupportable. Elle le voulait maintenant, son esclave ! Elle en avait besoin urgemment d'ailleurs.

La Princesse tourna la tête quand sa servante attira son attention. Elle avait enfin décidé de se rendre utile, celle-là ! Elle pointait du doigt un esclave un peu plus en retrait, un jeune homme qui ne ressemblait pas vraiment aux autres esclaves de la boutique. Yue était intriguée : les esclaves de la boutique étaient pour la plupart horriblement musclés, couverts de cicatrices ou tout simplement affreusement laids. Ce n'était pas du tout ce qu'elle voulait !

Le propriétaire de la boutique était gêné. La fille en robe rouge ne réagissait pas à sa question. Il ne savait pas si elle n'avait pas entendu ― auquel cas, il fallait qu'il répète ― si elle était sourde ― c'était déjà arrivé que des handicapés entrent dans sa boutique, et c'était vraiment galère pour communiquer ― ou si elle l'ignorait tout bonnement. Quand il la vit répondre à l'appel de sa domestique, il serra les dents : visiblement, elle s'était contentée de faire comme s'il n'existait pas. Voilà pourquoi il détestait les nobles : tous à péter plus haut que leur cul, et à considérer les autres comme de la merde. Il n'éprouvait que mépris pour eux … et il acceptait leur fric avec la réjouissance de ceux qui plument leurs clients.

- Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? Il vous plaît ? Il présente bien, et puis, il a l'air d'être un sacré combattant !

Bon, elle en rajoutait un peu. Mais elle en avait vraiment marre de cette séance shopping avec le Princesse, et là, elle avait une chance de s'en sortir. Elle avait vite repéré cet esclave : il était bien musclé, mais bien proportionné ; son visage était agréable, même s'il était loin d'être exceptionnel … Enfin, comparé aux autres marchandises du magasin, il faisait figure de canon de beauté. Quant à ses compétences en matière de bagarre … Ben, il ne faisait pas vraiment peur, même s'il était plutôt musclé. Mais ça ne signifiait pas qu'il n'était pas capable de faire sa fête aux gêneurs ! Allez, Princesse, vous vous laisserez bien tenter …?

Yue détailla l'esclave. Cheveux bruns, yeux verts, taille moyenne, pas très original en somme. Il était presque nu, mais elle n'éprouvait ni honte ni gêne à l'examiner sous toutes ses coutures. Il était plutôt pas mal en son genre … mais sans être extraordinaire. Ce qui fascinait la princesse, c'était son flegme : il était complètement inexpressif et ne bougeait pas d'un cil. Il semblait fixer quelque chose loin derrière Yue, quelque chose qui n'existait que pour lui.
Et la Princesse se prit à imaginer. Oui, par exemple : elle s'ennuyait dans une soirée mondaine, accoudée au balcon, son esclave à deux pas, le regard dans le vague. Et puis, un homme arrivait, commençait à l'ennuyer, devenait vraiment insistant. Et là, tout à coup, son esclave bondissait et lui donnait la correction de sa vie ! Une seconde après, il se remettait dans sa position initiale, continuant à regarder dans le vague … Et elle sera là, fière, piétinant l'importun. Oh oui, ça, c'était la classe !

- Et celui-là, c'est quel genre d'esclave ?

Tiens tiens … Mademoiselle daignait enfin lui adresser la parole ! Bah, après tout, il était là aussi pour renseigner le client.

- Il vient d'arriver. Il était tout neuf, alors il a pas forcément l'expérience du terrain, mais il a subi un entraînement intensif pour pouvoir venir à bout de n'importe quel ennemi. J'ai beaucoup d'espoir pour lui, vous savez. Je pense qu'il fera des merveilles en arène ou en duel !

Tout n'était pas tout à fait exact, mais raconter des bobards au client, ça faisait aussi partie des petits plaisirs de son travail. D'autant plus qu'il sentait qu'elle avait très envie de l'acheter. Le « Je le prends » qui ne tarda pas à suivre lui tira un sourire sur son visage habituellement renfrogné.

Dix minutes plus tard, tout est réglé. Yue déplia rapidement le bout de papier sur lequel se trouvait le mot d'obéissance, et réfléchissait déjà aux premiers ordres qu'elle allait pouvoir lui donner alors qu'ils montaient tous les trois ― elle, la servante et l'esclave fraîchement acquis ― dans la calèche qui les attendait patiemment.

- Très bien, Illyen. Sois gentil, et agenouille-toi devant moi pour saluer dignement ta nouvelle maîtresse. Tu m'as bien compris ?

Le genou de l'esclave heurta sans bruit les planches de bois qui constituaient le sol de la calèche. La tête baissée, il fixait les pieds de la Princesse tandis qu'il lui répondait d'une voix mécanique :

- Oui, Princesse. Je suis à vos ordres.
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