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 "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]

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Mort(e) tragiquement

Eleanor van Lähre

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MessageSujet: "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]   "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg] EmptyMer 7 Sep - 10:55

« Je fus réveillée par la lumière qui entra dans la chambre. Visiblement, mon mari s’était levé et la journée devait déjà bien être avancée. Les femmes de chambre avaient donc estimé qu’il était temps pour moi de me réveiller également. Pour quelle raison, je l’ignorais. En tout cas, je ne fus pas en colère comme je l’aurais pu être. Dans un état comme le mien ce matin-même, il m’était totalement impossible de changer d’humeur. Une fois les yeux ouverts et habitués à la lumière du soleil, je décidai tout de même de rester dans le lit encore quelques minutes, comme j’aimais souvent le faire. Cela me permettait de me réveiller tranquillement et à ma manière. Bien évidemment, je passais ce temps-là à réfléchir sur certaines choses. Au programme ce matin, ma récente rupture avec Zacharias la veille. Je n’arrivais pas à croire que tout cela s’était déroulé. Aujourd’hui, j’avais cette impression que tout ceci n’avait été qu’un long cauchemar. Malheureusement, c’était la vérité. Mes yeux étaient lourds, signe du fait que j’avais beaucoup pleuré la veille avant de m’endormir. Je n’étais, en plus de cela, pas du tout dans mon assiette et je me sentais misérable à un point que je n’avais jamais pu imaginer. La tristesse et la douleur avaient assombri mon humeur et me piquaient le cœur. A nouveau, en y repensant, j’avais envie de pleurer. C’était fini. Zacharias et moi. Le seul homme que j’avais aimé dans toute ma vie et qui, je m’en doutais, m’aimait franchement. Pourquoi donc avais-je réagi de la sorte ? J’en connaissais les raisons, bien évidemment, mais à cet instant, je m’en voulais tellement que ce genre de questions me passait forcément par la tête.

Pour ne pas me mettre à pleurer, je me levai finalement du lit pour me rendre dans la salle du petit déjeuner, en chemise de nuit. De toute façon, tout le monde m’avait déjà vue habillée de la sorte dans l’appartement. Et peu m’importait si mon mari avait invité ce matin une personne sans m’en avoir avertie. Je soupirai. C’était vraiment dur. Je n’avais jamais cru que je me sentirais comme cela après la rupture. Celle qu’au début je souhaitais éviter et que j’aurais assumée s’il l’avait fait, lui. Et pourtant, cela avait été moi qui l’avais provoquée. Je m’assis à la table de la salle à manger et j’attendis quelques instants que les servantes apportassent le petit déjeuner que je mangeais chaque matin. A table, je n’arrivais toujours pas à oublier Zacharias. Tout d’un coup, je ressentis tellement son manque, les caresses, les baisers et tout cela, qu’une larme ne put s’empêcher de couler. Je m’empressai alors de l’enlever afin de ne pas montrer mes sentiments devant les autres. Personne ne comprendrait. Néanmoins, je me doutais bien qu’ils avaient remarqué mon humeur et devaient déjà se demander pour quelle raison j’étais dans cet état. Il fallait avouer qu’avant je ne voyais presque pas du tout mon ancien amant mais le sentiment de manque n’était pas le même. Avant je savais que je le retrouverais. Aujourd’hui, je savais simplement que c’était fini et que je risquais de ne pas le revoir avant très longtemps. Par ailleurs, je ne l’embrasserais plus, je ne le prendrais plus dans mes bras et tout cela. J’avais vraiment le moral à zéro ce matin. J’espérais tout de même que cela passât plutôt rapidement. Dans la journée serait le mieux possible ; dans les jours prochains au pire.

Je pris tout mon temps pour terminer mon petit déjeuner. J’avais faim mais je n’arrivais pas du tout à avaler quoique ce fût. Je me forçai quand même puisque mon ventre criait famine. Une fois terminé, je laissais tout à table et m’en allait. Je trainais dans la maison sans vraiment savoir maintenant ce que je pouvais bien faire. M’habiller aurait été une solution mais je n’en avais pas encore spécialement envie. Il y avait des matins où j’avais tout simplement envie de traîner en chemise de nuit le plus longtemps possible. Visiblement, ce matin-là en faisait parti. Je me rendis au salon mais personne ne s’y trouvait. Siegfried n’avait donc invité personne aujourd’hui. Du moins, pas ce matin. Je restais quelques instants sans bouger, les yeux rivés sur le canapé. Il y avait de cela quelques jours, Marius était venu ici-même pour parler avec mon mari et Iraïd qui était là également. Je me souvenais de ce jour où j’avais du feinté l’évanouissement pour que les deux hommes arrêtassent de sans cesse prouver sa supériorité sur l’autre. Je n’étais pas en train de renier toute l’attention que Marius me portait car cela me faisait grandement plaisir. Le fait qu’il essayait de montrer à Siegfried qu’il devait être le meilleur mari du monde avec moi me fit sourire. Les répliques de mon mari qui assurait qu’il m’aimait, j’avais toujours et encore du mal à le croire. Toutefois, tout cela eut le don de me rappeler que je m’étais fixée de parler avec Siegfried pour en savoir plus sur ses plans. Vu mon état, je pensais alors que c’était une mauvaise idée pour l’instant. Mais depuis le temps que je devais le faire ! Je n’en avais encore pas eu l’occasion. Je décidai, malgré mon humeur terrifiante, de me lancer. En espérant bien sûr qu’il se trouvait dans la maison, ce dont je ne pouvais pas encore être sûre.

Le meilleur endroit où je pouvais le trouver, c’était son bureau, tout près de notre chambre. Je montais donc les escaliers et me dirigeai vers ce dernier. Je frappai à la porte plusieurs fois. S’il était là-dedans, il me répondrait. Je me doutais qu’il n’avait aucune idée que c’était moi et qu’il serait surpris. En règle générale, je ne le dérangeais jamais lorsqu’il travaillait. Au moins, je ne créais pas de problèmes et il était tranquille. Je n’avais jamais eu spécialement envie de me mêler à ses affaires, bien que fusse désormais sa femme. Mais il était tout simplement temps que cela changeât. Aujourd’hui, il devait me dire ce sur quoi il travaillait. Ou du moins une partie. Je ne lui demandais pas de tout me révéler mais me mettre au courant quand même. Si jamais il faisait quelque chose dont je n’avais pas idée, il se pourrait qu’une fois découvert, les autres me mêleraient à cela alors que je n’en savais rien du tout au départ. Alors tant qu’à faire, je préférais en connaître davantage et savoir ce pourquoi je pourrais être accusée par la suite. J’entendis sa voix qui criait de l’autre côté de la porte alors je ne me fis pas prier. J’entrais dans le bureau. La première chose que je souhaitais voir, c’était sa réaction. Ecarquillerait-il les yeux ? Resterait-il bouche bée ? A cet instant-là, je n’avais aucuns scrupules. Le déranger ne semblait pas du tout m’importer. Je fermai la porte avec une main, mais étant toujours face à Siegfried. J’avais toujours mon humeur massacrante et je me doutais qu’il la remarquerait. Je devais donc la transformer et trouver un contexte dans lequel je pouvais facilement faire croire à Siegfried une raison totalement différente de mon état. Je baissais alors la tête.


- Siegfried …, je commençai par dire. M’aimes-tu vraiment autant que tu l’as montré à Léonard ?

Une nouvelle fois, je pourrais connaître son avis. Selon sa réaction, je me doutais que les sentiments seraient plus ou moins vrais. Par ailleurs, j’avais la mine tellement déconfite et je paraissais tellement triste, que je me disais qu’il croirait que je déprimais à cause de cela. En tout cas, je l’espérais. Dans mon imagination, je voyais que s’il m’aimait autant qu’il le prétendait, il pouvait très bien aller jusqu’à venir vers moi et me prendre dans les bras pour me consoler. Mais ce n’était bien évidemment que mon imagination. Je connaissais assez Siegfried pour savoir qu’il ne ferait jamais une telle chose.
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Siegfried Agasthel

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MessageSujet: Re: "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]   "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg] EmptyMer 7 Sep - 12:44

Ce matin-là, c'étaient les petits oiseaux, sur le rebord de la fenêtre, qui m'avaient éveillé. Je m'étais couché sans Eléanor la veille, mais en la trouvant près de moi à cet instant, je fus rassuré. Je ne m'étais pas vraiment posé de questions sur son absence du soir, puisque je l'avais imaginée dans le salon, alors qu'après être moi-même sorti de mon bureau, je m'étais directement mis au lit. J'avais fais un songe étrange, mais il m'était impossible de m'en souvenir. Les sifflements des oiseaux avaient détourné mon attention, et je ne pourrais certainement jamais retrouver ce rêve. Tant pis. J'avais d'autres choses à penser. Aujourd'hui, je devais établir un profil sur ce Léonard. De ce que j'avais appris, et de ce que je demanderai à Iraïd, l'après-midi même, lorsqu'il viendrait à l'appartement. Sans faire de bruit, je me levai et, une fois ma toilette faite, je m'habillai. Une heure plus tard, j'étais dans la salle à manger, prenant mon petit déjeuner. Curieusement, la seule chose qui obsédait mes pensées était ce rêve. Je n'arriverai pas à réfléchir correctement, tant que je ne le retrouverais pas. Alors je me concentrai dessus, pendant quelques minutes. Et un tout petit bout me revint. J'avais songé à l'enfant qu'attendait Eléanor, et il s'agissait d'un garçon. Ah ça ! Ça me mettait de bonne humeur ! Sans doute était-ce quelque prémonition. Je finis rapidement mon repas, et me mis en route pour le bureau. Je laissai bien évidemment le soin aux servantes de nettoyer la table.

Une fois dans mon bureau, j'ouvris ce vieux cahier dont la couverture rouge était fort usée. Sur une des pages vierges qu'il restait, j'écrivis. En réalité, je griffonnais. J'avais un certain complexe sur cette écriture, minuscule et déformée. Mais voilà comment mon oncle m'avait enseigné l'art de l'écriture. Je me souvins alors de ces petites leçons, durant mon jeune âge, et pendant lesquelles j'apprenais, aux côtés du Comte d'Agasthel. J'avais été frustré de devoir modifier ma calligraphie ronde et écartée, pour me forcer à employer les lettres qu'il me restait désormais. Evidemment, j'avais appris qu'il valait mieux n'être relu que par soi-même, surtout pour ce genre de documents assez suspicieux. J'avais appris de ce Léonard, trois choses : Il s'appelait Léonard, il était un ami d'enfance d'Eléanor et n'était pas bien riche. Cependant, il n'était pas négligeable de prêter attention à cet homme. Non seulement parce qu'il avait connu ma femme bien avant moi, mais aussi parce qu'il m'avait fait nombre de mises en garde par rapport à mon comportement. Cette idée-là était aussi frustrante que celle de changer mon écriture. Je n'aimais pas que l'on me dictât ma conduite, c'était insupportable. J'avais grandi et mûri seul, je n'avais pas besoin d'ordres ou d'impératifs que quelqu'un d'autre me donnât. Alors que j'établissais ces quelques points à l'écrit, on frappa à la porte. Quelques coups, secs. Iraïd devait être en avance. Je criais un petit " Entrez ! ", avant de me dire que ce Léonard avait dit connaître Iraïd. Je le notai avant de lever les yeux vers la personne qui venait de pénétrer dans mon bureau.

Surpris, mais conservant néanmoins des gestes calmes, je refermai mon cahier. L'encre n'avait pas séché, mais je ne pouvais prendre aucun risque qu'elle découvre tout. Car en effet, c'était ma femme qui venait d'entrer dans mon bureau, et non mon associé. Je me levai pour m'asseoir à demi sur le bureau. Les bras croisés sur ma poitrine, j'étais déterminé à ce qu'elle ne me dépasse pas, mais je conservais mon sourire habituel. Quelque chose, évidemment, n'allait pas. Eléanor ne venait jamais ici, et elle n'avait pas cette attitude. Elle me semblait nerveuse, peut-être déboussolée. A vrai dire, elle me fit penser à une illustration d'un faon apeuré venant de perdre sa mère. Ses yeux étaient rougis et cernés. Que se passait-il ? Elle ouvrit la bouche pour me le dire. Alors je découvris que la raison de sa venue et de ce visage attristé étaient mes sentiments à son égard ? L'espace d'un instant, j'avais imaginé qu'elle m'annonçait la mort de Léonard. Merde ! Raté ! Je poussai un léger soupir. Elle était toujours contre la porte. Je m'approchai d'elle et lui désignai un des fauteuils, pour qu'elle s'assoie. Puis, me remettant à ma place, une fois qu'elle fut assise, je pris la parole :

" Bien sûr. J'espérais que jamais tu n'aurais aucun doute à ce sujet-là. Mais je comprends tes peurs, et je ne sais trop comment m'y prendre. En réalité ... je n'ai pas l'habitude de montrer mes sentiments. "


J'avais décidé de jouer la carte " pauvre homme perdu ". Mais dans le fond, je sentis que je n'avais pas réfléchi. Que j'étais réellement un pauvre homme perdu, ne sachant comment exprimer ses sentiments. Je savais dire à une femme que j'avais envie de coucher avec elle. Je ne savais pas lui montrer que j'étais capable de l'aimer jusqu'à la mort. Sans doute était-ce que je n'avais jamais réellement aimé. A vrai dire, c'était sans importance, puisque c'était ce que je ressentais maintenant. Mais pourquoi Eléanor doutait-elle ? Je ne la frappais pas, et je ne lui montrais aucun signe de haine. Toutefois, je sentais que ma femme ne demandait qu'à être rassurée. Peut-être tous ces regards la gênaient-ils ? Et la grossesse demandait-elle plus de repos ?

" Si tu le souhaites, tu peux me demander tout ce que tu désires. Nous pourrions même partir quelques temps, tous les deux ? Mais tu sais, la grossesse te fatigue, c'est normal que tu traverses cette période de doute. Cependant, je ne mens pas en disant t'aimer, Eléanor. "

J'étais le plus doux et compatissant possible. En même temps, je n'espérais qu'une seule chose, que nous sortions de là, et que ma femme se retrouve loin de mon petit travail de recherches.
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Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]   "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg] EmptyMer 7 Sep - 17:46

« L’infime espoir qui subsistait comme quoi Siegfried pouvait peut-être être un homme doux venait de s’évanouir à tout jamais. Je n’avais pas non plus trop espéré de sa part, mais ne savait-on jamais ce qui pouvait bien se dérouler. J’aurais pu être très surprise par son comportement. Au lieu de cela, il me demanda tout simplement de m’asseoir dans un des fauteuils en face de son bureau. Je fis la moue, mais il ne put le voir puisque j’avais encore la tête baissée. Je n’avais pas spécialement envie de me retrouver dans un fauteuil. J’avais le besoin d’être debout. Mais je m’exécutai quand même pour l’instant. De toute façon, j’étais libre si je souhaitais me lever. Je ne cherchais pas vraiment à être rassurée en faisait tout cela, pas du tout. Je souhaitais juste cerner l’homme qu’était réellement Siegfried et la vraie raison pour laquelle il avait finalement accepté de se marier avec moi. Il avait tout de suite foncé dans le tas lorsque mon père le lui avait proposé alors je me doutais bien que cela devait avoir un lien avec ses plans. Il ne pouvait pas en être autrement. J’en avais assez vu des hommes qui prétendaient m’aimer – peut être m’aimaient-ils un peu tout de même – mais qui ne recherchaient seulement le pouvoir et l’argent. Ils me dégoûtaient. Je l’écoutais me parler et me dire combien il m’aimait. Des doutes ? Forcément ! Notre début de relation ne s’était tout de même pas déroulé de la meilleure des manières. Plus je l’entendais, plus j’étais écœurée. Il jouait l’homme perdu dans ses sentiments. Je ne parvenais pas du tout à le croire. Il n’était pas crédible du tout !

Il continua à tenter de me faire rentrer encore une fois la même chose dans mon esprit : il m’aime plus que tout au monde. Comme j’avais envie d’exploser de rire. Si je lui demandais de mourir pour moi, jamais il n’accepterait. C’était horrible cette sensation que j’avais, celle qui me disait qu’il me mentait. Au moins si cela avait été Zacharias … Non, je ne devais pas penser à lui sinon mes larmes reviendraient. Je levai donc la tête et fixait enfin mon mari en continuant toujours et encore de refuser de le croire. Néanmoins, ce qui m’attira tout de suite et me changea immédiatement les idées, ce fut le fait qu’il prétendit pouvoir réaliser tout ce que je lui demanderais. Il ne savait vraiment pas du tout sur quel terrain pentu il s’aventurait. Cette phrase était pour moi comme une permission de poser toutes les questions qui me passaient par la tête sans craindre de réelles représailles et une grande dispute. Après tout, c’était comme une autorisation et donc une excuse que je pourrais lui servir s’il ne souhaitait pas me répondre. Je souriais intérieurement alors que je gardais toujours et encore mon expression de tristesse sur le visage. Mon « jeu » semblait marchait puisqu’il croyait vraiment que c’était du à mes doutes concernant son amour pour moi. Tout le reste ne m’intéressait pas du tout. Partir tous les deux ? Et puis quoi encore ? Jamais de la vie ! J’allais déjà passer toute ma vie avec cet homme que je n’aimais pour rien au monde, je n’avais pas du tout envie de passer du temps seule avec lui. C’était hors de question. Et ce n’était pas du tout à cause de ma grossesse. J’étais certes fatiguée, mais je m’étais désormais habituée. Ce n’était plus aussi pesant qu’au tout début.


- Des doutes, j’en ai énormément, dis-je avec la voix la plus solennelle possible. Après tout, tu peux bien comprendre que j’ai du mal à te croire suite à ce qui s’est passé entre nous le soir de notre rencontre, Siegfried. Je n’accepterais jamais ta version des faits. Je hais qu’on me mente.

Bien évidemment j’avais choisi mes mots avec rigueur. Rentrer dans le vif du sujet tout doucement et avec les bons mots. Le mieux justement était avec la voix la plus calme possible. En même temps, je lui disais ce que je pensais afin qu’il fût fixé et qu’il ne crût guère autre chose, ne savait-on jamais. Par la même occasion, cela me permettait de le prévenir du fait que bientôt, très rapidement, voire dans les minutes qui suivraient, je lui demanderais simplement de me dire la vérité. Quelle qu’elle fût. Je n’en pouvais plus de vivre dans l’ignorance. Et dans le doute en même temps aussi. Je n’étais pas sûre de ce que mon mari me racontait sur mon comportement suite à ma fièvre. Mais, malgré tout, je ne parvenais pas à le croire. C’était plus fort que moi. Cet homme ne pouvait pas diriger ma vie. Il n’y arriverait jamais. Par ailleurs, je savais pertinemment que de mettre le sujet sur le tapis le surprendrait. Il serait forcément prit de cours. Jamais encore auparavant je n’avais osé parler de cela avec lui. Bien évidemment, il fallait qu’un jour cela arrivât. Ce jour-ci, il me dirait tout ou du moins je me contenterais de la moitié. Je ne le laisserais pas s’enfuir et se cacher comme il le faisait depuis si longtemps. Il était temps que je lui montrasse que je n’étais pas la femme silencieuse et naïve que j’avais été jusque là. C’était fini. Cela devait changer. Il devait me prendre au sérieux pour ne jamais se croire supérieur à moi. Il n’était pas le maître de ses lieux. Il ne dictait pas ma vie. Un point c’était tout. Cette arrogance commençait vraiment à m’importuner.

- Siegfried, je te demande de me dire la vérité, quelle qu’elle soit, sur ce qui s’est passé entre nous cette nuit-là, ajoutai-je avec une voix qui exprimait la gravité et le sérieux des mots que j’utilisais.

Comme je me doutais bien que de toute façon il inventerait probablement encore un nouveau mensonge, je ne pouvais pas me laisser faire. Je devais trouver un moyen pour qu’il me dît la vérité, comme je le lui demandais. Je ne le regardais plus et je ne pouvais donc pas voir son expression et sa réaction. J’espérais que je l’avais surpris. Je me levais en même temps de mon fauteuil et m’avançai vers lui. Mes pensées envers Zacharias semblaient avoir disparues de mon esprit, tout comme mon visage triste et fatigué. J’approchai mon corps de celui de Siegfried de telle façon que j’étais collée à lui. Je mis mes mains sur ses hanches et le regardai dans les yeux.


- Si tu espères du moins qu’un jour je puisse t’aimer, murmurai-je avec une voix un tout petit peu plus sensuelle et moins grave que les fois précédentes. Je te conseille vivement de ne plus me mentir.

J’appuyais encore plus mon corps contre le sien. Je me doutais bien qu’en plus de sentir mon corps contre le sien, ses fesses sentaient le bois du bureau et le coin sur lequel il était « affessé ». Je souriais de la situation. Je savais pertinemment qu’il ne s’attendait pas du tout à cela … »
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Siegfried Agasthel

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MessageSujet: Re: "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]   "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg] EmptyMer 7 Sep - 19:07

Et voilà. A cet instant, je sus que ma journée était gâchée. Les petits oiseaux au réveil et ma satisfaction à me souvenir de mon rêve, non vraiment, ça ne pouvait pas atténuer ce qui allait se produire. Là, bien évidemment, je ne pus retenir ma surprise, et je me maudis encore ce manque de compétence ! Les sourcils quelque peu froncés, les yeux plissés et sans oublier un regard purement étonné. A l'évocation de cette soirée, je sentis même une sorte de lacération au niveau de mon estomac. Oui, j'avais tous les symptômes du type qu'on perce à jour. Mais tout cela changea bien vite. Eléanor, profitant peut-être de ma stupeur, se rapprocha de moi, jusqu'à se retrouver collée contre mon torse, ses mains posées sur mes hanches. Nous n'avions pas été si proches depuis cette nuit-là, où je l'avais mise enceinte. Quelques souvenirs me revinrent, comme si ma femme avait tout mis en scène pour aviver ma culpabilité. Elle me fixait dans les yeux, me demandant de ne plus mentir. Je n'avais pas été autant gêné de toute ma vie. Je ne pus soutenir son regard. Il était trop dur et désirait trop lire en moi ce qu'il s'était passé. Ce que j'avais fait. Osé faire. Alors que j'aurai pu lui susurrer un mensonge à l'oreille, je m'écartais d'elle, le visage bas, tourné vers le tapis. Enfin, du moins, j'essayai de m'éloigner de ces yeux, car j'étais réellement acculé, coincé entre Eléanor et le bureau que je tentais auparavant de protéger. Elle avait dit elle-même que je perdrais sa confiance si je lui mentais encore. Mais j'avais tant de choses à lui cacher pour la protéger ! Cependant, ce matin-là, je lui dis la vérité, parce qu'une faute à moitié avouée est pardonnée. A moins que ce ne soit une faute avouée, à moitié pardonnée ? Je n'y songeais pas vraiment à cet instant, je repensais à ce soir, que j'avais passé avec elle.

" Au début... tu n'étais qu'une étape. Je voulais juste viser le sommet et me faire une place parmi les nobles les plus hauts. Je ne savais même pas à quoi tu ressemblais, et je connaissais à peine ton nom. Mais quand je t'ai vu, quand tu m'as résisté, j'ai senti qu'il se passait quelque chose. Que j'étais en train de changer... je, je ne sais pas trop. Et puis, tu t'es trouvée malade, à cause de cette pâtisserie. Dans ta situation actuelle, personne ne voulait ne serait-ce que te ramener chez toi. Ils t'auraient bien laissé crever ! "

J'avais prononcé cette dernière phrase avec dégoût, pour ces hommes et ces femmes incapables d'oublier leurs procès pour sauver une vie. Ayant perdu toute ma famille, je ne supportais pas la mort, ses douleurs et ses odeurs nauséabondes. Tout cela, au moins, était la vérité, à quelques choses prêt. J'étais totalement immergé dans mes souvenirs de cette soirée, afin d'oublier le regard pensant qu'Eléanor devait poser sur moi. J'avais eu honte que mon acte ne soit pas sans conséquences. Si ma femme n'avait pas été enceinte, je ne l'aurais certainement jamais revue. Je poursuivais toujours, d'un ton pensif et penaud :

" Je t'ai donc ramenée chez moi, comme je te l'ai dit, pour faire baisser la fièvre et te laisser prendre du repos. Ma servante t'avait déshabillée, afin que tu ne sois pas encombrée de ta robe. Lorsque je suis venu te voir, tu étais nue sous ces draps, brûlante de fièvre et à moitié éveillée, mais trop faible pour résister. J'ai cru que... que tu le voulais toi aussi. Tu semblais heureuse. Au matin, j'ai déchiré ta robe pour que tu penses réellement avoir pris du plaisir. Mais jamais je ne pensais que tu tomberais enceinte ! Jamais ! Et malgré tout, quand ton père m'a fait convoquer, j'ai accepté de prendre la responsabilité de cet enfant, parce qu'une mère seule ne pourrait pas survivre à Ishtar, et qu'un enfant a besoin de deux parents qui s'aiment ! "

J'avais relevé les yeux vers elle. Je sentais que mes joues avaient rougi, tout le long de mon récit. Je regrettai d'avoir couché avec elle sans son réel consentement, mais cela m'avait donné un enfant et une femme, en plus de la situation convoitée. J'avais été honnête et je tins à le souligner :

" Voilà, tu sais tout. Je n'ai jamais été aussi franc avec quelqu'un, sache-le Eléanor. Je le suis parce que je tiens à toi et que mes sentiments sont vrais. "

J'espérais qu'elle me pardonnerait, qu'elle oublierait, et qu'elle se concentrerait sur l'avenir. Comme je l'avais fait. J'avais accepté cette femme et son enfant par principe, et par amour. J'avais vécu quelques années seul avec mon père. Je souhaiterais qu'on ne me l'enlève pour rien au monde, mais je ne voudrais pas que cela arrive à celui qui pourrait être mon enfant. J'avais simplement eu à dire "oui". Je regardais encore mon épouse. Je ne savais trop que lire dans ses yeux. Peut-être un mélange de colère, de rancœur et d'amertume. Mais je croyais lire un soulagement, certainement, de savoir enfin ce qu'il s'était passé. Elle saurait pourquoi elle était tombée enceinte et dans quelles circonstances. C'était sans doute nécessaire à ce que cette jeune femme retrouve le sourire et élève bien son enfant. J'ajoutai simplement, avec franchise :

" J'ai été égoïste, je le reconnais et je le regrette, bien que grâce à cela j'ai pu devenir ton mari. "
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MessageSujet: Re: "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]   "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg] EmptyJeu 8 Sep - 17:10

« L’effet escompté ne se fit pas prier. Comme je l’avais espéré, j’avais vraiment perturbé Siegfried. Je ne le voyais pas encore au moment où je me tenais, collée à lui et le fixant dans ses yeux. Mais je le sus tout de suite après lorsqu’il se détacha de moi rapidement. Je souriais encore plus, pleine de satisfaction. Je savais néanmoins que mon mari ne pouvait pas le voir puisqu’il me tournait le dos. Il souhaitait probablement et même très certainement éviter mon regard. C’était déjà une première victoire pour moi. D’un autre côté, cela me montrait qu’il devait me cacher bien des choses et qu’il en regrettait peut être certaines. Il n’avait pas été honnête avec moi, comme je m’en étais doutée depuis le début. Je n’étais pas non plus tout à fait sûre et certaine s’il oserait tout me révéler mais si ce n’était pas le cas, je le secouerai encore plus jusqu’au moment où la vérité sortirait de sa bouche. Bien évidemment, j’avais toujours un certain petit doute comme quoi il pouvait tout simplement se moquer de moi en tentant de me faire croire à son jeu d’acteur. J’étais toujours un peu méfiante. Il avait certainement réfléchi en quelques secondes à la manière la plus facile de jouer pour me faire tomber dans un piège. Toutefois, cette fois-ci il me paraissait vraiment que mon mari n’était pas du tout en train de simuler. Un certain instinct en moi me disait que je devais l’écouter pour une fois et arrêter de toujours me méfier.

Mais la vérité était souvent dure à accepter. Même si je désirais l’entendre, je me doutais bien qu’elle était blessante et faisait souffrir par la suite. Ce n’était juste qu’un cap à passer pour l’instant. En tout cas, ce dont j’étais sûre, c’était qu’une fois la tension passée, je vivrai en connaissant la vérité. C’était le plus important, même si ce n’était pas le plus plaisant. Alors je l’écoutais attentivement. Je ne pouvais pas non plus ne pas me mettre en colère au fur et à mesure de son discours. Dès le début même, je me mis en rogne intérieurement. Il ne me voyait pas donc ne pouvait pas le savoir. C’était probablement la raison pour laquelle il continuait tranquillement son récit. En tout cas, le fait de n’être qu’une étape pour assouvir ses plans était déjà scandaleux de sa part. Je détestais n’être qu’utilisée par les autres. Après tout, il ne valait pas mieux que tous les autres nobles qui complotaient sans cesse. Depuis le début que je l’avais rencontré, je l’avais su. Je l’avais toujours pensé. A cet instant, cela ne faisait que se confirmer. Si je commençai à lui faire confiance pour ce qu’il me racontait, je n’arrivais toujours pas à le croire en ce qui concernait son changement lorsqu’il m’avait vue. C’était bien trop gros tout de même. Je n’étais pas la seule femme de la planète et je ne saisissais pas ce que j’avais de si spéciale comparée aux autres femmes. Après tout, il pouvait avoir n’importe qu’elle femme dans son lit en claquant des doigts, de cela je pouvais en être certaine. Il n’avait donc pas pu tomber amoureux d’un coup de moi, comme cela. Je refusais de le croire sur ce point-là.

Il se mit alors à raconter la nuit, une fois qu’il m’avait ramenée chez lui. Un dégoût énorme envers mon mari me traversa et me fit frissonner. Comment avait-il osé ? D’un côté, je m’en étais toujours doutée alors je n’étais tout de même pas surprise totalement. Mais une fois révélé, c’était différent. Je pouvais ressentir ce dégoût réellement. J’avais eu raison depuis toujours, je n’aurais jamais pu être capable d’une telle chose, même fiévreuse. Il croyait donc que j’étais heureuse ? J’écarquillais les yeux lorsque je l’entendis en parler. Il était tout de même normal que je parusse heureuse alors qu’il était en train de coucher avec moi et qu’en plus de cela, j’étais malade et inconsciente ! Il me dégoûtait. En plus il parlait de parents qui s’aimaient, sauf qu’il avait omis un détail. Je ne l’aimais pas. Je le haïssais du plus profond de mon cœur. Peut-être un jour je commencerais à faire quelques efforts et tenter de l’aimer, mais ce n’était certainement pas pour tout de suite. Surtout avec cette vérité qu’il était en train de me révéler. Il se retourna finalement et me fit face. Il me regarda enfin dans les yeux pour terminer son discours. Il avait rougi. Je sus alors que cela ne pouvait être du qu’à la vérité car s’il faisait semblant, son corps n’aurait pas réagi de la sorte. Mais cela ne me suffisait pas. Il prétendait encore une fois qu’il m’aimait et qu’il était finalement heureux du fait que cela lui eût donné une femme et un enfant. Même s’il disait la vérité depuis le début, ces deux dernières phrases avaient du mal à entrer dans mon esprit, comme d’habitude après tout. Je soupirais un peu, de colère. Et je me permis de lui répondre une fois qu’il avait terminé de parler.


- Heureuse ?! Heureuse ?! dis-je sans crier mais avec une voix ferme et qui montrait toute la colère qui m’habitait. Tu crois vraiment qu’une femme est heureuse, malgré le fait que tu lui fasses l’amour, quand elle est inconsciente et fiévreuse ? Ce n’était que les réactions de mon corps face à ce que tu me faisais. J’étais inconsciente !

Je levai les yeux au ciel. Du moins au plafond. Je le fixai quelques instants et je sentis les larmes venir. Forcément, j’étais en colère donc j’avais besoin de pleurer par la suite. Toutefois, je savais aussi que c’était à cause de toutes les pensées qui se bousculaient dans mon esprit à cet instant. Comment avait-il pu me faire ça ? Il était vraiment sans pitié. Désormais je devrais vivre avec cela. Par ailleurs, j’ignorais ce que je devais faire maintenant. Bouger ou rester dans cette position ? Que ferait-il, lui ? Je n’en avais aucune idée. En tout cas, je me mis tout simplement à continuer mon discours.

- Tu me dégoûtes Siegfried, avouai-je en grimaçant pour lui montrer tout le dégoût que je lui portais. Franchement, tu ne vaux pas mieux que tous les autres nobles qui complotent dans le dos des autres juste pour avoir de l’argent et plus de pouvoir. C’est répugnant ! Je n’étais qu’une étape. Et puis quoi encore ? Je rêve …

Ce fut alors que la première larme coula sur ma joue, malgré le fait que j’avais tenté de la retenir le plus longtemps possible. C’était horrible, je n’avais pas envie de pleurer mais j’en ressentais le besoin.

- De toute façon, je te préviens, tu m’as menti dès le début. N’espères donc pas que je te croie sur parole à chaque fois par la suite. Je n’ose toujours pas accepter le fait que tu m’aimes vraiment. Tu as toutes les femmes disponibles que tu veux et tu me choisis, moi, juste parce que tu penses que quelque chose a changé en toi en me rencontrant. Tu n’estimes pas que je vais avaler une telle excuse quand même ?! Faut arrêter de me prendre pour une pauvre idiote et une femme trop naïve !

Tout avait été dit. Au moins lui aussi il connaissait désormais la vérité. J’étais honnête. Je l’avais toujours été, sauf en public pour sauver quelques apparences, mais je me doutais bien qu’il le savait. Néanmoins, je fus soudainement poussée à me diriger vers son bureau où il y avait un petit livre rouge. Je le pris dans mes mains. Je ne l’ouvrai pas car je n’étais pas intéressée du tout par ce qu’il contenait. Je m’imaginais que mon mari y avait déposé ses plans ou autres notes. En tout cas, je me mis à secouer le livre devant ses yeux et à crier, toujours les yeux pleins de larmes.

- Et quels sont donc ces foutus plans pour lesquels je n’étais qu’une étape, hein ?!?

Peu m’importait si quelqu’un entendait mes cris. La vérité avant tout … »
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Siegfried Agasthel

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MessageSujet: Re: "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]   "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg] EmptyDim 11 Sep - 19:14

Eléanor s'énervait. Je rougissais comme un gamin qu'on engueule. Je crois bien qu'à ce moment là, je n'osais plus du tout la regarder, et je n'espérais aucun amour de sa part. Il n'y avait plus d'espoir. Elle l'avait dit. Chacun de ses mots, prononcés avec colère et rancune me faisaient comme un coup de couteau dans le ventre. Je ne supportais pas qu'on hausse le ton près de moi. Je suis d'une nature sensible, j'ai horreur des éclats de voix. Et ma femme était en train de s'énerver sur moi. Le pire je crois, était la puissance d'impact de ses mots, ces mots que son inconscient choisissaient pour me blesser au plus profond. Et puis elle se mit à pleurer, enfin, les larmes coulaient. Mais sa voix ne se brisaient pas, non, elle trouvait la force de continuer à me poignarder le cœur. Et alors que j'étais totalement désemparé, elle fit le tour du bureau et saisit mon carnet rouge, le secouant avec énervement et me demandant ce que c'était. Pendant quelques secondes, je ne dis rien. Ma gorge était serrée. La situation laissait vraiment à désirer. Eléanor dans mon bureau, me faisant cracher la vérité, me hurlant dessus et découvrant mes plans. Voilà un bien court résumé de l'impasse dans laquelle je me trouvais. Pendant ces quelques secondes, trop courtes à mon goût, de silence, mon esprit se remit en marche. Puisque j'avais commencé à avouer mes fautes à mon épouse, autant continuer. Je poursuivis donc, d'une voix enraillée, à cause de l'émotion :

" Je... Laisse ce carnet s'il te plait. Certains documents ne sont pas attachés aux pages. "

Je pris une légère inspiration avant de poursuivre :

" Tu me prendrais peut-être pour un fou si je te disais mon objectif final, car après tout, il n'y a que les fous qui visent un tel sommet. Fous, et hérétiques, sans aucun doute. Voilà. Eléanor, tu n'étais qu'une étape, en tant que Duchesse, dans mon plan de ... de devenir Empereur d'Ishtar. "

C'était dit. Désormais, ma femme serait une passerelle menant à mon destin ou aux barreaux d'une cellule. Je pensais qu'elle me détesterai après cela, et qu'elle ne me permettrai pas d'approcher notre enfant. Peut-être rentrerait-elle chez son père ? Je n'en savais rien. Mais j'avais peur, réellement peur de la perdre. Ou bien peur qu'elle me vende aux inquisiteurs ? J'avais misé gros. D4un côté, Eléanor prenait des risques à me dénoncer. Et puis, pour l'instant, qu'avais-je fait ? Je n'avais corrompu personne, j'avais simplement récolté des informations sur divers personnages plus ou moins importants. Si je brûlais ce carnet, j'étais sauvé. La parole d'une femme ne valait presque rien. Cependant, je n'imaginais déjà plus vivre sans elle, et la promesse nouvelle qui germait en elle. Soudain, je sentis la fatigue me submerger. Il n'était même pas midi, toutefois mes jambes tremblaient. Je m'assis dans un des fauteuils, sachant pertinemment que j'abandonnais là toute position de force, et que si l'envie prenait à ma femme d'aller raconter mes projets dans la rue, elle le pourrait. J'étais exténué. Je tournai alors mon regard vers elle, pour la première fois depuis qu'elle s'était mise à crier. Elle avait vraiment l'air fatiguée et anéantie. Je ne pensais pas avoir fait tant de ravages en son cœur. Cela voulait sans doute dire que je comptais pour elle, et que je l'avais trahie. Pourtant, jamais elle ne m'avait témoigné d'amour. Peut-être était l'instinct féminin, dont parlent certaines vieilles femmes.

Je ne savais plus quoi dire, pourtant je pris tout de même la parole, toujours avec cette voix incertaine et rocailleuse :

" Hé bien. Tu ne dois vraiment plus vouloir de moi maintenant. Si jamais tu décides d'aller me vendre aux inquisiteurs, réfléchis bien. Ils pourraient vouloir te faire du mal, et je ne me le pardonnerai pas. "

Je baissai à nouveau la tête, redoutant son regard perçant. C'était la deuxième fois que je me refusais à me battre devant une personne. Seul mon oncle avait eu ce droit sur moi. Et ma femme désormais, le pouvait. Je ne savais pas quelle genre d'évènements allaient survenir suite à cette prise de position de force d'Eléanor, et cela me faisait peur, de perdre le contrôle. Mais je lui devais cela. Après ce que j'avais fait à son corps et son âme, je ne voulais plus lui faire de mal.
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Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]   "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg] EmptyDim 11 Sep - 21:31

« Je tombais des nues. Je ne m’attendais pas du tout à entendre de telles paroles sortir de la bouche de mon mari. Je croyais tout supporter et ne pas être surprise. Après tout, il aurait pu avoir des rêves fous de pouvoir comme les possédaient certains nobles. Devenir Empereur. Il ne devait pas être le seul à tenter de renverser l’Empereur en personne pour prendre le trône. Néanmoins, cela me prit vraiment par surprise. Je restais donc sans voix, la bouche bée à le regarder pendant quelques fractions de secondes. Je n’avais vraiment plus rien à dire. Je ne savais pas ce que je pouvais faire ou dire, c’était cela le pire. J’étais en train de crier après Siegfried et de lui demander toute la vérité. Or celle-ci était beaucoup plus étonnante que je ne l’avais imaginée. Mes larmes s’arrêtèrent de couler. La colère était presque partie de mon esprit. J’avais l’impression que tout s’était figé, à commencer par nous deux. Comme si le temps s’était tout d’un coup arrêté. Puis je sentis que mes jambes ne pourraient plus me supporter alors je m’affalais dans le fauteuil dans lequel Siegfried s’asseyait toujours. Mes yeux ne le fixaient plus. Ils étaient plutôt rivés sur le mur en face de moi. Le petit carnet rouge, je le tenais encore dans les mains. Je ne parvenais plus à bouger alors je ne pus pas me plier à la demande précédente de mon mari. En m’affalant sur le fauteuil, je fis tomber quelques petites feuilles, sans m’en rendre compte.

Il n’en paraissait pas moins que mon esprit réfléchissait. Désormais, j’étais – sans l’avoir vraiment cherché – la femme d’un homme qui voulait devenir Empereur. Cela voulait dire détrôner celui qui s’y trouvait à présent. Je repensais alors au moment où j’avais convoité la place de l’Impératrice. Cela n’avait certes aucun rapport. En tout cas, si le plan de Siegfried réussissait, je devenais Impératrice. Mais cela n’avait plus le même goût, même si je pourrais alors changer la vision des autres et améliorer les conditions de vie des civils. Je pesais le pour et le contre pour savoir si cela me permettrait vraiment d’être satisfaite ou pas. Je pouvais très bien décider de soutenir ses plans pour la simple et bonne raison que j’avais cherché à être la femme de l’Empereur. Ou alors j’avais aussi la possibilité de le laisser faire tout seul dans son coin tout ce qu’il souhaitait. Et vivre ma vie tranquillement de mon côté, toujours en essayant de voir ce qu’il se passait pour lui et l’avancé de ses désirs. Pour l’instant, je n’en avais aucune idée. Après tout, ce n’était pas vraiment une décision qui se prenait à la légère. J’avais besoin de plus de temps de réflexion pour faire mon choix final. En tout cas, je n’avais nulle intention de livrer ses secrets à qui que ce fût. Pas même aux Inquisiteurs. Surtout pas à eux. D’ailleurs, lorsque j’entendis ce mot-là, je repris instantanément mes esprits et le regardaient droit dans les yeux. Il pouvait y lire de l’inquiétude. Je détestais les Inquisiteurs. Ils rôdaient souvent près de l’appartement autrefois. Lorsqu’ils me croyaient liée à un terroriste.

Plus vouloir de lui. Je n’avais jamais voulu de lui, de cela j’en étais certaine. Pourtant, ma réaction fut soudaine et presqu’incontrôlable. En fait, en y repensant, j’ignore la raison qui m’avait poussée à agir de la sorte. Je devais être bien secouée par tout ce qu’il m’avait révélé, probablement. En tout cas, je me levai du fauteuil, sans me préoccuper du petit carnet qui tomba à son tour par terre, et je me dirigeai vers lui. Mon cerveau semblait assimiler que Siegfried était en danger et surtout, qu’il était la seule personne qu’il me restait. Zacharias n’était plus là pour moi. Je n’étais plus là pour lui. Je me souvins alors du rêve que j’avais fait avec la venue de ma mère. A ce moment-là, je compris tout. Je ne pouvais pas laisser cet homme tout seul. Il était en réel danger car si ses plans étaient dévoilés, il courrait un grave danger. Je ne l’aimais peut être pas – encore – mais je n’avais pas non plus envie de le voir mort. Malgré tout ce qu’il m’avait fait subir. J’arrivais alors à son hauteur et me penchai sur lui un peu. Je lui pris le visage entre mes deux mains et le fixait quelques instants. Je paraissais désemparée, comme consciente du danger, et les larmes qui étaient restées aux coins de mes yeux, amplifiaient une certaine tristesse et souffrance.


- Oh par l’Ombre ! Siegfried, tu es un vrai fou !

Il avait raison, il était fou. Mais cela ne m’importa pas beaucoup à ce moment là. Puis j’eus une certaine pulsion. Je me penchai à nouveau et l’embrassai. J’embrassai mon mari pour la première fois, du moins consciemment. Je ne lui avais jamais montré aucun signe d’affection. Après tout, c’était normal. C’était l’homme que je haïssais le plus au monde. Je devais être encore bien déboussolée suite à ma rupture avec Zacharias. J’avais probablement besoin d’amour à cet instant même. Peu importait si c’était Siegfried. Mais quelque part, je sentis également qu’il y avait quelque chose de plus. Je ne pourrais pas très bien l’expliquer. Lorsque je terminai, quelques larmes coulèrent à nouveau sur mes joues. Mes yeux voyaient le visage de Siegfried mais mon esprit pensait à Zacharias. C’était plutôt étrange.

- Il faut te protéger, déclarai-je.

Oui, à cet instant je voulais le protéger. Le mettre hors de danger. Comme s’il comptait énormément pour moi, même si je savais, et lui aussi, que ce n’était pas du tout le cas. Je l’embrassai une deuxième fois. Puis, de toute façon, s’il était en danger, toute la famille l’était également. Y compris moi et notre prochain enfant. Je ne pouvais donc pas me permettre de risquer la vie de mon enfant. Et comme j’avais ressenti un fort besoin d’affection plutôt étrange, je me rendis compte que désormais je connaissais à peu près la vérité concernant Siegfried. Je le regardais quelques instants, sans rien dire. Le silence qui s’installa me permit de réfléchir. Je choisis alors d’être également honnête avec lui. Je l’avais été tout au long de la conversation, mais cette fois-ci, c’était une tout autre chose. Je ne parlerais pas de mes sentiments envers lui ou ce qu’il avait fait. Je lui dirais la vérité. La position penchée ne me convenait plus trop et me faisait mal au dos. Je n’avais pas vraiment envie de m’asseoir sur un fauteuil alors je décidai simplement de poser mes fesses sur le sol.


- Siegfried, pour être honnête avec toi, il faut que je te dise quelque chose. J’aime un autre homme. Il … je l’ai connu bien avant toi et notre relation a commencé juste avant de te rencontrer. Je l’ai revu hier soir. Au début, je pensais te tromper mais … je me suis séparée de lui.

Je me demandais comment il réagirait. Il croirait peut être que je m’étais séparée de Zacharias pour la simple et bonne raison que c’était mon devoir. Que je pensais à Siegfried et que je l’avais finalement choisi malgré le fait que je le haïssais. Peu m’importait. Je lui en avais parlé, maintenant il le savait, c’était tout. J’attendais une réaction de sa part.

- Mais j’ai toujours du mal à croire en ton amour pour moi, que ce soit clair entre nous ! me voyais-je obligée d’ajouter avant toute chose. »
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Siegfried Agasthel

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MessageSujet: Re: "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]   "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg] EmptyMar 13 Sep - 17:17

Cette fois-ci, je ne m'attendais à rien de tel. Alors que j'avais avoué le viol ainsi que mes projets à Eléanor, j'aurais du être giflé, vendu aux inquisiteurs ou même à l'ex-régent ! Mais tout changea. Ma femme semblait tomber des nues, et elle s'assit dans mon fauteuil J'aurais aimé savoir ce qu'il se passait dans son esprit à cet instant, mais je ne savais lire dans les pensées et cela ne m'aurait peut-être pas tant plu que cela. Si le temps semblait figé, je savais qu'elle réfléchissait à toute allure. J'en avais la conviction, ou tout du moins l'impression. Aussi fus-je réellement surpris lorsqu'elle se leva, et s'approcha de moi. Le contact de ses mains sur ma peau me fit frissonner. Jamais elle ne m'avait touché d'elle-même. Je fixai ses yeux d'un regard étonné et vide à la fois. J'étais exténué, mais elle le semblait encore davantage. Eléanor me rappela que je devais être fou. Oui, elle avait raison et nous le savions tous deux. Mais je crois qu'elle fut encore plus folle que moi, au moment où elle m'embrassa. Il y eut alors quelque chose de changé. Après tout, c'était le premier signe d'amour qu'elle me témoignait. Surpris, je ne sus trop comment réagir, et de toute façon, ses lèvres se décollèrent des miennes bien avant que je pus faire quoi que ce soit. La Duchesse aux cheveux bleus proclama qu'il fallait me protéger. Quoi ? Jouait-elle un rôle ? Se moquait-elle de moi ? Ce baiser, puis elle désirait me protéger ? Quelques secondes auparavant, je n'envisageais rien de cette envergure, je n'espérais même plus qu'elle m'adressât la parole durant quelques semaines. Curieusement, un nœud se forma dans mon estomac. à dire vrai, c'était la première fois que l'on voulait prendre soin de moi.

Mais nous allions de surprise en surprise. Eléanor pouvait être surprenante lorsqu'elle s'y mettait, et alors que je réfléchissais à une banalité à lancer dans la conversation, elle m'embrassa de nouveau. Cette fois-ci, je pris part à cet instant plutôt extraordinaire, étant donné les circonstances. Mais elle se dégagea rapidement, pour me regarder puis s'asseoir sur le tapis. Je haussai un sourcil d'étonnement. Une Duchesse au sol ? De plus en plus curieux. Et si elle avait bu avant d'entrer dans mon bureau ? Non, je n'avais senti aucun alcool dans son haleine lors de notre échange de baiser. Je me mis de nouveau à réfléchir sur un propos quelconque à prononcer, mais mon épouse prit la parole. Elle semblait avoir des tas de choses à me dire, ce qui m'arrangeait grandement puisque je me sentais comme ravagé par le néant. Je l'écoutais, regardant ses mains pour ne pas la gêner.

" J'aime un autre homme... revu hier soir... te tromper... ". Alors voilà la raison. Désolé Siegfried, elle ne t'aime pas. En fait, t'es arrivé trop tard, et même si c'est ta femme, tu as perdu. J'avais du mal à emmagasiner toutes ces informations d'un seul coup. Instinctivement, mes yeux se dirigèrent vers les siens. J'étais perdu, à son regard de me guider. Mais je sus rien y déceler. Allez Siegfried, retente ta chance ! En réalité, je me répétais sa phrase, lentement. " Mais je me suis séparée de lui ". L'Ombre existe ! Enfin, je n'en suis persuadé que dans ce genre de situation. Alors quoi ? Elle m'avait choisi à sa place. A la place de l'homme qu'elle avait sans doute désiré et aimé. Elle ajouta bien sûr qu'elle ne croyait toujours pas en mes sentiments. Et alors ? Cela prendrait du temps, mais elle m'avait choisi. Peut-être était-ce par convenance ? En tous cas, je décidai de ne pas la brusquer. Après tout, elle venait de vivre une séparation, pour apprendre que son mari l'avait malmenée. Je lui répondis avec douceur :

" Tout est très clair, ne t'inquiète pas. Je ne veux pas que souffres, alors prends le temps qu'il te faut pour te remettre de cette séparation. "

Ces mots faisaient si mal. Je venais de découvrir les joies d'un des baisers de sa femme, et je m'apprêtais à y renoncer. Cependant, je savais que ce n'était que pour mieux les savourer lorsqu'ils me seraient tout entier consacrés et prodigués avec envie. Je décidai subitement de changer de sujet de conversation. Elle n'avait pas envie d'en parler, et moi non plus. Je me levai, retrouvant toutes mes forces bien que sentant mon regard fatigué, et ramassai le carnet rouge, ainsi que toutes les feuilles qui s'étaient trouvées tomber à terre lorsqu'Eléanor s'était levée de me fauteuil. Je lui demandai alors :

" Maintenant que tu connais mon objectif, connaitrais-tu quelqu'un qui pourrait m'aider à y parvenir ? "


Une fois les documents ramassés, je les posai en tas sur le bureau et m'assis dans mon siège. Je crus bon d'ajouter en regardant ma femme :

" Si toutefois tu acceptes de te mêler de ces affaires. Et si jamais le pire arrivait, je veux que tu me jures de rentrer chez toi et de nier avoir jamais entendu parler de toute cela. S'il te plait. "

Je ne voulais pas qu'il lui arrive quoi que ce fut, même mort, j'avais peur de ne pouvoir me le pardonner.
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Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]   "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg] EmptySam 17 Sep - 12:55

« Tout ce qui m’arrivait en ce moment-même, tout ce qui me tombait sur les épaules, toutes ces révélations douloureuses, c’était moi qui l’avait souhaité. Tout était de ma faute. Je ne pouvais donc n’en vouloir à personne – éventuellement à moi-même – de la souffrance et de la tristesse que je ressentais à cet instant même. Zacharias n’y était pour rien. Siegfried non plus. Je m’étais séparée de mon plein gré de mon amant, bien que je ne susse pas la vraie raison de tout cela. Aujourd’hui, je me rendais compte que j’avais réagi sous le coup de la colère. Je ne savais pas encore si je le regrettais, mais il se pouvait bien que je ne comprisse plus trop pourquoi j’avais souhaité une séparation avec l’homme que j’aimais. Ce n’était pas du tout parce que je choisissais Siegfried ou pour ne pas le tromper et ne pas être considérée comme une catin par la société si jamais l’adultère fût découvert. C’était en rapport avec le comportement de Zacharias. Si j’avais pu, je ne me serais jamais séparé de lui. Au début, j’étais allée le voir avec l’envie de tromper sans aucun scrupule mon mari. Ce n’était donc pas une question d’adultère. Sauf que je me doutais bien que Siegfried pensait que c’était pour le choisir. Je m’étais donc sentie obligée de lui expliquer que je ne croyais pas en son amour pour moi, mais j’étais parfaitement consciente que cela ne changeait rien pour lui. Qu’il pensât ce qu’il souhaitait. Après tout, ce n’était plus de mon ressorti. Concernant les révélations de Siegfried, j’avais tout provoqué toute seule. J’avais obtenu la vérité, même blessante, parce que je l’avais réclamée. Siegfried ne l’aurait jamais dévoilée si je n’avais pas insisté ce jour-là. Je ne pouvais donc blâmer aucun des deux hommes pour la souffrance que je ressentais. Enfin peut être Siegfried un peu quand même. Mais pas pour la même raison.

Il me parla et puis se leva pour ramasser les feuilles que j’avais faites tomber un peu plus tôt, sans m’en rendre compte. S’il n’était pas fâché – alors que je m’attendais à un peu de colère de sa part quand même – j’étais énormément surprise. Après tout, il avait semblé être jaloux de Marius alors que ce dernier ne m’avait jamais touchée de son plein gré. Je ne comprenais donc pas la raison pour laquelle il montrait sa jalousie envers Marius mais pas envers l’homme qui avait failli être mon amant une bonne fois pour toutes. Dans ses paroles, il me paraissait déceler une certaine relâche, comme s’il s’éloignait de moi à contre cœur. Pourquoi ? Je l’ignorais totalement. De plus, je n’étais pas non plus sûre et certaine de ses pensées-ci. Je fus quand même rassurée du fait qu’il se mît pas en colère ou pire, me violentât. J’en connaissais des hommes qui avaient battus leurs femmes en découvrant un adultère. En tout cas, je ne pus me retenir de pleurer car la pression était bien trop forte. Tellement de choses m’étaient tombées sur les épaules en seulement quelques heures. Maintenant je devais tout supporter et vivre avec. Mais j’en assumais les conséquences. Pourtant, je gardais toujours mon côté un peu faible qui me faisait verser des larmes à chaque malheur. Cette fois-ci, je ne pus les retenir. Puis, je ne le voulais pas. Cela ne servait pas à grand-chose que je me retins pour l’instant. Il valait mieux pour moi de me vider et de me sentir mieux après. J’étais toujours sur le sol, à pleurer. J’entendais clairement ce que disais mon mari mais pour l’instant je n’avais ni l’envie ni le cœur pour y répondre ou y réfléchir.

Je me levai alors à mon tour, toujours en pleurant et me dirigeai vers Siegfried. Il avait fini de parler et attendait probablement mes réponses. Mais pour l’instant, je ne fis que m’asseoir sur ses genoux avant de poser ma tête contre son épaule. Je pleurais sur lui, sans me préoccuper de mouiller la chemise qu’il portait ce jour-là. J’espérais qu’il me prit dans ses bras et qu’il me consola. Le seul problème, c’était simplement que je ne savais pas comment il réagirait suite à cela. Il ne m’avait jamais prise dans ses bras. De plus, je le connaissais comme un homme plutôt froid donc je doutais vraiment qu’il le ferait. Mais nous pouvions aller de surprise en surprise. J’attendais donc sa réaction tout en continuant à pleurer encore quelques instants. Enfin, je me décidai à réfléchir rapidement à une réponse à ses questions. Je me calmai un peu. J’ignorais si je pouvais lui proposer tout de suite la seule personne à laquelle je pensais instantanément. Leur première rencontre ne s’était pas déroulée dans le plus grand des bonheurs. Je ne pouvais donc pas être sûre et certaine que mon mari acceptât une telle union, tout comme Marius. Après tout, j’avais révélé mes doutes et mes craintes envers Siegfried dans une lettre à Marius. Néanmoins, il y avait la possibilité d’en parler avec Marius en personne avant même de dire à mon mari que j’étais en mesure de l’aider sur ce point-là. Je relevai alors ma tête et le fixai dans les yeux.


- Je connais peut être une personne, dis-je en balbutiant, encore marquée par mes pleurs. Toutefois, je ne te promets rien du tout donc je préfère en parler d’abord à cette personne en question.

Par ailleurs, une pensée me traversa l’esprit. Que cherchait-il à faire en me demandant de nier tout ce que je savais ? S’il tentait simplement de me protéger, il n’était pas du tout au courant que cela ne servait pas à grand-chose. Si j’avais essayé d’être Impératrice, c’était parce que j’avais un but. Cet objectif-là, malgré le fait que je ne pouvais plus le devenir, il restait présent dans mon cœur. Je devais donc le réaliser à tout prix, par un autre moyen désormais. Je n’allais donc pas être la plus innocente des femmes de l’Empire. Je me lançais dans quelque chose de dangereux également. Je n’avais pas non plus été si blanche que cela autrefois, lorsque je me suis liée à Marius pour tenter de devenir Impératrice plus facilement. En tout cas, ce qui était sûr et certain, c’était que si j’étais un jour arrêtée, cela pouvait être aussi pour la poursuite de la réalisation de mon but.

- Siegfried, je ne suis pas la plus innocente de la capitale. Ce que je veux dire, c’est que j’ai fais des choix qui ont eu des conséquences que tu connais plus ou moins. Aujourd’hui, comme je n’ai pas atteint mon objectif, je vais chercher un autre moyen de le réaliser. A partir de ce moment-là, quoique tu fasses, je serais en danger aussi.

Je l’avais dit d’une voix la plus sérieuse possible afin qu’il comprît la gravité des choses. Et surtout, qu’il fût au courant. Je remettais alors ma tête sur son épaule et attendais une nouvelle réaction de sa part … »
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Siegfried Agasthel

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MessageSujet: Re: "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]   "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg] EmptyMer 5 Oct - 15:48

Eléanor, dès que j'eus finis de parler, se leva en pleurant doucement, et vint s'asseoir sur mes genoux. Sans rien dire, je la laissai prendre place et je sentis rapidement ses larmes mouiller ma chemise. Ma femme pleurait sur mon épaule. J'étais à la fois surpris et désemparé, je mis du temps avant d'entourer de mes bras son corps secoué par les sanglots. Je conservais le silence, de peur de briser cet instant d'abandon. Puis, sans vraiment savoir quand ni pourquoi, elle se redressa. Je la libérai légèrement de mon étreinte, avant de fixer ses yeux rougis. Ainsi, elle m'aiderait. Enfin, elle essaierait. Je lui chuchotai un "merci" avant que sa tête ne se repose sur mon épaule. Ses cheveux sentaient bon. cette odeur me rappela cette nuit, la première que nous passâmes ensemble. Un certain remord s'empara de mon esprit, et j'avais peur de penser à cette soirée-là, comme si ce rapprochement de nos corps permettrait à l'âme d'Eléanor de lire dans mes pensées. Heureusement, ce ne fut pas le cas, et elle reprit la parole, détournant mes sombres idées de leur souvenir. Cette fois-ci, je fus déçu. Réellement. Alors quoi ? Elle se comportait comme une épouse aimante, et je n'étais qu'un moyen ? J'étais injuste et je le savais. Après tout, je l'avais moi aussi manipulée, et je l'avais même violée, mais j'étais irrépressiblement déçu. Allez savoir pourquoi. J'espérais qu'elle finisse par m'aimer, un peu comme je l'avais fait. Un peu seulement.

Une fois la déception acceptée, je fermai les yeux quelques secondes, étonnamment las en cette fin de matinée. Lorsque je les rouvris, je demandai à ma femme d'être prudente dans ses entreprises futures :

" Il faudra alors faire très attention à toi. Pour le bien de notre famille. "

Pour la première fois, j'eus envie de toucher ce qui allait faire de nous une famille. Hésitant, je posai une main sur le ventre, encore peu bombé, d'Eléanor. Je ne savais pas comment elle réagirait à ce contact. Je gardais les yeux rivés sur ce qui devait porter notre enfant, ma descendance. Rien ne bougeait encore sous ma main, mais dans quelques mois, je pourrai peut-être sentir le bébé bouger. C'était si étrange. J'allais être un chef de famille. Je n'avais aucun exemple, aucun modèle, personne pour me guider dans mes choix. Je retirai ma main, relativement vivement, pour la remettre autour de ma belle aux cheveux bleus. Tout ce qui venait de m'apparaître quant au futur n'était pas sans m'effrayer. Je devrais redoubler d'efforts, pour devenir Empereur, et donner à mon fils la meilleure éducation. Je serrai ma femme contre moi. Elle ne pleurait plus. J'avais envie de la remercier à nouveau. Elle avait accepté avec tant de facilité tous les drames subis, elle était venue vers moi et m'avait proposé de m'aider dans ma tâche, celle qui aurait pu l'anéantir. Pourtant, je gardai le silence, une fois de plus. J'aurais tout le temps de lui dire cela plus tard.

Pour l'instant, je ressentais le vide. Ce vide qui survient si régulièrement, comme l'horloge de la faim dont les cris de famine s'élèvent en troublants gargouillis. Mon estomac était vide, et demandait à être rempli. Gêné, je me dégageai une fois de plus de l'étreinte de ma femme, ou je relâchai ma propre étreinte sur elle, je ne sais pas trop. Un léger sourire vint déformer mon visage et, sensiblement penaud, je lui proposai :

" Et si nous allions prendre le déjeuner ? "

Cette question ne signifiait rien, cependant je fixai mon regard dans celui d'Eléanor. J4avais envie de l'embrasser à nouveau, de goûter à ce semblant d'amour. Toutefois j'avais peur de perdre cette matinée et tout ce qu'elle avait apporté de cruellement bénéfique à notre relation. Je déposai seulement un baiser sur son front, en attendant une réponse ou une autre proposition.

[ J'ai mis beaucoup de temps à répondre à cause des cours et c'est pour ça que c'est court, désolée ! :/ ]
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Eleanor van Lähre

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MessageSujet: Re: "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg]   "Share with me, my love, 'cause we are now bound together ..." [PV Sieg] EmptyJeu 6 Oct - 17:38

« Il fallait avouer qu’il avait tout de même mis un peu de temps avant de se décider à m’entourer de ses bras, ce que j’avais souhaité. J’avais même, au bout d’un petit instant, cru qu’il ne le ferait pas. Même si je désirais plus que tout de l’affection, notamment des câlins, je n’osais pas le montrer et encore moins le dire. J’estimais tout simplement que demander était réclamer, et cela me mettait mal à l’aise. Je ne voulais pas du tout imposer quoique ce fût à quiconque. Certes, je me doutais bien que mon comportement était des plus déstabilisants, surtout qu’en plus de cela, c’était l’homme que je détestais le plus au monde. Normalement, je devrais l’ignorer et ne pas le toucher de cette manière. Mais j’étais totalement en manque d’affection. Je me rendais compte que j’étais laissée sur ma faim suite à ce qui s’était déroulé la nuit précédente. J’avais failli me lier avec Zacharias, avoir un contact charnel et passionné avec lui, faire l’amour avec lui. J’avais été prête à tromper mon propre mari. J’avais tout gâché mais en plus de cela, j’avais été coupée dans mon excitation. Aujourd’hui, je me sentais plutôt mal, probablement à cause de cela. Me trouver alors sur les genoux de Siegfried, l’avoir embrassé et rester dans ses bras, me contentait déjà un peu. Cela ne changeait pas grand-chose non plus. Je le savais, mes relations avec mon mari ne seraient jamais les mêmes. Je ne m’imaginais pas faire à nouveau l’amour avec lui. J’en frissonnai rien qu’à cette pensée.

Perdue dans mes pensées, je me rendis alors compte que le frisson avait provoqué en moi une certaine envie, un désir. Je murmurai, en ouvrant mes yeux, le nom de mon amant. Enfin, je repris tout d’un coup mes esprits et remarquai que la personne qui me tenait dans ses bras n’était pas Zacharias, mais bien au contraire Siegfried. Il me parut alors m’être beaucoup trop perdu dans mes pensées. Confondre les deux hommes était dérangeant voire même très troublant. Je rougis instantanément, beaucoup trop gênée. J’espérais alors que mon mari ne l’avait pas vraiment entendu et si c’était le cas, qu’il n’en penserait rien de mauvais. Je rangeais encore plus ma tête dans son cou pour me cacher et ne pas lui montrer toute la honte que je ressentais. Il toucha alors mon ventre et je me sentis encore une frissonner de ce contact. Il ne l’avait fait que très rarement et je fus assez surprise. J’avais alors envie de resserrer l’étreinte, pourtant le désir commençait à me brûler de plus en plus alors que je pensais davantage à l’affection dont j’avais besoin. Je luttai alors contre moi-même pour ne pas me mettre à l’embrasser dans le cou ou de tenter de le caresser. Je me mordis la lèvre tellement fort que je sentis une réelle douleur. Cela me permit de m’éloigner de certaines idées qui me trottaient dans l’esprit. Mon mari prit alors une très bonne initiative, qui me stoppa définitivement – pour le moment – dans mes pensées. Je lui en étais intérieurement reconnaissante.

Il proposait d’aller manger le déjeuner. Je n’avais pas faim, je venais à peine de finir mon petit déjeuner. J’allais être, encore une fois, décalée par rapport à lui et donc ne pas passer à table en même temps. J’ignorais si sur le coup cela me dérangeait. Comme c’était presque tout le temps comme cela, je m’y étais habituée. Quelque part, cela me semblait tout simplement normal.


- Je n’ai pas faim, je viens de finir de manger, avouai-je en le fixant bien dans les yeux, avec une voix plus calme mais petite et peu audible. Tu peux aller te nourrir, de mon côté je vais me remettre au lit.

Je baissai la tête. Oui, j’avais tout simplement envie de me remettre dans le lit. La tristesse me reprenait et j’avais besoin de m’allonger pour pleurer, toute seule dans la chambre. En même temps, je pourrais ressasser toutes mes pensées. Me blâmer encore une fois. Mon humeur changeait du tout au tout, rien qu’en une seconde. Une fois hors des bras de Siegfried, je me sentais à nouveau toute seule. J’avais froid. Je devais donc retourner au lit pour me mettre sous la couette. J’allais probablement également m’imaginer les caresses de Zacharias, comme s’il était près de moi. Je me doutais que le désir reviendrait en même temps. Je soupirais longuement, trop triste. Il m’embrassa sur le front, mais ma tête était encore baissée. Puis, tout d’un coup, alors que j’imaginais mon mari se diriger vers la sortie du bureau, je levai la tête et criai :

- Siegfried, embrasse-moi.

J’étais en train de réclamer quelque chose, mais je ne ressentis aucun mal à l’aise pour l’instant. En même temps, je pourrais encore une fois le manipuler pour voir quelle réaction il aurait. La façon dont il m’embrassait : un simple bisou ou plus.

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