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 J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]

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MessageSujet: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Mer 24 Aoû - 18:01

Rien n'allait plus. Que restait-il du scientifique pervers qu'il avait bien pu être. Sans ses parties les plus intimes, Karl n'était plus le même. Il ne ressentait presque rien, avait l'envie de ne rien faire du tout. Depuis des semaines, il était allongé sur ce lit et un collègue passait de temps en temps refaire les bandages, une grimace au visage. Karl était malgré tout furieux. Il en voulait à ce type qui avait ruiné des années et des années de recherches dans lesquelles il s'était investi au maximum et pleurait son laboratoire personnel détruit. Certes, la plupart de ses affaires étaient à l'Exodum, mais il restait tout de même un peu de matériel et ce sang, ce précieux sang qu'il avait réussi à faire s'extirper de ce sale petit rat de terroriste. Qui aurait pu croire qu'il allait crever à cause d'un de ces connards de terroristes, lui qui avait plutôt l'habitude de les entendre crier, lorsqu'il commençait à toucher leur ventre de son scalpel...

Karl Ulsperger était en train de mourir. Lentement mais sûrement. Ses collègues avaient mal fait le boulot, il le savait bien à la dose de pus sur les plaies encore saignantes. Il était obligé de vivre, de dormir avec des couches en permanence, les plaies étant tellement abominables. La nuit, il rêvait de quand il était le seul maître à bord, de quelques cadavres franchement trouvé, emporté par un délire complètement fou. Le jour, la folie l'emportait. Il commençait à rire tout seul, à manger énormément en parlant au mur de sa voix cassée. De l'Ombrage lui avait également amputé un doigt, mais il en avait que faire. Sa main également conservait les traces de leur bataille inégale. Il arriverait un jour où ce garçon regretterait sérieusement de s'être attaqué à lui, Karl Ulsperger, fou de haut niveau. Il ne voyait plus personne depuis quelques jours, ses collègues qui étant passés depuis trop longtemps pour qu'il estime à quand remontait sa dernière rencontre humaine. Étant donné que le laboratoire avait brûlé, il lui avait trouvé une solution de fortune et emmené dans une pièce disposant de matériel, équipée d'un lit et de matériel nécessaire pour se panser...ou se tuer, si l'envie lui en prenait.

Mais le savant fou ne semblait pas vouloir en finir avec la vie. Dans sa tête, lorsque les ténèbres ne l'empêchaient pas de réfléchir, il pensait à ce plan, à sa vengeance. Peut-être devrait-il remettre le meurtre d'Uriel d'Arken à plus tard. Il devait également se greffer – il avait bien réussi à greffer une langue à Mist, alors pourquoi pas une paire de couilles ? – l'ustensile dont il avait besoin. Oui, il se vengerait et les concernés s'apercevraient que même un médecin n'est pas faible, lorsqu'il est en colère. En l'occurrence, de l'Ombrage avait retiré à Karl une chose nécessaire, alors il entendait bien la récupérer, par tout les moyens possibles. Si ce n'était pas scientifiquement impossible, il aurait d'ailleurs coupé celles de son adversaire. Ce qui n'était techniquement pas impossible : un : Marius étant tellement coincé, et deux, il se doutait qu'il aurait été en état d'accomplir ce miracle. Même possédant toute sa virilité, Karl avait clairement été incapable de le bloquer. Et maintenant, vous imaginez à quel point Ulsperger avait mal, lorsqu'il devait pisser ?


Quelqu'un toquait à la porte et il sourit. Il était fou, hein, et cela ne changerait pas. La prochaine personne qui franchirait le seuil de cette porte devrait lui rapporter ce fameux cadavre frais qu'il pourrait amputer. Et l'aider dans l'opération ? Mhhh, il verrait, en tout cas, cela ne se ferait pas tout seul et il y aurait vraisemblablement besoin d'un professionnel pour l'assister. Il pensait un instant à la magnifique femme rouge, puis, poussant un petit râle, prit un peu de bouffe humaine se trouvant sur le côté et l'avala.

« En...trez chers collègues ! »
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Ven 26 Aoû - 21:25

Franziscka avait un mal de crâne abominable et elle avait eu énormément de difficultés à se lever du lit pour faire ses prières et ses méditations du matin.
Ce n’était pas à cause d’une quelconque maladie ou encore un de ces cauchemars habituels, disons seulement qu’elle avait la gueule de bois. En quel honneur s’était-elle ainsi enivrée ? A cause d’un esclave ! Son mentor lui avait confié un esclave, le pire cadeau qu’il ne lui a jamais fait et pour couronner le tout, elle ne savait pas s’en occuper du tout ! Comment le traiter ? Quelles tâches lui confier ? Les capacités, les fonctions… Elle était totalement ignorante dans le domaine.

Il fallait donc qu’elle contacte un connaisseur dans ce domaine et lorsque la prêtresse avait interrogé quelques personnes, à de nombreuses reprises on l’avait guidé vers un certain Karl Ulsperger, médecin officiel de l’Empereur et créateur de beaucoup d’esclaves.
La brune avait continué ses recherches malgré tout en interrogeant des maîtres mais les réponses pour le traitement variaient d’une personne à une autre, d’un esclave à un autre.
Il fallait finalement se décider à rendre visite à un médecin, deuxième chose voire première chose qu’elle haït sur cette terre !

Au bout d'une journée de recherche... Elle en avait déjà marre!

Décidément après un esclave, elle devait parler et converser longuement avec une autre abomination de la science : Un médecin. Des hommes et femmes qui n’hésitent pas à trifouiller un corps humain jusqu’aux os juste pour le plaisir ou en prétendant aider la population. Sincèrement, elle ne voyait pas en quoi disséquer un bras pouvait aider à guérir quoi que ce soit ou une personne ! Et enfin ces histoires de prothèses ou de greffes ! Quelle horreur ! Comment un individu saint d’esprit et voué à l’Ombre peut-il encore se regarder dans la glace après s’être approprié d’une partie d’un corps qui n’est pas le sien, ou encore remplacer une partie manquante par quelques bouts de fer ? Une telle personne ne pouvait plus être considérée comme un fidèle, elle ne pouvait être qu’un hérétique.

D’ailleurs n’était-elle pas un peu « hérétique » que d’accepter cet esclave et ne pas le tuer en le jeter dans un quelconque fleuve pour que les poissons mangent sa chair ramollie par l’eau ?
En parlant de ce dernier, il se tenait un peu derrière, à quelques pas d’elle. Effectivement la prêtresse avait exigé qu’il marche derrière, un peu loin d’elle pour ne pas qu’on comprenne qu’elle en était la « propriétaire ». Elle avait une certaine réputation à conserver ! Car oui, malgré ses mauvaises manies comme les drogues ou encore la fréquentation de quelques quartiers très déconseillés pour une jeune femme, elle avait encore un minimum de réputation : celle d’être prêtresse dévouée à l’Ombre. Et cette chose qui se nomme Hector allait ruiner cette dernière petite fierté qui lui restait.
En l’acceptant, elle avait l’impression de perdre de la crédibilité vis-à-vis d’elle-même, c’est-à-dire qu’elle trahit ses principes ce qui n’est pas une bonne chose. Franz avait déjà bien touché le fond et si maintenant, elle commençait à trahir sa propre personne, la suite risquait que d’être mauvaise.

Elle était arrivée, devant l’atelier du médecin. Il faut avouer qu’elle s’attendait à un bâtiment plus grand et plus luxueux mais ce n’était qu’un simple bâtiment, tout ce qu’il y avait de plus communs.
Rapidement et se cachant toujours plus sous sa capuche – elle avait mis encore cette vieille cape si pratique et si fidèle à elle – et attendit avec une impatiente non dissimulée qu’on lui ouvre la porte.

Aussitôt ouverte, aussitôt elle rentre tout en faisant signe à l’esclave. Au passage, elle pousse le médecin, sans trop de force évidemment. Ce n’était pas une force brute et vu toutes les quantités de produits qu’elle a ingurgité dernièrement, c’était d’avantage une poupée brisable.

- Karl Ulsperger, je suis Franziscka Halbrum et j’ai besoin de quelques conseils au sujet des esclaves, notamment pour celui-ci. On me l’a confié hier soir.


Elle montrait du doigt, avec un certain dédain dans la voix, Hector.

Hs:Désolé, cela fait longtemps que je n'ai pas joué avec Franz... donc je me suis un peu enrouée avec ma prêtresse ^^".


Dernière édition par Franziscka Halbrum le Sam 27 Aoû - 0:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Sam 27 Aoû - 0:33

Hector marchait a bonne distance de sa ''maitresse''. Selon lui, elle semblait être une bonne a rien, pas foutu de choisir comment s'occuper d'un être vivant, ne serait ce que pour le nourrir. Se retenir de rire quand elle demanda a chacun des maîtres si un esclave mangé quelque chose de particulier, ce en fonction de son animal lié était comique en soit , puisque la base semblait être une souche humaine. Plus le temps passait, plus il trouvait sa maitresse pitoyable sur le plan relationnel. Même pas foutu de demander à l'esclave lui-même. Sans parler du méprit qu'elle lui vouait sans qu'il n'en sache rien. Et maintenant, il devait, citation: ''Rester en arrière pour que madame (mademoiselle? Une future vieille fille, ouais!) puisse garder sa dernière once de notoriété...'' Fierté mal placé, plutôt. Faut dire, un ballait dans le cul n'est jamais joyeux, surtout aussi profond chez elle. Mais c'était quoi son problème a la fin? Pourquoi aller voir un médecin, c'est raté psychologiquement instable? Et surtout... surtout! Pourquoi avait-il accepté de la part de ce vieux fou de devenir l'esclave d'une alcoolique droguée et mal fréquentable? Il aurait pu rester avec son premier maitre, dans ce cas... Pour avoir aussi con, pas de soucis.

Dire qu'à l'heure actuel, si Hector avait suivit ses pensées, il serait libre d'aller où il désire, quand il le désire et surtout... autant de temps qu'il le désire! Parce que la princesse, là, l'est gentille, mais faire rester à distance un esclave tout en posant les questions les plus intimes dessus, c'était quand même paradoxal, quand on veut garder sa ''notoriété''... Surtout pour finir chez un médecin. Comment on pouvait les apprécier d'ailleurs? Leur face blanche comme de la craie du fait qu'ils ne sortent jamais de leur labo, leur mentalité d'être ''supérieur'', leur quasi inexistence de logique dans leur propos... à non, ça, c'est de l'incompréhension. Qu'est-ce que donnerait pas Hector, aussi, pour faire un coup du genre: ''HE! GROGNASSE! JE SAIS PENSER PAR MOI-MÊME!'' Hurlant bien à son oreille, la prenant autant pour bête qu'elle le prenait lui-même pour un imbécile et ceux, sans rien risquer derrière. Tout faire pour lui faire comprendre qu'il est libre, pensant par lui-même... Hector n'en était qu'à son premier jour, mais elle l'insupporté déjà, la nuit approchai, doucement, tandis que le duo écarté approchait de la demeure.

Il regarda la femme frappait à la porte. ''Celle-ci s'ouvrit, laissant sortir un: entrez cher collègues!'', mais déjà, quelque chose sonnée faux chez ce type. Quoi donc... sont air? Sa sueur? Sa respiration aléatoire et hésitante? Au son, il semblerait qu'il souffre. Mais de quoi, pourquoi? Comment? Les yeux d'Hector auraient pu le trahir dans sa réflexion, si on les lui voyait, mais le médecin fut aussitôt poussé par l'ecclésiastique qui entrait, donc, personne n'avait pu saisir la lueur de pensée momentané de l'esclave docile qui entra doucement à son tour.

Et voilà qu'il était à nouveau traité comme un objet. Foutu folle, il aimerait tellement partir dans l'instant... En plus, elle semblait pas en forme. L'alcool, ça n'aide pas. Et il ne pouvait rien faire, Karl étant un spécialiste dans ce domaine, comment Hector pourrait-il agir sans se trahir? Ça lui était impossible et faisable qu'en dernier recourt. Ce qu'il n'espérait pas. Maintenant, comment ça aller se passer entre eux deux? Hector n'était pas du tout à l'aise, l'un comme l'autre, les deux autres présent semblait être dans un état second, l'une à la gueule de bois, l'autre complètement siphonné... Le duo ressemblait a des médecins? C'était pas sérieux! Maintenant, il attendait derrière sa maitresse, de potentiel ordres qu'elle pourrait lui donner... peut être.
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Dim 28 Aoû - 12:59

Ce ne furent pas quelques uns e ses collègues médecins, qui survinrent pour l'aider dans son triste sort. Non, au contraire. Karl releva un peu la tête, grimaçant et s'aperçut qu'un étrange couple avait passé le seuil de sa porte. Il n'aurait su dire qui ils étaient exactement, et il n'était pas dans son meilleur état. S'il s'agissait de patients attendant qu'il les guérisse, ils pourraient toujours se faire fourrer...Et puis non, parce qu'il n'en avait même pas envie. Depuis que de l'Ombrage lui avait fait...cela, il était au plus mal. Il n'avait plus envie de rien et le fait même de tremper son scalpel dans une chair bien molle le démotivait, c'était dire.

« Ha.. »

La personne du sexe féminin le poussa un peu. Avant, il aurait sans doute réagi en riant et se serait prêté au jeu avec elle, l'aurait taquinée et touchée le plus possible, mais maintenant, il décollait à peine les mains de son lit, ressentant un vague malaise à chaque fois qu'on le bousculait. C'était très simple : la dernière fois qu'on lui avait rendu visite, il avait brusquement rendu ce qu'il avait précédemment mangé. Et pour son interlocuteur, cela n'avait pas vraiment dû être agréable à voir, ces restes d'être humain ingérés. Car même s'il avait perdu ce qu'il avait de plus cher, l'homme avait toujours ses mauvaises habitudes et appréciait de manger, de temps en temps, un bon gibier tellement un bras d'être humain bien gelé par la peur – oui, cela lui donnait un goût si particulier – avant de mourir.

Franziscka Halbrum. Son esprit complètement embrouillé ne parvint pas à trouver où il avait déjà entendu ce nom. En tout cas, il pourrait toujours se fourrer – oh oui, c'était drôle – son esclave où il pensait, car lui n'était pas en état pour une révision. Vu son état, c'était plutôt Karl Ulsperger qui avait besoin de manière urgente d'un médecin, où il mourrait très bientôt. Par hasard, cette petite idiote ne pourrait pas l'aider ? Parce que là, dans l'immédiat, il souffrait vraiment le martyr. Il sentait très bien que ses plaies s'étaient remises à saigner et puruler, et si dans l'immédiat on ne l'aidait pas, il souffrirait bientôt d'une très grave infection qui l'emmènerait lui, le plus grand médecin de tous les temps, du côté des Ombres.

Oh, bien sûr, il n'y croyait pas. Il croyait juste en la folie humaine qui inventait n'importe quel prétexte pour ne plus être effrayé par la mort qui les guettait. Comme tout le monde, il avait vu les miracles dont était capable l'Église et était intimement persuadé qu'il y avait une réponse à tous ces phénomènes inexpliqués. Même si ces fous étaient persuadés du contraire, il y avait quelque chose de bizarre dans leurs « pouvoirs », comme ils les appelaient, que la science n'était pas encore capable d'expliquer. Lorsque celle-ci serait à la hauteur, l'Église et tous les fanatiques pourraient craindre pour l'avenir de leur culte.

« Ha...Un esclave ? En...levez...mon pantalon et soignez-moi...Je...vais mourir ! »

Il respira bruyamment, tournant un peu des yeux. Non...Il savait où il avait déjà entendu le nom « Halbrum ». Il s'agissait tout simplement du nom de famille d'un des sénateurs : cette fille serait donc sa fille, quelqu'un de sa famille ? Elle devait être noble, en tout cas et argentée, pour posséder un esclave. Elle avait dit également que c'était son premier, et n'avait pas de très bonnes manières, puisqu'elle l'avait poussé comme si il était le dernier des manants. Karl Ulsperger soupira, fatigué et la fièvre empêchant ses éclairs de génie de se manifester. Il ne voyait pas bien le visage de l'esclave. C'était un dont il s'était occupé ? Quel était son nom ?

« Nom...de l'esclave...âge, mot d'obéissance. Et dites-lui de prendre les bandages, là-bas, et de me soigner. Et qui êtes-vous...ah...mademoiselle Halbrum ? »
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Dim 28 Aoû - 23:53

Il était de voir à quel point la présence d’un simple esclave pouvait désorienter à ce point la froide Franziscka. Quoique dernièrement le mot froide ne pouvait plus s’appliquer sur son caractère vu qu’elle divaguer de plus en plus, imaginant un monde parfait et sanglant qui devenait également de plus en plus vrai dans son esprit dérangé. Chaque jour, elle était encore plus irrécupérable et il faudrait un miracle pour qu’elle retrouve le chemin de la raison.

Actuellement elle s’enfonçait toujours plus loin dans la folie.
Et elle ne semblait pas seule dans cette ville et dans cette demeure plus particulièrement.

Elle se pensait perdue mais en voyant l’intérieur de cet homme, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle était la plus raisonnable et la plus « normale » des trois. Si l’un avait une paire d’aile dans le dos, l’autre mangeait de la viande humaine ! La brune voyait encore un bout de bras ensanglanté et blanche dans un coin, et quelques morceaux de chair non identifié sur les vêtements du médecin. Elle ne mit pas longtemps à faire un lien entre les habitudes de Karl et ce bout d’humain… Quelle immonde personne !

En plus, ce malotru demandait à ce qu’on lui baisse le pantalon et qu’on prenne des bandages pour le soigner d’une quelconque maladie dont il souffrait apparemment. Elle n’avait qu’à ordonner à l’autre aberration de la science de satisfaire la demande de l’homme aux cheveux étrangement roses mais elle n’osa pas. A la place, elle garda le silence, les yeux ronds et la peau blême de terreur et de dégoût.

Elle n’osait plus bouger, de peur de montrer ses tremblements, de peur de montrer aux deux à quel point ce bout de bras sans propriétaire l’effrayait. Cela lui rappelait de mauvais souvenirs et plusieurs nuits de cauchemars.

Elle n’osait pas répondre à ses questions, n’ayant ni la réponse ni une langue pour émettre un quelconque son pour le moment.

Elle était totalement paralysée et elle contenait difficilement les larmes qui risquaient à tout moment de couler.

Rageuse, elle maugréa seulement, marmonnant dans sa barbe qu’ils faisaient ce qu’ils voulaient et qu’elle sortait pour sa part. Avant sa disparition dans la pièce, elle ravagea la table où se trouvait le bras. C’était malpoli mais cela lui était égal ! Depuis quand mangeait-on de l’humain ? Même un manant ne fera pas une telle chose !

Dehors elle préférait respirer, remplir ses poumons d’air frais et saint ! Déjà que son corps était bourré de produits inconnus et toxiques, autant ne pas s’empoisonner la vue ni l’odorat avec de telles horreurs. D’ailleurs Franz maudissait ceux qui l’avait guidé à ce fou furieux et peut-être qu’elle aurait dû les avertissements de quelques personnes.
Pour Hector, elle ne paniquait pas vraiment. Il fera ce que Karl avait demandé et s’il ne voulait pas, alors elle lui ordonnerait en criant comme il se devait c’est-à-dire quelque chose comme « Fiche moi la paix et occupe-toi de ce malade ! J’ai besoin de lui ! Stupide chose ! »
La subtilité n’était pas son fort avec des personnes qu’elle ne détestait rien que pour leur activité ou encore pour leur nature… C’était plus fort qu’elle.

Franz rabat sa capuche et essaya de penser à autre chose. Malheureusement ce bout de bras lui venait souvent en mémoire, se transposant à l’image des cadavres de ses parents dont les corps ne ressemblaient plus à rien d’humains après le passage de l’assassin.

A contrecœur, une petite larme finit par creuser un sillon sur ses joues et d’un geste rapide, elle la fit disparaître. Il ne fallait pas qu’on voit qu’elle pleure… Il ne manquerait plus que l’autre esclave se moque d’elle ! Elle inspira également profondément pour se reprendre.
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Jeu 1 Sep - 14:52

Hector n'avait pas réagi en voyant tous les morceaux de cadavres qui trainaient. En fait, il n'avait pas fait attention du tout à ça, non pas comme un bon esclave, il ne pourrait jamais l'être complètement, mais comme quelqu'un que ça ne fait plus réagir. Du fait que le marchand l'ai forcé à apprendre ''l'Art de la torture'' et les façons de garder en vie, même si c'est assez grossier parfois, Hector avait fini par savoir recoudre, empêcher une plaie de suppurer, désinfecter, autant les outils que les plaie et blessures, faites ou non par ses soins. Autant dire que les premiers ''cobayes'' ont bien souffert, étant donné qu'il n'avait rien et qu'il fallait se faire la main. Petit à petit, un peu tous les jours avec son ''maitre'' en la matière, un médecin un peu fou et tellement drogué qu'il ne se rendait pas compte qu'Hector était un esclave. Quand l'esclave n'avait pas ce maitre, il volait parfois des livres dans certain lieux qu'il lisait dans la plus grande discrétion. Faut dire, le maitre l'avait frappé la première fois qu'il avait touché à un livre, il s'en souvenait. Maintenant, il se montrait particulièrement discret en lisant, comprenant qu'un esclave instruit n'était pas normal. Alors, faire preuve de tout ce qu'il avait apprit dans ce domaine...

Il regarda Fran partir, sentant son malaise. Il fit attention à la pièce, tenta en vain de retenir ses nausées et sorti discrètement. Il ne vit pas la prêtresse pleurer, il l'entendit, par contre. Elle était sortie par dégout, certes, mais pas celui plein de dédains, plutôt celui de souffrance, vu ce qu'il entendait, comme le reniflement soudain. Pas de gaz dans ce laboratoire permettant un coulure de nez quelconque dû à une irritation. Il rentra, mit ses lunettes sur son nez, regarda l'homme, ses ailes apparentes, comme tout bon esclave qui se respecte et approche.

-Comment puis-je vous soigner? Qu'est-ceque je dois faire dans cette vu?

Hector approcha, marchant calmement, prenant toute sorte d'outils dont il aurait besoin: scalpel, pince, aiguille, une scie a os, on sait jamais. Il approcha avec le plateau d'une table d'opération, calmement, posant à côté de cette table, qu'il balaya d'un revers de la main tout morceau se trouvant dessus, invitant l'homme à s'allonger. Il se refusait à se laisser emporter par la colère, ayant vu l'horreur de ce type. Mais il s'autorisa un supplément pour lui... juste pour lui.

-Je vous préviens de deux choses: Un, je ne suis pas un virtuose du scalpel, je n'ai que ce qu'on m'a apprit. Deux, je sais pas faire sans douleur et faut que vous soyez éveillé pour me guider. Vous êtes toujours partant?

Hector prit délicatement un scalpel, testa la lame sur un bras qui trainait par terre et regarda l'homme, attendant qu'il s'asseye. Hector n'avait aucune idée de pourquoi, mais il sentait qu'il n'appréciait pas ce type, non pas parce qu'il était médecin, non pas parce qu'il s'occupait de créer les esclaves, ça encore, c'était normal pour lui. Mais autre chose. Et il se devait de le maintenir en état pour parler. Surtout pour obtenir les renseignements sur lui, s'il en avait. Ce qui le dérangeait, c'était sa folie, il semblait complètement dingue, n'avait aucun sens du tact... à non, il était médecin, ça c'était normal.
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Ven 2 Sep - 10:29

La femme ne lui avait pas répondu. Au contraire, elle semblait dégoûtée par ce qu'il venait, comme si il était ce qu'elle avait vu de pire au monde. Pour avoir fait des expériences mille fois plus dégoûtantes que cela, le médecin savait parfaitement qu'il y avait pire. Et que des plaies purulentes, il y avait franchement pire dans ce cas-là, bien que parfois, il avait franchement envie de s'enfoncer un truc dans le crâne. Il s'aperçoit finalement que l'esclave s'approche de lui. Du moins, ce n'est pas facile, avec la fièvre qui le possède de plus en plus, sa vue devient trouble et ce n'est franchement pas facile d'essayer de se concentrer. Il se leva difficilement, s'interdisant de vomi, lors du changements de position. Et la fille veut qu'il ausculte l'esclave ? Mais elle est folle, surtout au vu de sa situation physique ? Il le fera par contre avec joie lorsqu'il sera rétabli...donc sûrement pas aujourd'hui car il mettrait sûrement du temps à se remettre, et puis, il faudrait qu'il mette en route ses engins et les teste sur au moins une ou deux personnes. Quoique, il se demandait encore s'il en aurait envie de faire l'amour à un cadavre, parce que là, rien que la pensée lui donnait envie de vomir.

« Allez-y, monsieur...La douleur n'est pas vraiment quelque chose qui me fasse peur... »


Il soupira, se disant que cet esclave sera peut-être plus à l'aise s'il lui montrait l'étendue exacte des dégâts. Pour le petit doigt, il s'en foutait, étant donné qu'il pensait sérieusement le supprimer depuis un moment : oui, cette connerie ne sert à rien, mais où était donc son utilité. Il se releva à moitié de la table d'opération pour enlever sa chemise et galérer à enlever son pantalon. Finalement, il se retrouva, alerte pour les âmes sensibles, complètement nu et le spectacle qu'aurait pu endurer les spectateurs se trouvant là était particulièrement peu ragoûtant. Ce n'était pas qu'un Karl tout nu était très moche, au contraire, le médecin avait plutôt été aidé par la nature, mais ses récentes plaies, faute des soins adéquats s'étaient infectées. Là où Marius avait coupé, il y avait des croutes recouvertes de pus qui ne dégageaient pas une très bonne odeur. Ulsperger lui-même grimaça, d'ailleurs, se promettant de se venger de ce jeune écervelé. Il lui ferait comprendre comment la revanche d'un médecin pouvait être sévère, et le jeune homme se mordrait assurément les doigts, pour lui avoir fait subir cela.

« Commencez par gratter les plaies et désinfectez tout...ça...Pouvez mettre les croûtes dans un bocal, je ferai des expériences avec. Et puis allez dehors et chopez-moi un petit malin qui a l'audace de se promener dans ce quartier. Et puis vous connaissez la suite ? Monsieur l'esclave, vous ne paraissez pas si mal à l'aise avec un scalpel, sinon, vous m'auriez demandé quels outils fallait-il que vous preniez. Sinon, vous auriez également, comme cette fille, votre maîtresse, vomit, pleuré ou j'en sais rien...Haaa.. »

Il inspira. Parler aussi longtemps lui était vraiment désagréable.

« Et puis après, quand vous aurez le matériel, faites attention aux nerfs. Vraiment. Je ne voudrais pas que ça ne marche pas comme avant. »

Karl était comme cela. Capable d'être complètement raffiné dans son langage, de tutoyer même un esclave, et, paradoxalement, de faire preuve de comportements complètement déplacés. C'était le personnage, et la principale raison de sa solitude, même s'il n'en avait sérieusement rien à foutre.

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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Ven 2 Sep - 14:37

L'homme lui avait donné des ordres précis. Il le regarda, puis regarda les plaies, se retenant de se foutre de sa gueule. Il avait l'air pitoyable dans cet état. Et était dans un état pitoyable, cela va sans dire. Bon, première chose, aller chercher les bocaux et le formol. Il a dit qu'il jouera avec, faut que ça reste en état quand même. Puis il mit un masque qu'il trouva et s'apprêta à commencer l'opération, stérilisant les outils dans le calme. Il regarda l'homme, puis les plaies.

-Je confirme, le gars sait pas utiliser les couteaux.

Et il commença a gratté, doucement, pour virer toutes les saloperies qui se trouvent dessus. Quel carnage... celui qui a soigné ça était complètement à côté de la plaque ou ne savait pas ce qu'il faisait. Ou stressé... Il grattait, grattait jusqu'à ce qu'il puisse désinfecter, qu'il n'y ai plus de pu dans cette zone, plus d'horreur. C'était déjà plus propre. Bien évidement, la plupart des croutes étaient dans les bocaux, comme demandé, dans du formole pour conserver. Il mit un bandage pour contenir le sang. Cela va sans dire qu'il a éraflé à plusieurs reprises un nerf sans le couper, en faisant simplement glisser la lame sur ce dernier et en toutes discrétions. Il déposa le scalpel après l'avoir nettoyé, le regarda un moment puis reprit:

- Je vais chercher le paquet, vous dire d'attendre là est une connerie, mais ne bougez pas trop.

Il sorti du laboratoire, s'arrêta devant sa maitresse et chuchota doucement, même si personne n'était dans les parages.

- Faites attention à vous, même avec une grande force, ce quartier est dangereux à cause de ces médecins. Après, il faudra un endroit calme pour qu'on parle, si vous l'acceptez, maitresse. Pour l'instant, j'ai quelque chose à aller chercher.

Il ne pû lui laisser le temps de finir, partant en chasse. Ça faisait tellement longtemps... première étape, une proie. Il s'envola d'un battement d'ailes et commença à écouter les bruits ambiant. Pour l'instant, il cherchât le premier son qui lui vint en tête: celui d'un couple qui prenait plaisir. Cette image lui fit perdre quelque mètre sur la hauteur, repensant au marchand quand il le violait, éructant alors qu'il pleurait. Une larme tomba, ses mains sur ses tempes, voulant de toutes ses forces chasser ce souvenir qui l'enragé. D'en bas, le spectacle devait être étrange, une montée brusque, puis une courte chute. Pour la personne qui se trouve en dessous, une larme lui tombant dessus, l'esclave remontant subitement, partant en chasse, assailli par de mauvais souvenir.

Il trouva. Un homme jouissait. Seul, certes, mais il jouissait. Hector ne voulu rien savoir en fait, il attendit que l'homme soit seul... Il le chopa à la nuque, passa la dague le long de la gorge faisant couler un flot de liquide rougeâtre et gluant sans que la pitié ne se lise dans ses yeux. Il laissa un instant le corps sans vie, allant voir sur quoi l'homme s'était soulagé. Une femme, dans un coin, pleuré, le regard dans le vide. Hector prit sa cape et la lui mit dessus doucement et reparti sans un mot, prenant le cadavre frais et le ramenant au laboratoire. Il passa sans un mot devant sa maitresse en tirant le cadavre dans le laboratoire. Il revint vers le médecin.

-Prêt pour la séance suivant? Et vous n'avait pas intérêt à me passer le reste de votre temps dans le monde des rêves, sinon, je vous y laisse avec le paquet à côté.
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Ven 2 Sep - 23:45

Hector sortit de ce laboratoire de l’horreur, ce qui surprit un peu Franz. N’avait-il pas un homme à soigner dans la pièce ? Elle pensait que l’opération ou la préparation comme l’administration d’un quelconque médicament durera un peu plus longtemps. Et finalement elle eut raison car l’esclave précisa qu’il avait une course à faire, du moins une chose à trouver. La prêtresse aurait voulu lui demander la chose en question mais il s’envola rapidement, la laissant seule et perplexe.

Quant aux recommandations pour le quartier… elle savait bien que c’était un endroit dangereux où trainaient toutes sortes d’individus louches et détestables – oui il pouvait exister des hommes et femmes encore plus horripilants que Karl dans la Capitale – de toutes classes sociales et de toutes natures. On pouvait trouver le médecin fou – ce qui était déjà le cas quoique - , le noble assassin, le prêtre saoule ou encore des terroristes ou des hommes qui ont le goût pour la violence brute, aveugle et inutile.
Enfin il parlait de force cet esclave mais savait-il qu’elle n’était pas la plus puissante et la plus apte à protéger quoi que ce soit dans l’Eglise pour l’instant ? Sa maîtrise était moins maladroite mais ce flot de pouvoir était encore difficile à maîtriser, à conduire et à canaliser.

Elle attendit donc encore un peu, hésitant grandement à quoi faire. Finalement Hector revint…avec un bagage étrange. En effet ne portait-il pas un cadavre encore frais, le sang ruisselant de sa gorgea à flot et laissant une trainée rougeâtre derrière lui ? Les yeux de la belle s’arrondirent et elle se demanda sincèrement ce qu’ils faisaient dans ce bâtiment.

Dix minutes qu’elle restait là peut-être quand soudain trois ombres se dessinèrent sur le sol. Franz se retourna et se retrouva face à trois gaillards donc l’un était bien bâti niveau muscle. Le reste ressemblait plus à des limaces qu’à autre chose. Cherchaient-ils à l’intimider ? C’était raté, car à part un air las et plein d’ennui, elle n’exprimait rien du tout.

- Vous avez tué not’ pote ! L’est où ? Tu t’la joue maligne ?


Franz ne disait rien et observait juste en se retenant de bailler. Tiens un papillon passait par là et il était assez joli d’ailleurs avec ses ailes rougeâtres et noires.

L’un des types s’éloigna pour entrer dans la pièce et finir par bugler une injure décrivant parfaitement son malaise et son dégout face à la scène qui se dressait devant lui.
Par curiosité elle jeta un coup d’œil et comprit rapidement le malaise de cet homme. La scène était dégoutante, pire… un véritable cauchemar. Elle tira le type en arrière et referma la porte.

- Déguerpissez ou vous êtes les suivants à combler le membre manquant de ce fou.


Et elle leur montra la petite bague, comme pour les menacer silencieusement. Cela suffit et ils partirent, la tête baissée. Tant qu’ils n’avaient pas une maîtrise magique ou un talent au combat particulier comme les gardes ou inquisiteurs, elle pourra tenir tête.
Quoique le plus costaud ne supporta pas cette défaite, fit demi-tour pour s'attaquer en fonçant mais elle utilisa une simple ombre pour le balancer contre le mur. Il a dû perdre quelques dents et il risque de ne pas se réveiller pour quelques temps. Elle espérait juste que le bruit n'avait pas effrayé les apprentis médecins à l'intérieur.

Sinon … Le médecin se faisait-il greffer un pénis ? Ou avait-elle mal vu ?
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Sam 3 Sep - 11:38

La torture commence et Karl ne put retenir un gémissement de douleur. Quelques semaines plus tôt, il aurait très volontiers commencé à bander, fou de douleur, pendant l'opération, mais je l'ai déjà dit, il ne ressentait plus aucune envie. En plus, l'esclave ne semblait pas y aller avec un pinceau. Et allons-y, ça va grattait, frappait un nerf de temps en temps, et il ne pouvait retenir un cri de douleur. Mais pourquoi ce connard, cet imbécile, cet être haï avait-il fait cela ? Comme s'il allait violer le petit sourd et muet ? Non mais ça n'allait pas la tête ? Comme s'il s'amuserait à violer une personne aussi répugnante qui avait menacé directement la vie de son Empereur. Là-dessus, il était sûrement d'accord avec Uriel d'Arken. Cet homme, quoiqu'il arrive, ce petit morpion devait être éliminé d'Ishtar. Si possible en souffrant le plus possible. Et même si Hector était toujours en train de l'opérer et qu'il souffrait le martyr, il ne put retenir un rire sadique, rien qu'en imaginant Mist dans une quelconque prison.

« 'Kay...aaaarr.. »

Le médecin n'était vraiment pas en forme. Il ne bougerait pas de là, évidemment, car la douleur était vraiment trop forte et que la fièvre montait, sûrement. Il espérait juste que le jeune esclave choisirait un homme qui en ait une dans les proportions adéquates. Parce que sinon, il serait bien ridicule devant tous ces gens qu'il avait l'habitude de maltraiter. Les cobayes, eux, il s'en foutait complètement, étant donné qu'ils n'avaient pas leur mot à dire dans cette histoire. Il pensait plutôt à ces types avec qui il jouait parfois à de drôles de jeux et qui survivaient. Faioltiarna en faisait partie.

Ulsperger ferma brusquement les poings, peinant à rester dans le monde des éveillés. Non, voyons...il fallait absolument qu'il guide ce jeune impertinent ! Il voulait absolument que l'opération soit parfaite et qu'il n'y ait plus une seule cicatrice visible quelques mois après. Comme si le matériel était juste neuf. Finalement, Hector n'avait pas été bien long. Ou alors, le temps où Karl avait déliré tout seul s'était passé de manière relativement rapide, étant donné que plusieurs fois, il s'était senti à la limite de sombrer au pays des Ombres.

« Très...bien... »

C'était comme si ça voix ne lui appartenait plus. Mais où donc était passé l'homme à la voix aussi autoritaire ? Celui qui donnait les ordres et qui n'avait cure de ceux qu'on pouvait lui donner ? Il était ici, le visage dégoulinant de sueur et nu, sur cette table d'opération, comme s'il jouait à être l'un de ces patients qu'il aimait tellement torturer. Il grimaça passionnément, fermant pratiquement les yeux. Comment parviendrait-il à rester éveillé comme cela ? Il y aurait forcément un moment où son corps fléchirait et où il partirait, de toute façon !

« Dé...découpez-les, puis...puis le fil...avec les nerfs...ha...vous voyez...Haaa...Veux...haa...manger... »


C'était mal parti pour les explications miraculeuses, le médecin commençant à délirer de plus en plus. Et s'il mangeait, maintenant ? Il se souvenait qu'il y avait quelques restes de viande, dans ce laboratoire, et puis Hector avait bien ramené un cadavre, non ? Certes, il devrait en prélever un paquet, mais le reste, il pourrait le manger ? Non ? Non ? C'était pourtant la seule activité intéressante qu'il y avait à faire en attendant l'opération. Drôle de chose, mais il constatait que depuis qu'il vivait sans couille, manger était l'une de ses principales activités, et il y avait pris goût au point d'avoir désormais un tout petit peu d'embonpoint. Pas beaucoup non plus, puisqu'il souffrait en même temps et que la fièvre et ses vomissements l'aidaient à conserver son poids initial. Mais si il gardait cette habitude une fois guéri, nul doute qu'il commencerait à s'enrober un peu et avoir l'air d'un noble en phase terminale.

« Vi...te ! »

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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Sam 3 Sep - 17:06

Oui... en fait, non, Hector se rendit compte qu'il avait perdu quelque chose. Quoi? Il pouvait pas dire encore. Mais ça lui semblait bizarre, les cris de douleur n'avait pas le même effet, pas la même consonance à ses oreilles. Pourtant, il faisait comme avant, touchant un nerf, de façon à ce que la douleur tienne éveillé, pas trop non plus pour ne pas provoquer l'évanouissement. Oui, quelque chose avait changé, mais il devait découvrir quoi. Il se reprit et continua l'opération. Il commença à peine à reprendre les commandes de ce qu'on lui a apprit. Il hésita un instant, regardant ce qu'il devait faire. En fait, il savait à peu près ce qu'il devait faire. Il n'écoutait même pas le médecin. Qui n'arrivait pas à parler de toute façon. Faim? Il fit un geste insensé, comme pour lever un objet coudé... un coude... parfait... même s'il avait pas l'air frais. Puis il se pencha sur le cadavre, l'observant. Il le mit sur une table et démarra l'incision. D'abord, la poche de contenance. Lentement, mais surement, l'esclave coupa la partie extérieur faisant en sorte de ne pas abimer l'intérieur. Le sang coula a flot. C'était impressionnant de voir toutes les veines et autres apparaître, mais en fait, Hector s'en foutait complètement. Il recousu une part de la poche, faisant en sorte qu'un maximum de veine soit contre contre d'autre veine, ne cousant pas tout pour pouvoir placer le ''plus'' important.

Il se tourna vers le cadavre, suant a grosse goutte. Dehors, un bruit de combat se fit entendre. Hector fronça les sourcils, mais au bruit du mur qui souffre, ça ne pouvait pas être la prêtresse qui allait mal. À vrai dire, la porte s'était ouverte un instant, mais le jeune homme n'avait pas fait attention. Et cette fois, c'était tellement délicat qu'il ne joua pas. Il prit les précieuse petit sacoche, une paire. Certes, c'était petit, mais il n'avait pas le choix.

«Espérons juste qu'il ne pense pas à violer maintenant...»

Il recousu dans le plus grand calme intérieur, retenant sa respiration à chaque passage de l'aiguille... lentement... connectant les nerfs... calmement... il prit un temps pour inspirer profondément... passa l'aiguille... Un type percuta la porte, à sa surprise, tombant dans le laboratoire. Il ne lui laissa pas le temps, sautant dessus et l'achevant net. Puis alla tout aussi vite sur son ''patient'', finir de passer l'aiguille.

-D'une...

Il entreprit de recoudre l'autre, faisant attention que légèrement au bruit du dehors, au cas où il ai une autre entrée. Il reprit de lui recoudre l'autre... d'abord, l'accès au sperme dans l'espace qu'il devait traverser. Plus le temps passé, plus il suer. Ça devenait dur, pour le coup, il pouvait pas se permettre non plus de le laisser s'évanouir, mais si c'était le cas, il n'aurait pas le choix, il ne pouvait pas faire les deux. Il continua dans la plus grande précision, faisant tout pour ne pas trop le faire souffrir, le nerf dans le bon sens, tout de même. Hector se releva, essuya sa sueur, regarda le travaille qui restait à faire. Combien de temps est passé? Combien de temps encore? Hector balaya toutes ses questions et continua son travail, soufflant doucement. Il reprit la couture, remettant le nerf. Mais comment ce type s'y était prit pour qu'on les lui coupe? Les questions revenaient alors qu'il faisait en sorte que les nerfs soient connecté...

Le nerfs connecté, les questions se bousculant, l'homme... en fait, il faisait pas attention à Karl ni à ce qui l'entourait. Il devait finir de recoudre la poche...

« Mais quel galère. Comment ce con s'est mit dans cet état? »

Quand il eu finit, il regarda son travail, puis l'homme... espérant ne pas l'avoir tué. Il le recouvra, toute fois et sorti chercher sa maitresse.
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Ven 9 Sep - 21:48

Le monde était une scène sanglante où la loi était fort simple : Tué ou être tué. En effet il n’y avait pas de place pour les innocents et les justes car ceux-là se faisaient vites avoir par quelques tours sournois des autres, moins scrupuleux et étant plus ambitieux que ce soit en bien ou en mal.
De toutes manières, même l’être le plus adorable devenait rapidement vil à Ishtar car c’est bien la seule manière de survivre, d’avoir un morceau de pain à manger pour le soir ou encore pouvoir respirer aisément sans sentir une lame sur la gorge.

Qu’en était-il de Franz ? Malheureusement elle n’avait pas gouté longtemps à cette innocence et cette pureté, ayant déjà vu plusieurs corps macabres ou scènes pitoyables par le passé. Quelles douces idées que de les oublier quelques instants. Effectivement, que ne donnerait-elle pas pour tout recommencer et oublier tout. Il suffisait qu’elle aille voir un médecin et au réveil, elle ne se souviendra plus d’un quelconque dégoût ou autre… Il suffisait qu’elle se laisse faire.

Or c’était impossible pour le moment. Elle n’osait pas, pensant qu’elle avait encore des choses à faire, qu’il n’était pas bon de céder si vite à la faciliter. De plus un médecin n’était jamais fiable et Ombre seul savait ce qu’ils étaient capable de faire ou encore faire croire à un pauvre patient sans aucun souvenir ni rien.
Si elle le faisait, il fallait qu’elle soit accompagnait d’une personne fiable. Cette dernière catégorie était une denrée rare sur Ishtar, ce qui rendait la tâche plus ardue et plus impossible.

Pourquoi de telles réflexions ? A cause de son esclave et sa manie à avoir le couteau facile, c’est-à-dire cette facilité à tuer. Et puis pourquoi avait-il besoin d’autant de corps pour un simple homme fou ?
Cette fois-ci c’était la curiosité qui gagnait sur son dégoût et elle osa glisser sa petite tête dans la pièce. Ce qui s’offrit à elle la laissa perplexe. On lui recousait bien un engin et entière non ?

Elle ressort aussitôt dehors, sur le point de vomir en voyant tant de sang et de cadavres – devenant aussi blanche qu’eux d’ailleurs – et se demanda sincèrement comment cet homme s’était « handicapé » à ce point. Une blessure ? Un coup volontairement porté par son ennemi ? Dans tous les cas, il avait mal calculé son coup et avait perdu ses bijoux de famille. En tout cas, quoique qu’il est fait, ce devait être grave pour payer si chère en nature…

Ces nouvelles réflexions furent interrompues par Hector, qui sortit enfin puant le sang – ce qui l’a fi grimacé - .

- Notre malade se sent-il mieux ? Est-il plus disposé à discuter ailleurs que cet endroit macabre ?


Elle ne cachait pas son mécontentement. Il aurait mieux fallu qu’elle ait des renseignements ailleurs car ce médecin n’avait rien de fiable.


- Je ne savais pas que tu avais des talents de médecins … du moins capable de recoudre un membre mais la prochaine fois que tu tues, fait-le discrètement en évitant de trainer le cadavre devant moi. Note que je ne supporte pas la vue du sang !

Elle avait une voix rauque, prouvant ainsi qu’elle se sentait de plus en plus mal, qu’il lui fallait un changement d’air et de décors au plus vite. Il lui fallait quelque chose de non violent, loin du sang, du rouge en général.

Elle avait la sensation d’étouffer.

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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Dim 11 Sep - 13:46

Impossible de décrire à quel point la douleur était assommante, dure au point que même lui, Karl Ulsperger, avait du mal à rester conscient. D'ailleurs, c'était tout simple. La douleur était telle qu'il était obligé d'être tenu éveillé. Il voyait mal comment il pourrait s'évanouir, vraiment, surtout avec les doigts de l'esclave tripotant ses organes vitaux. Et puis vint un moment où il ne parvint plus à distinguer le vrai du faux, le trip hallucinatoire de la douleur. Le visage d'Hector lui apparaissait défiguré : il avait l'air d'un mort vivant, maintenant qu'il y pensait...Il distinguait très bien les crevasses qu'il y avait à la place de tous ses muscles et... c'était un envoyé de tous les autres patients qu'il avait assassinés ou/et violés qui venait se venger à leur place ? Karl Ulsperger esquissa avec grande difficulté un petit sourire. Cela devenait presque jouissif. S'il avait pu, il aurait bander mais il se doutait bien que même une fois ses parties recousues, il allait probablement devoir attendre plusieurs jours, ne serait-ce que quelques semaines pour qu'elles puissent de nouveau lui servir.

Inconsciemment, son esprit perdit tout contrôle de lui-même et tomba inconscient, sans doute brûlant de fièvre, se promenant dans les méandres de son esprit. Bizarrement, une journée revint le hanter ce jour-là. Le paysage était sordide et tous les décors autour de lui sombre. Karl n'avait bien sûr pas conscience qu'il s'agissait d'un délire : par ailleurs, il s'agissait sûrement là d'un événement qu'il avait vécu et dont il ne se souvenait probablement pas. Il marchait, calmement. Autour de lui, les parois des murs redevenaient clair tandis qu'il avançait ; d'autres protagonistes faisaient également leur entrée. Il y avait ce vieil homme à ses côtés, quelqu'un qui paraissait sûr et déterminé. À moitié dans les vapes, il réussit à se souvenir de son maître en médecine : que faisait-il là, où étaient-ils ? Les paroles qui sortaient de la bouche du vieil homme ne parvenaient pas jusqu'aux oreilles de Karl. Il était là, mais rien ne l'atteignait. Quelque chose semblait décider de ses actes et parfois, il sentait ses lèvres bouger sans pour autant qu'il ne réussisse à attendre ce qu'il avait bien pu prononcer juste avant.

Ils marchaient, il marchaient. Et puis s'arrêtèrent brusquement, face à quelque chose, ou plutôt quelqu'un de petite taille attaché sur une table d'opération. L'enfant avait les yeux ouverts mais cela ne paraissait pas vraiment important. Soudain, les paroles de son mentor arrivèrent jusqu'à son cerveau : « À toi d'appliquer tout ce que je t'ai appris au niveau des esclaves...Voici le fils de quelqu'un qui nous gène passablement...Applique-toi. ». Et tout devint rouge, encore plus sombre que cela ne l'était auparavant. En observant les gestes qu'il faisait mais qu'il ne maîtrisait pas, Karl Ulsperger s'aperçut qu'il n'avait pas appliqué cette opération comme toutes celles qu'il faisait désormais. Il s'était trompé, quelque chose n'allait pas. Il cria. Il hurla d'arrêter. Malheureusement, aucun son, aucun bruit ne sortit de sa bouche. Celle-ci refusa même de s'ouvrir. Il était prisonnier ici, condamné à voir le sang de cet enfant couler à jamais. Son visage se couvrit alors d'un rictus de malade et il rit.

Le rire ignoble sortit de sa bouche, comme s'il était double avec celui du « lui » qu'il ne maîtrisait pas.

Au même instant, il se réveilla en poussant un ignoble cri. Il n'entendit pas la question de Franziscka. Il l'aurait forcément engueulée, d'ailleurs, s'il l'avait entendue : comment voulez-vous qu'il soigne un esclave dans l'état pitoyable où il était ? Non. Tout ce qu'il fit, ou qu'il vit, plutôt, était le visage de celui qui le soignait. Aussitôt, il revit sa première proie, cet enfant allongé.

C'était lui. Le visage d'Ulsperger se décomposa.

« Halbrum...cet esclave est dangereux...éloi-ahhhgnez-vous de lui ! Opé...aïe...ration ratée ! »
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Dim 11 Sep - 22:24

-Non, le médecin est actuellement inconscient. Il n'a pas supporté l'opération même s'il a résisté longtemps. Je dois avouer être surprit. Il a pas mal résisté à l'inconscience. Quant à ce "talent", sachez que je n'en veux plus. Je n'aime pas les humains, mais je commence à ne plus supporter les cris.

Il n'avait pas hésité un instant à jouer carte sur table. De toutes façons, sa discution avec elle aurait était sur ce domaine. Dans son regard, on lisait sans soucis sa liberté de penser, dans ce moment précis. En fait, on lisait pas mal de choses, Hector laissait vraiment sortir tout ce qu'il avait.

- Pour le sang, je...

Il n'eut pas le temps de finir, le médecin émergé. Il s'approcha dans le calme. Cet homme qu'il n'appréciait pas semblait savoir des choses... Il disait qu'il était dangereux? Ba qu'il parle encore, tiens: Pourquoi Hector était-il si dangereux? Qu'avait-il de si particulier?

Il approcha son visage du sien, oreille contre bouche, attachant les sangles de la table... Toutes...

-Je vois que l'on sait des choses sur le misérable esclave que je suis... Dis-moi tout mon beau... Après tout, tu sais que je peux être dangereux, maintenant.

Puis Hector se tourna vers Franziscka et écarta les bras:

-Oui, même pour la science, je suis une aberration. Je suis libre de tout maitre. Et votre maitre l'a comprit et ma laisser ma chance. Sauf que j'aurais aimé rester avec mon précédent maitre... Elle savait aussi, mais a disparu, me laissant ici. D'où le lieux où j'habite.

La chauve-souri se retourne et regarde le médecin.

-Mais j'en ai marre du sang des morts... les pourritures mérite de mourir, mais plus par ma main... j'ai fais une exception qui clos mes morts... Tu as de la chance...

Il passa délicatement un doigt sur la joue de Karl.

-Je suis Hector, celui qu'on appelait il y a quelque mois le monstre des bas fonds. Je suis libre... mais je suis à votre service, demoiselle Franziscka...

Pendant sa phrase, Hector fit volte face et s'agenouilla devant Fran. Il releva la tête pour la regarder puis se releva.

-Sachez que j'aimerais savoir qui je suis et que c'est mon principal objectif. En ce qui concerne mes connaissances, elles sont aussi vaste que le nombre de livre que j'ai réussi à lire malgré mes obligations sordides auprès de mon premier maître. Mais je ne me souviens pas de tout. Je suis un livre vierge qui ne demande qu'à être remplit de connaissance, sachez le aussi, j'aime lire et apprendre.

Il réajusta ses lunettes et la regarda avec tout son sérieux. Il ne mentait pas et le médecin s'était rappelé qu'il était "dangereux".

-Voilà, Karl ici présent a dis que j'étais dangereux et je comptais vous révéler ce que j'étais depuis que je vous ai entendu pleuré. Je mets ma vie entre vos mains, car dans le fond, je me sens pas si éloigné de vous. Mais par contre, cher... TRES cher Karl, tu vas tout nous dire, n'est-ce pas?

Il regardait Karl avec insistance à présent. Qu'avait-il a lui révéler? Devant sa "maitresse", qui plus est?
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Ven 16 Sep - 22:40

Elle s’empêcha de critiquer Hector notamment pour avoir mis hors d’état d’usage – si on puits dire ainsi – Karl, dont ce dernier devait donner de précieuses informations sur les esclaves, leur mode de fonctionnement et autre. Et comment elle était censée s’en occuper, n’étant pas la maitresse « officielle ». Qu’on se souvienne des ordres : Son maître lui confiait son esclave ! Enfin vu les termes de la lettre, c’était presque un « cadeau » qu’il avait fait du moins ce qu’il croyait faire.
Avait-il pensé qu’il allait faire de la vie de Franz un véritable chao. Toutes ses habitudes allaient changer à cause de la présence de cet objet inutile ayant un corps mi-humain et mi-animal.

Elle devait maintenant parler à un médecin ! Un médecin fou en plus de ça ! N’avait-elle donc aucune chance comme tomber sur des personnes saines d’esprit dans toute son existence. Par exemple Uriel, quel homme ! il méritait sa place de Haut Prêtre notamment pour sa puissance et son intelligence. L’Eglise n’avait peut-être pas autant prospéré et surtout, elle résistait formidablement bien aux attaques des terroristes ou aux idées idiotes et perverses des philosophes. Il avait du caractère.

Elle n’en avait pas.

La preuve elle se perdait dès l’instant où le médecin s’était trainé à l’entrée pour dire qu’Hector était dangereux. En quoi pouvait-il être dangereux ? Au pire elle avait la maitrise des ombres – un peu instable encore mais suffisantes pour se défendre et attaquer -. Elle avait su montrer cette « force » tout à l’heure avec les trois voyous.
Mais elle craignait quand même ? En quoi un esclave pouvait être dangereux ? Finalement elle secoua la tête ! Quelle idiote ! Jusqu’à maintenant il n’y eut jamais d’histoire comme quoi un esclave a battu ou tué son maître ou un prêtre, alors ça n’allait pas être qui allait commencer cette histoire et ces possibilités !

Ainsi elle voulut rétorquer à Karl qu’il délirait, qu’elle savait se défendre – ne comprenant pas bien évidemment les paroles de cet homme de science – mais Hector l’interrompit.

Il lui dit ce qu’elle savait déjà : Un maître – ou une maîtresse – qui l’a abandonné et finalement son mentor le récupère. Mais il y avait là un petit problème. Est-ce dans la formulation ou dans sa propre compréhension ?

- Comment ça un « esclave libre » ?


Avait-il employé le mot « libre » à plusieurs reprises ? Et pourquoi parlait-il de livres ? Les esclaves savaient lire ? Pourquoi s’agenouillait-il ? Comment ça en signe de « service » ?
Si c’était un « homme » libre… alors ce n’était pas un esclave. Un esclave est par définition un être soumis de gré ou à contre gré à un maître !

Elle ne comprenait plus rien et elle regardait un coup Hector, un coup Karl. Sa tête naviguait entre ses deux têtes, les sourcils arqués en signe d’incompréhension totale.

Et Hector enfonça le clou final : Il l’avait entendu pleurer. Quelle honte ! Et dire qu’elle avait fui cette pièce pour qu’on ne voit pas ses larmes ! Qu’on n’entende pas son sanglot – le rendant le plus discret possible - . Maudit esclave ! Comment avait-il pu l’entendre avec les hurlements de Karl ? Et elle se rappela qu’il était ailé, c’est-à-dire qu’il avait les mêmes caractéristiques que l’animal auquel il a été « accouplé ». Elle ne saurait trouver les mots.

Tous ses membres tremblaient et elle tenta tant bien que mal de respirer calmement afin de garder un contrôle absolu sur elle-même et donc sur ses propres pouvoirs. Quand elle s’énervait, que les ombres partaient à gauche et à droit sans aucun contrôle, cela ne faisait aucun dégât. Elle était seulement épuisée et tombait au sol, n’ayant plus aucune force pour la soutenir, la tenir debout.

- Relève-toi stupide esclave ! Comment oses-tu prétendre que j’ai pleuré ? Et pourquoi pleurais-je ? Pour la perte des bijoux de famille de ce fou qui se prétend médecin ? Réfléchis avant de parler !


Elle n’aimait qu’on expose au grand jour devant un médecin surtout ses faiblesses.

- Quant à vous… vous semblez guéris. Bien … Dites moi en quoi il est dangereux ! Et depuis quand y a-t-il des « esclaves libres » ?

Il lui fallait des éclaircissements et son air n’était pas sympathique. Le moindre faux pas et elle les attachait au mur à coup d’ombre et les laisser exposer à tous toute la journée sans aucun scrupule ou autre ! Elle en avait assez de tourner en bourrique à cause d’un esclave ou avoir droit à problème inutile.

Elle avait hâte d’envoyer une lettre à son mentor une fois cette conversation achevée.

- Et ne faites pas l’intéressant ou le petit futé avec moi. Je vous conseille à tous deux d’être sincère et ne faire aucune blague ou trait d’esprit et j’en passe.

Comment énerver Franz en quelques secondes ? Pas très compliqué, il suffit juste de mettre en avant ses beaux défauts !
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Sam 17 Sep - 13:11

Dans sa douleur, Karl écarquilla les yeux. Il ne manquait plus que l'esclave se rebelle. Que pouvait-il, à ce moment ? Une idée lui vint et un faible sourire éclaira son visage. Au final, il était bien impuissant. Il venait de se souvenir de cette légère expérience qu'il avait faite à son corps mais était bien trop faible pour pouvoir user de cette électricité. Il ne savait pas ce que cela donnerait mais...il s’évanouirait sûrement, victime de la douleur – ou bien mourrait dans le pire des cas. Hagard, il tenta de faire un mouvement ou deux pour pouvoir se relever, mais eut la surprise de constater qu'il ne pouvait plus du tout bouger. Que ? Il releva la tête et vit que l'esclave avait fermé les sangles...ce...cet infâme petit ! C'était injuste, qu'il profite ainsi de sa faiblesse ! Il méritait...tous...tous les supplices possibles...

Il respirait vite, grimaçant de douleur mais écoutant malgré tout le petit monologue de celui qui s'appelait « un esclave libre ». Ce n'était pas possible...ce songe était donc réel...un esclave savait lire et était doué d'un libre-arbitre... Karl grimaça : il détestait lorsque la situation lui échappait de cette manière-là et devait en référer à plus puissant que lui, voire au Haut Prêtre même s'il détestait avoir affaire à lui. Lui seul ou un de ses subordonnés avait les pouvoirs nécessaires qui lui permettrait d'attraper cette bête et de mettre ses tripes à l'air. Il avait d'habitude confiance en la garde impériale, mais face à cette bête, ils ne feraient pas le poids. Quant à ses collègues scientifiques...eux pourraient faire l'affaire. Il faudrait même qu'il les contacte avant tout mot à ce connard de Haut Prêtre.

Il songea soudainement que sa maîtresse était une ecclésiastique : qu'attendait-elle pour l'exécuter ? Elle devait en avoir les capacités, elle ! Elle ne voyait donc pas que cet être immonde était une immondice de la nature, une exception à la règle qui découlait d'une erreur de sa part ? Quelle ignominie.

« Hahahaaa ! HAAHAHAHAAA !!! »

Il riait. Il riait alors que Franziscka avait parlé et les menaçait clairement de les attacher à un mur, ce qui pour Karl signifiait la mort, vu l'état de santé dans lequel il était. Pendant un instant, il se demanda si la prêtresse savait ce que signifiait « être opéré », car elle avait dit qu'il était guéri alors que dans deux semaines, il serait sûrement encore victime de fièvre du fait de cette opération. Combien même, il ne comptait pas mentir. Maintenant qu'il l'avait sous la main, Franziscka devait savoir pourquoi cet esclave devait être exécuté.

...Même si le fait que l'autre soit si proche de lui ne le rassurait pas du tout.

« Chut...chut...Calmez-vous...Hahaa ! Et vous...Hector...reculez-vous...vous êtes normalement en état d'arrestation. Enlevez les sangles ! »

Ca le grattait, il ne pouvait pas bouger et cela le déconcentrait. C'était un phénomène assez étrange, à vrai dire et pour la première fois, il se rendait compte à quel point il était désagréable de se retrouver à la place de ses patients. Raison de plus pour se trouver au dessus. Cette prêtresse...elle lui était désagréable. Elle prétendait qu'il ne méritait pas son rôle de médecin, or savait-elle tout ce qu'il avait accompli depuis qu'il était à Ishtar ? Sa récente découverte, lorsqu'il avait opéré ce « Mist » à tâtons, était phénoménale...Désormais, les sourds avaient le droit de ne plus être sourds, de même pour les muets. Mais il se doutait que l'un d'eux iraient volontiers vers le bruit dans le but de perdre ce handicap. D'une part, l'opération était beaucoup trop dangereuse et puis il avait une telle réputation que seul le premier imbécile venu (donc Mist) serait venu se jeter dans ses bras.

« Ce garçon est...une erreur. Ma première opération avec mon maître. La technique qu'il m'avait montré à l'époque n'était pas parfaite, j'ai dû la modifier afin que nos esclaves deviennent de plus en plus parfaits...je pensais pourtant qu'il avait été exécuté comme les autres à la suite... »


Il prit une inspiration.

« J'ignore son identité, et je sais uniquement qu'il y a eu une erreur dans les calculs. Qu'attendez-vous pour l'exécuter, Mademoiselle Halbrum ? Haa...J'en référerai à mes collègues...si cela se trouve, il n'est la seule exception...de tels phénomènes peuvent être dangereux pour Ishtar et sa Majesté.
Hector ? ...C'est bien cela ? Et bien...vous allez reculer jusqu'au mur. Vous devez comprendre que vous ne devez plus vivre. »


Il regarda la prêtresse calmement, même si ses yeux étaient fous de douleur.

« Tuez-le. »
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Mar 20 Sep - 17:38

Hector Regarda le médecin un long moment, ne s'approchant pas de lui.

« -Pas de chance, mon premier maître n'est jamais retourné là où j'ai était vendu. Peut être une autre fois. »

Puis il se tourna vers sa "maitresse". Il croisa les bras dans le plus grand des calmes, s'écartant quand même de la table. Les médecins étaient vicieux et perfides. Enfin, les termes n'étaient pas à utiliser, ça aller de soit.

« -Que voulait vous que je vous dise? Je ne sais pas qui je suis, ce qui me reste, c'est mon prénom. Génial, non? Ensuite, j'ai peut-être rêvé en vous entendant pleurer, peut être que c'était quelqu'un d'autre. Y a de fortes chances d'ailleurs. »

Il la regarda avec insistance pour faire comprendre qu'il l'avait clairement entendu pleurer.

« -Si vous avez peur que je mente, que je n'ai pas de parole, soumettait moi à la torture de votre part si ça vous chante... quoi que... enfin, je ne sais pas comment vous dire ce qui est. Mes entraînements en tant qu'esclave étaient... »

Il ne pleurait pas. Il écarta les bras, pour la laisser frapper. Il voyait l'horreur de ce laboratoire. Les membres, les corps, les bocaux de formol... ça le dégoûtait... il ne supportait plus ça. Il s'humanisait pas, il redevenait sociable et il n'en avait absolument pas l'habitude. S'ouvrir a quelqu'un avait toujours était considérée comme une faiblesse, surtout après le départ d'Etienne. Alors pourquoi il le faisait maintenant? Il se sentait comme elle: Perdu dans un monde de dingue.
Il frémit a l'idée de ce qu'il avait appri... le côté humain reprenait-il le dessus lentement? Il souffla, chassa cette idée. C'était pas le moment de faire ce genre d'hypothèse.

« Bref, je veux pas en parler devant ce type. Je le considère responsable de ce qui m'est arrivé par la suite. Et oui, je réfléchis, non, j'en veux pas a notre empereur »

Plus doucement, pour lui-même:

« gloire à son nom... »

En effet, il n'avait strictement rien contre un gosse de son âge qui se retrouvait a devoir faire de la politique de façon obligatoire...

« Et quand à l'ombre, même si j'apprécis pas certain prêtre parce qu'ils doivent me tuer, je... »

C'est de la honte que j'éprouve, d'avouer les choses? Ça me fait... si bizarre.

Hector se mit à susurrer doucement, timidement, détournant le regard...

« Je crois en elle, car elle m'a protégé plus d'une fois, même si je ne l'ai pas vu à l'oeuvre, je suis sur qu'elle ma protégé... »

Il braqua ses yeux vers la prêtresse, déterminé

« Et je suis sûr que c'est l'ombre elle-même qui m'a permis de rester conscient! Je suis sûr qu'elle a voulu que je vous croise, pour une raison ou une autre et que je fasse une partie de mon trajet dans cette vie à vos côtés. »

Oui... Le pire, c'est que je crois en ce que je dis... Il ne se reconnaissait plus. Pourquoi réagir comme ça? Une larme? Des pleures? C'était stupide... non, ce qui était stupide, c'était de se voiler la face: Il avait entendu quelqu'un pleurer comme lui quand le marchand le violait. Il l'avait entendu pleurer comme lors de son premier mort. Il s'était rendu compte qu'il n'avait pas était le seul a souffrir des années passées. Bien sûr, certaine habitude serait là, mais il ne les garderait peut-être pas non plus, vu le changement qu'avait opéré en lui les pleures de la femme.

« Si vous pensez que je mens, tuais moi sur-le-champ... Je veux juste... savoir ce que je suis... »
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† Prêtresse †

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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   Mer 28 Sep - 11:34

On disait que les hommes étaient les moins bavards, les plus silencieux, incapable d’exprimer comme une femme exprime leurs sentiments. Ou qu’alors parler ennuyer, qu’un bon gentleman fuie les conversations trop savantes d’une femme, que cela donnait un mal de crâne …. Tant de préjugés que ces deux hommes détruisaient en un instant. Ils devaient être l’exception qui confirme la règle ou alors c’était une chose totalement normale que faire la course aux mots, aux explications qui restent flous dans l’esprit de Franz. Elle ne suivait plus la logique de ces deux hommes ….

Karl parlait d’une expérience ratée soit un esclave qui n’a pas de maître. Dès lors on peut se poser la question : En quoi est-il un esclave s’il n’a aucun ordre d’obéissance et une volonté plus ou moins propre ?
En contrepartie, Hector disait qu’il était esclave contre gré, qu’il ne désirait que savoir qui il était réellement. Il prétendait savoir réfléchir sur autre chose que quelque calcul simplet. Depuis quand un esclave avait un libre-arbitre ?

Et Karl dit la chose qu’il ne fallait pas : Tuez-le.
Il lui ordonnait clairement ! Il lui donnait un ordre ! Un médecin osait dicter les gestes et les actes futurs d’une prêtresse comme si c’était son larbin, son domestique ! De même pour l’esclave à son mentor – un peu son esclave par conséquent vu qu’elle s’en occupe – , Karl a déjà décidé s’il allait vivre ou non sans en parler comme il se devait avec la prêtresse, sans en demander la permission.

Et Hector l’acheva en lui disant qu’elle l’avait protégé, que leur vie était liée d’une manière ou d’une autre. Avait-il oublié de son côté qui il était et le respect qu’il devait à Franz que ce soit en tant que prêtresse, maîtresse et scribe ?

Ses joues prirent une tête rougeâtre et ses yeux exprimaient clairement sa colère et sa haine la plus profonde. Quand à sa respiration, elle s’accéléra étrangement, annonçant une mauvaise nouvelle d’une certaine manière.

- IMBECILES ! Comment osez-vous me faire un tel affront ?


Et à ces mots, elle plaqua les deux hommes au mur avec une petite poussée d’ombre.

Tout d’abord une des ombres chatouilla dangereusement le corps et surtout l’entrejambe de Karl, le menaçant d’en être privé à nouveau.

- « Tuez-le » m’avez-vous dit ? Vous me donnez un ordre ! Vous décidez si un objet qui m’appartient doit être détruite ou non à mon insu ? Qui êtes vous pour parlez ainsi sale misérable ! Osez encore me mettre à la place d’un de vos domestiques ou de vos larbins et je vous assure que je ruine toute votre existence, médecin reconnu ou non ! Avez-vous compris ?

Elle scrutait chaque trait de ce médecin fou, lui intimant le silence. Un hochement de tête était suffisant, une parole et c’était la langue en moins.

- quant à toi esclave de malheur ! Dorénavant tu ne parles plus sans que je ne te l’aie demandé ! ensuite tu redis ces mêmes horreurs et je te tue sans scrupule, me fichant royalement de la demande de mon mentor ! Tu mourras seul et sans identité, voilà ce que tu gagneras à être trop bavard.


En finissant ces mots, elle resserra cette étreinte d’ombre sur ces deux victimes, les étouffant presque pour les relâcher aussitôt lorsque leur visage vira au cramoisi.

- Cela suffit… suis-moi esclave. … En silence évidemment. Quant à vous …. – elle s’adressa au médecin – je rapporterais ces mêmes paroles au Haut Prêtre. Entre temps, ne vous avisez pas de fouiller d’avantage mes affaires ou être un quelconque menace à l’un de mes biens !

Elle détestait les médecins autant que les esclaves, et c’est cette aversion qui sauva un peu Hector. Bien évidemment …. Elle allait faire baver ce pauvre esclave, afin qu’il regrette son impertinence de tout à l’heure.

Sans un mot, elle se retourna et s’engouffra dans cette rue, ignorant les appels des fidèles pour quelques conseils.
Elle voulait retrouver le calme de sa bibliothèque.

Franz s’arrêta, se retourna et donna une bourse à l’esclave.

- Va chez le prêtre Anzel. Il habite dans une petite Chapel dans le grand marché…. Il a du papier et des encres pour moi. Paie et rejoins-moi à la bibliothèque. Je te donnerais la suite de tes tâches là-bas.

Elle le regarda silencieusement, attendant de voir s’il avait compris ce qu’elle exigeait de lui soit le silence tant qu’il n’en avait pas le droit.
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MessageSujet: Re: J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]   

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J'ai la rate qui s'dilate, et l'foie qu'est pas droit ! [pv Hector ; Franz]

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