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 I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]

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MessageSujet: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Ven 19 Aoû - 16:14

J'étais chez moi, dans mon lit et propre, mais j'me souviens pas d'y m'être allongé, ni même quel élément pouvait m'indiquer que j'étais dans mon lit, alors que je le savais. En fait, j'étais très confus. Poussé par la force de l'habitude, je me suis de nouveau lavé après avoir trouvé la salle de bain en tâtonnant avant de descendre dans la cuisine en me mangeant pas mal de meubles dans la figure et les genoux. Il y avait quelque chose d'important dedans, tous les matins, mais je ne me souvenais pas quoi. J'étais pas amnésique, mon cerveau s'était transformé en un gros plat de nouilles, c'est pas pareil !

Et sur ces entre faits, une enfant me sauta dessus pour me serrer dans ses bras au niveau des cuisses. Je la regardais d'un air surpris, et elle me raconta que je lui ai manqué pendant les semaines où je n'étais pas là, mais qu'elle s'était bien amusé avec des clochards bizarres, plus particulièrement un qui ne parle pas, parce que celui qui a les cheveux gris est triste tout le temps et la rousse râle beaucoup. N'est ce pas amusant quelqu'un qui ne parle pas ? On peut l'accuser quand on fait des bêtises, il proteste pas.
Enfin une histoire comme ça, j'ai pas tout compris, mais je suppose que c'est ma fille. J'sais plus. Le syndrome du plat de nouille me bousillait le cerveau. En fait j'avais l'impression de me débattre dans une baignoire de mélasse, le salut était là, proche, mais j'avais tellement de mal à bouger... je me suis détaché tout doucement de la gamine pour ne pas la blesser, et là elle m'a demandé pourquoi j'avais un bandage sur les yeux.
Ah, oui.

Cette histoire de cécité, la Magie du Sang, Uriel, une connasse qui me met quelque chose dans les yeux alors que ça sert à rien et qui met un bandage sur le tout. Je pose le bout de mes dessus, je sais que si je l'enlève, je ne verrais pas mieux, alors je le laisse là. Au moins ça prévient à l'avance les gens que je ne vois rien. La fille répète sa question en me demandant si ça va, je hausse des épaules et lui répond que je suis un peu malade, mais que ça ira mieux. Pourquoi la rassurer ? Je ne sais pas, c'est sans doute important, puis qu'elle sache la vérité ou pas, ça ne change pas grand chose à mes affaires. Elle me demande si je veux bien rester avec elle toute la journée, comme si trainer avec moi plusieurs heures d'affilées était un programme sensationnel. Mais oh, ah oui ! Je suis son père, et je n'ai pas été là plusieurs putain de semaines, et elle non plus apparemment, donc logique qu'elle veuille passer du temps avec moi. Elle doit bien m'aimer. Je l'aime aussi, je crois, mais c'est un peu lointain là. Je lui répond d'un ton endormi que je dois aller à la cathédrale travailler, et elle exige que je reste. Elle a des cours de poney aujourd'hui, et puis elle va jouer aux peluches après. C'est chouette les peluches, pourquoi je reste pas ? Mais j'en ai déjà marre avant la fin de la phrase et je me détourne pour trouver la porte à tâtons. Elle pleure. Elle hurle. Je ne sais pas quoi faire alors je pars sans m'arrêter.

Je tâtonne dans la rue, il faut que je trouve la cathédrale, c'est une idée fixe. Je pourrais... y pratiquer la magie, là, voilà ce que je dois faire. J'étais pas parti vers la cathédrale en tâtonnant avant ? Ah oui, mais parce que j'avais peur parce que le soleil avait disparu. Mais en fait j'étais aveugle. Ah oui voilà. J'l'avais drôlement bien pris sur le coup, parce que là, maintenant que je marche, des trucs me reviennent, et un genre de désespoir un peu lourd aussi : « oh putain je suis aveugle, oh putain oh putain oh putain de merde je suis foutument aveugle ». Voilà mes pensées, en boucle.

Je tâtonne, je tâtonne... je me perds. J'y allais avec vache d'espoir aussi, retrouver la cathédrale en tendant les mains devant moi, c'est ça la foi quoi ! Je sens un mur de brique sous mes doigts, un semblable à des milliers d'autres et je ne saurais pas reconnaître la différence. Je sais pas où je suis, sans doute à deux rues de chez moi, mais lesquelles ? J'écoute, la rue est plutôt large vu le bruit qu'elle fait. Je continue mon chemin, tout droit. Des voitures à cheval passent parfois, pourquoi j'en ai pas demandé une ? Ah oui, je me souvenais plus que ça existait, voilà.

Je marche longtemps, plus qu'il n'en faut pour atteindre la cathédrale. Je sais pas pourquoi je continue à marcher si loin de chez moi alors que ça va sans doute de me tuer. Pauvre plat de nouilles. Et je quitte un trottoir sans faire exprès, parce que la rue tourne et que moi je vais tout droit, et il y a un attelage qui vient sur ma droite, je l'entends, il est tout près... je me jette en ava nt. Avec trop d'enthousiasme. Le trottoir d'en face, c'est un quai, avec une bitte d'amarrage sur laquelle je trébuche, pour tomber dans le fleuve. Pas de chance, je suis tombé entre deux bateaux. On est dans les résidences alors c'est de jolies voiliers, je m'en fous parce que de toute façon, avec la vitesse de ma chute et mes efforts frénétiques pour me débattre n'importe comment – tomber dans le vide quand tu vois rien, c'est terrifiant – je me retrouve en dessous en coulant, coincé sous deux tonnes de bois et en me mangeant la quille sur le coté. Je donne un coup de pied dedans et je m'éloigne, sans manquer de faire vaciller la structure. Comme je suis moins con que Mist, j'enlève mes bottes sous l'eau, parce que du bon cuir bien épais, c'est comme si tu te lestais les pieds avec des briques. Je remonte, un peu, pas longtemps parce que... je sais pas nager. Enfin pas spécialement.

J'opte donc pour la nage du petit chien, alors que mes fringues et mes dread gorgées d'eau veulent m'attirer vers le fond. J'arrive à tirer des goulées d'air de temps en temps, mais dans l'ensemble je suis plutôt en train de me noyer. Et je n'ose pas me soulever moi même avec les ombres, est il préférable de se noyer en espérant trouver le bord ou se soulever avec les ombres à l'aveugle en priant pour trouver le sol – si on le trouve – et se lâcher dessus sans savoir où non si on est à trente centimètres au dessus ou à cinquante mètres ? Autant choisir entre la peste et le choléra. Et puis manipuler, ça demande d'une de pouvoir bouger à son aise pour faire les mouvements, de deux un minimum de concentration. C'est pas dans l'eau et à moitié crevé que j'vais y arriver. Donc je nage avec vaillance, c'est quand même con que ce soit pas vers le bord mais vers le milieu du fleuve quoi. Le problème du milieu du fleuve, c'est qu'il y a des bateau qui passe dedans. Et du coup avant de me faire sauvagement noyer comme un chaton nouveau-né par une barge à fond plat, j'entends « oh un cadavre ! Regarde petit ! » - c'est pas un spectacle particulièrement rare les cadavres du le fleuve. Du coup ça me désoriente encore plus et je commence à sérieusement fatiguer. Je continue d'essayer de nager, mais c'est vraiment dur, surtout les yeux bandés, quand on sait pas où on va... je me mange quelque chose en pleine tête, c'est... une porte. Il y a même une clanche dessus. Hourra ! J'essaye de grimper dessus, mais avec mon poids en entier elle coule, alors je me contente d'y placer ma poitrine et de m'accrocher avec les griffes – doigts pardon – de toute mes forces. Et je dérive comme un con, trop sonné pour réfléchir, j'en profite juste pour respirer et essayer de pas me noyer, ce qui est pas aussi simple qu'on pourrait le croire, même avec une porte.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Sam 20 Aoû - 0:49

Pourquoi Suzume se trouvait hors de la ville, perdue dans ses alentours verdoyant ? Voilà une très bonne question, qui avait surement pour réponse un meurtre des plus sombres, la nuit précédente. Mais là encore, rien n'était certain. Aucune preuve, aucun témoin, comme toujours. D'ailleurs, elle aurait pu rentrer directement au monastère, cependant, Suzume ne connaissant que très mal les routes hors Ishtar de nuit, elle avait donc préféré passer la nuit dans une auberge d'un petit village alentour, rentrant tranquillement, le long du fleuve, le lendemain matin.
C'était, en soi, assez rare qu'elle sorte d'Ishtar, et pour preuve, elle n'avait plus quitté la capitale depuis son arrivée, à cinq ans... Ou peut-être six. En tout cas c'était suffisamment lointain pour qu'elle n'en ait qu'un bref souvenir auquel elle ne faisait aucun effort pour s'y accrocher. Qu'importe ce qu'avait pu être sa vie avant, seule celle de prêtresse comptait à ses yeux. Une bonne petite fanatique, en somme.

Marchant calmement le long du fleuve, elle profitait avec sérénité du calme qui régnait dans à la campagne malgré l'heure avancée. Il devait être proche de dix heures maintenant. C'était totalement différent de la ville et de son vacarme incessant. En tout cas, c'était assez plaisant pour que la prêtresse s'autorise un sourire tranquille, alors qu'elle avançait d'un pas lent, n'ayant absolument rien la pressant à rentrer dans la minute chez elle. De toute façon, il était très, rare en ce moment que son excellence la demande, et à part lui, Suzume n'avait personne à qui rendre des comptes, donc rien de pressant. Peut-être même ne rentrerait-elle que ce soir, histoire d'aller faire un petit tour, cet après-midi, dans cette forêt non loin de là, qui semblait vraiment intéressante.

Quel dommage que le fleuve soit ainsi sali par tous les déchets de la capitale. Il y avait beaucoup trop de choses flottantes dedans, outre les canards et autres oies. D'un oeil critique, Suzume commença à examiner avec plus d'intérêt ce qu'on y trouvait ici et là... Des journaux, des morceaux de bois, des vêtements, quelques bouteilles flottant ici et là. Et dire que tout ça allait atterrir dans la mer (Suzume imaginait la mer comme une baignoire géante). Avec un signe légèrement agacé de la tête devant tant de saleté, Suzume continua son examen, avançant de plus en plus loin... Jusqu'à... Jusqu'à ce qu'elle remarque une silhouette flottante, un peu plus loin. Elle semblait... Accrochée à quelque chose. Un bout de bois surement... Nul n'aurait su dire pourquoi, mais étrangement, cette silhouette l'intrigua suffisamment pour qu'elle essaie de voir si elle la connaissait, eu lieu de simplement détourner les yeux, indifférente au cadavre flottant...
Et c'est là qu'elle reconnue Zelig.

D'abord. Suzume resta là, comme une idiote à fixer le prêtre dérivant sur une porte. Il y avait quelque chose de totalement... totalement fou dans ce tableau, mais Suzume n'arrivait pas à mettre le doigt sur quoi. Mais en même temps, c'était Zelig, et même s'il réussissait encore à l'étonner, bientôt, elle finirait par s'attendre à tout de sa part... Et elle qui s'était dite de tout faire pour ne plus jamais avoir à faire avec lui, s'étant promis depuis leur dernière rencontre, il y a bien des mois de ça, qu'elle ne lui parlerait plus jamais...
Cependant, elle n'allait pas non plus le laisser continuer à dériver ainsi jusqu'à atteindre la mer, non ? Avec un soupir, elle s'avança.

Utilisant sa propre ombre comme une perche, Suzume attrapa la porte pour la ramener jusqu'à la rive, et avec elle, Zélig donc. Ça ne lui demanda pas réellement d'effort, mais elle fit bien attention à ne pas y aller brusquement, ne sait-on jamais, s'il venait à avoir la mauvaise idée de lâcher sa porte, ce serait encore plus dur de le ramener...
Elle ne savait même pas quoi dire. Devait-elle lui demander pourquoi il était là ? Ou pourquoi il dérivait sur une porte depuis on ne sait combien de temps? Ou même, pourquoi avait-il un bandage sur les yeux ? Tant de questions, surement pas autant de réponse. Finalement, elle décida de réunir tout en une seule.

Nom de l'Ombre ! Prêtre Zélig, mais que faites-vous ici, sur une porte?!

Il n'était pas réellement compliqué d'entendre dans sa voix autant de perplexité que d'incompréhension... À croire que ce prêtre était capable de tout... Mais surtout du pire.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Sam 20 Aoû - 10:12

Ça avait duré vachement longtemps, mais à la panique se substituait le froid et l'épuisement, et je n'osais pas m'éloigner de la porte sans laquelle je serais mort noyé depuis un moment. Même une fois le sens du courant déterminé, je n'osais pas aller nager vers ce que je présumais être un bord, donc j'attendais comme un con, en espérant que la porte se coince sur un bord. C'était pas improbable après tout, les rives du fleuve étaient toujours couvertes de merde. Donc j'essayais de battre des pieds pour aller vers la gauche mais... j'y voyais rien, ça ne m'avançais pas beaucoup. Je me sentais véritablement perdu au milieu d'une immensité, sans pouvoir rien faire. J'avoue avoir inconsciemment attendu la mort en étant passif en fait, j'étais aveugle, seul, sonné, et tout ce qui m'attendait chez moi était une petite fille vaguement désagréable qui m'appelait « papa ». Y a de quoi se tuer.

Donc j'attendais tranquillement de mourir – appelons un chat un chat – quand soudain je me suis senti déporté vers la gauche, à contre-courant. Je sentais l'eau résister autour de moi. Après quelques minutes, le bord était là, pas loin. J'ai posé la main dessus, c'était de la boue, nous étions donc sorti des quais, voire carrément de la ville. Enfin je pouvais grimper à ce bord là. Une fois que je sentis que j'avais pied, je me suis trainé à quatre pattes vers le sec, parce que mes fringues et mes cheveux avaient le mauvais goût de peser deux tonnes cinq. J'avais la tête penchée en avant à cause du poids conséquent de mes dread. Enfin j'ai réussi à me mettre debout, mes fringues me collaient désagréablement, et de la vase s'était coincé entre me baudrier et mon ventre, et à chaque mouvement ça m'irritait la peau, malgré la tunique. Et j'avais terriblement froid, j'avançais à petits pas en me frottant les biceps avec les mains, si jamais ça me réchauffait. Dans le stéréotype, les gens font toujours ça pour avoir plus chaud ! Enfin je marchais avec le luxe de précaution de qui ne veut pas exposer un centimètre carré de plus à la bise glacée. J'avais séjourné trop longtemps dans l'eau pour que ça me fasse du bien.

J'entendis une voix, celle qui m'avait magiquement – car je suppose que c'est de la magie – sortie de l'eau. Je tournais la tête vers elle, la voix me disait quelque chose, et puis la femme – c'était une voix féminine – devait me connaître, puisqu'elle m'appelait par mon prénom. Je fronçais les sourcils, enfin j'essayais mais le bandage était assez serré du milieu de mon front jusqu'à l'arrête de mon nez, donc je faisais rien de particulier en fait en essayant de puiser dans ma mémoire embrouillée les détails manquant.

- C'est q-q-q-qui ?

Enfin elle me vouvoyait, j'aimais pas ça, peu de gens marquaient leur respect envers moi de cette façon là, parce qu'il suffisait de deux minutes de conversation pour s'apercevoir qu'en fait j'étais con comme une pelle, et qu'on économisait bien sa patience en me parlant comme à un enfant de six ans. Mais y avait bien une personne qui s'obstinait à me parler très poliment...

- Ah, Suzume. C'est merveilleux, je fais les questions et les réponses. La f-f-fille qui me vouvoie alors qu'elle a env-v-vie de m'enfoncer ses p-p-p-pouces dans les orbites en crach-ch-chant son mépris ? Bah t-t-t-tu peux arrêt-t-ter hein.

J'avais l'impression de me rappeler des détails au fur et à mesure, mais j'avais pas conscience d'être méchant, c'était juste ce que je pensais en fait. D'ailleurs, elle m'avait un peu fait de la peine en manifestant autant de mépris. En tous cas, j'étais surpris, la fatigue et la confusion me faisaient mystérieusement causé mieux, enfin tu l'as peut être déjà vu, en me noyant avec des mots comme « virginal », je pouvais en caler des comme « axiomes » sans m'inquiéter outre mesure. Enfin j'lui racontai finalement ce que je foutais sur une porte au milieu du fleuve.

- Sais p-p-p-pas nager, av-v-v-veugle, tomber, fat-t-tigue, 'peux p-p-p-pas manip-p-p-puler dans l'eau, fringues et d-d-dread trop lourdes.

Ouais, j'fais dans le concis aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Dim 21 Aoû - 20:38

Manifestement, Zélig devait patauger dans l'eau depuis un petit moment, un petit moment qui avait même dû s'étendre sur plusieurs heures... Sa peau, bien que mate, était clairement plus pale que d'habitude et ses lèvres s'étaient bleutées à cause du froid. À tous les coups, il était bon pour une bonne fièvre dans les jours à venir... Si ce n'était pas pire. Espérons juste qu'il n'allait pas en mourir, l'Église perdrait un de ses meilleurs prêtres.
Suzume ne savait pas trop si c'était dû à la fatigue ou autre chose, mais le prêtre avait pris un temps pour reconnaître sa voix, un temps bien long même. Bon, vous me direz, avec les yeux bandés, il était dur de reconnaître quelqu'un, mais tout de même, ils avaient assez parlé ensemble (enfin surtout lui) pour que Suzume soit capable de reconnaître sa voix. Pourquoi ne pouvait-il pas faire de même en une seconde ? Elle décida de mettre ça sur la fatigue, n'ayant pas envie de se fatiguer avec cette question... Tout comme le reste de ses paroles très blessantes pour l'orgueil de la jeune fille. Oui, elle le vouvoyait, et alors ? Elle n'avait strictement aucune envie de le tutoyer (sauf avec quelques verres de trop). Ils n'étaient pas amis et aux yeux de Suzume, on ne tutoyait que ses proches, ce qu'elle n'avait pas, donc elle vouvoyait tout le monde. Zelig ne faisant pas exception, elle se montrerait toujours d'un respect neutre à son égard. Malgré son mépris à elle. Malgré sa bêtise à lui.

N'étant pas proche de vous, je n'ai aucune raison d'arrêter.

Fit-elle en le regardant avec un mépris (qu'il ne pouvait pas voir) ayant pris la place de la surprise, sans aucune cérémonie. Oh ! Et puis, qu'est-ce qu'elle en avait à faire de lui ? Il pouvait bien mourir qu'elle ne serait pas concernée, non ? Il n'était pas son problème, mais celui de l'actuel Haut prêtre.
Écoutant vaguement ses explications sur le comment du pourquoi il avait atterrit dans la flotte, Suzume resta silencieuse. Elle aussi ne savait pas nager ceci dit... Ce n'était pas vraiment le genre de choses qu'on apprenait à quelqu'un ayant très peu de chance de voir la mer un jour... C'était bête pour lui, toute cette histoire, mais ce n'était pas la sienne, se dit-elle avec une froideur n'ayant rien à envier aux neiges de Gells. Le regardant trembloter alors qu'il essayait tant bien que mal de se réchauffer, la partie vexée de la jeune fille trouva qu'il n'était pas nécessaire de rester plus longtemps. Il n'était pas son problème. Et puis il ne faisait pas si mauvais, il y avait un beau soleil, bien que le vent était quelque peu frais, s'il s'y prenait bien, Zélig pourrait s'en sortir tout seul.

Je vois...

Fit-elle placidement, commençant déjà à continuer son chemin, le laissant là avec froideur, son humanité lui faisant défaut, encore une fois... Quoi que : Alors qu'elle avait dû faire cinq pas, tout au plus, elle se retourna pour le regarder, hésitant sur la marche à suivre. C'était un prêtre... Pitoyable, certes, mais puissant. En plus il était aveugle pour des raisons qu'elle ignorait. Et même si c'était un idiot fini, s'ils ne s'aidaient pas entre prêtres, qui le ferait. C'était son confrère, son éducation l'interdisait de le laisser ainsi au milieu de nulle part.
Avec un soupir et un léger signe de tête négatif, elle refit demi-tour bien vite. Quel cadeau empoisonné ce prêtre, Suzume aurait peut-être préférée, dans le fond, que Uriel ne lui demande jamais de le rencontrer...

Déshabillez-vous, vous ne pourrez jamais vous réchauffer avec des vêtements trempés. Il faut essorer vos cheveux aussi.

Fit-elle en enlevant sa cape de voyage. Elle ressemblait trait pour trait à celle qu'elle portait en ville, à la différence qu'elle était un peu plus épaisse, histoire de l'abriter du vent. Elle serait vraiment petite pour le prêtre qui faisait au minimum trente centimètres de plus que Suzume, mais bon, ils allaient faire avec. Au moins jusqu'à ce qu'il retrouve une couleur normal. La pliant et la posant aux côtés de Zelig, elle s’accroupit à ses côtés pour l'aider, n'étant pas certains qu'avec son niveau de fatigue, il arriverait à grand-chose tant qu'il n'arrêterait pas de trembler.
Les questions sur sa cécité pouvaient attendre...
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Lun 22 Aoû - 7:58

Suzume me signala qu'on avait pas gardé les cochons ensemble et qu'elle me tutoierait pas, malgré moi ça m'a fait sourire. Au milieu de la bouillabaisse frigorifiée qui me servait d'esprit, j'ai reconnu là du Suzume tout craché. Être froid et impassible, dans l'Église, c'était limite une tradition – où je faisais tâche – mais elle exploitait le truc à fond. D'un autre coté, c'était vrai que nous n'étions pas proches, mais du coup son vouvoiement passait pour de l'insulte. Puis c'est pas ridicule de m'appeler « prêtre Zélig » ?! Enfin elle arrivait à dire mon prénom de façon à ce que ça sonne comme un crachat dans la gueule.

Puis je l'ai entendu s'éloigner. Voilà, comme ça, pouf, elle allait me laisser crever sur place comme un con. Mes fabuleux pouvoirs ne comprenaient pas la capacité de faire un joli chemin de corde jusqu'à la Capitale. En remontant le fleuve au son, peut être que je pourrais trouver la ville mais... j'avais aussi de bonnes chances de retomber dedans, de m'en éloigner, de tomber dans un gros trou et de me briser la nuque, de me faire tuer de milles façons imaginables. N'avait elle pas un cheval ? J'essayais de la suivre, dans le cas où on était pas si loin de la Capitale et où elle reviendrait à pied, mais j'ai marché sur quelque chose de coupant – je suis pieds nus rappelle toi – et j'me suis aperçu que je pourrais jamais marcher aussi vite qu'elle sans me prendre deux ou trois arbres et poser mon pied sur n'importe quoi. Je me suis accroupi. Tant pis, j'allais crever là. Elle aurait pu au moins me tuer plus rapidement, j'allais attendre bien longtemps pour ça quand même.

Elle est revenue. Peut être qu'elle me déteste pas tant que ça, ou peut être qu'elle estime que laisser un prêtre crever, c'est très mal vu par la hiérarchie. Peu importe sa motivation, en tous cas je vais p'tète pas mourir comme un con au bord du fleuve. Elle me dit – toujours avec froideur – que je devrais enlever mes oripeaux avant d'attraper la mort. En fait, elle me conseille pas, elle me l'ordonne, mais ça ne m'apparait pas comme dénué de bon sens. Je l'entends plier sur tissus, je suppose que c'est pour pas me retrouver le zgueg à l'air.

- C'est gentil d-d-d-d'être revenue.

Enfin je sais pas si je dois lui dire ça ou pas, elle pourrait le prendre mal (« je suis l'incarnation de la douleur sur terre espèce de connard ») et m'arracher les yeux. Je cherche des doigts les trois sangles sur le coté qui maintiennent le baudrier autour de mon ventre, je tire un peu dessus, le cuir n'aime pas spécialement l'humidité, il a gonflé... j'y arrive quand même, pose la chose à coté de moi, enlève ma tunique qui pend du coup curieusement autour de mon corps. Suzume elle s'occupe de mes cheveux, c'est pas désagréable, j'en ai même un petit frisson de plaisir – elle va pas m'enlever mon futal non plus, évidemment. Ensuite c'est toute une logistique pour cacher avec la cape mes parties génitales tout en enlevant mon pantalon à partir de la position supposée de Suzume. Je sais pas son opinion sur les pénis, mais ça doit être comme le reste : à abattre. Tu nous excuseras de pas encore avoir inventé le boxer DIM avec élastique autour des hanches à Ishtar, et tu auras noté bien sûr que lors de la moindre description de déshabillage, personne ne mentionne le moindre sous-vêtement. C'est parce qu'ils n'existent pas (encore) ici.* Donc tiens le toi pour dit.
Enfin je finis avec le tissus autour des hanches, assis, et le futal à coté de moi. C'est marrant, une fois la grosse ceinture enlevée, je respirer mieux, comme si mon ventre du nombril au dessous du sternum n'étais plus impitoyablement écrasé. C'est un truc de secte rigide ça, plus elle est puissante, plus les vêtements sont compliqués et pas confortables. C'est pour prouver sa classe et se distinguer du commun des mortels qui met un sac à patate avec trois trous pour les bras et la tête ça. Suzume échappe à ça parce qu'elle fait des boulots « discrets » apparemment, elle en a de la chance.

- T'as p-p-pas des fois un mignon petit feu de camp dans t-t-t-a poche ? Ou même un feu de forêt ? D-d-d-de la lave en fusion ?

Ouais on m'a dit qu'il y avait des montagnes avec un trou au sommet et de la lave dedans, un genre de liquide super vilain qui brûle, au début j'ai bien ri de cette bonne plaisanterie, mais apparemment c'est vrai. Peut être que Suzume connait cette blague là.
Je tâtonne pour trouver sur mon baudrier une petite boîte en fer blanc avec à priori dedans des cigarettes et un briquet à amadou – comme tout fumeur paranoïaque, j'essaye de mettre mes clopes dans le truc le plus étanche possible. Pas sûr que ça survive à un bain de plusieurs heures cela dit. Au toucher, ça n'a pas l'air tout mouillé... bon. J'essaye d'en allumer une, c'est pas assez humide pour ne pas s'embraser, ça fait juste des petits crépitements bizarres. Hourra ! Avec ça, je pourrais peut être allumer un feu de camp, je dois avoir de l'amadou tout seul avec pour le démarrer, mais... tu m'vois aller chercher du petit bois ? D'ailleurs en parlant de ça, je retire le bandage autour de mes yeux, si jamais... ah bah non je vois toujours rien, ou alors il fait vachement noir. Je ne le sais pas, mais j'ai les yeux voilés comme une bête crevée.

- Qu'est ce que t-t-tu fais dans le coin ? On est où ? Y a q-q-q-quoi autour ?

Ouais j'aimerais bien savoir.

* Enfin le joueur suppose ça vu que personne parle jamais de slip. D'ailleurs si Uriel vient éditer pour dire que oui en fait ça existe mais qu'ils s'évaporent au contact de la cyprine ou je sais pas quoi pour simplifier les rp's cul, je tue un bébé phoque sous sa fenêtre.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Lun 22 Aoû - 15:36

Gentil ? Vraiment ? faisait-elle vraiment ça par gentillesse ? Non, ou alors elle ne l’acceptait pas consciemment et préférait se dire que c’était uniquement pour avoir bonne conscience… Quoi qu’il en soit, elle préféra garder le silence devant cette remarque, commençant déjà à essorer les cheveux gorgés d’eau de Zelig. Sans pour autant y aller avec des pincettes, elle essayait au mieux de ne pas tirer dessus ou de lui faire mal, elle était froide, certes, mais pas rustre (du moins, pas hors combat). Lui, de son coté, était en train d’enlever ses vêtements entre deux claquements de dents. Se concentrant sur ses cheveux, Suzume fit abstraction du corps qui se dénudait : d’une, pour ne pas se laisser distraire pas la gêne, et de deux parce que ce n’était pas le moment. Heureusement, l’entreprise ne prit pas plus de temps que cela, et bientôt les cheveux de Zelig furent plus ou moins essorés. Prenant les vêtements sans vraiment lui demander son avis, Suzume alla faire de même avec les vêtements, au-dessus du fleuve, laissant des litres d’eau s’écouler (comment de simple bout de tissu pouvait absorber tant d’eau ?)

La remarque de Zélig était pertinente ceci dit, bien que Suzume ignorait à quoi pouvait ressembler de la lave en fusion, pour n’en avoir jamais vue (elle ne rigola pas, évidemment). Il fallait faire un feu pour qu’il se réchauffe plus vite. Regardant vaguement les alentours, elle remarque que l’herbe autour d’eux était assez sèche pour servir à allumer un petit feu… Il ne manquait plus que des brindilles et une ou deux buches…. Et vu que Zelig était toujours aveugle (certaine chose ne change pas), elle n’avait plus qu’à s’en occuper.

Bien, ne bougez pas d’ici, je vais faire vite…

Expliqua-t-elle avant de commencer à s’éloigner. Elle aurait pu utiliser le voyage ombreux, mais la brousse ou ils se trouvaient n’offrait pas assez d’ombre pour qu’elle puisse se le permettre. Ramassant rapidement quelques brindilles et autres combustibles potentiels pour faire un feu de fortune, Suzume remarqua qu’elle n’était pas si loin que ça d’un petit bosquet. Si elle pouvait y trouver une ou deux buches… Elle revint à côté de Zelig pour y poser l’herbe et les brindilles, puis s’éloigna de nouveau pour partir jouer la bûcheronne.
Avançant à grand pas vers le bosquet, Suzume chercha un instant à terre si elle ne voyait pas une grosse branche, ou quelque chose similaire, mais ne trouvant rien, elle utilisa encore une fois sa chère méthode barbare. En un coup d’ombre, et l’arbre s’étala par terre dans un bruit sourd. Sans plus de cérémonie, Suzume y coupa grossièrement deux bruches assez fines pour qu’elle puisse les porter. La force physique n’était peut-être pas son point fort, mais elle était assez coriace pour une fille, encore plus qu’on aurait pu s’y attendre pour une jeune prêtresse avec une apparence si frêle. Et si elle n’avait pas (et de loin) la force de Zelig, elle en avait bien assez pour jouer les bucheronnes improvisée.

Posant le tout et s’agenouillant par terre, Suzume commença à empiler ses trouvailles, dispersant l’herbe sèches un peu partout en dessous des buches et les brindilles. Mais comment allait-t-elle allumer ça, maintenant ? Réfléchissant en regardant son beau tas tout éteins, elle entendit soudainement un crépitement… Tournant la tête, elle vit Zelig en train de s’allumer une clope… Ombre toute puissante, donne lui la force de ne pas commettre un meurtre. Elle était en train de tout faire pour lui sauver la vie et lui… Il fumait. Avec agacement, elle lui prit des mains son briquet amadou.

Donnez-moi ça !

Fit-elle d’un ton toujours aussi sec qui n’avait rien à envier au crachement d’un serpent. Elle savait comment ça marchait pour avoir déjà vu faire (et parce que Zelig venait de le faire sous ses yeux). Il lui fallut cependant bien quelques essais avant que les brindilles ne commence à prendre feu, chaque petit tas, les uns après les autres. Bon. C’était un bon début. Reprenant les vêtements essorés mais laissés en tas dans un coin, Suzume les étala dans l’herbe, non loin du feu, histoires qu’ils prennent le soleil et la chaleur du feu à venir.

C’est à ce moment-là que Suzume se rendit compte qu’au lieu de partir, elle s’était occupée de tout sans vraiment faire attention : faire le feu, étendre le linge… Bref, ce n’était pas vraiment digne du glaçon qu’elle devait être, mais qu’importe. De toute façon, à chaque fois que Zelig était dans le coin, Suzume se retrouvait toujours à agir de façon totalement invraisemblable. Alors à quoi bon ? Tant qu’il n’y avait pas d’autres témoins…
Avec un soupir, elle passa une main dans ses cheveux, puis vint s’assoir près du feu naissant. Ce qu’elle faisait là ? Ou ils étaient ? Ah oui, c’est, vrai, il était aveugle.

Nous somme à la campagne, à bien une heure de marche des portes de la ville. Et ce que je faisais ici ne vous intéressera nullement.

Ah, chassez le naturel et il revint au grand galop… Maintenant qu’il n’avait plus son bandeau, elle voyait bien ses yeux vitreux, clair… Aveugle.

Et vous est-il arrivez ?… Que… Je veux dire, à vos yeux ?
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Lun 22 Aoû - 21:57

Elle me prit mon briquet à amadou (qui marche avec un genre de champignon inflammable donc) des mains comme si j'étais en train de me l'enfoncer dans les trous de nez exprès avant d'entendre un bruit caractéristique de petit bois qu'on allume sans avoir grande expérience de l'objet. J'ai rien dit je l'ai laissé faire, si elle a envie de se niquer un pouce après tout... j'vais pas batailler avec quelqu'un qui ne rêve que de me laisser mort, mais qui est retenu par quelques obligations dont je ne sais rien. Ou ça l'a sérieusement chiffonnée de laisser un mec caner au bord d'un fleuve, tout seul, va savoir ! J'ai du mal à croire qu'elle soit réellement indifférente en fait, pas après l'avoir vue rire et tout.

Finalement, juste quand je pensais à intervenir pour pas qu'elle se fasse mal, elle a réussi à l'allumer, son putain de feu. Au bruit, elle s'était découpée de bien belles bûches et rapidement ça dégageait de bons craquements de bois qui subit de la chaleur. Ce n'était pas encore la belle flambée qui réchauffe, mais je me dandinai quand même pour m'approcher du bruit en veillant à ce que la cape ne se casse pas la gueule de mes hanches. Je crevais vraiment de froid, j'en avais mal aux doigts et aux pieds. C'est ce qui était très long dans le fleuve en fait, si seulement ça avait été de l'eau tiède...

Suzume m'explique succinctement pendant que je tremble devant le petit feu que si je me mêle encore une fois de ses affaires elle va m'arracher la gorge avec ses dents pendant mon sommeil, et même qu'elle me plantera un cactus dans le cul avant, pour que je comprenne bien combien j'ai été con (j'interprète comme je veux hein). Je hausse des épaules, à une heure de marche ou une année, ça ne change pas grand chose vue que je mourrais comme un blaireau dans la campagne, et cul nu en plus. Je tête sur ma cigarette, mes pensées sont bien réconfortantes.
Et puis bon, la question inévitable, tellement inévitable que j'aurais pu avoir la présence d'esprit de la devancer : pourquoi ai je les yeux tombés en rideau.

- La Magie du Sang – tu la sens ma grosse majuscule ? - elle pompe des trucs. D'habitude c'est plus de l'énergie ou de la santé mentale, mais là c'est les yeux. C'est pour ça que j'arrive pas à les guérir, on peut pas être cause et conséquence à la fois. Quand j'ai dit à Uriel qu'on devrait p'tète lever le pied avant de finir en fauteuil roulant à se lancer notre caca à la gueule, il m'a traité de gros con faible. Et je me souviens de ça et pas de la petite fille qui m'a appelé « papa » ce matin...

Grosse fatigue nerveuse, je me sentais bah... comme un mec à moitié noyé quoi. Mais c'est dans ma tête que je m'étais noyé aussi. Je frottais mon visage avec les mains, le port du bandage sur la moitié de la tronche m'avait laissé une sensation désagréable de peau trop nue. Et j'avais l'impression que mes yeux... pourrissaient... comme si c'était des petits boules de merde qui allaient couler de mes yeux dès que la putréfaction serait suffisante.
Et puis d'un coup, tous les souvenirs que je cherchais à propos d'Inanna qui fuyaient entre mes doigts comme de la fumée me sont revenus. Elle en train de jouer à la peluche, de me faire un câlin, de m'expliquer quelque chose... et je l'avais laissé en pleurs ce matin ! Il fallait que je fasse quelque chose, j'allais l'effrayer avec mes yeux ! Je réfléchissais. Une idée me vint...

- Si t'as plus jamais envie de voir ma gueule là par contre, tu peux – outre le fait de me laisser crever là – m'apporter un humain. Vivant. Auquel tu tiens pas trop. J'ai p'tète une idée pour retrouver la vue.

Et tu sais quoi ?! Y aura beaucoup d'hémoglobine. Surpris hein ?!
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Mer 24 Aoû - 0:29

Amenant son pouce à sa bouche, Suzume essaya d'oublier la légère douleur qui la laçait au bout de son doigt. L'utilisation d'un briquet était vraiment pas simple, mais bon, elle avait réussie à allumer un feu, c'était l'essentiel, Zelig ne mourrait peut-être pas aujourd'hui... Mais son doigt lui faisait mal, maintenant. Heureusement le prêtre ne pouvait pas la voir faire... Avec un peu d'effort, elle pourrait presque en venir à apprécier sa cécité nouvelle.
Ainsi, c'était la magie du sang qui l'avait rendu... Rendu aveugle quoi... Là encore, Suzume y voyait une sorte d'équilibre tordue propre à l'Ombre. Une chose pour une autre de même valeur, même si, nous, pauvres mortelles, étions incapables de voir leurs valeurs. Mais prendre la vue, tout de même... Soit Zelig avait réellement abusé de la magie oubliée, soit, il était vraiment faible, comme le disait Uriel, et donc la magie compensait en lui prenant plus. Cette idée lui déplaisait : Suzume voyait Zelig comme un idiot méprisant qui avait trahi l'Église, certes, mais elle ne l'avait jamais vue comme un faible. Au contraire, elle s'était toujours dit, du moins, depuis qu'elle le connaissait, qu'il avait la qualité exceptionnelle d'être à la fois le plus méprisable et l'un des plus forts prêtres de l’Église (après son Excellence, bien sûr, pour la force).

Cependant, Suzume n'approuvait pas vraiment l'idée de Zélig d'arrêter cette magie... Arrêter non, mais reprendre son étude, oui. Il y avait forcément un moyen, il devait y avoir un moyen de parer ou contourner la folie et les dégâts qu'enclenchait cette magie. Il y avait toujours une solution. Mais il n'y avait jamais rien sans rien aussi. Pour obtenir l'endurance, par exemple, il fallait un s’entraîner sans relâche pour que le corps s'habitue. Et s'il existait une sorte « d'endurance » pour la magie du sang ? Une endurance permettant de minimiser les dégâts en échange? Ne pouvait-on pas mettre autre chose que soi-même dans la balance de l'équilibre de cette magie ? Suzume ne pouvait s'empêcher de chercher une solution, un autre moyen que la folie, car elle ne se leurrait pas : si un jour elle souhaitait devenir haute prêtresse, cette nouvelle magie n'était pas une option.

Ceci dit, la deuxième partie du récit était un peu plus inquiétante. Zelig... Ne se souvenait pas de sa fille ? La même fille pour laquelle elle l'avait vu faire une déprime en imaginant qu'elle allait mourir ? En effet, cette magie pompait beaucoup plus qu'on pourrait le penser... Il devait manquer quelque chose. Ils devaient mal faire les choses. Aux yeux de Suzume, tout ça n'était qu'un puzzle incomplet, un tableau auquel on aurait sauvagement arraché un bout. Il manquait quelque chose, ou alors cette magie avait été oubliée justement parce que personne n'avait jamais réussi à trouver ce qu'il manquait pour qu'elle ne détruise pas de l'intérieur son possesseur...
Un poison. Elle ressemblait à un immense poison, qui apportait une jouissance tel qu'on oubliait vite qu'elle détruisait tout, en silence...

Cependant, là encore, Suzume se retient de toutes remarques. Cette histoire ne la regardait pas, et puis voilà des mois qu'elle n'avait pas vue la petite fille... Comment allait-elle ? La pauvre, elle ne méritait pas d'avoir un tel père. Il était facile d'imaginer qu'en grandissant, elle en viendrait à souvent se faire du souci pour cet homme... S'il survivait jusque-là...

Bien que l'idée soit intéressante... J'avoue être curieuse, et j'aimerais quelques explications avant de vous amener et de vous laisser tuer le premier venu...

Oui, parce que Suzume ne se leurrait pas, s'il lui demandait quelqu'un de vivant, ce n'était pas forcement pour le laisser comme tel à la fin de l'histoire. Pas que l'idée de tuer un fidèle de l'Ombre lui déplaisait fortement (elle en avait rien à faire à vrai dire, tuer, c'était tellement simple quand on ne connaissait que vaguement la culpabilité), mais Zelig ce n'était pas Uriel : hors de question qu'elle s'exécute sans avoir plus de détails et qu'elle approuve l'idée. Après tout, elle se sentait un peu responsable de son aîné, qui était à ses yeux un peu comme avec les gosses : même si tu as une envie folle de lui acheter cette glace pour qu'il cesse de brailler, tu réfléchis avant de le faire, histoire qu'il ne se retrouve pas à vomir ses tripes dans un coin par ta faute, ce qui, franchement, serait pire au final, surtout si à la fin il faut rendre des comptes...
Là, c'était exactement la même chose, et Suzume aimait moyennement jouer les nounous...
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Jeu 25 Aoû - 5:31

Suzume essaye visiblement d'incarner la désapprobation même – c'est sa voix qui me fait penser ça – et c'est très dur d'avoir soi même l'air d'incarner quoique ce soit quand on a le sifflet à l'air. Elle me demande ce que je veux en foutre.... à son avis ? Est ce que les ours chient dans les bois ? Enfin c'est vrai qu'elle doit pas connaître les immenses possibilités de la magie du Sang, puisque je ne les connais pas non plus, du moins pas totalement. Je sais que ça me transforme au mieux en grosse bête qui chercher à manger ce qui ne se baise pas, c'est quand même pas très utile. Oh, bien sûr, si tu as quelque chose à transformer en chair à saucisse, je suis ton homme, mais compte pas sur moi pour quelque chose de plus subtil qu'un coup de couteau dans le museau.

Nan ce qui serait vachement rigolo... (et là je fais semblant de réfléchir à la question comme si l'idée ne m'avait pas sauté au visage dès que j'ai vu que mes dents se rallongeaient un peu) c'est de se transformer en fille. C'est effectivement pas beaucoup plus utile que la grosse bête, et ça présente en moins les avantages au combat, mais j'pourrais mettre du vernis à ongle, me masturber de façon compliquée et avoir des règles. Effectivement, j'pense que la fille moyenne résume pas sa vie à ça, mais j'ai pas dit que je ferais une meuf bien représentative. Puis j'pourrais être petit et fragile, ce qui serait totalement inédit. Mais j'crois pas que la Magie du Sang fasse dans ces délires là, ça manque quand même de morts affreuses et d'organes dispersés partout. La vie, c'est jamais marrant, faut toujours qu'il y ait du drame, alors qu'on pourrait tous se tripoter le berlingot*.

Ah, tu vois que je retrouve ma tête, mon monologue mental retrouve sa véritable essence : être pourri, inutile et dispersé. Je me frotte l'arrête du nez avec mon index et mon pouce, et je sens que mes yeux sont plus rigides qu'ils devraient l'être. Je crois qu'ils sont vraiment foutus. Je tire sur ma cigarette.

- Bah pour faire de la magie du Sang pour me guérir évidemment, j'ai ce qu'il faut chez moi niveau garniture pour les tartines hein.

J'y mets du mien pour faire de l'humour hein, mais ça ferait trop mal au cul à Madâââme Suzume de rire hein ? Je l'ai vue de bonne humeur, ça existe, mais j'ai pas de Whisky sous la main. Oui j'en suis à quêter l'amitié d'une gamine de dix sept ans, mais regarde toi bien avant de juger que la solitude amène trop loin.

Et soudain, il me traverse la tête comme un coup de génie que utiliser la magie du Sang à coté de Suzume, c'est prendre le risque de me réveiller dans son cadavre, ce qui me ferait un peu mal. Elle est trop p'tite pour mourir. Ah d'ailleurs...

- Ah mais un faut pas un enfant. Ça va pas les enfants, j'les tue pas. Ça s'appelle un sucre-pull, ou d'la moral-chais-pas-trop-quoi, enfin un truc de philosophe qui dit que faire certaines choses ça fait dégueuler quoi. Et puis de toute façon pour c'que je veux faire ça va pas, c'est trop petit.

D'ailleurs, pour ce que je veux faire, j'y pensais pas jusque là mais faut vraiment une paire de couilles géante pour y arriver sans trembler des genoux. Ce que j'ai pas tellement, dans l'ensemble. Je me rallume une autre cigarette en tâtonnant pour trouver mon briquet, et j'me dis en même temps que c'est vraiment chiant les feux parce que t'as froid d'un coté et trop chaud de l'autre. Et en plus, j'ai Suzume qui me sort son grand numéro d'iceberg. J'te jure qu'au bout d'un moment ça vrille les nerfs, t'as presque envie de t'excuser d'exister au bout de dix minutes. Mais elle a été sympa ! Où il est passé le sympa là ?

... tu peux arrêter d'me mépriser aussi fort ? Même en y voyant comme à travers une pelle, j'sens des ondes de méprisation presque. T'as pas le niveau en dessous ? Genre l'indifférence polie ? La condescendance ? C'est bien ça, la condescendance, tu fais style que tu m'écoutes parler mais en fait tu te félicites intérieurement de pas être aussi con. Enfin j'm'apercevrai de rien, en fait.

C'est marrant hein, quand j'suis sous pression j'raconte de la merde.

* Vu qu'y en a qui ont pas l'air de paner ce mot là quand je l'utilise, que ça serait quand même bête de louper un mot de ma prose magnifique et que c'est moche de manquer de culture à ce point là, je mets la traduction. Ça veut dire clitoris. De rien !
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Ven 26 Aoû - 13:12

Ne venait-il pas de dire, un instant plus tôt, qu'il n'avait pas réussi à se soigner avec la magie du sang puisqu'elle en était la cause d sa cécité ? Haussant des épaules, Suzume ne préféra rien dire, cela ne servirait pas à grand-chose, à part faire durer cette échange que plus longtemps encore. Si elle lui trouvait quelqu'un et qu'il arrivait à se soigner, elle en serait débarrassée, pourquoi se plaindre dans ce cas ?
La question était plutôt où elle allait trouver quelqu'un... A Ishtar, il n'y avait qu'à se baisser pour ramasser un mendiant parmi tant d'autre, mais là, en pleine cambrousse... Au milieu de nulle part... Tournant la tête vers le village duquel elle venait, Suzume compta bien une heure de marche pour y retourner... Moins avec le voyage ombreux. Si elle pouvait mettre la main sur un paysan esseulé, un vieillard... Ou n'importe quoi possédant du sang quoi. Et si elle lui ramenait un animal ? Si l'idée de voir Zélig obligé d'égorger un porc, n'ayant rien d'autres sous la main, la fit ricaner en silence, elle préféra tout de même lui rapporter un humain, qui sait pourquoi il en avait besoin.

Se levant et époussetant sa robe, Suzme écouta vaguement Zelig lui faire son speech. Non elle ne ramènerait pas d'enfant. De toute façon à tous les coups les parents partiraient à sa recherche, et Suzume voulait éviter au maximum d'alerter tous les traîne-bouses du coin.
Par contre, pourquoi devrait-elle faire des efforts pour lui parler mieux ? Ce n'était pas de sa faute à elle s'il faisait tout ce qu'il y a d'inimaginable au monde pour qu'elle le considère comme le prêtre le plus méprisable qui soit sur dix générations à venir. Et de toute façon, sa neutralité était tellement polaire que ça pouvait tout aussi bien passer pour du mépris, à tous les coups il ne verrait même pas la différence.

Cessez de vous retrouver dans des situations aussi rocambolesques que dériver sur le fleuve, accroché à une porte, et on en reparlera du ton sur lequel je vous parle.

Fit-elle simplement. Non mais c'est vrai, comme ne pas mépriser un tel homme ? Quand on vient d'être aveugle, la dernière chose qu'on fait, c'est sortir pied nu dehors, sans personne pour nous guider... Surtout qu'il était noble, il aurait pu demander à n'importe lequel de ses larbins de le guider jusqu'au monastère et... Et Suzume soupira. Ah, ça ne servait à rien de s'agacer ainsi, Zélig ne changerait probablement jamais, c'était tout ce qui faisait le personnage, même si elle, ça l'agaçait.

Quoi qu'il en soit, je vais vous chercher ça. Je serais de retour au plus vite, essayez de ne pas retourner à l'eau, d'ici là...

Termina-t-elle, déplaçant le petit bois avec l'ombre pour le mettre non loin de Zélig, histoire qu'il puisse alimenter le feu si elle mettait trop de temps à revenir. Froide comme une pierre, mais prévoyante la prêtresse...
Par chance, elle n'eut pas trop de mal à trouver quelqu'un. Une jeune paysanne, d'une vingtaine d'année, tout au plus, se rendant sûrement à capitale pour y faire le marché... Ou rendre visite à quelqu'un... Cette personne risquait de l'attendre longtemps dans ce cas-là. Bien qu'il aurait été préférable de prendre quelqu'un de plus âgée, que personne n'aurait pu regretter longtemps, Suzume ne fit pas la fine bouche, c'était déjà dur de trouver des personnes seuls en pleine cambrousse et d'éviter les témoins...
Par chance, la demoiselle était une fidèle de l'Ombre, et Suzume n'eut même pas besoin de la forcer pour qu'elle vienne avec elle. Oh, évidemment, elle ne lui avait pas dit ouvertement qu'elle l'amenait à l'échafaud, mais avait prétexté qu'un de ses confrères avait besoin d'aide (inventant une histoire plus ou moins plausible expliquant qu'elle ne pouvait pas le secourir sans l'aide d'une tierce personne). Ce qui était pratique, c'est qu'avec son physique d'adolescente, elle n'avait aucun mal à se faire passer pour une novice à peine promue prêtresse et incapable de se débrouiller seule...
Ainsi donc, à peine une demi-heure plus tard, Suzume et la jeune femme revinrent vers Zélig. La prêtresse ne prit pas la peine de prévenir que c'était elle, car à peine arrivèrent-elles au niveau du feu, que la demoiselle se pencha à côté de Zelig l'examinant...

Mais... Vot' ami va très bien m'selle...

Fit-elle sans comprendre, s'étant attendue sûrement à voir un homme blessé, ou piégé au fond d'un trou... A la place, elle ne voyait qu'un prêtre aveugle et torse nu, bien que criblé de cicatrices, mais qui semblait à peu près en forme. Suzume se contenta de regarder le fleuve, considérant déjà la femme comme morte, et ne trouvant donc aucun intérêt à répondre à sa question. Déjà lasse et impatiente d'en finir, elle récita en silence une prière pour que l'âme de cette femme retourne à l'ombre sans encombre.... Ne croyiez pas un instant qu'elle avait un quelconque scrupule à la laisse mourir. À vrai dire elle s'en fichait complètement, tant que c'était pour l'Église (même si c'était Zelig), alors la mort d'une croyante était regrettable, certes, mais tout à fait acceptable. C'était une chose qu'elle avait acceptée depuis bien longtemps déjà.

Faites vite je vous prie, qu'on en finisse.

Se contenta-t-elle de dire à Zélig, ignorant la paysanne qui commençait à sentir que quelque chose, dans ce tableau, n'était pas normal, ce qui la poussa, par réflexe, à faire un ou deux pas en arrières.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Sam 27 Aoû - 9:17

Suzume m'envoie chier de façon méchante, je réponds par habitude :

- Oh bah de toute façon j'sais pas ce que ça veut dire « rocambolesque », alors j'risque pas d'arrêter.

Puis elle se casse en me recommandant de pas retourner dans l'eau. Oh, mais je ne compte pas bouger moi. Je tâtonne pour trouver une bûche. Il serait trop beau qu'elle me rapporte une personne assommée, il va falloir que je le fasse moi même sans doute. Déjà que ça va être un brin pénible, si en plus je dois subir les hurlements d'agonie de quelqu'un, ça va être franchement longuet.

J'attendis, assis, ma bûche dans la main. J'attendis ainsi un moment, enfin tout seul au bord du fleuve quand on a froid, c'est drôlement long d'attendre. Je me serais bien mis à chanter pour entendre autre chose que du silence, mais je chante pas très bien, je connais que des chansons paillardes et les deux points précédents pouvaient me faire détester encore plus de Suzume. J'préférais fermer ma gueule donc, même si c'est assez angoissant d'attendre tout seul dans le noir de tuer quelqu'un qu'on connait pas.

J'entendis des bruits de pas, je me levai avec la précaution de quelqu'un qui est aveugle depuis pas longtemps et qui a peur qu'un précipice soit apparu près de lui dans son dos. Suzume revenait avec quelqu'un, une femme, vue la voix. Une femme inquiète, je ne sais pas ce que lui a raconté Suzume, mais tomber sur un homme nu n'en faisait sans doute pas parti. Bruit d'herbe qu'on remue lentement, la femme commençait à partir en arrière. Mais je suis grand, donc j'ai une belle allonge, et ses paroles m'ont permis de savoir à peu près l'emplacement de la tête. Elle se prend un gros coup de bûche dans la tête donc, et j'entends le bruit de quelqu'un qui s'écroule. Tant mieux, je déteste avoir à m'y reprendre plusieurs fois.

Je m'agenouillai près d'elle et prit son pouls. Il y en avait un. Tant mieux, ça aurait été bête que je tape trop fort et qu'elle meurt sur le coup. Je réfléchis à comment je vais m'y prendre, et j'oublie un peu Suzume. Un gros sac de sang frais rien que pour moi... Je rajuste ce que j'ai autour de la taille parce que ça commence à un peu partir en sucette cette histoire là, puis je vais récupérer mon couteau favoris sur mon baudrier en tâtonnant comme un con pendant cinq minutes. C'est un bon couteau, il n'est pas joli mais très bien aiguiser, on voit qu'il a de l'usage.
J'arrache les yeux de la fille.
L'endroit se met à puer le sang frais, et je suis assez content de pas pouvoir voir ce que je fais et de me contenter de chercher à sortir des boules d'un truc mou à tâton sans les abîmer. Un grand secret du meurtre de sang froid : oublier qu'on est en train d'en commettre un. Il faut se convaincre qu'on travail sur des objets.
Je pose ensuite le couteau sur ma tempe. La suite de la procédure est assez évidente.

Merde, j'ai les jambes qui tremblent, heureusement que je suis à genou. Je... je peux pas faire ça. Non, il faut mieux boire le sang avant, en plus la nana risque de claquer d'une minute à l'autre. Je lui ouvre l'avant-bras – nan je vais pas sucer ses orbites vides, je me fais un petit trou tout propre moi. Enfin propre c'est vite dit, je sens sous mes lèvres le goût piquant de la sueur et de la travailleuse manuelle agricole – le purin quoi. J'aspire le sang, c'est délicieux. J'aspire pas que du sang en fait, j'aspire de l'énergie pure qui va dans mon corps. Mes veines charrient plus d'ombre, c'est presque douloureux tellement c'est bon, une tension insupportable, comme être au bord de l'orgasme. Et le cœur de la fille s'arrête et j'ai plus aucun intérêt à continuer à boire.

Là, là maintenant, je peux m'énucléer. J'ai assez de folie en moi pour ça, et je risque pas de m'évanouir. Je te passe la description, et c'est des yeux un peu abimés avec même des bouts de brindilles collés dessus qui vont dans mes orbites. Un médecin aurait bien ri, mais j'suis pas médecin, j'ai remplacé des yeux morts par des yeux vivants à l'aide de la magie. Et là j'vais l'utiliser encore pour tout finaliser, pour voir par ses yeux là. J'espère que ça va marcher, personne aura jamais rien fait de si fort avec la magie. J'ai pas fini de frimer. Et maintenant j'ai les yeux bleus.

Mais la magie, plus tu l'utilises, plus t'as envie de l'utiliser, et là c'est pas trop le moment de se transformer en bête avide de sang et de foutre.

Parce que Suzume est toujours là.

Je la regarde, on dirait que j'ai pleuré du sang partout, et que j'en ai vomi aussi. Je lui avais tourné le dos tout le long de l'opération, et je la vois. Un peu flou. Je me lève, je tourne en rond et j'essaye de compter à vois haute. Penser à autre chose, pas merder. Se concentrer sur un truc bien bien pragmatique. Ouais... les chiffres ça va, c'est bien pragmatique. C'est comme essayer de se concentrer avec une fusée qui décolle à trente centimètres de ta tête quoi, une énorme machine qui va aller dans l'espace. Et moi j'compte comme un con pour pas m'envoler avec. J'ai l'air nerveux, les yeux écarquillés, je sais pas quoi faire parce que j'essaye de résister à la tentation. J'ai de l'ombre qui circule dans les veines, on peut le voir sous ma peau.
Mais j'sais pas compter au delà de mes doigts. Ah si je sais onze, depuis pas longtemps.

- Neuf... dix... onze... plus... ah merde.

Et puis ben... j'explose quoi. Disons que ça va vachement vite. J'me retrouve quadrupède et caché dans un nuage d'ombre. En fait, j'avais essayé ce dernier truc à un moment en lâchait l'affaire parce que j'arrivais pas à avoir plein de griffes et de dents ET une petite barrière d'ombres fumeuses et confortables. Tu t'souviens pas ? J'ai même essayé de tuer Émile comme ça. Enfin le tout c'est pas de se transformer en gros chat, mais d'utiliser la magie aussi. Et là, je suis ivre de ma propre puissance, j'ai avalé assez de sang pour tuer une femme adulte, je suis un bulldozer, un...un truc vachement fort, tout ce que tu veux, c'est super bon. De moi on voit juste les yeux – faut bien que je vois ce qui se passe – et des morceaux à l'occasion quand je bouge. Des morceaux velus. Et je sens bien le mâle, le vrai, celui mort depuis deux semaines en plein soleil. Je considère Suzume, je vais pas la manger, oh non...
Je saute dessus, et étant cent cinquante kilos de chat magique, ça pose pas trop de problème pour l'immobiliser. Les ombres vacillent, sont épaisses, insaisissables. Je lui lèche le visage avec une langue énorme sortant d'une gueule pleine de dents, je descends jusqu'à son cou et la limite de ce que couvre ses fringues et je cherche avec mes griffes à me tailler un accès à travers les couches de vêtements jusqu'à bah... la partie la plus intéressante de Suzume pour l'instant.
Puis je renifle son visage.

Ça me rappelle que euh... c'est un odeur que j'aime bien ? Je jongle avec le cerveau d'un pois chiche sur une notion compliquée. Même si Suzume me considère comme un porte-bonheur si on me marche dessus avec le pied gauche, moi je l'aime bien. Et si j'la viole, c'est pas... gentil ? Enfin ça pose problème quoi. Je renifle Suzume, hésitant. Ouais nan en fait. Je la laisse tranquille et recule un peu. Qu'est ce que je fais maintenant ? Il n'y a rien à violer ou à tuer. Je regarde autour de moi, je suis là, gorgé de magie, prêt à sauter sur quelque chose pour le déchiqueter avec de l'ombre et des griffes et... y a rien. Du coup je fais mes griffes sur un arbre pour m'étirer, mais y a vraiment pas d'excitation là dedans. Je regarde Suzume, j'ai vraiment pas le droit ? Nan, j'ai pas le droit. Parce que... attends il faut que je me rappelle... parce que je l'aime bien ? Oui mais on a fait que s'empoisonner avec du Whisky en fait. Ouais, certes, mais c'était rigolo. Je la regarde, et un bruit de moteur d'avion se fait entendre, parce que je suis en train de ronronner.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Mar 30 Aoû - 12:17

D'abord, Suzume se dit qu'elle aurait dû partir. Oui, elle s'était même dit avoir fait suffisamment pour Zélig, puisqu'elle lui avait ramenée quelqu'un, maintenant elle pouvait bien partir, non ? Mais non, car si tout ça ratait, et s'il restait aveugle, il faudrait bien qu'elle le ramène en ville avant de le jeter chez lui ? Ayant finie sa prière pour l'âme de cette femme, la prêtresse n'eut rien de mieux à faire que s'asseoir par terre et attendre. Attendre que tout cela se finisse et qu'elle soit, pour de bon, débarrassé de Zélig.

Une odeur lourde de sang se répandit dans l'air. Levant les yeux de la touffe d'herbe qu'elle regardait avec bien peu d'intérêt, Suzume s'intéressa de plus près à se que faisait Zélig à cette femme. Elle avait une curiosité malsaine proche du sadisme par moment. Était-ce vraiment par curiosité ou juste pour voir l'horreur? Que ce soit l'un ou l'autre, de toute façon, le prêtre lui tournait le dos, et elle ne vit donc rien, mais les bruits qu'elle entendait lui laissaient clairement penser qu'une boucherie était en train de se faire. Pourtant, ça ne l'émouvait même pas. Elle avait déjà vue beaucoup d'horreur pour une si jeune fille. Bien assez, en tout cas pour trouver cela presque normal, ayant endurcie son cœur à tel point que tuer, à ses yeux, était aussi normal que pour d'autre chanter ou danser. On lui avait appris à si bien le faire pour l'Église. Tuer pour elle était acceptable. Pire, c'était faire ce qu'il fallait. Donc laisser cette femme mourir sous la barbarie d'un prêtre complètement aliéné par la magie du sang, ça aussi, c'était acceptable. Arrachant l'herbe d'un coup sec, elle regarda les brins s'envoler librement...
Bientôt, un bruit de suçon se fit entendre. Levant les yeux de nouveau, la jeune fille ne prit pas longtemps à deviner ce qu'était en train de faire Zelig. Si ele approuvait plus ou moins la magie du sang au vu de la puissance qu'elle offrait, elle trouvait l'idée de boire le sang des autres purement écœurante. Le ferait-elle elle aussi un jour ? Devenue dangereuse par la magie qui regorgerait dans ses veines, deviendrait-elle aussi folle que Zélig ? Aussi folle que son Excellence ? Si l'idée de puissance lui plaisait, la folie, elle, la terrorisait. Est-ce être faible d'avoir peur de ce que tout le monde ici semblait tant chérir ? Cette peur là, elle ne pouvait en parler à personne, qui l'aurait compris ? Et surtout à quoi cela aurait-il servit. Elle le savait, même si elle aimait à croire le contraire: Un jour, viendrait son tour. Quelle idée déplaisante.

Zelig s'énucléa. Suzume n'eut pas besoin de voir la scène pour le comprendre, alors qu'elle le voyait de dos, en train de s'enlever ses yeux morts... Une grimace lui échappa, mais elle ne fit aucun commentaire. Pourquoi faire ? Les yeux bleus lui allaient bien (malgré tout ce sang qui lui couvrait le visage), Suzume se fit bêtement cette remarque alors qu'il la regardait. Arrivait-il à la voir ? Il semblait que oui, du moins, ses yeux n'étaient plus morts... Mais pour combien de temps ? Combien de temps avant qu'il ne doive encore changer ? Pour Suzume tout ça ressemblait fort à une boucle sans fin...
Allez savoir pourquoi, mais... Mais Zelig comptait à haute voix... Était-il... Stressé ? C'était l'impression qu'avait Suzume en le regardant faire les cent pas. Il ne semblait pas à l'aise, voir même complètement paniqué. Sans en comprendre les causes, l'instinct de Suzume y vit un danger. Doucement, elle se leva, prêtre à réagir... Mais comment aurait-elle pu se préparer à ce qu'elle allait voir?

Les yeux de Suzume s'écarquillèrent sous la surprise, alors que Zélig se mettait soudainement à quatre pattes. Mais bien vite, un nuage d'ombre le cacha d'elle. Que se passait-il ? Faisait-elle bien de rester ? N'aurait-il pas été préférable de fuir ? C'est ce que lui disait son cerveau, alors que deux yeux bleus la fixèrent dans ce nuage d'ombre, et que par moment, des membres, bien trop velus pour être humains, faisaient leurs apparitions. Elle n'eut le temps d'amorcer qu'un pas.
C’était... Quoi ? Qu'est-ce qui vient de lui sauter dessus ? Le souffle coupé, Suzume essaya d'empêcher sa tête de tourner alors que cette dernière avait rencontrée violemment le sol, il y a un instant. Elle n'avait strictement rien compris à ce qui venait de se passer, et n'avait pas non plus eut le temps de réagir. Une bête. Un monstre énorme était sur elle, puante et puissante. Il lui sembla que quelque chose de gros et visqueux était en train de passer sur son visage, descendent jusqu'à son cou. C'était chaud. Elle n'aimait pas ça.
Alors qu'elle retrouvait ses esprits, Suzume retint sa respiration, alors qu'elle voyait Zélig, devenue une sorte de fauve géant, lui respirer le visage. Il allait la dévorer. Dans tous les sens du terme puisqu'elle sentait quelque chose vouloir faire son chemin entres ses vêtements.
Une partie d'elle protestait violemment, criant pour combattre, pour anéantir la menace... Mais l'autre restait silencieuse, tétanisé par la peur que lui inspirait cette immense chose. Ombre, comme pouvais tu faire de telles choses ?
Zélig sembla changer de comportement soudainement, quelque chose changeait, et finalement, il recula, laissant Suzume quelque peu surprise, mais qui ne perdit pas une seconde pour se remettre debout et invoquer l'ombre autour d'elle. Une protection inutile devant la puissance qu'il contrôlait, mais elle la rassurait, alors qu'elle essayait de faire disparaître la peur de son corps pour n'y laisser que la colère.
Est-il en train rugir ? On aurait pu se demander vu le boucan qu'il faisait... Mais c'était plus régulier qu'un rugissement, et continue... comme... Comme le ronronnement d'un chat ? Il ronronnait?!

Qu'est-ce que l'Ombre à fait de vous ?

Fit-elle dans un murmure, hésitante. Devait-elle l'attaquer, essayer de l'abattre ? En était-elle seulement capable ? Fallait-il mieux fuir ? S'éloigner ? De tous ses sentiments, c'est sa peur qui de tout ça prit le dessus. Cette peur, qui lui ordonnait d'éliminer immédiatement la source de son existence. Cette chose, ce qu'était devenu Zelig, lui faisait peur... Elle devait s'en protéger avant qu'il ne change d'avis et ne lui saute de nouveau dessus pour la dévorer toute crue. Le tuer ?
Il n'y avait pas beaucoup d'Ombre alors qu'il était bientôt onze heures. Elle ne pouvait pas prendre le risque d'attaquer et ne plus rien avoir pour se défendre... S'approchant d'un arbre pour avoir plus d'ombre à sa portée (tout en restant éloignée de Zélig), Suzme envoya immédiatement l'ombre de cet objet l'attaquer. Avait-elle le droit d'ainsi essayer de détruire l’œuvre de l'Ombre ?
Sa peur lui disait que oui.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Mar 30 Aoû - 19:40

Je ronronne, en fait le bruit est plus destiné à moi qu'à elle. Ces vibrations dans ma gorge, elles s'étendent à tout mon corps et me rassurent, parce que dans l'ensemble je suis plutôt dans une grande panique corporelle. Le caillou à coté de moi est plus proche de Zélig que je ne suis. Qui me dit que je ne suis pas dans le caillou plutôt qu'ici ? C'est le chaos. Quelque part, quelque chose en moi a envie de hurler d'horreur. C'est pas la partie dominante, mais elle me trouble. Y a trop de monde là dedans, avec des désirs contradictoires. Donc je reste sur mon séant face à Suzume, il serait tellement plus simple de la bouffer ! Au lieu de ça j'ai envie de me rouler sur un matelas de papier de verre pour enlever cette chose dégoûtante qui m'injecte des désirs qui ne sont pas les miens.

Suzume pose une question qui fait exactement écho à mes pensées. Qu'est devenu le mec rigolo avec certes pas beaucoup de matière grise, mais capable quand même de parler normalement et qui ne s'adonne pas au cannibalisme et qu'on a pas besoin de lui faire faire caca dans une caisse pleine de sable ? Je le veux ! Rendez le moi ! Je me sens diminué, dépossédé, même avec un corps capable de dépecer un ours. Je tourne en rond nerveusement et gratte le sol d'une patte, comme si j'étais enterré en dessous. Peut être qu'il y a mon cadavre, l'air paisible, à peine froid, qui attend qu'on le mette dans une sépulture décente, et moi je resterai comme un con dans un corps de gros chat magique. Pourquoi un chat ? C'est purement pratique : quatre pattes avec des griffes rétractiles, et beaucoup plus rapide qu'un loup. Suzume ne le voit pas, mais dans la forme ça tient plus du guépard, en plus noir et avec plus de dents pointues, même si de ma vie je n'ai jamais vu de guépard. Ouais, la définition même de la magie, c'est ce qui ne s'explique pas hein ? On laisse ça aux scientifiques nous, d'expliquer des trucs.

A ma plus grande surprise, Suzume m'attaque. Je ne lui ai rien fait ! Peut être a-t-elle estimé qu'il était plus charitable de me tuer. Bien sûr je ne meurs pas, mon gros atout, outre le fait d'être un gros chat, c'est d'être un gros chat avec un gros bouclier d'ombres autour, sinon n'importe quel prêtre pourrait me dézinguer en deux minutes, et ça présenterait donc peu d'intérêt. Les ombres que j'ai « sué » attrapent donc l'attaque de Suzume et l'absorbent. Ça me pompe un peu d'énergie. Je ne réplique pas, ne pas faire mal à Suzume, c'est ce qui m'accroche à mon humanité, c'est très important.

Je pars renifler sa cape pour bien m'en assurer. Elle sent un peu le sang – celui de la femme que j'ai tué et le mien – il y a même encore mes globes oculaires dessus, des petits pruneaux blancs qui sèchent. Je m'allonge devant comme devant un autel et je pose ma tête sur mes pattes. J'avais les yeux verts. Comme mon papa.

Je vais vers Suzume pour m'appuyer sur sa hanche avec mon épaule et je lui lèche la main. Je ne lui fait pas mal, c'est plus affectueux en fait. Puis je tire du bout des dents sur ses fringues, pas trop fort. Je veux rentrer à la capitale, c'est gentil la capitale, c'est familier. Même si Suzume ne m'aime pas beaucoup, j'aimerais bien bien avoir un ami, là maintenant. Et je tourne en rond nerveusement et je gratte un peu le seul.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Mer 31 Aoû - 12:24

Incroyable. Son attaque est tout simplement aspirée. Il n'en reste rien, comme si Suzume n'était qu'une débutante, incapable de faire le moindre mal à une mouche... Comme si... Zélig était invincible et que l'Ombre le protégeait. Du moins, contre les prêtres. C'était vexant, mais surtout désarmant, Suzume n'aimait pas l'idée qu'elle ne pouvait rien contre lui, ça l'agaçait prodigieusement et ne lui donnait qu'une envie : faire une attaque massive sur lui pour prouver le contraire... Sauf qu'ils n'étaient pas à la bonne heure de la journée pour ça, s'approchant dangereusement de midi, les pouvoirs des ombres étaient trop faibles pour qu'elle puisse se permettre ceci. Elle allait donc mourir parce qu'il allait contre attaquer et qu'elle serait incapable de se défendre, n'ayant rien pour cela... Que l'Ombre était ironique de faire s’entre tuer ses plus fidèles serviteurs...
Cependant, Zélig n'en fit rien, et au lieu de cela, il partit devant la cape que Suzume lui avait laissée pour couvrir sa nudité. Y avait-il encore quelque chose d'humain en lui ? Jusqu'alors, la prêtresse avait répondu non à cette question, mais en voyant cet énorme félin des ombres se coucher devant cette cape où gisaient ses anciens yeux morts, elle commença douter. Zélig était-il toujours conscient, quelque part dans cette machine à tuer qu'avait créée l'Ombre ? Et pourquoi lui ?

La créature revint vers elle, s'appuyant de son épaule contre sa cuisse tout en léchant sa main... Bon, il ne semblait, en effet, pas décidé à l'attaquer, si Suzume ne savait pas trop comment trop prendre ce geste, elle préféra y voir quelque chose lui promettant qu'elle ne finirait pas dans l'assiette... Sauf s'il la léchait pour goûter... C'était dur d'avoir confiance en Zélig, et encore plus dur d'avoir confiance en ce chat géant qu'il était devenu, une créature capable en un coup de patte de faire voler au loin la frêle tête de Suzume... Qui d'ailleurs ressentait encore les douleurs dû à sa chute, qui, à chaque instant, lui rappelait à quel point elle devait se méfier de lui...
Zélig attrapa sa robe de ses dents pour la tirer, levant les yeux pour voir la direction vers laquelle il essayait de l'amener, Suzume se rendit vite compte qu'il la guidait vers la capitale. Oui, il serait préférable de rentrer... Et en même temps, était-il bon que tout le monde voit le prêtre sous cette forme ? Peut-être qu'avec un peu (beaucoup) de chance, les gens croiraient simplement qu'une prêtresse s'était prise d'intérêt pour les animaux de compagnie exotique ? Oh, et puis elle n'en avait rien à faire de l'avis des gens, seul celui de son Excellence comptait... Pourtant, aussi bizarre que ça puisse paraître, elle ne lui parlerait pas de cela. Il devait déjà être au courant de la nouvelle forme de son meilleur prêtre, elle n'avait sûrement pas besoin d'en rajouter.

Oui, on va rentrer.

Fit-elle doucement, comme fatiguée par toute cette histoire. Dans le doute de savoir combien de temps se passerai avant que le prêtre ne retrouve sa véritable forme, la jeune fille attrapa tous les vêtements de Zélig, les pliants avant d'aller chercher sa cape. Elle était trop sale pour être mise, avec l'odeur du sang qui planait dessus, mais... Prenant la petite boite en métal dans laquelle Zélig rangeait ses cigarettes, elle la vida, pour ensuite y déposer les anciens yeux prêtre. Ça pouvait paraître idiot, mais pour certaines personnes cela avait de l'importance. Suzume avait déjà rencontrée des croyants en l'Ombre étant certain qu'elle ne les accepterait jamais en son creux, quand viendrait le temps de retourner en elle, si leurs corps n'étaient pas entiers. Pour sa part tout ça n'était qu'idiotie, mais en ayant vu le félin se poser devant cette cape où reposaient ses anciens yeux, elle s'était dit que pour lui aussi, cela avait de l'importance, sûrement pour une raison qu'elle était incapable de comprendre...
Secouant rapidement sa cape de voyage, Suzume y déposa les vêtements encore quelque peu frais du prêtre, la petite boite de fer, puis plia le tout pour faire un paquet fermé qu'elle posa par terre. Chat ou pas, s'il les voulait, c'est lui qui allait les porter, il avait une gueule non ? C'était un moyen, pour elle, de se convaincre qu'il y avait encore une part d'humanité en lui...

Si tu les veux, prends-les.

Expliqua simplement Suzume, lui parlant comme s'il était normal, sans pour autant avoir la certitude qu'il la comprenait. Autant arrivait-elle à vouvoyer un humain sans difficulté, autant un gros chat sanguinaire, elle avait plus de mal. Était-ce vraiment prudent de le ramener dans à la ville, ceci dit ? Quoi que, ils avaient encore un petit chemin à faire avant d'arriver, avec un peu de chance il retrouvera sa forme humaine avant.... Ou, du moins, trouvera un passant quelconque pour le dévorer sans autre forme de procès...
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Mer 31 Aoû - 14:05

Suzume finit par comprendre que je voulais rentrer à la capitale, et elle semblait assez d'accord. Elle plia mes affaires en un petit tas, ramassant même mes yeux dans ma boîte à tabac (pour quoi faire ?) puis me dit de les porter moi même. C'est vrai que c'est mes affaires, et si j'ai pas de mains j'peux bien les porter moi même. Je les saisis du bout des dents pour pas abîmer le paquet qui les contient, et j'avance derrière Suzume d'un air un peu dubitatif, comme un chat qui porte sa souris, la tête basse et les omoplates saillantes sur le dos, et la démarche souple – j'ai jamais eu quoi que ce soit de félin en moi jusque là, et encore moins la démarche souple.

On marche un moment, en silence forcément puisque je ne peux pas parler. De curieux instincts se débattent en moi, et s'expriment pleinement quand je vois un moineau sur une branche. En théorie, j'ai plutôt envie de tuer des humais, parce qu'ils ont en eux une part d'ombre qui alimente ma magie, mais là j'ai eu envie de buter le moineau pour le donner à Suzume. On sait jamais, qu'elle ait faim. Alors c'est tout un mic mac pour monter sur l'arbre et tuer le moineau sans le réduire en bouillie avec mes cent cinquante kilos tout neuf, mais j'y arrive. Donc Suzume a en cadeau un moineau mort et pas en très bon état. Je suis gentil hein ? Elle m'aime maintenant hein ? Elle va le manger ? Je reprends mon paquet après lui avoir posé le moineau dessus et je la suis. Le sort de ce que j'ai tué me disparaît aussitôt de la tête, ce qui était rigolo, c'est le meurtre en lui même, j'ai pas vraiment faim, et Suzume en train de manger m'importe peu non plus, c'est l'acte de lui donner de la nourriture qui était important. Tu vois la vision du monde pourrie ?

Je trottine donc à coté de Suzume, le monde est plein de choses en mouvement qu'on devrait tuer et d'odeurs bizarres. Je ne vois pas non plus le rouge, ça fait un peu étrange parce que du coup le violet et le orange ont disparu aussi, mais je vois toujours bien les cheveux bleus de Suzume, ils en sont même plus lumineux et plus brillants. Je vois juste sa peau... bah blanche en fait. Et je n'ai pas une si bonne vue que ça, c'est comme si il y avait des grains dans le paysage, et ça rend tout un peu flou/bizarre, mais ce qui bouge je le vois beaucoup mieux, et sur un plan plus large. Mes yeux sont un peu sur les coté, plus que sur une tête humaine en tous cas. Ça fait très bizarre.
On marche pendant une bonne demi-heure où je suis Suzume, et je commence à reconnaître vaguement les paysages malgré ma vue modifiée. J'allais souvent sur cette berge du fleuve avec la mère d'Inanna, c'est assez éloigné de la capitale pour pas qu'on nous prenne en pleine action, et c'est joli. Il y a des arbres, des fleurs en été et même des lucioles, c'est un truc romantique de Jacky évidemment, mais je ne me suis jamais distingué par mon bon goût. C'est même là que je l'ai enterré après l'avoir tué...
Je pose mon paquet sur le bord de la route et je vais voir, je n'y suis jamais retourné. En fait, ça ne m'a même pas traversé l'esprit qu'on passe près de cet endroit en retournant à Ishtar, je n'y avais pas pensé. C'est vrai que ça fait six ans que j'y suis pas retourné après tout. L'endroit a peu changé, il y a plus de plante, c'est tout. Je retrouve la tombe parce que comme un gros abruti j'avais posé une petite statue près de la tête, que j'avais fauché dans un jardin d'une résidence. Je ne pouvais pas utiliser bien sûr une vraie pierre tombale, ne sachant pas écrire. Et tu sais ce que représentait la petite statue ? … un chat. C'est pas à se bouffer les rognons sérieux ? Si j'avais su.
Je dégage à coups de patte les plantes et les herbes qui ont poussé sur la tombe, et une fois un beau carré formé, je regarde. L'ironie du moment me frappe : l'amant maudit qui va voir la tombe de son aimée, un vrai drame digne du théâtre. Qui finit pas bien.

Mais j'entends des bruits, ils sont pas gentils, je comprends qu'on attaque Suzume. Elle peut sans doute s'en sortir seule, mais je cours quand même buter celui qui l'emmerde, par principe puis pour avoir une bonne excuse pour me casser de là. Je saute à la gorge du type, peu importe qui c'est ce qu'il fout là, il doit pas attaquer Suzume ! Sinon elle va pas manger l'oiseau. J'éventre le type avec mes pattes arrière après l'avoir fait tombé, tellement bien que ses boyaux se retrouvent à un mètre devant son bide, comme si j'avais creusé dans de la boue. Et dès lors qu'il expire, je reprends forme humaine. Je crois que j'ai besoin que quelqu'un meurt pour prendre cette forme, et qu'un autre meurt encore pour redevenir moi.

Donc je me retrouve nu, couvert d'humeurs humaines avec un cou entre mes dents de paisible omnivore. Ma priorité ? Vomir. J'ai avalé cinq litres de sang, ils sont pas tombé dans un trou noir. Et c'est pas très propre quand je vomis, j'exprime bien le mec en train d'étouffer dans ses vomissures avec tout le système digestif qui pleure, en général.
Ensuite je regarde Suzume, je suis nu, j'ai du vomi plein sur moi et la tête d'un gars qui vient de faire une visite guidée de l'enfer, et j'lui dit :

- Et donc là, tu vois, t'as toujours envie d'être une très puissante prêtresse ?

Puis j'me remets à vomir.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Ven 9 Sep - 14:41

Il y avait beaucoup de questions de Suzume qui restait sans réponse, même là, alors qu'elle marchait de façon plutôt rapide au côté d'un Zélig (devenu félin), un millier de questions déferlait dans sa tête. Déjà, pourquoi avait-il cette apparence ? Physiquement, le prêtre était plus proche d'un ours, que d'un chat géant. Avait-il lui-même choisi cette apparence ? Et si... Et si c'était lui qui avait décidé de devenir ainsi ? Après tout, rien ne lui disait qu'il ne contrôlait pas ce phénomène, et puisqu'il ne pouvait plus parler pour démentir, Suzume pouvait se faire les idées qu'elle voulait... Peut-être qu'il lui avait volontairement sauté dessus...
Le doute. Le doute était le pire des poisons, il effritait la confiance à une vitesse affolante, sans qu'on ne puisse rien faire. Le doute était le pire ennemi d'une fanatique. Méfiante, la prêtresse ne tarda pas à lancer fréquemment des petits coups d’œil sur la chose qui l'accompagnait d'une démarche souple, au cas où il finirait par reconsidérer l'idée de la manger.

Et c'est ainsi, qu'une bonne demi-heure plus tard, Suzume se retrouva avec un moineau mort et dans un état assez piteux dans les mains. Offrir un moineau, tué de sa main, à une jeune fille dont le nom signifie moineau ? C'était ironique ? Non, Zélig était incapable de faire preuve d'autant de mauvais goût, même s'il l'avait voulu... C'était peut-être son instinct animal qui prenait le dessus... Instinct animal ? Mais qu'est-ce qu'elle était en train de raconter, il n'y avait ni instinct, ni rien de tout ça, c'était un prêtre nom de l'Ombre ! Pas un animal, il y avait Zélig la dessous, pas un stupide chat.
Sans plus d'émotion, l'adolescente lâcha l'oiseau qui tomba dans un bruit sinistre sur le chemin de terre, alors que Zélig continuait d'avancer, se fichant sûrement de ce qu'elle pouvait faire de son cadeau. C'était vraiment étrange toute cette histoire. Plus le temps avançait, et plus Suzume n'avait qu'une envie, rentrer et méditer sur ce trop plein d'information. La méditation était ce qu'il y avait de plus bénéfique pour ranger correctement les pièces de puzzles dans sa tête. Pour le moment c'était sérieusement en fouillis là-dedans, ce qui la rendait encore de plus mauvaise humeur que d'habitude. Tout cela la dépassait, et elle détestait se sentir dépassée.... Encore plus quand, peu de temps avant, on venait de lui montrer qu'elle était faible face à quelqu'un comme Zélig. Et dire que son attaque avait tout simplement été absorbée, c'était rageant... Frustrant même...

Sans connaître les raisons qui le poussèrent à partir ainsi, Suzume regarda Zélig s'éloigner soudainement, en ayant préalablement posé son petit tas de linge par terre. Où allait-il ? Bêtement, elle se mit à le suivre, prenant le sac avec elle, regardant la scène de loin... ça ressemblait... ça ressemblait à... Une tombe ? C'est ça, une tombe. Était-ce Zélig qui l'avait fait ? Qui était en dessous ? Sa mère ? Son père ? La mère d'Inanna ?
Partagée entre sa curiosité et son envie de le laisser se recueillir seul, Suzume préféra s'éloigner un peu, cette scène la mettant mal à l'aise sans vraiment qu'elle sache pourquoi. Elle, elle n'avait personne à chérir, aucune tombe à fleurir, aucun nom à pleurer. Elle n'avait pas d'amis, pas de famille, elle n'avait absolument personne. Elle était seule, et se convainquait à merveille que cela lui allait très bien. S'attacher à quelqu'un était la certitude de souffrir le jour où on le perdait... Et Suzume avait une conscience accrue de la fragilité de la vie, comme beaucoup de prêtre, sûrement... Elle essayait au mieux de ne s'attacher à personne de faible, car elle n'avait pas le temps de souffrir.

Quelqu'un approchait. Tournant le regard, Suzume vit un vagabond, un voleur en somme, commencer à la charger en criant, pour sûrement la tuer, la violer, et voler ses biens (allez savoir dans quel ordre). Évidemment, la prêtresse ne paniqua pas, déjà prête à le tuer d'une lame d'ombre dès qu'il serait à portée...
Ouvrant grand les yeux, Suzume vit Zélig sauter au cou du voleur, l'éventrant d'un coup de patte dans un bruit horrible alors que l'homme se mourrait dans un hurlement déchirant. Tout cela se passa si vite que la prêtresse n'eut pas le temps de tout comprendre, cependant, au final, Zélig reprit sa véritable forme. Cela faisait-il mal ? Peut-être, car déjà il se mettait à vomir des litres et des litres de sang. Plissant le nez pour retenir une envie de faire pareille l'entendant, elle s'éloigna de quelques pas.

La phrase que lui dit Zélig avant de continuer à se vider la laissa quelque peu douteuse. Voulait-elle devenir comme lui ? Une puissante prêtresse plus proche de l'animal que de la femme ? Non, bien sûr que non. Certes, la puissance ne cessait de lui plaire, mais l'idée d'être comme lui, de devenir un animal juste capable de tuer et de se repaître de sang.... Non. Jamais elle ne serait comme lui, elle priait l'Ombre pour ça.
Suzume n'avait d'ailleurs qu'une envie en entendant cette remarque, c'était de lui cracher qu'elle « ne serait jamais un monstre comme lui » au visage, pour cacher sa peur propre derrière mais... Mais elle n'en eut pas la force. Elle était lasse, lasse de tout ça, lasse de se battre avec ses doutes. Elle avait besoin qu'on l'éclaire, qu'on lui dise quelle réponse était la bonne, qu'on la guide pour qu'elle cesse de se poser tant de questions. Mais, elle n'était plus une novice, c'est seule, maintenant, qu'elle devait se débrouiller. Et quoi qu'il arrive, elle devait rester forte aux yeux de tous. Pourtant, parfois, il lui arrivait d'avoir peur à elle aussi...

Je... Je l'ignore...

Fit-elle tout simplement, la prêtresse ne savait plus ce qu'elle voulait, tout allait trop vite, on lui montrait les mauvais côtés d'une magie sans lui donner les bons ou lui expliquer le processus. Au final, elle ne savait même plus quoi penser de tout cela.
Posant le sac de vêtement, elle tourna le dos à la scène pitoyable et dégoûtante qui se passait sous ses yeux.

Pour l'instant, je veux rentrer, c'est tout...

Fit-elle simplement, perdue intérieurement...
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Ven 16 Sep - 16:21

Après mon épisode d'hématémèse, je m'essuyai la bouche avec mon poignet nu. Aussi nu que le reste. Suzume avait l'air néanmoins moins préoccupé par mes parties à l'air libre qu'auparavant, mais c'est vrai que le sang sur moi et mon comportement sont beaucoup plus inquiétants. Ça ne m'a pas empêcher de tendre une main tremblante vers mon balluchon de fringues pour enfiler un pantalon. Le regard dans le vague, mou et vide, j'ai caché au monde ce qui devait l'être par automatisme. Je perdais pied, mentalement, et je me sentais également très faible d'un seul coup.

J'aspirai maladroitement quelques goulée d'air en mettant mes mains sur mes yeux pour cacher les vertiges, mais je les sentais quand même. En fait, sans la vue, c'était même encore pire, j'avais l'impression que mon cerveau faisait de la balançoire pour passer le temps – parce que moi je ne lui demandais plus rien, peut être. Je me serais bien ébrouer pour faire passer, mais j'ai peur de finir par terre si je fais ça. Du coup j'reste comme un con à me presser les yeux avec les paumes, puis ça passe un peu. J'ouvre les yeux, je vois flou, la meuf à qui j'ai volé les yeux devait être un peu myope... à moins que ce soit le début d'une nouvelle crise de cécité, comme si ça usait mes yeux d'utiliser la magie du Sang. Bah, je verrais bien la prochaine fois que j'essayerais.

- Oui... j'aimerais bien rentrer aussi.

Ton un peu trop suppliant, voix un peu trop aigüe, le regard en détresse, je suis très paumé. J'aimerais rentrer chez moi, mais je sais plus où c'est. Je veux juste être « chez moi », dans un lieu plus rassurant que les rives boueuses d'un fleuve où des flaques de vomi pleines de sang viennent maculer le décor. Je titube vers une direction, mais je ne sais pas laquelle prendre, j'ai uniquement l'ordre de « rentrer chez moi » en tête, mais je ne sais pas comment on fait. Coup de chance, c'était la bonne, et je remets mon baudrier autour de mon ventre pendant qu'on marche. La sensation familière de me faire presser le ventre et supprimer les côtes flottantes me rassure un peu, parce que sinon je baigne dans la plus grande confusion, à ne plus en savoir mon nom. J'essaie d'expliquer ça à la jeune fille aux cheveux bleus à mes cotés en bafouillant, en faisant des gestes avec mes mains, et les yeux dans le brouillard.

- J'ai l'impression de... tu sais, le... dans la tête. Là. Ah oui voilà. De me faire déchirer l'esprit, oui voilà c'est ça que je voulais dire.

Suivirent des marmonnements incompréhensibles pendant que je me massais les tempes. Puis je ramenais mes cheveux en arrière parce que mes dread pas attachées, vue leur longueur, me donnaient un air de mec qui vit tout nu dans la forêt avec les loups. C'est marrant, j'aurais été incapable de te dire mon nom et la date, mais je me souvenais de ce petit détail esthétique. Ou peut être juste pour y voir mieux, je ne saurais dire.

Je continuais à marmonner, comme si je débattais avec moi même tout en faisant une queue de cheval du pauvre avec une dread pour élastique. Je jetais parfois des coups d'œil inquiets à Suzume, parce que je ne savais pas quelle attitude adopter à son égard. Finalement je me pris dans les bras et je continuai à marmonner les yeux dans le vague, sans me soucier de rien ni personne. Tant qu'on avançait vers Ishtar, tout allait bien non ? J'avais bien cet objectif en tête : rentrer chez moi. Et je savais que la fille aux cheveux bleus m'aiderait. Et c'est tout. Le reste, c'était la tempête, tout éparpillé, en ruine, perdu.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Dim 18 Sep - 1:36

A le voir aussi perdu, aussi pitoyable et suppliant, et même s'il y a à peine une heure, il lui sautait dessus sous la forme d'une bête (forme qu'il venait à peine de quitter), Suzume ressentit de la... Pitié à son égard. C'est ça, elle avait pitié de Zélig. Il était puissant, mais perdu comme un gosse de cinq ans dans les rues d'Ishtar. C'était triste, et pitoyable. Elle soupira. Que pouvait-elle y faire de toute façon ? Elle-même n'était plus sure de rien en cet instant, toute cette histoire la déroutait. Elle avait peur, oui, mais surtout, elle avait de la peine. Alors, elle voulait rentrer, pour méditer. Pour oublier, et ainsi continuer à voir Zélig comme un simple idiot incapable de faire ses lacets. Il sera dur d'enlever de sa mémoire se regard empli de détresse. Comment un coeur aussi froid et dur pouvait-il ressentir de la pitié ?
Sans un mot, elle suivit Zélig, allez savoir comment il faisait, mais il prenait le bon chemin. Elle marcha deux pas derrière lui, tandis qu'il se perdait entre ses pensées et les explications qu'il lui donnait. C'était bien trop confus pour que Suzume comprenne ce qu'il voulait dire, mais elle réussit au moins à saisir le plus important : Il était complètement paumé. Mais pas qu'ici, en pleine cambrousse. Mais dans sa tête, là aussi il était perdu.

Ça semblait plus douloureux qu'autre chose cette magie. Ça le tuait à petit feu, mais qui lâchera en premier, son corps ou son esprit ? Suzume espéra que ce soit le corps, car un magicien aussi puissant que Zélig complètement fou deviendrait dur à contrôler, pour ne pas dire incontrôlable et bon à abattre. Mais lui, il était fort, aussi robuste qu'un ours. Contrairement à Uriel, il y avait de grandes chances que ce soit l'esprit qui lâche en premier chez Zélig. Et que se passerait-il se jour-là ? Se transformera-t-il à jamais en cette panthère des Ombres ? Deviendra-t-il quelque chose de différent ? Si la partie froide et détachée de Suzume était curieuse de le savoir, l'autre espérait trouver une solution pour qu'il puisse rester contrôlable. Une solution pour que Zélig ne disparaisse pas. Certes, c'était un fardeau, un abrutit fini et un prêtre maladroit, mais il n'en restait pas moins celui qui avait retrouvé la magie du sang. Dans sa décadence, il n'en restait pas moins un grand prêtre... À sa manière. Pourtant, la folie semblait déjà avoir fait de terrible ravage en lui, il suffisait de l'écouter marmonner des choses sans queue ni tête qu'il était en train de déblatérer. Il était devenu son propre ennemi.
Sans vraiment comprendre pourquoi elle le faisait, Suzume posa doucement sa main sur l'épaule de Zélig, faisant abstraction du sang et de tout le reste, essayant peut-être de le rassurer, ou le ramener dans la réalité. Pas sûr qu'il l'écoute... Et encore moins sûr qu'il comprenne ses paroles, mais... Mais elle voulait l'aider, un peu. Peut-être pour payer sa dette, après tout, il venait de tuer quelqu'un qui l'attaquait. Et même si elle n'avait pas besoin de sa protection, elle avait tout de même une dette. Toute petite...

Zélig, ça va aller. Tout ira bien.

Fit-elle doucement. Que vouliez-vous qu'elle lui dise ? La vérité ? Qu'il y avait plus de chance qu'autre chose qu'il finisse complètement fou ? Non, il le savait mieux qu'elle. Suzume préférait croire qu'il y avait une solution. Elle préférait croire et essayer de la trouver. Sur ce point, encore une fois, ses sentiments étaient désaccordés.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Dim 18 Sep - 14:27

J'étais angoissé, le monde dépassait totalement ma capacité de compréhension actuelle. Qu'est ce que je fais là ? Pourquoi je comprends mes propres souvenirs qu'à moitié ? Pourquoi les choses familières sont elles si loin ? Qu'est ce que je fous au milieu de rien ?!

Suzume me dit que tout ira bien. Bizarrement, ça cesse mon marmonnement incompréhensibles et me calme un peu. Je la crois. Du tréfonds de ma mémoire jaillit ce souvenir là : Suzume est digne de confiance. Un peu. Enfin elle a un bon fond quoi. Ou des seins qui poussent à l'affection, je sais plus trop. Enfin ça va mieux quoi. Je ne la regarde pas, je me tiens dans les bras comme un gros schizo, mais j'arrête de parler tout seul, c'est un début. Nous continuons de marcher, de suivre le sentier. Moi je pense à rien parce que j'en ai pas la capacité, mais on marche vachement longtemps.

En fait, voilà ce qui s'est passé : le sentier se divisait en deux à un moment. Fort logiquement, on aurait dû suivre celui qui longeait le fleuve, on aurait retrouvé Ishtar à coup sûr, mais ce con de sentier était plein de boue avec des grosses flaques d'eau. On a qu'à prendre celui de droite alors ! Il longe le fleuve aussi, mais il est joli, propre, et y a des fleurs des champs au bord. Puis on va pas perdre le fleuve, on est pas si con hein ? Même si il est silencieux – c'est pas un torrent de montagne non plus – en marchant tout droit on va le suivre ! Mais voilà : ce con de fleuve, il fait une boucle à cet endroit là, donc il bifurque dans l'autre sens, mais nous on a continué tout droit. Moi j'étais plongé dans mon rien mental personnel, j'ai pas calculé, et Suzume non plus. Putain de citadin ! Donc on a finalement pris à gauche aussi, pensant revenir vers le fleuve qu'on avait dépassé depuis longtemps, et au final le beau chemin s'est peu à peu transformé en sente de chevreuil – c'est vicieux les chemins – et on a traversé une forêt que je savais même pas qu'elle existait. Seul avantage : j'ai eu largement le temps de retrouver un peu mes esprits. Suffisamment pour m'apercevoir qu'on avait marché le double de ce qu'on aurait dû pour retrouver Ishtar. Et en plus j'avais séché. Elle est pas belle la vie ?

- Euuuh... on a dévié un peu je crois. Bah c'chemin mène bien quelque part, puis c'est putain de grand, le fleuve. Et la capitale aussi. On va bien tomber sur un des deux.

Moi j'disais ça, convaincu comme seul un pur citadin peut l'être, et puis par habitude j'tenais à rassurer comme si le monde entier c'était ma gamine. Donc on a continué à marcher, pour débouler sur rien du tout. Je parlais, retrouvant peu à peu mes esprits, j'l'ai remercié pour l'aide qu'elle m'avait apporté en tous cas. Et comme Suzume c'était pas une bavarde, je finissais par radoter tout seul.

On a fini par aborder un val – qui s'appelait « le Val aux Loups » mais j'pouvais pas savoir. C'était un genre de grande cuvette, dedans il y avait un très grand étang avec des arbres et de l'ombre fraiche, et si tu te tapais une montée, tu tombait sur des landes avec juste de la bruyère et des gros cailloux. Ishtar, terre de contraste. On a eu de la chance, on est arrivé par un trou dans la cuvette, donc on a pas eu à descendre un truc de ouf. Mais j'en avais plein les pieds.

- Euuuh... je crois qu'on est perdu en fait. Pis j'ai mal aux pieds. On s'roule en position foetale en pleurant ?

Je considérais l'étang en face de moi, les arbres vachement verts et la sente de chevreuil qui traversait le tout.

- Ou alors on vit dans les bois en s'habillant de peau de bête et touuuut. Et même qu'on fait une religion parallèle où on vénère les produits manufacturés à la fin tellement on en a plein le cul de manger avec les doigts.

Quand j'suis fatigué, j'dis de la merde.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Dim 18 Sep - 16:06

Il sembla que les paroles de Suzume réussirent à calmer un peu Zelig. Un peu seulement. Il cessa de marmonner tout bas, mais se tenait toujours les bras de façons bizarre. Le surveillant du coin du regard, Suzume n’essaya pas d’autre intervention, le laissant se calmer seul, de toute façon ils avaient encore un bout de chemin avant de rentrer… Grace à cela, le prêtre eut le temps de retrouver un peu ses esprits… Pour bien vite se rendre compte qu’ils étaient perdus. Pourquoi l’avait-elle suivit déjà ? Si à Ishtar il était impossible qu’elle se perde puisqu’elle pouvait prendre de la hauteur, ici, il n’y avait rien, pas de toit, pas de statue sur laquelle monter pour s’y retrouver. En bonne citadine, en pleine forêt, Suzume était complètement paumée. N’ayant d’autre choix, elle continua de suivre Zélig en silence, sentant son humeur se dégrader à force qu’il marchait. Raison pour laquelle elle ne dit rien quand il la remercia pour son aide. C’était normal d’aider un prêtre après tout, il n’avait pas besoin de la remercier. Cependant elle fut soulager de voir qu’il commençait à reprendre ses esprits. Un peu seulement. C’était déjà ça. Tant qu’il ne tuait personne, cela suffisait à Suzume.
Et donc, c’est ainsi qu’ils arrivèrent dans un val. Et oui. Ils étaient perdus pour de bon. Poussant un long soupire en se prenant l’arête du nez entre deux doigts, Suzume prit une longue respiration pour ne pas exploser. Il était rare, très rare qu’elle se mette en colère, mais Zelig avait la capacité incroyable de réduire sa patience à zéro très rapidement. Il fallait qu’elle se calme ou elle allait lui crier dessus avant de l’attaquer. Ce qui ne servirait à rien, sauf à la fatiguer encore plus.

Vous m’exaspérez au plus haut point, Zélig.

Fit-elle d’un ton monocorde devant ses paroles inutiles qui avaient surement pour but d’être amusantes. Mais toute cette situation ne l’amusait pas, ils étaient perdus au milieu de nulle part, en plein milieu de l’après-midi, et ils n’allaient pas tarder à avoir faim avec tout ça. Calme, rester calme.

Fait ce que bon vous semble, montez à un arbre ou vénérez une pelle si vous voulez. Moi, je vais me laver.

Oui, parce que l’eau était encore le meilleur moyen de se changer les idées et d’oublier qu’elle avait à cet instant envie d’étriper le prêtre. Comment son Excellence faisait-il pour supporter ça au quotidien ? Y avait de quoi être admiratif.
S’approchant de l’étang, Suzume le regarda d’un œil critique. De toute façon, ce serait toujours plus propre que le fleuve de la ville dans lequel Zélig avait pataugé pendant des heures. S’il avait survécut à cela, elle pouvait faire de même en faisant trempette dans un étang. Sans se soucier plus que nécessaire du prêtre, elle enleva sa robe de prêtresse, la pliant comme il se devait. En dessous elle portait évidemment une sorte de short moulant et sa poitrine était bandée. Pas à l’excès, mais juste assez pour qu’elle aussi ne la gêne pas dans ses mouvements. C’était un assassin, pas une érudite. Et puisqu’elle revenait de mission, elle avait forcement pas qu’une simple robe de prêtresse sur elle. Rapidement elle défit le bandage, respirant un peu mieux grâce à cela. Puis, elle enleva son short. Pliant le tout près de l’étang, elle plongea doucement dedans, appréciant les biens faits de l’eau froide sur son corps. Elle était vraiment froide, mais c’était vivifiant après des heures à marcher en forêt. Passant une main dans ses cheveux, elle essaya d’oublier qu’ils étaient complètement perdus et qu’ils n’avaient aucune idée de comment rentrer. Est-ce que Uriel finira par envoyer des inquisiteurs les chercher si au bout de trois jours ils n’étaient toujours pas rentrés ? Il n’y avait plus qu’à espérer qu’une fois reposés ils trouveront le bon chemin…
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Dim 18 Sep - 18:25

Suzume dit que je la fait chier, si j'ai bien compris. Et elle a tout brisé mon petit cœur quand elle a dit « montez dans un arbre », parce que ça sous entendait que j'étais... un singe. J'ai repensé à notre soirée de beuverie et j'ai baissé le nez, j'ai senti mon visage s'enflammer. Si j'avais eu la peau blanche, on aurait vu que je piquait un fard magnifique. Pourquoi elle m'aimait pas comme ça ? Pourquoi elle m'aidait si elle m'aimait pas ?

Oh. Bien. Excuse moi.

Et j'suis resté comme un con tout malheureux une fois qu'elle est partie faire je sais pas quoi. Se laver si j'ai bien compris. Dans l'étang ? C'est vrai que c'était pas un petit truc pourri, mais un vrai lac. Ça n'en restait pas du moins de l'eau stagnante, mais comparé au fleuve une fois qu'il a traversé Ishtar... toute eau paraît très propre.

Moi j'ai entrepris de ramasser du bois. Bah oui, une fois qu'elle sortirait de l'eau, elle voudra pas avoir froid au cul. Fallait donc allumer un feu – même si elle crachera dedans en me disant que j'étais qu'un singe qui découvre le feu, ou une insulte du genre. J'ai fait un beau cercle bien propre d'humus, j'ai posé mon bois dessus, j'ai fait un beau tipi de brindilles comme je croyais qu'on allumait des feux et j'ai même mis des cailloux autour. Et tu sais quoi ? Bah j'ai jamais réussi à l'allumer, ce putain de feu, les brindilles se contentaient de faire beaucoup de fumée, comme des connes. J'ai insulté leurs mères, j'les ai maudite et j'suis resté assis en tailleur à me demander quoi foutre maintenant. J'avais le choix entre une nana qui me déteste et un feu qui veut pas s'allumer. Putain !

J'ai levé mon cul, et vu la vase qui me grattait entre les couilles, peut être qu'une baignade ne serait pas de trop. Puis j'avais eu chaud moi aussi à marcher pendant des plombes, et à m'agiter à porter du bois inutile pour échouer à faire un feu. J'ai enlevé tout d'abord mes bottes avec une mine douloureuse, parce que j'avais chopé des ampoules et ça faisait mal. J'ai enlevé mon haut ensuite, mais j'ai gardé mon pantalon parce que contrairement à Suzume, j'ai le sens des convenances – ou j'ai estimé qu'elle m'avait assez vu à poil pour aujourd'hui. C'est très gênant d'ailleurs, je préfére pas y penser. Elle avait dû voir que j'étais circoncis et tout... ou alors elle n'en avait jamais vu de sa vie et pense que personne n'a de prépuce. Je sais pas pourquoi, mais l'idée que la première bite qu'ai vu Suzume soit la mienne me donne encore plus envie de me jeter la tête contre les murs.

Donc je rentre vaillamment dans l'eau froide en marchant, après avoir croisé les défroques de la prêtresse. Je calcule pas que Suzume est nue – en fait je regarde pas trop et l'eau me cache ce fait, mais déjà rien que voir son épaule me semble un peu sale – et je vais jusqu'à la limite où j'ai pied, ce qui vue ma taille, est relativement loin. C'est vrai que c'est vivifiant l'eau froide, j'aime bien. P'tète que j'vais croiser un poisson ? Youhou ! Il faut pas grand chose à mon petit cœur de Zélig pour retrouver le moral, et je patauge joyeusement. On m'a dit une fois que les singes savent nager d'office. Étant moi même une sorte de singe, je décide de sauter allègrement dans l'eau pour vérifier ça – plutôt vers le bord, pas fou non plus – et je manque de me noyer. Non, bon, les singes savent pas nager en fait. Je réessaye quand même, et en battant les mains devant moi – ça s'appelle « la nage du petit chien » - j'arrive à flotter un peu, pourvu qu'une feuille ne m'effleure pas où un petit caillou ou une brindille ne me frôle pas dans l'eau. Des fois je disparais de la surface une minute d'affilée parce que une petite brise m'a fait perdre pied et qu'il faut que je retrouve le fond pour me remettre debout. Donc, c'est plutôt marrant.

Je parle pas à Suzume ? Oui effectivement, mais elle m'a dit que j'étais un singe, et les singes parlent pas aux gens qui les détestent, ils sont finauds.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Lun 7 Nov - 20:04

Au bout de quelques minutes sans bouger, Suzume commença à avoir froid. Bon, en même temps, l'eau n'était pas non plus des plus chaudes. Cependant, ne sachant absolument pas nager, et ne voulant pas se noyer bêtement, elle décida quand même de rester au bord. Posant ses coudes sur l'herbe, elle posa ses mains sur ses bras et posa sa tête au croisement de ses avants-bras. Après quoi, elle regarda Zélig gesticuler et faire elle ne sait quoi. Il ... Ramassait du bois. Oui, pourquoi pas, encore un feu... Qu'avait-elle fait du briquet d'ailleurs?... Réfléchissant un instant elle ne trouva pas. Bah, elle l'avait probablement rangé dans sa poche par réflexe... Quoi qu'il en soit, c'était très amusant de regarder Zélig galérer pour essayer d'allumer un feu, Suzume en aurait presque ri, si elle n'était pas tant agacée par l'idée d'être perdue au milieu de nulle part. Par sa faute à lui, en plus. Ah, si seulement elle ne s'était pas arrêtée, si seulement elle avait continué son chemin au lieu de le sauver et se créer pleins d'ennuis. Elle ne savait pas trop d'ailleurs si elle était contente ou pas de l'avoir rencontré. Dans un sens, à cause de tout ce qui venait de se passer, elle se sentait prête à le noyer elle-même, cependant, elle aurait trouvé sa mort bien fâcheuse. Pas au point d'en pleurer, mais peut-être de le regretter un peu, lors des réceptions de nobles, par exemple...
Mais maintenant c'était un monstre.
Une créature de l'Ombre. Un monstre qui l'avait tout de même protégé, et qui ne l'avait pas mangé. Il aurait pu la tuer depuis longtemps, mais à la place, il n'avait rien fait d'autre que lui sauter une fois dessus. Elle était d'ailleurs toujours en colère contre ça, quand elle y repensait, et en même temps... Elle ne lui avait pas dit merci pour son aide, dans la forêt.
Ah, tout ça était beaucoup trop compliqué.
Se détournant de Zélig, Suzume retourna complètement dans l'eau, marchant un peu là où elle avait pied pour ne pas s'engourdir. C'était vraiment calme ici. Calme, et ennuyeux. Il n'y avait rien à faire, la capitale lui manquait déjà, même si, ils ne devaient pas en être si loin que ça.

Du bruit. Se retournant, Suzume vit Zélig, en train d'enlever ses vêtements. Ce n'est pas vrai, lui aussi il venait faire trempette? Il l'avait pas déjà assez fait, à barboter dans le fleuve d'Ishtar? Cependant, Suzume ne fit aucune remarque, pas même un soupir. Non, elle se contenta de le regarder faire en levant un sourcil, avant de se détourner à nouveau, estimant le paysage plus intéressant qu'un Zélig rentrant dans l'eau. Par chance, l'étang n'était pas limpide comme de l'eau de source, et Suzume n'avait donc pas à craindre qu'il la voit nue... Pour l'instant.
Et voilà, il était à deux doigts de se noyer. La prêtresse le regarda faire, légèrement blasée par sa bêtise. Mais, par l'Ombre toute puissante, qu'est-ce qu'il foutait ?! Ah, non, ne pas s'énerver, elle s'en fiche, elle s'en fi-che! Il fait ce qu'il veut, puis zut. En tout cas, à force d'effort, il réussit à peu près à nager, et cassa donc le calme des lieux. Génial. Bon, puisqu'elle n'avait rien d'autre à faire, autant le regarder « nager ». D'ailleurs, elle en profita pour reprendre la parole.

Au fait, merci pour tout à l'heure.

Fit-elle simplement ,pas certaine qu'il se rappelait de tout, mais cela importait peu...
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Lun 7 Nov - 21:32

Et donc, on en était au moment fabuleux où je découvre l'élément liquide – enfin où je me débrouille pour qu'il ne me tue pas. Je décidai de pas penser à Suzume pour bouder, mais c'est difficile à mettre en œuvre quand elle se tient à coté de vous et qu'elle vous parle, alors j'ai lâché l'affaire. Elle me remerciait. De quoi ? J'm'en rappelais plus. Puis ça aurait été plutôt à moi de la remercier pour m'avoir aidé, être resté avec moi et tout alors que je suis un con ex-aveugle et simiesque. Elle m'a dit que j'pouvais grimper en haut d'un arbre, et ça m'avait blessé très fort. Je sais que j'suis un abruti, mais j'aimerais bien qu'on me laisse être un abruti humain, au moins avoir cette qualité là. Surtout que j'aime pas trop les bananes.

Mais je me suis arrêté de nager quand même, je l'ai regardé avec mon air le plus benêt, cherchant quoi lui répondre. La partie délicate, c'est que j'était content qu'elle me remercie de quelque chose, parce que je suis plutôt bonne pâte, mais que je lui en voulais toujours mortellement de m'avoir comparé à un singe. Et le fait d'avoir quitté il y a peu l'état de félin – c'est quand même des animaux très cons – n'aidait pas beaucoup. J'aurais eu du mal à compter mes doigts, à vrai dire, en l'état.

- Merci.

Mais je l'ai dit d'un ton froid en plissant les yeux ! Ah ah ah, sens ma grosse froidure. Mais ça suffisait pas. Comme une gamine, je voyais pas l'intérêt de bouder si tout le monde savait pas pourquoi. J'avais envie viscéralement de faire sentir à Suzume qu'elle avait blessé mon petit cœur de Zélig en se servant de ce que je lui avais dit pour être méchante. Bref, je me montais le chou pour rien.

- Ouais enfin euh... j'fais faire comme t'as dit et grimper en haut d'un arbre pour faire euh... Qu'est ce que font ces putain de bestioles d'ailleurs dans les arbres ?! Des bruits de singe. Enfin tu sais les cris bizarres là, j'sais plus si y a un mot pour ça.

Bon, j'ai foiré mon effet dramatique, mais j'ai pu réussir à sortir de l'eau en marchant avec une certaine dignité, bien aidé en cela par mon physique. Je vais vers mon tas de bois parfaitement éteint et m'accroupis devant comme un gros crapaud désespéré. Comme un gros singe pardon. Un gros singe qui imite un crapaud. En pantalons. Enfin avec Suzume c'est la douche écossaise, un coup j'te dis merci, un coup je te traite de singe, un coup je te sauve de la noyade et un autre coup je t'envoie chier. Là normalement elle va me traiter de singe qui se vexe comme une grosse dinde, si je suis la logique, mais avoue que c'est vicieux de profiter de ce que je lui ai dit quand j'étais bourré. Je préfère pas penser qu'elle ait pu faire la comparaison toute seule entre moi et un singe, je préfère croire qu'elle me voit comme un humain un peu ralenti.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Sam 21 Jan - 20:12

Pourquoi plissait-il les yeux ? Et surtout, pourquoi lui disait-il merci à son tour ? Pour peu, Suzume lui aurait posé la question, mais avant qu'elle n'ait le temps de dire quoi que ce soit, Zélig passa enfin aux explications... Qui ne l'aidèrent pas du tout à comprendre. Mais par l'Ombre, qu'est-ce qu'il racontait ?! Suzume n'y comprenait plus rien, et sentait un mal de crane phénoménal pointer le bout de son nez.

Par l'Ombre, Zé...

Non mais, il lui mettait un vent là, non? Ceci dit, la jeune fille ne fut pas certaine qu'il l'ait entendu, après tout, elle avait dit cela au moment même où le prêtre sortait de l'eau avec le plus de dignité possible. Elle n'avait même pas eu le temps de finir sa phrase que déjà il s'éloignait pour aller, sûrement, admirer son tas de bois (de toute façon, au milieu de nulle part, il n'y avait pas grand-chose d'autre à faire). Cherchant dans ses souvenirs, Suzume essaya de se rappeler à quoi Zélig faisait allusion. En tout cas, ça l'avait drôlement vexé. Et si c'était à cause de... ah, elle n'était pas certaine, mais pensait avoir trouvée la raison de sa colère.
Et là, elle due choisir... Une partie d'elle n'avait pas envie de faire d'effort, cette partie qui parlait toujours, celle qui la faisait se montrer si froide envers les autres, cette part d'elle aussi glaciale que les terres gelées de Dargon, qui la rendait pour beaucoup insupportable. Celle que l'Église avait placée au fil des années en elle.
Puis il y avait l'autre... Elle, elle ne la connaissait pas trop, c'était une chose petite et fugace, qui survivait tant bien que mal, malgré la volonté de fer de Suzume de ne jamais la laisser parler. C'était d'ailleurs à cette partie que Zélig devait la vie, aujourd'hui. Sans elle, peut-être l'aurait-elle laissé se noyer pour en être débarrassé pour de bon d'un gêneur et rival potentiel. Appelez ça "humanité" ou "sentiments", de toute façon, ça revient au même : cette partie était mourante en Suzume, mais encore assez forte pour la faire sortir de l'eau, essayant de survivre malgré tout. Et surtout malgré elle.

Ne voulant pas mouiller ses vêtements, et n'ayant pas non plus envie de jouer les exhibitionnistes, Suzume testa un nouveau truc avec l'ombre, qui, ma foi, fut plutôt efficace. Utilisant sa maîtrise, elle se mua doucement, ne l'utilisant pas cette fois pour attaquer mais... Pour se sécher. Si si. Puisque l'ombre devenait tangible, elle était tout à fait capable de coller la peau et d'ainsi passer dessus pour enlever les gouttes d'eau. Ce qu'elle venait de faire ne se rapprochait-il pas d'une utilisation blasphématoire des pouvoirs de l'Ombre ? Bah, qu'importe, de toute façon, personne n'était là pour la voir ou juger. D'un côté, c'était bien cette solitude imposée par cette forêt.
Remettant sa robe, mais ne prenant pas la peine d'enfiler le reste, Suzume s'approcha de Zélig doucement, ne voulant pas encore faire quoi que ce soit qui lui donnerait une raison de s'énerver. Parfois, elle se comportait avec lui comme on se comporte avec un... Chat. Le monde à l'envers, c'était elle qui essayait de ne pas l'agacer. Secouant la tête, elle s'approcha. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle allait le faire.

Zélig, si j'ai dit quoi que ce soit qui vous a offensé, ce... n'était pas volontaire, ou si peu. S'asseyant non loin de lui, elle continua à s'expliquer. Ne faites pas attention à ce que j'ai dit tout à l'heure, j'étais... Agacée.

"Agacée". À croire qu'elle l'était tout le temps.
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MessageSujet: Re: I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]   Dim 1 Avr - 10:53

[J'ai clos le rp parce que... parce que voilà.]

Accroupi devant le feu, je méditais sur l'injustice profonde du monde et de pourquoi il fallait que je sois con. Parce que physiquement, je ressemble pas tellement à un singe, j'ai des bras d'une longueur normale* et tout ça, j'ai rien de simiesque, enfin pas plus que les autres. C'est ma vivacité d'esprit exceptionnelle, ma retenue, ma maturité qui inspirent cette comparaison je suppose. J'ai peut être trente deux ou trente trois ans, mais dans ma tête j'en ai sept, c'est comme ça. Donc je me vexe mortellement quand on me compare à un putain de singe.

A ma grande surprise, Suzume est venue s'excuser. Des excuses vraies en plus, elle bafouillait et tout, comme si elle s'en voulait de m'avoir blessé dans mon petit intérieur personnel. Tu sais combien c'est difficile d'être rancunier face à une petite gamine toute mignonne qui a l'air franchement embêtée de te faire du tort ? Bon, évidemment, le fait qu'elle ait assez de pouvoir pour faire exploser une maison de taille moyenne arrange pas forcément le tableau. D'un autre coté, j'peux faire exploser des maisons encore plus grosses que les siennes en éternuant, alors je vais pas me sentir en faiblesse par rapport à ça.

- Ouais bon... c'est vrai que je suis un chouilla disons... ralenti – ouais, même que j'le sais que j'suis con et je m'en vante, c'est déprimant – et que me comparer à un certain animal ça vient vite à la bouche, mais c'est pas une raison. Je grimpe pas aux arbres non plus, je suis pas si con, et j'aime pas spécialement les bananes non plus.

Comme ça elle se le tiendra pour dit, on me conseille pas de grimper aux arbres et on me file pas de banane. Et on m'appelle encore moins « singe », sinon je me mets très fort en colère. A la rigueur, Uriel d'Arken pourrait m'appeler comme ça sans que je dise rien, mais il le fait pas parce qu'il me voit plutôt comme un tas de pouvoir sur patte, et qu'il s'intéresse pas assez à mon petit intellect pour chercher à m'insulter avec. Un type bien, des rapports purement professionnels, c'est drôlement plus sain. Ça évite les comparaisons blessantes au moins.

J'ai éternué. Chez les gens normaux, un tel acte est plutôt anodin, mais là c'était un gros éternuement et j'ai senti comme un truc bizarre au niveau de mon sacrum. C'est pas la morve qui est sortie je crois.

- Mais euh... merde !

Ouais, normalement j'ai pas de queue velue en bas de mon dos tu vois. Et c'est connu, les queues velus poussent pas toutes seules quand on éternue, sauf peut être quand on fait de la magie bizarre et que par dessus on est fatigué. Mais c'est pas logique ! Je devrais pas pouvoir utiliser autant de magie si justement j'en ai plus du tout non ? C'est complètement con ! Pourquoi ça arrive ?
Je jette un regard alarmé à Suzume, mais j'ai pas le temps de hurler au scandale ou de lui demander si elle a une explication logique parce que je subis comme un grand éternuement de tout le corps, et je me retrouve à peser cinq kilos, à être velu de partout et très félidé. Je miaule au scandale inadmissible, mais après même ma conscience se barre et je suis juste un chat content de voir Suzume. Ce qu'il reste de moi se frotte à ses jambes pour avoir de l'affection. Je me retransformerai en humain plus tard bien sûr, mais actuellement c'est pas mon soucis, mon soucis là c'est de mettre mon odeur sur les jambes de Suzume pour pas qu'un autre chat me la pique.

* Hin hin hin qu'il est bon d'être mesquin (je me comprends tout seul).
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I’m riding up the heights of shame. [PV Suzume]

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