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 Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)

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Marius De l'Ombrage

Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMar 16 Aoû - 9:53

Le jeune homme ne fit même pas attention à l'espèce d'énergumène blond qui fonça dans la pièce, il le maudit juste, et reprit la route. La gorge nouée, la vision trouble, il sentait le corps de Mist contre lui, et Marius avait l'impression que tout doucement, la vie le quittait. Il avait encore la nausée, l'envie de vomir revenait encore, mais ce n'était pas réellement de l'écoeurement, juste un trop-plein de tension qui se relâchait peu à peu. Il resserra sa prise sur son ami, Karl aurait sans doute la vie sauve... eh bien, ce sera pour la prochaine fois. L'esprit englué par la haine, Marius serra les dents, il n'était pas d'une nature violente, mais la colère était encore bien présente. Il avait de tout faire exploser autour de lui, il avait envie de voir Karl crever comme le rat qu'il était, il mouilla ses lèvres et amena Mist dans un couloir, le temps qu'il reprenne son souffle. Marius ne le regardait pas trop, il ne ressentait pas encore de la honte pour s'être montré de la sorte devant lui, il était encore trop pris par la haine pour ça, il avait juste peur de voir l'état pitoyable dans lequel se trouvait son ami.

Le sourd-muet était juste la personne la plus précieuse pour lui, il s'en voulait de ne pas l'avoir trouvé plus tôt, de même qu'il en voulait à Karl. Évidemment, il aurait pu se mettre à hurler, lui crier que c'était stupide de sa part d'avoir foncé directement dans la gueule du loup, mais jamais Marius ne pourrait en vouloir à Mist. Il ne le comprenait sans doute pas toujours, mais... c'était ainsi, l'idée que quelqu'un le blesse lui était si insupportable que c'était un violent courant électrique qui le submergeait, quelque chose qu'il ne pouvait pas contrôler. La colère grondait en lui, et le chagrin aussi, présent, tout comme le scrupule, Mist avait trop souffert... et il souffrait encore, ça le mettait hors de lui. Le jeune homme tourna la tête, plein de sueur, et il fronça les sourcils. Lorsqu'il vit le morceau de chair s'agiter dans la bouche de son ami, Marius eut un sursaut de surprise, il le fixa, ahuri, incertain et passant une main moite sur ses yeux, il ne dit rien. Que dire ? Il ne savait pas, la surprise lui prenait la gorge. Bon sang !

Ce que lui avait fait ce médecin était pire de ce qu'il imaginait ! Il ne savait plus où se tourner, il hocha juste la tête, et il enleva sa chemise pour la passer à Mist. Elle était pleine de sueur et de sang, mais au moins, elle pourrait le réchauffer, un peu. Il replaça son bras autour de sa taille, et d'un pas faible, las, il reprit la marche. Le feu continuait de se propager, tout doucement, et cet endroit lugubre prenait les teintes de la peur, Marius eut un sourire mauvais. Il haïssait cet endroit, et toutes les horreurs qu'il pouvait contenir, Marius le purifiait juste de toute cette souillure. Les couloirs s'étendaient devant eux, petits, sombres, et froids comme la nuit, des ombres parfois passaient sans remarquer leur présence, courant ici et là, cédant à la panique. Ce n'était pas assez, ce chaos ambiant qui aurait dû le faire sortir de sa colère, mais non... il en voulait plus. Tous ces connards, tous ces gens-là, Marius voulait les voir brûler. L'odeur de la cendre lui était à cet instant si délicieux ! Il raffermit sa prise et dans ce dédale de désespoir, et de peur, il marcha en tenant Mist, il marcha dans le chaos qu'il venait de créer, presque vainqueur d'une victoire qui n'avait pas le moindre sens. Il donna un coup de pied dans une porte, et quittant les laboratoires, il ne leur jeta aucun regard. Le ciel était teinté de rouge, et il s'éloigna avec Mist de l'antre des cauchemars.

Combien de temps dura leur marche ? Marius ne compta pas à vrai dire, les rues défilaient sous ses yeux sans qu'il n'y fasse attention, il n'était pas blessé, mais son regard était rougi par la haine et la fatigue, comme mort, le jeune homme ramenait son ami au seul endroit où ils seraient en sécurité. Perdue, coincée entre bon nombre de maisons abandonnées, donnant à la fois sur le Marché Noir et les Bas-Fonds, la veille masure qui presque humaine, attendait leur retour. Marius poussa un soupir, et dans les ruelles, il traîna Mist jusqu'à cet endroit qui les protégeait de tout, ils étaient censés être le Danger, et pourtant ! C'étaient eux qui prenaient sans cesse la fuite, il continua encore et encore, empruntant des ruelles qui ne faisaient que se ressembler. Seul un oeil avisé comme ceux des Contrebandiers pouvait se retrouver, et Mist bien entendu. Il erra dans ces ruelles, en la compagnie de son ami, et dans cette jungle urbaine, faîte de boue misérable et d'animaux pourris par la famine, Marius retrouva son unique foyer. Il frappa trois coups à la porte, et il tomba sur Alvaro, il murmura le mot de passe et d'une voix tremblante, Marius lui demanda d'appeler Magdra.

Le grand chauve poussa un sifflement, et aussitôt Marco et Uero débarquèrent. Ils le déchargèrent de Mist, et le montèrent tout de suite là-haut, alors que leur mentor quittait la masure à la recherche de la grande rousse. Seul, Marius resta un moment dans ce qui avait le mauvais goût de ressembler à un salon. Il fixa un moment la table, et tout à coup, pris par la rage, il fondit sur la chaise qu'il fracassa contre le mur. Sa colère n'arrivait pas à s'apaiser.

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Dernière édition par Marius De l'Ombrage le Mar 16 Aoû - 18:47, édité 1 fois
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Mist
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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMar 16 Aoû - 13:00

Je me suis endormi avant même d'être posé sur un lit, dès lors que je n'avais à marcher à vrai dire. J'ai sombré dans un sommeil sans rêve, le coma total, trop fatigué. Ça a duré longtemps, j'avais perdu beaucoup de sang. Il y avait parfois un chien à coté de moi, ou Marius, je ne sais pas trop, enfin quelque chose pour me tenir chaud quoi. J'ai dormi longtemps.

Quand je me suis réveillé, j'étais seul, et j'ai entrepris un gros travail de classification. Tous ces sons ! C'était énorme, là, partout, et mes mésaventures de la veille ne ternissaient presque pas ma joie d'entendre. Parler par contre me semblait bien difficile, surtout en autodidacte. J'avais l'impression d'avoir un steack dans la bouche et de devoir m'en servir pour bâtir quelque chose de gigantesque. Quand j'essayais, ça ne ressemblait pas du tout aux bruits que faisaient Marius ou le médecin, de mémoire. J'avais pourtant passé ma vie à regarder comment se formaient les mots ! Je le savais même mieux que des gens qui parlaient depuis toujours sans s'en rendre compte, sans y penser. Je pensais que c'était plus facile ! Enfin en attendant j'essayais de reconnaître des bruits. J'appris que tapoter sur une chose morte en faisait un, mais que ce n'était pas le même que lorsque qu'on utilisait une chose morte pour en taper sur une autre. C'était infini, comment m'en débrouiller ? Donc les choses mortes ne font pas de bruit, parce qu'elles ne bougent pas, c'est ce qui bouge qui en fait. Mais Dors en faisait tout le temps, et moi aussi, sans faire exprès. Ma respiration, les battements de mon cœur. Dans une sorte d'ironie cosmique qui ne m'était pas accessible, le métal que m'avait mis le médecin amplifiait beaucoup, et en fait j'avais au final une ouïe bien supérieure à la moyenne. J'étais donc en extase, avide, en transe, assis sur mon lit à écouter. Ça ne me faisait plus mal, je crois que je commence à m'y habituer, même si je ne vois pas comment on pouvait dormir et agir normalement malgré un tel vacarme. Il y avait toujours des choses à entendre, et pas de paupières pour les oreilles, ni d'obscurité pour dissimuler les sons. Je ne savais pas qu'on pouvait entendre dans le noir ! Et le grand mystère des choses qui peuvent être entendu à travers la matière était enfin résolu. C'était une question de distance disons, et les bruits n'étaient pas de la même intensité si ils provenaient d'à coté de moi ou de la pièce à coté. J'appris donc beaucoup de chose sans bouger de mon lit, de sorte que j'avais mal à la tête et envie de dormir, mais je ne pouvais pas le faire. Trop de boucan pour que je pionce.

J'en étais donc à regarder le plafond quand Magdra entra. Elle devait vouloir examiner mes plaies, pour voir si j'allais pas choper la gangrène au cou et mourir comme un con. Elle avait l'air peinée en me regardant, c'était bizarre parce que j'étais pas moi même spécialement triste pour moi. Qu'est ce que Marius lui avait dit ? N'avait il pas vu que je pouvais faire des bruits et entendre ? Ou... ce n'était pas une bonne nouvelle, en fin de compte ? Cela m'aurait blessé, je préférais croire qu'il n'était pas au courant. Je tirais donc la langue en direction de Magdra avant de gronder – j'ai appris ça sur Mais Dors. Gronder semblait être plus dans mes moyens en terme de communication, comme quoi j'ai raison de me prendre pour un chien. Elle me regarda d'un air stupéfait avant de sortir précipitamment. Non, elle n'étais pas au courant donc, elle n'avait pas dû m'ouvrir la bouche pendant mon sommeil.

Puis j'attendais Marius moi ! Les autres humains avaient beaucoup moins d'éclat à mes yeux que lui. Je repliais mes genoux contre ma poitrine, appuya ma tête dessus et attendit. J'espérais qu'il avait un peu à manger parce que j'avais faim.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMar 16 Aoû - 15:36

Une première chaise explosa contre le mur, et ses éclats filèrent dans l'air avant de s'écraser sur le sol. Ce n'était pas assez, ce n'était pas assez pour le calmer. Ses mains tremblaient, et alors que les deux autres descendaient, le jeune homme donna un coup de poing dans le mur, un cri de douleur franchit ses lèvres. Il secoua plusieurs fois sa main, les larmes aux yeux, mais ce n'était pas assez. La douleur n'était rien, la souffrance n'était rien, sa fureur était bien plus. Les deux autres se regardèrent un moment, puis fixèrent l'espèce de chose enragée qui pleine de sueur et de sang frappait le mur, et hurlait, encore et encore, mais pas d'un cri humain, mais celui d'un fauve en cage qui ne supportait plus d'être enfermé. Marius serra les dents, et avant qu'il ne frappe de nouveau le mur, Marco fondit sur lui. Il lui attrapa le bras, mais le jeune homme se dégagea aussitôt en lui donnant un coup de coude dans les côtes, il se retourna et l'aurait sans doute frappé de toutes ses forces, si Uergo ne l'avait pas plaqué au sol. Lui-même ne comprenait plus, lui-même n'arrivait plus à comprendre, pourquoi était-il en colère déjà ? Pourquoi ressentait-il soudain l'envie de blesser quelqu'un ? L'autre tête blonde avait peut-être sauvé la vie de Karl, tant pis ! Ce n'était qu'un contre-temps, Marius retrouvera ce connard en blouse blanche, et le tuerait pour de bon.

Il mordit Uergo, et gesticulant comme un insecte, il finit par se dégager. Il respirait fort, la sueur glissait sur son corps chétif, et pourtant la force qu'il avait utilisée contre les deux contrebandiers était bien là. La colère le prenait, elle lui arrachait toute raison, elle lui enlevait tout contrôle, si bien que lorsque la porte s'ouvrit sur Magdra et Alvaro, Marius fusilla la grande rousse du regard. Il se baissa lentement, et se saisit de son poignard. La femme le regarda, son éternel kiseru dans sa bouche, elle le toisa longuement sans rien dire. Elle... c'était elle qui avait fait tomber Mist du toit. C'était elle qui l'avait blessé, cette femme méritait un sort tout aussi terrible que le sien. Elle rentra à l'intérieur et fit signe à Alvaro de fermer la porte, même le chauve se tenait prêt à réagir, comme si ce gamin autrefois leur allier était devenu leur ennemi. Marius ne frappait pas les femmes, habituellement en tout cas, mais là c'était différent. Magdra avait blessé Mist, comme Karl, comme Paole, comme d'Arken, son nom était maintenant sur la liste de ceux qu'il allait éliminer pour avoir osé toucher son ennemi. À cause d'elle, Mist était tombé du toit, cette saleté devait le payer ! Marius fondit sur elle en levant son poignard dans les airs, mais avant que la lame n'atteigne sa poitrine, elle lui saisit les poignets. Marius se débâtit, il tira et chercha à l'atteindre, Magdra poussa un grondement sourd et tout à coup, elle lui donna un coup de tête qui eut le bon goût de le mettre hors état de nuire. Elle laissa le garçon tomber sur le sol crasseux de la maison, et sans un mot, elle alla voir Mist.

Quand Marius se réveilla plus tard, il n'avait plus tellement le souvenir de ce qu'il s'était passé. Il sentait juste une douleur atroce hurler dans son crâne, si bien que réfléchir lui était devenu la chose la plus compliquée au monde. Magdra était prés de lui, elle se taisait, et Marius pouvait sentir son regard vert comme de l'acide le toiser, il ne lui demanda rien. Il regarda un bon moment sa chevelure rousse, presque rouge tomber sur ses larges épaules, cachant en partie sa poitrine, alors que ses lèvres pulpeuses crachaient la fumée de sa pipe. Il frotta son visage, des cernes noirs se creusaient sous ses yeux bleus qui avaient perdu tout éclat, il n'avait pas mangé depuis... il ne s'en rappelait plus, à vrai dire, Marius ne prenait plus aucun plaisir à manger, alors il ne mangeait tout bonnement plus. Si bien que ses os saillaient sous sa peau, prêt à la percer à chacun de ses mouvements, Magdra lui jeta une chemise dont il se vêtit, toujours en silence. Au moins, la haine s'était tu, elle n'avait plus l'air de grimper jusqu'à ses tripes, tant mieux. Magdra lui lança de sa voix de violoncelle que Mist avait besoin de lui, comme toujours, et qu'il devait aller le voir. Marius approuva et boutonnant sa chemise, un peu faible, il quitta la pièce pour revenir vers son ami.

Tout était bizarre en lui, tellement bizarre qu'il se contentait de fixer la poussière qui bougeait un peu sous ses pas, glissant sur le côté, comme un manteau gris pâle, ou une seconde peau sur le bois pourri grinçant sous leurs poids. La masure puait le renfermé, elle puait d'humanité, une odeur qui lui donna encore la nausée, pourtant, Marius tenta de sourire quand il posa sa main sur la porte. Il lança un regard à Mist, son coeur se serra aussitôt dans sa poitrine. Son ami était là, comme toujours, toujours malade, toujours avec ce corps qui n'avait de cesse de crier de douleurs. C'était comme si l'Ombre reprochait l'existence de ce gamin, au point où elle se servait de lui pour se défouler, elle le prenait, le froissait, le chiffonnait et le frappait de haine, si bien que Mist n'était rien d'autre que le bouc émissaire d'un monde trop con et cruel pour lui. Quand Marius l'admira, un moment, le regard vidé de toute expression, il eut l'impression que malgré sa volonté, il ne pourrait jamais le protéger, et que sans doute sa présence était ce qui le faisait le plus souffrir. Quand il pensait à Mist, Marius avait l'impression que la folie s'emparait de lui. Et pourtant, il mordilla ses lèvres, les yeux posés sur ce corps malmené par une bande de salopards, et il se mit à sourire pour tenter de le réconforter. Un sourire sans âme, sans chaleur, sans douleur, sans crispation, un sourire d'automate, rien de plus.

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMar 16 Aoû - 18:15

Marius entra, aussitôt mon visage s'illumina même si il se contentait de m'offrir un sourire vide. Il avait être inquiet pour moi, ou peut être se torturait il avec totalement autre chose, va savoir, mais moi en tous cas, même si j'étais encore très fatigué et que j'avais mal à divers endroits, j'étais plutôt heureux pour l'instant. Puis quand il était là, de manière générale, je me sentais mieux que la seconde d'avant. C'est dommage que je ne lui fasse pas cet effet là moi aussi, je ne lui apportais que des soucis. Je le regrettais.

En le voyant, j'ai pris une ardoise et de la craie – j'en avais toujours près de mon lit - je me suis mis debout péniblement – la tête me tournait un peu – et j'ai titubé vers lui avant de lui tomber dessus. Pas très solide sur mes jambes quoi ! En m'appuyant sur lui, j'arrivais à une position verticale assez satisfaisante, pourvu qu'on ne me demande pas de courir un cent mètres dans les cinq minutes, je devrais m'en sortir. Rien que ce modeste effort me faisait mal au muscle et m'essoufflait, il me fallait un peu de temps pour reconstituer le sang que j'avais perdu – et du manger. Je n'allais pas dire à Marius que j'avais faim, sinon il allait ressortir, ce que je ne voulais pas.

« Je suis très heureux de te voir. »

Au cas où il n'aurait pas remarqué que j'avais fourré ma tête contre sa poitrine et que je le serrais – pas très fort – dans mes bras. Et puis de façon général je me comportais comme un mort de faim avec lui. C'est tout juste si je ne le suivais pas à la trace toute la journée juste pour le garder dans mon champ de vision. Et si je ne le fais pas, c'est pas par fierté, c'est juste parce que je suis inquiet d'agacer Marius et qu'il me rejette.
Mais là, le moment est venu de m'expliquer, pourquoi suis je allé tout droit dans un cachot d'Uriel ? J'écris, mais toujours sans regarder son visage. Il ne m'a pas repoussé quand je l'ai pris dans mes bras, mais peut être va-t-il me frapper plus tard ? Je ne veux pas le voir en colère !

« Là où tu m'as trouvé l'autre jour, j'étais venu pour avoir une opération. Tu sais, pour les oreilles ! Et puis la langue et la gorge aussi. Et ça a marché ! Mais le médecin était méchant, il m'a opéré pour me donner aux impériaux ensuite, je n'ai pas compris pourquoi. Je croyais que ça allait être comme pour celui qui m'a posé la prothèse, ça ferait mal, c'est admis, mais je ne mourrais pas ensuite. Il voulait mon sang en paiement, je ne sais pas pourquoi. Mais tu m'as encore sauvé ! Et puis maintenant j'entends, même si je ne comprends pas ce que j'entends. Je suis désolé de t'avoir causé du soucis. Mais maintenant je peux parler aussi ! Mais je ne sais pas comment faire, c'est putain de difficile. »

Après avoir écris si longuement, j'ai refais un bruit de gorge assez doux pour appuyer mes dires. C'était le mieux que je puisse faire. Enfin j'avais raison : les médecins sont mauvais, ils dépècent les gens et tout, je ne fabulais pas ! J'avais eu raison d'avoir peur quand il m'a parlé de l'autre médecin là.
Je relevais la tête pour voir sa réponse, un peu méfiant.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMar 16 Aoû - 19:16

Marius réceptionna mollement Mist, lorsque ce dernier vint à lui, au moins il paraissait content de le voir, ce que lui affirma ce qu'il marqua à la craie. L'esprit confus, le jeune homme ne réagit pas tout de suite, en fait pas du tout. Il se contenta de fixer le lit où Mist s'était trouvé, il pouvait voir encore la marque du corps maigre de son ami, tout comme il pouvait le sentir près de lui. Son souffle, sa chaleur, sa voix... sa voix ? Marius fronça les sourcils, et retourna tout de suite son attention sur l'ardoise que Mist lui tendait. Soucieux, les sourcils froncés, son regard glissa sur les lettres maladroites tracées par la craie. Son front se plissa aussitôt, surpris, il fixa un moment Mist, emplit d'incertitude. Pourquoi Mist ne lui avait-il rien dessus ? Pourquoi n'avait-il pas cherché à en discuter avec lui ? Un noeud se forma aussitôt dans son estomac, sa main se posa sur l'épaule de son ami, elle se crispa.

Pourquoi ne lui avait-il rien dit ? Avait-il eu peur que Marius l'en empêche ? Pourquoi ? Marius ne pouvait jamais se montrer heureux pour telle ou telle chose, jamais. Alors même si le son bizarre qu'avait produit Mist résonnait encore dans son crâne, Marius lui en voulut de ne l'avoir pas prévenu. C'était que l'angoisse l'avait rendu fou ! Fou au point de... d'avoir voulu castrer un homme et le brûler vivant. Bon... comme il s'agissait de Karl, et que Marius ressentait une haine viscérale pour cet homme, il se disait qu'il avait eu raison, et que même, il avait été encore trop gentil avec lui. Marius se massa les tempes, un son strident emplissait tout son cerveau, comme s'il brûlait avec de l'acide tous ses neurones. Il ne savait plus où il en était, et surtout où il en était avec Mist, il prit soudain conscience que son attachement pour ce garçon tenait de la folie. Il grimaça, crispé par la douleur, et lutta contre elle. Ce n'était pas le moment d'avoir des pensées égoïstes, il avala sa salive et sans arriver à y trouver un peu de compensation, il avoua d'une voix enrouée :

— Cet homme n'est pas Ixart, je le connais assez pour le savoir.

Marius ne dit rien sur le comment-du-pourquoi il le connaissait, c'était une chose assez humiliante, dont il n'avait pas tellement envie de se souvenir. Il poussa un léger soupir, que devait-il faire maintenant ? Sa relation avec Mist était si spéciale ! Il ne voyait rien d'autre qu'un être qui se débattait pour survivre, essayant de s'extirper d'une toile d'araignée, alors que tout un tas de prédateurs venaient vers lui pour le dévorer, lui faire mal, le tuer... et quand il y pensait, ça le mettait dans une haine noire qu'il ne pouvait plus contrôler. Il devenait cruel, et tout ça pour ce garçon. Il avait peur, tout le temps peur à son sujet, au point où il en perdait l'appétit. Pourtant, il le sentait ici, prés de lui, comme lorsqu'ils dormaient ensembles la nuit. Une présence dérangeante dans le fait qu'elle l'aidait à dormir, Mist lui donnait la possibilité de passer des nuits sans cauchemars, dénué de tous tourments. Et que pouvait-il lui offrir en échange ? Une promesse qu'il peinait à tenir ? Marius dégluti, et fatigué, au bord du gouffre, même prêt à y sauter à pieds joints, il relâcha un peu la maîtrise qu'il avait de lui-même. Il posa son autre main sur l'épaule de métal de Mist, et tout à coup il l'écrasa contre lui.

Marius serra Mist dans ses bras, avec une brutalité qui ne lui était pas habituelle, avec une ardeur qu'on ne lui connaissait pas, il n'alla pas plus loin. Il avait juste ressenti le besoin de... se rendre compte qu'il était vivant, bien vivant, chaud, avec un coeur bien battant. Il passa une main dans son dos, et il continua de l'étreindre, au point où ça ne devait pas être agréable pour Mist, pris dans une sorte de rouleau compresseur lunatique, et qui soudain se montrait affectueux. Marius avait eu si peur... tellement peur ! Et il en avait perdu la raison, si Karl le rencontrait une autre fois, Marius le tuerait, et pour de bon. Il poussa un soupir contre son cou, et il fixa un endroit au hasard. Il ne pouvait pas lui avouer sa peur et ses regrets, car il savait que ça le tuerait, comme lui ça le dévorait. Le mur lui, au moins n'était rien d'autre qu'un mur, une chose dure, froide, rigide, sale, pleine de poussière. La lumière lui donnait la silhouette informe, alors que les rayons du soleil peinaient à percer les épaisses planches de bois, si bien qu'ils n'étaient que des fantômes errants d'un avenir qui aurait pu être radieux. Un avenir auquel Marius ne croyait plus, renverser l'Empire ? Son organisation ? Ce n'était qu'une bonne blague, mais pour l'instant, il s'en foutait, Mist était dans ses bras.

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMar 16 Aoû - 21:22

Marius me prit brutalement dans ses bras, et me serra très fort. Je pourrais dire que ce fut une expérience merveilleuse, que je pus mesurer l'ampleur de l'affection qu'il me portait et que j'en étais bien heureux, mais ce que je vis surtout c'est qu'il m'écrasait lourdement et que ça me mettait un chouilla de peine à respirer. Mais, jamais ô grand jamais je ne me suis débattu face à Marius. Un affectueux « pousse toi tu m'écrases » pouvait devenir dans la tête de Marius une tentative d'assassinat contre ma personne de sa propre main, et il irait se faire seppuku sur le champ. Je n'ai rien dit donc, et je me suis laissé bêtement écraser sans un murmure. Et puis de toute façon là j'ai la force d'un poussin, je n'aurais jamais réussi à le repousser.

Je supportais donc la désagréable caresse, en croyant que c'était la joie que je puisse entendre et parler qui la motivait. Je dois dire qu'une telle réaction me faisait très plaisir, même si j'avais les côtes en feu. Marius devrait avoir un bouton « medium », soit il déprime soit il me brise les os, c'est assez fatiguant. Enfin je souriais bêtement en voyant qu'il était content comme ça – et très égoïstement, j'étais content parce que MOI j'allais mieux. Je faisais déjà plein de projets de ce que j'allais faire de mes nouvelles capacités. Écouter la voix de Marius par exemple, je l'avais déjà entendu et j'étais surpris qu'elle ne me rende pas cinglé de plaisir ou quelque chose comme ça. Je ne devais pas encore assez avoir l'oreille exercée pour l'apprécier, je ne sais pas. En tous cas, je voulais qu'il m'aide pour cette histoire de parler là, je n'y arrivais pas du tout tout seul.

« Tu veux bien prononcer ton prénom à voix haute ? Que je vois ce que ça donne ! »

Il paraît qu'on apprend petit à parler par mimétisme non ? Pourquoi je pourrais je pas faire pareil ? Et puis si je lui demandais son prénom, c'est parce que je voulais que ce soit le premier mot que je prononce – fanatisme j'écris ton nom. Marius trouverait sans doute ça bizarre, si il était au courant, peut être, ou peut être même que ça lui ferait peur. Comme le reste. Nous dormions ensemble mais le fait que je l'embrasse le rendait malade, je ne comprenais pas, je n'avais pas l'expérience nécessaire sans doute. Je veux dire, que le sexe et le désir de façon générale souille, je veux bien, mais un baiser ? Bof, il fallait mieux que je fasse une croix dessus, j'étais sans doute trop con pour comprendre.
Et puis d'ailleurs, j'y pense, il a dit connaître le médecin non ? Et il lui a planté un truc dans les couilles... c'était sans doute un truc par rapport au sexe aussi ça, mais je ne voyais pas quoi. Marius ne me le dirais sans doute pas. Il aimait bien les secrets.

Je levais la tête, et je tombais sur un visage qui n'était... carrément pas joyeux en fait. Mon sourire s'effondra et j'aurais voulu soudain être dans une autre pièce. Il avait sa tête des mauvais jours là. Pourquoi il faisait la gueule ?! Qu'est ce que j'avais fait de mal ? J'avais toujours la crainte diffuse et curieuse qu'il me frappe sur simple caprice. Marius m'avait prouvé qu'il pouvait être violent. Pourquoi pas avec moi hein ? Dieu sait que je passais ma vie à me faire taper dessus. Il pourrait, je ne dirais rien. C'est terrifiant. D'ailleurs je suis là à m'étaler partout dans ma crainte comme une petite lopette.

« Tu m'en veux ? Pourquoi tu as l'air fâché ? Je suis tellement désolé d'avoir risqué ma vie ! Pardonne moi s'il te plaît. »

Oui parce que si il me pardonne pas, j'aurais l'air d'un gros faisan.
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Marius De l'Ombrage

Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMar 16 Aoû - 22:55

Et voilà. Il méritait une médaille, vraiment, celle de l'imbécile le plus idiot de la terre, pourquoi prenait-il si tard conscience que son comportement nuisait à son ami ? Il savait que Mist tenait à lui, tout comme il avait besoin de lui, mais il savait peu de choses en ce qui concernait les sentiments humains que souvent, il oubliait que se laisser aller à ce genre d'émotions pouvait blesser son ami. Quelle tête devait-il avoir pour que le sourire de Mist s'efface aussitôt ? Bon sang. Marius avait envie de se fracasser le crâne contre le mur, c'était tout ce qu'il méritait, de la douleur. Mist avait semblé heureux, là, et il venait de tout gâcher, la culpabilité allait revenir. À croire que Marius aimait se faire du mal, à croire qu'il adorait se donnait des souffrances, et sans s'en rendre compte, les siennes devenaient celles de son ami, c'était une mauvaise chose, ça, une très mauvaise chose. Il secoua la tête, et tout d'abord surpris par sa requête, il resta un moment perplexe avant de lire la suite. Marius ne pouvait pas deviner toute la symbolique qu'il pouvait y avoir en disant son nom, ça lui paraissait tellement anodin ! C'était comme entendre, c'était normal pour lui, si bien que le jeune homme ne pouvait pas connaître le monde silencieux dans lequel Mist avait toujours vécu. Il fixa Mist et murmura :

— J'ai eu peur, très peur, au point où...

« Où je suis devenu fou de colère. », ces paroles ne purent sortir de sa bouche, elles restèrent clouées dans sa gorge, et tout ça pour quoi ? L'orgueil, fléau des hommes, son propre fléau. Il ne quitta pourtant pas Mist, le gardant dans ses bras, s'assurant encore et encore qu'il était bien vivant. Il chuchota :

— Je ne savais pas où tu étais, je t'ai cherché partout, en vain, et on m'a prévenu que tu étais là-bas...

Marius les serra de nouveau dans ses bras, inconscient de la douleur que ça pouvait causer à Mist. Il ne lui en voulait pas, il ne pouvait pas lui en vouloir, car il trouvait à chaque fois mille autres personnes susceptibles de devenir les victimes de son courroux, Mist n'en ferait donc jamais partie. Il en voulait à la terre entière de ce qu'il pouvait lui arriver. Entendre ? Mist pouvait entendre ? Cette pensée pénétra soudain la carapace de reproche qui l'englobait, entendre... « Parler »... il n'arrivait pas encore à y croire. Cette réalité était tellement différente, bien trop brusquement positive pour que Marius puisse totalement en jouir. Il n'arrivait pas à se rendre compte que Karl avait donné à Mist la chance d'entendre, de l'entendre, lui. C'était tellement fou ! Tellement... bien que Marius ne pouvait pas accepter ça, encore une démarche stupide de son cerveau masochiste. Que devait-il faire alors ? Magdra ne l'avait pas tiré de ses cauchemars pour rien ! Elle avait sans doute compris... ou... son esprit était tellement confus ! Mist voulait l'entendre ? Alors que lorsqu'il y pensait, Marius s'avouait que c'était ridicule, et que Mist était sourd, cette réalité était bien trop... trop quoi ? Révolue à présent ? Il se crispa un peu. Mist était sourd, il ne pouvait pas l'entendre, alors pourquoi au nom de l'Ombre... ?

Marius respira le parfum du sang, celui que Mist dégageait, ce sang lui rappela encore les souffrances que son ami avait endurées, et ça le rendait mal. Il serra les dents, balancé entre fantasme et réalité, et pourtant, il reprenait un visage impassible. Son regard était encore plus vide, comme si toutes émotions avaient disparu pour toujours de son coeur, il n'y avait que ses gestes qui pouvaient traduire ce qu'il ressentait. Sa main dans le dos de Mist se crispa, alors qu'il le collait davantage contre lui, ivre de douleur, ivre d'une affection qu'il ne comprenait pas. Et lentement, de sa main droite, il alla saisir celle faîte de chair et de sang de son ami pour la serrer. C'était ridicule, voilà ce qu'il pensa en premier, mais il n'arrivait pas à contrôler ces élans d'affections et d'attendrissement. Bon sang... il avait envie de vomir, dégoûté de baisser ses défenses aussi... facilement, à croire que ses parents avaient échoué là aussi, avec lui. Marius ne pouvait pas non plus s'en empêcher, et il ferma les yeux. Il pouvait sentir la peau abîmée du jeune homme contre la sienne, il pouvait sentir toute la souffrance sous cette peau lacérée, et maltraitée, comme le reste d'un corps qu'il connaissait trop bien, dont il connaissait trop les sévices qu'il avait subis. Marius poussa un autre soupir dans le cou de Mist, et les yeux fermés, il murmura près de son oreille :

— Mon vrai nom, c'est Marius De l'Ombrage, comme le tien est... Lokhund Krishna.

Lokhund Krishna... un nom qu'il ne révélerait jamais à personne, mais qu'il garderait pour lui, comme un cadeau, comme s'il lui appartenait.

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMer 17 Aoû - 8:39

Il avait eu peur pour moi. Et pour la première fois, j'entendis vraiment les points de suspension. Je savais que comme le langage parlé était assez instinctif, parfois les gens commençaient des phrases sans les finir. Pour ne pas en dire trop, parce que la fin qu'ils voulaient dire ne correspondait pas au début et qu'il fallait tout recommencer. Le problème ne se pose pas à l'écrit, on efface on recommence, c'est tout. Et il avait eu peur pour moi jusqu'au point où... où quoi ? Il avait planté un carreau d'arbalète dans les couilles d'Uriel ? Il lui avait coupé un doigt ? Visiblement, il ne tenait pas à parler de ça, je ne le ferais donc pas non plus, mais j'aimais bien qu'on tue des mecs pour moi. Je ne suis pas gentil. La souffrance d'Uriel me plongeait dans une profonde félicité. Mieux ! Marius avait lancé des produits répugnants sur lui et il était mort brûlé. Son sale corps tout mou avait disparu de la surface de l'univers, j'en étais très heureux. Et, ultime profanation, la mort n'était pas propre, jamais. C'était le dernier pied de nez de la vie à notre égard : on se vide les intestins au moment de crever, y a des mouches qui viennent pondre dans ton cul tandis que tes globes oculaires coulent dans ta gorge à cause de la décomposition. N'importe comment, en brûlant il avait dû se mettre à puer le cochon grillé et gueule comme une truie. C'est toujours un plaisir.

Ah mais oui, je ne lui avais pas dit où j'allais... ce qui explique sa vive inquiétude. Pourquoi avais je fait quelque chose d'aussi idiot ? J'étais impatient, c'est tout, dès que j'avais entendu parler de ce médecin, je m'étais précipité chez lui comme un idiot. Et Marius avait été inquiet pour moi. Je sortais beaucoup moins dans la rue depuis qu'il n'y voyait que danger pour moi, afin qu'il ne qu'inquiète pas, et là j'avais abandonné toute précaution ! J'écrivis sur mon ardoise, et notre position rapprochée compliquait l'affaire. Bientôt, je pourrais m'en passer et nous pourrions parler dans le noir, ou des choses comme ça, et il n'y avait plus une ardoise froide et dur dans le lit près de nous.

« Excuse moi, quand on m'a dit qu'un médecin était capable de me soigner, je me suis précipité sans réfléchir. J'ai failli le payer de ma vie, c'était idiot, je le regrette. »

Mais il ne me frappa pas, il se contenta de me broyer encore une fois entre ses bras. Qui aurait cru que quelque chose de si maigre pouvait avoir autant de force ? Il me prit la main, pour la broyer douloureusement elle aussi, mais j'appréciais le geste même si il n'avait rien d'agréable. Comme tout le reste, ma main n'était ni jolie ni douce, plutôt calleuse, avec des cicatrices dessus – surtout à cause du froid qui séchait et abimait la peau.

Marius approcha sa tête pour me chuchoter son nom, et le mien par dessus le marché. Il m'intéressait beaucoup moins celui là, quel intérêt de prononcer son propre prénom ? Et le sien à Marius était beaucoup trop long, ça ressemble à quoi de s'appeler « Marius de l'Ompreje » ? Beaucoup trop dur à dire ! Je me contenterais du prénom. Disons que je me sentais à peu près sûr de moi quand il s'agissait de dire « ma », c'était vraiment une syllabe facile, mais enchainer sans pause avec le « rius » ? Je m'y risquais, en fronçant les sourcils à cause de la concentration. Je savais que ça devait me donner une petite touche de débile léger, mais ce n'est pas comme si j'avais une quelconque sorte de dignité à protéger non ? Enfin j'ai « réussi » à le dire, même si c'était très lentement et pas tout à fait ressemblant à ce qu'il disait lui, en ayant l'impression de devoir faire un château fort avec du flan à la vanille en guise d'outil tant je ne savais pas me servir de ma langue. J'avais regardé comment se prononçaient les mots toute ma vie, j'essayais d'imiter dorénavant, mais c'était dur ! Il s'agissait d'utiliser la gorge, la langue, les lèvres, les dents. J'avais essayé de faire quelques bruits enthousiastes auparavant, mais un mot, c'est beaucoup plus dur. Je posais mon front sur l'épaule de Marius – j'étais plus petit que lui – en me sentant fatigué de mon impuissance. Puis j'avais un peu la dalle aussi. J'approchais la main de Marius de mon visage, en en caressant le dos du pouce. La sienne était jolie, et je devais être plus fatigué que je ne pensais parce que je rentrais dans une profonde contemplation de sa peau, ses poils, le dessin des tendons.

« Il y a de la nourriture en bas ? J'ai un peu faim. »

Nan j'ai une dalle de l'au-delà en fait, mais dans ces cas là il faut mieux utiliser un euphémisme sinon Marius s'en veut.
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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMer 17 Aoû - 9:42

Ses traits se tordirent dans une sorte de grimace, lorsqu'il lut les excuses de Mist, il ne savait pas quoi dire de plus. Mist pouvait entendre ? Il pouvait « parler » ? Cette vérité-là lui paraissait trop... éloigné de leur réalité, le simple fait que quelque chose de bien puisse leur arriver lui était tellement bizarre que le jeune homme peinait à y croire. Il secoua la tête, cherchant à masquer toute forme d'expression, même s'il tenait fermement la main de son ami, la serrant, sentant sa peau abîmée, il appréciait ce contact. Il lui rappelait que Mist était là, vivant, prés de lui, il pouvait entendre ? Il pouvait « parler » ? Même lorsqu'il tenta de prononcer son prénom, Marius ne parvint pas à y croire. Sans doute nageait-il en plein rêve, un rêve cruel capable de lui faire croire que quelque chose de bien était arrivé. Il se contenta de raffermir encore sa prise, et toujours avec autant de brutalité, comme s'il avait peur de le perdre.

Tant de fois... tant de fois... beaucoup de trop de fois, il avait faillit perdre cet ami. Mist posa sa tête contre son épaule, harassé, Marius ignorait de quoi et songea que ce devait être ses blessures, Karl lui en avait vraiment fait voir, si le blond était parvenu à l'extirper vivant des flammes... eh bien, lui aussi mourrait de sa main, on n'a pas idée de venir sauver un salopard ! La colère reprenait le dessus, mais Marius secoua la tête pour la chasser, ce n'était pas le moment. Il frotta le dos de Mist, tendu, les yeux toujours fixés sur ce mur salent, comme s'il souhaitait s'enfoncer dedans.

Il se releva en approuvant, et lui tenant la main, Marius l'aida à se relever, toujours trop protecteur. En même temps, avec tout ce qui arrivait Mist, Marius avait la sensation que malgré sa volonté à vouloir le protéger, ça ne servirait à rien. Il y avait toujours quelque chose qui lui voulait du mal, à croire que l'Ombre voulait le punir de lutter contre l'Église. Marius ouvrit la porte, les yeux baissés sur ses pieds, il descendit tout en prenant soin que Mist ne s'écroule pas ou quelque chose comme ça. La masure était comme à son habitude, vide de toute vide humaine, envahie encore et encore par la poussière, seconde peau de cet endroit que malgré tout, Marius chérissait. Il posa sa main sur la rambarde de l'escalier, se souvenant encore de la sensation de celle de Mist dans la sienne, malgré la crasse qui bientôt vint noircir sa peau pâle. Il remua un peu les doigts, alors que ses yeux observèrent les fenêtres condamnées pour toujours, faisant croire au monde extérieur qu'il n'y avait rien ici, mis à part la pourriture, mis à part les vers dans le bois.

Une masure insalubre, une pièce qui servait de salon et pour les réunions, lorsque les contrebandiers venaient parler crime. La table était bancale, pleine de fissures, sans doute moins poussiéreuse que le reste de la maison. Une malle en cuir était posée contre la porte, condamnant cette veille masure qui ne payait pas de mine. Jamais la lumière ne venait s'éclater dans toute la maison, ce n'était rien d'autre que de l'obscurité, comme si la nuit englobait les fantômes qui allaient et venaient ici, perpétuellement, sans prendre en considération les moments de la journée. Habitués à ça, les contrebandiers ne ressentaient plus le moindre malaise, lorsqu'ils se rendaient ici, comme si le noir ambiant était juste normal. Marius fit signe à Mist de s'asseoir, alors qu'il disparut presque aussitôt dans la cuisine, comparable au reste, se fondant dans un décor misérable. Il chercha un peu partout une assiette et du pain, il prit la carafe d'eau que Magdra avait dû laisser là à leur attention, il se demanda d'ailleurs où elle pouvait se trouver.

Le jeune homme revint plus tard, un verre coincer sous son aisselle, l'assiette dans une main, la carafe d'eau dans l'autre. Il se rendit vite vers la table, craignant de tout faire tomber dans une autre maladresse. Il posa la carafe, puis le verre, et enfin l'assiette. Mist avait un peu de chose pour une fois, la venue d'Alysse changeait leurs repas, mystérieusement, le gruau se transformait en pain et en fromage, et quelquefois même en viande. Il versa de l'eau dans le verre qu'il tendit à Mist, enfin Marius s'assit en face de lui, les bras croisés sur la table. Le regard vide, le jeune homme laissa le silence s'installer sans faire d'effort pour lutter contre celui-ci. Mist pouvait entendre, il pouvait « parler »... son imagination lui jouait des tours devant un tel désespoir. Marius frotta ses yeux cernés par la fatigue, il devait reprendre contenance, essayer de paraître joyeux, essayer de faire comme si tout allait bien dans les meilleurs des mondes. Même si jamais rien de bon ne leur arrivera, il prenait conscience que leur volonté, leur ardeur ne suffisaient pas pour renverser l'Église. Ils n'étaient rien d'autre que deux grains de sable abandonnés là, cherchant à s'élever au-dessus d'un Ordre bien trop haut et fort pour eux. Les rêves ? Ces idées qui l'avaient changé ? Ce monde qu'il voulait voir érigé de leurs mains ? Ce n'était rien d'autre que des conneries.

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMer 17 Aoû - 14:07

Marius m'aide à descendre en bas, doucement. Égoïstement, je suis un peu déçu qu'il ne m'apporte pas à manger au lit – on s'habitue à être materné – mais ça me passe, même si la descente est difficile quand on a des jambes en guimauve, mais il m'aide alors je me vautre pas lamentablement dans les escaliers. Une fois en bas j'échoue avec la grâce d'un phoque sur une chaise devant la table. Je fais preuve de pas mal d'enthousiasme à l'idée de manger, donc j'ai un sourire abruti en voyant arriver Marius avec de quoi me nourrir. Je suis un obsédé de la bouffe, contrairement à lui qui ne mange presque plus, ou je ne le vois pas faire, je ne sais pas, mais il est sûr qu'il maigri furieusement. Je ne lui souhaite pas d'atteindre mon niveau où même battre à la lutte un chaton nouveau né n'est pas envisageable.

Je me jette comme un furieux sur le pain et le fromage en me demandant au passage pourquoi Marius a apporté une assiette alors que ça sert à rien. Lui me regarde en ayant l'air triste, pour changer, et je pousse un petit ronron joyeux pour signifier que je suis plutôt content, si jamais ça pouvait le dérider un peu. Ça n'a pas l'air. Je lâche l'affaire, si je lui dis que ça me déprime de le voir faire la tronche du matin au soir il va encore plus déprimer et s'en vouloir, et ça n'arrangera rien du tout. Peut être que ça lui viendra plus tard.

Je mâche longuement mon pain – malgré ma passion de la bouffe, je suis un gros ralenti de la fourchette – en regardant autour de moi. Pour un étranger, ce lieu pourrait paraître triste. Une maison abandonnée au milieu d'autres maisons abandonnées et de taudis, les fenêtres qui laissaient passer autrefois sans doute une chiche lumière à travers des tentures de cuir – le verre ça coûte cher – sont toutes condamnées et on sait qu'il fait jour seulement à cause des deux trois rayons de soleil qui traversent en journée à travers les planches. Restez ici quelques jours, et vous aurez les yeux qui brûlent en sortant tellement l'éclairage à la bougie est faible – surtout que les bougies en cire, c'est cher, alors on y préfère le suif, qui pue la mort. Il y a aussi quelques lampes à essence ou à huile, je ne sais pas trop, mais en tous cas ça donne une ambiance bien glauque. Et puis dans l'ensemble, c'est plutôt sale en comparaison des habitations plus cossues – évidemment ça m'indiffère un peu – et même les gens finissent par paraître poussiéreux. Sans parler de ceux qui déambulent ici pour rajouter à la touche de misère et de glauque. Des contrebandiers en général, ça donne pas une impression de faste.
Mais j'appréciais beaucoup cet endroit quand même parce que c'était la première maison de ma vie d'homme dans laquelle je vivais, et il y avait Marius dedans en plus.

« Tu sais, si tu veux faire un petit tour, n'hésite pas, le temps que je finisse ce morceau de pain tu pourrais faire trois fois le tour de la capitale en marchant tranquillement. Tu n'as pas faim ? »

Oui, je m'essayais à l'humour, c'était pas franchement fameux. Mais je ne pouvais pas passer ma vie à raconter combien mon existence était douloureuse, ce n'est pas tenable sinon, mais je n'ai pas l'habitude de discuter vraiment avec quelqu'un. Et puis je tenais pas à ce qu'il aille faire un petit tour ! Je le voulais en face de moi, et relativement satisfait, si ce n'est joyeux. Comment faire ? Déjà je pouvais lui prouver que j'entendais, parce qu'il n'en avais pas l'air bien convaincu – sinon il serait content non ? J'avais prononcé son prénom, il n'avait pas fait mine de le reconnaître, c'est vrai qu'en ce moment, la réalité et Marius, ça faisait deux. Nous manquions cruellement de lucidité, de manière générale.

« Tiens, je vais te prouver que j'entends. Mets tes deux mains sous la table (je ne les vois pas comme ça) et tapote d'un coté seulement. Je pointerais le coté où tu as tapé ! »

Et je continuerai de mordiller mon pain.

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Marius De l'Ombrage

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Les bras toujours croisés sur la table, Marius observa Mist manger avec appétit le peu de nourriture qu'il avait pu lui ramener. Le silence était revenu, et le jeune homme ne savait pas trop quoi dire, encore une fois. Curieusement, lorsque Marius se retrouvait seul avec son ami — ce qui arriva assez souvent —, il n'arrivait pas à trouver des paroles à émettre. Pourtant, lorsqu'il se trouvait avec les autres, le silence ne le gênait pas, mais quand Mist était avec lui... le jeune homme avait l'impression qu'il devait toujours trouver quelque chose à lui dire. Ça n'avait pas tellement de rapport avec son handicap, c'était plus pour combler leurs peurs, leurs angoisses, et tous les souvenirs pénibles qui les hantaient. Combien de fois avait-il essayé d'écarter de son crâne toute cette brume de souffrance ? Celle qui pénétrait dans ses poumons le déchirer, la prison... Marius en gardait un amer souvenir, même s'il n'avait pas été emprisonné. Il se souviendrait encore et encore la vision de Mist, tapi dans l'ombre, malade, faible et blessé. Comment ne pouvait-il pas oublier ça ? Il l'avait sans cesse sous ses yeux ! Et quand il n'était pas dans son champ de vision, il se tuait d'angoisse. Cette relation était juste de la folie.

Évidemment que Marius refusa la proposition de Mist, lorsque ce dernier lui demanda s'il ne voulait pas faire un tour, il se contenta de faire un sourire, enfin une grimace qui ressemblait à un rictus. Habituellement, il contrôlait plutôt bien ses émotions, la manière dont elles pouvaient apparaître sur son visage, si bien qu'il avait un certain don d'acteur. Comme si ce talent était dans le sang de l'aristocratie, un sang qu'il aurait aimé brûlé dans ses veines. Il ne se reconnaissait plus dans cette case de la société, parfois il songeait qu'il faudrait brûler tous ces êtres impurs qui arrachaient les besoins du peuple pour leurs caprices, se gorgeant de fourberie, buvant la perversité à pleine bouche. Ça le rendait malade de savoir qu'il aurait pu finir de la sorte, marcher sur les cadavres de ceux qu'ils défendaient aujourd'hui. Un an était passé, et Marius ne se reconnaissait plus, tant mieux, le gamin qu'il avait autrefois été, servile, gentil, naïf... il avait envie de fracasser toute sa connerie d'un coup de poing bien placé, jusqu'à s'en faire saigner les jointures. La réalité revint à lui, redevenu lucide — plus ou moins —, le jeune homme eut un autre sourire, bref, vide, il nota dans un coin de son esprit d'étudier les attitudes qu'il devait adopter en présence de Mist. Apprendre à lui faire croire que tout allait bien, alors que tout allait mal, au moins un des deux aurait un faux bonheur.

— Oh ?

Fit-il d'une voix enrouée, encore plus surpris que tantôt par ce que voulait faire Mist. Marius haussa les épaules, et passant une main fatiguée sur son visage, il passa ses mains sous la table. Il caressa du bout des doigts le bois pourri, plein de fissures, tout aussi vieux que les meubles de cet endroit. Il referma lentement ses mains en deux poings, il fixa un moment Mist sans trop savoir ce qu'il devait faire, exactement. Marius se croyait toujours en plein fantasme, Mist entendre ? C'était impossible... Karl avait bien dû lui faire croire qu'il était capable d'une telle prouesse, mais ce n'était rien d'autre qu'un simple dégénéré mentale, incapable de compter au-delà de deux, et qui croyait que la vie se résumait au nombre de cadavres qu'il pourrait tirer en une seule journée. Un menteur, un imbécile, un vicieux... que Marius retrouverait et tuerait pour de bon, et ce blond qui l'avait aidé aussi. Karl avait eu de la chance, et une seule fois, pas deux. Il poussa un autre soupir, songeant qu'il devrait demander à Magdra si elle n'avait pas un truc, drogue, alcool qu'importe du moment qu'il pourrait cesser de penser à ce dégénéré mental, car il glissait sur la pente de la démence, et ça l'agaçait sérieusement.

Marius but une gorgée avant d'agir, assez perplexe, il pouvait l'avouer. Mist capable d'entendre ? Certes... il l'avait perçu, ce grondement qu'il avait émis, mais quelque de bien pour eux, c'était tellement tordu qu'il ne pouvait pas l'accepter, pas tout de suite. Il reposa le verre et reprenant sa position, Marius hésita un moment. C'était complètement... impossible, tout bonnement impossible, mais Mist paraissait persuadé de ça. Devait-il l'informer qu'il rêvait un peu trop ? Il haussa encore les épaules, et penchant la tête sur le côté, il donna un coup avec la main gauche.

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Mist
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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMar 23 Aoû - 15:58

Marius ne voulu ni de la nourriture, ni faire un petit tour. Il se contenta d'un petit rictus de dépressif, une brève crispation de la bouche. Je lui rendis un sourire beaucoup plus enthousiaste, parce que j'étais un peu con et que si Marius m'avait chié dans la bouche, j'aurais dit « merci » et j'aurais bien mâché. J'en étais arrivé à un point où il aurait pu me faire faire n'importe quoi, mais vraiment. Nous étions souvent ensemble, et ma dévotion maladive se renforçait de jour en jour. Il m'avait trouvé quand ma détresse était la plus grande, au terme d'une longue chute de six années, et après un fiasco incroyable. Je n'avais pas les armes pour me défendre face à l'attrait d'une telle relation où je pouvais m'en remettre totalement à quelqu'un. Mes petites fiertés ou ma dignité ne tenaient pas longtemps face à la perspective de trois repas par jour et d'un vrai ami à moi. Donc je mangeais comme un imbécile en ne songeant plus que rarement à m'offusquer d'être traité comme un enfant, et je protestais de vive voix encore moins. J'y préférais le fromage.

J'enfournais une deuxième bouchée de pain, j'avais réussi à avaler la première – on reprend vite l'habitude d'avoir une langue – et je m'attaquais à mâcher la deuxième sans y perdre une nouvelle dent. Si un jour j'ai de l'argent à moi – j'en doute – je me ferais arracher les dents pourries et investirai dans un dentier, je sais pas encore en quoi. La porcelaine, c'est bien quand on se fait pas taper dessus quoi. Enfin même en mendiant furieusement, j'ai à peine de quoi m'acheter une miche de pain en général. Les gens sont pauvres, et j'ai pas la tête qu'il faut pour mendier bien de toute façon. Enfin ça m'étonnerait que Marius me laisse ressortir après ça. Tu vois ? Je ne m'en offusquerai même pas.

Lorsqu'il tape comme je lui ai demandé, je tends ma main vers ma gauche – sa droite donc – en feignant d'avoir l'air nonchalant, comme si c'était pas du tout un grand exploit que je venais de produire là. Et puis après, j'ai re-souris parce que je sais pas très bien feindre longtemps. Contrairement à Marius, j'ai pas été élevé pour dissimuler mes émotions. Je le regarde. Qu'est ce qu'il est beau ! Ça me fait tout mal au ventre de le voir, mais un mal agréable – oui c'est bizarre -, une contraction des viscères quoi. Enfin j'suis toujours ébloui quand il est là, en gentil petit épagneul.

Je me lève, j'avale ma bouchée en vitesse, je tousse un peu à cause de la-dite bouchée puis je me dirige en m'appuyant sur la table vers Marius pour m'écrouler/m'agenouiller devant lui pour tenir son ventre entre mes bras. J'entends son cœur battre et d'autres bruits que je n'identifie pas – pas pour l'instant. Je reconnais juste le cœur parce que je sais qu'il fait « tou-toum, tou-toum, tou-toum » de façon très régulière – quand c'est plus le cas il est temps de s'inquiéter pour son matricule. D'ailleurs c'est amusant, quand j'y ai posé ma tête, le tou-toum a été plus fréquent.
J'aurais aimé lui dire combien je le trouvais gentil, que je ferais plus jamais l'imbécile pour pas qu'il s'inquiète partout, mais j'ai oublié mon ardoise sur la table à l'autre bout, et j'ai peur de claquer si je me lève comme ça.

- Ma'us.

Okay, c'était imparfait, mais mon bonheur était complet, j'avais entendu le son de la voix de Marius – j'ai pas encore bien les éléments pour comparer, mais je suis sûr que c'est de l'ambroisie par rapport au reste – mon premier mot était son nom – les lettres difficiles en moins – je ne voulais rien de plus.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyDim 28 Aoû - 14:40

Ce fut évidemment avec une surprise visible que Marius vit Mist désigner la bonne main, il fronça les sourcils, toujours aussi sceptiques. Pourtant, le sourire de son compagnon lui affirma bien qu'il pouvait entendre... entendre ? Il garda une figure étonnée, béat, imbécile devant cette nouvelle plutôt positive. Mist capable d'entendre ? Et de parler aussi ? Il avait le sentiment de nager dans une mer de sable, tellement c'était impossible à ses yeux qu'une bonne chose puisse leur arriver. Il était bien au chaud, mais si jamais il remontait à la surface pour rencontrer Madame Réalité, il avalerait le désert en entier, ainsi puni d'être si crédule. Pourtant, le sourire de son ami lui prouva bien que c'était quelque chose de réel, pas un effet de son imagination qui tentait de le sortir de son désespoir de plus en plus profond.

C'était... concret. Mist pouvait entendre, c'était... il n'y avait pas de mot pour expliquer ce qui se passait, ici dans cette petite masure abandonnée qui représentait tant de choses pour eux. Une sorte de foyer, un toit capable de les protéger de l'ombre menaçante de l'Église, ou encore comme une sorte de grotte renfermant des armes. C'était ça qui était utile dans la contrebande, on pouvait avoir accès à un peu prêt tout, notamment des armes. Par ailleurs, Marius avait toujours gardé l'épée d'Amadaüs, caché quelque part dans la cave. Un vague sourire se dessina sur ses lèvres, rien de bien expressif, rien de bien génial, mais un sourire quand même, c'était déjà un miracle quand Marius ne faisait pas une tête de déterrée. Donc, un vague sourire, certes, mais un sourire tout de même, attention c'est une rare promotion !

Sans réellement sortir de sa torpeur, il continua pourtant de sourire comme un joyeux imbécile qui aurait fumé une herbe un peu spécial. Il l'observa se relever pour venir contre lui, Marius ne le repoussa pas. S'il y avait bien une personne qu'il ne rejetterait jamais, c'était Mist, les autres... c'était différent. Il n'était pas aussi proche avec Magdra ou Alvaro, pourtant il les connaissait plus que Mist. Leurs rapports étaient différents, la manière de montrer leurs sentiments aussi. Son sourire s'agrandit, alors que son ami posait sa tête contre sa poitrine, il caressa distraitement sa chevelure et son dos. La chaleur de son corps l'envahissait tout doucement, pendant que son coeur se mit à battre un peu plus vite. Tenant Mist contre lui, il ferma les yeux pour percevoir le premier mot du jeune homme, un mot qu'il peina à comprendre, tellement le son lui semblait très différent de tout ce qu'il avait autrefois entendu. Il mouilla ses lèvres, et frottant son dos, il ne fit pas de commentaire. Que dire d'ailleurs ? Mist lui avait dit son nom, c'était le premier mot qu'il prononçait, et c'était à lui, rien d'autre qu'à lui.

Son nom... rien que son nom, ces six petites lettres, certes il en manquait une ou deux, mais ça n'avait pas d'importance. N'osant pas bouger, Marius rouvrit les yeux sur la fenêtre barricadée en face de lui, il pouvait entendre les murmures du vent dehors, comme il pouvait entendre la vie continuer son bout de chemin. Mist percevait-il aussi tous ces sons ? Ces symboles de la vie ? Ces musiques de la misère qui venaient des Bas-Fonds ? Pouvait-il les comprendre, comme il pouvait comprendre sa voix maintenant, lorsqu'il parlait ? C'était comme si le temps s'était arrêté, mis en suspens dans cet endroit minable dans lequel pourtant, le jeune homme se sentait bien. Au moins, alors qu'ils étaient sans cesse pourchassés par l'Inquisition, alors qu'ils essayaient de changer les choses pour un monde meilleur, et que leurs lendemains n'étaient rien d'autre que l'espoir de ne pas mourir dans la seconde, il y avait un endroit qui les cachait de tout. Il n'y avait que cette masure, perdue dans les Bas-Fonds qui voulait bien leur offrir l'hospitalité. Comme les bras d'une mère aimante, capable de mordre et de griffer pour protéger son enfant. Cette masure était leur salut.

Marius passa une main dans sa chevelure, et sans se décrocher de Mist, il releva un peu plus la tête pour écouter le silence, rien que le silence. Pas de peur, pas de de douleur, silence et la quiétude. Poussant un soupir, Marius fixa un moment Mist comme pour s'assurer que son ami se trouvait bien contre lui, et qu'il ne risquait pas de s'envoler dans la seconde. Son sourire disparu, l'expression grave, le jeune homme était pourtant guère bouffés par ses angoisses. Il murmura :


— Promets-moi de faire attention, notre combat n'aura jamais de fin, et je resterai avec toi pour toujours.

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyMer 31 Aoû - 12:05

Marius souriait parce que j'entendais, j'en étais très heureux. Je fourrais mon visage dans son ventre pour profiter de l'odeur Mariusienne en roucoulant joyeusement puis je relevai le nez pour savoir si il parlait. Ce n'est pas parce que j'entendais que je comprenais, la majorité des sons n'avaient pas de sens pour moi, c'était juste un joyeux capharnaüm. Lire sur les lèvres et écrire sur mon ardoise me restaient indispensables pour l'instant donc, mais ça ne durerait pas.

Marius me dit – en substance – de lui promettre de faire attention à moi parce que notre lutte n'a pas de fin, en gros. Il m'aime hein ? Il s'inquiète pour moi tu as vu ? J'avais envie de lui embrasser les mains pour le remercier. Mon dégoût de moi est proportionnel à l'affection que je lui porte. En reposant ma tête sur son ventre je sais par exemple qu'il a une vue parfaite sur mon crâne abimé par les coups avec des plaques de cheveux en moins ou plus longs que le reste, ou en bataille. Je sais aussi que mon visage est devenu asymétrique à cause des cicatrices, que mon arcade sourcilière est un peu déformée du coté droit et que j'ai des lignes de tissu cicatriciel sur le reste du visage et les lèvres, là où ma peau s'est fendue sous les coups, sans parler du reste de mon corps. Et Marius n'est pas dégoûté ? C'est merveilleux ! Les contrebandiers me croient à moitié débile, un mec sourd muet avec la gueule que je me traine l'est forcément.
J'arrive à tendre les doigts jusqu'à mon ardoise sans me lever, pour écrire.

« Je te le promets, et si tu veux je ne sortirai plus de la masure, comme ça je ne risquerai plus rien. »

De toute façon il n'y a rien de gentil pour moi dehors, je suis mieux là hein ? Et comme ça je pourrais coller Marius toute la journée ! … enfin quand il est là surtout. Parce que lui il sort, mais il est plus malin ou plus j'sais pas quoi, on le tabasse pas lui. Regarde ses mains déjà, douces, fines, et avec des ongles, la mienne bah... on m'en a cassé des doigts, et puis dans diverses circonstances on m'a arraché les ongles, ce qui fait que ça repousse de travers, et puis j'me les ronge avec ce qu'il me reste de dents. Nan, sérieux, je vois pas ce que Marius supporte dans ma compagnie dégénérée, alors qu'il pourrait avoir des amis... bah qui font pas des bruits d'animaux déjà. C'est pour ça que je deviens marteau et que je me fais du mal tout seul, je suis un type normal coincé dans le corps et la situation d'un animal battu. Tu te supporterais aussi peu que moi à ma place, crois moi.

Je me relève pour aller manger, et j'embrasse Marius très rapidement au passage, en lui prenant le visage entre mes deux mains. C'est vachement rapide, je sais pas pourquoi j'ai fait ça, peut être que je deviens fou, va savoir. Peut être qu'il va me frapper ? Je ne sais pas, parce que j'ai réussi à me remettre debout sans tomber – mais j'ai les jambes qui tremblent d'épuisement – et à me remettre sur la chaise en regardant le fromage que je vais manger dès que j'aurais le courage de lever le nez et d'affronter son éventuelle colère parce que j'ai pas demandé poliment avant. Ou il va me faire un sermon douloureux (pour moi) au sujet du désir qui est caca.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptySam 3 Sep - 17:17

[Pardon pour mon manque total d'inspiration équivalent à une chanson de Christophe Maé.]

Un corps... c'était quoi exactement ? Une chose ? Une masse de chair ? Quelque chose de beau, quelque chose de laid ? Selon Marius, ce n’était rien d'autre... qu'un corps, sans tout le culte du beau qu'il y avait autour. C'était une partie de soi, mais aussi un instrument pouvant servir pour pas mal d'intention, torture, affection, et souillure. En gros, Mist pouvait très bien tergiverser sur son apparence, et tout le reste, se comparer aux autres et compagnie, Marius n'avait pas le moindre goût esthétique. Ce qu'il aimait ? Ce qui pouvait l'attirer ? Il n'en savait que trop rien, ce n'était pas le corps de quelqu'un qui pouvait le dégoûté, mais son âme. Il était de notoriété publique de dire qu'Uriel d'Arken était plutôt bel homme, mais le jeune homme le trouvait tout simplement horrible. La laideur de son âme le rendait repoussant, et ça n'allait pas plus loin. Mist n'était pas un être aussi noir et hideux qu'Uriel, alors Marius se foutait bien qu'il soit infirme, plein de stigmates et tout le bordel à côté. C'était la personne à qui il tenait le plus, et c'était tout. Chercher plus loin ? Il n'y avait rien de bien difficile à comprendre, juste une affection profonde pour cet ami, et qui le pousserait à commettre toutes sorte de folies.

Et Mist cherchait à franchir une limite que Marius ne voulait pas, il ne réagit pas tout de suite à son baiser, ou plutôt, il ne bougea pas d'un cil. Il ne dit pas le moindre mot, il ne prit pas non plus la fuite, non, rien de tout ça. Les coudes sur la table, les doigts entrelacés, Marius fixa un moment les rides de la table, franchement agacé. Raide comme s'il était soudain devenu un cadavre, il mordilla sa lèvre inférieure de colère, et il était effectivement plein de fureur, et c'était dirigé sur Mist. Ce dernier qui avait pu voir l'ombre de sa folie, lorsqu'il perdait le contrôle de ses sentiments. Marius était quelqu'un de nature distance, ayant reçut peu d'affection dans son enfance, il ne savait pas ce que l'amour pouvait signifier. Il ne prenait pas cette émotion de haut, elle lui était tout bonnement indifférente. Et même si sa relation avec Mist était particulière, il y avait une limite à ne pas franchir. Ce petit Lancelot tout droit sortit de Kaamelot avait quelques idées arrêtées, et il semblerait qu'il était plus pour une relation platonique que charnel.

Marius se contenta de lui envoyer un regard noir, un simple regard noir qui sonnait comme un avertissement. Il ne fit pas de sermon, comme il ne fit pas le moindre commentaire, il ne se leva pas plus pour s'enfuir, il resta immobile sur sa chaise. Pas de plaisir non plus dans ce geste, juste de l'agacement, Marius n'appréciait pas lorsqu'on n'allait pas de son sens. À croire que le gentil garçon de bonne famille était définitivement mort, et qu'il se transformait peu à peu en un être bien différent, un brin plus sombre et sur le point de tremper ses mains dans ce qu'auparavant, il haïssait. Le monde tournait sans qu'il puisse y faire quelque chose, il ne pouvait pas le contrôler, et les changements intervenant sans cesse dans son existence le faisaient évoluer, et pas en bien. Marius poussa un soupir, et caressant la table comme pour enlever la poussière, il mouilla ses lèvres et se relevant, il murmura :

— Tu ferais mieux d'aller te reposer.

Et sans un regard noir de plus, Marius fourra ses mains dans ses poches, que pouvait-il faire de plus après ça, hein ? Il avait juste envie de sortir prendre l'air, se changer les idées. Il songea alors qu'il devait parler à Iraïd, et fronçant les sourcils, il se tourna pour lancer, oubliant l'incident brusquement :

— J'ai revu Eléanor, elle est enceinte.

Pourquoi parler d'elle ? Marius ne savait pas non plus ce qu'il devait faire avec elle, ce n'était pas le genre de femme prête à s'engager corps et âme dans ce qu'ils faisaient. La Duchesse le lui avait prouvé un bon nombre de fois, elle n'était pas assez forte, encore trop douce, et pas assez ferme pour ce qu'ils devaient faire. Mist ne savait pas non plus que si elle avait eu le pouvoir, jamais Marius n'aurait pu venir le tirer de cette prison infâme. Devait-il faire quelque chose pour elle ? Devait-il la reprendre à ses côtés ? C'était une personne influente, et son mari trop bellâtre et beau parleur pour se rendre compte que cet idiot de Léonard le menait en bateau depuis le début.

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptySam 3 Sep - 22:13

Marius m'assassina avec le regard. J'avais fait quelque chose d'incroyablement stupide, évidemment. Il ne voulait pas faire ça avec moi, ni avec personne. C'est le « ni avec personne » qui m'a embrouillé, je pensais que comme mon dégoût pour les bains, ça passerait. Bah j'ai mal pensé. Il me suggère d'aller me reposer, au cas où mon cerveau aurait surchauffé, je hoche la tête. Il ne me frappe pas, c'est déjà ça. Je sens mes pensées glisser sur leur terrain habituel : je suis qu'un mec qu'on aurait passé dans une moissonneuse-batteuse.

Il me dit ensuite qu'Elea est enceinte, ça ne m'intéresse pas trop, je hausse des épaules, un peu plus occupé avec ma honte de moi que par l'utérus des autres. Et puis j'aime pas les bébés, et j'aime pas Eléanor, je vois pas en quoi je sache que l'un va aller avec l'autre me concerne beaucoup. Elle s'est opposé à ma libération de prison – je le sais, elle l'a dit devant moi – pourquoi je l'apprécierais ? Autant apprécier Uriel ou une poubelle pleine. Je suppose qu'elle est mariée avec le père, les bourges font comme ça, ils déclarent solennellement qu'ils vont baiser devant l'Ombre, leurs parents et la société. J'écris.

« Je m'en fiche, je n'ai jamais beaucoup apprécié Eléanor, avec ou sans enfant et je croyais qu'elle ne viendrait plus ici. Je vais me coucher, tu as raison, je suis fatigué. »

En fait, je ne sais pas si je vais arriver à dormir avec tout ces bruits, mais ils me semblent brutalement moins fascinant. Je me lève avec difficulté de ma chaise et je vais jusqu'au lit en grimpant les escaliers très doucement, laissant fromage et morceau de pain derrière moi. Marius a l'habitude de mes sorties dramatiques et de mes crises, de toute façon. C'est même lui qui bande les plaies après.
Je mets mon masque sur mon visage et je me roule en boule dans le lit sous les couvertures. Le masque, c'est pour pleurer tranquille et sans que personne le voit. J'ai fini bien avant que Marius aille se coucher, et ça a présenter l'avantage de me fatiguer et de me détendre assez pour que je puisse m'endormir.

Le lendemain, je décide de faire quelque chose d'idiot : des morts. Je prends mon arbalète, et c'est avec des points encore au cou, toute mes faiblesses physiques et mentales et ma trouille que je vais tuer. Des nobles. Du bon meurtre gratuit, comme avant quand j'étais tout seul. Je ne faisais plus ça, plus de recherche d'information sur mes parents non plus parce que Marius jugeait ça gratuit et puéril, et pas très efficace. J'étais d'accord, mais mettons que je sois gratuit, puéril et peu efficace, je peux vivre avec ça.

D'habitude, je suis content quand j'en démonte un après un plan minutieusement préparé parce que c'est risqué, qu'il faut arriver à vider les lieux après et ne pas louper sa cible. Là, aujourd'hui, j'en démonte deux. Je sais pas qui c'est, il y avait un vieux et une jeune femme, tous deux sortaient de leurs jolies fiacres, deux carreaux d'arbalète dans leur mouille, j'ai un peu progressé en tir, pas faute d'avoir visé des trucs à travers la Vieille Masure et autour pour m'entrainer – des fois, je m'y ennuie un peu. Le sang sur moi, c'est quand j'ai dû dérouiller un pauvre garde en m'enfuyant. C'est dur de me trouver, surtout que je tir à distance et de pas mal loin, exploitant à fond les capacités de l'arbalète, mais là pas de chance il m'est tombé dessus. J'ai réussi à le tuer au couteau, ça m'a limite surpris tellement je pensais que même un chaton de deux semaines me démontait, mais le couteau à la jugulaire, ça pardonne pas, surtout que le gars, vu ma gueule, il s'attendait plus à ce que je pisse dessus en me roulant par terre pour supplier à l'indulgence, ou je ne sache pas comment je m'appelle, vu que j'ai pas l'air très finaud avec ma gueule de travers. Il a pas prévu que le coup de couteau à la jugulaire, j'ai rêvé de le porter à la gorge du monde entier, que je connais le mouvement par cœur tellement je l'ai fantasmé. Donc il s'est écroulé en gargouillant et je suis partit en estimant pas avoir perdu ma journée.

Je suis rentré au soir tombé, très fatigué d'avoir attendu toute la journée après des cibles dont je ne savais pas les aller-et-retour quotidiens, un bon petit plan foireux quoi, mais des mecs qui se font dessouder à l'arbalète, c'est un peu ma marque de fabrique depuis l'autre Equinoxe là. Je bouffe du fromage à table, avec les jambes qui tremblent tellement j'en ai demandé à mon petit corps sans réserve d'énergie. J'ai une vision très personnelle de la psychothérapie.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptySam 10 Sep - 10:15

Des jours qui passent, et qui se ressemblent. La vie de la Révolution n'avait plus ce goût de découverte et d'originalité, Marius avait le sentiment de tomber de plus en plus dans la monotonie. Rien ne changeait, mis à part le temps, sinon tout était l'exact semblable du passé, rien ne changeait. Le jeune homme tombait parfois dans ce genre de sentiment, blasé, fatigué par tout et rien, et il n'y avait rien à faire pour l'en sortir, juste attendre que ça passe. Un matin, on lui affirma que Mist était sortit, ce à quoi il répondit d'un simple haussement d'épaules, il n'était pas sa mère après tout ? Ce fut ce dont il aurait aimé se persuader, mais une petite pointe d'inquiétude le transperça tout de même, rapidement remplacée par ce qu'il devait faire ce jour-là. Il mordilla sa lèvre, et un peu nerveux, comme à chaque fois qu'ils devaient faire un sale coup à un pauvre con riche comme un porc, il poussa un soupir devant le reflet que lui renvoyait la bassine d'eau. Alvaro était revenu leur donner quelques ordres, ils avaient besoin d'argent, et leurs clients commençaient à s'impatienter de leur manque d'activité. Le soir, ils devraient donc voler une cargaison d'arme qui arrivait de Semini, un sourire amer se dessina sur son visage blême. Au moins, tout ça lui permettrait de fuir un peu les questions qui au sujet de son ami le torturaient depuis un moment déjà. Mist avait franchi une limite, et devenait lourd.

Mouillant sa figure de l'eau froide, il secoua un peu la tête, plutôt tendu. Plus que d'habitude, lorsqu'ils devaient faire ce genre de manigances, il mordilla sa lèvre encore, comme à son habitude. Marius avait développé en une année et quelques moins bons nombres de tics nerveux, là grimaça et fronçant les sourcils, il mouilla sa lèvre inférieure avant de passer une main dans ses cheveux. Il ferma les boutons de sa chemise, puis vérifia que son poignard se trouvait toujours bien dans sa botte, c'était Alvaro qui lui avait offert, dés qu'ils avaient commencé ces petites affaires un peu dangereuses tout de même. Marius prit une perruque qui cette fois-ci était rousse, puis un masque qu'on avait laissé là. Sans un mot de plus, il approuva d'un simple signe de tête, lorsqu'Alvaro lui lança que c'était l'heure. Il réajusta sa cape sur ses épaules, massa sa nuque et suivit le grand chauve qui n'accorda pas le moindre regard à ses hommes. Derrière Marcoh, disparaissant derrière ses larges épaules, Marius écoutait d'une oreille à peine attentive les ordres de son chef. Il se contenta de suivre les six contrebandiers qui comme des rats, filaient à travers les ruelles des Bas-Fonds. Il ne tarda pas d'ailleurs à disparaître comme une ombre à travers le dédale de misères qui s'ouvrait à lui, il contourna le corps bouffé par les vers de ce qui semblait avoir été une prostituée, et sautant au-dessus d'une vieille planche de bois, Marius sortit de la ville.

Et comme des chasseurs, comme des loups, les contrebandiers fixaient l'homme qui sifflotait dans l'air froid de la nuit. Le silence était perturbé par les sabots de son cheval, alors qu'on pouvait deviner la silhouette presque sensuelle des armes. Un cri ressemblant à celui d'un hibou leur indiqua qu'il était temps d'agir, et hurlant de rage, les six hommes sortirent des buissons pour foncer sur le marchand. Cependant, malgré leur masque, et leur jeu « d'esprit de la forêt », ils ne firent même pas peur au marchand. Bien au contraire, car celui-ci eut un sourire et aussitôt, trois Gardes Impériales bondirent sur les contrebandiers. Alvaro pesta entre ses dents, et Marius resta un instant immobile. Quelqu'un les avait donc trahis ? Il esquiva la flèche d'un archer, et tandis que ses compagnons luttaient pour rester en vie, le jeune homme bondit sur une proie choisie au hasard. Un bonhomme replet qui lui envoya aussitôt poing dans la mâchoire. Marius recula un peu, l'esprit brouillé par la douleur, et comprenant peu ce qu'il était en train de se passer, il put que sentir la souffrance, lorsque la massue de l'homme s'écrasa contre son épaule. Le jeune homme s'écroula à terre, incapable de faire quoi que ce soit, et il se crispa quand un autre enfonça son épée dans sa jambe. Il tourna sur le côté, et serait sans doute mort, si Marcoh n'avait pas plaqué l'un des hommes au sol pour l'égorger avec sa dague.

La suite... Marius ne crut pas voir la suite, il n'y avait que de la douleur, et de la fatigue, rien d'autre. On l'avait simplement ramené à la masure, comment ? Il ne savait pas, juste de douleur et des cauchemars, toujours des cauchemars, pour toujours. Il grimaça et secouant la tête, il entendit à peine Alvaro hurler qu'on amène Magdra. Il poussa un soupir, prit dans un délire qui lui faisait croire que la réalité se transformait en rêve. Il eut un petit rire dément, plein de douleur, plein d'amertume, ainsi donc... allait-il mourir ?

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyVen 16 Sep - 16:23

Je mâchonnai un bout de pain, les yeux dans le vague, laissant courir mon esprit sur les steppes verdoyantes du dégoût de soi, quand soudain une déflagration sonore me fit sursauter. C'était la porte explosant de son battant grâce à un vigoureux coup de pied. Je tournais la tête vers la scène, intrigué, et constata que si l'homme n'avait pas ouvert la porte avec ses mains, c'est parce qu'elles étaient pleines. Occupées par des pieds, pour être précis. Ah. J'étais coutumier de ce genre de scène incompréhensibles, surtout sans le son. Un homme arrivait en hurlant des trucs la bouche ouverte, parfois saoul, et quatre hommes rappliquaient aussitôt en hurlant tout pareil, ce genre de cirque là. Des trucs de contrebandiers. J'appréciais parfois de les regarder, si vigoureux, grand, musclé, l'allure même du bandit, en train de courir, de jouer des muscles, de soulever des choses. Moi le presque nain à l'ossature d'oiseau, je trouvais ça beau et j'étais envieux de tous ces jeux.

Mais là, ils rentraient un blessé, ou un mort, difficile à dire. Un roux, avec un masque, mais couvert de sang et de boue qui hurlait à plein poumons de douleur – c'est ce qui m'a indiqué qu'il était vivant, en fin de compte. Je regardai la scène avec une indifférence polie, en continuant de mâcher mon bout de pain. De toute façon, je n'étais d'aucun secours à cet homme et je me fichais de sa mort éventuelle, donc pas la peine de me précipiter pour hurler avec eux, j'avais d'autres soucis en tête.

Puis la perruque glissa de la tête de l'homme, laissant à découvert une poignée de cheveux gris pas encore souillée par le sang. J'eu un choc, c'était évidemment Marius. Je crachai mon pain à demi mâché sur la table en bois et je me précipitai à leur suite. Ils montèrent Marius dans la chambre que nous partagions et le posèrent sur le lit, pendant que le chauve appelait la rousse à moitié folle. Qui avait tuer mon Marius ? Que s'était il passé ? Je ne pouvais pas le savoir, il ne me vint même pas à l'esprit de demander à un des contrebandiers la réponse, j'avais un peu peur d'eux et je répugnais à parler à quelqu'un d'autre que Marius, de façon générale.

Je les suivi en courant dans la chambre, près du lit, et, animé par la superstition que la mort se repousse physiquement, je bondis pour être contre de Marius. Mon initiative ne fut pas approuvée, surtout parce que je m'étais précipité sans égard pour ses blessures. Nouveaux hurlements de douleur, mais je n'eu pas le cœur de m'en vouloir, tout à ma panique. La réaction ne fut pas immédiate, car les contrebandiers partageaient le dégoût des ishtariens en général pour les handicapés, et les petits cris d'animaux que je pouvais maintenant pousser les effrayaient plus que mon silence éternel d'avant. Magdra, qui savait que j'avais un intellect normal, fut la première à me donner une taloche pour me faire bouger, ce qui marqua le début des hostilités pour me faire dégager de là. Ils avaient raison, j'avais tort, mais je n'en avais pas conscience.

Quelqu'un me prit à bras le corps pour me soulever et je me suis débattu violemment, envoyant des coups de pied dans tout ce qui m'était accessible. On m'attrapa les jambes pour m'éloigner, et Magdra put passer aux soins – qui m'étaient incompréhensibles – pendant que je hurlais de protestation à plein volume pour les faire me lâcher. Je pensai que mes cris d'animaux allaient les effrayer, qu'ils auraient peur de la « contagion », « d'oublier » comment on parle, bref, devenir comme moi, mais ils arrivèrent à me faire sortir de la pièce et à éloigner Marius de ma vue. Je ne m'en débattais que plus fort, et réussit à en frapper un bien au visage, et il se détourna en se tenant le nez. Mais hélas je n'arrivai pas à me dégager, et on m'enferma dans une autre pièce à clé. Ça ne m'arrêta nullement, et je me mis à frapper dans la porte avec ma prothèse. Le bruit des coups et les fissures qui apparurent dans le bois durent alerter les contrebandiers, parce qu'ils revinrent aussitôt dans la pièce pour m'arrêter. A leur décharge, ils ne me firent pas mal et il fallait bien m'empêcher de torturer Marius, mais à ce moment là je n'étais que rage et panique, et on m'attacha une main – la gauche - dans le dos de sorte que je ne puisse pas me détacher sans me couper moi même en deux et l'autre au pied du lit avec des chaînes pour plus de sécurité. J'étais hurlant et bavant, mais j'ai bien dû finir par me calmer, ne serait ce que par épuisement. Au bout d'un long moment que je ne saurais mesurer, Magdra s'accroupit devant moi et m'expliqua avec des cernes sous les yeux ce qu'avait Marius. Ils avaient essuyé une attaque, apparemment les contrebandiers avaient été trahi, et Marius avait reçu un coup de masse sur l'épaule qui la lui avait cassé, et une épée avait transpercé sa jambe. Pour l'épaule, la fracture n'étant pas trop importante, elle avait pu remettre tout ça en place, nettoyer, et recoudre ce qui devait l'être sans que ça s'infecte mais la jambe... Marius était dévoré de fièvre, l'artère fémorale n'avait pas été sectionnée* mais c'était la seule chose de bien. Magdra voulait amputer avant d'avoir à faire face à une gangrène qui boufferait tout, surtout que Marius était de base affaibli physiquement par son anorexie, mais Alvaro voulait attendre encore pour voir si l'infection arrivait à s'en aller grâce à leurs soins.
Donc, en conclusion, la dernière chose dont avait besoin Marius c'était d'un fou hurlant et sale qui viendrait coller ses miasmes à ses plaies et l'empêcherait de se reposer. Déjà, faire son enquiquineur à monopoliser l'attention de sa guérisseuse qui pourrait consacrer ce temps là à le soigner, c'était déjà de trop. Que croyais je obtenir en faisant des scènes comme je le faisais hein ? Pas seulement là, mais de façon générale ? Marius ne mangeait plus parce qu'un petit clodo avec trop de besoins lui pompait la moelle, et ça allait le tuer. Avais je compris ? Serais je sage maintenant ?

Magdra me regardait avec une expression intense sur le visage, elle était de toute évidence inquiète pour Marius. J'ai hoché la tête positivement, même si je trouvais ses paroles plus immondes que pleines de bon sens. Je pourrais peut être voir Marius en me soumettant ? Magdra me détacha en tous cas, ce qui était un bon point. Les chaînes m'empêchaient de m'allonger ou d'adopter une position confortable et j'avais au cours de la nuit fini par m'uriner dessus. Magdra eu d'ailleurs gênée – cette femme peut ressentir de la gêne dieu du ciel ! - par ce dernier point, se disant sans doute que me laisser enfermé si longtemps tenant sans doute de la maltraitance, mais moi je me sentais pas plus chiffonné que ça et m'étirait avec plaisir. Magdra devait retourner auprès de Marius, mais que si je lui apportais à manger je serais un gentil garçon.

Je m'exécutai donc – je ne tenais pas à être re-attaché quelque part – et profita de mon passage en bas pour faire des câlins à mes chiens. Alors que j'allais repartir en haut, Mais Dors me regarda d'un air intrigué, la tête penchée sur le coté. Je supposais qu'elle se demandait ce qu'il allait advenir de Marius. Je haussai des épaules, n'en sachant pas plus qu'elle à propos de son état de santé. Je montai, avec un plateau avec du pain, du fromage et une pomme dessus, que Marius regarderait sans doute moisir sans y poser un doigt.

En entrant dans la pièce, ce fut l'odeur en premier qui me marqua, une odeur de charogne. Elle prenait à la gorge, vraiment. J'approchai, posa mon plateau sur la table de chevet déjà encombrée de pots et d'onguents divers et regarda Marius. Il était encore plus pâle que d'habitude, couvert de sueur et visiblement délirant. Autour de son corps, les draps étaient tâchés d'humidité. On pouvait voir sa jambe, et c'était la synthèse de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel des humeurs humaines, mais il n'y avait pas de noir, j'en étais soulagé. Ça faisait beaucoup de bordel pour une si petite plaie, mais les dégâts étaient beaucoup à l'intérieur apparemment, vu qu'il avait été transpercé de part en part. Je m'accroupis à coté du lit – coté fenêtre, parce que coté porte il y avait Magdra et sa clique, et même inconscient, Marius m'offrait une protection contre eux – et posai ma tête sur le matelas, les bras ballant.

* Bah sinon il meurt quoi.
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Marius De l'Ombrage

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Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) Vide
MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyDim 18 Sep - 0:21

Ce que le jeune homme put percevoir ? Ce n'était même pas un son, ce n'était même pas une voix, et encore moi cette musique curieuse que produisait Mist. Tout autour de lui, il pouvait sentir le monde s'agiter, courir et s'éloigner de lui, alors que son corps lui rappelait qu'il était vivant. Pour combien de temps ? Il l'ignorait, et cette question lui importait peu, la fièvre le rendait fou de fatigue, et il aurait donné son bras pour un peu de sommeil. Il eut un sursaut, sa bouche s'ouvrit, mais un râle sortit, pas un cri. Magdra était au-dessus de lui, et il la voyait parler, mais il n'entendait pas, ou ne comprenait pas le sens de ses phrases. Il aperçut une vague silhouette familière, et se laissant emporter par ses souffrances, il ferma les yeux. Qui était-ce déjà ? Marius avait oublié, oublié le nom de Mist, la seule personne qui comptait. Il aimait Magdra, il aimait Alvaro et ses hommes, mais ce n'était pas le même sentiment.

La fièvre continuait à monter, et il réagit à peine devant le flot d'insultes que cracha la grande rousse, encore moins quand elle vida un flacon d'alcool sur la plaie. Il sentit certes les picotements grimper sur sa jambe, lui hurlant qu'il n'était pas encore mort, même s'il était proche de passer l'arme à gauche. Sa vue brouillée du monde lui faisait croire parfois que ce n'était pas Alvaro qui dans un coin le fixait, l'inquiétude au fond des pupilles, comme s'il voyait un fils mourir. Le chauve était un homme froid, mesquin et radin, et pourtant, il tenait à chacune des personnes qui vivaient dans cet endroit. Il parlait peu, ou crachait sans cesse des insultes à sa grande folle — comme il aimait l'appeler —, et bientôt, ça ferait un an qu'il aura récupéré le gamin qui gisait sur une couche pleine de sang et de sueur. Un an... ça suffit largement pour s'attacher à quelqu'un, il avala douloureusement sa salive.

Assis sur une chaise, les coudes sur les genoux, il avait joint les mains qu'il avait posées contre ses lèvres pincées. Il tremblait un peu, tandis que Magdra râlait contre Marius, elle lui lançait qu'il n’était rien d'autre qu'un imbécile, et que s'il n’était pas à moitié mort, elle lui balancerait son poing dans le flanc. Comme Marcoh qui allait et venait, Alvaro savait que leur grande rousse cédait elle aussi à la faiblesse. C'était une famille, et perdre un de leurs membres n'était pas chose facile, Magdra n'avait pas d'enfant, comme le chauve. Elle passa sa main dans sa tignasse rouge, puis sur son front moite, ses mains tremblaient, nerveuses, et elles s'agitaient dans leur tâche. Marius ne pouvait pas voir tous ces efforts, son univers se résumait à sa souffrance, il perdait ses forces, et n'avait même plus le désir de lutte. Il crut pousser un soupir, mais ce fut un râle qui sortit de sa gorge, pénible et semblable à celui d'un animal blessé.

Où était Mist ? Il voulait le voir ! La Mort allait-elle le prendre maintenant, finalement ? Allait-elle l'enlacer et lui briser les os pour toujours ? Il pouvait la sentir venir près de lui, il pouvait sentir ses mains glaciales parcourir sa poitrine avant de se planter dans sa chair. Elle était là, au-dessus de son lit, et lui souriait. Que se passait-il ? Le monde s'était-il arrêté de s'animer autour de lui ? Marius voulut tendre la main vers cette immense cape de velours noir, juste... pour la toucher, mais sa main retomba sur la couche, et il crut perdre quelque chose. Un mouvement, un corps, et il tourna lentement la tête vers Mist. Une sorte de sourire sans vie orna ses lèvres, il respirait lentement, et n'avait plus conscience du temps. Mist allait donc reprendre leurs habitudes ? Et se glisser auprès de lui pour la nuit ? Marius toussa un peu, mais avant qu'il ne puisse essayer de dire quoique ce fut, il entendu un grincement lui écraser les tympans. Magdra était là, Alvaro derrière lui, et d'un grognement farouche, elle ordonna à Mist de s'éloigner. Malgré ses colères, elle paraissait l'apprécier, comme elle appréciait les gamins autour de vingt ans, lui rappelant le fils qu'elle n'aurait jamais. Elle cracha avec une mauvaise humeur évidente, après avoir avalé une bouffée de tabac :

— Virez de là, j'ai besoin de calme.

Elle parlait aux quelques hommes d'Alvaro qui n'osèrent rien répliquer, ce dernier se rapprocha de Marius sans les observer sortir en vitesse. Magdra poussa un soupir, et prenant une chaise, elle l'amena près du lit. Elle grogna et saisissant le malade par le col, elle lui envoya une gifle avant de se laisser tomber, elle était morte de fatigue.

— Je ne suis pas médecin de base, j'ai juste quelques connaissances, c'est tout, je ne sais pas quoi faire. Mais bordel, Léonard, si tu crèves, crois-moi, tu vas le regretter : je viendrais te chercher là où tu crécheras, et je te foutrais la branlée de ta vie, au point où tu regretteras d'être mort !

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyDim 18 Sep - 7:46

J'étais posé et heureux d'avoir enfin Marius sous les yeux pour le surveiller et... Magdra nous dit à tous de sortir, et j'eus même droit à un rab de regard noir, rapport à la scène que j'avais fait précédemment. Je sortis de la table de chevet une plume et un stylo, et les lui montra. Me laisserait elle écrire un mot à Marius avant de partir ? Elle fit oui de la tête, et retourna à ses occupations pendant que je lissais le vélin du plat de la main. Paranoïaque, j'accumulais les morceaux d'ardoise, les craies, les tablettes de cire et les feuilles. Je suis également allé chercher un petit pot d'encre, pour tremper ma plume. Ça faisait longtemps que je n'avais pas utilisé un appareillage aussi luxueux pour écrire, ces denrées étaient rares et précieuses. Je regrettais le stylo que m'avaient offert mes parents, avec un réservoir d'encre et tout. C'était quand même plus simple à utiliser qu'une plume, et la calligraphie était plus élégante qu'à la craie.

Je me mis à écrire donc, avec plaisir, parce qu'avec la plume on peut faire de belles boucles. Il fallait que je lui parle de toute façon, je voulais pas qu'il me déteste à cause de ce que je lui avais fait avant qu'il parte. Peut être d'ailleurs qu'il est parti faire l'idiot avec des gardes impériaux à cause de moi ? Parce que je l'avais énervé en l'embrassant ? C'est terrible ça alors, si il meurt, je vais jamais m'en remettre. Mais je serais pas triste longtemps, au moins, déjà dans des conditions idoines, la moitié de ma vie est déjà largement passée, alors avec un deuil insurmontable... j'me vois bien me foutre en l'air pour ça. Je trouve que j'ai déjà de la chance d'avoir vécu si vieux, vu les conditions, mais j'aimerais bien que Marius meurt pas... moi j'veux bien passer devant, le faire, mais je veux pas que ça lui arrive... je veux pas ! J'aimerais bien lui prendre une main et la réchauffer entre les miennes, comme si ça pouvait éloigner la mort, mais j'ai pas le droit de le toucher apparemment.

« Pardonne moi de t'avoir embrassé ! Ce n'était pas sexuel pour moi, c'est juste que je t'aime beaucoup. Ne meurs pas ! »

Oui mais c'est vrai, j'suis pas con, j'ai pigé que le sexe c'était mauvais, mais un simple baiser, je voyais pas ça comme l'équivalent d'un viol collectif dans une cave sans capote.
Alors que j'allais donner le mot à Marius, Magdra le gifla ! Je lui aurais dessus pour la tabasser si seulement j'avais la moindre chance de pouvoir lui faire une pichenette sans qu'elle me tue. Peut être qu'elle m'aimait bien hein, mais moi je l'aimais pas, je la prenais pas pour ma mère mais pour une connasse qui se mettait entre moi et Marius tout le temps. D'ailleurs tous les gens qui lui parlaient, les contrebandiers, les terroristes les philosophes, c'était rien que des sales voleurs de Marius. Donc, après que Magdra lui ait fait la moral (« mourir c'est méchant ») j'ai placé le papier roulé en boule dans son poing, entre ses doigts. Le toucher, c'était d'ailleurs super. J'ai lancé un regard noir à Magdra, la mettant au défi de lire un truc qui lui était pas destiné. Elle l'a pas fait, elle devait en avoir rien à foutre en fait. Je suis parti.

Je me suis roulé en boule avec les chiens pour me tenir chaud, puisque je n'étais utile à rien, autant dormir. Mais j'y arrivais pas, Marius malade, j'étais tout en panique et en sueur froide. J'étais épuisé pourtant, je n'avais pas dormi depuis longtemps et pas encore reconstitué tout le sang qui me manquait non plus, et pourtant je restais les yeux ouverts, nerveux, tremblant, incapable de réfléchir. On était au bord du gouffre dans un champ de mine, et ce con de Marius étant en train de tester des échasses sauteuses !

Au bout d'un moment je me suis relevé, je cherchais quoi faire d'utile, en marchant en rond dans la pièce où je m'étais terré pour être tranquille – un placard puant. C'est pas comme ça que j'imaginais mes premiers jours à entendre, aussi tristes... j'allais voir devant la porte et je grattai avec ma petite patte dessus pour que Magdra me laisse entrer. Elle a pas voulu, Marius allait de plus en plus mal.

Plusieurs jours sont passés comme ça, je mangeais peu, je restais dans mes fringues souillées d'urine, je parlais à personne, et Marius n'allait pas mieux. Je grattais régulièrement à la porte, et Magdra me chassait à chaque fois, surtout parce que j'étais sale et peu discret, ce qui n'est pas idéal pour un malade.
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Marius De l'Ombrage

Marius De l'Ombrage

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Des voix, des murmures autour de lui, et la douleur qui prenait son corps tout entier. Ce n'était plus le monde, ce n'était plus la réalité, mais un voile qui l'entourait pour briser peu à peu ses pensées. Marius ne pensait plus, il n'arrivait même plus à faire cet effort, alors même si Mist lui laissa un mot, il ne prit même pas la peine de le lire, lui-même ne comprenait pas ce qu'il se passait autour de lui. L'univers s'était éteint, et la lassitude causée par la souffrance grimpait tout doucement, il avait bien senti la gifle de Magdra, mais il n'avait pas pu réagir, ni la prendre totalement en compte. Il poussa un râle, les yeux posés sur la silhouette malingre qui s'éloignait de lui, seule, blessée, et qui semblait morte. Il tourna alors la tête vers le mur, la gorge sèche, il avait très soif, et peut-être faim, il ne savait pas trop en réalité. Il crut mouiller ses lèvres, et il remua à peine quand Magdra alla défaire les bandages, le front moite, les mains tremblantes d'angoisses. Même cette femme, derrière son regard plein d'assurance pouvait avoir ses faiblesses. Alvaro ne bougeait pas, fixant toujours le gamin dans le lit, le front ridé par l'inquiétude. Magdra poussa un soupir, et lui lançant un regard sombre, elle haussa doucement les épaules, les mains jointes, crispées, elle prit finalement un peu de son alcool et en but une gorgée.

— Léonard... Mist t'as laissé un mot, déclara-t-elle comme si ça pouvait le tirer de là.
— Ça ne sert à rien, grogna Alvaro.

Magdra haussa les épaules, et la voix lourde, elle répliqua :

— J'essaye...
— Attend encore un peu... peut-être que...
— Peut-être quoi ? Gronda-t-elle, les nerfs saignés à vif. Si on attend, il meurt, c'est ça que tu veux ?
Je... oh et merde, fais ce que tu veux ! Coupe-lui la jambe, si ça te fait plaisir, j'en ai rien à foutre !

Alvaro poussa un cri de rage, et furieux, il alla se lever, quand soudain, il put sentir la main de sa grande folle le prendre par le vêtement. Il se retourna et planta son regard froid dans celui de la femme, et celle-ci lui envoya une baffe colossale. Alvaro chancela, et sans plus de cérémonie ou de considération pour le malade, il lui colla son poing dans la mâchoire. Magdra manqua de tomber en arrière, mais se retint à la table derrière elle en faisant tomber tous le nécessaire de médecine. Elle essuya le sang qui avait perlé, et poussant un soupir, elle gronda :

— Sors...
— Et tu crois...
— MAIS BORDEL SORTS !

Et Alvaor disparu dans le couloir sans demander son reste, Magdra planta son poing dans le mur avant de revenir vers Marius. Incapable de comprendre d'où venait ce soudain brouhaha, il ne bougea pas plus, lorsqu'elle posa sa paume sur son front pour prendre approximativement sa température. Elle but une autre gorgée d'absinthe, et tournant plusieurs fois autour du lit, elle sortit soudain de la chambre et aboya des ordres. Elle demandait de l'eau chaude, de serviettes et quelques plantes qu'elle gardait toujours dans un coin de la masure. Alvaro ne lança pas la moindre remarque, tout simplement parce que pris par la colère, il était sorti de la masure pour recouvrer son calme. Magdra poussa un soupir, elle effleura le couteau qui servirait certainement de scalpel de fortune, et tandis que Marcoh vint avec les autres apporter ce qu'elle avait demandé, elle poussa un soupir. Ils s'immobilisèrent quelques secondes, juste le temps qu'elle les vire avec sa délicatesse habituelle, et elle nettoya ses mains avant de laver de nouveau la plaie. Elle donna une autre claque à Marius pour essayer d'attirer son attention :

— Allez... pense à ton rêve, et accroche-toi à ça, je t'en prie.

Son rêve... ? Ce mot était venu faiblement à ses oreilles, un frisson courra sur son échine, et tournant la tête comme il le put sur le côté, Marius poussa un râle. S'attachant sa longue chevelure rousse en une sorte de chignon de fortune, Magdra massa sa nuque, puis elle s'étira comme si elle s'apprêtait à faire le parcourir du combattant. Puis, après avoir jeté un autre regard désolé au jeune homme, percevant encore les pas des contrebandiers qui s'activaient dans le couloir, elle se saisit de son scalpel improvisé. Elle planta ses dents dans sa lèvre inférieure, et ainsi, elle commença l'opération.

Et quelques heures plus tard, un cri de rage sortit de sa gorge. Marcoh fut le premier à entrer dans la chambre, et il posa son regard sombre sur la grande rousse, celle-ci avait les mains pleines de sang. L'expression de son visage était désespérée, c'était la première fois qu'il la voyait si... perdue, si... sensible. Elle poussa un soupir, et montrant d'un signe de la main Marius, elle avoua, lasse :

— Il est dans la merde.


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Mist
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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyDim 18 Sep - 13:54

Marius n'allait pas mieux ! Magdra avait eu beau le massacrer avec son scalpel, il n'allait pas mieux ! La pièce puait le sang et la charogne, et moi je me tordais les doigts, impuissant face à ce spectacle. Marius ne semblait rien voir, rien entendre, il avait l'air... déjà mort. J'aurais hurlé si ça avait fait parti de mes réflexes. Je suis parti en courant me rouler en boule au milieu des chiens, parce que la vérité c'est trop dur : Marius avait son corps qui pourrissait sous lui et il allait mourir !

Je restai un moment comme ça, tétanisé par la proximité de sa disparition, quand soudain l'illumination me vint : appeler le prêtre machin qui faisait de la magie chelou. Il pouvait guérir avec ! Même mieux : Marius ne garderait aucune cicatrice, n'aurait pas à subir une longue convalescence... de la magie quoi ! Je pourrais de nouveau dormir avec lui !

Bon, il me fallait juste le prêtre quoi.
Je suis allé voir Magdra en trépignant pour lui demander de me prêter deux contrebandiers pour m'aider. Elle n'a pas cru à cette histoire de prêtre guérisseur – ce n'était pas dans leurs attributions d'aider – mais après une demi heures du supplications, elle céda. Je pense que l'arôme délicieux que je dégageais après des jours d'angoisse contribua à ce grand succès, et deux gaillards me suivirent en faisant la gueule dans les résidences. J'avais pas spécialement prévu que le prêtre soit consentant pour me suivre, alors j'ai proposé qu'on arrive la nuit, qu'on l'assomme et qu'on se casse avec sur l'épaule. Ensuite on le saucissonnerait bien pour pas qu'il utilise sa magie de merde contre nous et on le menace de cramer sa baraque avec la gamine dedans, et tout va bien. Il est trop perché ce prêtre, si ça se trouve il nous aidera pour qu'on le laisse s'enfoncer des fourchettes dans la main ou je sais pas quoi.

On est rentré par la fenêtre sans accroc, le prêtre était roulé en boule dans son lit, il s'est pris un gros bout de bois dans la tête. Il a plus bougé. Un type l'a pris par le torse et l'autre par les pieds. Vue mon gabarit, je sais pas, ils se projetaient que je connaissais que des types comme moi, et bah non, celui là, c'est un gros morcif' assez musclé, c'est stressant d'ailleurs. Si c'était un petit poussin comme moi, y aurait pas la crainte qu'il me brise la nuque d'un coup de pied à son réveil.

On le traina à travers la ville péniblement jusqu'à la vieille masure, avant de l'attacher sur une chaise à coté de Marius. J'lui ai mis une claque, il s'est réveillé, l'œil vitreux, puis il a été saisi en me voyant. Il devait me reconnaître ? Il regarda autour de lui, puis encore moi, puis la forme sur le lit. Je pensais que ça ferait tilt dans sa tête, mais non, il prit juste l'air angoissé avant de me demander ce qu'on lui voulait après avoir testé ses liens. Je lui ai expliqué par écrit, et toujours avec des yeux de cocker battu, il m'a dit qu'il savait pas lire. Magdra lui a répété, sans trop y croire non plus. Il a dit qu'il avait besoin de sang, je me suis ouvert la paume de la main au dessus de la jambe de Marius d'un air féroce ; si il le sauve pas, je crame sa maison ! L'homme ferma les yeux quelques instants, l'air de réfléchir, puis il dit, affolé, que vue l'ampleur de la blessure, le soigner pourrait peut être le tuer et ça ne serait pas encore suffisant. Je l'ai frappé, je le pouvais. Un homme grand et prêtre, tout ce que j'aimais pas, et sous mon contrôle ? J'ai pas résisté. Magdra m'a frappé à son tour, la torture, c'est pas bien qu'elle disait. Rien à foutre. Marius est malade ! Marius va mourir ! Elle disait que j'avais assez déliré comme ça. Je me suis encore débattu, j'ai fait n'importe quoi, et on m'a encore attaché à ce putain de lit dans la pièce qui pue le pipi – le mien ! Mais avant de me faire vider, j'ai vu que le prêtre pratiquait sa magie, sans qu'il a rien compris et qu'il a eu peur, que ça l'a motivé, tout va bien alors.

J'avais guéri l'autre imbécile, mon cœur battait très fort, à m'en faire mal à la poitrine et mes oreilles, ma bouche et mon nez saignaient, mais leur copain con était guérit. On brûlerait personne et p'tète même que j'pourrais rentrer chez moi. Je me suis évanoui, effondré dans mes liens.
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Marius De l'Ombrage

Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyDim 25 Sep - 10:02

Une douleur... commune à toutes les autres, une douleur contre laquelle Marius ne pouvait rien, comme tous les autres. Que se passait-il ? Le jeune homme ne le savait pas, en réalité, il savait peu de choses. Son esprit était tout bonnement parti quelque part, à l'aventure sans doute, et il ne restait de lui qu'un corps meurtri qu'un Prêtre avait tenté de soigner. Il entendait parfois les sons, mais il ne les comprenait pas, il percevait parfois des voix, mais il ne les reconnaissait pas. Il était tout simplement, sans comprendre, sans vie, attaché au vide, accroché aux affres de la douleur pour se rassurer : il avait mal, il était donc vivant. À moins que la vie après la vie fût faîtes de souffrances éternelles, lui qui avait cru qu'un jour, il pourrait rejoindre l'Ombre. Il frémit, et murmura quelques paroles que lui-même ne parvînt pas à comprendre, une suite de mots, prononcés d'une voix faible. Il tourna la tête sur le côté, tout à coup, le jeune homme eut la sensation que la souffrance s'était atténuée, oh bien sûr, il avait le sentiment que son corps entier était passé sous les sabots d'un cheval, mais c'était moins terrible que celles qu'il avait connues.

On bougeait tout autour de lui, sa main tremblait légèrement, et prit soudain dans un cauchemar, il décrocha de la réalité, encore. Un cauchemar comme tous les autres, il pouvait reconnaître ça, celui-là en particulier. Il songea que ça faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu, et il le laissa venir le tourmenter, comme avant, comme quand il n'était rien d'autre qu'un gamin ne voulait faire plaisir naïvement à papa et à maman. Il mouilla ses lèvres, et se retrouva devant la silhouette imposante d'Auguste De l'Ombrage, un homme grand et froid, cachant la femme menue qui derrière lui, observait de son regard incisif son fils. Louise De l'Ombrage, une chienne soumise à son loup de mari qu'on entendait peu. Ses ongles longs s'étaient plantés sur le dos de ses mains maigres, alors que son corset écrasait avec sadisme sa poitrine, elle tenait toujours à passer pour la plus frigide possible. De toute façon, Marius ne voyait pas là des parents, mais deux pantins froids comme la mort, manipulés par l'Ombre, et qui l'auraient égorgé sur un autel par simple ordre d'Uriel d'Arken.

« — Marius De l'Ombrage, cite-moi le Verset Trois du Premier Âge Impérial. »

Le gamin qu'il était à l'époque n'avait que dix-sept ans, et craintif, Marius leva ses yeux sur son père et murmura d'une voix tremblante :

« — Les changements comportent leur part de danger. Un danger pour l'équilibre et l'existence. À chacun appartient de choisir sa voie.
— Et quelle est ta voie, mon fils ?
— L'Inquisition.
— Mais tu es trop faible pour ça... ajouta Louis De l'Ombrage. »

Auguste De l'Ombrage souleva un pan de sa cape, et laissa à Marius le loisir de contempler le fouet qui pendait sur sa hanche. Le jeune homme avala malaisément sa salive, et se relevant, il sut ce qu'il devait faire. Louise se recula de quelques pas et gardant toujours les mains jointes, elle posa sur son fils ses yeux bleus, froids de mépris, ces derniers brillaient d'un éclat mesquin. Son père lança un regard entendu avec sa cousine et femme, puis il laissa tomber sa cape sur une chaise. Il fit signe à Marius de se retourner, il lui ordonna de sa voix grave :

« — Maintenant, enlève ta chemise, et comprends qu'ici, nous haïssons les faibles. »

Et d'une main nerveuse, le jeune homme défit le premier bouton, puis le second jusqu'à ce que le tissu blanc glisse sur ses épaules. Cependant, sa chemise tomba à peine sur le sol qu'il sentit la morsure du fouet sur son dos, il serra les dents et enfonça aussitôt ses ongles dans sa paume. Il sentit les larmes perler aux coins de ses yeux, lorsqu'une seconde fois, le fouet claqua contre ses omoplates, et ainsi de suite, encore et encore, le bruit lui frappait les tympans. Le monde se brisa, et son père abattit sa déception sur lui.

Et Marius ouvrit brusquement les yeux, le corps tremblant et en sueur, il peinait à respirer. Il y avait le vide tout autour de lui, enfin c'était ce qu'il croyait. Il étouffait sous ses couvertures chaudes, il avait mal, et bougeant les yeux comme un fou, il voulut les saisir pour les repousser. Il n'obtient pas le moindre résultat, alors il tira avec toutes les maigres forces qu'il possédait. Il gronda, et tout à coup, il crut retrouver sa force et fit voltiger les couvertures sur le sol. Mais poussé par la fatigue et la confusion, il s'écrasa lourdement contre le plancher. Il grinça des dents, le corps douloureux, et ne bougea pas plus. Il resta les yeux fixés sur la fenêtre barricadée, comme si soudain, son père allait apparaître devant celle-ci pour le ramener dans la demeure familiale, et ce dans le simple but de détruire ses rêves d'un monde meilleur.

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyDim 25 Sep - 13:00

Je mordais le bois, je le griffais avec mes ongles, putain de pied de lit. J'allais lui faire bouffer sa mère ! J'avais essayé de le soulever pour faire passer la chaîne en dessous, mais il était trop lourd. Je bousillais donc le bois en espérant réduire tout ce putain de lit en miette et pouvoir courir rejoindre Marius pour... pour faire je sais pas quoi, quelque chose, être auprès de lui du moins. Les chiens avaient fini par mordre le bois aussi, par mimétisme, parce que j'avais l'air de faire un truc marrant. Vicieux Irvin creusait lui le plancher, mais il était pas bien finaud comme chien. Enfin tant qu'on bousillait du bois, tout m'allait à moi. De temps en temps, j'appuyais le sommier sur mon épaule pour essayer de le soulever, mais c'était du bon vieux lit de campagne fait pour durer des générations, et j'arrivais tout au plus à le bouger d'un millimètre avec mon petit format. J'en étais donc réduit à mordre un pied de lit dégueulasse et plein de pisse et à y laisser quelques traces de dents irrégulières.

Au bout d'un très long moment, alors que j'avais bien avancé dans mon bousillage de pied de lit, un grand type m'apporta un bol de truc et une bassine d'eau pour me laver. Moi, j'avais prévu le coup, j'ai concocté une vengeance mesquine à base de verre et de vessie trop pleine – d'ailleurs, si tu te posais la question, c'est à ce moment là que je me suis couvert de pisse. J'lui ai balancé un verre plein de pipi à la tronche pour lui apprendre à m'attacher loin de Marius. Okay, c'était pas lui spécialement, mais disons qu'il incarne pour l'instant les grands mecs costauds qui me maitrisent d'une main avec un cancer en phase terminale. Alors j'lui ai lancé un grand verre plein de pisser à la tronche, et ça lui a pas plu. Même qu'il m'a plongé la tête dans la bassine d'eau, et après m'avoir à moitié noyé il m'a tabassé avec une technicité éblouissante. En effet, là où Émile m'aurait tapé au visage jusqu'à ce que je manque d'en crever, ses coups à lui étaient calculé pour faire un minimum de dommage avec un maximum de douleur. Le ventre, les couilles, le sternum donc. Et puis des marques au visage, ça pourrait en faire râler, alors que personne détaille mes couilles tous les soirs. Et puis j'peux pas tellement le dénoncer, il faudrait que j'avoue dans la foulée que j'ai lancé de la pisse à la gueule d'un type que je connaissais pas juste parce que j'étais colère qu'on me laisse pas brûler tout le monde.

Après son passage, je restais donc haletant au sol avec de l'eau plein le nez et la bouche, tandis que les chiens mangeaient et buvaient ce qui m'était initialement destiné – j'ai pas eu le cœur de leur en vouloir. Mais ! La providence vint à mon secours, parce qu'en se bagarrant avec moi, le type avait calé la chaîne sous le pied de lit, ce rendait d'ailleurs le-dit lit bancal. Hosanna ! J'ai commencé à tirer sur la chaîne en arc-boutant mes pieds sur le sommier, parce que là, du coup, me libérer devenait peut être accessible. Après avoir forcé comme une brute, j'ai finalement volé en arrière, libre ! … avec toujours la prothèse attachée dans le dos, mais libre quand même. Je me suis gaillardement dirigé vers la porte et... elle était fermée à clé. J'en aurais pleuré. J'ai hullulé un long « Ma'us » tout plein de désespoir, mais y s'est rien passé du tout. Peut être qu'il dort, le Ma'us.

Du coup j'me suis attaqué à la fenêtre. Elles étaient toutes condamnées par des planches en bois, mais celles ci soumises aux avaries étaient pourries et j'arrivais après maint efforts à les arracher. J'en ai détaché deux pour pouvoir me faufiler, et il m'a fallu toute mon habilité pour m'accrocher à la façade, la tête la première dans le vide et avec une seule main. J'étais content d'être pied nus, je pouvais au moins sentir chaque aspérité du mur sous mes orteils. La grimpette jusqu'au toit s'est révélée néanmoins très pénible, avec la prothèse dans le dos... il faisait nuit en plus – ce qui explique que tout le monde dorme. J'ai réussi finalement, et je suis passé par un trou dans le toit jusque dans le grenier. A partir de là, ça a été plutôt facile de rejoindre Marius. Il allait mieux ! Même si il était très fatigué. Je l'ai serré contre moi avec des roucoulements ravis après m'être coulé dans le lit. Puis après être resté un moment, je suis reparti. Chez moi, dans le trou sous une maison, dans ma cave quoi ! Je revenais de temps en temps, la nuit, le temps que Marius aille mieux, je voulais plus supporter Magdra et les contrebandiers, même si ça incluait que je reste comme un con avec une main dans le dos qui me condamnait à dormir sur le ventre pour pas me faire mal, et qui compliquait beaucoup ma démarche et mes moyens de subsistance.
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Marius De l'Ombrage

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MessageSujet: Re: Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist)   Quand nos États vengés jouiront de mes soins, l'ingrate de mes pleures jouira-t-elle moins ? (Pv Mist) EmptyJeu 29 Sep - 8:50

Marius réagit à peine lorsque Mist vint la nuit pour le voir, ce n'était pas comme s'il avait été à l'article de la mort non plus, et qu'il avait l'impression que chaque geste de son ami lui broyait les os et les organes. Malgré sa faiblesse, Mist lui donnait plus de douleur qu'autre chose, et pour l'instant, Marius aurait tout donné pour être tranquille. La solitude, ça lui faisait du bien, c'était cette sensation-là qu'il avait, et au lieu de penser à l'aider à se remettre sur le lit, Mist l'abandonna pour revenir après. Autant dire que le jeune homme passa une mauvaise nuit, là où il aurait dû dormir et récupérer un peu. Le jeune homme bougea un peu, mais n'eut pas la force de se relever, le plancher faisait un beau lit de fortune, sa joue était collée contre la crasse, et l'air qu'il respirait était un air malsain qui pourrissait ses poumons.

Tout ce dont un malade avait besoin en période de convalescence, sans oublier les milliers de parasites que Mist transportait tout le temps avec lui. Marius avait beau apprécier l'infirme, il avait beau tenir à lui autant que sa propre vie, il peinait toujours à le comprendre. L'amour était une chose bien trop éloignée pour lui, il comprenait peu ce sentiment-là, et il ne le ressentirait sans doute jamais. L'affection qu'il portait à Mist se rapprochait d'une folle obsession, mais ce n'était pas l'amour niais et stupide, cliché qu'il voyait partout. Il se tourna péniblement sur le dos, et ce fut le lendemain qu'il revint dans son lit, c'était encore Magdra qui l'avait trouvé dans cet état. Marius ne fit rien pour l'éloigner, il ne fut même pas capable de la remercier, alors qu'elle poussa un soupir en voyant le bordel dans la chambre. Elle posa sa main sur le front du jeune homme, et à Alvaro derrière elle, la grande rousse avala une bouffée de tabac pour cracher :


— De la fièvre, mais ça a l'air d'aller mieux.
— Hum... lui répondit le chauve, toujours aussi loquace.
— On fait quoi du prêtre ?
— J'suis pas convaincue de ce qu'il a fait.

La femme haussa les épaules, et écartant les mèches de cheveux de Marius, elle se releva pour abandonner sa kiseru sur la table. Sans un mot, elle fit signe à son ancien amant de la suivre, et tous deux quittèrent la pièce dans un silence brisé par le grincement du plancher. Marius cilla, mais il ne bougea pas plus, toujours crevé par la douleur et la fatigue. Cependant, il ne sut pas combien de temps se déroula entre ces moments et celui-là, mais il reprenait doucement contact avec la réalité. Il l'effleurait, puis presque avec timidité, le jeune homme la touchait pour enfin se laisser tirer en avant et tomber dans ses bras. Tout ce qui s'était passé cette nuit-là était un brouillard lassant d'incertitude, ses souvenirs n'étaient que des bribes, mais il y avait une réalité bien claire : quelqu'un les avait trahis. Ça n'avait rien à voir avec le terrorisme, mais bien avec les contrebandiers. Ce n'était pas des rustres, ce n'était pas des hommes cruels qui laissaient les uns crever pour un handicap, non, c'était des rats qui s'entraidaient qu'importe leur membre à survivre à Ishtar.

La Capitale était le berceau de bien des douleurs, mais on ne pouvait pas reprocher à ces hommes d'avoir la cruauté des Inquisiteurs. Ils luttaient à leur manière, ils prenaient ceux ou celles dans le besoin et qui pourraient leur servir. Sans eux, Marius serait mort de faim, sans eux, il n'aurait pas changé. Néanmoins, Alvaro n'avait qu'une parole, et tout comme son élève, le grand chauve ne supportait pas la trahison. Peu à peu, Marius reprenait des forces, et peu à peu, Marius prenait conscience que ce traître était parmi eux, et qu'il ne restait qu'une chose à faire : l'exécuter. Sa main était celle de la justice, et la colère d'Alvaro était celle d'un serpent. Et ce fut ainsi que Marius se retrouva assis sur le lit, toujours las, toujours malade, mais son regard avait repris de son éclat. Ses prunelles bleues scintillaient de haine, et le jeune homme toisait non sans mépris l'homme qui avait été la cause de ses blessures. Bien sûr, cet homme n'était pas encore face à lui, mais le jeune homme l'imaginait ramper à ses pieds. Pas de sadisme, juste une simple constatation ; le trahir, c'était trahir Alvaro et les Contrebandiers, c'était trahir son rêve, et jamais le jeune homme ne pardonnerait une telle chose. Alors... cet homme, ce traître, il allait lui rompre le cou et jeter son corps dans un tas d'ordures, c'était tout ce qu'il méritait. Pour l'instant ? Le jeune homme restait là, après tout, il n'arrivait pas encore à bien marcher.

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