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 I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]

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Á mon cerveau regretté

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MessageSujet: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Mer 10 Aoû - 21:14

Les médecins sont pas méchants, les médecins sont pas méchants... Marius me l'avait dit, ils soignaient aussi, tu sais ma prothèse tout ça. J'étais quand même pas rassuré. Enfin ! Il faut que j'arrête d'être une dinde un peu, ça va finir par énerver Marius, et il ne voudra plus de moi. Donc, j'avais cherché un médecin, et on m'avait dit que celui là était très fort. Hum. Il faudra bien ça, je cherche un peu la panacée aussi il faut dire. Je passe mes doigts sur ma gorge, quoi qu'il se passe, ce sera sans doute douloureux. C'est pas comme si j'avais l'habitude hein, souffrir c'est un peu ma spécialité. Je serre dans mes bras ma poitrine maigre, il ne faut pas que je pense à ça, ça sera un mauvais moment à passer, puis Marius sera content aussi non, au final ? Il est possible que tout finisse bien, cette fois ci. J'espère moi en tous cas, ça fait longtemps que je n'ai pas espéré comme ça quelque chose, j'en ai mal au ventre.

Donc je relève le nez et j'avance d'un pas plus décidé. Comme tous les matins depuis quelques temps, je me suis lavé et brossé les dents. Je portais des vêtements propres mais usés – comme je n'avais rien à moi, je prenais en général ce dont les contrebandiers ne voulaient plus – et des bottes, exceptionnellement. Il fallait que j'en prenne l'habitude, même si j'avais plus l'impression de porter des fers à cheval et que j'avais des ampoules énormes à la fin de la journée. Enfin, cette fois ci ce sera le cadet de mes soucis.

Je poussais la porte d'entrée, la maison était glauque, puis j'étais toujours inquiet en entrant dans un bâtiment, j'avais l'impression que ce n'était pas ma place. Pousser une porte, s'assoir sur une chaise, utiliser les maisons... tellement d'inconnu. Marius devait me trouver bête, alors que lui ne savait sans doute pas où se trouvaient les meilleurs poubelles, les feux, les patrouilles de gardes. Enfin il était gentil, il essayait de m'apprendre en général. Penser à lui me faisait mal au ventre, mais d'une façon agréable, les fameux papillons. J'avais un peu la trouille et j'aurais aimé qu'il soit là pour prendre tout en main, j'avais fini par en prendre l'habitude, il avait ce naturel là et moi je ne demandais qu'à suivre.

J'écrivis sur mon ardoise et me dirigea d'un pas résolu vers le monsieur au milieu de la pièce, peu importe qui c'était, c'était trop compliqué pour moi de commencer par bonjour comment ça va qui êtes vous, trop long, trop ardu. Autant commencer par ma demande !

« Je veux parler et entendre. »

J'avais l'air farouche, mais uniquement parce que j'étais un bloc de peur moulé dans une peau trop étroite. C'était ça ou m'enfuir en courant. En général, quand j'étais loin de Marius, il m'arrivait que de la merde. C'est pour ça que j'ai peur qu'il m'abandonne, ma vie c'est trop de la merde sans lui.
Et puis j'avais peur d'entendre et de parler aussi, un nouveau ça serait... totalement inédit. Je ne peux pas m'imaginer ce que ça fait, imagine pour toi ! On ne peut pas envisager un sens nouveau qui nous tomberait sur le coin de la gueule comme ça. Peut être que ça fait mal, mais que je ne sais pas, et que jusque là comme un bien-heureux je vivais sans cette douleur là. Enfin les gens dans la rue n'ont pas l'air de souffrir. J'ai hâte, et puis j'ai tellement la trouille ! Mais je pense à quand j'irais voir Marius après, il serait content ? Fier ? Fier peut être pas, mais content en tous cas, oui. Puis je pourrais découvrir le son de sa voix, j'y passerais des heures.
Mais j'ai tellement la trouille.
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Jeu 11 Aoû - 14:56

La bestiole s'échappait à chaque fois qu'il jetait la tapette sur elle. Depuis environ une demie-heure, Karl avait une espèce de plaque en bois à la main et courrait après une souris qui l'emmerdait depuis quelques temps. Tout avait commencé l'autre jour, où il avait pu constater que l'une des boîtes dans laquelle il conservait ses échantillons de sang du moment était à moitié rongée, et que le contenu était éclaté sur le sol. Il était de très mauvaise humeur, surtout que ces trucs-là, il avait mis des nuits blanches pour les récolter et qu'il n'aimait le travail gâché. Si tout ce qu'il faisait ne servait à rien, autant se rendre dans un cimetière et passer sa vie à baiser et bouffer. Bref, il continuait, armé d'un courage à toute épreuve, combien même il commençait à légèrement s'effriter. Et puis, paf ! Le coup visa cette fois-ci correctement la souris – ah, non, c'était un gros rat, en fait – et l'éclata à même le sol. Cela allait devoir lui faire un peu de rangement en plus, la tapette ayant bien amoché l'animal désormais mort de chez ratamort. Certains de ses boyaux gisaient éclatés sur le sol, tandis que ses yeux ressortaient ; une flaque de sang s'étendait par terre. Karl ramassait les restes de l'animal lorsqu'il attendit quelqu'un ouvrir la porte. Oh, il n'eut pas des pensées du genre : mais qui entre donc ? Je vais me faire tuer, oh mon Ombre ! Au contraire, un étrange sourire couvrit son visage, tandis que sa main gauche tapota le cadavre du gros rat. Il se retourna vers la personne entrée et découvrit son visage avec une joie assez malsaine qu'il n'arrivait – et ne voulait pas retenir.

Mist. Il ne connaissait pas son véritable nom, alors il était forcé à l'appeler ainsi. Même si tout de même, histoire d'être un peu plus courtois, il aurait aimé pouvoir l'appeler par son nom de famille. Donc je disais : Mist. Il n'avait rencontré ce jeune garçon qu'une seule fois, et il lui était déjà venu en aide. Alors qu'il était aux portes de la mort, blessé par un noble, le Silantis, là. On ne l'avait pas payé assez et il espérait bien un jour prendre sa revanche. Il avait compris un peu plus tard, grâce à quelques descriptions et puis surtout grâce à son exceptionnelle intelligence que ce type était ni plus ni moins celui qui avait voulu faire exploser celui qui n'était pas encore Empereur. Et il savait que la prochaine fois qu'il le verrait, il devrait le garder auprès de lui, et le vendre aux gardes. Mais puisqu'il était là et qu'il...qu'il...Karl Ulsperger plissa ses yeux, essuya une fois ses lunettes afin de montrer à Mist qu'il n'était que de la merde, même s'il avait compris dès le début ce qu'il avait marqué. Ce type avait voulu l'Empereur, il n'était qu'un moins que rien... mais il fallait qu'il s'amuse un peu avant, surtout qu'écrit sur un panneau, le défi qu'il lui promettait avait très peu de chances de se révéler fructueux. L'homme allait certainement mourir de ses blessures, point. Et l'avantage, c'était que lorsque les gardes le tortureraient, ils pourraient enfin entendre ces cris jouissifs de douleur qui sortiront de sa bouche.

Donc oui, il était d'accord pour le soigner. Enfin, soigner était un bien grand mot. Karl ne savait pas encore exactement comment il allait s'y prendre...

« Oh, monsieur Mist ! À vrai dire, j'espérai vraiment vous revoir un jour ! Vous vous souvenez de moi ? Je vous ai soigné lorsque vous étiez avec Monsieur Silantis, l'autre jour ! »


Un sourire encore plus malsain que le dernier éclairait son visage, et il se rapprocha à grands pas du jeune garçon, lui ouvrant la paume de sa main, déposant le cadavre du gros rat et la refermant. Il se mettait juste devant lui, afin que l'autre puisse lire confortablement sur ses lèvres. Ce type méritait les pires supplices du monde. Non seulement il était un terroriste, mais en plus, il oeuvrait contre son mécène le plus puissant. Et il allait bien le regretter...

« Mais...l'opération que vous me demandez n'est pas gratuite....vous vous le doutez peut-être....auriez-vous quelque chose d'important que vous pourriez me donner en échange ? Je ne sais pas...un animal ? Votre sang ? Les deux ? Et gardez le rat, il m'embarrasse ! »

Il éclata de rire, ne disant pas à Mist de s'asseoir et le laissant poireauter là, debout. Il ne va pas partir, il le sait...Ce garçon veut faire ses preuves...dommage pour lui.
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Jeu 11 Aoû - 16:01

Cet homme avait l'air malsain, à vrai dire même les michetons des bas-fonds ont l'air moins pervers, c'est absolument terrifiant à voir de près. Et il me connait... ? Il me parle d'un certain Silentis... AH OUI ! Le bourge ! Mais rappelle toi, je me suis pris une ardoise en pleine tête à ce moment là, tu m'excuseras d'avoir oublié bien sûr, c'est fou comme les grosses avoines dans ma gueule peuvent me faire perdre la boule !

« Je ne me souviens pas, j'étais assommé. »

Ça fait bizarre que quelqu'un me connaisse alors que moi j'me souviens pas de son pif, et pour pas se rappeler une gueule comme ak, fallait vraiment être dans le brouillard le plus total. Je passe mes doigts sur mon crâne, il y a encore la cicatrice, les cheveux repoussent mal à cet endroit là – et pas seulement à cet endroit là, à vrai dire je pense qu'on peut oser la comparaison à la forêt amazonienne là.

Là dessus, sans cesser d'avoir l'air malsain bien sûr, le gars me met un gros rat crevé dans la main, bien explosé, j'en ai plein les mains. Il a marché dessus ? Naaaan... les rats d'Ishtar sont très biens nourris, gros comme des chats, ça se tue pas comme ça, moi je suis obligé d'y aller au couteau si je veux pas me faire grignoter jusqu'à ce que mort s'en suive. Nan mais sérieux, il faut pas être agonisant dans la rue sans moyen de se défendre, outre le fait qu'on peut se faire dépecer par un médecin curieux de la machinerie humaine, tu fais pas le malin face à un parterre de rats féroces. Et personne a un assez gros pied pour les tuer en marchant dessus. Pas moi en tous cas, et on peut pas piétiner cinquante rats d'Ishtar de toute façon. Je sais pas ce qu'ils bouffent – des clodo malades, certes, mais ça suffit pas, trop maigre – mais ça favorise la croissance. Je renifle le rat, il est encore chaud, mort il y a peu, et pas du poison, vue sa gueule. Il a dû l'écraser avec quelque chose.

Il me demande mon moyen de paiement.

« J'ai que du sang, mais pas beaucoup. Petite contenance. »

Et il m'autorise à garder le rat ! Finalement, il est pas si méchant. Je gratte le système digestif avec le doigt – il a du caca dedans – pour qu'il tombe par terre et je mords dedans. C'est pas mauvais le rat, quoiqu'un peu filandreux, mais bien gras ! Il faut juste enlever ce qu'ils mangent, parce que des fois c'est dangereux pour nous humains. Ça fait longtemps que j'ai pas mangé de rat, parce qu'ils sont malins, un type tout maigre avec un couteau et les yeux qui brillent, ils se doutent que ça sent le sapin.

Le type me plante là, ce qui ne me bouleverse pas beaucoup. Je m'assoie par terre pour déguster ma viande, c'est pas mauvais. Je préfère être assis par terre tout seul qu'à souffrir comme un con en me faisant opérer, à vrai dire.

« Merci pour le rat. »

Magdra m'a dit d'être plus poli ! Quand on m'offre à manger, je ne dois pas me jeter sur la nourriture en me bourrant la bouche avec les doigts et en mâchant la bouche ouverte pendant des heures, mais je dois dire merci et manger à petite bouchée. Le problème du rat, c'est que ça dégouline dans l'ensemble.
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Jeu 11 Aoû - 21:36

Il n'était pas content. Mais vraiment pas content : vous voyez, un peu comme ces enfants qui offrent des jouets qui ne leur plaisent pas à leurs camarades et, qui, quand ils s’aperçoivent que l'autre y trouve un bon côté, deviennent fous de jalousie et piquent une grosse colère. C'était un peu le principe. Karl, en voyant que le gros rat n'horrifiait pas tant que cela son futur patient se renfrogna. Et ce n'était pas vraiment bon signe ! Mieux valait un Karl imaginatif et prétentieux, lorsqu'on voulait avoir une chance de sortir en vie de ce bourbier. Sinon...et bien tant pis. Game over, dirait-on. Par contre, il ne reprend pas le rat à Mist. Ce type le dégoûte vraiment, lui qui a tenté d'assassiner son mécène adoré. Son sourire se tordit, il pense. Que pourrait-il faire de ce type, à part mener de drôles d'expériences qu'il n'a jamais réalisées sur lui ? Il allait autant qu'il le pourrait faire abstraction du gros rat et de l'air dégoutant de Mist et se concentrer sur ce que la science pourrait avoir en plus après leur visite.

Il était vrai qu'un individu de cette taille, de qui plus est ayant vraiment l'air d'être mal nourri ne devait pas posséder des masses de sang. Sur le coup, il se demande s'il faudrait tenter l'expérience de le réanimer en lui refoutant du sang étranger dans les veines, mais si le garçon mourrait – ce qui avait encore plus de chances d'arriver que s'il n'intervenait pas – il ne pourrait jamais voir si son opération avait porté ses fruits ou non. Rendez-vous compte ! Le dénommé Mist était vraiment un miracle de la nature ! Il n'y en avait pas beaucoup, des sourdes et muets, à Ishtar, qui avaient survécu alors qu'ils étaient à la rue ! Exterminés, ça oui, on s'était également servis de certains de ces handicapés rejetés par leur famille comme esclaves et objets. Il devait également y en avoir qui baignaient dans le luxe grâce à l'amour (rare) de leurs proches enrichis ! Mist était un cas atypique et quelque chose disait à Karl que même si le clochard semblait squelettique, il serait – à écraser – aussi coriace qu'un cafard.

« Votre sang m'intéresse, je ne vous le cache pas...Monsieur...Comment vous appelez vous déjà ? Vous ne me l'avez pas dit ! »

Il lui sourit, d'une manière assez agaçante, réfléchissant à comment il allait pouvoir opérer ce grand malade.

« Je ne cache pas que ce rat avait bouffé quelques produits de mon laboratoire...Il n'est pas prouvé que vous ne venez pas de vous empoisonner ! »


Petite vengeance fraîchement acquise : il voulait voir l'autre jeter au loin la carcasse de sa proie, si possible se forçant à vomir. Tout cela n'en serait que plus rigolo, et il se sentirait avoir un si bon contrôle sur sa proie ! Lui tournant soudainement le dos, il tapota les différents flacons de sang qu'il avait pour l'instant récoltés et classés en différentes catégories. Si seulement vous saviez le nombre de patients qu'il lui avait fallu pour réussir ce coup !

« Alors, vous vous déshabillez, s'il vous plaît ? Ca a l'air crade ici, mais je n'aimerai pas que vos vêtements nous apportent une infection encore plus crade ! Donc si vous voulez avoir des chances de sortir en vie d'ici... Déshabillez-vous ! Hin hin hin ! »

C'était un rire encore plus malsain que les premiers, même si au fond, il n'avait pas du tout l'intention de toucher à cette vermine de terroriste. S'il pouvait lui faire peur, ce serait vraiment bien, mais pour l'instant, il avait bientôt devenir le médecin le plus puissant au monde ! Alors il n'était pas temps pour confondre boulot et baiser.

« Allez tout droit, il y a une autre pièce. Pouvez mettre un bout de tissus autour de votre taille mais de toute façon, vous puez tellement le chien que je ne tenterai rien sur vous, je vous l'assure !»


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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Ven 12 Aoû - 10:32

Mon sang l'intéresse, c'est cool, je ne sais pas ce qu'il va me faire mais je m'en fiche, je commence à trembler. Voilà, le médecin va m'opérer, je vais entendre et parler ! Je vais entendre et parler ! JE VAIS PUTAIN ENTENDRE ET PARLER BORDEL ! Ça m'arrive ne pleine gueule, c'est plus un espoir, c'est concret, en route, vingt ans que je le souhaite ardemment ! Ça s'est fait en speed, comme ça, je ne me suis pas encore bien fait à l'idée, et tant mieux parce que sinon je me serais sans doute évanoui de bonheur. Pour ça, il peut bien me faire faire enculer par des chevaux en guise de paiement que je serais au comble de la joie quand même, rien ne peut me faire descendre de mon nuage.

Et certainement pas la possibilité que le gros rat ait mangé quelque chose de non comestible pour un humain. Je hausse des épaules et continue de manger, je lui ai arraché le système digestif tout à l'heure justement pour éviter ce genre d'inconvénient, je suis pas con non plus, je sais encore préparer un rat comme il faut. D'ailleurs une fois le tout venant mangé, je dois éplucher un peu. Je coince le rat entre mes cuisses tout en suivant ce que dit le médecin, pour lui arracher la tête. J'aime pas trop la tête, puis on y trouve des trucs bizarres, sauf la cervelle. C'est bon ça la cervelle. Le problème, c'est d'y accéder, c'est pour ça que je coince le rat entre mes cuisses tu vois ? Pour lui arracher la tête. C'est plus facile à casser par en dessous un crâne. Je tire dessus jusqu'à ce que les vertèbres lâchent et avec mon couteau je tente d'ouvrir en deux, ça fini ma venir et je récupère la cervelle sur mes doigts que je trempe, comme un petit chat goulu. C'est bon. Ensuite j'essaye d'arracher de la peau, mais on dépèce pas une bestiole comme ça, c'est compliqué, j'en fous un peu partout. Enfin ça doit pas poser de problème à machine puisqu'il me l'a donné ! T'as vu comme il a été gentil, il me l'a même tué en avance ! En général, les gens sont gênés de donner du rat à manger alors ils préfèrent du gruau pas bon, alors que j'adore le rat. Enfin au final on dirait que j'aime mangé de la confiture à la myrtille sans les mains.

Enfin le médecin me dit d'aller me déshabiller, et m'explique comment je sale et répugnant tout ça, ça ne heurte pas mon ego parce que je n'en ai pas, et trainant beaucoup avec des chiens, y a rien qui me choque dans le fait de sentir comme eux. Puis j'aime bien l'odeur de mes chiens, elle est chaude et rassurante. J'espère que ça n'indispose pas Marius, mais c'est le seul à croire que je ne suis pas une merde, alors j'ai toujours ce genre de soucis bizarre à son propos, l'envie de ne pas le décevoir ni de lui faire de peine. Je vais docilement dans la direction indiquée, et que le médecin ne se fasse pas d'illusion : je n'avais aucun soucis concernant le fait qu'il puisse me toucher sexuellement. Personne ne le fera jamais.

Je reviens plus tard avec seulement un linge autour de la taille, un peu gêné qu'on puisse voir combien je suis moche et mutilé, les cicatrices côtoient les plaies encore fraiches sur moi, une trace de brûlure au flan, la prothèse qui donne l'impression qu'un géant m'a arraché le bras pour foutre un truc en métal à la place tant la peau n'est que tissus cicatriciel dans cet endroit là. Les poils sont aux abonnés absents, sauf un peu sur les jambes, et je suis très très maigre, tellement que ça me fait un bassin curieusement large par rapport au reste. Donc j'ai les bras un peu repliés contre moi pour en cacher un maximum, par habitude, avec le rat que je serre contre ma poitrine pour me rassurer, et puis au cas où j'aurais encore faim - je ne l'ai pas encore fini Il n'y a que devant Marius que je ne fais pas preuve de tant de pudeur.

J'attends que le médecin me dise quoi faire et me torture. Ça sera forcément douloureux non ?


Dernière édition par Mist le Ven 12 Aoû - 10:34, édité 1 fois (Raison : VA MOURIR !)
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Ven 12 Aoû - 20:43

Karl remarqua que Mist ne lui avait pas révélé son nom. Malencontreuse erreur, surtout auprès de quelqu'un qui accordait de l'importance aux futiles détails tels que lui. Arrêtant de sourire, il arrache des mains le rat de Mist et le mate ouvertement. Ce gosse n'a que la peau sur les os. Il ne savait pas ce que le garçon avait pu bouffer ces derniers jours, mais il semblait mieux aller que la dernière fois qu'ils s'étaient croisés. Lorsqu'il aurait bien mal, il faudrait qu'il lui fasse avouer ce qu'il était arrivé de bien dans sa vie, tenez, cela pourrait être rigolo. Il songeait également lui faire une petite blague, dans quelques instants ; voir un air vraiment désespéré – chose encore plus jouissive que Mist ayant peur – était encore plus jouissif qu'autre chose. Il prit le clochard par le bras en faisant gaffe à ne pas trop le toucher ou toute autre chose qui pourrait le contaminer, et l'emmena dans la pièce juxtaposée à celle où ils étaient : en bref, l'endroit où il venait tout juste de se changer. Il aurait pu lui dire de rester là-bas, mais bon...Merde quoi, il n'allait pas s'embarrasser à faire une ou deux phrases de plus, surtout quand il pouvait rendre son cas d'expérience encore plus stressé qu'il ne l'était.

« Alors, votre nom, vous accouchez ? »


Il l'avait tiré par la main et ils étaient arrivés dans le laboratoire. C'était un endroit qui n'était éclairé que par une seule petite lucarne et où tous les ustensiles nécessaires aux opérations de tout poil étaient un peu partout, en bordel. Il fit de la place sur la table d'opération, ne la nettoyant pas plus que ça – c'est-à-dire n'enlevant pas les poils du chien qu'il avait éventré la journée précédente et le poussa sur la table, refermant en riant les sangles à ses mains, ses pieds et à son torse, afin qu'il ne gesticule pas trop pendant l'opération – ben ouais, ce serait trop beau de l'anesthésier, hein ? Et puis il s'ennuierait vachement !

Cette opération va être vachement délicate. Karl a un peu été pris au dépourvu, sinon il aurait déjà expérimenté quelque chose sur une souris ou un objet du genre expérimental... quoique non, c'était également rigolo comme ça. Jetant un regard autour de lui, le savant repéra deux trois trucs dont il aurait besoin. En premier, les besoins matériels qu'il lui faudrait enfin de ramasser son dû à la fin : un tuyau assez propre et un grand bocal. Il faudrait voir quel effet avait ce sang sur d'autres individus. Si cela se trouvait, grâce à ce petit cafard, ses recherches allaient considérablement avancer.

« Je vois que vous avez déjà une belle prothèse... Je ne vous demanderai pas le nom de votre médecin, étant donné que vous êtes bien attaché et que... Vous ne pouvez pas parler ! »

Cet imbécile rit comme s'il venait de faire la blague du siècle. Non, un peu de sérieux. Le médecin sortit un masque blanc en tissus d'un tiroir et l'enfila. Il ne tenait pas beaucoup à la survie du patient, mais l'expérience, elle, il ne voulait pas la rater : alors ce n'était pas le moment pour faire des bavures ! Étaient posés également sur le bord de la table diverses petites choses en métal. Un bras articulé en métal, c'était quelque chose, des cordes vocales et restituer tous les petits os de l'oreille, c'en était une autre...Mais grâce à ses connaissances exceptionnelles en anatomie et son ancienne passion de tout ce qui était bionique, il allait pouvoir y arriver. En effet, quelques mois auparavant, il avait tenter de donner vie à un être totalement composé de métal. Évidemment, ça n'avait pas marché, mais il avait gardé les petites pièces qui devaient le rendre aussi compétent qu'un être humain normal...

« Attention, serrez les dents. Ne bougez pas, vous risquez de mourir. Pour l'anesthésie, allez vous faire voir ! »

Un scalpel à la main, il pratiqua une excision au niveau du cou du jeune homme. Ce qui était vraiment pratique chez les sourds muets, c'était qu'il ne hurlait pas lorsqu'on les coupait. Ce qui l'était moins, c'était qu'il ne pouvait pas prendre son pied convenablement... La coupure était assez précise pour que les tuyaux respiratoires ne soient pas endommagés. Maintenant, il allait devoir couper les machins inutiles et installer les autres il ne savait trop comment pour le moment !
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Ven 12 Aoû - 22:20

Le fou me harcela encore une fois sur mon nom. J'avais ignoré la demande précédente parce que même sous la torture, je ne le disais pas. Lokhund Krishna n'existait que pour Marius – il m'appelait parfois par mon vrai prénom quand il était ému pour une raison X ou Y. C'était un genre de cadeau, et il gardait de sa valeur uniquement si je laissais mon nom dans l'ombre pour les autres. Rien ne me ferait l'avouer.

« Mist, je n'en ai pas d'autre. Je suis orphelin. »

Ce qui était faux, enfin si c'était vrai, mais comme mes parents s'étaient occupés de moi la majorité de ma vie, je ne me considérais pas comme tel. Un mensonge donc, un parmi tant d'autre, je mentais à longueur de journée et j'étais parfaitement serein par rapport à ça. C'est pas la vertu qui m'étouffait en général.

Le médecin au nom inconnu – j'suis pas le seul hein – me conduisit à la pièce où je m'étais changé. Je suppose qu'il m'avait rappelé dans l'autre pièce pour le plaisir de me faire promener nu dans la pièce où la probabilité qu'un chaland passe était maximale, pour m'humilier. J'étais pas con non plus, je voyais bien que je le dégoûtais et qu'il ne me voulait pas que du bien, même si il acceptait de m'opérer. Je m'en fiche, tant qu'à la fin j'ai des oreilles et tout ça, il peut bien m'humilier tant qu'il veut. Enfin ça me prouve bien que quand Marius dit que je suis un humain comme les autres, c'est rien que des mensonges.

Je suis docilement le médecin qui me tient par le bras, il me pousse sur une table, je m'allonge, puis il m'attache. A vrai dire, je ne sais pas que les anesthésiants existent, donc je ne proteste pas. Il fait une blague sur ma surdité en disant que je ne peux plus « parler ». Je m'en fous, ça durera pas. Bientôt, très bientôt, je pourrais parler. C'est inné ou il faut en plus que j'apprenne à le faire ? J'aurais dû poser la question ! Enfin ça a l'air simple, tout le monde le fait, il paraît qu'écrire c'est plus difficile que parler. Et entendre ? Reconnaître les sons ? Savoir qui fait quoi ? Ça fait sans doute mal à la tête. Mais Marius aura sans doute moins de chance de me virer si je ne suis plus handicapé ! Et comme ça je pourrais rester avec lui pour toujours ?

Le médecin m'enfonce un couteau dans la gorge ! Je ne meurs pas dans une hémorragie affreuse, mais je souffre. C'était prévisible, et j'avais refusé d'y penser mais tout le temps qu'il trifouille là dedans, j'ai mal et je pleure. Et j'ai du mal à respirer, mais le médecin se débrouille avec un toyau pour que je continue à le faire quand même. Au début j'y mets de l'énergie à pleurer, je m'agite dans mes liens, j'ai l'impression de me faire torturer à nouveau, mais celle ci s'épuise et il ne reste qu'un brouillard de souffrance dans lequel je baigne et qui fait disparaître la réalité. Couvert de sueur, le dos soudé à la table je me contente de chouiner mollement sans pouvoir envisager la fin de mon calvaire puis je m'évanouis. Le corps ne peut pas supporter une éternité de douleur, c'est là que les inquisiteurs dosent bien. Jamais en prison je ne me suis évanoui, j'ai frôlé cet état mais je n'ai jamais pu l'atteindre, à mon grand regret à ce moment là, et même quand ils partaient je ne pouvais pas dormir à cause de la douleur, du froid et de la faim. Là je sombre dans le néant, c'est très bien que le monde disparaisse, de toute façon il fait toujours trop mal.
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Sam 13 Aoû - 12:44

Le spécimen s'était évanoui. Karl n'avait cru qu'à moitié au fait que son véritable nom soit Mist. Cela ressemblait plus à un pseudonyme pour frimer qu'autre chose, mais enfin, dans cette histoire, nous nous en foutions. Il avait conscience qu'il allait devoir se dépêcher, un être humain de ce type n'étant pas fait pour rester aussi longtemps ouvert. À l'aide du scalpel, il entailla les cordes vocales qui ne servaient pas. Si cela se trouvait, ces trucs n'étaient pas la cause du handicap de Mist : il l'espérait, histoire de ne pas faire ce boulot harassant pour rien, mais il était probable à 50 % de chances qu'il se trompe. Le sang coulait en abondance, alors il en profita pour mettre ce tuyau qui en récupéra une partie : ce ne serait pas du gâchis. Il fronça les sourcils et se mit véritablement au travail... Il y avait des nerfs, et il connaissait exactement leur emplacement. Bien sûr, il allait être beaucoup trop dur de réagir comme pour une greffe de membre bionique ordinaire, avec du fil et une aiguille. Il allait devoir si prendre autrement et le jeune homme...était fortement heureusement pour lui évanoui. Karl Ulsperger se lécha d'avance les babines, tandis qu'il sortait d'un autre tiroir un fil d'étain et faisait chauffer dans le feu, tel un forgeron, un ustensile assez fin et solide. Il l'appliqua sur les cordes vocales préparées quelques mois plus tôt par sa personne et une odeur de porc grillé se répandit dans toute la pièce. Il faudrait sans nul doute qu'il revoit ce qu'il venait de faire dans quelques semaines, mais de toute façon, il avait l'intention de garder ce patient auprès de lui quelques temps avant de le livrer à la garde impériale...

C'était bon pour ces fichues cordes. Le patient aurait sans doute un peu du mal à parler au début, il faudrait qu'il s'habitue à ce qu'il lui avait fait... Content de son œuvre, il fit quelques points de suture sur la gorge du clochard, refermant la plaie et essuyant, par la même occasion, le sang qui jutait d'un peu partout.

Il s'éloigna de deux pas de lui, un peu stressé par cette opération si délicate et ouvrit un meuble rempli de glaçons, sortant une langue de là. Il n'y avait pas ici autant de matériel qu'à l'Exodum, cependant, il devait se tenir prêt à la moindre opération. Cette langue, c'était un reste d'un repas – et d'une partie de plaisir d'hier. Un individu en bonne santé, qui mangeait bien. L'on ne pouvait dire qu'il s'agissait d'un noble, mais sûrement un petit bourge qui traînait le soir en ville après une nuit de cuite. Peut-être qu'on le regretterait, mais en tout cas, il n'avait pas qu'à traîner une fois le soleil disparu dans le secteur. Et personne ne pourrait remonter jusqu'à lui, de toute façon. Reprenant le fil en main, il ouvrit en grand la bouche du garçon évanoui et, lentement – très précautionneusement – recousit les nerfs de la langue de l'énergumène qu'il avait bouffé avec les nerfs qui restaient, un peu plus loin que le côté cautérisé. Il ne savait pas qui lui avait fait ce truc-là, mais l'avantage était qu'au moins, le garçon n'était pas mort après la torture. Sûrement du sale boulot d'un ecclésiastique quelconque, puisqu'il savait mesurer leurs techniques afin que le sujet ne meure pas d'un coup...

« Lalalalaaaa ! »

C'était un peu un travail de femme, en fait. Une fois qu'il eut fini la manœuvre, il se dit qu'il allait devoir vérifier un truc. Les oreilles attendraient plus tard. Il colla un bout de braise brûlante sur le torse de Mist, lui indiquant qu'il n'était plus temps d'être évanoui.

Alors, crier, pas crier ?
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Sam 13 Aoû - 18:49

Je n'ai pas crié, je ne savais pas le faire, mais le charbon sur ma poitrine me réveilla, effectivement. J'avais très mal, je me crû soudain de retour dans les geôles de l'inquisition, avec Uriel qui me lâchait des braises ardentes dessus. Je n'ai pas crié, mais j'ai gémi, un peu, le premier bruit de mon histoire. C'était moins compliqué à faire, tellement spontané que je ne me suis même pas aperçu que un organe totalement inédit chez moi venait de s'activer, mais je n'avais le réflexe d'ouvrir la bouche pour pousser de l'air à plein poumon. J'y préférais un gémissement discret et mal accordé à la douleur, j'étais modeste dans mes débuts. Je renouvellais le bruit inconsciemment à chaque respiration, les yeux clos, en bougeant faiblement. Crisper quelques muscles, bouger un peu un doigt, la prothèse quant à elle inerte sur le coté.

J'étais en prison, c'est là qu'il y a des braises ardentes qui me brûlent la peau, et ça fait mal. Je vais mourir dans cet endroit qui pue, avec ce poids dans ma gorge et ma bouche. Du sang, une langue morte et une braise qui a coulée vers mes poumons. Uriel va sourire au dessus de ma tête en me regardant, avec la satisfaction du labeur accompli puis va me laisser mourir là en me dédaignant comme un chien galeux. Je vais crever accroché à cette table, avec des gens qui copulent pas loin et qui s'en foutent. Tout le monde s'en fout.
La douleur rend fou, je suis brûlant de fièvre, couvert de sueur, pâle, les yeux rouges et je tremble comme rarement on tremble : je suis bien possédé.

Mais, Marius ! Lui il va être gentil ! Alors que je sombre totalement dans un lieu tout noir où seul la douleur existe, j'ai cette pensée réconfortante. Marius va être gentil, il l'a toujours été avec moi, il existe, il est gentil, gentil, gentil, et puis beau, et puis gentil aussi. C'est le seul du monde entier qui est comme ça. Je m'accroche comme un fou à cette pensée en espérant qu'il rentre dans la pièce, pourvu que des gens arrêtent de baiser à la lisière de mon champ de vision et que ma gorge ne soit plus une plaie béante. Il pourrait me tenir la main, j'aimerais beaucoup.

Je voudrais me rouler en boule, mais quelque chose me retient. Je pense à quand je dormais roulé en boule contre Marius la nuit, je n'avais pas mal. J'aimerais le voir. Je suis aveugle ! En fait je n'ai pas la force d'ouvrir les paupières parce que la douleur tue ma raison et mon énergie, mais je sais que j'aimerais être à la meilleure place au monde : en train de dormir à coté de Marius. Des fois, il écrit des lettres ou des trucs, la lumière me fatigue les yeux, mais après il vient et là c'est super, j'ai le visage contre sa peau, et je me sens... bah bien. Je ne me déteste pas, je suis un gentil chien, mais là j'ai vraiment dû être très méchant pour mériter tout ça. Des associations bizarres d'idées me viennent, où Marius me punirait parce que j'ai été un vilain chien. Je sais pas pourquoi. Qu'est ce que j'ai fait de mal ? Un peu tout en fait, il n'y a pas une lois dans l'Empire que je n'ai pas enfreint, sans parler du bon goût et des bonnes manières. J'ai tout violé, mais je ne sais pas si c'est une bonne raison pour que Marius me tue.
Il est gentil.
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Dim 14 Aoû - 1:22

Karl eut au moins la confirmation que son sujet d'expérimentation était plus ou moins guéri. Certes, il n'avait laissé échapper qu'un faible son, mais il lui faudrait sans aucun doute du temps – si la garde impériale lui en accordait avant de le faire exécuter, ce dont il doutait fortement – pour apprendre à maîtriser cette langue morte et les sons. Mist connaissait le vocabulaire courant, savait écrire, mais pouvait-on dire pour autant qu'il saurait articuler les mots de son langage ? Il aurait été curieux de voir les progrès qu'aurait fait le jeune clochard, enfermé dans une cage... Enfin bon, il n'avait pas fini l'opération et allait devoir faire encore attention à ce qu'il allait faire. Il aimait le petit gémissement timide qui s'était échappé des lèvres de Mist : c'était au moins le signe que tout marcherait comme il le fallait. Après, il ne savait exactement si il arriverait à prononcer les mots, mais l'important était là, le son. Il ne manquait plus que l'audition.

Il se munit alors d'une espèce de petit loupe, la collant sur l'oreille de Mist. Il fallait qu'il voit exactement ce qu'il manquait....et ce n'allait pas être une mince affaire. Les oreilles étaient sales, remplies de cire et il ne voyait rien. Pas moyen de deviner ce qui n'allait pas chez ce garçon. Il prit son courage à de main et râcla toute cette saleté dans la première oreille avant de s'attaquer à la seconde. Les gestes qui allaient suivre, il les avait accompli sur des patients esclaves, lorsqu'il les avait rendu sourds pour plus de commandités. Il savait donc ce qu'il faisait. La démarche inverse allait s'avérer juste un peu plus délicate et intense. Il prit le petit alliage qu'il avait confectionné en même temps que la langue avec une pince très fine et l'enfoncer dans le trou. En fait, il manquait juste un petit os qui avait normalement pour but de frapper le tympan. L'opération n'allait pas être si compliqué que cela. Il fit chauffer l'étain d'avance et glissa le fil brûlant dans l'oreille de Mist, faisant bien sûr attention à ne pas toucher les parois de l'intérieur de l'oreille. Puis, il « attacha » l'engin en fer à l'intérieur. Il tapota un peu le nez de Mist, retira l'étain, puis recommença exactement la même opération de l'autre côté. A priori, le petit homme avait une résistance assez forte à la douleur, ses journées de torture l'ayant bien entraîné à ce qu'il avait subi aujourd'hui.

En tout cas, l'opération s'était achevée avec succès et le patient n'était pas mort. Mieux, il avait eu la preuve que le spécimen n°66 967 – tel allait être son nouveau nom – émettait des sons et que par conséquent, son intervention avait été un succès. S'il n'avait été aussi préoccupé sur son dû, tout autre médecin que Karl Ulsperger aurait sans doute soupiré de soulagement, heureux pour son patient. Mais lui commençait déjà à piquer Mist dans le bras avec la seringue reliée au gros bidon par cet embout transparent. Le sang coula dedans, se déversant sous le visage heureux, même si fatigué, du médecin.

« Nous y sommes arrivés, voyez-vous ! »

Il s'était placé devant Mist, ou plutôt avait penché sa tête juste au-dessus de plus de telle façon à ce qu'il puisse lire sur ses lèvres. Il n'était pas encore sûr qu'il comprenne le sens des sons qui étaient émis par sa bouche. Et puis l'opération étant tellement récente, il était encore moins sûr qu'il puisse entendre avant que l'oreille ne s'habitue à ce nouveau traitement.

« Maintenant, vous pourrez crier, la prochaine fois que les gardes vous tortureront ! Donc...très bientôt, en fait ! Hahahahaa ! »
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Dim 14 Aoû - 15:01

Il suffit de peu de chose pour que le monde s'écroule en quelques secondes seulement, il suffit de peu de chose pour sentir ses épaules s'écraser d'angoisse. Les rues défilaient tout autour de lui, encore et encore, si bien que la silhouette des gens et des bâtiments se coloraient et devenaient quelque chose de haché, son coeur battait si vite qu'il avait l'impression qu'il allait le vomir dans la seconde suivante. Finalement, la gorge gelée par la course, le souffle court, Marius posa une main moite sur le mur crasseux de l'Oeil du Tigre. La sueur glissait sur ses tempes, ses cheveux étaient plaqués contre son front, son regard empli de désespoir lui donnait l'air fou. Et il sentait que la folie n'était pas très loin, et pourtant ! Pourtant, il avait toujours pris soin de l'éloigner de lui, et de sa raison, cependant elle se montrait soudain plus forte depuis un moment. Le jeune homme avait oublié le sens des heures, puisque les secondes s'étaient transformées en minute, le jour était devenu la nuit et la nuit le jour. Il avait cessé de faire attention à tous ces détails depuis qu'il n'avait pas revu Mist, et qu'il n'avait pas la moindre idée de l'endroit où le sourd-muet pouvait se trouver.

L'idée que l'Inquisition lui soit finalement tombée dessus lui déchirait tellement les entrailles ! Il... il n'avait même plus la force d'imaginer ça, c'était si terrible que quelque chose bloquait son imagination. Ses mains tremblaient comme le reste de son corps, et relevant finalement la tête, Marius ne fit pas deux pas qu'il cracha de la bile sur le pavé, l'angoisse lui brûlait la poitrine, et se diffusait dans tout son corps. Il essuya ses lèvres de la manche, complètement déboussolé, sa raison était en train de se fissurer. Où Mist pouvait-il bien se trouver ? Le jeune homme ne réagit même pas lorsqu'une grande main carrée se posa sur son épaule noueuse, il fit juste signe qu'il n'avait pas d'argent, mais une voix d'ours le sortit bientôt de son délire, et lui rappela que derrière l'angoisse, il y avait une réalité.


— Léonard !

Le jeune homme leva un sourcil devant le serveur de l'Oeil du Tigre, toujours aussi imposant, toujours aussi poilu et toujours aussi capable de lui broyer l'épaule en éternuant tout simplement. Marius approuva et déboussolé, il s'écarta tout de même en lâchant qu'il n'avait pas le temps, mais l'homme l'amena dans coin sombre, où mis à part les cadavres de rats personne ne pourraient écouter leurs conversations. La mine soucieuse, le serveur de l'Oeil du Tigre croisa les bras, un torchon sur l'épaule, il fit :

— On m'a dit de te dire que ton ami... le sourd-muet...

Aussitôt Marius s'extirpa du marais de désespoir qui le tuait depuis un moment, il le fixa avec incertitude. S'il n'avait pas autant tremblé, Marius se serait jeté sur l'homme pour s'assurer qu'il parlait bien de Mist, au lieu de ça, il se contenta de hocher silencieusement la tête. L'homme grimaça, lui-même visiblement dérangé par l'information qu'il devait lui donner, Marius ferma les yeux et secouant la tête pour chasser la colère qui hurlait dans son crâne, il perçut au bout de quelques secondes :

— Il est apparemment allé dans les laboratoires... ça sent mauvais.

Marius sursauta, comme ramené soudain à la vie, il avala plusieurs fois sa salive et approuva machinalement, alors qu'un frisson de terreur passa brutalement dans ses veines. Il recula pour réapparaitre devant l'énorme silhouette de l'homme, ce dernier alla parler encore, mais le jeune homme filait déjà dans les ruelles. Le laboratoire ! L'angoisse n'en fut que plus grande, et vaillante, elle lui fit accélérer le pas. Il emprunta des raccourcis, fonçant toujours vers son but, il renversa plusieurs personnes sur son passage, ignorant les insultes qu'on crachait à son égard. Il avait soudain froid, et craignait que quelque chose de malheureux soit encore arrivé à Mist, le terroriste était prêt à sauter à pieds joints au bord du gouffre. Il manqua plusieurs fois de tomber, car un poing s'enfonçait dans ses côtes dans l'espoir de le faire arrêter sa course. Et peu à peu, derrière lui la Capitale changeait, et devant ses yeux bleus, la silhouette monstrueuse des laboratoires s'élevait jusqu'aux cieux. Marius cracha sur le sol, et poussant sur ses jambes, il s'arrêta seulement lorsqu'il entendit des éclats de voix.

Réagissant sous le coup de la peur, il tira son arbalète de ses vêtements et tua un simple passant qui avait eu le mauvais goût de... passer. Enfin, il fondit à l'intérieur, et véritable fou, il appela son ami en oubliant que ce dernier ne pourrait jamais l'entendre. Il passa une main poisseuse de sueur sur sa figure, et marchant, les jambes tremblantes, Marius perçut soudain une voix qu'il connaissait. Il fronça les sourcils, une voix aigre, celle... où l'avait-il déjà entendu ? Ah... le Cochon Pendu ! Il perçut un autre son aussi, mais qu'il ne parvint pas à déterminer. Lui... et écoutant que sa bêtise et sa colère, il éclata de toutes ses forces la porte et tomba en avant dans la pièce, presque aux pies de Karl. Ses yeux ne regardèrent même pas l'homme en blanc, car leur course s'étaient arrêtée dés qu'il avait aperçu Mist, et la sa main se resserra en un poing. Personne n'avait jamais vu Marius en colère, et ce n'était pas une chose à voir.

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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Dim 14 Aoû - 18:20

Ensuite on me tira le cerveau par les oreilles en raclant bien avec quelque chose de chauffé à blanc qui même si il n'entrait pas en contact avec ma peau, me cuisait douloureusement, du moins c'est l'impression que j'en ai eu. Je n'avais pas la force de me débattre ou d'être vraiment conscient, alors je me contentait de m'agiter un peu les yeux fermés, les pupilles qui s'agitent sous les paupières. J'étais en plein délire, quelque chose pesait lourd dans ma gorge et ma bouche, j'étais habitué aux espaces vides. Les voilà remplis avec de la lave brûlante et de la douleur. J'arrive à bouger faiblement cette langue qui prend tant de place dans ma bouche, et quand le médecin a finit de trifouiller partout en moi, une grande tension se relâche et je tourne la tête sur le coté, à moitié évanoui. Il plante un gros tuyau dans mon bras et mes forces me quittent, cette langue dont je ne sais pas quoi faire pend de ma bouche ouverte en laissant de la bave sur la table répugnante de saleté. C'est un miracle de la médecine, certes, ce bout de langue qui est raccroché à une base par de la putain de couture, mais je n'en mesure pas tout le bénéfice pour l'instant. Quand on songe à combien j'étais arrivé plein d'espoir dans cette antre, et dans quel état je suis maintenant, ça fait peur. Fiévreux, et en plein délire.

J'imagine que je suis attaché à une table en prison, et qu'on me torture. Ça ne peut qu'être ça. Quand j'ouvre les yeux à l'occasion, je vois Uriel au dessus de moi, mais avec un sourire bizarre et les cheveux roses pâles, il est encore plus effrayant que dans mon souvenir, ses traits sont plus malsains encore ! Je lis même sur les lèvres « crier » et « torture », je ne suis pas bête non plus, je sais faire deux et deux ! Mais la torture, elle était déjà faite là non ? Ou ce n'était qu'une mise en bouche face à l'enfer qui m'attend ? J'ai peur, j'appelle Marius mentalement, je hurle son nom dans le vide glacé qui me sert d'esprit, tandis qu'on pompe mon sang. Si le médecin était fatigué, j'étais quoi moi ?

Et soudain, ma tête explosa. Je vois que ça, c'était comme si une fusée avait décollé à trente centimètres de ma tête en fait, même si je ne savais pas ce qu'était une fusée évidemment. C'était... assez incroyable. Je crois que je suis en train de mourir ! Je ne savais ce qu'était cette chose qui me transperçait sur place là, me vrillait le cerveau avec un piquant. C'était douloureux en fait mais... horriblement beau. Totalement inédit. Je ne saurais pas décrire, j'ai pas de mot pour ça. Il fallait que je fasse quelque chose, ça poussait en moi et ça voulait sortir.
Je me suis mis à hurler.

C'était le pire hurlement de l'histoire de la voix humaine, parce que je ne savais pas comment on faisait. C'était un cri dénué de civilisation, je n'avais jamais appris à poser ma voix pour parler, ça tenait donc plus de l'animal que de l'humain, un chat qui se serait coincé une couille dans une porte, mettons, un peu aigu, un peu strident, avec la langue qui gêne parce que je ne sais pas quoi en faire. Le cri primal, mais vachement en retard, en réponse à combien le monde me vrille la tête, d'un coup, surtout sur la droite où Marius a fracassé la porte. Je hurle dans le noir, sans rien comprendre, à m'en faire exploser les poumons.
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Dim 14 Aoû - 22:05

« Mhh ? »

Soudain, tel une tornade, un individu imprévu jusque là dans ses calculs arriva. Dans sa précipitation, l'inconnu – sans doute un ami de ce traître au régime qui avait appris d'une manière ou d'une autre que Mist se trouvait par ici – atterrit directement à ses pieds. Karl baissa la tête, décidé à voir s'il connaissait l'imbécile assez maladroit pour tomber juste devant lui et eut la surprise de reconnaître ce jeune homme qu'il avait précédemment rencontré à la taverne du Cochon Pendu. De l'Ombrage. Lors de leur rencontre, celui-ci avait prétendu être le jeune Job de l'Ombrage, cependant, la réaction de l'un de ses derniers amants vivants, Zélig Faoiltiarna, prouvait bien qu'il ne pouvait pas être un seul ecclésiastique, mais le fils oublié – oui, lui-même, de la famille de l'Ombrage. Karl Ulsperger n'avait pas réussi à entendre beaucoup de choses à propos de ce garçon...la plupart du temps, on disait qu'il était mort. Comment ? Ceci était la vraie question car chaque réponse était souvent différente. Toujours est-il qu'il devait rapidement faire quelque chose pour tuer ce petit parasite car si cela se trouvait, il pourrait bientôt lui détruire – ravager plutôt – du précieux matériel. Heureusement, la plupart de ses outils étaient bien rangés au chaud dans les tiroirs, ou conservés dans les grands placards avec des glaçons et une bonne quantité de sel.

« Marius de l'Ombrage...Lalalaaa ! Je suis vraiment heureux de vous revoir mais... Semblez-vous oublier que notre précédente rencontre ne s'est pas très bien déroulée ? Ou bien désirez-vous vous faire pardonner d'une quelconque manière ? Mmmhhh...Sachez en tout cas que vous êtes en train de fortement me déranger. »

Pendant ce temps-là, Mist criait. Pas un cri qu'il avait l'habitude d'entendre dans ses laboratoires, non. Un cri horrible, presque celui d'un animal. Pour plus de précision, Karl aurait dit que Mist venait tout d'un coup d'éclater de douleur et de découvrir ce qu'était véritablement le son. D'un coup de pied violent, Ulsperger frappa le visage de Marius sur le sol, recommençant parfois fois son geste et, profitant des quelques secondes de répit qu'il avait, confisquant l'arbalète qu'il avait sur lui. Et puis il rit. Bien sûr, que pouvait-il faire d'autres ? Il ne savait pas lancer de pointes à l'aide de cette machine, malgré toutes ces compétences, mais cela sans doute parce qu'il n'avait jamais dû s'en servir contre l'Empereur. Comment ces individus en étaient-ils arrivés jusque là ? Ils le répugnaient tellement, eux qui voulaient faire changer le monde mais qui ne faisaient rien du tout...

Comment pouvaient-ils croire à cette morale complètement absurde et hautement philosophique ? Pour ne rien changer, il faut que tout change.

« Imbéciles de terroristes ! Avez-vous seulement conscience que vous êtes chez moi ? Un scientifique haut placé ? Vous, faites tomber n'importe quoi et je peux vous garantir que vous aurez rendu inutiles des centaines de vie sacrifiées et des heures de travail ! Allez-vous en comme vous êtes venu ! »


Il se déplaça jusque derrière Mist et posa sa main sur le haut de son crâne.

« La médecine fait tout de même des miracles... Oh, décrispez ce visage et remerciez-moi plutôt, mon ami ! »
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Dim 14 Aoû - 22:36

Un cri lui déchira aussitôt les tympans, Marius grimaça et n'eut pas le temps de lever la tête qu'il se reçut un coup de pied, et un autre, en réalité il ne compta pas le nombre de fois durant lesquelles Karl lui envoya sa semelle tout aussi crasseuse que lui dans son nez, mais il se releva assez vite. L'homme lui avait pris son arbalète ? Il devait alors se sentir fort ! Ce qu'il ne savait pas, c'était que Marius gardait toujours un poignard dans sa botte, et un petit paquet d'allumettes dans sa poche, et plusieurs fois il avait eu l'occasion de les utiliser. Karl était juste devant lui, Karl que Marius honnissait et Karl que Marius rêvait de tuer. Cet homme avait osé le toucher, cet homme avait osé toucher Mist, il n'allait pas s'en sortir vivant. Il n'était certes pas Uriel d'Arken, il n'était certes pas Émile Paole, mais il restait un gamin ayant été élevé dans le Culte de l'Ombre, entraîné à devenir un de ses soldats.

Et par-dessus tout, du haut de son mètre soixante-treize, Marius était en colère. Si bien qu'il entendit le cri lui percer les tympans, il l'entendit résonner dans toute sa tête, mais sa main en un poing, son regard gris posé sur le connard lui faisait même oublier la présence de Mist. Ou plutôt Marius pensait que Karl était l'origine de sa souffrance, et que déjà par fierté, il devait le tuer. Il passa une main moite sur son front, il tremblait et son regard ne quittait pas la silhouette de l'homme en blouse blanche, ce sourire... cette lueur démente, il rêvait de les faire disparaître pour toujours, et non pas dans une mort douce. Karl se rapprocha de son ami, et en voyant Mist sans pour autant comprendre que c'était lui qui criait, Marius serra les dents. Ce qu'il voyait ? Ce n'était pas son ami guéri de son handicap, c'était juste une énorme masse de chair dont on aurait planté encore et encore la lame d'un couteau chauffé à blanc. Une boule se forma dans son estomac, encore une fois, Marius n'avait pas pu le protéger, mais cette pensée disparut bientôt.

Karl était en train de lui prendre son sang, Karl qui ne valait pas mieux qu'Uriel d'Arken... Karl qui était devenu l'objet de sa haine. Marius entendait d'ailleurs juste sa voix, et ne faisait pas attention à ses mots, que devait-il apprendre d'un misérable cloporte cherchant à foutre son nez dans les fesses des autres dans un plaisir purement malsain ? Qu'avait-il apprendre d'un être si détestable et méprisant ? Rien. Il avait soigné Mist ? Marius le remercierait, en lui tranchant la gorge... et encore ! C'était bien trop doux !

— La seule chose inutile que je vois ici... c'est votre existence.

Marius se baissa et saisissant son poignard, il serra fortement le manche sans quitter Karl des yeux. Il touchait d'ailleurs son arbalète, et l'envie de lui couper les doigts passa dans l'esprit de Marius. Il fit un premier pas, un premier pas vers sa folle fureur, à laquelle il voulait s'abandonner. Karl aurait au moins la chance de voir Marius en colère, chose rare. Personne ne devait toucher Mist, personne n'était autorisé à l'approcher ; Karl avait blessé son seul véritable ami, la personne la plus précieuse à ses yeux, Karl allait le payer. Un aller simple pour la mort, ça coûtait déjà assez cher. Le cri de cet animal blessé était encore en lui, c'était comme un courant électrique qui n'avait de cesse de passer dans ses veines, et de le mettre en colère. Sa haine grandissait, au point où Marius lâcherait le contrôle qu'il avait toujours exercé sur lui-même. Il passa un doigt sur sa lèvre saignante, et se rapprochant d'une table, il saisit un scalpel, ou un truc du genre. C'était juste tranchant, et ça lui suffirait. Et sans plus attendre, il le lança une première fois sur Karl, il se saisit ensuite d'un bocal et visa le médecin encore. Il tremblait de fureur, et la mâchoire crispée, il articula d'une voix sourde :

— Voulez-vous un conseil ? Ne mettez jamais en colère un De l'Ombrage, vous voulez mourir ? Je vous offre ce droit.

Et en poussant un cri de rage, Marius fondit sur Karl, vif comme l'éclair, il lui enfonça alors son genou dans l'entrejambe. Il le poussa par terre, il le planqua contre le sol, et se servant de son maigre poids, il resta sur lui un bon moment. Il lui cracha dessus, une main sur sa gorge, l'autre se levait. Il enfonça lentement ses ongles dans la chair de Karl, et tout à coup, il lui donna un coup d'ongle dans la joue. Le poignard se planta soudain dans l'épaule du médecin, et ensuite, sa main se releva dans les airs pour foncer près de l'oreille de Karl. Il changea alors de cible, et lui prenant les cheveux, il les tira de toutes ses forces, son poignard lui transperça la main droite. Il le tourna plusieurs fois, encore et encore, et jugeant Karl comme s'il avait devant lui un détenu dont il devait estimer la peine, il lui arracha une poignée de cheveux.

— Vous voulez que je tranche quoi en premier ? Et si je vous brûlais l'oeil ? Ou encore si je vous tranchais un doigt ?

Et Marius alla lui viser l'auriculaire.

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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Lun 15 Aoû - 8:38

Les sons volaient au dessus de ma tête sans que je puisse les interpréter, c'était juste un brouhaha délicieux dans mes oreilles. Marius se jetait donc sur Uriel pour le tuer, ça me convenait très bien, sauf que je restait attaché sur la table en train de me vider de mon sang dans un tuyau, par effet de vase communiquant – le pot qui recueillait ma substance était situé plus bas. Mais qui s'en soucie ? Je sentais vraiment la vie me quitter, à ce stade là j'étais très pâle et j'avais les lèvres blanches. Marius avait préféré tuer Uriel plutôt que de me détacher, soit, chacun sa merde. Je me vidais de mes forces, comment me sortir de là ? Respirer me fatiguait déjà, des mouchetures noires volaient devant mes yeux. Et le bruit... ça me cassait les oreilles à la longue, me faisait mal à la tête mais c'est comme boire trop d'eau après avoir été si longtemps mort de soif, ça me plaisait quand même.

Il y avait une chose chez moi qui ne dépendait pas des réserve d'énergie de mon corps : la prothèse. J'avais tiré sur les liens en cuir à m'en faire péter les veines, bien sûr, mais dans un réflexe de douleur, pas avec stratégie. Mais comment faire pour me détacher ? Au fur et à mesure que la douleur dans ma tête et ma gorge baissait, je gagnais en lucidité, mais tout ça allait disparaître si je continuais à me vider de mon sang comme un abruti. Pourquoi Marius ne m'a pas détaché ? J'étais en train de mourir ! Et eux, ils bavardaient tranquillement en s'insultant. Dans un élan de désespoir causé par la conscience de mon trépas proche, je me débattait dans mes liens, en vain. J'étais en train de me vider de mon sang ! Marius, au secours ! Je ne veux pas mourir ! J'entendais enfin, je comptais en profiter, pas crever comme un con cinq minutes plus tard parce qu'on avait oublié d'enlever un tuyau de mon bras, c'était trop... cruel.

J'essaye de cisailler le lien en cuir avec ma prothèse en métal, c'est trop lent, je mourrais avant d'arriver à la moitié. C'est trop bien foutu, trop épais. Mais quand je tente de replier le bras de toute mes forces, ça craque, je vois le lien en train de se déchirer. J'insiste, la prothèse est plus forte qu'un bras humain, elle n'est pas soumise à l'épuisement naturel que ressentent mes muscles. Je suis très content qu'on m'ait coupé un bras, soudain. Je continue de solliciter la prothèse, sinon je vais mourir, je vois mon sang couler à chaque battement de cœur dans le tuyau assez large pour avoir un débit rapide. Du temps, je manque de temps !
ENFIN !

Je déboucle ensuite le lien sur mon torse et mon autre bras et... rien. Je suis trop faible pour me mettre assis et me détacher les pieds, et encore plus pour me mettre debout et m'enlever de là. Et j'ai envie de dormir, je suis trop fatigué, je sais que si je ferme les yeux je vais m'endormir et mourir. J'ai du mal à respirer, ou plutôt j'ai beau respirer très vite, je me sens étouffer et mes muscles me font mal. Je suis couvert de sueur, mon cœur bat comme un oiseau affolé dans la cage thoracique. Je cherche à me débrancher le bras, mais les doigts de ma prothèse manquent d'habilité. Je pousse des râles d'animal à l'agonie sans m'en apercevoir. Une seule option possible.

Je me jette par dessus bord et tombe lourdement sur le sol. Le sang qui me manque, parce que je suis plus bas que le pot, revient un peu dans mes veines mais la table en métal me tombe dessus – rappelle toi qu'elle est toujours attachée à mes pieds et arrache tout – je hurle de douleur. Ça me fait un rond de peau manquant de la taille d'une pièce, et une cicatrice de plus. Et accessoirement ça fait très mal de se prendre une table renversée sur le dos qui fait le poids d'un âne mort. Donc je suis comme un con écrasé sous une table avec mes bras en croix qui dépassent sur les cotés, ça serait presque comique si ça m'empêchait pas de respirer et si j'avais pas l'impression que toutes mes côtes vont casser. J'arrive plus à respirer ! J'essaye de me rouler en boule pour atteindre mes pieds pendant que Marius et Uriel se battent – enfin que Marius bat Uriel, pour être franc. J'ai jamais rien fait d'aussi épuisant de toute ma vie, et à vrai dire je n'y arrive pas. Mais j'ai Uriel pas loin...

J'ai fait tomber des outils partout en renversant la table, je saisis un scalpel. Je rampe, centimètre après centimètre, chaque muscle tendu à bloc sous ma peau, avec la table sur le dos et les jambes en immobilité forcées, je m'appuie sur mes coudes pour avancer tout doucement. Je vais l'égorger, si j'arrive à lui.
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Lun 15 Aoû - 14:01

Il ne l'écoutait pas. Non, vraiment pas. Sinon, il se serait déjà aperçu qu'il avait fait ce qu'il y avait de mieux pour son jeune ami. Non mais il ne se rendait pas compte qu'il venait de lui rendre deux de ses sens précédemment handicapés ? Personne – à part lui, bien sûr – n'aurait été capable d'accomplir ce miracle de la science et il aurait déjà dû lui lécher les pieds en voyant que Mist était vivant. Mais non, non, au contraire, il lui avait lancé un premier scalpel, que Karl avait par ailleurs évité pendant que...Mist hurlait ? Non, que Mist faisait des bruits ignobles, plutôt, mais l'on ne pouvait lui en vouloir étant donné qu'il n'avait jamais entendu. Si seulement quelqu'un l'éduquait un peu, ce garçon, cela lui ferait véritablement du bien... En tout cas, pour le moment, le De l'Ombrage ne devait pas sous-estimer Ulsperger. Celui-ci avait été élevé dans la province des Gells, il avait donc des réflexes qui dépassaient la normale et était en terrain connu, surtout.

« Arrê - »

Trop tard, à croire qu'en une seconde, la situation s'était retournée contre lui. Il tenait toujours l'arbalète de sa main droite, plutôt fermement. Il avait l'intention de frapper avec ce garçon s'il n'arrêtait pas sa petite crise de nerfs. Ne jamais énerver un de l'Ombrage... Mais ils étaient fous, tous ? Il savait qu'il l'avait un peu échauffé lors de leur première rencontre, cependant, c'était uniquement, et seulement parce qu'il avait un peu trop bu ! Jamais, oh mais jamais – si peut-être quand même un peu, ce mec était tellement désirable – il ne l'aurait touché dans son état normal. Un terroriste, en plus ! Ce type devait vite finir brûlé sur un bûcher, les tripes en l'air car prélevées par lui-même pour certaines expériences.

Il allait lui donner un coup d'arbalète lorsqu'un coup dans ses parties sensibles la lui fit lâcher et il tomba à terre brusquement. Crétin de terroriste, il allait lui faire quoi, désormais ? Le tuer... Non, cette petite tapette en serait bien incapable ! Il ne tuerait pas l'un des plus efficaces scientifiques d'Ishtar, non ? C'était assurément un des plus hauts mal qu'il pourrait causer à la cité. Alors il rit. Comme un fou, mais en même temps peu s'en étonneront, car c'est ce qu'il était. En parallèle, sa table d'opération venait de tomber sur Mist, causant un grand raffut. Mais pourquoi fallait-il que ces humains causent un aussi grand bazar dans son laboratoire ? Ils ne pouvaient pas seulement se contenter de s'enfuir et dégager tranquillement ?

« Hahahaa ! Laissez mes...aïe ! Hahahaa ! Cheveux tranquilles, je vais m'étrangler de rire ! Hooo, à moins que vous ne me trouviez quelque chose ! C'est ça hein ! »


Marius l'avait complètement excité. Karl était plutôt quelqu'un d'atypique qui avait passé une grande partie de sa vie à faire des expériences – de plus en plus sales – sur la douleur. Il n'était pas rare qu'il se l'inflige lui même, d'ailleurs. Oh, il n'y était pas devenu insensible mais...c'était juste qu'elle l'excitait, maintenant, terriblement. Comme un jeu du chat et de la souris, même s'il préférait se trouver dans le costume du chat.

« Ahhh... Ce que vous voulez ! Mais ne m'empêchez pas de travailler ! Hahahaa ! Marius ! Vous êtes vraiment beau, vous savez ? »

Il était véritablement trop tard Karl Ulsperger. L'océan de la folie avait noyé son âme.
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Lun 15 Aoû - 17:20

Marius... incapable de tuer quelqu'un ? Qu'il était bien naïf et sûr de lui, ce médecin pour croire qu'il serait incapable de le tuer. Le jeune homme avait déjà commencé, mais Karl aurait un traitement spécial ; il avait osé toucher Mist, il avait osé le toucher lui, il allait souffrir jusqu'à ce qu'il décide de l'achever. Alors l'esprit de Marius était trop embrouillé pour prendre en compte toutes les choses qui se jouaient autour de lui, seule sa haine pour Karl prenait le dessus. Il entendait un genre de cris, et ce hurlement lui donnait des frissons, il serra les dents. Karl tenait toujours son arbalète ? Marius lui trancha donc le doigt (la joueuse de Karl n'ayant rien précisé là-dessus, cette tarée d'Indiana en prend l'initiative, en vue de l'habitude qu'elle a de torturer les personnages de Marion) et sans plus de cérémonie, il planta son poignard dans le poignet de Karl. Il ne pesait certes pas bien lourd, et puis Karl aurait pu se relever de lui-même et le maîtriser sans doute, cependant il ne fallait jamais sous-estimer la colère d'un homme, surtout lorsque cette dernière explosait dans tout son être. Il serra les dents et il offrit un autre coup de griffe sur la joue de Karl, il avait envie de lui faire mal.

Marius avait pour une fois envie de blesser quelqu'un, et de le voir ramper à ses pieds, le supplier, lui qu'on prenait toujours de haut. Il cracha sur Karl quand ce dernier affirma qu'il était beau, un compliment sortant de cette bouche hideuse ? Il lui envoya un coup de poing, et soudain, il sursauta. Mist était tombé de la table, et le noeud dans l'estomac du jeune homme prit de la puissance, il grinça des dents. Nerveux, toujours furieux, Marius devait faire le choix entre tuer Karl dans d'affreuses souffrances, ou sauver son ami. Il fixa un moment le sourd-muet, puis il retourna son attention sur Karl, et en poussant un cri de rage, Marius alla se relever. Et pourtant, comme un lunatique, il changea de décision et enfonça son poignard dans l'entrejambe de Karl. Il transperça son sexe, grognant comme un animal qui se serait retourné brusquement contre son maître. Il tourna la lame pour que Karl la sente bien passée, comme la première fois, sauf que cette fois-ci, Karl perdrait sa virilité... et pour toujours.

Il commença à la lui sectionner sur la droite, l'envie de le voir crever, l'envie de le faire souffrir lui crevait la raison. Marius fini par se relever, cependant il n'alla pas voir Mist tout de suite, les vêtements pleins de sang, Marius se saisit d'un bocal — encore —, et presque avec plaisir, il le posa soigneusement sur l'entrejambe blessée de sa victime. Il passa une main dans ses cheveux, et crachant encore sur Karl, il donna un brutal coup de pied sur le bocal qui se brisa aussitôt sur le choc. Il poussa le vice jusqu'à appuyer sur les éclats de verre pour qu'ils se plantent bien dans les parties du médecin, puis il reprit son arbalète. Il enleva le carreau qu'il avait chargé, ses mains tremblaient, il respirait fort, et suait comme un porc, la colère lui faisait perdre les pédales. Le carreau finit sa course dans une des bourses de sa victime, et il donna un dernier coup de pied pour que la pointe aille le plus loin possible. Il recula de quelques pas et fouillant dans ses poches, il retrouva le paquet d'allumettes qu'il avait récupéré sur un noble, le soir où Mist l'avait emmené par accident dans un bordel.

Marius prit au hasard les produits qui ornaient les étagères et les jeta sur Karl, quelque chose devait bien être inflammable. Enfin il se rappela de la présence de Mist, et non sans brutalité, il lui enleva les fils et tout le reste, il le tira pour passer son bras sur sa taille. Et une allumette prit feu, Marius offrit un sourire moqueur au médecin et lâcha l'allumette sur ce dernier. Tant pis pour lui, cet homme n'avait pas qu'être un pervers. Il resserra sa prise, et soutenant Mist, retrouvant plus ou moins les esprits, Marius le soutint comme il le put. Il ne savait pas exactement ce que cette saleté avait pu faire de lui, et il ne connaissait rien de Karl, mis à part que ce n'était rien d'autre un connard immonde. Il tira Mist hors de la pièce, et il le lâcha quelques secondes pour venir refermer la porte. Ainsi, Karl risquait d'y passer, et il allait le sentir passer, si par miracle il échappait à ça... bah ! Sa situation ne serait pas plus enviable. Marius commença à marcher dans le couloir, Mist contre lui, il sentait déjà l'odeur de la fumée, mais il tenta de se concentrer sur ce qu'il devait faire, la question était : bien... comment sortir ? Et que faire ?

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Merci à Dietrich/Ambroise ♥️


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Mort(e) tragiquement

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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Lun 15 Aoû - 20:57

J'aime me balader des fois... C'est cool. D'autant plus que, quand on a vécu dans la rue, on s'habitue à bouger. Je peux passer deux semaines (entre deux boulots) ivre mort dans le caniveau. Là, ça fait presque un an que je bosse au même endroit, on va bientôt battre un record, je pense. Du coup, quand on a pas besoin de moi (ouais, la patronne est sortie quelque part et ne voulait pas que je vienne avec pour casser la gueule à quelqu'un), ben, je me suis tiré. J'vais pas rester au "Cochon" comme un con, tout seul. C'est fermé à trois serrures, personne n'ira y foutre la merde quand même. Enfin... J'espère pour lui. Surtout que ces derniers temps, on reçoit plus de gardes. On dirait qu'ils sortent de partout, comme des vers de terre pendant la pluie...

Bref, je marche. Une main dans la poche, jouant avec mes trois pièces d'argent et l'autre tenant... Ben une bouteille, quoi d'autre ? Elle est grande, mais c'est de la bière. J'ai laissé le prix dans la caisse et je me suis tiré avec, vite fait. Ça dérangera personne, je crois. Nih' a juste dit de prévenir, si je prends la dernière. Mais des comme ça, on en a encore... Euh... Plus que deux, je dirais. Pas que je sache très bien compter, mais je sais que deux, c'est quand je sais en prendre une dans chaque main et qu'il n'en reste plus. Ben, là, je sais pas le faire. Simple, non ?

J'pense par contre, que je me plante pas mal sur le chemin que je prends, là. Parce que bon... Je voulais revoir le vieux quartier tout moisi, où je suis né. Juste comme ça, histoire de voir s'il n'y a pas moyen de tirer un coup pour trois pièces d'argent. Mais là, je ne suis nulle part. Enfin : en ville, hein... Mais je connais pas très bien cette zone. En plus, il y a de drôles d'odeurs, à tous les coups, y a des scientifiques qui foutent leur merde dans le coin. Et pas qu'un peu. J'en entends d'ailleurs un qui hurle. Hé... Mais je comprends ce qu'il dit : c'est pas toujours le cas. Ils inventent des fois des mots qu'ils trouvent je ne sais où... Mais ça parle de terroriste ! Je m'appuie sous la fenêtre et j'écoute un peu en buvant. Un scientifique haut placé et des terroristes... Bordel, c'est du joli. Ils vont sans doute le tuer et faire des choses avec son corps. Ou... Avec toutes ses affaires ! Oui ! Sûrement ! Ils vont faire péter quelque chose. Comme le Sénat. Meeerde ! Si les types en noir l'apprendront... Je frissonne. L'inquisition me fout grave les boules. Si jamais ils apprennent que j'étais là et que j'ai rien fait ! Ha ben ça va chier...

Je me précipite à la recherche de la porte que je trouve au bout d'un petit moment et que j'ouvre de ma main qui ne tripote plus les pièces. Au diable le fric, si je dois finir en prison pour ne pas avoir empêché un sale truc d'arriver... Et là, je vois un type aux cheveux rosâtres (putain de malade de merde) bien amoché et un sacré foutoir autour. J'y connais que dalle, mais genre je trouverais pas l'ouverture dans une éprouvette. Mais là... Ça fait des bruits bizarres et je mise sur le fait que tout va péter d'ici peu. D'ailleurs, pour entrer, j'ai bousculé deux gars dans la rue qui n'avaient pas l'air nettes... Et qui courraient... Du coup, je chope ce type-là (il est lourd, bordel) et je le sort dehors. Je cours un peu aussi, dans la même direction que les deux terroristes et je leur gueule après, même si je ne les vois plus :


"Allez crevez la tête dans la meeeerde ! Bor-DEL !"

Oui. Sur la fin de ma réplique, ça a explosé. Et on est étalés au sol. Moi, je suis en vie. Et l'autre couillon ?
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Mar 16 Aoû - 9:06

Je regardais Marius, et je vis à quel point il était en colère. Je le vis couper un doigt à Uriel, et lui planter un carreau d'arbalète dans les couilles. J'ai sursauté même quand il l'a fait. J'étais soudain soulagé d'être encore vierge, je n'aurais pas aimé subir le même sort. Et dire que j'avais essayé de le draguer ! J'étais vraiment un con. Le sexe dégoûtait Marius, mais je mesurais maintenant que c'était au point qu'il puisse tuer quelqu'un qui lui disait qu'il était beau. J'avais de la chance d'avoir encore mes couilles moi. Sans doute qu'il ne m'appliquait pas le même sort parce que j'étais vierge et que je faisais pitié. D'où ma remarque précédente.

Marius déchargea toute sa colère sur Uriel, y mit le feu et vint vers moi pour me détacher de la table, qui me retenait encore par les pieds. Il me souleva sans peine, je n'étais pas capable de tenir solide sur mes jambes tout seul. J'avançais doucement, tenu par la hanche par lui, je m'agrippais à son cou de toute mes forces et j'avais le visage contre lui. Je ne voulais pas qu'il me foute le feu ! Je m'étais toujours senti incroyablement cruel et mauvais par rapport à Marius, mais lui aussi pouvait se mettre en colère comme moi en fait, c'était un soulagement. J'en étais à guetter l'approbation de mes moindres gestes par Marius, parce que c'était mon premier et seul ami. Il fallait rester vierge donc, même si dans mon cas c'était plus facile que pour Marius, puisque je n'étais vraiment pas beau. La plupart des gens, tu leur donnes le choix entre un demi-âne crevé depuis deux semaines et moi, ils choisissent l'âne. Enfin on pouvait pas fonder un ordre qui baserait la vertu sur la virginité, si ? Ça ne marcherait jamais !

Nous avancions doucement, je l'ai dit, mais derrière ça faisait de plus en plus de bruit, et mon dos commençait à chauffer. Marius finissait par me trainer plus qu'à m'aider à marcher, parce qu'il fallait qu'on se dépêche. Vainement, j'essayais de tenir d'une main le bout de tissus autour de mes hanches, qui en avait vu des dures ces dernières minutes, trop éprouvé pour rester sagement enroulé autour de moi. Marius allait me tuer à coup de poing après ce que j'avais fait ! J'étais allé droit dans la gueule d'Uriel ! Et j'avais vu combien il pouvait être en colère... Enfin en attendant nous étions dans la rue, et j'entendais des tas de bruit que je n'arrivais pas à identifier, dont un très gros qui m'avait fait sursauter. J'essayais de cacher mon visage dans Marius, parce que ça me faisait un peu peur, autant de bordel autour de moi dont je ne pouvais pas connaître la cause.

Mais nous laissions Uriel brûler derrière nous ! Pas le vrai Uriel évidemment, seulement celui qui me torture. On pourra toujours tuer l'Uriel administratif plus tard, mais c'était un putain de soulagement quand même. Je suis sortit des cachots ! Le feu, ça purifie. Et tout ça grâce à Marius. Je crispais mes doigts dans ses vêtements, enfonçait mon visage contre lui pour sentir sa présence. J'aimais qu'il me tienne contre lui. J'espère qu'il me pardonnera et qu'il le fera encore. Je lui fis signe de s'arrêter un peu pour reprendre mon souffle, même être trainer c'était trop dur pour moi. Deux secondes, juste le temps de reprendre mon souffle, j'avais affreusement mal et de la fièvre. Mon corps en avait beaucoup subit aujourd'hui, mais c'était fini.

Je respirais profondément, avec l'impression que ça ne me reposait pas du tout. J'avais perdu beaucoup de sang. Je n'osais pas regarder Marius dans les yeux, de peur d'y voir de la colère. J'aurais voulu lui parler, mais je n'avais plus l'ardoise, du coup. Mais maintenant j'avais des cordes vocales ! … je ne savais pas m'en servir. Et j'avais perdu l'habitude d'avoir une langue, cet espace vide dans ma bouche, je m'y étais habitué, je me sentais affreusement encombré. Il fallait que je montre ça à Marius ! J'écartais un peu ma tête de lui – elle pesait deux tonnes – et sans regarder son visage je tirais largement la langue, pour qu'il voit. Elle avait l'air plus grosse que l'ancienne, je crois. J'essayais de pousser sur ma gorge pour faire un bruit doux, un peu plus aigu, un genre de ronronnement affectueux. Ça faisait un peu mal. Je fis signe que je me sentais prêt à repartir.
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   Mar 23 Aoû - 20:10

Ca fait mal et pour une fois, misérable fois, Karl ne ressent aucun plaisir à cette amputation. Surtout qu'il s'agit d'un de ses organes les plus vital. Tout commence par le doigt. Il fallait préciser que Karl bandait comme un malade. C'était d'ailleurs éventuellement la raison pour laquelle, par la suite, Marius avait si bien visé, même sans enlevant le pantalon du médecin. Il avait franchement gueulé lorsque le poignard se retrouva dans son poignet, ceci n'était rien par rapport à ce qui allait se passer. Ne prenez pas Karl Ulsperger pour un faible qui avait peur de la douleur. Au contraire, il y était habitué, faisait parfois de drôles expériences sur lui, d'où les cicatrices sur son dos que peu de personnes – ou ne pas dire personne – n'avait jamais eu l'occasion d'observer. Ces douleurs là augmentaient son excitation sexuelle, d'où l'état dans lequel il se trouvait. La douleur était telle, malgré tout, que même lui ne pouvait l'ignorer. Il était médecin, il voyait sur ces traits que ce type était furieux et que...si quelqu'un ne l'arrêtait pas rapidement, la situation pourrait vite mal tourner. Ce qui se passa.

La scène se passa à une telle vitesse qu'à la limite de l'évanouissement, Karl ne vit rien venir. Mais en tout cas, il y perdit les parties les plus importantes de son corps. Celles avec lesquelles il s'amusait tellement, lors des soirées où il côtoyait ses petits cadavres chéris. Tout un monde s'écroule, la douleur inouïe le scie. Karl est pratiquement à terre, lorsque Marius prend son arbalète et enfonça le clou (hj : haha, comparer Jésus à Karl) un peu plus loin. À partir de là, le médecin ne suit plus. Un vague cri de douleur sort de l'orifice qui lui sert habituellement de bouche et il se retrouve incapable de faire le moindre mouvement. Il va mourir, c'est tout. Ce connard va le faire mourir. Le supplice s'arrête soudainement alors qu'il reste toujours immobile. Il attend le gris dire deux trois trucs, mais il ne parvint à comprendre la logique de ses paroles. Son cerveau est complètement embrouillé, il ne parvient plus à penser, ni à...quoique ce soit. Ressentir du désir sexuel, par exemple.

Autour de lui, il sent une drôle d'odeur. Ou plutôt il croit car tout ce qu'il réussit à capter, c'est cette douleur immonde et l'odeur de fer qui envahit la pièce. Lorsqu'une des flammes le touche, il comprend que Marius ne veut pas qu'il s'en tire vivant. Qu'il a touché quelqu'un – quelque chose, plutôt – de sacré pour lui. Qui aurait cru que ce cinglé vouait un culte à ce clodo puant ? Même lui n'avait pas voulu se l'enfiler...alors c'était que Mist était vraiment répugnant...et moche de surcroît. Bref, cela allait sûrement être ses derniers instants en tant que Karl Ulsperger, médecin à la cour Impériale, mais...il ne fit pas le bilan de sa vie. Non, cela, il n'y pensait pas. Il ne réfléchissait pas du tout d'ailleurs, sous le feu de l'action.

Un souffle d'air frais souffla sur son visage meurtri.

Il inspira une bouchée d'air brusquement, comme s'il voulait vivre à tout prix. Qui était le type qui l'avait sauvé ? Il n'arrivait pas à bouger et remuer les yeux aurait été un effort trop conséquent.

« Je...vais...mourir si...vous...ne faites...pas les premiers soins ! Soignez-moi...monsieur ! »

Il avait supposé que la personne était un homme. Une femme était plus faible physiquement, elle n'aurait pu le sauver des flammes aussi rapidement. Un homme musclé, alors. Le genre de type qu'il aurait aimé s'envoyer en l'air. Ces pensées ne firent que traverser sa tête au passé, toujours. Il toussa soudainement, recrachant un peu de sang. Mais dans quel état pouvait-il bien être ?

« Enle-vez...pantalon... »


Il ne voulait pas mourir, bordel ! Il fallait qu'il se venge de ce petit prétentieux !
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MessageSujet: Re: I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]   

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I'm frozen to the bones, I am. [PV Karl]

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