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 Peu importent les conséquences [PV Zach]

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MessageSujet: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Jeu 28 Juil - 20:58

« Le matin je me réveillais avec le sourires aux lèvres. Je ne savais pas ce qui c’était passé cette nuit. En tout cas, je sentais que cette journée serait totalement différente de celles des autres. Je n’espérais pas vraiment qu’elle se déroulât comme celle où j’avais rencontré le sénateur Zarnh. J’avais vraiment un pressentiment que ce ne serait pas du tout pareil et que j’allais être vraiment heureuse. Mais j’ignorais totalement d’où me venait tout ce petit bonheur. Je me levais donc et cherchais le petit miroir sur ma table de nuit. Je ne le trouvais pas du tout, il ne se trouvait pas à son endroit habituel. En général, je pouvais m’en servir avant de m’endormir ou au lever. Une des domestiques avait du le ranger dans un des tiroirs. J’ouvris donc le premier mais il n’était toujours pas là. Mon humeur commençait à se dégrader, rien que pour une histoire de miroir. J’avais vraiment envie de voir mon sourire, ce n’était pas tous les jours que je souriais ces derniers temps ! J’appelais donc une domestique qui rentra instantanément dans la chambre. Je lui ordonnais de me chercher celle qui avait rangé la salle ou alors de me trouver le miroir en question.

La jeune femme s’exécuta sur le champ et partit. Quelques minutes plus tard, une nouvelle femme entra. Elle était vraiment nouvelle et je ne la connaissais que très peu. Elle me confirma qu’elle avait rangé la chambre. Je lui expliquais donc que je gardais les affaires à des endroits précis et que je ne souhaitais pas qu’elle les bougeât. Elle s’excusa avant d’ouvrir un autre tiroir de la table nuit. Elle me passa l’objet en main propre. Mais je ne la regardais pas du tout et elle resta crédule un instant. En effet, j’avais remarqué un papier dans le tiroir, que je n’avais encore jamais vu. Je le pris avant de me concentrer sur l’objet. Mais finalement je ne fis pas ce que je souhaitais au départ. J’ouvris le papier qui était plié en plusieurs fois. Il n’y avait rien d’écrit. C’était simplement un plan. En tout cas, cela ressemblait à un plan. Je l’analysai instantanément. Mes yeux fixèrent la seule croix du dessin et la petite écriture, peu lisible juste en dessous. Tout ce que je compris, c’était simplement que c’était à cet endroit où je pouvais revoir Zacharias. En effet, son prénom était inscrit dessus et je me doutais bien qu’il habitait à cet endroit. Mon visage s’illumina tout de suite.

Je me ruai tout de suite vers le bureau pour prendre un petit papier et marquer quelque chose dessus. Zacharias avait du laisser ce papier pour moi. Quand ? Je n’en avais aucune idée. Peut-être la dernière fois qu’il avait été là ou alors il s’était un jour tout simplement rendu comme un petit voleur dans la maison. J’en souriais presque, même si cette dernière pensée ne me plaisait que guère. Mais ce n’était pas non plus la mort et de toute façon je ne lui poserais jamais la question. S’il m’en parlait, je pense que je pourrais très certainement le lui pardonner. Je hélai un domestique afin qu’il portât le message à mon amant. Je l’appelais déjà comme cela dans mon esprit. Je savais parfaitement que je tromperai mon mari. Je ne pouvais pas laisser tomber Zacharias tout d’un coup. Surtout que je lui avais promis de ne pas partir. Je me doutais que si je me séparais de lui, il le prendrait très mal. Après tout, j’avais vraiment peur également de voir sa réaction quand il me verrait dans cet état-là. Mariée et enceinte. Comme j’étais mal à l’aise de devoir lui annoncer cette nouvelle. Je m’imaginais déjà qu’il me détesterait sur le champ. Qu’il serait en colère contre moi et qu’il ne voudrait pas me revoir. Cela me briserait le cœur, tout comme le sien. Mais j’en assumerai les conséquences.

Toute l’après-midi, j’attendais ce moment-là. Cette nuit je sortais. Heureusement que je n’avais pas à prévenir les autres. J’allais encore passer la nuit toute seule de toute façon. Alors j’avais tout le temps pour aller le rencontrer et discuter avec lui. Que tout cela ne durât quelques minutes ou plusieurs heures. Je pris alors le plan, je m’habillai rapidement et je partis. J’ignorai totalement dans quel endroit cela me mènerait encore et j’espérais ne pas rencontrer de mauvaises personnes. Finalement, je me rendis tout de même compte que je me trouvais dans un quartier plutôt cossu et je fus très étonnée. D’après tout ce que je connaissais de l’informateur, je n’avais jamais cru qu’il aurait pu habiter dans de telles conditions. La surprise était bien grande. Je marchai, je marchai et je marchai. A la périphérie du quartier, je trouvais enfin la maison que je cherchais depuis si longtemps. Je rentrai dans la propriété puisque le portail était ouvert. Je tapai à la porte et espérais être accueillie par Zacharias. Je n’en pouvais plus.

Je devais le voir. Mon corps brûlait d’envie de le serrer dans mes bras. Peu importait sa santé. Je voulais l’embrasser jusqu’à ne plus pouvoir respirer. Je le voulais, lui. »
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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Dim 31 Juil - 10:40

    Zacharias Flash s'était enfui de chez Marius. Oui, vous avez parfaitement compris, le garçon s'était levé du lit, et était passé par les toits. Depuis quelques jours qu'il allait mieux, il avait cette idée et n'arrêtait pas de se dire qu'il ne fallait pas qu'il attende trop avant de la mettre en exécution. Il voulait voir quel chemin il allait devoir prendre pour revenir par ici, en fait. Même s'il n'était pas des plus intelligents, le jeune albinos se doutait que celui qui lui était venu en aide ne le laisserait jamais sortir ici d'un claquement de doigt. C'était tout de même une cachette secrète et qui disait secret disait entrée pas si facile à retrouver. Il claudiquait encore un peu mais par rapport à ce qu'il avait à son arrivée, il ne s'agissait de rien de grave. Il avait passé beaucoup de temps dans ce lit, se reposant beaucoup plus qu'il ne l'avait imaginé et ne savant que faire. Oh, bien sûr, il avait eu droit à quelques visites, s'était beaucoup amusé à faire tourner en rond la grosse dame qui faisait de la musique offerte par Mist, mais c'était un divertissement qui n'égalait pas la chasse aux informations dans les rues d'Ishtar. Il ne pouvait plus rester immobile, surtout depuis qu'il avait entendu chuchoter cette histoire de bal masqué organisé par l'Empereur...

    Il atterrit bizarrement sur un toit, sentant le vent griffer un peu son visage. L'albinos trembla. Et qu'allait-il faire, maintenant, s'il tomba. Fallait-il qu'il appelle Marius à l'aide tout de même ou qu'il...oui, il allait lui montrer qu'il était le plus courageux du monde. Alors, l'informateur marcha petit à petit sur le toit, plus ou moins en équilibre. Il en descendit lorsqu'il pensa être plus ou moins éloigné de la vieille mesure, commençant à courir autant qu'il le pouvait dans le but de rejoindre son habitation. De grosses informations l'attendaient peut-être là-bas, puisqu'il se souvenait vous avoir glissé son adresse dans un tiroir. Zacharias croisa des doigts, un seul sourire éclairant son visage désormais tiré et aux cheveux pratiquement rasés. Il avait coupé les mèches qu'Émile Paole avait épargnées, et ses cheveux avaient un tout petit peu repoussés. Pas assez pour qu'il ressemble au garçon qu'il avait été, mais assez pour qu'il puisse prétendre avoir été victime d'une sale infection et condamné à se raser la tête.

    Enfin. Essoufflé, il se dirigea vers le quartier où il habitait. Il avait volé une pomme en passant et était en train de la mâcher. Un stress étrange le pressait de parvenir à la porte de sa cave, comme un drôle de sentiment, en fait. Qu'est-ce que cela pouvait bien dire ?

    Zacharias eut un sourire en voyant les habitations qui entouraient la sienne. N'importe qui de passage aurait pu dire que seuls les personnes aisées pouvaient vivre ici. Erreur, fatale erreur. C'est pourquoi l'endroit qu'il s'était trouvé était si bien, personne n'aurait jamais osé chercher en bas. Une simple cave dégoûtante. Il releva la tête, essayant de distinguer le pot de fleur sous lequel était caché la clé et vit quelque chose qui l'éblouit.

    Une masse de cheveux bleus.

    Qui fit trembler son cœur.

    Vous.

    Juste ce simple mot. Vous, vous, vous, vous.

    Cette obsession qui le hantait.

    Il se rapprocha, comme pour voir si votre silhouette n'était pas un fantôme, encore un peu trop secoué par votre apparition.

    « E..E..Eleanor ? Vou..Vou..Vous êtes rev'nue à Ishtar ? »

    Il en pleurait, cet imbécile, il en bégayait de bonheur. Et il remerciait l'Ombre pour ce hasard qui lui avait permis de vous retrouver en même temps qu'il fuyait Marius ! Il prit votre main avec douceur, comme s'il avait peur de la briser et la baisa, prudemment, élégamment. Enfin, il se jeta dans vos bras.

    « J'voulais vous voir, vous pouvez même pas imaginer à quel point ! En tout cas, même si vous l'savez pas, vous m'avez quand même aider, j'pensais à vous à chaque fois, chaque fois ! J'vous aime ! Même s'ils disent que c'pas possible ! J'vous aime quand même ! »
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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Dim 31 Juil - 13:50

« J’attendis quelques instants mais personne ne vint m’ouvrir. D’un côté, il n’y avait aucune lumière visible à l’intérieur. J’avais espéré que c’était fait exprès pour que Zacharias ne fût pas repéré par les autres. Je restai donc devant la porte, sans savoir vraiment ce que je devais faire. J’avais encore envie d’attendre quelques minutes mais je ne pouvais pas non plus rester trop longtemps. Surtout s’il ne venait pas du tout et qu’il n’y avait vraiment personne dans cette maison. N’avait-il pas reçu mon mot ? S’il ne vivait plus ici ou s’il traînait dans la ville toute la journée, je comprenais donc la raison pour laquelle rien ne lui était parvenu. Je réfléchis un instant et me souvenais alors des mots dans la lettre de Marius. Il m’avait bien écrit que mon amant se trouvait chez lui et qu’il était cloué au lit à cause d’une maladie. J’aurais certainement du donc me diriger plutôt chez Marius que dans cet endroit. Mais depuis le temps, j’avais tout de même pensé qu’il se sentait mieux et qu’il était probablement revenu ici. J’hésitai quelques instants à rebrousser chemin afin de me rendre là où je pouvais trouver Zacharias. Je ne bougeai tout de même pas puisque je me doutais que Marius serait à nouveau furieux que je venais chez lui sans prévenir. J’ignorais donc ce que je devais faire. Probablement revenir chez moi était la meilleure solution. Je tenterai de voir Zacharias une autre fois.

J’étais vraiment très déçue à cet instant même où je décidai finalement de rentrer dans mon appartement. La tristesse de ne pas pouvoir le revoir aujourd’hui encore me tiraillait l’esprit. Je baissai la tête et m’apprêtai à me retourner pour partir. J’entendis alors une voix. Trop occupée à réfléchir, je n’avais pas senti cette personne s’approcher de moi. Au début, je sursautai et m’imaginai en une fraction de seconde que j’étais perdue. Qu’il allait encore une fois m’arriver quelque chose de mauvais, comme la dernière fois où j’avais été agressée par Mist en me rendant chez Marius. J’eus l’impression que mon cœur allait s’arrêter. Néanmoins, la seconde suivante, je reconnus la voix. Elle ne m’était pas familière, mais je pouvais la reconnaître parmi tant d’autres. Cette personne prononçait mon prénom. Elle me connaissait. A ce moment-là, je n’eus plus de doutes. C’était lui. Je me retournai alors vers lui, les larmes assaillant mes yeux. Je le vis alors pleurer, tout comme moi et je ne pus pas retenir mes larmes également. Je restai sans voix pendant le temps qu’il me fit le baisemain. J’en frissonnai et n’eus pas le temps de comprendre ce qu’il m’arrivait, que je me retrouvai dans les bras de Zacharias. A cet instant, je sentis toute cette chaleur et mes bras s’accrochèrent au cou de mon amour.

Il commença à me parler alors que j’avais tout simplement envie de l’embrasser. Mais je le laissai terminer son discours. Il avait l’air si effrayé, tout aussi bégayant. Ses mots étaient certes cohérents mais je n’y comprenais pas grand-chose. Ce n’était pas la première fois qu’il prononçait autant de mots à la suite, tout excité et qui n’avaient aucun sens pour moi. Je l’avais aidé. Je ne savais même pas pourquoi. Il pensait à moi tout le temps. Très bien, il en était de même pour ma part. Cela me fit certes très plaisir. Ils disaient que ce n’était pas possible. C’était certainement le plus incompréhensible pour moi. Qui étaient ces personnes ? Pourquoi disaient-elles que c’était impossible ? Nous nous aimions, c’était la vérité, c’était possible. Peu importait le reste. J’allais poser la question à Zacharias pour assouvir cette petite curiosité qui me surprenait. En réalité je ne voyais pas du tout le rapport entre tout ce qu’il me disait. Pourtant je ne dis rien. Encore une fois il croirait que je ne le comprenais pas et j’avais peur que cela le blessât au bout d’un moment. Alors je préférais me taire. A la place, je me reculai un tout petit peu. Je pris son visage dans mes mains et le fixai afin qu’il ne bougeât plus. En même temps je l’obligeai à me regarder dans les yeux.


- Zach, calme-toi, juste calme-toi mon amour, murmurai-je tout de suite.

Je l’embrassai doucement sur les lèvres en espérant que cela le calmerait. Comme j’étais heureuse de ces retrouvailles ! Mais j’arrêtai plutôt rapidement les embrassades. Après tout, d’autres personnes pouvaient se trouver dans le coin et nous apercevoir. Ou peut-être d’autres personnes qui m’avait suivie, ou avait suivi Zacharias. Comme nous ne pouvions pas être sûrs, il fallait être les plus prudents possibles. Je me défis alors de l’étreinte en sachant que cela l’étonnerait probablement. Je le regardais alors en entier, comme si je l’analysais. Ensuite je tournais ma tête vers la maison.


- Il vaudrait mieux pour nous de continuer à l’intérieur …

Il sembla tout de suite me comprendre puisqu’il se dirigea alors vers la porte pour l’ouvrir. Nous étions alors rentrés ensemble à l’intérieur mais il n’y avait aucune lumière et comme il faisait noir, je ne voyais rien du tout. Il me guida et je m’étonnai qu’il ne prit pas la peine d’allumer ne serait-ce qu’une bougie. Je me doutais que l’électricité n’atteignait certainement pas la maison, mais il devait tout de même avoir des bougies. Je ne dis rien, je me laissai cependant guider par mon amant. Il descendit des escaliers et je le suivais. Enfin, nous nous retrouvions dans une petite pièce et mes yeux, déjà un peu plus habitués à l’obscurité, perçurent le peu de mobilier qui s’y trouvait. Je notai la présence d’un lit, probablement dans un piteux état. Mais cela ne m’importait pas du tout. J’étais avec Zacharias, c’était cela qui était le plus important à cet instant. Je le vis alors s’éloigner de moi pour justement aller prendre une bougie et allumette. Je restai quelques instants sans bouger, comme si je souhaitais contempler les lieux. C’était petit et enfermé. Aucune fenêtre. Très sale. Je comprenais alors ce qu’il avait voulu me dire la dernière fois. Qu’il n’était pas un homme si fréquentable. J’enlevais cette pensée de mon esprit car elle n’avait aucune importance pour moi.

Je le regardais alors faire et finalement me dirigeait vers lui. De ma main, je lui suggérais de ne pas allumer la bougie, mais j’ignorais s’il me suivrait. Je me soulevai un tout petit et l’embrassai doucement dans le cou, poussé un élan que je ne connaissais pas du tout. Je l’encerclai de mes bras et me collai à son dos, ma tête contre une de ses épaules. J’avais remarqué, malgré l’obscurité, qu’il n’avait plus les cheveux que j’avais un jour caressés. Mais je ne lui posais aucune question. Il y avait certainement des tas de raisons pour lesquelles il aurait pu se les couper. Alors je ne m’en préoccupais pas du tout. Pour l’instant, j’étais avec lui. Contre lui. Cela me suffisait pour que je nageasse dans le bonheur pendant quelques heures. Loin de mes problèmes. Loin de tout. Cette petite pièce ressemblait à un autre monde, coupé du reste du réel monde. C’était vraiment parfait. »

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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Dim 7 Aoû - 12:54


    Vous. Vos lèvres tellement tendres se pressant sur les siennes, vos cheveux soyeux descendant en cascade et votre poitrine appuyé sur la sienne. Vous aviez tout pour être parfaite pour cet homme qui n'avait pas beaucoup de raisons de tenir à la vie. Plus précisément, vous étiez la raison même de pourquoi la vie était-elle juste, équilibrant ainsi l'incertaine balance du destin. Votre prénom, en votre absence, il le répétait sans arrêt en silence. Les quelques syllabes qui le composaient, la beauté qui en ressortait. Aviez-vous conscience du bien que vous lui faisiez ? Que c'était grâce à vous qu'il avait tenu, ces derniers mois alors qu'il se serait laissé mourir si toutefois il n'avait rien eu pour se rattacher à la vie ? Mais ce goût qu'il avait sur les lèvres était bizarre : il se souvenait que vous lui aviez déjà fait cela plusieurs fois alors qu'ils s'étaient vu, et que lui l'avait également fait, mais cet acte, D'Arken l'avait également accompli et cela lui rappelait des souvenirs qu'il n'avait pas forcément envie de voir remonter. Mais oublions tout cela. Eleanor était là, il l'aimait de toutes ses forces, plus même que l'amour encore. Lorsque vous étiez auprès de lui, il aurait été capable de tout faire, que ce soit un acte franchement suicidaire comme foncer tout droit sur un Paole furieux ou rechercher n'importe quoi dans le but de vous faire plaisir. Faire n'importe quoi pour vous, et il sentait également qu'il vous voulait toute entière, qu'il voulait de moins en moins vous partager avec d'autres. Il avait réellement été furieux lorsque l'inquisiteur albinos avait implanté ce soupçon de doute dans son esprit. Vous possédez toute entière, oui. Mais même s'il commençait à être emporté par ce tourbillon de pensées, votre voix le ramena soudainement à la surface. Oui, la porte, quelqu'un risquait de les voir et rapporter tout cela à d'Arken. Même si on pouvait douter de tout cela, ça fila la frousse à l'informateur et se détacha un instant de votre personne pour aller chercher – toujours en boitant – la clé de la porte que Marius avait bien remise sous le pot de fleur, la dernière fois qu'ils étaient venus ici. À la souvenir de ce moment, Zacharias se mordit la lèvres inférieure, baissant légèrement le regard.

    Et ils étaient rentrés tous les deux dans la petite cave dans laquelle Zacharias s'installait parfois lorsqu'il n'était pas en train de fuir ses divers clients et de loger dans des hôtels. L'endroit semblait encore plus désagréable que l'autre fois et Zacharias avait un peu honte d'y avoir emmené sa dulcinée. Il soupira, pratiquement en transe lorsque vous vous blottîtes contre lui. Il avait tellement envie de vous embrasser et de vous posséder, mais saviez-vous à quel point ? Il repensait à d'Arken, et ce qu'il lui avait fait : c'était donc cela ? Il fallait qu'il fasse la même chose sur vous ? Il y avait véritablement de grosses différences entre une fille et un garçon ? Il avait déjà touché votre poitrine et était animé par quelque chose qu'il n'avait ressenti que la dernière fois qu'il vous avait vue. Vous toucher. Vous caresser. Il ne pouvait plus résister, maintenant qu'il vous avait sous la main.

    C'est alors qu'il se retourna et continua à vous embrasser. D'abord sur la bouche, bien sûr. Cela scellait une sorte de pacte imaginaire ou quelque chose comme cela. Peu importe, commençons par la bouche. Il embrassa ensuite votre cou, descendant vos habits et découvrant petit à petit votre poitrine. Vous posséder, vite. C'était une question de temps ! Déjà, même s'il embrassait avec soin votre visage, il touchait votre poitrine : c'était mou et chaud. Il n'avait jamais ressenti cette si curieuse sensation et avait vraiment envie de prolonger encore plus loin cette expérience. Vous sembliez être d'accord, sinon, vous ne l'auriez jamais embrassé. Si seulement ils étaient un peu mieux installés !

    « 'Leanor ! »

    Vous posséder, oui. Il vous fit basculer sur ce matelas sur lequel Marius l'avait installé pendant quelques instants. Oui, vous posséder toute entière. Il était tellement resté immobile chez Marius que maintenant, il avait désespérément besoin d'action....et de vous.

    « Je te veux tellement ! »

    Il vous avait tutoyée. Quelque chose allait changer.
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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Dim 7 Aoû - 16:22

« Je réfléchissais à ma relation entre lui et moi. J’étais perdue dans mes pensées. Alors je fus énormément surprise lorsque Zacharias se retourna instantanément et très rapidement vers moi afin de m’embrasser. Cela m’avait obligée à défaire le cercle que j’avais formé autour de lui avec mes bras. Je ne compris pas tout de suite ce qui m’arrivait. Tout cela s’était passé en une fraction de seconde, trop peu de temps pour me permettre de réaliser que mon amant m’embrassait. Je gardais les yeux ouverts, bien écarquillés en même temps, pendant une seconde. Une fois que mon esprit eût enfin assimilé ce qui se déroulait, je me perdis totalement dans le baiser de Zacharias. Je sentais enfin sa langue qui souhaitait jouer avec la mienne et je ne me fis pas prier. Quant à mes mains, elles vinrent s’agripper à lui au niveau de son cou, comme si je voulais m’accrocher à lui et ne pas tomber. La sensation qui me traversa à cet instant était beaucoup plus importante que d’habitude et je sus tout de suite que l’élan qui avait poussé mes mains à bouger, allait continuer. Je le tenais bien fort, presque enfonçant mes ongles dans sa peau. En tout cas, cela me surprit vraiment beaucoup dès le début. Je ne l’avais jamais connu aussi entreprenant. D’habitude, il restait plus calme, réservé et timide. Je n’avais jamais cru que cela se déroulerait aussi rapidement après nos retrouvailles.

Dans le feu de l’action, je suivais tous les gestes de Zacharias. En quelque sorte, il menait la danse. Alors que je souhaitais que les baisers ne cessassent pas, il rompit le lien entre nos deux lèvres et vint m’embrasser dans le cou. Je frissonnai d’un certain plaisir que je n’avais encore jamais ressenti. En même temps, il descendit les manches de ma robe et le contact ne fit qu’augmenter la chair de poule que j’avais déjà. Ce qu’il ne savait peut être pas sur le moment, c’était que ma robe ne s’enlevait pas aussi facilement. Elle ne révélait que le haut de ma poitrine pour l’instant. Pour me déshabiller, il suffisait de la défaire dans le dos. Je sentis ma poitrine gonfler et des sensations inconnues entre les jambes. Il m’embrassait le cou et mon seul réflexe était de lever la tête et de fermer les yeux. Mes mains se tenaient toujours et encore fermement contre son cou à lui. D’une main il effleura ma poitrine et ce fut certainement le coup de grâce de trop. Je me hissai sur mes pieds pour venir embrasser son cou. Mais je n’eus pas le temps qu’il me prit une nouvelle fois au dépourvu, murmurant mon prénom dans mon oreille. Je le sentis alors me pousser tout doucement vers le matelas qui se trouvait par terre. Je tombai alors dessus et mes mains, étant toujours dans son cou, l’entrainèrent en même temps.

Finalement, alors que je me laissai faire toujours et encore, il murmura encore une fois quelque chose. J’entendis notamment qu’il m’avait tutoyée. Mais je ne prêtai pas du tout attention à cela et je ne fus pas dérangée du tout. De toute façon, cela ne m’aurait jamais gênée désormais. Il pouvait me tutoyer s’il le souhaitait, malgré mon rang. Néanmoins, je poussai alors un soupir de plaisir et je finis par bouger mes mains. Je ramenai alors le visage de Zacharias face au mien, je le fixai une seconde avant de l’embrasser langoureusement. Je lâchai le visage juste après et je vins défaire les boutons de sa chemise. Une fois cela de fait, mes mains se baladaient sur son torse et son ventre, le caressant ainsi. Je ne lui enlevai pas encore totalement la chemise et la laissai pendre un peu.


- Je te veux aussi, mon amour ! dis-je entre deux baisers

Maintenant je savais. Je me doutais bien de ce qui se déroulerait. Et cette fois-ci serait ma première. Je ne comptais donc pas celle avec Siegfried, qui n’avait été qu’un mauvais cauchemar. Pour l’instant, j’étais consciente. Je savais ce que je faisais et je savais ce qu’il me faisait. Je pouvais parfaitement identifier les sensations qui me prenaient et mon esprit ressentait le plaisir que cela provoquait. J’étais vraiment bien. Je l'avais dans mes bras. Je l'embrassais à ne plus pouvoir en respirer. Mon coeur battait la chamade et ma respiration s’accélérait en même temps. C’était parfait. »

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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Lun 8 Aoû - 15:40


    Vous étiez si proche... Il sentait votre poitrine, votre peau dont l'odeur l'enchantait sous ses mains. Plus que tout, il sentait votre langue, mêlant la sienne à la vôtre pour leur bonheur à tous les deux. Ce n'était pas dégoûtant, non. Il ne pensait pas comme Marius que tout rapport était à bannir, sinon, il ne pourrait plus survivre en se disant qu'il vous aurait bientôt... Cette sensation qui se dégageait de vous et de ce qu'ils étaient en train de faire le transportait littéralement sur un petit nuage fait de caresses et de bisous. Zacharias n'était pas violent, et combien même l'aurait-il voulu, ce n'était pas le genre de type à forcer une demoiselle ou y aller sans penser à elle. Tous ses gestes étaient des plus doux, comme s'il désirait embrasser chaque parcelle de peau de la demoiselle avant de lui faire quoique ce soit. S'il avait bien compris, il allait devoir ouvrir cette robe bizarre qui lui barrait le passage...Voyons...Il n'était pas très intelligent, mais Zacharias comprit rapidement que celle-ci s'ouvrait dans le dos.

    Comment allait-il faire, mince ! Il grimaça, n'étant pas vraiment préparé à cette épreuve : jamais de sa vie il n'avait eu à défaire des robes comme celles-là, mise à part la robe bleue qu'il avait un jour enfilée lorsqu'il avait eu besoin de se cacher d'un client particulièrement rancunier. Bon, cette histoire s'était achevée lorsqu'il avait payé un assassin pour qu'il assassine celui-ci, et tout était rentré dans l'ordre, dans le meilleur des mondes possibles ! Revenons à notre robe, ou plutôt à votre robe. Fronçant toujours les sourcils, Zacharias vous retourna sans trop de délicatesse, trouvant les fils qu'il devait visiblement enlever et s'y attaquant assez grossièrement, et finissant carrément par tirer sur le truc afin de le faire céder. Et cela céda, il ne sut comment il s'y était pris, mais ce qui retenait votre robe partit. Vous étiez enfin toute à lui !

    Il recommença à vous embrasser, ne vous laissant aucun répit. Peut-être, probablement que dans cinq minutes il serait épuisé, au vu de son état physique, mais au moins, il aurait profité de vous. Il profita du fait qu'il soit encore sur vous pour vous retourner à nouveau, baissant autant qu'il le pouvait la robe – merde, ce n'était vraiment pas pratique, ce truc-là ! On pouvait passer les mains dessous, d'ailleurs, Zacharias venait juste de s'en apercevoir !

    « Que ? »

    Il venait de toucher un truc bizarre, un truc qu'il n'y avait pas chez lui. Il n'aurait su mettre de mots pour dire ce qu'était cette chose, vraiment ! Peut-être que c'était une chose qui relevait du même domaine que la poitrine des femmes et que les hommes n'avaient pas non plus. Il s'était toujours demandé pourquoi celles-ci n'allaient pas pisser debout comme tout le monde... Il ne savait plus quoi faire maintenant, il était vraiment tout embarrassé... Vous demander de l'aider ? Vous demander ce qu'était cette drôle de chose ? Vous alliez le prendre pour un idiot, mais cela était peut-être mieux que rien...Il risquerait de vous blesser, sinon.

    « S'il...s'il te plaît ! Je...je ne comprends plus ! Qu'est-ce que c'est ? Et ta robe....J'arrive pas à la baisser ! »

    Il était tout rouge, vraiment intimidé et ses joues le brûlant. Ce n'était sûrement la pire honte de sa vie, et heureusement que le ridicule ne tue pas. Uriel d'Arken avait vraiment eu de la chance qu'il ne soit pas vêtu d'une robe, quand il l'avait pris, ainsi, il n'avait pas eu toute la tâche compliquée...En attendant, il avait arrêté tout mouvement, comme quelqu'un de complètement paniqué qui ne comprend plus du tout ce qui lui arrive. Qu'allait-il devoir faire maintenant ? Allait-il réussir ? Il ouvrit ses yeux rouges, laissant apercevoir à Éléanor, malgré l'absence de lumière, l'éclat de panique qui flottait dans ses iris...
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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Sam 13 Aoû - 12:20

« Tout était parfait dans le plus parfait des mondes. Je commençai vraiment à perdre la notion du temps et surtout la conscience de l’existence d’un monde autour de nous. J’avais l’impression tout simplement que tout se déroulait comme dans un autre monde ; un monde où Zacharias et moi étions seuls. Je ne pensais plus à mes problèmes ni à mon mari ni à ma grossesse. Rien de tout cela ne semblait exister encore. Nous étions les seuls vivants de ce monde. Je sentais ses mains effleurer ma peau et tâter mon dos pendant qu’il tentait – avec le plus grand mal – d’enlever ma robe. Le pauvre, n’empêche ! Il se donnait tellement de mal et faisait tellement d’efforts. Je reconnaissais que ce n’était pas du tout évident. Surtout pour ceux qui n’étaient pas habitués aux robes des dames nobles. De mon côté, je ne pouvais vraiment rien faire du tout. Même si j’essayais de l’aider, comme je ne voyais rien et que c’était à l’arrière, je savais que je ne parviendrais pas à atteindre les fils. Je continuai donc à passer mes mains sur son torse et parfois son dos, et le laissai faire. D’un côté, cela mettait un peu de piment également. De plus, j’appréciai énormément, ses mains dans mon dos me faisant frissonner sans cesse. Par ailleurs, je sentais mon cœur battre la chamade et me rendais compte que ma respiration s’accélérait. Enfin, à cet instant je ne désirais que ses lèvres contre les miennes.

Je m’apprêtai à enlever sa chemise car elle commençait à me déranger un peu. Les côtés de celle-ci pendouillaient et cela en devenait peu agréable. Je sentis tout d’un coup une certaine liberté à la prochaine expiration. J’avais plus de place pour respirer et surtout pour ma poitrine, c’était beaucoup plus de liberté. J’en concluais alors qu’il avait enfin réussi. Je poussai un soupir pour le féliciter mais en même temps parce que c’était vraiment plus plaisant. Ce n’était pas facile de tenir toute la journée, poitrine et ventre serrés. Bientôt cela en deviendra même inconfortable pour moi. Néanmoins il devait maintenant fournir un effort supplémentaire pour me déshabiller complètement. En dessous de la robe, j’avais bien évidemment une culotte qui commençait à me tenir de plus en plus chaud, par la même occasion. Je n’avais pas non plus l’habitude de cette sensation étrange que je ressentais entre mes jambes. Encore plus lorsque Zacharias me toucha à cet endroit. Je ne m’en préoccupais pas beaucoup puisque je me doutais que c’étaient simplement les réactions de mon corps suite à ce que nous faisions. Pourtant, une seconde plus tard, je ne sentais plus les mains de Zacharias sur moi. Cela me surprit, d’autant plus qu’il se mit à crier.

J’ouvris donc les yeux que j’avais fermés quelques instants auparavant. Je remarquai – malgré l’absence de lumière mais grâce au rapprochement – qu’il avait lui aussi ouvert les yeux. Beaucoup plus que d’habitude. Je saisis alors le mouvement de panique dans ses yeux. Je ne compris pas du tout pourquoi mais il paraissait vraiment très gêné et angoissé. La pensée traversa mon esprit en une fraction de seconde : je devais être la première femme qu’il voyait nue, ou du moins, qu’il touchait à cet endroit. Je me devais alors de le rassurer au plus vite. Ce court instant refroidissait un peu la magie qui opérait jusque là. Je pris alors son visage tout de suite dans mes mains et l’embrassait violemment.


- C’est … normal, dis-je entre deux baisers. Continue, mon amour.

Je lâchai alors son visage et je pris ses mains pour le guider et lui permettre d’enlever ma robe entièrement. Ma poitrine était toute libre désormais, tout comme mon ventre. Nous arrivions alors au niveau de la culotte qui cachait mon sexe et mes cuisses. Mais je le concentrai d’abord sur la robe. Une fois cela de fait, avec mes jambes je la laissai tomber au sol. Pendant ce temps, je commençai à familiariser mon amant avec le corps d’une femme. D’une main, je mis la sienne au même endroit où il m’avait touchée auparavant. Je lâchai son autre main pour poser la mienne sur son dos et le rapprocher encore plus de mon corps. Je l’embrassai toujours et encore. Sinon, je le laissai faire ce qu’il souhaitait avec sa deuxième main. J’espérais donc qu’il se calmerait et que l’incident était oublié. Le pire serait si cela lui arrivait à nouveau. En tout cas, je commençai à nouveau à me sentir bien. J’arrêtai les baisers et approchai mes lèvres d’une de ses oreilles.

- Enlève moi ma culotte, murmurai-je avec la voix la plus sensuelle possible.

Je souriais en soupirant dans son oreille en même temps. Ensuite, je l’embrassai dans le cou. Maintenant j’attendais la suite des événements avec impatience. Toutefois, je me surprenais à faire tout ceci comme si ce n’était pas ma première fois … »

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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Lun 15 Aoû - 22:30


    Vous. Si seulement il vous avait retrouvée plus tôt. À cause de son hospitalisation, il n'a strictement eu aucune de vos nouvelles et n'a non plus eu le temps pour chercher quoique ce soit ; donc si cela vous trouvait, il vous était arrivé quelque chose de grave. Il se demandait également si vous aviez rencontré Uriel d'Arken et si oui, ce qu'il avait pu vous dire. Aurait-il fait la moins insinuation sur leur dernière rencontre ? Tout d'un coup, même si vous aviez pris sa main et lui glissiez à l'oreille des mots l'invitait à faire il n'avait compris trop quoi, Zacharias se sentit tout embarrasser. Bien sûr qu'il nourrissait toujours du désir à son égard car il ne pouvait en être autrement. Vous étiez la créature de ses rêves, tout de même ! Mais il y avait quelque chose qui ne s'enlevait pas, cette sensation qu'il avait eu dans les cachots et qui était indélébile. Il avait peur. Terriblement peur de ces sensations charnelles. Pouviez-vous le comprendre, ça ? Que même lorsque vous colliez vos lèvres aux siennes, Zacharias avait certes envie de vous mais... mais il était complètement perdu. Peut-être devriez-vous lui laisser un peu plus de temps histoire de réfléchir tranquillement.

    « Je ne sais pas si... si si c'est bien c'qu'on fait. J'veux dire...votre..vot'..vot' non, ton père, p'tete qu'il serait pas content et qu'il pourrait te faire du mal ! Mais j'ai envie aussi même si j'ai peur, même si j't'aime, j'sais plus, c'est paradoxal, et j'ai envie de pleurer Eleanor, c'est affreux ! »

    Plus du tout pris dans un trip sensuel ou n'importe quoi, comme si vous ne lui faisiez plus du tout d'effet, il serra fortement votre bras. Quelque chose n'allait pas. Oui, quand il avait passé sa main sur cet endroit « normal », comme vous le disiez, mais autre chose également. Il n'avait jamais été très observateur, mais c'était en quelque sorte son métier, de rapporter les changements chez les gens et d'en faire des rumeurs vraiment rigolotes. Et vous aviez changé. Pas en mal, non, non ! C'était juste que vous aviez changé ! Vos formes étaient comme différentes et – afin d'en être sûr, Zacharias finit de se débarrasser de la robe, dévoilant votre ventre.

    Il posa enfin sa tête dessus. Ne se retenant plus du tout de pleurer. Vous étiez enceinte. Les formes ne trompaient pas. Quelqu'un de votre rang ne pouvait pas grossir ou bien les médecins lui diraient de faire attention : vous étiez donc enceinte. Et même lui qui ne connaissait pas bien ces termes-là savait de quoi il s'agissait.

    « Vous...Paole...raison...Non... »


    Il s'éloigna de deux pas de vous, trébucha et se ramassant sur les fesses.

    Les vilaines paroles d'Émile Paole avaient fini par semer la zizanie dans son esprit. Vous aviez fait cela avec un autre que lui. Vous étiez enceinte, vous ne vouliez de lui que des informations et...du sexe. Au final, il avait véritablement du mal à l'admettre mais vous... vous ne valiez pas mieux qu'Uriel d'Arken ? Il avait du mal à respirer ; il repensait sans arrêt à cette scène fatidique. Et s'il se trompait de camp ? Et si... et si vous vouliez du mal pour lui ?

    « Vousvoulezmefairecommed'Arkenc'estça ? »

    Tout cela dit en une seule traite. Il se reprit un peu afin que vous le comprîtes.

    « Vous voulez me faire comme d'Arken ? M'enfoncer quelque chose dans les fesses ? Vous voulez que des informations ? Vous m'aimez pas, en fait ? Vous êtes enceinte et...j'suis pas l'père ! Je...j'a..avais confiance en vous...Maintenant...maintenant je sais plus quoi faire... »

    Il recommença à pleurer.
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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Mar 16 Aoû - 17:07

« Alors que je croyais le problème réglé, tout d’un coup, mon amant s’arrêta à nouveau. Je fus tout de même surprise et me demandais où était le souci cette fois-ci. Avais-je fait quelque chose de mal ? Peut être n’aurais-je pas du le brusquer ou le forcer ? Je n’en avais aucune idée. J’aurais bien sûr pu comprendre s’il ne se sentait pas encore prêt. Je ne lui en aurais pas vraiment voulu. Après tout, nous avions tout le temps. Nous nous étions peut être précipité et dans le feu de l’action et de nos retrouvailles, nous nous étions laissés dépasser. C’était probable. Je relevais alors un peu la tête, tout de même bien déçue. J’ignorais si j’avais réellement prévu un tel moment lors de nos retrouvailles. J’étais simplement sûre et certaine que mon corps réclamait quelque chose et l’avait eu pendant quelques instants. Une sensation vraiment étrange et désagréable. Coupée dans l’élan de plaisir, je compris assez rapidement qu’il ne me souhaitait plus comme il me l’avait dit auparavant. Je le laissai parler et écoutait. Je me doutais qu’il me donnerait une explication et une bonne raison pour que je susse pourquoi il avait cessé une nouvelle fois. Mais je ne m’attendais pas du tout à un tel flot de paroles ! Il parlait de mon père. Mon père ne m’aurait jamais fait du mal. Il racontait n’importe quoi et je me devais de le rassurer. Enfin, il avait peur. Tout était paradoxal comme il le disait. Il m’aimait et me voulait mais avait peur en même temps. Le pauvre était confus.

Je m’apprêtais donc à le prendre dans mes bras tout simplement et lui expliquer avec un gros sourire que ce n’était pas bien grave. Nous pouvions le faire une autre fois. Pour l’instant, je voulais simplement le consoler. Mais je n’eus pas le temps car il me surprit une nouvelle fois. Il prit mon bras et le serra. Je grimaçai de douleur pendant qu’il mettait sa tête sur mon ventre. Aurait-il … ? Ce n’était pas encore si visible que cela ! C’était impossible ! Il pleurait. Le moment fatidique de vérité était, me semblait-il, sur le point arriver. Beaucoup trop tôt mais je m’étais promise d’en assumer les conséquences et de lui expliquer. Il s’affola alors et il parla à nouveau d’Emile Paole. Ce dernier le hantait toujours et encore visiblement. C’était bien triste. Ce que je ne comprenais pas du tout, c’était la raison pour laquelle il estimait que le baron Paole avait raison. Au sujet de quoi ? De toute façon, j’étais désormais habituée à ses discours confus de Zacharias. Il suffisait à nouveau que je fuse en mesure de le déchiffrer comme les précédents. Je mis donc un peu de temps à réfléchir mais je le regardais, tout paniqué, aussi. Il enchaîna alors en me parlant du Haut-Prêtre. C’était la seule chose que je compris dans la phrase. Je haussai un sourcil alors qu’il me répétait ce qu’il avait dit. Un truc dans les fesses ? Cela en devenait trop étrange. Cette fois-ci je ne saisissais pas. Mais j’eus une pensée qui me dégoûta sur le champ. Après tout, je connaissais ses troubles face aux deux hommes, mais jamais je n’avais posé la question de ce qu’il s’était passé. Les séquelles semblaient donc importantes. Mais ce n’était pas le plus important !

Ce qui me surprit le plus dans toutes ses paroles, fut qu’il m’accusait de ne pas l’aimer, et surtout, de ne vouloir de lui que des informations et du sexe. Il se trompait royalement. Comment osait-il penser une telle chose de moi ? Je croyais qu’il me connaissait assez pour ne jamais croire cela. Bien évidemment, D’Arken et Paole avaient du lui raconter des mensonges qui l’avaient atteint. Mais je n’imaginais pas cela à un tel point ! Cela me mit un brin en colère. Mais je ne le montrai pas tout de suite. Ce qui me fit sortir de mes gonds, ce fut en réalité le fait qu’il semblait tout de suite m’accuser d’être enceinte et de me servir de lui. En fait, je n’aurais pas réagi de la même manière s’il m’avait seulement reprochée d’être enceinte de quelqu’un d’autre que lui. Je m’étais doutée que cela ne lui aurait pas plu. Le problème n’était pas celui là. Il osait croire ceux qui tentaient de ruiner sa vie, ma vie, notre relation. Je me devais donc de réagir pour qu’il arrêtât de pleurer, de s’affoler et m’accuser. Sous le coup de la colère, je ne sus me contrôler.

Il était sur le sol, tombé sur les fesses. Je me levai du lit et fis une chose bien plus que soudaine et inattendue de ma part. Ceux qui me connaissaient, savaient que jamais je n’avais été capable de cela. Pourtant, ce fut la seule idée qui me vint pour lui faire comprendre ce que je souhaitais lui dire. Bien sûr, j’étais en colère et cela se ressentait. Je donnai une claque monumentale à Zacharias. Je me doutais qu’il allait être surpris et que j’aurais alors toute son attention.


- ZACHARIAS FLASH ! me mettai-je à crier. Sachez que je vous aime de tout mon Coeur, ne laissez jamais personne vous faire croire le contraire. Jamais je n’aurais cru que vous pouviez croire en les paroles de ces personnes si viles qui veulent nous briser et nous séparer ! J’ai parlé de vous à mon père et il n’a rien dit contre notre relation !

Je soupirai. J’avais vouvoyé mon amant à nouveau pour lui montrer à quel point j’étais en colère et qu’un bout de notre lien venait de se briser.

- Oui, je suis enceinte ! Oui, vous n’êtes pas le père ! Mais oui, j’étais inconsciente et je n’ai aucun souvenir ! Cela, cela vous ne le savez pas, hein ?!? Je vous annonce par la même occasion que je suis mariée avec le père de cet enfant. Je vous signale donc que je suis en train de le tromper car je vous aime et lui, lui je le hais de tout mon cœur !!

Je me levai alors et me baissai pour prendre ma robe. Je la remis sans me préoccuper de sa réaction. Je savais que cela était un choc pour lui. J’étais en colère mais en même temps, moi aussi j’étais triste. J’avais envie de pleurer. Cela me brisait le cœur de faire cela. Je devais donc me contrôler pour ne pas le lui montrer.

- Remettez moi ma robe que je revienne chez moi aux côtés de mon mari.

J’étais odieuse. Je n’avais pas le choix … Il devait comprendre. Quelque part, j’espérais qu’il me retint mais j’en doutais énormément. La rupture me semblait proche. Et je sentais mon cœur se fendre en deux. C’était affreux. Je rompais à contre cœur avec l’homme que j’aimais énormément. Et si je faisais cela, c’était parce que j’étais sûre et certaine désormais qu’il ne m’accepterait plus une fois enceinte et mariée. J’avais peur de cette fin-là et ne la souhaitais pas. Maintenant qu’elle avait lieu, j’assumai tout ce qui se passait.

- Vous savez, vous aviez raison, vous n’êtes pas un homme pour moi.

J’eus un haut le cœur comme si j’allais vomir. J’étais moi-même dégoûtée de cette méchanceté presque gratuite. Je savais que je lui brisais aussi le cœur et qu’il mettrait du temps à s’en remettre. Je dus m’empêcher d’éclater en larmes. Pour l’instant, il me fallait voir sa réaction … »
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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Jeu 18 Aoû - 13:12


    Il ne comprit pas ce qu'il se passa, sur le coup. La gifle, votre gifle lui arriva en pleine face et acheva complètement de le réveiller. Comment avait-il pu croire Émile Paole ne serait-ce qu'une seconde ? Les larmes recommencèrent à dégouliner le long de ses joues, à croire qu'il n'avait pas assez pleuré ces derniers mois. Et d'Arken avait tort, également : votre père ne lui ferait rien du tout. Dans son état normal, Zacharias aurait souri et se serait excusé, tout confus, mais là, vous enchaînâtes directement sur des paroles qui le choquèrent encore plus. Comment cela ? L'homme avec qui vous alliez vous...marier – il avait déjà dû mal à associer ce mot à vous – vous avait fait cela pendant que vous étiez inconsciente ? Donc...donc cela voulait dire qu'il avait agit comme ce connard d'ex Régent ? Trop bouleversé pour parler, pour le moment, Zacharias ne bougea pas lorsque vous remîtes votre robe. Il ne pouvait croire ce qu'il se passait, et pourtant, c'était vrai. Finis les affreux doutes qui ne cessaient de l'agiter. Il posa sa main sur sa joue, à l'endroit où cela faisait mal, mais en réalité, il avait bien plus mal à la poitrine. En haut, un peu à gauche. Même s'il lui avait répété un nombre incalculable de fois et que ses dernières rencontres lui avaient bien lui dans la tête qu'il n'était que quelqu'un du peuple, il avait mal. Le fait qu'elle lui dise que finalement, il n'était pas pour elle acheva de le réveiller.

    L'informateur se précipita littéralement sur votre robe, vous empêchant de la refermer un peu plus. En temps normal, il serait resté là, planté sur le sol, complètement incapable de réagir, mais il sentait que quelque chose urgeait. S'il ne faisait pas quelque chose tout de suite, leur relation serait fichue et il ne pouvait même pas imaginer son état après cette fatidique annonce.

    « S'il...te plaît ! »

    Lui ne voulait pas détruire ce pont qu'il avait tant de temps à construire. Il ne voulait pas se remettre à vous vouvoyer, même si dans son esprit, le pronom personnel « vous » restait par habitude. Il ne pouvait pas y croire, que vous étiez mariée avec un inconnu qui vous avait, de surcroît, violée – car oui, il fallait appeler un chat un chat. Qui était-ce ? Dès qu'il le saurait, il s'occuperait du cas de cet homme et quand il était en colère ou triste, Zacharias était non seulement encore plus ridicule que d'habitude, mais travaillait également plus efficacement. Qui que ce soit, l'informateur allait faire un paquet de recherches sur lui répandre les pires rumeurs sur lui, y comprit celle du viol de son aimé. Il ne pensait bien évidemment pas que ce fait puisse la blesser, ne réfléchissant qu'au fait de discréditer l'homme.

    Ses yeux étaient clairement ouverts, une fois de plus, et on pouvait lire à l'intérieur toute la douleur et la haine qu'il ressentait à l'instant présent. Il se releva un peu et lâcha votre robe pour oser vous enlacer.

    « Je hais les hommes. Je les hais. Ils...ils veulent toujours se sentir supérieurs ! Et...maîtriser tous leurs sujets...Eleanor...Je ne t'ai pas tout dit. Et je suis tellement désolé pour toutes les infâmes paroles que j'ai pu prononcer ici ! »

    Il reprit son souffle.

    « Voilà. Il y a quelques semaines, un mois peut-être, je suis retombé sur Paole et... il m'a emmené auprès de l'ex Régent (il était inutile qu'il précisât le nom, vous voyiez forcément de qui il s'agissait). Ils m'ont fait avouer nombre de choses et ont appris, pour vous et moi. D'Arken..ken vous a menacé de mort et j'ai eu terriblement peur ! Et puis Paole est parti en se disputant avec lui...Et...Et...il a commencé à m'embrasser et à me...voilà quoi ! C'est...ça doit être pour ça que j'ai eu...eu comme un blocage, tout à l'heure ! Je...je suis désolé ! Vraiment désolé ! Pardonnez-moi ! Moi, je pense que tu...tu es une femme pour moi ! Je ne peux pas...vivre sans ta présente, ce serait trop effroyable ! Je ne veux pas rompre...s'il te plaît !!! »


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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Ven 19 Aoû - 20:03

« Il se précipita tout de suite vers moi en se levant et me bondissant presque dessus. J’étais sidérée de le voir réagir aussi rapidement et de cette manière-là. Je m’attendais totalement à autre chose, notamment à ce qu’il pleurât davantage, restant assis sur ce sol sale et dégoûtant, à se lamenter sur son sort et se plaindre encore plus. Je le connaissais pas encore beaucoup mais assez pour être sûre et certaine qu’il aurait probablement réagi de cette façon-là. J’écarquillais les yeux. Une question me traversa alors l’esprit en une fraction de seconde : que voulait-il faire vraiment ? Il y avait deux possibilités. Tout d’abord, il se levait pour exécuter l’ordre que je lui avais donné à l’instant, à savoir celui de remettre ma robe. S’il ne le faisait pas, de quelle femme aurais-je l’air dans la rue si des personnes me croisaient ? Je pouvais même avoir des problèmes si je faisais encore une fois une mauvaise rencontre. Zacharias ne serait pas aussi fou pour me laisser dans de telles situations dangereuses. La deuxième option était celle à laquelle je n’étais pas préparée et qu’il choisît. Il m’empêcha de tenter de la refermer avant de, l’instant suivant, m’enlacer. Au contact de sa peau contre la mienne, je frissonnai de plaisir, vestiges encore de ce qui s’était passé entre nous quelques minutes plus tôt. Je l’écoutais alors parler à nouveau, sans bouger et sans le repousser. Malgré tous les sentiments divers et contradictoires que je ressentais à cet instant, je l’aimais et donc j’avais besoin d’être dans ses bras. J’en profitai donc encore quelques instants avant de – je m’en doutais – devoir me séparer de lui.

La compassion. Lorsque mon amant avait terminé son discours, c’était ce que je ressentais. Il m’avait raconté une terrible histoire. Jamais je n’aurais cru que le Haut Prêtre était si horrible que je ne l’avais imaginé. C’était troublant et je pensais à la douleur que Zacharias avait pu ressentir. Un viol changeait une personne psychologiquement, c’était indéniable. Mon amant, déjà affaibli par les troubles suite aux tortures d’Emile, devait être dans un état pitoyable. Néanmoins, même si j’avais entendu parler des pratiques étranges des prêtres, je n’avais jamais pensé Uriel D’Arken capable d’une telle chose. J’eus un nouveau haut le cœur à cet instant. Tout s’expliquait, certes. Mais cela ne changeait plus le fait qu’une partie de notre relation s’était brisée. Je n’arrivais même plus à souhaiter la reconstruire. Il fallait quelque chose changeât entre nous pour voir si cela pouvait aider à renforcer notre amour. Alors, malgré toute la pitié, je faisais tout pour rester forte et continuer sur cette lancée. Je n’allais tout de même pas être aussi odieuse qu’auparavant. J’avais décidé de me calmer et être plus douce, tout en restant ferme. Il devait comprendre que sans un changement de comportement de sa part, je ne pourrais pas le supporter tout le temps malgré tout l’amour que je lui porte. Il était naïf et facilement utilisable, encore plus que moi. C’était plus qu’embêtant puisque cela pouvait créer une situation qui me mettrait en danger par rapport à mes plans. D’ailleurs, j’avais même hésité à les lui révéler mais s’il tombait encore une fois sous les tortures d’Uriel ou Emile, il risquait de tout leur dire.

Je commençai alors à mieux comprendre les raisons pour lesquelles Marius se battait contre l’Eglise et surtout qu’Uriel D’Arken était son pire ennemi. Cet homme ne devrait pas exister, il mérite bien plus la mort que bien des contrebandiers ou des terroristes. Mais il est proche de l’Empereur et de mon côté, je ne peux plus rien faire. Pourtant, je pensais laisser Marius s’occuper de l’Eglise pendant que moi, je me chargerai de mes propres plans. Changer le monde et améliorer la vie des citoyens de l’Empire. En tout cas, pour l’instant ce n’était pas le plus important. J’étais avec Zacharias qui me priait de ne pas le laisser. C’était un choix effroyable et plus que difficile à faire. Personne ne peut s’imaginer la douleur qui me tiraillait le cœur à ce moment précis. J’étais en train de rompre avec le seul homme que j’avais aimé dans ma vie. Je savais qu’il serait démoli sans moi. Le pire était que je n’arrivais même pas à croire que je faisais cela de mon plein gré. Tout à l’heure, la seule chose à laquelle je pensais, était de rester avec lui et faire tout mon possible pour le garder. Même si ce dernier ne m’acceptait plus. Pourtant, je faisais exactement le contraire. Je me retournai alors l’obligeant à desserrer son étreinte. Je le regardais dans les yeux, dans lesquels je lisais toute la douleur qu’il ressentait. Je sentis mon cœur se fendre en deux à nouveau. Je me forçais énormément pour ne pas exploser en larmes. Cette situation était horrible presque invivable.


- Zach, je suis désolée, j’ai été odieuse avec toi à l’instant, m’excusai-je avec la voix la plus douce possible. Mais il faut que tu comprennes certaines choses. Je t’aime énormément et je ne te trahirai pour rien au monde. Ne laisse personne te persuader du contraire. Mais, vois-tu, il faudrait que tu arrêtes de pleurer autant et d’être la victime de toute le monde. Sache qu’Uriel ne pourra jamais me menacer de mort. Pourquoi crois-tu que je n’ai pas été jugée la dernière fois ? Sauf l’Empereur peut me toucher. Grandis, Zach, sois plus mature.

Je baissai les yeux et soupirai. Comme c’était dur ! Je ne pouvais pas imaginer que j’étais en train de dire de telles choses, même si la vérité m’était apparue soudainement.

- Je voulais t’en parler, Zach. De ma grossesse et de mon mariage. Mais dans d’autres circonstances. Voilà, je me suis mariée avec le père de l’enfant. Cet homme, je ne l’aime pas et je pense que je mettrai du temps avant de m’habituer à vivre avec lui. Mais c’était le meilleur choix pour éviter de nombreux problèmes. Je suis navrée.

Je relevais mes yeux pour le fixer encore une fois. Dans les miens, la douleur et la tristesse étaient également visibles. Je me levai un peu sur mes pieds et l’embrassai tendrement avec tout mon amour. Ensuite, je me reculai et tournai à nouveau sans rien dire.

- Aide moi à remettre ma robe, Zach, murmurai-je presque en soupirant. C’est mieux pour nous et notre relation que nous nous séparions quelques temps, histoire que tu y réfléchisses et mûrisse dans ta tête.

Je regardai le sol et fermai les yeux l’instant suivant. Une larme coula sur une de mes joues mais je m’empressai de la nettoyer avec ma main afin qu’il ne la vît pas si jamais je me retournais à nouveau. »
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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Mer 31 Aoû - 12:14


    Il ne comprenait plus. Mais vraiment plus. Ce jeune garçon qui était d'habitude si taquin et provocateur était carrément effondré. Il avait pourtant fait tout ce qu'il fallait et...et vous ne vouliez plus de lui ? Mais pourquoi ? C'était si cruel, à la fin, et que deviendrait-il ? Trouverait-il si attrayante une corde, un beau moment de la journée, ou bien sauterait-il d'une tourelle, trop peiné pour affronter la vérité en face. Il ne pouvait croire que la vie lui jouait ce mauvais tour, une fois de plus et n'y avait pas du tout été préparé. Pour quelqu'un qui n'avait jamais subi les déceptions et tours de l'Amour, le sort est d'autant plus violent. L'albinos pleurait sans pouvoir s'arrêter, essayant de toucher ses larmes pour voir si elle était réelle ou non. Au fond de lui, il espérait sans doute qu'il ne s'agissait que d'un cruel cauchemar...très cruel, en tous cas...

    Petit à petit, même s'il ne le voulait pas du tout, ses bras se détachèrent de vous. Ses yeux se refermèrent, petit à petit. Vous...vous ne vouliez plus de lui. Et les autres avaient tort, selon vous, car vous ne cherchiez pas à profiter de lui. Et pourtant, comment croire que vous disiez la vérité, alors même que vous le rejetiez ? Une horrible pensée lui vint alors à l'esprit : non, et...et si vous aviez dit la même chose alors qu'il vous avait fait toutes ces choses étranges qui lui faisaient affreusement peur ? Zacharias trembla, cette pensée l'anéantissant un peu plus. Pourquoi lui faisiez-vous cela ? Il avait tant besoin d'une raison de vivre, surtout en ce moment... Il allait tout juste vous proposer de venir au bal avec lui, afin de montrer à Uriel d'Arken que leur amour était possible et qu'il pouvait aller se faire foutre.

    « TAIS-TOI ! TAIS-TOI JE VEUX PLUS T'ENTENDRE ! JE...T'M'FAIS MAL ! JE...JE.. »

    Il bafouilla un brin, ne sachant plus quoi dire. L'informateur bougea également beaucoup ses mains, comme pour essayer de s'appuyer dessus pour le soutenir, mais parvint encore moins à trouver les justes paroles. Il voulait pas que vous partiez, mais en même temps, il était dégoûté par ce que vous lui aviez fait. Une telle situation était-elle possible ? Rouge vif et complètement confus, l'albinos partit en courant, sans aucune autre parole, du caveau où il logeait, vous laissant seule, vous et votre robe à moitié défaite. Où allait-il pouvoir aller, maintenant ? Au bord du fleuve ou...non, il savait. Zacharias se dirigea vers la taverne la plus proche de ce lieu et commanda ce qu'il fallait pour oublier cette soirée en un seul coup. Ce n'était pas comme s'il n'avait pas l'habitude, au contraire. Zacharias Flash déposa sa bourse sur le coin du comptoir : vu ce qu'il avait récolté et non dépensé à cause de sa convalescence, le patron ne pourrait pas le virer avant un petit moment. Boire, boire, boire, boire pour oublier votre visage et tout ce qu'ils avaient vécu ensemble. Pour oublier cette histoire fusionnelle pour laquelle il donnait toujours tant.

    « À la tienne, pa...patron ! »

    Il arrêta difficilement de pleurer et engloutit sans respirer la première chope.
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MessageSujet: Re: Peu importent les conséquences [PV Zach]   Lun 5 Sep - 14:37

« Je comprenais parfaitement que le moment n’était pas le plus facile à vivre de sa vie, tout comme de la mienne par ailleurs. Je pouvais donc saisir des réactions plus ou moins inattendues. Je l’entendis alors me crier après. Je fermai les yeux et grimaçai pour encaisser tout ce qu’il me disait. Il me fallut un énorme effort et beaucoup de courage pour ne pas éclater en sanglots. Cette fois-ci, c’était vraiment la fin. Je le sentais, je le savais. J’avais brisé son cœur, tout comme le mien en même temps. J’ignorais s’il pouvait s’en remettre mais je l’espérais du plus profond de mon cœur. Après tout, l’amour restait toujours là malgré ce que je venais de faire. J’étais odieuse, certes. Mais je n’arrivais plus du tout à comprendre tout ses faits et gestes. Tous les discours qu’il me balbutiait. Cela ne me rendait pas folle mais presque. Jamais je ne pensais que je ne pouvais plus rester avec un tel homme, mais quelque chose avait changé. Une partie de notre lien s’était détruit. Je ne savais pas du tout comment l’expliquer ni le formaliser. Néanmoins, je doutais désormais que Zacharias eût voulu me parler à nouveau par la suite. Marius m’avait prévenue que j’étais tout pour lui et je gâchais cela en quelques minutes. Je me détestais à un tel point que j’ignorais si ce soir même j’arriverais à me regarder dans un miroir avant d’aller dormir. La pensée même de me faire violer sur la route ne me dégoûtait pas du tout, cela aurait pu être une punition pour ce que j’avais fait à l’instant. Personne ne pouvait imaginer à quel point j’avais envie de pleurer toutes les larmes de mon corps.

Tout d’un coup, je le vis partir. Se ruer dans les petits escaliers par lesquels nous étions rentrés dans cette pièce. Il me laissait donc seule ?! Je n’osais pas du tout le croire. Cela m’était totalement inattendu et surprenant. Je compris bien évidemment tout de suite qu’il ne me remettrait pas ma robe, comme je l’avais du moins espéré ne serait-ce qu’un peu. Je commençai alors à paniquer. Je ne savais pas du tout quoi faire. Toute seule, à moitié déshabillée. Je ne pouvais pas me promener de la sorte dans la rue, surtout à une telle heure. Cela me faisait peur et ne me convenait pas du tout. Mais je me doutais bien que Zacharias n’en avait plus rien à faire. Avant qu’il ne fût encore trop tard, j’arrivais quand même à crier.


- Zach, attends !! Reviens ! Je t’en supplie !!!

Bien sûr, j’étais déjà persuadée que cela ne changerait absolument rien. Il ne reviendrait pas. Il ne m’écouterait plus du tout. Je devais me débrouiller toute seule désormais. Je le voyais disparaître dans les escaliers. Quand est-ce que je le reverrais pour la prochaine fois ? Je n’en avais aucune idée. Qu’allait-il faire maintenant ? Non plus. J’espérais tout de même qu’il ne ferait pas de bêtise ou quelque chose de radical, comme par exemple se suicider. Après tout, je ne le connaissais pas encore assez pour être sûre et certaine de sa réaction face à une telle situation. En tout cas, je restais toute seule, debout mais tout d’un coup, je m’affalais sur le sol comme si mes jambes ne me soutenaient plus du tout. J’explosai enfin en larmes bien que je me fus promis de ne pas pleurer. La pression était trop grande pour que je pus la contrôler jusqu’à chez moi voire plus. Si mon mari dormait déjà dans notre lit, je ne pouvais pas me permettre de le réveiller en pleurant. Quelle excuse aurais-je pu lui donner alors ? Je me sentais à ce moment-là, comme si toute la misère du monde m’était tombée sur les épaules. Et ce n’était pas une sensation que j’aimais ressentir. La dernière fois, c’était quand ma mère était morte. Je n’avais jamais autant eu besoin de pleuré que depuis sa mort et surtout, jamais auparavant je ne m’étais sentie aussi misérable et seule. Comme si tout m’avait quitté et que rien n’avait plus d’intérêt. Et pourtant, c’était moi qui avais créé cette situation-là. Comme je me détestais !

Je ne me voyais pas sortir donc j’étais forcée à rester dans cette pièce sale. Mais d’un côté, si jamais il revenait et me voyait encore, j’ignorais totalement comment il réagirait. Ou si tout simplement il allait revenir, ce dont je ne pouvais pas être sûre et certaine à cent pour cent non plus. Je n’avais donc pas le choix, je devais partir. Je séchai mes larmes le plus vite possible, même si j’étais restée plusieurs longues minutes à pleurer et me lamenter sur mon sort. Je me levai alors même si mes jambes tremblaient énormément. Où pouvais-je me rendre ? Etait-il vraiment temps de rentrer chez moi ou valait-il mieux attendre le lendemain ? Mon seul problème était que je ne connaissais pas la route vers l’endroit où Marius était en ce moment. Je ne pouvais pas non plus me permettre de me rendre dans une auberge pour y passer la nuit. J’étais donc condamnée à retourner chez moi et assumer, encore une fois, toutes les conséquences de mes actes. Je prenais donc le derrière de ma robe d’une main et le rejoignis afin de la soulever un peu. De mon autre main, je la tenais devant. Je n’avais pas d’autre choix que de me promener de la sorte. Je sortais dans la rue, où pas un chat n’était visible à l’horizon. J’essayais de marcher le plus vite possible pour retrouver mon appartement rapidement. Mes mains me faisaient mal mais je ne pouvais pas les bouger, sinon la robe tomberait, ce que je ne voulais pas du tout. Même s’il n’y avait personne dans la rue. Nous ne savions jamais à quoi nous attendre tout de même.

Quand je fus près de mon appartement, je vis que toutes les lumières étaient éteintes. Je soupirai de soulagement. Au moins, même si je devais faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller tout le monde, je pouvais tranquillement me faufiler sans que personne ne pût me dire quoique ce fût ! J’ouvrais donc la porte et j’enlevais ma robe. Peu m’importait d’être à moitié nue une fois rentrée chez moi. Je me dirigeai alors à l’étage et puis en direction de ma chambre, la robe à la main. Siegfried dormait déjà et j’essayais de ne pas le réveiller. Je posai ma robe sur un fauteuil pendant que dans un placard, je pris une chemise de nuit que j’enfilai avant de le rejoindre dans le lit tout discrètement. Toutefois, je n’arrivais pas à trouver le sommeil. J’avais encore envie de pleurer et même si pendant le voyage dans la rue j’avais tout oublié, toutes les pensées m’assaillirent à nouveau toutes en même temps. C’était horrible. Qu’allait-il advenir maintenant ? … »

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Peu importent les conséquences [PV Zach]

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