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 Test : Ann Talfingen (Biiiiiis)

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Harouna Sunleth

Harouna Sunleth

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Test : Ann Talfingen (Biiiiiis) Vide
MessageSujet: Test : Ann Talfingen (Biiiiiis)   Test : Ann Talfingen (Biiiiiis) EmptyMer 27 Juil - 17:51

Test de Niveau


  • Personnage souhaité : Ann Talfingen, c'est écrit plus haut, namého !
  • Sa mini-fiche : ICHI !
  • Expérience : Bah euh, depuis que je suis arrivée sur Ishtar, donc un peu plus d'un an o/
  • Double compte : Sacha/ Harouna Sunleth~~
  • Autres : Je préfère pas faire de compte inutile, donc voilou, je poste avec Harourou !


Texte :


- Puis-je entrer ?

J’acquiesçais avec un agacement imperceptible, tandis que la porte d’acajou laissa place à ce personnage perturbant qu’était Daniell, l’un des nombreux, et aussi le plus âgé domestique du palais. Rien n’était prêt à lui faire perdre cette mauvaise habitude qu’il avait prise, de venir me perturber dans mon travail à des fins de commérages désagréables. Cet homme était bien le seul à se permettre tant de familiarité avec moi. J’avais suffisamment de répartie pour espérer mettre un terme à ce genre de fréquentation, mais j’estimais que ces bavardages s’avérant exaspérants au plus haut point, laissaient parfois glisser dans leur flot quelques informations intéressantes et non négligeables, à propos des éventuelles rumeurs qui pouvaient courir à la Capitale, et quelques fois au sein du Palais. Je laissais donc cet homme s’installer comme à l’accoutumée, en face de mon grand bureau en chêne, tandis que je prenais soin de maintenir mon attention sur le nouvel édit que j’étais en train de rédiger. Je nourrissais une parfaite intolérance au travail négligé, et Daniell en avait toujours eu conscience, aussi se contentait-il d’attendre le signal précédent son droit à prendre la parole. Au moins, je n’avais rien à redire sur son sens de la courtoisie. Un semblant banal pour un membre du personnel Impérial, que d’avoir un talent prononcé pour se faire oublier.

Plusieurs minutes défilèrent, sans que je ne me sente obligée d’accélérer mon rythme de travail, puis finalement, relâchant ma main gauche, je replaçais la plume dans son encrier, avant de me masser le poignet délicatement. Un coup d’œil vers le domestique suffit à lui faire comprendre que j’étais en mesure de l’écouter. Ma salive était un bien que j’utilisais consciencieusement, tout comme le reste.

- Vous êtes un bourreau du travail, comme toujours… C’est admirable. On ne peut pas en dire autant de moi, qui suit là à jacasser au lieu de m’atteler à ma tâche. Ah ah. Je me fais de vieux os, je n’ai plus la vivacité que nous procure le jeune âge…


- Je comprends, mais maintenant que vous êtes ici, peut-être auriez-vous deux ou trois éléments dont vous pourriez me faire part ? J’haussais un sourcil. Chaque seconde qui s’écoule me fait perdre un peu plus de ma précieuse jeunesse, j’apprécierai donc que vous soyez bref.

Il marqua un sourire trahissant sa gêne, infime. Il semblait s’être habitué au regard et à l’attention froide que je lui accordais, depuis qu’il avait commencé à m’imposer sa présence lorsque l’ennui le chatouillait d’un peu trop près. Cependant, il ne releva pas l’agacement qui était le pilier de mes paroles, se contentant de reprendre.

- Oh, je ne suis pas là avec quelques potins croustillants, aujourd’hui, je le crains bien… Mon seul désir est de passer le temps en bonne compagnie.

Je soupirais, fermant les yeux. Je me sentais presque honteuse de laisser un travailleur aussi peu rigoureux et dévoué au sein du personnel. J’avais le pouvoir d’y remédier d’un simple claquement de doigt, et cela, je le devais à mon travail acharné et à ma volonté de fer. Je maintenais juste la tête de cet homme hors de l’eau, par respect pour son âge et les années de service qu’il avait désormais semé derrière lui. Et puis, il avait très certainement lui aussi une famille à nourrir. Finalement, je ne faisais que le tolérer, rien de plus.

- Bien. Dans ce cas…

Je poussais la chaise dans le but de me lever afin d’aller saisir sur ma table d’archives, les nouveaux travaux auxquels il était temps que je m’attelle, puis vint me rasseoir à ma place initiale, sous le regard du domestique.

- Oh ! Ce sont les cartons d’invitations du bal organisé par Sa Majesté ? Vous êtes aussi en charge de cela ? Votre fonction n’a donc aucune limite, à ce que je vois !

Je me contentais de l’ignorer, débutant minutieusement ma tâche. Il était de mon intérêt d’en finir au plus vite avec les détails, afin de pouvoir répartir mon précieux temps de façon consciencieuse.

- A ce propos… J’ai entendu quelques gentes de la Cour en discuter dernièrement...

Machinalement, ma plume ralenti sa cadence, bien que mon regard restait posé, imperturbable, sur les lettres inscrites à l’encre noire.

- … et bien, voyez-vous, certains aiment croire que Sa Majesté ai organisé cet évènement dans le but d’y présenter officiellement la future souveraine. Il se dit même dans l’ombre qu’elle serait bien plus âgée que vous, si l’on en croirait les rumeurs… Serait-ce…

- Lamentable.

La plume reposait à plat, entre la table et ma main. Je toisais de nouveau le domestique, tout en prenant soin de cacher les innombrables émotions qui bouillonnaient en moi. La Cour était vraisemblablement source de bien des rumeurs, qu’elles soient bonnes, mauvaises, fondées ou infondées. J’en supportais beaucoup chaque jour, je faisais même la sourde oreille aux propos déplacés qui prenaient plaisir à prétendre que j’étais assise ici, aujourd’hui, par la grâce de Sa Majesté l’Empereur, avec lequel j’avais selon eux, un rapport bien ambiguë. Ils pouvaient bien cracher leur venin, salir mon nom, cela m’était bien égal, je m’étais préparée à tout en entrant dans ce monde. Mais si il y avait bien une chose que je dénigrais au plus haut point, ce fusse qu’on puisse porter de tels jugements sur ce Maitre, qui était le mien autant que celui de cet Empire. Ce jeune souverain pour lequel je me démenais tant, personne n’avait le droit absurde de l’abaisser à de telles rumeurs. Et j’étais prête à châtier quiconque se mettrais sur sa route. Après tout, je nourrissais ce désir égoïste, et Ezhekiel Walhgren m’était aussi précieux en tant que personne, qu’en tant que pion.

- Daniell, laissez-moi vous dire… Sa Majesté n’a nul besoin de cacher quoi que ce soit à quiconque. Et il va s’en dire que si il venait à trouver une partenaire, ce qui arrivera forcément, je serai très certainement l’une des premières au courant. Or… mon jeune maitre ne m’a nullement averti d’une quelconque décision à ce sujet. Laissez-donc ces poules de basse-cour batifoler comme elles en connaissent l’art, et utilisez plutôt votre temps pour vous investir comme il se doit dans votre travail, en me laissant faire le mien, par la même occasion.

Je me décidai enfin à lever un œil vers lui, lui intimant par-là que mes paroles étaient incontestables, avant de reporter mon attention sur les cartons d’invitations.

-Bien Madame.

Le bruit de la porte poussée m’informa que j’étais de nouveau seule dans mon bureau, seule au milieu du papier et de l’encre. J’esquissais un sourire. Le travail, toujours le travail. J’allais tout faire pour que Sa Majesté apprécie les festivités à venir, et que tout soit organisé de la meilleure façon. C’était ça, ou je n’étais pas Ann Talfingen.
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